Ce challenge n'est pas vraiment un franc succès mais je suis contente d'avoir pu déjà vider mes étagères de ces quelques bouquins qui y traînaient depuis un certain temps... pour ne pas dire un temps certain...
J'ai envisagé de me faire un petit challenge personnel pour l'automne dans lequel je vais inclure les livres non lus durant la période estivale et en mettre d'autres. Je peaufine tout cela et vous reviens rapidement pour vous montrer ce qu'il en est, en espérant que les romans à venir ne viennent pas à bout de ma motivation...
Quoi qu'il en soit, je me suis régalée à faire ce challenge même si je n'ai lu que la moitié de ce qui était prévu. Et je suis partante pour faire un nouveau challenge l'été prochain, bien sûr...
Auteur : Seth Patrick Editions : Michel Lafon (2015) Nbre de pages : 411
Présentation de l'éditeur :
Dans une petite ville française de montagne dominée par un immense barrage, les habitants abasourdis voient des membres disparus de leur famille revenir à la vie : le même jour, des personnes de tous âges parfois décédées depuis des années, reprennent le cours de leur existence sans aucun souvenir de leur mort. Camille, 13 ans, tuée dans un accident de bus scolaire, Simon, qui s'était suicidé avant son mariage, Victor, un petit garçon mystérieux que personne ne semble reconnaître ...
Alors que chacun tente d'accepter l'impossible, des phénomènes étranges se produisent dans la ville et des meurtres sanglants, semblables à une série d'assassinats perpétrés dans la région sept ans plus tôt, terrifient la population.
Comment les habitants vont-ils faire face à cet incroyable phénomène qui suscite à la fois la joie, l'effroi et la jalousie ? Pourquoi ces revenants apparaissent-ils du jour au lendemain sans raison ? Et pourquoi eux en particulier ?
Mon avis :
Quand j'ai postulé pour recevoir ce roman tiré de la série de Canal +, je me suis demandée si je n'étais pas devenue... zinzin, timbrée, cinglée... parce que moi et les revenants, les zombies, les morts-vivants, appelez ça comme vous voulez, ça fait deux et qu'en règle générale je ne lis quasiment jamais ce genre de bouquin qui me donne des frissons et m'empêche de dormir.
Mais il me tentait trop et j'ai eu de la chance d'avoir été sélectionnée pour le lire d'autant que je ne l'ai pas lu, je l'ai dévoré.
Oui oui oui... Plus de 400 pages lues en 2 jours. Et après je me demande pourquoi j'ai la migraine depuis ce matin...
Les revenants est un roman qui est addictif, avec des chapitres courts, accrocheurs, nous faisant nous poser des tas de questions sur ces morts revenus d'outre tombe.
L'histoire est plaisante et parfois un brin angoissante mais jamais à l'extrême, au point que j'ai pu facilement l'avancer. Bon, j'avoue que j'ai évité de le lire le soir et que même si j'ai beaucoup aimé et que j'attends la suite avec impatience (et là il faudra vraiment être patiente vu que la saison 2 va seulement commencer à la télé...), je ne suis pas sûre de regarder les feuilletons. Je suis quand même trouillarde et j'avoue que l'idée de voir en vrai les zombies ne m'enchante pas plus que ça.
Ce que j'ai beaucoup aimé dans ce roman c'est la facilité avec laquelle l'auteur rend cette histoire prenante et si réelle, tout en gardant un mystère très épais sur les revenants mais aussi ce fameux barrage qui se trouve à quelques kilomètres de la ville dans laquelle l'action se situe.
D'ailleurs, pour rendre le mystère encore plus dense, on ne sait pas du tout le nom de cette ville. Les seules indications géographiques que nous avons sont que cette ville est entourée de montagnes, qu'il y a un lac et un barrage. Un point c'est tout !
La plupart des habitants se connaissent ce qui créent un lien incontestable pour la suite des évènements...
L'action se place tout doucement pour faire monter l'adrénaline du lecteur et j'avoue que cela marche comme sur des roulettes !
Il y a des meurtres; des personnes qui auraient mieux fait de rester six pieds sous terre... Je vous le dis encore... beaucoup de questions viennent à se poser. On se torture le cerveau sur les uns et les autres, sur les intentions de ces revenants mais aussi sur les psychoses des vivants...
La tension monte jusqu'au final que j'ai été obligée de lire 2 fois pour être sûre que je ne rêvais pas. Et là, je me suis dit que cela allait être long pour attendre la saison 2 du bouquin. Outch ! Je n'ai pas vraiment envie de regarder la série mais apparemment il n'y a rien qui fasse vraiment peur. Connaissant déjà l'histoire, je me dis que je ne risque peut-être pas grand'chose à la tenter mais j'ai cette petite angoisse des visages des morts. Dans le roman, il n'y a pas de descriptions morbides. Je me les suis donc imaginés comme vous et moi, vivants d'une certaine façon alors que je me doute bien que dans la série ils auront un teint blafard avec des cernes violacés sous les yeux, des gencives pas saines du tout... Bref, je me fais tout un cinéma...
Si vous connaissez la série, il n'y a pas de doute que ce roman vous remettra dans l'ambiance avant que la saison 2 ne débute et qu'il vous plaira. Quant à ceux qui ne connaissaient pas, comme moi je dois l'avouer, ils ne sortiront pas déçus ni vraiment angoissés par ce roman. Il est vraiment bien écrit au point que le lecteur est manipulé de bout en bout. C'est une lecture que je conseille fortement tant elle m'a plu.
Ce rendez-vous hebdomadaire a été créé par Mallou et repris par Galleane. Le principe est simple, répondre à trois questions : Qu'ai-je lu la semaine précédente ? Que suis-je en train de lire ? Que vais-je lire ensuite ?
Ce que j'ai lu la semaine dernière
J'ai réussi à tenir mes engagements de lecture et j'en suis ravie et motivée pour la suite. La saga d'Antonia Medeiros m'a, encore une fois, enchantée et Germain a été une lecture que j'ai dévorée. Tout comme d'ailleurs Les revenants de Seth Patrick qui n'a pas fait long feu, non plus. Commencé vendredi dans la journée, je l'ai terminé dimanche matin. Je suis conquise et j'ai hâte de pouvoir continuer cette série, même si j'avoue être un peu trop trouillarde pour regarder les feuilletons dont le livre est tiré... Mon avis arrive dans la journée.
Quant à Tout ce qui est solide se dissout dans l'air, ce sera le flop de la semaine. Si le thème était intéressant, j'ai été déçue et frustrée de voir que l'auteur ne menait pas principalement la catastrophe de Tchernobyl dans son roman. Dommage !
Il y a aussi eu un article sur le livre de coloriage Jardins à colorier dont j'ai un avis mitigé et mon IMM, hier, vous présentant les réceptions et achats effectués.
Ce que je suis en train de lire
Quand Tori, la petite sœur de Caleb Devereaux, est enlevée, ce fils d'une famille puissante met tout en œuvre pour la retrouver, y compris utiliser les dons de Ramie St Claire. Ramie a le pouvoir de se connecter aux victimes et de les localiser. Malheureusement, à chaque fois, elle ressent la même douleur physique et mentale que les jeunes femmes et y laisse une part d'elle-même. Le séduisant Caleb veut réparer ce qu'il a fait subir à Ramie lorsqu'elle a sauvé sa sœur. Il va en avoir l'occasion lorsque Ramie fait appel à lui, désespérée... Le psychopathe meurtrier a réussi à se connecter à son cerveau et la suit à la trace. Caleb fera tout pour protéger la jeune femme dont il est tombé amoureux.
Autant dire qu'il n'aura pas fait long feu dans ma PAL tellement il m'attire. J'ai hâte de découvrir enfin Maya Banks avec sa série Slow Burn...
Seraphina has been alive since the Middle Ages, when her boyfriend, Cyrus, managed to perfect a method of alchemy that lets them swap bodies with any human being. Sera ran away from Cyrus years ago, when she realized that what they were doing—taking the lives of innocent people—was wrong. Yet she doesn’t want to die, so she finds young people who are on the brink of death, and inhabits their bodies. Sera has just landed in the body of a girl named Kailey who was about to die in a car accident. For the first time, Sera falls in love with the life of the person she’s inhabiting. Sera also falls for the boy next door, Noah. And soon it’s clear the feelings are returned. But she can never kiss Noah, because for her to touch lips with a human would mean the human’s death. And she has even more to worry about: Cyrus is chasing her. If she stays in one place for long, she puts herself—and the people she’s grown to care for—in great danger. Will Sera have to give up the one thing that’s eluded her for centuries: true love?
Il me reste un peu moins de 70 pages pour le terminer et j'ai hâte de connaître la fin. C'est un roman que j'ai commencé en début de semaine dernière mais dont j'ai dû arrêter la lecture pour pouvoir avancer dans "Les revenants" afin de le chroniquer dans les temps. The alchemy of forever se lit hyper bien et facilement. Je suis ravie de ma plongée dans ce VO anglais.
Ce que je lirai ensuite
Voilà les trois titres que j'aimerais pouvoir découvrir cette semaine en plus de ma lecture en cours et de mon VO que j'aimerais bien terminer aussi. Ca va faire peut-être un peu juste mais on verra bien ce que ça donne... Je suis motivée et j'y crois. Alors...
Et vous ? Que lisez-vous ?
Je vous souhaite une excellente semaine livresque.
Dans un minuscule appartement de Moscou, un petit prodige de neuf ans joue silencieusement du piano pour ne pas déranger les voisins. Dans une usine de banlieue, sa tante travaille à la chaîne sur des pièces de voiture et tente de faire oublier son passé de dissidente. Dans un hôpital non loin de là, un chirurgien s'étourdit dans le travail pour ne pas penser à son mariage brisé. Dans la campagne biélorusse, un jeune garçon observe les premières lueurs de l'aube, une aube rouge, belle, étrange, inquiétante. Nous sommes le 26 avril 1986. Dans la centrale de Tchernobyl, quelque chose vient de se passer. Le monde ne sera plus jamais le même.
Mon avis :
J'ai terminé ce roman vendredi et j'avoue que je suis restée perplexe et frustrée lorsque je l'ai refermé. J'en attendais tellement autre chose vu qu'il devait s'agir d'un roman portant sur la catastrophe de Tchernobyl, en Ukraine.
Alors, effectivement, il va être question de cette centrale nucléaire et de ce qu'il s'est produit en 1986, dans un monde qui n'était pas du tout préparé à une catastrophe d'une telle ampleur.
J'ai suivi, dans un premier temps, les personnages sans me poser trop de questions parce que j'attendais de voir cette catastrophe arriver et ensuite me rendre compte de la façon dont les personnages allaient gérer la situation.
Et puis, lorsque ce moment est survenu et que je me suis rendue compte la façon dont tournait le roman, j'ai froncé les sourcils. Je ne m'attendais pas à suivre par alternance des personnages en Union Soviétique dans leur quotidien et de l'autre Grigori, un chirurgien parti en Ukraine pour apporter ses connaissances et ses soins aux victimes de Tchernobyl.
Du coup, ma lecture s'est faite en dents de scie vers la moitié du livre. J'étais totalement immergée dans la narration de Grigori et de tout ce qui se passait ou pas à proximité de la centrale et des conséquences qui en découlaient, alors que je ne portais vraiment aucun intérêt à Maria et sa famille.
J'attendais tellement que ce livre ne parle que de cette catastrophe, du pourquoi elle est survenue, comment les victimes ont été pris en charge, comment les autorités on fait pour s'organiser avec une telle chose, que tout ce qui se déroulait en dehors (et même si j'ai été parfois choquée de la façon dont cela se déroulait pour Maria) était superflu.
Pourtant, les personnages étaient liés les uns aux autres et cela aurait dû me permettre de mieux appréhender les passages de la vie quotidienne russe mais cela n'a pas été le cas. Malheureusement.
Du coup, je sors un peu déçue de cette découverte de la rentrée littéraire qui ne m'a pas apporté ce que je voulais. Pour autant, je pense qu'il est à découvrir avec un œil différent de celui que j'avais. Grybouille y est parfaitement arrivée et a beaucoup aimé cet ouvrage. N'hésitez pas à aller voir son avis dessus.
In My Mailbox a été mis en place par The Story Siren et repris en France par Lire Ou Mourir. C'est un moyen de partager les livres reçus chaque semaine dans notre boîte aux lettres ainsi que les livres achetés ou empruntés à la bibliothèque.
Mes réceptions de la semaine :
Ma BAL a été gentille cette semaine puisque j'ai reçu 3 services de presse dont deux vont être dévorés rapidement. Je parle bien sûr des New Romance des Editions Hugo parce que Wild Seasons a été une découverte géniale pour moi après une petite déconvenue avec la précédente série des auteurs et le Maya Banks me tente énormément.
Les deux livres en anglais sont des achats que j'ai faits et j'ai hâte de le découvrir aussi surtout que la suite de Scarlet & Ivy sort début novembre. The Glass Sentence est un roman qui sort en octobre en VF aux Editions Nathan mais ayant reçu les ENC avec la couv' toute blanche et toute moche, j'avais envie de le tenter en anglais and this book is just beautiful. I love it... Miam miam...
Me voilà enfin pour vous faire mon article sur le tout dernier partenariat et qui est aussi le premier avec cette maison d'édition, que j'ai reçu des Editions First que je tiens à remercie sincèrement, Jardins à colorier.
Auteur : Maud Taron Nbre de dessins : 80 Dimensions : 22,3 x 1,2 x 17,3 cm Prix : 6,95 € ISBN : 978-2754077262
Si vous m'avez suivie sur Facebook durant ces longues semaines où je me concentrais sur ce livre de coloriage, vous avez pu constater que j'ai galéré comme jamais pour venir à bout de ma "fontaine". Mais, hier, je l'ai enfin terminée et j'ai poussé un grand soupir de soulagement...
Je suis désolée pour les Editions First parce que pour un premier échange en art-thérapie, c'est un ressenti très mitigé que j'ai sur ce bouquin. Je ne me voyais pas faire l'éloge d'un livre uniquement pour faire plaisir. Mon but est vraiment de montrer les bons et les mauvais côtés de chaque titre que je chronique, que ce soit en coloriage ou en littérature, d'ailleurs.
Au risque que ce soit le dernier partenariat avec eux, voilà ce que j'en ai pensé.
Il faut déjà savoir que je n'ai pas choisi le titre transmis et déjà les jardins ce n'est pas vraiment le thème que j'aborde le plus dans mes coloriages. Mais, je n'avais pas non plus d'a priori et j'ai consulté "Jardins à colorier" dès réception.
J'ai reçu une douche froide en le visionnant parce que, clairement, la plupart des dessins sont grossiers, il y a vraiment très très peu de détails comme je les aime. Pour voir ce qu'il en est, n'hésitez pas à aller regarder la vidéo en savoir plus :
Le côté positif du livre sera la qualité incontestable des feuilles puisqu'elles sont suffisamment épaisses pour pouvoir dessiner aux feutres. Sur l'un des deux coloriages, j'ai utilisé des Stabilos Pen 68 et des Bic Kids qui n'ont pas du tout transpercé au verso.
Par ailleurs, le prix est attractif puisqu'il coûte moins de 7 euros pour 80 dessins.
Dans ces 80 dessins (et non 100 comme annoncé dans ma vidéo), vous trouverez 66 dessins simples et 14 sur double page.
J'avoue que je suis partie avec un gros handicap avec ce livre puisque peu de dessins me plaisaient mais mon engagement était là et je comptais bien l'honorer en mettant tout en œuvre pour mettre en valeur ce que l'on proposait dans ce livre. Et voilà le résultat de deux dessins, l'un réalisé aux feutres + fards à paupière estompés au coton pour le fond et l'autre aux crayons de couleur et feutre noir + crayon aquarellable noir pour le fond.
Les problèmes que j'ai rencontrés avec ce livre sont de deux sortes :
- Le dessin fait aux feutres m'a fait penser davantage à une esquisse réalisée trop rapidement pour permettre de mettre les fleurs en valeur. Du coup, certaines zones ne sont pas terminées et j'ai eu du mal à organiser les couleurs. Où fallait-il que je m'arrête ? Comment allais-je faire certaines zones ? Bref, c'est le genre de question que je n'aime pas me poser quand je colorie parce que j'associe le coloriage à une période de zénitude, de détente. Or, là, cela n'a pas été du tout le cas et cela revient sur un certain nombre de dessins issus de ce carnet et je trouve cela extrêmement dommage parce que d'autres dessins (et notamment les doubles pages) ont un énorme potentiel (dixit le 2nd dessin réalisé).
- Si le second dessin m'a davantage plu et même s'il a été très long à réaliser (je ne compte même plus les heures passées dessus), il n'en demeure pas moins que j'ai été obligée de casser le dos pour pouvoir colorier dessus sinon le centre du dessin n'était pas accessible. De ce fait, plus j'ouvrais le livre et plus le bas de page se détachait. Si lors de la vidéo, le dessin était détaché à environ 2-3 cm, aujourd'hui cela a progressé à plus de 5 cm. Autant dire que je suis vraiment dégoûtée de voir tout le travail réalisé dessus se dépiauter ainsi. Triste, je suis. Le souci que j'ai, c'est que ce problème là va forcément se reposer sur d'autres dessins à faire en double page (je pense notamment à l'arbre que vous pourrez voir dans la vidéo et dont, au centre, on retrouve un hibou... inaccessible...).
Je ne sais pas comment l'éditeur pourrait régler ce problème là (peut-être en utilisant un papier un peu moins épais ou un autre genre de reliure) mais, honnêtement, même si certains dessins m'attirent et me donnent des idées pour les mettre en couleurs, actuellement, je ne me sens plus du tout de poursuivre sur ce livre.
En bref, Jardins à colorier a du bon et du moins bon. Je suis plutôt mitigée mais surtout très déçue sur la qualité de la reliure alors même que les feuilles sont de très bonne qualité pour dessiner aux feutres et cela accroche très bien aussi avec les crayons de couleur.
Auteur : Antonia Medeiros Editions : La Bourdonnaye (2015) Collection : Fiction Nbre de pages : 210
Présentation de l'éditeur : Une fois encore, l’histoire de Germain Crèvecœur semble étroitement liée à la grande Histoire du monde. Mais, otage d’un conflit allemand dans lequel on exploite son talent, et témoin d’un amour contre nature dans lequel il joue les héros malgré lui, il ne pense qu’à assouvir sa passion pour les souliers féminins. Afin qu’elle survive au chaos de l’humanité, Germain signera un pacte avec le diable et acceptera même de revenir dans son antre. Il percera alors le mystère de sa naissance. De ses jeux de séduction sulfureux à la mélancolie de son cœur solitaire, ce prodigieux chausseur pour dames nous entraîne dans le souffle de la guerre autant que dans le tourbillon de son génie créatif. Germain est le troisième volet de cette épopée familiale.
Mon avis :
D'accord, j'ai mis un peu de temps avant de me lancer dans ce troisième volet de la famille Crèvecoeur. Mais qu'est-ce que c'était bon ! Encore une fois, Antonia Medeiros a su me scotcher à l'histoire de Germain et je regrette de ne pas avoir le dernier tome entre les mains pour l'enchaîner dans la foulée.
Nous sommes plongés dans la narration de cet homme, artiste incontestable dans la création de la chaussure féminine, alors que la Seconde Guerre Mondiale pointe son nez.
Tout bascule, alors, et Germain est bien en peine de savoir ce que sera son lendemain.
J'ai, encore une fois, beaucoup aimé ce que cet homme avait à dire à son fils.
J'ai été touchée et en même temps déçue par cet être si asocial et pourtant ayant l'envie de plus en plus profonde de changer...
Je n'arrive toujours pas à croire que Antonia Medeiros arrive si parfaitement à peindre un tel personnage : fascinant, révoltant, attachant.
La 2nde Guerre Mondiale est bien présente mais elle ne sert que de tableau pour servir cet homme si particulier. Cela permet de voir comment il réagit, comment il s'y prend pour vivre à cette période mais surtout comment il pense. Et c'est bien là, dans les explications qu'il fournit, que le lecteur est mis à rude épreuve.
Je me suis vite attachée à cette petite Hanna, pas si petite que ça mais totalement paumée et lui ayant si peu l'envie de la sauver... Il n'est pas un héros... Mais il ne peut pas faire comme s'il ne la connaissait pas... N'est-ce pas ? Que vous dicterait votre conscience si vous aviez été à sa place ? Rude réponse à fournir ?
Et puis, la guerre passe mais les questions sont toujours là. Toujours et partout. C'est un homme qui est finalement un peu paumé malgré ce qu'il pouvait penser jusque là. C'est un jeune homme de 30 ans qui vieillit mais pour quoi ? pour qui ? Qu'a-t-il fait réellement jusque là ?
Et ce sentiment va s'épanouir au point que Germain va vouloir autre chose pour lui mais pas n'importe comment, pas à n'importe quel prix.
C'est encore un tome qui prend aux tripes. On peut en vouloir à Germain de réagir ou en tout cas de penser comme il le fait. Malgré tout ce qu'il nous raconte ici et malgré certaines incompréhensions pour cet homme si asocial, ne vivant que pour ses créations, ses chaussures de femme, on ne peut que l'aimer et s'y attacher. Vouloir le meilleur pour lui tout en se demandant ce que le prochain tome nous réservera après cette fin si poignante.
En bref, Germain est un ouvrage que j'ai dévoré en une journée sans y trouver le moindre défaut, la moindre lenteur ou l'envie de ne pas poursuivre. Il est impossible de le lâcher si vous aimez cette saga.