mardi 6 février 2018

A school for unusual girls

Auteur : Kathleen Baldwin
Editions : Tor Teen (mai 2016)
Nbre de pages : 336


Présentation de l'éditeur :

It's 1814. Napoleon is exiled on Elba. Europe is in shambles. Britain is at war on four fronts. And Stranje House, a School for Unusual Girls, has become one of Regency England's dark little secrets. The daughters of the beau monde who don't fit high society's constrictive mold are banished to Stranje House to be reformed into marriageable young ladies. Or so their parents think. In truth, Headmistress Emma Stranje, the original unusual girl, has plans for the young ladies—plans that entangle the girls in the dangerous world of spies, diplomacy, and war.

After accidentally setting her father's stables on fire while performing a scientific experiment, Miss Georgiana Fitzwilliam is sent to Stranje House. But Georgie has no intention of being turned into a simpering, pudding-headed, marriageable miss. She plans to escape as soon as possible—until she meets Lord Sebastian Wyatt. Thrust together in a desperate mission to invent a new invisible ink for the English war effort, Georgie and Sebastian must find a way to work together without losing their heads—or their hearts….


Mon avis :

J'ai reçu ce roman par mon amie Laetitia pour mon anniversaire l'année dernière et je l'avais commencé en septembre dernier puis mis en pause par manque de temps. Lorsque je l'ai repris, début janvier, je m'étais fixée l'objectif de lire un VO par mois. Celui-ci sera donc le premier.

Globalement, j'ai bien aimé cette histoire dans laquelle on va faire la connaissance de Georgiana qui va être envoyée par ses parents dans une pension pour jeunes filles parce que des choses très étranges se déroulent chez eux et que Georgiana n'y est pas étrangère. Le dernier "malheur" qu'elle a causé fut un incendie dans les écuries de son père. Ses parents en ont marre de ses expériences qui risquent bien de leur coûter la vie à un moment ou un autre. Il est grand temps que Georgiana apprenne à devenir une jeune convenable. Mais cela n'est pas du tout du goût de cette jeune fille qui va tenter de faire changer d'avis ses parents. Malgré toutes ses promesses d'arrêter ses expériences, Georgiana n'aura pas gain de cause et elle va se retrouver dans une école très bizarre avec des jeunes filles qui cachent pas mal de choses...

Le début était très prometteur et je n'ai pas regretté une seule fois de l'avoir commencé, même si j'ai eu un moment de flottement vers le milieu.

Georgiana est une personne gentille et un peu naïve quand même mais on s'y attache très rapidement.

Ses capacités sont très intéressantes à découvrir, tout comme celles des autres jeunes filles qui sont dans cette pension car chacune d'entre elles possède un don.

La directrice de l'établissement, Mme Stranje, paraît très particulière, au point que l'on ne sait pas trop dans quoi on s'embarque au départ mais lorsque Georgie rencontre notamment Sebastian et que ce dernier explique ce qu'il en est historiquement, tout devient moins flou et tellement plus prenant.

Forcément, on se doute que rapprochement il y aura entre Georgie et Sebastian mais les difficultés sont aussi là pour que tout ne soit pas aussi facile et c'est tant mieux. D'ailleurs, même la fin laisse un gros point d'interrogation et, si au départ je n'avais pas forcément l'idée de continuer la saga, j'avoue que les dernières pages m'ont rendue très curieuse au point que Exile for dreamers va vite rejoindre ma wishlist.

Pourquoi je ne souhaitais pas au départ poursuivre ?

Tout simplement parce que j'ai ressenti pendant ma lecture le même sentiment que lorsque je lis du YA en français : pas assez de profondeur dans l'intrigue qui va quand même très vite.

Même s'il est indéniable que voir évoluer Georgiana au sein de ce pensionnat est intéressant, j'attendais aussi que la résolution des problèmes ne se fasse pas aussi vite et puis, avouons le, je voyais tellement venir le rapprochement entre Georgie et Sebastian que par moment leur jeu du chat et de la souris m'exaspérait.

Mais cela peut se comprendre tenant les enjeux politiques et comme la fin ne résout pas vraiment leur rapport cela me donne très envie de lire la suite, même si je n'en fais pas une priorité non plus. D'ailleurs, le tome 2 se consacrera à Tess, une des jeunes filles de la pension ayant le don de voyance et qui est un personnage qui me plaît déjà beaucoup.

En bref, A school for unusual girls a été une lecture plaisante que je ne regrette pas d'avoir découverte et que je vous conseille si vous lisez en anglais. La compréhension est très facile et on suit des personnages qui sont suffisamment intéressants, tout comme l'intrigue, pour rendre le lecteur curieux de lire la suite. Il lui manque juste un peu de profondeur pour être parfait mais cela ne m'empêchera pas de lire Exile for dreamers pour retrouver ces personnages auxquels je me suis plutôt vite attachée.

lundi 5 février 2018

Une femme dans la nuit polaire

Auteur : Christiane Ritter
Editions : Denoël (janvier 2018)
Nbre de pages : 211


Présentation de l'éditeur :
Fuyant les tracas de sa vie quotidienne en Autriche, Hermann Ritter part s’établir au pôle Nord pour y mener une vie de trappeur. Son épouse, Christiane, parfaite ménagère des années 1930, décide alors de troquer son statut de femme au foyer pour celui d’aventurière du Grand Nord. 
Malgré la réticence de ses proches, Christiane débarque à l’été 1933 sur les côtes du Spitzberg, une île de l’Arctique, pour rejoindre son mari dans une pauvre cabane, isolée sur une terre hostile et déserte. Après l’angoisse des premiers jours, Christiane fait l’expérience indélébile d’un quotidien intense, entre extase et survie : sur cette terre aux paysages fantastiques, elle découvre la chasse au phoque, affronte le froid polaire et la violence des tempêtes, et se prépare pour l’hiver et son interminable nuit noire… Progressivement, elle développe une véritable relation de tendresse avec cette nature capricieuse qui orchestre chaque instant de la vie, et offre parfois le spectacle d’une aurore boréale ou d’une famille d’ours polaires. 
Avec ce récit ensorcelant sur la vie dans le Grand Nord, Christiane Ritter s’inscrit dans la lignée des aventurières flamboyantes telles que Karen Blixen, Alexandra David-Néel ou Isabelle Eberhardt.


Mon avis :

J'aime beaucoup les romans documentaires qui me permettent de m'évader d'un quotidien un peu trop redondant. J'attendais de ce titre qu'il me dévoile une femme qui n'aurait pas peur d'affronter un climat hostile tel qu'on le trouve dans l'Arctique. Et honnêtement, je n'ai pas été déçue.

Le roman est court et se lit très rapidement.

Ce que va nous raconter Christiane Ritter c'est l'histoire d'une citadine qui part à l'aventure retrouver son mari, parti voilà il y a plus d'un an, afin de vivre à son tour, pendant un an, une expérience hors du commun.

On va donc la suivre de son départ d'Allemagne jusqu'à son arrivée à Grohouk (Cap Gris) où se trouve leur cabane...

Je suis allée de surprise en surprise avec ce livre et j'avoue que j'ai été aux côtés de Christiane avec les mêmes doutes et les mêmes craintes qu'elle mais le froid, le vent, la glace et les risques en moins.

C'est une femme forte et courageuse qui en veut réellement au point que même dans les situations très périlleuses et difficiles, elle ne s'avoue pas vaincue.

On va faire la connaissance de son mari, bien sûr, mais également de Karl, un norvégien qui partagera leur vie pendant quelques mois.

D'abord très réservée, Christiane leur montrera de quoi elle est capable et même dans les moments où elle se retrouvera seule, elle n'aura de cesse de démontrer qu'elle peut se débrouiller même si elle fait des erreurs qui pourraient la nuire gravement.

Sa rencontre avec l'Arctique se fait brutalement mais elle tombe radicalement sous le charme; elle est envoûtée par le silence, les grands espaces et nous le sommes nous aussi.

Sans dire qu'elle domptera cette région hostile, elle parviendra à s'y adapter de telle sorte que son retour dans la civilisation se fera avec regret.

Pourtant, on ne pourra pas dire que l'Arctique l'aura épargnée.

Elle aura eu son lot de frayeur et nous avec elle, tant pour cette femme hors norme que pour ces deux hommes qui vont lui apprendre comment pêcher, chasser, nettoyer une cabane sans qu'elle devienne un cercueil vivant.

J'ai beaucoup aimé la suivre dans ses découvertes d'un territoire qu'elle ne connaît pas, qu'elle va tenter d'apprivoiser alors que tout n'est que glace et tempête.

Par contre, j'ai regretté qu'il n'y ait pas plus d'attachement que cela entre elle et son mari. Cela m'a beaucoup choquée qu'entre eux il n'y ait pas plus de gestes d'affection. Ils restent plutôt éloignés l'un de l'autre et c'est vraiment déconcertant.

Dans un monde tel que l'Arctique et alors qu'elle a tout laissé derrière elle pour rejoindre son mari, je pensais quand même qu'il aurait une once d'affection plus profonde pour elle alors que cela ne ressort absolument pas dans le roman. J'ai trouvé ça cruellement dommage.

Mis à part ce petit bémol, j'ai beaucoup aimé suivre cette femme forte dans un endroit très reculé de toute civilisation où l'Homme doit s'adapter à ce qui l'entoure pour survivre et si, comme moi, vous aimez ce genre de roman documentaire, n'hésitez pas à vous y pencher dessus.

vendredi 2 février 2018

La maison bleu horizon

Auteur : Jean-Marc Dhainaut
Editions : Taurnada (novembre 2017)
Nbre de pages : 257


Présentation de l'éditeur :

Janvier 1985. Tout commence par un message laissé sur le répondeur d'Alan Lambin, enquêteur spécialiste en phénomènes de hantises. Une maison, dans un village de la Somme, semble hantée par un esprit qui effraie la famille qui y vit. En quittant sa chère Bretagne, Alan ignore encore l'enquête bouleversante qui l'attend et les cauchemars qui vont le projeter au coeur des tranchées de 1915. Bloqué par une tempête de neige, sous le regard perçant d'un étrange corbeau, Alan réussira-t-il à libérer cette maison de ce qui la tourmente ?


Mon avis :

J'ai lu ce roman en fin de semaine dernière et mon ressenti n'a pas changé d'un cran. Lorsque je repense à ma lecture, l'émotion me reprend, mes poils se hérissent sur mes bras et je repars, là-bas, avec Alan Lambin dans cette maison hantée qui m'a fait passer un moment exceptionnel.

Comme Alan, lorsque je suis entrée dans cette maison à ses côtés, et il me tardait que ce soit le cas, j'ignorais que j'allais être "projetée" avec lui dans un côté historique qui m'a fait vibrer, trembler voire quasiment pleurer.

Avec La maison bleu horizon, je pensais être dans un roman qui allait me faire peur. Je me demandais d'ailleurs si j'allais réussir à m'endormir et ne pas faire de cauchemar.

C'est tout le contraire qui s'est produit même si je n'avais pas envie de m'endormir pour ne pas finir cette journée qui m'avait bluffée à son maximum grâce/à cause de ce titre là que je vous recommande déjà fortement.

Les personnages sont cruels de réalité et de profondeur avec une famille complètement démunie face à des bruits et des apparitions dans leur maison acquise six mois plus tôt. Le chasseur de fantôme qu'est Alan prend une conscience encore plus ample de l'étendue des évènements qui se produisent. Son pragmatisme va être ruiné par bien des façons.

Car Alan est chasseur de fantôme mais il a la tête sur les épaules. Parfois, certains phénomènes ne sont que le fait de l'imagination de l'Homme. Mais pas dans cette maison.

Les fantômes qui hantent ce lieu me sont devenus aussi familiers et attachants que les personnages vivants qui les combattaient.

Petit à petit, on va comprendre ce qu'il se passe et c'est là que ça fait mal, très mal.

On a le coeur qui se serre, l'estomac noué, la gorge serrée. Impossible de le lâcher parce que ce serait quitter des êtres qui deviennent vivants à travers leur mort et leurs explications.

Que pourrais-je vous dire de plus pour que vous vous décidiez à vous lancer dans cette lecture majestueuse qui me remet les larmes aux yeux en repensant à tout ce qu'Alan et les autres ont vécu ?

Comment vous obliger à ne pas passer à côté d'une réelle pépite qu'est La maison bleu horizon ?

Jean-Marc Dhainaut m'a emportée tellement loin avec son histoire et ses personnages que je n'arrive tout simplement pas à oublier et à passer réellement à autre chose. C'est peut-être aussi pour cette raison que mes lectures suivantes m'ont l'air tellement fade...

Alors que je m'attendais à partir dans un roman de pure fiction fantastique, j'ai eu la surprise de découvrir une part de l'Histoire en entrant en 1915. Alors, bien sûr, il y a de la fiction et il la mêle habilement à certains faits historiques mais n'oublions pas non plus que des millions d'hommes sont mort au front dans une guerre qui n'était qu'une boucherie...

Tout est mis en place pour que le lecteur ne lâche pas ce roman parce qu'on veut savoir ce qu'il s'est passé en 1915 mais aussi être sûr que cette maison va être apaisée par les révélations et puis il y a un twist énorme qui m'a fait halluciner et je me suis dit que l'auteur m'avait bernée depuis le début. J'étais totalement ébranlée, perdue...

Mon âme de lectrice était perdue par tout ce qu'elle avait découvert mais aussi et surtout parce que je savais que ce roman ferait partie de mes plus belles découvertes en cette nouvelle année.

Ceux qui me connaissent le savent, il est assez rare de trouver chez moi des coups de coeur. Je peux beaucoup aimer un livre sans pour autant l'affubler de "coup de coeur". Pour La maison bleu horizon, je peux dire aujourd'hui qu'il est un magnifique et puissant coup de coeur parce que jamais je ne pourrai oublier tout ce que j'ai vécu et ressenti pendant ma journée (trop courte) de lecture.

Je remercie du fond du coeur Jean-Marc Dhainaut d'avoir écrit une aussi magnifique histoire qui est allée à contre courant de ce à quoi je m'attendais mais aussi merci aux Editions Taurnada qui ont vu la pépite dans ce bouquin et de nous permettre de le découvrir.



jeudi 1 février 2018

La fin des mystères

Auteur : Scarlett Thomas
Editions : Anne Carrière (novembre 2017)
Nbre de pages : 488


Présentation de l'éditeur :
Ariel Manto n'en croit pas ses yeux quand elle tombe sur un volume de La Fin des mystères dans une librairie de livres d'occasion. Elle connaît bien son auteur, un étrange scientifique victorien, et sait que les exemplaires de cet ouvrage sont réputés introuvables... et maudits. 
Le livre en sa possession, Ariel se retrouve propulsée dans une aventure mêlant foi, physique quantique, amour, mort... et tout ce qu'il advient quand on les mélange de façon imprudente. 

Entre Matrix, Stephen King et Le Monde de Sophie, La Fin des mystères offre aux lecteurs une quête aussi haletante que romantique.


Mon avis :

Ce livre me tentait pas mal et en même temps j'étais un peu réticente par rapport à ce que dit le résumé sur "une aventure mêlant foi, physique quantique...". J'avoue que j'ai tiqué mais quand même un livre rare et maudit. Il y avait de quoi me rendre curieuse. Vous serez d'accord avec moi, hein ?!

Alors voilà, je me suis lancée dans cette lecture avec ma petite Laetitia du blog, Sous le feuillage, et son avis est ICI. Nous l'avons lu ensemble et nous en avons finalement pensé la même chose...

Le début est très prometteur avec une première partie qui installe doucement mais sûrement l'ambiance oppressante liée à ce livre "La fin des mystères" écrit par Thomas Lumas sur lequel Ariel fait une thèse.

Sa découverte totalement imprévue dans une librairie d'occasion, bien sûr, va nous plonger dans une histoire plutôt excitante parce que nous allons découvrir, en même temps qu'Ariel, ce que ce fameux livre maudit contient.

Autant vous dire que les chapitres étaient rapidement lus sur cette partie et que j'ai adoré lire ce qu'il en était, même s'il y avait des digressions un peu philosophiques sans que cela soit trop pesant.

Un côté un peu fantastique fait son apparition aussi et là je me suis dit que j'allais passer un super moment avec la 2ème partie qui est également bien menée et prenante, même si j'ai trouvé que certaines longueurs commençaient à apparaître.

On se pose pas mal de questions sur la formule que trouve Ariel dans le fameux livre et qu'elle arrive à reproduire et notamment sur les effets qu'elle a sur les Hommes.

Mais on va aussi être orientée sur un certain côté policier, si je puis dire, ce qui met encore du pep's dans cette aventure hors norme et l'envie de vouloir toujours avancer.

Le personnage d'Ariel, malgré une enfance très bizarre avec des parents qui croient aux extra-terrestres... et un comportement qui ramène un peu trop de choses au sexe, ne m'a pas trop déplu mais je ne m'y suis pas attachée non plus.

Là où le mystère s'épaissit encore et donne au lecteur l'envie de continuer, c'est que le directeur de thèse d'Ariel a disparu quelques semaines auparavant et que personne ne sait où il est passé...

L'ensemble est assez sombre et plein d'interrogations pour pousser le lecteur à vouloir en savoir toujours plus mais (parce que malheureusement il y en a un) les digressions philosophiques sur le soi, la conscience du soi, Dieu et nos rapports avec Lui... on finit par m'exaspérer. Sans compter ce qui a trait à la physique quantique qui a finit par me perdre vers la fin de la deuxième partie.

S'agissant de la troisième partie où l'on a normalement les résolutions de cette histoire, elle m'a totalement exaspérée au point que j'ai littéralement sauté des chapitres qui, à mon sens, ne servaient strictement à rien. Digressions encore et toujours. J'allais à l'essentiel pour savoir quand même comment cela allait se terminer.

Et bien la fin ne m'a pas vraiment enthousiasmée et Laetitia étant d'accord avec moi, cela m'a rassurée parce que je me disais que j'étais encore passée à côté d'un roman qui était certainement bon mais que j'étais incapable d'apprécier à sa juste valeur...

Même s'il y a une véritable fin s'agissant du livre maudit, cette fin reste assez ouverte et m'a ébranlée parce que je ne m'attendais pas du tout à ça.

En bref, si cette lecture était plutôt bien partie, elle a pris une orientation à laquelle je n'ai finalement pas accroché. Parler de physique quantique, de religion... ça va bien un moment mais quand c'est trop, ça finit par me perdre et ne plus m'intéresser. Du coup, je ne dirai pas qu'il ne vaut pas le coup d'être lu parce que j'ai adoré la première partie et la première moitié de la seconde. C'est par la suite que ça se complique pour moi. Le mieux est donc que vous vous fassiez votre propre avis dessus. Quant à moi, désormais, je passerai littérairement sur les romans de ce genre et qui ne me conviennent absolument pas !

lundi 29 janvier 2018

Vices

Auteur : Gipsy Paladini
Editions : Fleuve Noir (novembre 2017)
Nbre de pages : 397


Présentation de l'éditeur :
Tala, ancien des stups, a imposé la création de la BJV - Brigade des Jeunes Victimes. C'est son bébé, sa fierté. Comme son nom ne l'indique pas, ce sont surtout les affaires dont personne ne veut que cette unité spéciale gère en priorité. Au menu : suicides, harcèlements, disparitions, viols...
Ténèbres urbaines auxquelles font face Bia, Amir, Marcus et les autres, et qui se mesurent au combat ordinaire que chacun livre pour sa propre existence. Parmi cette clique de cramés et némoins bons flics, Marie et Zolan. Echappée de sa campagne natale, la plus jeune recrue trouvera-t-elle les ressources nécessaires pour satisfaire sa soif de justice ? Et lui, le taiseux au coeur slave, quand cessera-t-il, chaque nuit, de hurler toujours le même nom ? Voilà deux chats de gouttière à apprivoiser, deux personnages gangrenés par les secrets en quête d'une vie plus douce. Et que rien n'apaise.

Si le monde selon Gipsy Paladini se donne sous ses atours les plus noirs, ne vous fiez pas aux apparences : sa voix est lumineuse et perce avec rage l'obscurité.


Mon avis :

J'ai un peu traîné à faire cette lecture peut-être parce que je n'avais pas envie de lire les horreurs auxquelles la BJV devait faire face. Et puis, les premiers avis sont tombés et m'ont soulagée mais il m'a fallu encore un peu de temps avant de me lancer dedans.

Mon avis définitif s'est fait sur deux temps puisque j'ai lu les deux épisodes que contient ce tome en deux fois.

J'ai donc d'abord fait la connaissance avec l'ensemble de la brigade dans Trois petits singes qui est donc le premier épisode de Vices. Ici, il va être question d'une adolescente retrouvée pendue chez elle et la police partira sur un suicide. Mais est-ce vraiment le cas ?

S'agissant de l'enquête, j'avoue que je l'ai trouvée plutôt classique. Rien de particulier à en dire si ce n'est que les apparences sont bien souvent trompeuses, comme on peut se l'imaginer aisément.

Par contre, j'étais très curieuse de connaître chaque personnage de cette brigade parce qu'ils cachent les uns et les autres des passés bien particuliers que je ne développerai pas ici. Le but est bien sûr de vous donner envie de lire ce premier tome.

Sachez juste que Marie et Zolan sont en couple mais que dans la brigade il y a aussi l'ex de Zolan, Sophie. Autant vous dire que lorsque vous finissez le premier épisode et que vous sentez la tension monter petit à petit, vous n'avez qu'une envie : lire la suite, non pas forcément pour l'enquête mais pour les retrouver tous et creuser encore plus ce qu'ils cachent et comment ils vont réagir les uns auprès des autres.

 J'ai donc poursuivi, quelques jours après la fin de l'épisode 1, avec le deuxième épisode qui s'intitulait "Zabulu" et dans lequel il sera question de disparition d'un adolescent de 16 ans.

J'avoue que sur cette partie, j'ai eu du mal à me remettre dans le bain et l'enquête ne m'intéressait pas plus que ça. Il m'a fallu près de la moitié de l'épisode pour commencer à être prise par ce qu'il se passait au niveau de l'enquête.

Par contre, dès que nous partions sur les questions plus personnelles des enquêteurs ou même du commandant qui a mis sur pied cette brigade 7 ans plus tôt, j'étais totalement absorbée par ce que je lisais.

Le pire c'est que plus on progresse dans cette partie et plus on se rend compte de la noirceur de ce que les uns et les autres cachent, n'osent pas dire et que lorsque arrive la fin nous sommes à cran au point de ne vouloir qu'une seule chose : la suite !

C'est bien une des rares fois où je ressens un tel revirement de situation face à un bouquin parce que finalement si les enquêtes ne sont pas vraiment exceptionnelles, les personnages sont tellement énigmatiques et charismatiques que l'on veut forcément les retrouver très vite et savoir davantage dans quoi on va se retrouver avec les prochains épisodes.

Du coup, si effectivement chaque enquête est bien distincte et ne demande pas d'être lue dans l'ordre, il n'en est pas de même concernant les personnages qui forment cette Brigade. L'auteur d'ailleurs conseille à son lectorat de lire les épisodes dans l'ordre pour ne rien rater.

Vices a donc été une lecture fort surprenante mais tellement accrocheuse avec des personnages atypiques que je n'ai jamais rencontrés jusque là, que j'en suis devenue totalement accro et qu'il me tarde beaucoup d'avoir la suite entre les mains. Ne vous fiez pas aux apparences que Marie, Zolan, Sophie... laissent percevoir pendant leurs enquêtes. Vous allez être très surpris et ne pourrez plus vous passez de ces êtres hors normes.

samedi 27 janvier 2018

Les cinq éléments : La tablette d'émeraude (T1)

Auteur : Dan Jolley
Editions : Slalom (janvier 2017)
Nbre de pages : 397

A PARTIR DE 11 ANS

Présentation de l'éditeur :
Cinq éléments. Quatre amis. Une ville - et son ombre énigmatique... Nous voilà immédiatement embarqués dans cette histoire haletante, menée par Gabe et ses fidèles amis, Kaz et les jumeaux Hernandez, Brett et Lily. Quand les quatre amis trouvent par hasard une étrange carte dans le bureau de Dan, l'oncle de Gabe, tout bascule... Ils se retrouvent entraînés dans un tourbillon de secrets obscurs et de magie noire dont ils ne soupçonnaient même pas l'existence et dont ils vont devenir les héros bien malgré eux...


Mon avis :

C'est bien volontairement que je n'ai pas mis le résumé officiel de l'éditeur parce qu'il vaut mieux ne savoir que le minimum pour apprécier au plus haut point cette lecture.

Voilà un roman jeunesse qu'il me tardait vraiment de découvrir tant le résumé était prometteur et me donnait très envie de me plonger dans une histoire pleine de rebondissements et d'aventure.

Et je peux vous dire d'entrée que de l'aventure vous allez en avoir et que vous n'allez pas être au bout de vos surprises. Heureusement d'ailleurs que le tome 2 est déjà dans ma PAL parce j'ai adoré partager l'aventure des quatre adolescents que nous suivons ici.

Tout d'abord, nous démarrons avec un prologue très prometteur : un gamin de 10 ans est sacrifié par son père à une sorte de Dieu. En tout cas, c'est ce que le lecteur suppose...

Et puis nous entrons dans le vif de l'histoire avec Gabbe (Gabriel) qui va encore une fois déménager avec son oncle. Il en a un peu marre que son oncle Dan l'oblige à quitter les amis qu'il arrive à se faire surtout que, pour une fois, ceux avec qui il traîne l'apprécient vraiment et il se sent bien avec eux. Ce ne sont pas de simples copains. Une forte amitié s'est liée entre eux au point que pour que ce lien soit définitif, ils vont faire le pacte d'amitié dans un endroit très particulier.

Nous allons suivre Gabbe avec Kaz, et les jumeaux Lily et Brett dans une histoire que j'ai adorée suivre du début à la fin parce que cela m'a fait penser à Percy Jackson par un certain côté, même si cette série prend son propre chemin.

Tout en faisant leur pacte d'amitié éternelle par le sang, ces enfants vont aussi se lier, chacun personnellement, à un élément : l'air, la terre, le feu, l'eau. Ce qu'ils ne savent pas c'est qu'un cinquième élément va s'attacher à eux et c'est avec la tablette d'émeraude, volée à l'oncle Dan qui est un professeur de mythologie et de traditions folkloriques, que ce cinquième élément va se révéler petit à petit...

Le lecteur est donc amené à vivre une histoire géniale et très prenante du début à la fin.

Je ne me suis jamais ennuyée parce qu'il se passe toujours quelque chose et ce brin de suspense et de tension est excellent pour nous faire nous poser des tas de questions à chaque fois qu'un élément nouveau arrive.

Il y a des scènes très surprenantes qui risqueraient de faire un peu peur aux plus jeunes mais c'est vraiment troooop bon !

J'ai vraiment adoré être surprise par tout ce qui arrive à ces quatre gamins mais aussi les voir évoluer au fur et à mesure qu'ils vont comprendre qu'ils sont chacun liés à un des quatre éléments terrestres. Et que le cinquième n'est autre que la magie qui se révèle à eux au fur et à mesure qu'ils progressent dans leur quête.

Autant vous dire que j'aurais pu dévorer ce roman jeunesse en une journée mais que j'ai largement préféré en profiter un maximum et le traîner une journée de plus. Je suis ravie d'avoir déjà la suite dans ma PAL que je compte bien lire sous peu parce que je veux savoir ce qu'il advient ensuite et aussi parce que je me suis beaucoup attachée à ces gamins ainsi qu'à leur caractère.

Kaz est celui qui est le plus pragmatique et il fait un peu office d'hypocondriaque ce qui amène des sourires aux lèvres bon nombre de fois vu les situations dans lesquelles il va se trouver... Brett m'a fait de la peine et en même temps je lui en voulais un peu puisque c'est par lui que toute cette aventure arrive. Sa soeur, Lily, est plus réservée et dans la défensive mais elle fait preuve de beaucoup de courage et de réflexion d'analyse qui va beaucoup les aider. Quant à Gabbe, il joue le rôle de meneur mais il sait que, sans ses amis, il n'est rien.

Ce groupe est très solide et j'ai hâte de les retrouver dans le tome 2, La ville de l'ombre, qui est paru en octobre dernier.

En bref, La tablette d'émeraude a été une excellente découverte et j'ai eu tout ce à quoi je m'attendais. : aventure, humour, stress, créatures fantastiques horribles et magie. Le tout est explosif et on ne s'ennuie pas un seul instant. J'ai adoré et je vous conseille fortement de découvrir ce premier tome d'une trilogie qui possède tout ce qu'il faut pour être accroché du début à la fin.

jeudi 25 janvier 2018

The Ones (T1)

Auteur : Daniel Sweren-Becker
Editions : PKJ (janvier 2018)
Nbre de pages : 363



Présentation de l'éditeur :
Cody et James sont des Ones. Beaux, doués, intelligents, ce sont des êtres parfaits. 
Mais le Mouvement Égalité marginalise un peu plus chaque jour cette infime partie de la 
population. Jusqu'à ce que l'existence des Ones devienne illégale. Face à la menace et au danger, 
les Ones doivent choisir : se battre pour défendre leur identité... ou disparaître.


Mon avis :

Cela faisait un petit temps que je n'avais pas lu de dystopie young adult et le résumé de cette nouvelle saga, parue initialement aux Editions Hugo dans leur collection New Way, m'avait donné envie de la tenter.

A peine reçu, à peine lu.

Globalement, j'ai bien aimé ce premier tome qui met en place tout un univers bien sombre pour les Ones. Ces personnes sont particulières puisqu'il s'agit d'être parfaits qui ont été modifiés génétiquement dès leur conception mais ils ne représentent que 1% des jeunes de 0 à 20 ans. Autant dire que le "recrutement" est drastique...

Ce sujet fait froid dans le dos mais le pire c'est lorsque l'on apprend que le gouvernement veut faire marche arrière sur ce projet parce qu'il se rend compte que les capacités de ces Ones par rapport à des êtres "normaux" (entendons bien là qui n'ont pas été modifiés) sont très poussées et créent des différences qui entraînent de plus en plus de tension dans la population.

Le Mouvement Egalité est né de ce fait qui va entraîner progressivement un certain racisme à l'encontre des Ones. Vouloir que tout le monde soit sur le même pied d'égalité ne suffira pas et cela va engendrer des évènements extrêmes à l'encontre de ces Ones.

Le sujet avait vraiment de quoi m'interpeller et j'ai littéralement dévoré ce roman en peu de temps.

C'est à travers deux ados de 17 ans, Cody et James, que nous allons suivre les problèmes qui vont se succéder pour les ones.

Là où le prologue me laissait suggérer un roman à couper le souffle par ce qu'il véhicule de haine et d'atrocité, je me suis rendue compte aussi que l'on restait un peu trop en surface.

L'auteur ne fait pas vraiment de descriptions trop morbides et reste trop dans le jeunesse. Bon d'un autre côté vous me direz que c'est un YA et non un roman pour adulte mais sans dire d'en faire trop, j'aurais aimé un peu plus de détails, de profondeur et j'ai ressenti comme un manque en me disant que l'auteur n'allait pas assez loin lors de la détention d'un one, par exemple.

La fin est pleine d'action et donne très envie d'avoir la suite qui sort d'ailleurs en format poche en octobre. Mais je ne suis pas sûre de m'y pencher dessus parce que j'ai peur que cela reste encore trop en surface ou que l'auteur parte davantage sur les problèmes de coeur de Cody avec un triangle amoureux que l'on voit arriver très/trop vite ici... Et je n'aime pas les triangles amoureux :-(

L'écriture est addictive et très rythmée ce qui donne une dynamique parfaite pour une lecture à la fois distrayante mais quand même pleine de réflexion sur ce que l'Homme fait, les conséquences que cela entraîne et les décisions extrêmes qu'il décide de prendre pour résoudre catégoriquement ce qui le gêne !

Daniel Sweren-Becker ouvre la porte à une thématique que je n'ai pas encore vu en littérature jeunesse et qui m'a bien plu mais il m'a manqué un peu de profondeur pour être totalement satisfaite. Après, je suis très pointilleuse comme lectrice mais nul doute que ce premier tome plaira aux fans de YA et aux jeunes qui veulent se pencher sur la question de la modification génétique et de ses conséquences.