vendredi 22 septembre 2017

Yaak Valley, Montana

Auteur : Smith Henderson
Editions : 10/18 (2017)
Nbre de pages : 639


Présentation de l'éditeur :
La première fois qu’il l’a vu, Pete a cru rêver. Des gosses paumés, il en croise constamment dans son job d’assistant social. Mais, tout de même, un enfant en pleine forêt, méfiant, en guenilles, l’air affamé… Pete s’accroche, laisse de la nourriture et finit par gagner la confiance du petit. Suffisamment pour découvrir que le garçon n’est pas seul. Il vit avec son père, Jeremiah, un fondamentaliste chrétien qui fuit la civilisation pour se préparer à l’Apocalypse. Petit à petit, entre Pete et Jeremiah s’installe une relation étrange, tous deux aux prises avec des démons qu’ils ne pourront plus faire taire très longtemps…

« Avec ce roman superbement écrit, on découvre aujourd’hui l’envers du décor, une Amérique de losers, brutale, larguée dans un paysage d’une monstrueuse beauté. Bouleversant. » Philippe Blanchet, RollingStone.


Mon avis :

Voilà une bonne semaine que j'ai terminé ce roman et je traîne à venir vous en parler ici. Je n'ai pas forcément d'excuse si ce n'est le manque de temps, la fatigue qui se cumule et cette déception que j'ai eue mais qui n'en est pas vraiment une. Je sais que ce n'est pas logique mais rien ne l'est avec ce titre et je vous explique pourquoi.

Lorsque j'ai lu le résumé, il m'a donné terriblement envie parce que j'aime beaucoup la littérature américaine qu'elle soit contemporaine ou que l'on me plonge dans un bon roman western plein de testostérone. Je suis aux anges.

Ici, dans Yaak Valley Montana, je recherchais cet "envers du décor" que l'on trouve assez peu dans les livres. Avez-vous déjà vu dans un seul roman un assistant social alcoolique qui gère très mal sa vie personnelle ? qui se plonge dans son boulot comme une âme perdue parce qu'il n'a que ça pour se raccrocher à un semblant d'existence qui vaut le coup ? Avez-vous déjà vu des gamins comme Cecil ou Ben, vivant dans des familles pour le moins à côté de la plaque ?

Ce roman m'a mise KO très rapidement parce qu'il chamboule totalement notre vision de l'Amérique et de ce fameux rêve américain auquel tout le monde continue de croire.

Ce roman m'a bousculée parce que je ne m'attendais pas à lire une histoire sur des familles complètement dépassées où viol, drogue et alcool rythment leurs journées.

J'ai donc eu du mal, beaucoup de mal, à entrer dans le roman, à adhérer aussi à la plume de Smith Henderson qui est brute. Il ne va pas par quatre chemins pour dire les choses. Il nous dépeint la réalité de ces gosses telle qu'ils la vivent au quotidien.

Mais surtout, il va nous décrire leur façon de voir les choses après avoir vécu des horreurs que l'on ne peut pas imaginer...

Alors oui ce roman m'a dérangée purement et simplement.

Oui, je n'ai pas réussi à m'attacher aux personnages quels qu'ils soient (sauf peut-être le petit Ben et Cecil d'une certaine manière).

Effectivement, j'ai sauté 50 pages sur la fin parce que je n'arrivais plus à avancer et que je le trouvais long.

MAIS

Je n'arrivais pas non plus à le lâcher parce que mine de rien Cecil et Ben sont des gosses que je voulais suivre pour savoir comment ils allaient évoluer.

Je n'arrivais pas à me dire que je me fichais de leur histoire parce que ce n'était pas le cas.

Je n'arrivais pas à comprendre Pete, cet assistant social, qui se donne à fond pour des enfants qui finalement lui sont étrangers mais a beaucoup de mal à gérer la situation avec sa propre fille.

On suit en parallèle l'histoire de Cecil et Ben mais également celle de l'histoire de Pete avec son ex-femme alcoolique et sa fille qu'il ne voit quasiment jamais.

Et là, forcément, on ne peut pas rester sans réagir : non seulement en tant que maman mais aussi en tant qu'adulte.

Je n'ai pas réussi à comprendre cet homme dans sa relation avec son ex (même si les relations entre ex sont toujours très compliqués...) mais surtout pourquoi agit-il ainsi avec sa fille ? Pourquoi lui laisse-t-il penser qu'elle le gêne...

Je ne veux pas développer parce que ce serait dommage, malgré ma déception globale qui n'en est pas vraiment une non plus, de ne pas lire ce titre.

Je sais que mon avis est incompréhensible mais cela vient du fait qu'encore une fois un roman me pousse dans mes retranchements et que je sens que j'ai été déçue parce qu'il ne m'a pas apporté ce que je pensais mais d'un autre côté peut-on dire que l'on est déçu quand on est incapable de lâcher un livre parce qu'il y a quelque chose qui vous pousse à aller toujours de l'avant ?

Ce que je regrette par contre, c'est la fin qui ne m'apporte pas toutes les réponses que je souhaitais et je trouve cela dommage. Là encore, je ne développerai pas pour ne pas spolier mais lorsque j'ai lu les 50 dernières pages je me suis dit : "ok. mais qu'en est-il de ce personnage ?..."

En bref, Yaak Valley Montana a été une lecture compliquée parce qu'il est dur émotionnellement et vous pousse à découvrir une réalité que l'on nous cache la plupart du temps. Cela nous ouvre les yeux mais est-on vraiment prêt à vouloir la regarder en face ? Cette lecture ne plaira pas forcément mais une chose est sûre on n'en sort pas indemne. Je ne peux pas forcément vous le conseiller mais je ne peux pas non plus vous dire de passer sur ce roman. Il est violent, bouleversant et choquant ! Je vous laisse le soin de vous faire votre propre avis dessus si vous vous décidez à le lire à votre tour.

vendredi 15 septembre 2017

Je suis innocent

Auteur : Thomas Fecchio
Editions : Ravet-Anceau (2017)
Nbre de pages : 300


Présentation de l'éditeur :
Six heures du matin. Des hommes armés déboulent dans la chambre de Jean Boyer. Dans un état de semi-conscience, le quinquagénaire a le temps d'apercevoir leurs brassards siglés « police ». Mauvais signe, surtout pour lui, ex-taulard relâché après trente ans passés derrière les barreaux. Ses crimes ? Meurtre et viols à répétition. Ce jour-là, c'est le capitaine Germain qui lui passe les menottes. Le cadavre de Marianne Locart, une étudiante originaire de Soissons, a été retrouvé enterré près du domicile du suspect, un bras sortant de terre. La première victime de Boyer avait subi le même sort. Pour la Justice, pour les médias et pour les politiques, le récidiviste devient le suspect idéal. Pourtant, Germain doute de la culpabilité de l'interpellé qui ne cesse de répéter « Je suis innocent ». Mais l'engrenage est enclenché. À ce stade, Boyer n'a plus qu une solution pour s'en sortir : débusquer le meurtrier de Marianne.


Mon avis :

Cela fait presque une semaine que j'ai terminé cet ouvrage et j'ai voulu attendre un peu avant de faire mon avis pour arriver à savoir si j'avais aimé ou pas. Force est de constater qu'au bout de plusieurs jours, il m'est toujours impossible de répondre à cette question.

Dooooonc, je vais quand même vous dire ce qu'il en est de cette histoire et le ressenti global que j'en ai. De toute façon, attendre encore ne m'apportera pas plus d'éclaircissements...

Tout d'abord, je tiens à remercier sincèrement l'auteur pour m'avoir fait parvenir son ouvrage. Qu'il ne s'inquiète pas, mon avis n'est ni très élogieux ni négatif.

Je ne referai pas de topo comme on peut en trouver sur d'autres blogs. Pas besoin d'en dire davantage que ce que la présentation de l'éditeur nous donne. Le mieux, c'est de vous plonger direct dans l'ouvrage de Thomas Fecchio pour y découvrir toute la mise en scène horrible que l'Homme arrive à concevoir...

Il y a des meurtres. Forcément, nous sommes dans un policier et j'ai beaucoup aimé l'ambiance qui se dégage de ce roman : sombre, inquiétante et en même temps terriblement pleine de tension avec le fameux personnage de Jean Boyer que l'on cherche à tout prix à rendre coupable d'un crime dont il se dit innocent.

Alors innocent ou pas ?

J'ai eu ma part d'interrogations à cet égard. Peut-on réellement faire confiance à un homme qui a été emprisonné pour divers meurtres horribles et alors même que sur la dernière victime, la façon d'opérer était la même ? Doit-on croire tout ce qui sort de cette bouche quand bien même cet homme explique lui-même que ce qui se passe est dû à sa mauvaise étoile ?

D'emblée, on prend partie pour cet homme ou on le croit coupable ou en tout cas on ne croit pas forcément tout ce qu'il nous raconte, même si on le voudrait bien. Après tout, le meurtre s'est déroulé dans un endroit qu'il connaît très bien...

Heureusement pour Jean, le flic qui va être chargé de cette enquête va petit à petit réaliser que cet homme n'est peut-être pas le coupable et aller à contre-courant de ce que son chef lui demande.

Une enquête dans l'enquête parce que Germain fait partie de ces hommes qui suivent leurs convictions et malgré le charisme qu'il affiche, il est loin d'être de ces flics qui usent de la violence ou de l'intimidation pour avancer...

Germain est un enquêteur qui sort du lot que j'ai quand même bien apprécié de découvrir, surtout que la façon dont il a été élevé par sa mère a forcément des conséquences sur ces choix, sa façon de faire les choses et d'agir.

Je suis innocent est un roman policier dont l'intrigue est extrêmement bien menée et même si j'ai trouvé certaines choses avant que l'auteur ne les révèlent, cela ne m'a pas empêché de continuer et d'apprécier ma lecture.

Thomas Fecchio offre ici une excellente réflexion à son lecteur sur divers points de notre société actuelle que je ne peux pas dévoiler bien sûr. Sinon, vous n'auriez plus l'intérêt de faire cette lecture, chose qui serait fortement dommage.

Je sais que j'ai dit dès le départ que je ne savais pas si j'avais aimé ou pas ce roman et c'est vrai. Dans sa globalité, le roman est très bon et très bien mené mais j'ai aussi trouvé quelques longueurs et certaines facilités.

Mais lorsque l'on regarde l'ensemble et que l'on arrive à la toute fin, on se dit, malgré les petits bémols qui se trouvent par-ci par-là, "Putain, je me ferai bien la suite là !", et c'est ce qui est déconcertant !

Eh voui parce que Thomas Fecchio nous met un beau cliffhanger sur le personnage de Germain qui fait que j'ai très très envie de savoir comment cela va se dérouler pour lui par la suite. Et je rage de ne pas pouvoir vous dire pourquoi...

En bref, Je suis innocent est une lecture qui me déstabilise par ce qu'il contient et de ce fait ne me permet pas de vous dire que je l'ai aimé ou pas. Mais je sais qu'il ne faut pas y passer à côté non plus. L'intrigue est très bien menée et les personnages hors pairs valent la découverte. De plus, la fin laisse tellement planer de mauvaises choses pour Germain que, forcément, on veut la suite.

mercredi 13 septembre 2017

Gabrielle ou le jardin retrouvé

Auteur : Stéphane Jougla
Editions : Denoël (septembre 2017)
Nbre de pages : 220

RENTREE LITTERAIRE 2017


Présentation de l'éditeur :
Gabrielle a deux passions : la lecture et son jardin. Lorsqu'elle meurt accidentellement, le monde de Martin, son compagnon, s'effondre. Inconsolable, il s'efforce de maintenir vivant le souvenir de la femme qu'il aimait. Lui qui n'ouvrait jamais un livre et pour qui le jardin était le domaine réservé de Gabrielle, se met à lire ses romans et à entretenir ses fleurs. C'est ainsi qu'il découvre un secret que, par amour, Gabrielle lui avait caché. Ce secret bouleversera sa vie, mais lui permettra de surmonter son deuil d'une manière inattendue.


Mon avis :

Nouveau roman de la rentrée littéraire avec, cette fois-ci, un titre des Editions Denoël que j'ai beaucoup aimé découvrir et je les remercie pour cette découverte.

Comme le résumé l'indique, nous allons suivre durant ces 200 pages, un homme, Martin, qui perd la femme qu'il aime après qu'elle ait été renversée.

Cette perte ne sera pas sans conséquence puisque c'est à partir de là que Martin va réellement découvrir les deux passions de Gabrielle : le jardinage et la lecture.

Mais au travers de ces deux passions perdues par celle qu'il chérissait plus que tout, c'est un homme brisé que l'on va apprendre à connaître, un homme qui n'arrive pas à accepter cette disparition. Un homme qui va vivre dans le déni le plus total.

Et on va le suivre, dans sa vie quotidienne, au fur et à mesure que les mois passent et que sa raison s'envole.

Mais il va aussi apprendre à mieux connaître celle qu'il ne connaissait finalement pas tant que ça.

Les secrets qu'elle a bien gardés de lui dévoiler; ces petits détails qu'elle n'osait pas lui dire.

L'ouvrage est terriblement bien écrit; c'est fluide et très poétique du début à la fin.

L'histoire de Martin m'a beaucoup touchée, même si je suis passée à côté de certains poèmes que l'auteur insère par ici, par là.

Je n'ai fait qu'une seule bouchée de ce roman contemporain que je ne pouvais plus lâcher parce que je m'étais attachée à cet homme, brisé par la vie, qui débordait d'un amour inconditionnel pour cette femme qui lui cachait certaines choses. Et il va se remettre un peu en question mais le déni est là... et le refus de voir cet être cher différent de ce qu'il pensait également.

Et puis on arrive inexorablement à la fin très poignante dont j'ai très envie de vous parler mais que je tairai pour vous laisser le soin de découvrir cette jolie pépite littéraire qui trouvera sa place dans les centaines de sorties de la rentrée littéraire.

En tout cas, si jamais vous croisez son chemin, n'hésitez pas à vous y arrêter dessus surtout si vous êtes adepte de belles histoires et des belles écritures qui vous emportent. Ca fait un bien fou de prendre un tel roman surtout que, me concernant, cela faisait un bon moment que je ne m'étais pas laissée tenter par un roman de ce genre.

mardi 12 septembre 2017

Le silence des sirènes

Auteur : Sarah Ockler
Editions : Nathan (2017)
Nbre de pages : 456


Présentation de l'éditeur :
Elyse, promise à une belle carrière de chanteuse, doit partir en tournée avec sa sœur jumelle. Mais elle perd sa voix suite à un accident en mer. Du jour au lendemain, sa joie de vivre et ses rêves s'envolent... Elle se réfugie chez sa tante, à Atargatis Cove, une petite ville portuaire. Là-bas, elle s'isole, passant ses journées à écrire des poèmes sur le flanc d'un bateau échoué. Mais le navire n'est pas aussi abandonné qu'elle le croit : elle est bientôt surprise par Christian, le fils du propriétaire. Ce dernier ne semble pas indifférent à son charme, mais il a tout du bad-boy à fuir...


Mon avis :

Je n'avais pas eu le temps de lire ce roman cet été et j'avais envie de me plonger dans un roman jeunesse. Du coup, avec Amandine de la chaîne Amandine love reading, nous avons fait une lecture commune.

L'histoire d'Elyse m'a beaucoup touchée. Pourtant, il m'a fallu une petite centaine de pages pour arriver à bien entrer dans ce roman que j'ai trouvé un peu lent au départ.

L'auteur prend son temps pour la mise en place et on sait très rapidement qu'Elyse est née dans des conditions peu communes et qu'elle a un grief à régler avec sa soeur jumelle sans que l'on en sache plus.

Je dois dire que c'est surtout ce gros point d'interrogation sur ce qui avait bien pu se passer avec sa soeur qui me frustrait parce que je voulais savoir pour qu'Elyse puisse ensuite s'ouvrir aux autres et avancer dans sa nouvelle vie.

Son arrivée à Atargatis Cove s'est faite dans des conditions familiales difficiles et j'avoue que devoir attendre de savoir ce qu'il en était exactement m'a un peu énervée par moment. J'aurais aimé que cela aille un peu plus vite de ce côté là.

Par contre, sa rencontre avec Christian va lui apporter beaucoup mais également et surtout celle avec Sebastian. Ce petit garçon âgé de 6 ans est une vraie bouffée d'oxygène dans ce roman. Pourtant, lui non plus n'a pas une vie familiale facile...

Ce que j'ai beaucoup aimé, c'est l'adoration que Sebastian a pour les sirènes et il voit Elyse comme l'une d'elle : elle est belle et elle est muette. Elle a tout pour enflammer l'imagination de ce petit gars que l'on prend vite en affection.

Elyse va être très entourée pendant ses vacances chez sa "tante" qui n'en est pas vraiment une et elle va devoir apprendre à vivre sans sa voix. Pas facile du coup lorsque l'on était tout près d'entamer une carrière de chanteuse.

L'ouvrage nous plonge dans le monde maritime avec bien sûr les sirènes qui seront omniprésentes par l'adoration que porte Sebastian à ces êtres fantastiques mais également parce qu'un pari est mis en place par le père de Christian et celui de son meilleur ami, Noah, les deux garçons devront faire une course de bateaux...

A partir de ce moment là, l'ouvrage devient de plus en plus prenant et intéressant par le rapprochement qui va s'effectuer entre Elyse qui reste à distance des uns et des autres, et Christian qui fait office de bad boy à Atargatis Cove alors qu'il est très loin d'être celui auquel on peut s'imaginer...

Bien sûr, on se doute de la fin avant qu'elle n'arrive et je n'ai pas eu de grande surprise. D'ailleurs, je suis un peu déçue mais cela n'enlève pas les très jolis passages poétiques que l'auteur distille dans son roman.

En bref, Le silence des sirènes a été une jolie lecture dont je garderai un beau souvenir, même s'il m'a fallu un peu de temps pour y entrer dedans et que la fin est quand même ouverte. Y aura-t-il une suite ou pas ? Allez savoir. En tout cas, le rapport qu'entretient Elyse avec l'eau et l'adoration de Sebastian pour les sirènes m'ont enchantés. L'écriture est plaisante et poétique. J'ai beaucoup aimé l'ensemble que je vous recommande.

vendredi 8 septembre 2017

Noir sanctuaire

Auteur : Preston & Child
Editions : L'Archipel (2017)
Nbre de pages : 431


Présentation de l'éditeur :
Après une mauvaise rencontre dans les marais d’Exmouth, Massachusetts, l’agent spécial du FBI Aloysius Pendergast est porté disparu…
Bouleversée par la perte de son protecteur, Constance Greene se retire dans les souterrains du manoir de Pendergast, au 891 Riverside Drive, à New York, où une bien mauvaise surprise l’attend…
Diogène, le frère cadet d’Aloysius, que tout le monde croyait mort, fait sa réapparition et réussit à convaincre la jeune femme de le suivre sur une île mystérieuse.
Sur place, il lui fait visiter son sanctuaire, un petit temple à colonnades aux hautes fenêtres munies de vitres anthracite, où il collectionne les souvenirs de tous ses crimes et forfaits.
Croyant à un enlèvement, Proctor, l’indéfectible majordome de Pendergast, s’est lancé à leur poursuite, mais il semble toujours avoir un coup de retard sur Diogène.
Quels sont les noirs desseins de ce dernier ? Pourra-t-il enfin se venger de son aîné à qui il voue une haine farouche ? À moins que Constance ait elle aussi échafaudé un plan machiavélique…


Mon avis :

Le dernier roman paru sur le fameux inspecteur Pendergast m'a tenu en haleine du début à la fin.

Après une fin ignoble dans Mortel sabbat, bien entendu, il me fallait absolument découvrir la suite et retrouver mon cher inspecteur.

Or, ce qui m'a déroutée dans ce tome, c'est que Pendergast n'arrive qu'au bout de 100 pages. Il faut savoir être patient et j'avoue que j'avais du mal à me retenir de lire parce que non seulement Constance et Proctor (le majordome de Pendergast) se retrouvent dans des situations bien compliquées, mais j'étais aussi à cran de savoir ce qu'il en était d'Aloysius.

Ce roman diffère donc des autres tomes que j'ai pu lire où l'action est omniprésente et où nous suivons notre cher Aloysius du début à la fin.

Même si Preston et Child ne l'ont pas oublié ici, ils ont cependant joué avec d'autres personnages qui nous sont chers et que l'on prend plaisir à découvrir encore plus dans Noir sanctuaire. Jusqu'à ce que je sache ce qu'il en était de Pendergast, j'étais sur les nerfs !!

Je ne m'attendais pas à retrouver une Constance comme celle que j'ai eue ici et j'ai été ravie d'en apprendre davantage sur Proctor. Il faut savoir que je n'ai pas lu toute la série Pendergast. J'ai donc des lacunes sur les uns et les autres.

Le personnage qui m'a le plus rendu curieuse est Diogène, le frère d'Aloysius, et autant vous dire que j'ai très très très envie de lire les tomes précédents pour le retrouver.

Je ne dévoilerai rien de plus ici parce que Noir sanctuaire en dit déjà pas mal sur les tomes précédents mais cela ne m'enlève pas l'envie de les lire. Bien au contraire.

Nous allons partir dans pas mal de pays; nous allons même voyager avec des pirates et partir au fin fond de l'Afrique.

Les auteurs ne ménagent ni le lecteur ni les personnages pour notre plus grand plaisir.

Entre désarroi et frissons, la lecture est indéniablement accrocheuse. Il est impossible de lâcher cet ouvrage, encore une fois.

Preston et Child ont fait très fort et mettent le lecteur dans une série de questionnements sur la suite des aventures de ces Pendergast puisque nous en avons deux pour le prix d'un !

Constance se trouve entre les deux frères et Proctor n'est pas en reste.

Beaucoup de choses se déroulent dans ce tome et je n'ai pas vu le temps passé.

A mon goût, c'était encore trop court et j'aurais aimé que la suite soit déjà disponible ! Que voulez-vous ? Quand on aime.... 😃

Du coup, je vous conseille fortement de continuer ou découvrir cette majestueuse série qui comporte des personnages hors du commun que l'on suit avec une envie qui se renouvelle à chaque parution. L'écriture n'est pas en reste : addictive, fluide, prenante, stimulante et terriblement visuelle. A chaque fois qu'un tome sort, je me demande si un jour ces romans feront l'objet d'une adaptation télévisée ou cinématographique. Ce serait le summum pour moi.

En bref, je suis littéralement conquise et je ne peux que vous pousser à vous y jeter dessus si ce n'est pas déjà fait.

jeudi 7 septembre 2017

Rose givrée

Auteur : Cathy Cassidy
Editions : Nathan (2017)
Nbre de pages : 245


Présentation de l'éditeur :
Jude, 13 ans, rêve d'une vie discrète et sans ennuis, ce qui est très difficile quand on a une famille comme la sienne : un peu givrée et très embarrassante. 
Son père est capable de débarquer à une réunion parents-profs déguisé en Elvis Presley, et sa mère perd régulièrement les pédales. Alors, de peur que tout ça ne se sache, Jude refuse de laisser quiconque entrer dans sa vie, en particulier Carter, ce garçon qui s'évertue à être gentil avec elle. 
Mais quand la situation déraille vraiment, Jude découvre que rien ne vaut l'aide de ceux qui vous aiment, et que même son cœur de glace est capable de fondre...


Mon avis :

Encore un roman de Cathy Cassidy que j'ai beaucoup aimé découvrir.

Je savais en le commençant que ce ne serait pas forcément une lecture légère. Les romans de Cathy Cassidy portent des thématiques importantes, même si l'auteur sait mettre son style au niveau des jeunes lecteurs.

Avec Rose givrée, elle a encore fait un très beau roman qui m'a profondément touchée.

J'ai fait la connaissance de Jude qui a une famille plutôt particulière et qui fait tout pour la cacher aux yeux de tout le monde mais surtout de ses copains/copines de collège et de ses professeurs.

Elle a honte de ce qu'ils sont. Elle a peur de la façon dont ses "amis" ou profs pourraient réagir.

Seul Carter, un gamin que j'ai adoré par sa légèreté et son allant vis-à-vis de Jude, semble ne pas faire cas de ce que peut dire Jude. Il est là pour elle et compte bien la soutenir même si Jude garde son petit jardin secret et ne dévoile rien de ce qui la perturbe et la rend si froide envers les autres.

Je n'ai pas vu passer les 245 pages de ce roman que j'ai mangé en à peine une journée.

Lire du Cathy Cassidy c'est toujours aussi succulent et en même temps touchant.

On ne peut pas rester insensible à ce tout ce qui se passe pour ses personnages. Qu'ils soient d'ailleurs adultes ou adolescents, l'auteur met tout en oeuvre pour que le lecteur ressente de l'empathie pour eux.

Je ne préciserai pas les soucis que rencontrent Jude parce qu'il faut les découvrir par vous-même. Il faut la comprendre et voir comment elle arrive à sortir de sa bulle grâce, notamment, à Carter qui lui donne matière à réfléchir.

En bref, Rose givrée a été une très belle découverte que je l'ai lu au bon moment et que je vous recommande, tout comme l'ensemble de la bibliographie de cette auteure qui me transporte à chaque fois.

mercredi 6 septembre 2017

Ne dis rien à papa

Auteur : François-Xavier Dillard
Editions : Belfond (2017)
Nbre de pages : 314


Présentation de l'éditeur :
Quatre jours et quatre nuits se sont écoulés avant que la police ne retrouve la victime dans cette ferme isolée. Quatre jours et quatre nuits de cauchemars, de douleurs et de souffrances, peuplés de cris et de visons imaginaires en face de ce jardin dans lequel elle a été enterrée vivante. 
Sur un autre continent, loin de cet enfer, Fanny vit avec son mari et leurs jumeaux Victor et Arno. Leur existence bien réglée serait parfaite si elle ne percevait pas, au travers des affrontements qui éclatent sans cesse entre ses enfants, chez l'un, une propension à la mélancolie et, chez l'autre un véritable penchant pour le mal. Chaque jour elle se dit qu'elle ne pourra plus supporter une nouvelle crise de violence, ces cris qui la replongent au cœur d'images qu'elle voudrait tant oublier... À n'importe quel prix... 
Et lorsqu'un nouveau voisin s'installe dans la grande maison, elle souhaite offrir le portrait d'une famille parfaite. Mais chaque famille a son secret et le sien est le plus terrible qui puisse exister.


Mon avis :

Après avoir découvert la plume de l'auteur avec Fais le pour maman et Austerlitz 10.5, il me fallait absolument découvrir son dernier opus qui, vu le résumé, semblait prometteur. Très prometteur même.

Alors que j'avais été déçue par ma lecture précédente, je voulais une valeur sûre, celle qui allait m'emporter dans un monde bien noir, bien stressant. Je ne pouvais pas mieux choisir avec Ne dis rien à papa.

Le prologue est saisissant. Dès le début, l'auteur nous entraîne dans la noirceur de l'âme humaine.

Je ne dirai absolument rien des personnages, ni de ce que vous allez découvrir à l'intérieur de ces pages et si vous vous décidez à lire ce roman, faites comme moi : ne relisez pas la présentation et occulter tous les avis écrits ou vidéos sur lesquels vous pourriez tomber.

Ne dis rien à papa est un roman addictif, cruel et  mené avec brio.

Je ne m'attendais pas du tout à trouver un personnage féminin aussi torturé.

Je ne m'attendais pas à être prise aussi rapidement dans les rets de l'auteur au point de ne pas pouvoir lâcher ce roman malgré toutes les horreurs qui étaient décrites.

Je ne m'attendais pas à certains retournements de situation et même si j'ai perçu certaines choses vers la fin, cela ne m'a pas empêché de le déguster jusqu'au bout et surtout de ne pas vouloir qu'il se termine.

Pourtant, les meurtres sont horribles et difficilement acceptables.

Cela va être compliqué de vous parler de ce roman sans trop en dire parce que si je commence à détailler les personnages, cela risquerait de vous mettre la puce à l'oreille.

Sachez juste que les femmes ne sont pas en reste dans ce roman. Les enfants non plus d'ailleurs.

En fait, j'ai vraiment bien accroché à l'ensemble du roman qu'il s'agisse de l'intrigue, des personnages ou de la plume de l'auteur. Les chapitres sont extrêmement courts ce qui donne une dynamique au récit au point que le lecteur est tenu en haleine.

Ce roman a beau être court, il n'en demeure pas moins qu'il possède tout ce qu'il faut pour vous faire monter l'adrénaline, accélérer votre palpitant et vous scotcher à la fin.

François-Xavier Dillard a été une belle découverte l'année dernière mais avec ce titre là il confirme que c'est un auteur qui me convient parfaitement tant dans son style que dans sa façon de mener ses romans.

Ne dis rien à papa est un thriller excellent qu'il faut absolument lire. Si j'avais beaucoup aimé ses précédents romans, celui là est, pour moi en tout cas, son meilleur livre. Stressant, bien mené, des personnages torturés et une écriture incisive excellente. Un vrai page-turner qu'il ne faut pas rater. Je vous le conseille fortement.

mardi 5 septembre 2017

Wanda

Auteur : Madeleine Mansiet-Berthaud
Editions : Presses de la Cité (2017)
Nbre de pages : 457


Présentation de l'éditeur :
En Australie, au XXe siècle. La destinée bouleversante de Wanda, née d'une mère aborigène et d'un père blanc.
Wanda est née en plein bush, dans une réserve au nord de l'Australie. C'est une muda-muda : moitié aborigène, moitié blanche. A huit ans, elle est arrachée aux siens pour vivre dans une institution gouvernementale, Homeland. Avec d'autres enfants métis, elle y est " éduquée " dans le but de devenir domestique. Ces années-là sont gravées à jamais dans sa mémoire : trop de sévices et d'injustice vont exacerber son tempérament rebelle. En Wanda grandit un projet de vengeance : retrouver ce père qui les a abandonnées, elle et sa mère. Pour cela, elle doit fuir... 
Tout au long de son périple jalonné de rencontres extraordinaires et d'épreuves initiatiques, dans l'immense territoire australien, la jeune fille saura-t-elle pardonner, réconcilier ses deux cultures et trouver, enfin, l'amour et la paix ?


Mon avis :

Lorsque j'ai lu la présentation de ce livre, il avait tout pour me plaire. Mais quand je dis tout c'est vraiment tout : la situation géographique (Australie), le côté historique avec Wanda qui est une métisse et le côté social et politique pour voir comment les mentalités avaient ou non évolué sur les rapports entre les aborigènes et les Blancs...

Le début était très prometteur avec une écriture très agréable et fluide et des personnages auxquels je me suis vite attachée vu le contexte dans lesquels on les trouve.

Malheureusement, ce bonheur de lecture a été de courte durée parce qu'arrivée à 160 pages lues, j'ai commencé à sérieusement déchanter sur l'ensemble de ce roman.

On nous parle de Wanda et de sa destinée de métisse.

Je m'attendais donc à vivre une histoire avec ce personnage principalement.

Or, à partir du tiers du roman, Wanda va commencer à être beaucoup moins présente au profit d'autres personnages que j'ai d'ailleurs plus appréciés que Wanda : Ningara (qui est aussi un métis que Wanda va rencontrer dans une mission où elle va se retrouver après avoir été arrachée à sa mère) et Jean-Phi (fils d'un Blanc avec qui Wanda aura un lien très fort).

Le résumé me laissait présager que j'allais suivre la vie de cette métisse et je m'attendais en fait à vivre pleinement un côté historique sur le problème de ces personnes là, issus de deux mondes différents.

Alors, effectivement on voit au départ l'attachement de la mère de Wanda avec un Blanc qui va l'abandonner puis Wanda sera arrachée à sa mère par le gouvernement australien afin qu'elle parte dans une mission pour y être éduquée.

Ce thème là j'en avais entendu parler et j'étais très curieuse de lire sur cette problématique qui n'a été réglée que récemment d'ailleurs par le gouvernement australien.

J'aurais vraiment aimé que l'auteur ne parte pas dans tous les sens avec les uns et les autres mais suive vraiment la vie de Wanda. Or, comme je le disais plus tôt, à un moment donné et sur plusieurs chapitres, on ne la voit plus; on ne sait pas ce qu'elle fait.

Par contre, on voit cette petite fille grandir, ressentir une haine pour certains personnages que l'on peut comprendre mais ses réactions sont aussi très aléatoires et mettent le lecteur dans l'incompréhension totale.

Ce n'est pas un personnage auquel j'ai finalement réussi à m'attacher tout simplement parce que je ne l'ai pas comprise. Je ne vais pas pouvoir vous détailler ce qui m'a gênée parce que je vous spolierai le livre mais Wanda change très/trop vite d'avis et j'ai trouvé ça puéril et peu intéressant à suivre.

J'ai fait cette lecture avec ma chère Stéphanie du blog Une souris et des livres et ce qui m'a rassurée c'est qu'elle ressentait la même chose que moi en avançant dans ce roman.

J'ai par contre beaucoup aimé Ningara et Jean-Phi qui vont être amenés à vivre ensemble un certain temps et ils vont découvrir et nous faire découvrir l'Australie profonde, celle dans laquelle vivent les aborigènes avec leur culture et leurs croyances.

En bref, Wanda a été quand même une déception à cause du personnage pour lequel ce livre est dédié qui n'a pas réussi à m'accrocher. Alors que je m'attendais à vivre la destinée d'un personnage qui aurait dû me plaire du début à la fin, je n'ai pas réussi à m'y intéresser à partir du tiers du roman. D'ailleurs, j'ai bien failli abandonner ma lecture mais dépassée la moitié, je me suis dit qu'il pouvait y avoir un changement qui allait sûrement me faire apprécier Wanda davantage. Cela n'a pas été le cas.

Du coup, si vous vous lancez dans ce roman et si je devais vous le conseiller ce serait uniquement pour les personnages de Ningara et Jean-Phi qui valent vraiment le coup d'être connus lorsqu'ils se retrouvent seuls au milieu du bush australien. Cette partie est un véritable enchantement et une belle découverte d'un pays que l'on connaît si peu.


dimanche 3 septembre 2017

Les supplices de la passion

Auteur : Marc Gouraud
Editions : Edilivre (2014)
Nbre de pages : 231



Présentation de l'éditeur :
Julie Fronsac vient de réaliser son rêve : intégrer l’équipe du Commandant Philippe Dumas au sein de la brigade criminelle de Toulouse. Philippe Dumas est plus qu’un simple flic, presque une légende. Spécialisé dans la traque des pires criminels et la résolution des affaires les plus sordides, le Commandant Dumas a pour lui un palmarès forçant le respect. Mais Julie va devoir composer avec les multiples facettes de son énigmatique chef.
Flic aux méthodes plus que douteuses, amant au pouvoir de séduction fascinant et homme brisé par son passé : Julie découvrira son idole sous un tout autre jour.
Quand un terrible prédateur s’abat sur la ville rose, les heures sont comptées pour faire cesser les abominations du fou sanguinaire. Des heures qui vont plonger Julie dans l’horreur et la mener vers une vérité qu’elle n’aurait jamais pu imaginer !




Mon avis :

Ayant pu lire beaucoup d'excellents avis sur ce roman que j'ai acheté il y a quelques mois sur Feedbooks, j'ai eu envie de m'y plonger pour voir ce que cela donnait.

Contrairement à beaucoup de personnes et même si la plume de l'auteur n'y est pour rien, j'ai passé un bon moment mais certaines choses m'ont gênée.

Concernant les personnages, j'ai plutôt bien accroché qu'il s'agisse de Julie ou de Philippe; je trouvais que le couple qu'ils formaient était sympa à suivre, surtout qu'ayant vécu quelques mois une idylle un peu compliquée, ils ont de quoi nous fournir pas mal de choses sur l'un et sur l'autre. Surtout sur Philippe, d'ailleurs.

Mais Julie n'est pas en reste non plus et c'est à travers ces réminiscences qu'on va apprendre à la connaître plus en... détails...

Si les meurtres décrits dans ce roman sont totalement abjectes et peuvent donner quelques nausées (surtout ne le lisez pas juste après ou avant de manger), j'ai trouvé aussi que l'auteur poussait un peu loin par moment.

Je me suis dit aussi que si un détraqué lisait ce livre, on serait mal barré pour la suite ! 😛

Et en même temps, malgré ces détails très sordides sur ce que fait subir le tueur à ses victimes, je me disais qu'il me manquait un petit quelque chose pour que l'horreur soit à son comble. Marc Gouraud décrit un peu ce qu'il fait subir à ces femmes mais les détails en médecine, comme on peut en trouver chez d'autres auteurs de ce genre, sont un peu légers et j'aurais aimé que cela aille un peu plus loin. Je ne sais pas comment arriver à vous expliquer ce que j'attendais parce que j'ai moi-même un peu de difficulté à le comprendre !

Mais bref ! Ici les meurtres se succèdent mais n'allez pas croire qu'ils sont sans lien parce qu'il y en a bien un et de ce côté là, j'ai eu beau me creuser les méninges, je n'ai jamais réussi à trouver le coupable. Et pourtant...

Marc Gouraud sème par-ci par-là des petits détails qui devraient nous mettre la puce à l'oreille mais pris dans l'engrenage des histoires des uns et des autres en plus de l'enquête, on n'y fait pas attention, tout simplement.

Le personnage de Julie est intéressant à suivre, tout comme d'ailleurs celui de Philippe qui est très amoureux de cette femme mais qui est aussi très jaloux. Malgré leur différence d'âge (15 ans il me semble), cette passion le dévore de l'intérieur depuis que Julie a mis un terme à leur relation.

On va donc vivre une histoire de meurtres avec un couple de flics intimement lié à un moment donné, dont la relation est compliquée et qui bossent ensemble puisque Philippe est le chef direct de Julie. Cela va être un peu compliqué par moments surtout que Philippe est très porté... sexe !

Et là, j'avoue que j'aurais aimé que toutes les connotations sexuelles que fait Philippe durant le livre soient moins importantes. Au bout d'un moment, c'est lourd et pénible à lire. On finit par se dire qu'il va nous sortir encore une mauvaise blague dans laquelle le sexe sera forcément là. J'ai trouvé ça dommage mais, en même temps, cela démontre avec brio son obsession pour cette femme...

On va aussi avoir des souvenirs de Julie dans lesquels on va en apprendre aussi sur sa vie sexuelle... et j'avoue que je n'ai pas trop compris ce que cela pouvait apporter à l'enquête... sauf à dire que l'on va connaître bien en profondeur ce personnage. Est-ce important pour la suite ? Je n'en sais rien. En tout cas, ici, je ne vois pas ce que cela apporte mis à part vis-à-vis d'un personnage et encore. Le lecteur n'est pas non plus obligé de tout savoir excepté si l'auteur envisage de faire une nouvelle intrigue qui pourrait porter sur ce personnage.

Il y a donc eu des moments de flottement pour moi, entre deux crimes. Des moments où je me sentais extérieure à ce qui se déroulait parce que cela ne m'intéressait pas.

Pourtant, j'ai hurlé de rage lorsque le livre a bugué et est passé de la page 118 (où j'avais une révélation) et la page 178 !!!! Horreur !!!! J'ai été obligée de lire autre chose en attendant que le site sur lequel je l'avais acheté veuille bien me répondre sur le problème que je rencontrais pour y revenir quelques jours plus tard en constatant que les pages étaient revenues... D'ailleurs, cela dit en passant, Feedbooks n'a jamais répondu à mon souci... 😡

Donc, malgré des petits bémols, reprise de ma lecture pour ne plus la lâcher avant la fin, et en espérant que l'ebook ne me fasse plus défaut.

Et c'est là que j'ai commencé vraiment à me dire que ce personnage pouvait être le coupable, ou bien celui là. Mais pour certains ça ne pouvait pas coller... Alors, j'ai cherché, j'ai creusé et j'en suis arrivée à la fin où là j'ai été scotchée et je me suis dit : "ben oui ! Mais c'est bien sûr !"

Et là toutes les pièces se mettent en place, se dévoilent et on se dit que malgré ses défauts, Les supplices de la passion est quand même bien mené mais surtout bien écrit. Le seul bémol du côté de l'écriture réside dans le fait qu'il y a un médecin légiste italien et que l'auteur change les "u" en "ou" mais cela ne se fait pas sur tous les mots en "u". Et là, j'ai tiqué. Quand on entend un italien parlé, effectivement, la prononciation de cette lettre diffère mais c'est sur l'ensemble des mots et non pas uniquement sur certains. C'est la seule chose qui m'ait contrariée dans l'écriture de ce roman.

Mis à part ce petit détail (oui je sais je suis tatillonne), j'ai beaucoup aimé l'écriture de Marc Gouraud qui est autant agréable que fluide, prenante et stressante quand il le faut. Je me suis aussi pas mal attachée à Julie et vu comment cela se finit, je sais que je lirai le nouveau titre de l'auteur La justice des fous. Je ne sais pas si je l'achèterai sur le même site que Les supplices de la passion parce qu'avouez que ce n'est pas folichon d'être coupé en pleine lecture, surtout à un moment fort de l'histoire mais je l'achèterai avec plaisir.

En bref, Les supplices de la passion est bon thriller qui sait donner de l'adrénaline avec des personnages que l'on suit avec plaisir et angoisse. J'ai passé un bon moment avec, même si j'ai eu un peu de mal au départ, le temps que cela se mette en place. Après, passé la moitié du roman, je n'ai plus pu le lâcher. Marc Gouraud est un auteur qui mérite que l'on découvre ses romans et je vous invite à faire de même, surtout qu'à 2€ le livre numérique, on ne se ruine pas.