mardi 22 août 2017

Le diable en personne

Auteur : Peter Farris
Editions : Gallmeister (2017)
Nbre de pages : 265

RENTREE LITTERAIRE 2017


Présentation de l'éditeur :
En pleine forêt de Géorgie du Sud, au milieu de nulle part, Maya échappe in extremis à une sauvage tentative d’assassinat. Dix-huit ans à peine, victime d’un vaste trafic de prostituées géré par le redoutable Mexico, elle avait eu le malheur de devenir la favorite du Maire et de découvrir ainsi les sombres projets des hauts responsables de la ville. Son destin semblait scellé mais c’était sans compter sur Leonard Moye, un type solitaire et quelque peu excentrique, qui ne tolère personne sur ses terres et prend la jeune femme sous sa protection,. Une troublante amitié naît alors entre ces deux êtres rongés par la colère.


Mon avis :

J'ai lu ce titre la semaine dernière et j'ai beaucoup aimé le découvrir.

Non seulement j'ai évolué dans une atmosphère pesante mais les personnages que nous rencontrons et notamment Léonard et Maya  m'ont beaucoup plu.

Le résumé de l'éditeur en dit suffisamment pour le lecteur. Je ne rajouterai donc rien.

Ce que je peux dire, par contre, c'est que Peter Farris signe avec ce deuxième roman, une oeuvre exceptionnelle sur des personnages peu recommandables et d'autres très atypiques.

Léonard un homme qui va très vite s'attacher à Maya et qui, par son côté étrange parce qu'il vit avec un mannequin en caoutchouc, ne fait pas l'unanimité dans la ville la plus proche. De plus, le fait qu'il n'ait plus sa femme avec lui sans que l'on en connaisse les raisons alimente les ragots. Tout le monde veut savoir mais personne n'ose poser la question à cet homme bourru, peu enclin à la discussion.

Maya sera la seule à trouver les mots pour le faire parler... et encore... C'est surtout sa condition de prostituée échappée d'une tentative de meurtre qui va faire que Léonard va la prendre sous son aile et accepter d'elle ce qu'il refuse aux autres.

Il utilisera tous les moyens pour la sauver et cela commence dès le début...

L'écriture est directe. Pas de fioritures avec Peter Farris et cela colle parfaitement au style de ce roman noir.

C'est sombre. Il n'y a pas de quartier ni d'un côté, ni de l'autre.

Le diable en personne a été une lecture prenante, époustouflante lors de laquelle j'ai retenu ma respiration bon nombre de fois. Je me suis régalée et je me suis vite attachée à Léonard et Maya et j'ai a-do-ré voir leur attachement se faire petit à petit que l'on avance.

Une chose est sûre, ce titre là me donne cruellement envie de découvrir son tout premier roman, Dernier appel pour les vivants, parce qu'il a été écrit après que l'auteur fut victime d'un braquage dans une banque dans laquelle il travaillait.

Cela doit être du brut de décoffrage (en tout cas c'est ce que j'imagine) vu ce que j'ai pu lire dans Le diable en personne et ça me donne trop trop trop envie.

En bref, si vous aimez les romans qui ne ménagent pas le lecteur, qui envoient du lourd et qui vous emportent dans un univers de drogue, prostitution et corruption, n'hésitez pas à vous pencher sur Le diable en personne de Peter Farris. Il est excellent !!

vendredi 18 août 2017

Enterrées vivantes

Auteur : Arno Strobel
Editions : L'Archipel (2017)
Nbre de pages : 299


Présentation de l'éditeur :
Quand elle ouvre les yeux, rien. Le noir total. Si elle essaie de bouger, elle se cogne de tous côtés contre une paroi. Elle se sait prise au piège. Enfermée dans un cercueil, d’où personne ne peut l’entendre crier.
Quand Eva se réveille, elle comprend qu’il s’agissait d’un cauchemar. Mais le soulagement n’est que de courte durée : elle remarque sur son corps des traces de coups, comme si elle avait réellement été molestée ou qu’elle s’était débattue.
Au même moment, à Cologne, la police découvre le corps d’une femme enterrée vivante dans un cercueil…



Mon avis :

Lu en lecture commune avec Amandine, de la chaîne Amandine love reading, je n'ai pas lu ce roman, je l'ai dévoré.

Pourtant, je l'ai laissé traîner trop longtemps dans ma PAL alors même que le pitch m'avait accrochée dès sa lecture : une jeune femme, en se réveillant, se retrouve dans un cercueil et tente d'en sortir. Elle se cogne partout ; elle crie ; elle fait tout ce qu'elle peut pour sortir de là sans y parvenir et elle s'évanouit. A son réveil, elle se retrouve dans son lit et pourtant les échymoses qu'elle a sur le corps laissent supposer que sa nuit n'a pas été de tout repos.

Là encore, c'est une excellente lecture que je ne peux que vous conseiller tant j'ai été prise dans l'engrenage qui se déroulait dans la vie d'Eva.

Alors qu'elle n'arrive pas à reprendre pied par rapport à ce qui lui est arrivé, elle apprend qu'une jeune femme est morte, retrouvée nue dans un cercueil.

Coïncidences ou pas ?

Et on va suivre Eva tout au long de sa recherche de la vérité. On apprendra qui elle est, d'où elle vient; on fera la connaissance de tous ceux qui l'entourent (amis, famille...) mais aussi d'autres personnages et notamment Britta et puis celui dont on ne connaît pas le nom. Celui qui tue.

Je ne souhaite pas vous parler de tous ceux qui composent cet excellent thriller pour vous permettre de les découvrir par vous-même tant ils font régner une ambiance sombre, pesante. Je me suis posée énormément de questions sur les uns et les autres, tentant de savoir avant l'heure qui faisait tout ça à Eva, qui tuait ces femmes.

Enterrées vivantes est tellement prenant qu'il entraîne une addiction déconcertante.

Les chapitres sont très courts ce qui donne une dynamique indéniable à cette lecture et le fait d'avoir des chapitres où s'alternent les personnages donnent encore plus l'envie de poursuivre, d'en savoir toujours plus.

Je n'ai jamais réussi à savoir ce qu'il en était et la révélation m'a mise à plat. J'étais bluffée par ce que l'auteur m'avait fait vivre. Je n'en revenais pas et encore aujourd'hui, j'ai du mal à réaliser ce qu'il m'a fait découvrir.

Quel uppercut !

Je lis beaucoup de thrillers/policiers, en ce moment, et je me régale avec chacun d'entre eux mais Enterrées vivantes a des personnages qui cachent tellement de choses que le lecteur ne peut pas s'empêcher de vouloir avancer pour savoir ce qu'il en est pour chacun d'entre eux.

L'addiction est là. Les questions aussi. On tourne les pages encore et encore sans pouvoir/vouloir s'arrêter.

Je me suis régalée et je vous le conseille fortement. Il faut que vous découvriez Eva et sa vie, ses amis, ses doutes, ses angoisses... N'hésitez pas une seconde.

Amandine a été autant bluffée que moi. Vous pouvez voir son avis dans son dernier Point lecture ici.


jeudi 17 août 2017

Des garçons bien élevés

Auteur : Tony Parsons
Editions : La Martinière (2015)
Nbre de pages : 427


Présentation de l'éditeur :


Ils sont sept.
Ils se connaissent depuis vingt ans, tous anciens élèves de la très prestigieuse école de Potter's Field.
Des hommes venus des meilleures familles, riches et privilégiés.
Mais quelqu'un a décidé de les égorger un à un.
Quel secret effroyable les lie ?
Sur quel mensonge ont-ils construit leur vie ?

L'inspecteur Max Wolfe va mener l'enquête, depuis les bas-fonds de Londres jusqu'aux plus hautes sphères du pouvoir. Au péril de sa vie.


Mon avis :

Tout commence par un prologue déconcertant, affligeant, impensable par son ignominie. L'entrée en matière est extrême. Je n'en dirai pas plus sinon vous seriez mis sur la piste de ce qui va se dérouler dans le roman...

Et puis, démarre le chapitre 1 et on se retrouve propulser plusieurs années plus tard aux côtés de l'inspecteur Wolfe. Il a la trentaine, élève seul sa fille de 5 ans. Où est passée sa femme ? Qu'est-il advenu d'elle ? Là encore, l'auteur ne nous dévoile rien... pour l'instant.

Wolfe est un flic avec du caractère qui m'a beaucoup plu. Ce genre de mec qui n'hésite pas à aller contre les décisions de ses supérieures parce qu'il sait au fond de lui qu'ils se plantent. Son attitude ne plaît pas mais force est de constater que bon nombre de fois, Wolfe a eu raison. Même si son comportement ne plaît pas, le fait d'éviter un énième acte de terrorisme lui vaut une promotion et il se verra transférer aux Homicides dont le service est géré par le DCI Mallory (inspecteur en chef) afin de résoudre une succession de meurtres atroces.

C'est un roman que j'ai adoré découvrir tant dans son écriture que dans ses personnages et son intrigue.

Cette dernière est très bien menée du début à la fin. Je n'ai jamais su qui avait pu agir avant les révélations, même si j'avais par contre trouvé la motivation sur ses meurtres.

Le style est addictif, très fluide et prenant à tel point qu'il est difficile voire même quasiment impossible de lâcher le roman avant la fin.

Le rythme est là grâce à des chapitres entraînant qui se lisent hyper vites malgré leur petite longueur.

J'ai de suite accroché à l'inspecteur Wolfe parce qu'il traîne une part d'ombre dans sa vie personnelle mais aussi parce qu'il prend sur lui pour essayer de garder son calme alors que son caractère est très loin d'être serein, apaisant. C'est une boule de nerfs que l'on apprend à découvrir petit à petit, tout comme ses nouveaux collègues de boulot qui n'ont pas une bonne opinion de lui.

C'est un homme qui ira jusqu'au bout de ses convictions quoi qu'il puisse lui en coûter, même s'il n'oublie jamais qu'il est papa...

Lorsque je suis entrée dans ce roman, je ne m'attendais pas à découvrir une histoire aussi sombre et cruelle qui m'a profondément touchée et marquée.

Je ne peux pas vous en dire plus, malheureusement, parce que cela risquerait de vous mettre sur la piste de ce qu'il va se passer ici mais honnêtement si vous aimez les thrillers bien menés avec un inspecteur qui n'a pas froid aux yeux quoi que cela puisse lui en coûter, foncez !

En bref, Des garçons bien élevés a été une excellente découverte qui met en exergue un personnage récurrent, Max Wolfe, que j'ai regretté de quitter à la fin de ce tome. Heureusement pour moi, j'ai la suite des enquêtes de Max dans ma PAL et j'ai hâte de la découvrir.

Je vous précise aussi que ce titre là est paru en format poche aux Editions Points si cela peut davantage vous inciter à le découvrir à votre tour.

vendredi 11 août 2017

Tout plutôt qu'être moi

Auteur : Ned Vizzini
Editions : 10/18 (2017)
Nbre de pages : 429

RENTREE LITTERAIRE 2017
A paraître le 17 août 2017



Présentation de l'éditeur :

Comme beaucoup d’adolescents, Craig est bien décidé à réussir sa vie. Il intègre l’une des plus prestigieuses prépas de New York, de celles qui font de vous un homme et assurent votre avenir. Seulement, au bout d’un an, il ne mange plus, ne dort plus, n’arrive plus à se lever, pense sans arrêt à ses devoirs, ses exams et à la jolie copine de son meilleur ami. Pour faire front à tout ça, il ne trouve d’autre solution que de fumer de l’herbe en glandant pendant des heures. Craig est pris dans une spirale d’anxiété, d’inquiétudes, de peurs qui l’acculent et le paralysent. Comment en est-il arrivé là ?



Mon avis :

Ce roman a été d'abord publié aux Editions La Belle Colère que j'ai connues il y a peu en lisant Nous, les déviants que j'ai adoré.

Dans Tout plutôt qu'être moi, on va faire la connaissance d'un adolescent de 15 ans, Craig, extrêmement intelligent et ayant réussi le concours de la meilleure prépa de New York qui lui ouvrira les portes de Wall Street.

Malheureusement, après avoir réussi le concours d'entrée dans cette école prestigieuse, Craig tombe petit à petit dans la dépression et nous allons suivre son parcours que j'ai beaucoup aimé lire.

Autant dire que je pensais avoir affaire à un roman qui me plomberait le moral avec un adolescent qui tomberait bien bas et qui aurait du mal à remonter la pente.

Je pense que si cela avait été le cas, mon cœur de maman ne l'aurait pas supporté.

Or, j'ai été très surprise de constater que ce livre se lit avec une facilité déconcertante, d'autant qu'il est bourré de petits moments drôles et touchants.

Craig est un gamin qui se pose tellement de questions sur sa vie après l'école qu'il s'en rend littéralement malade. Le fait d'être entré dans cette école prestigieuse va le bouffer de l'intérieur.

Et là, en tant que parent, je me suis surtout rendue compte à quel point ces écoles de prépa pouvaient être un enfer pour nos gamins. Toujours être au top, le meilleur parmi les meilleurs est un sentiment tellement difficile à porter que j'avoue que pour un gamin de 15 ans, ça ne doit pas être évident du tout.

J'ai vécu cette lecture avec d'autant plus d'angoisse que ma fille souhaitait faire une classe de prépa ingénieur et qu'une de ses copines est entrée dans l'une d'elle depuis cette année...

Les difficultés sont là et bien là. C'est un sujet sensible parce qu'on parle d'élite et qu'on ne touche pas à ces écoles si bien notées.

Pourtant, la vie que mène les élèves est loin d'être idéale et il faut un moral d'acier et une santé de fer pour tenir la barre.

Craig nous explique très bien ce qui l'angoisse et il devra prendre sa décision pour arriver à se sortir de ce cercle infernal. Pas facile lorsque l'on a 15 ans, que l'on a bossé tellement dure pour accéder à ce genre d'école.

Faut-il continuer au risque que la santé se détériore d'autant ? Peut-on envisager une autre carrière que celle que l'on s'était fixé tout simplement parce que le cerveau ne fonctionne pas comme on le voudrait ? Comment vont réagir les parents ?

Autant de questions, autant de pression.

Tout plutôt qu'être moi est un excellent roman qui parle d'un sujet que l'on aborde peu : la dépression chez l'adolescent. Mais c'est tellement bien mis en avant, tellement bien mené par une écriture simple, drôle, très fluide et accrocheuse qu'à aucun moment je ne me suis sentie abattue.

Ned Vizzini a fait un roman très beau, très drôle et très touchant avec un personnage que j'ai adoré suivre durant ces 400 pages.

La rentrée littéraire, cette année, nous propose vraiment des livres de qualité, et chez 10/18, avec ce titre là, j'en fais même un joli coup de cœur et je vous le conseille fortement.


jeudi 10 août 2017

Une histoire des loups

Auteur : Emily Fridlund
Editions : Gallmeister (2017)
Nbre de pages : 296


RENTREE LITTERAIRE 2017
A paraître le 17 août 2017


Présentation de l'éditeur :
Madeline, adolescente un peu sauvage, observe à travers ses jumelles cette famille qui emménage sur la rive opposée du lac. Un couple et leur enfant dont la vie aisée semble si différente de la sienne. Bientôt, alors que le père travaille au loin, la jeune mère propose à Madeline de s’occuper du garçon, de passer avec lui ses après-midi, puis de partager leurs repas. L’adolescente entre petit à petit dans ce foyer qui la fascine, ne saisissant qu’à moitié ce qui se cache derrière la fragile gaieté de cette mère et la sourde autorité du père. Jusqu’à ce qu'il soit trop tard.


Mon avis :

Premier roman de la rentrée littéraire 2017 que je lis et je dois dire que j'ai encore reçu une claque avec ce roman des éditions Gallmeister. 

Ici, nous allons suivre Madeline, une adolescente de 15 ans, vivant au fin fond d'une forêt avec ses parents. 

L'atmosphère est plutôt bizarre dès le début : on comprend que Madeline épie ses nouveaux voisins, un couple avec un jeune enfant de 4 ans et va petit à petit s'insérer dans leur existence. Elle deviendra même la nounou de Paul, le fameux gamin. 

On ne nous dit pas grand'chose des parents de Madeline ; on ne nous les décrit que rarement. On sait juste qu'ils vivent assez éloignés de la ville. On comprend qu'il s'agit sûrement d'une réserve (indienne?) mais rien n'est dit franchement. 

En général, je n'aime pas vraiment ces romans où l'on me laisse deviner les choses. Je suis quelqu'un qui aime que tout soit clair et précis dans ce que je lis. Pourtant, ici, je me suis laissée emporter par la narration de Madeline. 

On comprend aussi que quelque chose est arrivé à Paul puisque, lors de sa narration, Madeline (qui se fait appeler Linda lorsqu'elle rencontre ses voisins) va parler d'un procès. 

Tout au long du roman, on va être sur cette interrogation de savoir ce qui est arrivé à Paul, pourquoi et comment cela s'est produit. 

Cette tension pour connaître la vérité, assortie d'une ambiance ambivalente avec des personnages très bizarres dans leurs comportements, font que le lecteur poursuit sa lecture et garde toujours autant de questions qu'au début. 

Je ne vous parlerai pas des thèmes abordés dans ce roman sous peine de vous mettre sur la voie de ce qui est arrivé à Paul. Mais je peux vous dire que plus j'avançais et plus je commençais à comprendre ce que Madeline essayait de nous expliquer. 

Les mots sont difficiles à sortir et elle se confie petit à petit. 

Ce roman est un peu comme un journal intime qu'elle nous confierait. Sa façon de se vider l'esprit, de se chercher une porte de sortie, une sorte de rédemption face à ce qu'elle a fait ou n'a pas fait. 

En tout cas, j'ai passé un excellent moment avec cette lecture très étrange qui ne plaira pas à tout le monde. Je m'attendais à quelque chose de sanglant, à un genre thriller oppressant qui me ferait me retourner le cerveau. 

Si vous cherchez le côté bien stressant du thriller, passez votre chemin. Ce roman n'est pas du tout de ce style là. Par contre, il est effectivement oppressant dans le sens où on se pose beaucoup de questions sur les uns et les autres, sur le fait que cette tension monte au fur et à mesure que Madeline dévoile les choses. 

En bref, Une histoire des loups est un roman qui m'a beaucoup plu, qui garde un rythme assez lent et dont il faut prendre son temps pour le déguster. Si vous faites partie de ces lecteurs, aucun doute qu'il vous accaparera et vous emportera du début à la fin.

mercredi 9 août 2017

Le tricycle rouge

Auteur : Vincent Hauuy
Editions : Hugo Thriller (2017)
Nbre de pages : 490


Présentation de l'éditeur :
Noah Wallace est un homme usé, l'ombre du brillant profileur qu'il était jusqu'à ce qu'un accident lui enlève à la fois sa femme et sa carrière. Mais une carte postale trouvée sur le lieu d'un crime atroce au Canada l'implique directement et le ramène à une série de meurtres commis cinq ans plus tôt. Dans le même temps, à New York, la journaliste-blogueuse Sophie Lavallée enquête sur un reporter disparu dans les années soixante-dix. Et si les deux affaires étaient liées par le même sombre secret ?


Mon avis :

Après un roman tel que La marche du mort, j'avais envie de me plonger dans un thriller qui me ferait passer un moment suffisamment stressant, angoissant, perturbant que j'en oublierai les personnages de Gus et Call et toutes les émotions par lesquelles j'étais passée avec le roman de Larry McMurtry.

J'ai jeté mon dévolu sur Le tricycle rouge de Vincent Hauuy et très honnêtement :  qu'est-ce que j'ai bien fait !

Comme d'hab', je ne referai pas de résumé vu que celui des éditions Hugo est suffisamment complet pour vous mettre l'eau à la bouche.

Ce que vous avez besoin de savoir pour vous laisser tenter par cette lecture, c'est que le personnage de Noah m'a tellement plu et m'a fait me poser tellement de questions, que je n'arrivais pas à lâcher ce bouquin.

C'est un homme meurtri dans sa chair et sa tête à cause d'un grave accident de voiture subi cinq ans en arrière, lors d'une course poursuite contre un serial killer qui lui avait enlevé sa fiancée.

Noah était profiler à cette époque et même s'il travaille dans une toute autre activité depuis son accident, il reste quand même disponible pour la police, surtout que de nouveaux meurtres sont perpétrés et qu'ils ressemblent étrangement à ceux commis par le tueur qui lui a gâché sa vie.

Mais pourquoi le titre ? Tout simplement parce que le prologue commence par un accident dont est victime un petit garçon dévalant une route à toute vitesse sur un tricycle rouge... mais pourquoi ce garçon est-il nu ? Que fuit-il ?

Ca, il faudra lire le roman pour le savoir et je peux vous promettre qu'à aucun moment vous ne saurez qui est ce gamin et ce jusqu'à la fin.

Ce livre est magnifiquement écrit et organisé dans son intrigue.

Les personnages sont bluffants à tel point que l'on ne s'imagine pas du tout ce qu'ils nous réservent.

Entre Noah et ses difficultés physiques mais aussi et surtout ses capacités mentales qui m'ont fait délirer d'angoisse et tout ceux qui gravitent autour de lui durant l'enquête, je me suis laissée emporter, abuser par l'auteur.

Il y a aussi le personnage de Sophie, jeune journaliste-blogueuse, qui n'est pas en reste et on se demande bien ce qui pourra lier Sophie à Noah.

Et là encore, vous allez être scotché par les révélations.

Ce roman se lit très rapidement, même si, comme je l'ai déjà dit, en ce moment j'ai plutôt un rythme d'escargot-tortue faisant une grosse sieste. Autrement dit, j'ai mis un peu plus de 4 jours pour en venir à bout mais cela n'est pas dû à un manque d'envie ou d'intérêt. Bien au contraire.

Les chapitres sont courts et très bien rythmés au point qu'on les enchaîne pour en savoir toujours plus.

En bref, Le tricycle rouge est un excellent page-turner que je ne peux que vous conseiller afin d'entrer dans la vie de Noah, de Sophie et tout ce qui se passe autour d'eux. Vous noterez d'ailleurs que si ce titre a reçu le Prix Michel Bussi ce n'est pas pour rien non plus... 😃

mardi 8 août 2017

La marche du mort / Lonesome Dove : Les origines

Auteur : Larry McMurtry
Editions : Gallmeister
Collection : Totem
Nbre de pages : 522


Présentation de l'éditeur :
Aux confins d’un Texas encore sauvage, les jeunes Augustus McCrae et Woodrow Call viennent de s’engager pour faire régner un semblant d’ordre dans ce pays en devenir. Sous-équipés, piètrement entraînés et mal dirigés, ils s’apprêtent à traverser une série d’expéditions et d’aventures plus dangereuses les unes que les autres. Tour à tour poursuivis par des Indiens, l’armée mexicaine ou des ours, ils devront se battre au milieu d’une nature hostile. Heureusement que les femmes sont là pour les laisser rêver à des jours meilleurs. Ce premier roman de la série Lonesome Dove nous présente la génèse du plus grand des westerns littéraires.


Mon avis :

J'ai lu ce livre en lecture commune avec Pauline d'Entre les pages et même si nous avons lu ce roman en décalage, lorsque nous en avons papoté par la suite, nous avons ressenti autant de frénésie et d'envie folle de retrouver les personnages et le regret d'avoir quitté trop tôt l'ambiance et les aventures qu'ils nous avaient fait vivre durant plus de 500 pages.

Ce roman fait partie d'une série et il est celui qui va nous faire connaître deux personnages que j'ai beaucoup aimé découvrir : Augustus McCrae (surnommé Gus) et Woodrow Call (appelé Call).

Le roman est scindé en quatre parties dont les deux premières font état de deux expéditions qui ne seront pas menées comme Gus et Call l'espéraient. C'est dans la première partie que les deux hommes vont se rencontrer et qui scellera leur amitié.

Bigfoot Wallace
Ils s'engagent comme Texas Rangers, espérant ouvrir une nouvelle voie vers le Nouveau Mexique dans la première partie puis faire fortune dans la seconde.

Deux expéditions que j'ai adorées suivre mais qui tournent vraiment au carnage avec ces indiens qui les suivent et les poursuivent.

Nous allons rencontrer les grands noms de l'histoire du western comme Bigfoot, Buffalo Hump (chef comanche), le major Chevallie (que l'on verra dans la première partie) et bien d'autres encore que je ne veux pas vous dévoiler pour ne pas vous enlever le plaisir de la découverte.
Buffalo Hump

Dans ce tome, et à travers ces expéditions qui finiront davantage par être de véritables aventures, nous allons nous « balader » aux côtés de Gus et Call qui sont très différents l'un de l'autre.

Le premier ne rêve que de fortune, mariage ou partager son lit avec des putains, sans oublier l'alcool, alors que le second est plus réservé et réfléchi dans son rôle de rangers.

Les échanges qu'ils nous donnent dans ce roman sont exceptionnels et offrent au lecteur ce côté dépaysant, d'autant que leur route sera semée d'embûches entre les comanches, les apaches, les ours, la chaleur ou le froid et le manque d'eau.

Nous sommes dans un roman typiquement western que j'ai adoré découvrir du début à la fin, avec une écriture très agréable, fluide et prenante.

Je ressentais toutes les angoisses de ces hommes tentant de rallier le Texas au Nouveau Texas ; j'ai senti la chaleur ou le froid me prendre en même temps qu'eux durant leurs périples ; j'ai angoissé aussi lorsque les indiens étaient à proximité parce que l'auteur ne nous cache pas la façon qu'ils ont de « jouer » avec les Blancs qui essaient d'élargir leur territoire au détriment des aborigènes.

D'un côté, j'étais cette femme blanche qui craint les indiens pour ce qu'ils faisaient subir à l'envahisseur et d'un autre je n'arrivais à accepter les horreurs qu'ils commettaient. Mais je pensais la même chose vis-à-vis de ces texans qui ne comprenaient pas ces indiens.

C'est en cela que j'ai beaucoup aimé Call qui petit à petit se rend compte de l'avantage que les autochtones avaient sur eux et il comprenait d'autant plus pourquoi ils avaient toujours une longueur d'avance sur l'expédition, pourquoi les indiens ne crevaient pas de faim, ni de soif. Comment, ils arrivaient à leur voler leurs chevaux sans que le groupe de rangers s'en aperçoive...

Call est un homme réfléchi qui réalise que pour s'en sortir, il va falloir qu'il évolue comme les indiens et peut-être faire comme eux, apprendre leur façon de progresser dans les déserts, se cacher sans être vu, combattre sans être victime...

Gus est totalement à l'opposé et j'avoue que par moment il m'énervait de foncer tête baissée uniquement pour être à la hauteur de Call. Un brin de jalousie s'installe...

Mais il y a aussi tous les autres personnages pour lesquels j'ai ressenti tellement d'empathie que je regrette tellllllement de les avoir quittés depuis maintenant près d'une semaine. Il n'empêche que malgré ça, le livre me reste en mémoire. Je revois parfaitement certaines scènes; je ressens encore cette chair de poule face aux descriptions des scalps, ou de la traversée d'un désert...

Si vous vous lancez dans cette lecture, nous ne le regretterez pas.

La marche du mort est un roman extraordinaire qui va vous emporter au Texas du 19ème siècle avec des Texas Rangers qui valent vraiment le détour, avec des paysages à couper le souffle et une fin qui ne donne qu'une seule envie continuer l'aventure avec ceux qui restent...

Parce que l'auteur ne ménage pas ces personnages, loin de là. Il y a de belles rencontres mais aussi beaucoup de pertes...

Alors si vous êtes férus d'aventure, de grands espaces, d'indiens et tutti quanti, n'hésitez pas une seconde à commencer cette saga phénoménale avec Les origines de Lonesome Dove. Quant à moi, j'ai noté les autres tomes de cette série que j'espère découvrir très prochainement, avec notamment Lune comanche qui est le deuxième volet.

lundi 7 août 2017

The Blackstone Affair : Ne t'enfuis pas (T3)

Auteur : Raine Miller
Editions : Presses de la Cité (2017)
Nbre de pages : 442


Présentation de l'éditeur :
Ils se déchirent. Ils se retrouvent.
Alors qu'Ethan et Brynne aspiraient désormais au bonheur parfait, leurs passés respectifs resurgissent. Un homme dont Brynne aurait aimé ne plus jamais entendre parler refait surface. De son côté, Ethan est de nouveau happé par ses cauchemars, qui le pressent vers les sombres souvenirs de sa jeunesse dans les Forces spéciales, des souvenirs qu'il se refuse à affronter. 
Un terrible accident dont Ethan réchappe de justesse leur fait finalement prendre conscience de leur devoir d'embrasser leur passé pour enfin se consacrer à l'avenir.


Mon avis :

Ce tome clôt la série consacré à Ethan et Brynne et j'étais curieuse de voir ce que l'auteur allait y mettre dedans parce que pour moi le tome 2 permettait de finir en beauté l'idylle entre ces deux personnages.

Alors, effectivement, il y a un besoin de faire ce tome là pour régler définitivement certaines choses mais cela traîne quand même un peu en longueur pour que cela arrive.

Jusqu'à, approximativement la moitié du bouquin, je me disais que c'était utile mais sans plus et puis il y a cette personne que doit rencontrer Brynne et puis les soucis effectivement d'Ethan avec ses cauchemars.

Je pensais d'ailleurs que ce tome allait se consacrer davantage sur ce syndrome de stress post-traumatique alors que finalement ce n'est pas vraiment le cas. On en parle bien sûr mais l'auteur ne se concentre pas uniquement sur ça et j'ai trouvé que c'était dommage.

Il sera difficile de parler de ce qu'il se passe même au début du roman parce que cela va vous spolier complètement le tome 2.

Mon avis va donc être très court.

Globalement, le tome est bon et à de l'attrait. Je ne me suis pas ennuyée et j'ai une affection toute particulière pour Ethan même si son côté trop protecteur m'énerve un peu.

Cela se lit très bien et très vite, même si j'ai mis 4 jours pour en venir à bout par manque de temps.

En tout cas, j'ai été ravie de retrouver ce couple auquel j'ai très bien accroché dès le début et même si les scènes de sexe sont encore très présentes en début de tome, cela se calme par la suite parce qu'Ethan et Brynne ont bien d'autres soucis à régler...

La trilogie est agréable, même si elle a ses petits défauts. Je n'ai pas regretté de l'avoir lue et comme l'auteur ne sait pas si les aventures de Brynne et Ethan vont s'arrêter là, il est très probable que je les retrouve un jour ou l'autre, sans que cela me dérange.

Et vous ? Vous sentez-vous prêtes à les découvrir à votre tour ?

En tout cas, je l'espère...

lundi 31 juillet 2017

L'affaire Cendrillon

Auteur : Mary Higgins Clark
Editions : Le livre de poche (2016)
Nbre de pages : 404


Présentation de l'éditeur :
Une ravissante étudiante, un petit ami suspect, un célèbre réalisateur de Hollywood, des millionnaires, des stars du show-biz... et un meurtre jamais élucidé.
Quel meilleur scénario pour Suspicion, célèbre série de télé-réalité qui reconstitue des cold cases avec la participation des proches de la victime ? Encouragée par l'énorme succès de son émission pilote, la productrice Laurie Moran a choisi de s'attaquer à l'« affaire Cendrillon » : l'assassinat de Susan Dempsey, une étudiante retrouvée près d'une somptueuse villa de Hollywood... étrangement chaussée d'un seul escarpin. L'émission pourrait bien faire exploser l'audimat. En braquant les projecteurs sur un coupable plus dangereux qu'on ne le pense...
Pour la première fois réunies, Mary Higgins Clark et Alafair Burke, la nouvelle star du polar et digne fille de son père James Lee Burke, donnent le meilleur d'elles-mêmes dans un suspense étonnant.


Mon avis :

Cela faisait plus de quinze ans que je n'avais pas lu du Mary Higgins Clark et c'est à l'occasion du concours organisé sur mon blog et ma page "Jamais sans mon Mary Higgins Clark", en association avec Le livre de poche, que j'ai pu relire cette auteur avec "L'affaire Cendrillon" et ça m'a fait un bien fou.

Après avoir lu des dizaines de ses romans (La maison du guet, Recherche jeune femme aimant danser, La clinique du Dr H, La nuit du renard...) bien avant l'ouverture de mon premier blog, j'étais à la fois excitée de m'y remettre et un peu angoissée de savoir si l'histoire allait être à la hauteur de mes attentes.

Je ne referai pas de topo sur l'intrigue vu que le résumé est assez explicite pour que vous vous fassiez une idée dessus.

Ce que je peux vous dire c'est que j'ai passé un super moment en compagnie de Laurie, jeune femme qui en veut pour trouver le fin mot de ce meurtre, et que Mary Higgins Clark, associée à Alafair Burke (que je ne connaissais pas jusque là), m'a donné bien envie de continuer à la lire.

Je me suis laissée emporter par cette histoire, comme je le faisais 15 ans auparavant.

C'est fluide, addictif et les personnages (même s'ils ont leur défaut) sont suffisamment étoffés pour rendre intéressante la lecture.

J'avoue que je me suis laissée emporter sans chercher à savoir qui avait perpétré le meurtre de Susan Dempsey, même si par moment je me posais quand même des questions sur les uns et les autres.

Mais je n'ai jamais vraiment réussi à démasquer le coupable.

Les auteures mènent l'enquête avec brio et le lecteur se laisse prendre dans les rets du filet sans le vouloir.

La fin est peut-être un peu rapide mais dans l'ensemble j'ai vraiment passé un super moment de lecture-détente avec ce livre. Je n'en attendais pas moins de lui, en plus de me donner envie de reprendre la découverte de Mary Higgins Clark avec ses derniers romans.

Le but a été largement atteint et je compte bien en lire quelques uns de temps en temps.

Un petit Mary Higgins Clark entre deux autres lectures plus conséquentes, ça ne fait pas de mal du tout et avec le temps je l'avais oublié. Mais c'est maintenant chose réparée.


dimanche 30 juillet 2017

Emmy & Oliver

Auteur : Robin Benway
Editions : Nathan (2017)
Nbre de pages : 436


Présentation de l'éditeur :
Depuis leur naissance, Emmy et Oliver sont inséparables. Mais alors qu'ils ont 7 ans, Oliver est enlevé par son père et disparaît de la vie d'Emmy, laissant derrière lui un vide impossible à combler. 

Dix ans plus tard, Oliver est de retour. Emmy ne l'a jamais oublié. Pourtant, au moment de le revoir, le doute l'étreint : que reste-t-il de leur amitié après une si longue absence ?Emmy tente alors de retrouver sa place dans le cœur d'Oliver.


Mon avis :

Cela faisait un petit moment que je n'avais pas lu de roman jeunesse et j'ai eu envie de découvrir le dernier titre de Robin Benway que j'avais découverte avec sa duologie La pire mission de ma vie que j'avais beaucoup aimé.

Ici, le sujet est très différent puisque nous allons faire la connaissance de deux enfants de sept ans, Emmy et Oliver, qui ne se quittent quasiment pas depuis qu'ils sont en âge d'aller à l'école. Ils sont meilleurs amis voire même plus. Mais un jour, à la sortie de l'école, Oliver monte dans la voiture de son père et ne revient jamais. Ce kidnapping dure dix ans et touche profondément Emmy. Jusqu'au jour où, à 17 ans, Oliver revient. D'abord ravie et choquée par cette nouvelle, Emmy ne sait pas trop comment Oliver va réagir à se retour mais surtout sera-t-il le même qu'il y a 10 ans en arrière ?

Comment vous expliquer que je m'en suis voulue d'avoir laissé ce roman aussi longtemps dans ma PAL puisqu'il est sorti en avril dernier ?

Je m'en veux énormément parce que je l'ai mangé dans la journée où je l'ai commencé.

Je me suis terriblement attachée à Emmy et Oliver pour diverses raisons :
  • Emmy, parce qu'elle a du mal à reconnaître ce garçon qui était toute sa vie avant sa disparition et qu'elle ne sait pas trop comment aller vers lui, lui parler, faire comme si de rien n'était (?), passer sous silence ces 10 années d'absence ? 
  • Oliver parce qu'il a forcément changé mais on ne se doute pas à quel point. C'est un jeune homme qui essaie de retrouver sa place dans une ville et une famille qui s'est reconstruite après sa disparition. 

Alors oui, j'ai eu un peu mal au cœur par moment parce qu'il est forcément touchant ce bouquin. Par ce que Robin Benway sait très bien mettre en avant toutes les émotions de ces adolescents qui se cherchent et ont envie de retrouver cette complicité et proximité qu'ils avaient avant qu'Oliver soit enlevé.

Heureusement, il y a leurs amis, Caroline et Drew, qui savent mettre de l'ambiance et donner un peu de légèreté dans des moments semi-tragiques. Je les ai adorés tous les deux avec leurs qualités et leurs défauts.

C'est aussi l'histoire de ces adultes qui tentent de faire le bien et qui finalement font des erreurs sans s'en rendre compte. D'abord, les parents d'Emmy qui depuis la disparition d'Oliver la surprotègent et ne pensent pas à mal. Et puis, la mère d'Oliver une fois qu'il revient et qui a l'impression de ne plus connaître son fils et de se noyer avec lui dans une incompréhension qui risque de leur être fatale.

Emmy & Oliver n'est pas juste un roman YA comme je l'avais pensé au départ qui serait un peu trop gnan-gnan pour moi.

Il touche un sujet profond, délicat et très bien amené ici.

Si je l'ai lu dans la journée c'est que forcément tout m'a plu et je n'avais pas envie de quitter les uns et les autres alors qu'il fallait qu'ils suivent leur route et moi, la mienne...

En bref, si vous avez un roman jeunesse à lire et faire lire à vos enfants en cette période estivale, je vous conseille Emmy & Oliver qui vous apportera autant d'émotions qu'à ses personnages. Je me suis régalée à le découvrir, j'ai eu l'estomac serré, la gorge nouée et je n'ai eu qu'un seul regret : ne pas l'avoir lu bien avant. Alors, ne faites pas la même erreur que moi.

vendredi 28 juillet 2017

Vaticanum

Auteur : JR Dos Santos
Editions : HC Editions (2017)
Nbre de pages : 632


Présentation de l'éditeur :
Alors que Tomàs Noronha travaille dans la nécropole du Vatican à la recherche des ossements de saint Pierre, le pape le fait appeler dans ses appartements privés qu'il n'occupe plus que pour ses rendez-vous en journée. Il a besoin de son aide pour enquêter sur un vol commis au sein même de la Cité du Vatican.
(...)
Historien et cryptanalyste, Tomàs ne comprend d'abord pas très bien pourquoi on fait appel à lui. Il commence cependant à faire des découvertes très surprenantes, qui mettent en cause de grands figures de l'Histoire du XXème siècle.




Mon avis :

Après Furie divine que j'ai dévoré l'année dernière, voilà le dernier JR Dos Santos que je me suis régalée à découvrir il y a quelques jours. 

Tout commence par un cambriolage au sein du Vatican. Deux hommes, Ibn Taymiyyah et Abu Bakr font tous les étages et forcent l'ensemble des coffres forts du premier au quatrième étage, là où se situe le bureau de plus important. Ils récolteront un peu d'argent mais surtout des documents top secret que le Vatican gardait bien précieusement. Au sol, ils laisseront une seule empreinte... 

Par la suite, on retrouve Tomàs Noronha et sa fiancée Maria Flor dans les sous-sols de la Basilique. Il
Tombes dans la nécropole
a été embauché par le Pape lui-même pour retrouver les ossements du Premier Pape, Pierre. Alors qu'il fait cette importante découverte et que les ossements sont envoyés pour analyse, le Pape lui indique que sa mission est écartée et qu'il est doit désormais les aider à savoir qui, comment et pourquoi on a cambriolé le Vatican ? 

Et autant vous dire que vous n'allez pas réaliser dans quoi vous allez être embarqué durant les 600 pages de ce roman. 

Nous allons découvrir les prophéties de Malachie, Pie X et Fàtima dont certaines se sont révélées exactes durant l'Histoire. 

Maquette de la Cité du Vatican
Vous serez bluffé par tout ce que vous allez découvrir sous le décor du Vatican et notamment les diverses personnalités dont il sera question ici. 

Le Pape en place est le successeur de Benoît XVI. Mais je ne dirai rien de plus vu que l'auteur ne le cite jamais durant tout son ouvrage. 

Nous allons jongler entre des faits réels et de la fiction qui se mélangent à merveille

JR Dos Santos nous plonge dans un thriller psychologique extrêmement concis que j'ai adoré lire en prenant mon temps pour bien cerner tous ceux qu'il met en avant dans chaque chapitre. 

La lecture est extrêmement fluide et prenante. Les chapitres sont courts et vous emportent systématiquement dans l'engrenage d'en vouloir toujours plus. La fin de chaque chapitre apporte une problématique qui pousse le lecteur à continuer encore et encore. 

Malgré ces 600 pages, ce "parpaing" n'a rien d'indigeste

On ne voit pas vraiment ce que l'auteur va nous dévoiler jusqu'au milieu du livre et puis, petit à petit, alors que la vie du Pape est en jeu, tout se bouscule ; les pièces du puzzle se mettent en place doucement mais sûrement et on s'en délecte mais on sort de cette lecture totalement ébranlé par cette vérité qu'il nous dévoile... 

J'ai d'ailleurs fait quelques recherches par la suite et j'ai été estomaquée de constater la véracité de ce qui est mis dans Vaticanum... 

Si Furie divine touche un sujet d'actualité avec des rebondissements incessants et de l'action à outrance, Vaticanum est un huis-clos au sein de la Cité vaticane angoissant par les révélations que l'auteur nous inflige. 

J'aime tout particulièrement ce genre de roman qui mêle la fiction à la vérité et qui bouleverse le lecteur par cette cruelle dénonciation remise au goût du jour... 

En bref, Vaticanum est un pavé qui se lit extrêmement bien et facilement ; les faits qu'il dévoile n'en surprendra peut-être pas beaucoup. Malgré tout, il laisse un goût amer au fond de la bouche et d'une certaine manière, on ferme le roman en se disant : et si.... 

Même si j'ai mis quasiment la semaine pour le lire, je me suis régalée à le découvrir et je ne peux que vous pousser à vous y plonger dedans à votre tour.

lundi 24 juillet 2017

Les jumelles d'Arrowood

Auteur : Laura McHugh
Editions : Calmann Levy (2017)
Nbre de pages : 285


Présentation de l'éditeur :
Retourner dans sa maison d’enfance peut s’avérer très risqué…
Arrowood est le nom de la plus imposante demeure historique qui borde le Mississippi, dans le sud de l’Iowa. Un mystère la hante : dix-sept ans auparavant, les petites sœurs jumelles d’Arden, alors sous sa surveillance, ont disparu. Les parents d’Arden divorcent et la famille quitte l’immense bâtisse qu’occupaient jusque-là des générations ininterrompues d’ancêtres. Arden, incapable d’aller de l’avant, enchaîne les problèmes, de ses études qu’elle ne parvient pas à mener à terme à sa vie amoureuse mal inspirée. Elle s’accroche à l’espoir que ses sœurs vivent encore et ne cesse de se dire qu’elle doit les retrouver.
À la mort de son père, Arden décide de retourner à Arrowood pour découvrir ce qui est arrivé à ses sœurs, ce fatidique été.


Mon avis :

J'ai lu ce roman en lecture commune avec Amandine de la chaîne Amandine Love Reading et on a passé un excellent moment avec ce titre à papoter en SMS pour nous donner nos impressions au fur et à mesure que l'on progressait dans le roman.

Si vous me suivez depuis maintenant quelque temps, vous savez que j'aime beaucoup les ouvrages dont la thématique touche la gémellité. J'ai toujours été subjuguée de constater le lien qui peut unir des jumeaux.

Alors autant vous dire que j'étais ravie de pouvoir découvrir ce nouveau roman, même si ici il ne touche pas tout à fait la gémellité comme je l'aime en général puisque nous allons découvrir un roman dans lequel des jumelles, âgées de moins de 2 ans, disparaissent du jour au lendemain.

Plusieurs années plus tard, on retrouve leur soeur aînée, Arden, qui va tenter de résoudre le mystère de leur disparition et autant dire que ce roman est aussi surprenant, captivant qu'angoissant.

On avance tout doucement dans la découverte non seulement de cette disparition et de "l'enquête" que va reprendre Arden pour savoir ce qui a pu arriver à ses soeurs, mais également de la maison proprement dite et qui est loin d'être une demeure tranquille et dans laquelle on peut se sentir en sécurité.

D'ailleurs, Arrowood est un personnage à part entière qui cache bien des mystères et qui ajoute à l'ambiance sombre et oppressante du roman.

Le lecteur est rarement à l'aise avec cette lecture parce qu'on ne sait jamais ce qu'il va se passer tant à l'extérieur avec les recherches que mène Arden que dans la maison où il se passe des choses plutôt bizarres...

Et là vous allez vous dire que l'on part dans un roman avec une maison hantée...

Honnêtement, après l'avoir terminé, je ne suis pas sûre que l'on puisse parler de ce genre de perception. L'ensemble me fait un effet bizarre. Comme si j'avais, d'une certaine façon, rêvé ce qui se déroulait dans cette maison.

Est-ce que cela se produisait vraiment ou était-ce le fruit de l'imagination d'Arden ?

Aujourd'hui, encore, après avoir terminé cette lecture, depuis près d'une semaine, je ne suis toujours sûre de rien et c'est bien ce qui est déconcertant, tout comme la fin et les révélations qui nous sont faites.

J'ai émis pas mal d'hypothèses durant ma lecture et avec Amandine on se disait que tous les personnages étaient très étranges et cachaient certainement plus que ce qu'ils en disaient...

J'avoue quand même que je me suis laissée imaginer une partie de cette fin sans trouver l'ensemble. Du coup, la première partie de la révélation ne m'a pas surprise plus que ça mais pour le reste j'ai été scotchée et même dans les dernières pages, les derniers mots d'Arden, je me dis qu'il reste quand même une part de mystère...

Le roman se dévore littéralement, même si de mon côté j'ai préféré le déguster et m'imprégner de cette ambiance bien lourde pour apprécier encore plus ma lecture.

Je me mettais aussi à la place de cette jeune femme qui revient au bout de 17 ans dans cette maison familiale qui a un passé bien chargé...

L'écriture est accrocheuse et très fluide. J'ai adoré la façon don Laura McHugh dépeignait autant la maison que les personnages et leurs attitudes dès que Arden cherche à en savoir plus.

En bref, Les jumelles d'Arrowood est un roman inquiétant, mystérieux et palpitant. Une fois que l'on commence la lecture on n'a du mal à le lâcher parce que tout est mis en oeuvre par l'auteur pour accrocher son lecteur et faire de ce roman-puzzle un véritable page turner. J'ai beaucoup aimé et je vous le recommande chaudement.

Concours "Jamais sans mon Mary Higgins Clark"





A compter du 24 juillet et jusqu'au 30 juillet minuit, Le Livre de Poche et Boulimie Livresque vous proposent de gagner un roman de Mary Higgins Clark parmi une sélection.

Il n'y aura pas un mais cinq gagnants tirés au sort.

L'envoi à chaque participant sera fait par l'éditeur qui ne sera pas tenu pour responsable en cas de perte ou de dégradation due par la poste.

Pour participer, rien de plus simple suivre ma page Facebook, Boulimie Livresque me donner le pseudo/nom avec lequel vous me suivez et indiquer en commentaire sur ma page seulement que vous participez au concours.

Et c'est tout !

Les gagnants pourront choisir leur lot dans la sélection que vous trouverez en cliquant sur ce lien.

Il y a d'anciens titres et d'autres que je ne connais pas et qui sont plutôt alléchants. 

N'hésitez pas à partager ce concours si vous connaissez des personnes qui seraient intéressées.

Je vous souhaite bonne chance à tous.


vendredi 21 juillet 2017

Mores : Génèse

Auteur : G.A. O'Neill
Editions : Albin Michel (2017)
Collection : Next romance
Nbre de pages : 211


Présentation de l'éditeur :
Elle est belle, elle est jeune, elle s'appelle Charly et c'est l'un des meilleurs flics du 36 quai des Orfèvres.
Sa vie bien réglée vacille lorsque le cadavre du Président de l'Assemblée Nationale est retrouvé dans un club très spécial : Le Mores.
Cette affaire, qui touche les plus hauts sommets de l'État, met son patron sous pression. Charly et son coéquipier Anthony découvriront que Mores est bien plus qu'un club libertin et tenteront de percer le secret de son mystérieux tenancier philanthropique.


Mon avis :

Le 13 juin dernier, les Editions Albin Michel ont inauguré une nouvelle collection destinée aux romances érotiques et new adult que les fanas de ces genres, à mon avis, vont suivre de très près.

Pour le lancement de cette collection, on m'a proposé de lire un titre au choix parmi les trois à paraître et j'ai choisi Mores parce que le fait que le 36 Quai des Orfèvres soit cité m'a véritablement intriguée.

Je ne dirai pas plus de l'histoire vu que le roman est court et que le résumé de l'éditeur en dit suffisamment pour vous donner l'envie de le découvrir.

Je vais juste pour préciser ce qui m'a plu dans ce livre parce qu'il faut bien l'avouer, les romances érotiques, depuis quelque temps, j'ai du mal avec, étant donné que l'on tombe souvent dans les mêmes clichés et que cela commençait à me saouler grandement.

Le fait que Charly soit flic au 36 m'a beaucoup plu parce qu'elle va mettre sa carrière en jeu dans cette enquête et même si on peut imaginer facilement la résolution de cette affaire, l'ensemble est tellement bien écrit et construit que je n'ai pas réussi à lâcher ce roman.

C'est bien simple : je l'ai commencé à 7h du matin pour le finir aux environs de 9h. Les vacances sont très pratiques dans ces cas là. N'est-ce pas ?

J'étais tranquille, sur mon canapé, avec ce bouquin qui me titillait (dans tous les sens du terme d'ailleurs) et j'ai adoré être aux côtés de Charly.

C'est une femme qui a ses travers mais que j'ai particulièrement appréciée.

Le seul petit bémol selon moi demeure dans le fait que le roman est trop court et que les scènes de sexe sont du coup très rapides. Bon avec Charly et son histoire, vous comprendrez aussi pourquoi elle réagit de la façon dont elle... réagit 😃 (là j'avoue je n'ai pas fait science po pour vous sortir une telle phrase mais on s'en fout !)

Le principal est vraiment de vous laisser tenter à lire ce petit (par la taille) roman qui va vous émoustiller, vous faire stresser et vous demander comment Charly va se sortir de cette situation dans laquelle elle s'est mise.

J'avoue que la fin m'a plu mais j'aurais aimé un peu plus de piment et je suis bien persuadée qu'il y aura une suite. En tout cas, je l'espère...

Dans ce roman là, vous ne trouverez pas forcément des détails croustillants sur la taille du pénis de ces messieurs, des muscles qui sortent de leurs t-shirts trop étroits pour mettre en émoi la jeune femme dont il s'agit, ni de nana trop bandante pour les mecs.

Je suis trop crue ?! Pas grave, il faut dire les choses comme elles sont vu les divers romans du même genre que j'ai lu et dont j'ai eu une overdose...

Avec Mores, vous allez entrer dans un monde bien sombre que j'aurais aimé toutefois un peu plus développé même si l'essentiel y est.

En fait, je me dis que ce roman est trop court parce qu'il me plaisait tout simplement. J'aurais aimé y rester davantage que les deux petites heures que je lui ai consacrées et qui ont été bien trop rapides.

Avec du recul, Mores est le genre de romance érotique que j'apprécie davantage aujourd'hui : des scènes qui mettent en transe, une enquête qui met à mal un flic et des personnages que l'on ne décrit pas comme des Dieux et des Déesses.

Alors, si comme moi, vous êtes en phase ras-le-bol pour certaines romances de ce genre, je vous propose de tenter ce roman de cette toute nouvelle collection qui est à la base une collection numérique mais qui offre la possibilité d'avoir le format papier.

Avec la next romance, tout le monde devrait aujourd'hui y trouver son compte. En tout cas, moi je l'ai trouvé et ça fait plaisir.

Si vous souhaitez aller voir le site Next Romance, n'hésitez surtout pas et cliquez ici !

mercredi 19 juillet 2017

Filles du désert

Auteur : Chris Bohjalian
Editions : Charleston (2017)
Nbre de pages : 411

Présentation de l'éditeur :
Alep (Syrie), 1915. Kyoto, 1904
Elizabeth Endicott, une jeune Américaine, arrive en Syrie durant le génocide arménien. Elle se lie d'amitié avec Armen, un ingénieur arménien qui a perdu sa femme et sa fille. Mais très vite, Armen quitte Alep pour s'engager dans l'armée anglaise. Il entame alors une correspondance avec Elizabeth et comprend qu'il est tombé amoureux de la riche Américaine, si différente de la femme qu'il a perdue.

Bronxville, banlieue de New York, 2012.
Laura Petrosian, romancière, n'a jamais accordé beaucoup d'importance à ses origines arméniennes. Jusqu'au jour où une amie l'appelle : elle croit avoir reconnu la grand-mère de Laura sur une photo tirée d'une exposition au musée de Boston. Laura entreprend alors un voyage à travers son histoire familiale et découvre un terrible secret enfoui depuis des générations…

Une histoire d'amour et de perte envoûtante.


Mon avis :

Après avoir découvert Chris Bohjalian avec L'imprévu, que j'avais vraiment beaucoup aimé tant par l'écriture que par l'intrigue qui met le lecteur en émoi, j'ai pu continuer à lire cet auteur avec Filles du désert publié par les Editions Charleston.

J'ai dégusté ce roman durant plusieurs jours, pour mon plus grand plaisir, même si, soyons honnête, le thème abordé par l'auteur ici est loin d'être amusant.

En effet, à travers une double narration, Chris Bohjalian va nous permettre de découvrir l'une des tragédies historiques de la Première Guerre Mondiale que peu de monde, finalement, a entendu parler : le génocide arménien de 1915.

Si vous me suivez depuis longtemps, vous savez à quel point j'aime les romans historiques et ce titre m'interpellait fortement par l'histoire dans laquelle j'allais être très vite emportée en 1915.

L'auteur va nous raconter, de façon bien sûr romancée et donc fictive pour partie, l'histoire de ces arméniens qui vont se voir arracher à leur terre, leurs maisons, leur famille.

Tout débute par la petite-fille d'une bonne famille, Laura Petrosian, qui va vouloir connaître la zone d'ombre de sa famille. En voulant recueillir des informations pour écrire son prochain roman, elle va se remémorer certaines choses que son père, son grand-père ou sa grand-mère lui auront dites. Mais Laura va aussi se rendre compte que des détails lui sont cachés et elle va fouiller la vie de ses grands-parents pour savoir de quoi il s'agit.

Chaque chapitre va donc nous permettre de suivre Laura dans ses recherches (nous seront donc en 2015) puis on basculera à la période concernée et vécue en 1915. Et là, je ne suis pas sûre d'être très claire.

En fait, dès que Laura va nous éclairer sur un pan de l'histoire de ses grand-parents, la partie en 1915 lui sera consacrée, nous permettant ainsi de suivre exactement la façon dont tout s'est fait en Turquie.

Mehmed Talat Pasha
Si les personnages de la famille Petrosian sont fictifs, l'auteur mettra en exergue des personnages historiques réels et notamment l'organisateur de ce génocide arménien, Mehmed Talat Pasha.

Le bilan de ce génocide est exhorbitant alors même que l'on n'en a peu entendu parler, contrairement au génocide juif de la 2nde Guerre Mondiale, puisque ce ne sont pas moins de plus d'un million d'arméniens qui périront sur une période allant d'avril 1915 à juillet 1916 !!

Du coup, vous vous doutez bien que c'était cette période là qui m'intéressait le plus dans le roman pour voir comment la grand-mère de Laura, américaine blanche, allait réagir face à ces horreurs de déportation, massacres et famine.

Déportation de la population arménienne
de la ville de Kharpout par les soldats
ottomans, avril 1915
Elle, une jeune fille de grande famille, qui n'a connu que le luxe, comment allait-elle faire face aux conséquences de ce que Talat Pasha avait organisé dans son pays ?

Bien sûr, les recherches de Laura ne sont pas en reste et j'ai été aussi très touchée par ce personnage qui cherche à tout prix à connaître la vérité sur un personnage bien précis que je ne citerai pas ici et qui m'a ébranlée à la fin de ma lecture.

Ce type de roman ne se dévore pas, même si la plume de l'auteur est accrocheuse, fluide et tellement prenante par tous les aspects historiques qu'il nous dévoile.

Il m'a fallu une petite semaine pour le terminer et sur les dernières pages, je ralentissais encore mon rythme pour rester encore un peu plus avec Laura et sa famille mais aussi tous ceux qui ont croisé le chemin de ses grands-parents.

Vous remarquerez que je n'indique aucun nom, aucun prénom dans mon article. C'est bien entendu sciemment que je le fais pour vous laisser toute latitude de plonger dans ce roman bouleversant sur un couple très uni malgré tout ce qui les sépare, une petite-fille en quête de vérité et découvrir par vous-même tous ceux qui gravitent autour d'eux avec leurs espoirs et leurs doutes.

En bref, Filles du désert a été une lecture qui m'a beaucoup touchée, qui m'a donné envie d'en savoir plus sur cette période noire pour ce peuple arménien, avec une très belle histoire d'amour et que je ne peux que vous conseiller.




Book Haul - Juillet 2017



Revoilà un rendez-vous que j'avais arrêté sur mon blog parce que je ne pense pas toujours à le faire et pendant quelque temps je faisais des vidéos ce qui était plus rapide pour moi.

Sauf qu'au fil du temps, je me suis rendue compte que je prenais de plus en plus de temps pour faire des vidéos et ma chaîne, en plus de ma page Facebook et de mon blog, m'empêchait finalement d'avoir le temps nécessaire pour lire durant la journée.

Du coup, les vidéos vont très certainement s'arrêter au profit du blog pour lequel j'ai toujours fait une priorité ainsi que ma page Facebook qui lui est consacrée.

Aujourd'hui, certains articles reviendront donc petit à petit et je commence avec le fameux Book Haul du mois. Alors certes, nous ne sommes pas à la fin du mois de juillet mais vu les achats et les réceptions, il vaut mieux que je vous montre déjà ce qui a rejoint ma PAL durant la première moitié du mois de juillet.


Les services de presse reçus


 

Mores a été lu ce matin. C'était un petit roman érotique sympa et mon avis par paraître d'ici la fin de la semaine.
Reste plus qu'à... pour les autres qui me tentent tous autant les uns que les autres... avec 2 titres de la rentrée littéraire aux Editions Gallmeister, Le diable en personne et Une histoire des loups qui seront lus en août vu qu'ils paraissent le 17 août prochain.


Les achats non prévus au départ 😜


C'est en faisant un petit tour dans un Dépôt cash que je ne connaissais absolument pas que j'ai trouvé ces 4 titres en excellent état. Je n'ai déboursé que 6€ pour ces livres. Pour 2 achetés, le 3ème était offert. Vous comprendrez que je n'ai pas pu résister surtout que je veux découvrir les romans de Michel Bussi, un auteur que j'aime tout particulièrement.


 Un gain concours


J'ai gagné Les lettres de roses de Clarisse Sabard grâce à Amandine de la chaîne Amandine Lovereading (ICI). Elle avait aimé ce roman et vu que je suis Clarisse Sabard sur Instagram et que ses romans me tentent de plus en plus, j'ai tenté le concours. Bien en a pris puisque je l'ai gagné et je suis ravie. J'ai hâte de voir ce que ça donne, d'autant que je découvre aussi les Editions Charleston depuis peu (mon avis sur Filles du désert de Chris Bohjalian va arriver sous peu).


En bref, la première moitié du mois de juillet a été bien fournie en réception/achats/gain et j'espère que la seconde ne sera pas aussi remplie. Moi qui pensais que juillet serait un peu plus tranquille que les mois précédents (il faudrait que vous alliez voir mes vidéos sur ma chaîne pour vous en rendre compte), je me suis bien plantée. Mais on ne se refait pas et j'aime quand de nouveaux titres s'installent chez moi. Ca me laisse présager d'excellents moments de lecture.

N'hésitez pas à me dire si vous connaissez certains titres et ce que vous en avez pensé surtout.

Rendez-vous dans 15 jours pour voir la fin de mes réceptions. Les achats eux devraient se calmer même si je lorgne dangereusement sur Le gang des rêves de Luca di Fulvio qui est paru aux Editions Pocket qui me tente tellement...