mercredi 29 mars 2017

Du feu de l'enfer

Auteur : Sire Cedric
Editions : Presses de la Cité (2017)
Nbre de pages : 555
Collection : Sang d'encre


Présentation de l'éditeur :
Manon maquille les cadavres, Ariel maquille les voitures. Elle est thanatopractrice, il est délinquant. Ils sont frère et soeur. Un jour, l'une des combines d'Ariel tourne mal 
et Manon se retrouve complice malgré elle. Lorsque les assassinats les plus sordides s'accumulent autour d'eux, traçant un jeu de piste sanglant vers une secte satanique, le capitaine Raynal s'intéresse à leur cas. Commence alors une traque qui brouillera 
les limites entre alliés et prédateurs et mettra à l'épreuve les liens du sang. 
Sire Cedric revient en chef d'orchestre du suspense et des frissons, avec un nouveau 
concerto qui fait la part belle au souffle du vent dans la nuit noire et aux gémissements des corps torturés. Subtil et maîtrisé, ce conte d'horreur moderne allie à la justesse d'une réflexion sur les relations familiales les retournements de situation les plus ébouriffants.


Mon avis :

Lire Sire Cedric chaque année, c'est comme lire du Thilliez. C'est un passage obligé !

Cette année, je ne me suis pas laissée influencer par mes lectures plus anciennes de l'auteur dans lesquelles on retrouvait beaucoup de fantastique. Déjà, l'année dernière avec Avec tes yeux, j'avais trouvé que le côté fantastique était moins présent et du coup j'avais été un peu déçue de ma découverte, même si l'ouvrage était très bon et l'écriture toujours aussi plaisante et addictive. Mais cette année, je ne voulais pas faire la même erreur.

J'ai donc plongé dans ce dernier opus sans a priori. Je me suis laissée porter et surtout emporter dans une histoire magistrale et ô combien horrifique.

L'histoire se déroule du côté de Montpellier et ses environs. Manon est une jeune thanatopractrice qui vit seule. Son frère, Ariel, son cadet d'un an, est plutôt du style "cherche merde". C'est le petit trafiquant qui perd trop vite son boulot et qui a du mal à en retrouver. Il a le don de se mettre dans les ennuis mais surtout d'y entraîner sa soeur... Alors qu'une nuit, Ariel retourne chez Manon parce que sa nana l'a encore foutu à la porte, le voisin du dessus va être retrouvé mort, les veines des deux poignets tranchées jusqu'au coude. La police conclut à un suicide. Pourtant, Manon est sceptique. Pourquoi ce voisin qu'elle connaissait assez bien en est-il venu à une telle extrémité ? Pourquoi Ariel reste-t-il autant en retrait ? La machine est en marche et l'on plonge direct dans un enfer dont on ne ressortira pas indemne.

Encore une fois, Sire Cedric m'a bluffée.

D'abord parce que le roman est très rythmé et ce dès le prologue.

Dès les premières pages, vous êtes mis face à une secte totalement abjecte. Ses membres sont des tarés à un degré inimaginable.

D'emblée, l'auteur vous met dans l'ambiance de son roman et une fois commencé, vous ne pourrez plus le lâcher.

Les personnages sont très charismatiques. En tout cas, Manon, malgré son petit gabarit, n'a rien à envié aux gros méchants. Elle en veut et malgré ses angoisses, elle fonce direct pour savoir ce qu'il en est.

Son frère, lui, est moins déterminé, plus peureux. Combien de fois m'a-t-il tellement énervée par son comportement égoïste que je l'aurais bousculé, giflé et bougé pour qu'il fasse quelque chose. J'avais envie de lui crier "mais merde ! C'est à cause de toi que ta soeur en est là ! Alors fais quelque chose !!"

La police, très présente bien entendu, offre son lot de questionnements sur ceux qui la compose et leur motivation dans l'enquête. Car les meurtres se succèdent partout où passent Manon et Ariel... Des coupables de premier choix !

Les boucs émissaires sont nommés mais qu'en est-il réellement des coupables ?

Plus j'avançais et plus j'étais bluffée parce que l'auteur nous sert un pan de la grande Histoire dans la petite et ça je ne m'y attendais pas. C'est un joli coup de maître que j'ai adoré.

L'écriture est toujours aussi accrocheuse et les chapitres sont tellement courts et rythmés qu'ils s'enchaînent à une vitesse folle.

Du feu de l'enfer fait couler beaucoup de sang et le lecteur arrive même au bord de la folie avec tous ces meurtres qui s'organisent si minutieusement que l'on se demande quand et comment cela va se terminer.

Sire Cedric signe là encore un grand roman qui ne manquera pas de convaincre son public qu'il a une place de choix dans les auteurs français. Le plus dur maintenant est d'attendre cette suite qui nous promet un final grandiose. J'en reste persuadée !

mardi 28 mars 2017

A court of thorns and roses (T1)

Auteur : Sarah J. Maas
Editions : Bloomsbury (2015)
Nbre de pages : 419


Présentation de l'éditeur :
When nineteen-year-old huntress Feyre kills a wolf in the woods, a beast-like creature arrives to demand retribution for it. Dragged to a treacherous magical land she only knows about from legends, Feyre discovers that her captor is not an animal, but Tamlin—one of the lethal, immortal faeries who once ruled their world.

As she dwells on his estate, her feelings for Tamlin transform from icy hostility into a fiery passion that burns through every lie and warning she's been told about the beautiful, dangerous world of the Fae. But an ancient, wicked shadow grows over the faerie lands, and Feyre must find a way to stop it . . . or doom Tamlin—and his world—forever.


Mon avis :

J'ai enfin lu ce livre phénomène qui fait parler de lui depuis plusieurs mois. D'abord, par les lectrices anglophones mais également celles qui lisent en anglais et maintenant par les lectrices françaises vu qu'il est enfin sorti en VF.

J'ai ce roman dans ma PAL depuis septembre dernier et j'avais un peu de mal à l'en sortir surtout parce que j'avais peur que le niveau d'anglais soit un peu compliqué pour moi. J'avais besoin d'être sûre que je ne raterai rien de ma découverte en VO.

Et j'ai été fort surprise de constater qu'au bout de 2-3 chapitres, j'étais totalement dans l'ambiance et dans l'univers forgé par Sarah J. Maas. Un univers si foisonnant que j'ai été agréablement surprise de l'aimer autant, au point de ne plus pouvoir lâcher ma lecture.

Le monde est divisé en deux par un mur qui sépare les humains des faes. Ces derniers vivent en Prythian. Pour vous donner une idée plus précise, imaginez-vous la Grande-Bretagne et un mur érigé entre ce qui forme l'Angleterre et le reste du pays. Vous aurez un aperçu du pays des Hommes qui correspond à l'Angleterre et tout le reste appartient aux faes. Autant dire qu'il ne reste pas grand'chose à notre race...

Beaucoup de rumeurs et de légendes courent sur les faes que nous découvrirons au fur et à mesure de notre lecture.

Feyre (prononcé Feyruh) vit avec son père et ses deux soeurs. Elle est la chasseuse de la famille, celle qui gère l'ensemble de la maisonnée, son père ayant perdu ce rôle depuis très longtemps... Mais, un jour, alors qu'elle chasse, Feyre croise le chemin d'un loup et pour éviter qu'il ne lui vole la biche tant convoitée qui éviterait à Feyre et sa famille de mourir de faim, elle décide de tuer ce loup. Contre toute attente, ce loup était en fait un fae et Feyre devra choisir soit de mourir (une vie pour une vie) soit de suivre Tamlin au pays Prythian...

Et nous voilà embarquer dans une aventure pleine de magie et de personnages si foisonnants, énigmatiques et charismatiques, que je n'ai pas réussi à m'en défaire. En tout cas, je n'ai pas vu passer les 230 premières pages que j'ai dévorées en un peu plus d'une semaine.

Autant vous dire que j'étais fort surprise de me rendre compte à quel point j'avançais dans cette histoire pleine de rebondissements.

Tous les personnages sont intéressants à suivre et pas uniquement Feyre et Tamlin, même si, bien sûr, la romance va arriver avec et grâce à eux.

J'ai adoré suivre l'évolution de Feyre dans ce nouveau monde qu'elle découvre, loin des rumeurs et des légendes dont on lui a bourré la tête étant plus jeune.

Bien sûr, le parallèle avec La Belle et la Bête est fortement présente mais n'allez pas croire que vous allez lire ce roman comme vous allez voir le dessin animé de Walt Disney parce que vous allez être déçu.

Ce roman est une réécriture et non pas une pâle copie de ce conte.

Sarah J. Maas s'est réappropriéE l'ensemble pour forger un univers encore plus concis, plus détaillé.

Rien n'est simple dans ce roman et j'ai adoré me laisser emporter par tout ce que découvre Feyre. Car à travers elle, nous découvrons tout un peuple, toute une politique et surtout une malédiction. Et quelle malédiction !

Alors oui je n'ai pas eu de coup de coeur parce que, passé la moitié du livre, Feyre va avoir des tâches à accomplir et une énigme à résoudre. A partir de ce moment là, Tamlin est très en retrait et j'ai trouvé ça dommage.

Par contre, on rencontre des personnages qui m'ont fortement impressionnée et que j'ai hâte de retrouver et notamment Rhysand. Ce fae m'interpelle beaucoup tant par son charisme que par son comportement envers Feyre...

La plume de l'auteur a été un enchantement. J'ai adoré me plonger dans cette écriture fluide et poétique. Alors certes, il faut un petit temps d'adaptation mais il n'y a rien d'insurmontable si cela fait un petit moment que vous lisez en anglais. Les termes sont très répétitifs et lorsque l'on se laisse porter par l'histoire de Tamlin et Feyre, l'ensemble coule de source.

En bref, A court Of Thorns And Roses a été une excellentissime découverte que je ne regrette pas d'avoir faite en anglais. Mes angoisses du départ ont vite été happées par cette magie de l'histoire, ses personnages bons ou méchants, cette malédiction qui plane. Un univers très riche qui m'a juste conquise et que j'ai hâte de retrouver avec A Court Of Mist And Fury qui est déjà dans ma PAL.

lundi 27 mars 2017

C'est lundi... que lisez-vous ? (150)


Ce rendez-vous hebdomadaire a été créé par Mallou et repris par Galleane.
Le principe est simple, répondre à trois questions : Qu'ai-je lu la semaine précédente ? Que suis-je en train de lire ? Que vais-je lire ensuite ?

Ce que j'ai lu la semaine dernière


J'ai eu, en fait, une toute petite semaine de lecture vu que Junk et ACOTAR ont été terminés dès lundi dernier. J'avais commencé et bien avancé Du feu de l'enfer de Sire Cedric mais les microbes ont décidé de se mettre au milieu. Du coup, je n'ai réussi à lire qu'en fin de semaine lorsque mon cerveau était moins brumeux.
Junk n'a pas été une lecture très prenante notamment parce que j'ai eu du mal à accrocher au personnage de Gemma alors même que j'ai adoré celui de Nico. Il faut dire aussi que le monde dans lequel on entre, celui de la drogue et de la prostitution à 14 ans, m'a plus dérangée que bouleversée. Mais je vous explique tout ça dans mon article. N'hésitez pas à aller le lire.
A court of thorns and roses, lui, a été une excellente lecture, même s'il n'est pas un coup de coeur que j'expliquerai dans mon article à venir. Sarah J. Maas est une auteure de grand talent qui m'a embarquée dans son univers fantastique que j'ai adoré avec des personnages très charismatiques auxquels on s'attache très vite, qu'ils soient bons ou mauvais d'ailleurs. J'ai la suite dans ma PAL que je compte bien lire dès que j'aurais fini le tome 3 de Firebird.
Quand à Du feu de l'enfer de Sire Cedric, comment vous expliquer que ce bouquin m'a beaucoup plu, même si je me suis un peu doutée de certaines choses. L'auteur sait toujours autant nous accrocher à son roman et, vu la fin, j'ai trop hâte d'avoir la suite entre les mains.

Ce que je suis en train de lire

Une femme et son fils enlevés dans les montagnes galloises.
Un homme torturé et exécuté sur la lande écossaise.
Un avion perdu et sa mystérieuse cargaison découverts au coeur de la jungle amazonienne.
Une conspiration terrifiante héritée des heures les plus sombres de l'Allemagne nazie.
Une même histoire les unit.
Un seul homme peut éviter le pire.
Will Jaeger.
Le chasseur.
J'ai décidé de changer un peu mon programme et de prendre un roman sans prise de tête. Avec Will Jaeger, ça marche parfaitement. C'est le surhomme issu de l'armée britannique qui est aussi un peu MacGyver. L'histoire est sympa; le style fluide et facile à lire. C'est parfait pour la période cortisone-antibios qui me fatiguent pas mal. Je l'ai presque terminé et j'en suis ravie. Ca se lit tout seul. C'est parfait.

Ce que je lirai ensuite

 

Je poursuivrai avec L'imprévu que je pensais lire la semaine dernière et j'enchaînerai avec le tome 2 de Poldark, surtout que le personnage de Demelza est juste succulent. J'ai adoré le tome 1 et j'ai hâte de retrouver l'univers et les personnages de cette série.

Et vous ? Que lisez-vous ?
Je vous souhaite une excellente semaine livresque... ou pas.

dimanche 26 mars 2017

Junk

Auteur : Melvin Burgess
Editions : Gallimard Jeunesse (2017)
Collection : Pôle Fiction
Nbre de pages : 419


Présentation de l'éditeur :
Une mère alcoolique, un père violent. La vie de Nico est devenue intolérable. Une seule issue, fuir. Fuir avec Gemma, révoltée, désespérée, qui le suit par défi. Comment s'en sortir, sans ressources, sans abri, dans les rues d'une grande ville ? Squatter, fumer. La première dose d'héroïne signe le début d'une longue descente aux enfers. Nico et Gemma sont devenus junkies. Ils n'en sont pas encore conscients. Un livre à plusieurs voix. Un ton juste. Une lecture bouleversante, nécessaire.


Mon avis :

Junk fait partie de ces romans sur lesquels vous allez accrocher ou pas et ce dès les premières pages.

Ma lecture n'a pas été désagréable avec cet ouvrage au thème bien dérangeant : le passage d'adolescents dans le monde de la drogue et de la prostitution.

Avec Junk, je ne savais pas trop à quoi m'attendre. Ayant lu, lors de mon adolescence, L'herbe bleue mais également Moi Christiane F, 13 ans, droguée, prostituée..., je me disais que Junk ne serait pas très différent. Et pourtant...

Même si je garde un souvenir assez vague de mes lectures adolescentes qui m'ont marquée malgré tout, avec Junk cela ne s'est passé de la même manière.

Avec l'âge et ayant déjà deux enfants, dont une fille de presque 19 ans, je vois le sujet un peu différemment.

Dans Junk, nous allons suivre une narration alternée avec différents intervenants dont notamment Gemma et Nico, les deux adolescents de 14 ans qui vont fuguer pour aller vivre dans des squats.

Si j'ai pu facilement m'attacher à Nico par rapport au fait qu'il veuille quitter un domicile où ses parents sont des alcooliques notoires avec un père qui le bat depuis de nombreuses années, je n'ai pas adhéré à l'explication que Gemma donne sur sa fugue.

En effet, de son côté, seule sa rébellion contre des parents qui veulent la surprotéger la pousse dans cette idée de fuguer et voir si la vie n'est pas meilleure ailleurs. Elle prend ça comme une nouvelle aventure dans sa vie de jeune femme...

Du coup, j'étais davantage intéressée par les aspects de la fugue de Nico plus que par ceux de Gemma pour laquelle je n'ai jamais ressenti de compassion voire même d'empathie. D'ailleurs, lorsque d'autres intervenants SDF apparaissent dans le roman et s'expriment par le biais d'un chapitre, on voit tout de suite qu'ils pensent comme moi, comme des adultes qui n'acceptent pas qu'une ado de 14 ans qui a une vie finalement simple et équilibrée se mette dans de telles emmerdes.

Pour Nico, son entrée dans le squat ne veut pas dire plonger dans la drogue. Ce garçon veut seulement se protéger des mauvais coups et sortir de cette famille trop rongée par l'alcool pour se rendre compte qu'ils ont un fils qui ne demande qu'à être aimé, soutenu et aidé dans sa vie quotidienne comme n'importe quel gamin de cet âge. D'autant que l'entrée dans l'adolescence est une période compliquée où l'ado se cherche en tant qu'individu.

Alors oui on va vivre avec Gemma et Nico leur plongée progressive dans la drogue, puis dans la prostitution pour Gemma puisqu'il faut bien arriver à obtenir sa dose chaque jour et survivre mais on va surtout réaliser, si ce n'est pas déjà fait pour nous adulte, que commencer dans une telle dérive c'est aussi plonger dans un enfer dans lequel il sera bien compliqué de sortir.

Là encore, nous voyons deux personnalités très contrastées entre Gemma et Nico. Lui, l'enfant battu qui ne cherchait qu'à être aimé et suivait Gemma dans tout ce qu'elle voulait, même si c'était aux dépens de ce jeune homme pour qui elle était tout et qui, finalement, est plus faible de caractère qu'elle.

Car Gemma a du répondant mais surtout elle s'accroche dans des moments difficiles où Nico, lui, se laisse aller...

Ils ne vivront pas de la même manière cette entrée dans ce monde de junkies ni n'en sortiront pareillement.

Junk est un ouvrage que l'on pourrait dire de "nécessaire" pour les adolescents vu qu'il ouvre véritablement les yeux sur ce monde de dérive. Encore faut-il que l'enfant soit près à ouvrir réellement les yeux sur ce monde là et ne pas se dire que c'est juste un roman, même si l'auteur, dans un dossier en fin d'ouvrage, explique comment il a réussi à faire ce roman et pourquoi. Lui-même ayant vécu cet enfer par un frère drogué, il a voulu tout simplement faire partager son expérience de ces personnes qui tombent dans l'enfer de la drogue et qui, malheureusement, n'arrivent pas toujours à s'en sortir malgré les efforts qu'ils donnent.

En bref, Junk est un roman que j'ai apprécié de découvrir même si, pour moi, ce n'était pas une réelle découverte de ce monde de junkies. Je ne dirai pas qu'il m'a bouleversée, peut-être aussi parce que je m'étais blindée avant de l'ouvrir. Il m'a davantage dérangée parce que, soyons honnête avec nous-même, il est tellement plus facile de fermer les yeux sur ce qui nous entoure.

mercredi 22 mars 2017

La loge noire

Auteur : Jean-Pierre Croquet
Editions : L'Archipel (2017)
Nbre de pages : 306


Présentation de l'éditeur :
Angleterre, mai 1914. Alors que des menaces de guerre planent sur l’Europe, l’inspecteur Adey enquête sur une série de meurtres étranges, qui ne sont pas sans rappeler ceux de « l’automne de la terreur », où un certain Jack l’Éventreur sévissait dans les quartiers pauvres de Whitechapel. Au même moment, un courtier du nom de Mark Bowen se rend à Londres pour acquérir la Kabbala denudata, un incunable essentiel de la tradition occulte. Il est mandaté par Aleister Crowley, membre de la société secrète Golden Dawn, qui traîne une réputation de mage noir… et milite dans les mouvements séparatistes celtisants. Mais lorsque Bowen arrive à la librairie de Geoffrey Bloom, dans le quartier mal famé de Soho, il découvre celui-ci égorgé. Et l’ouvrage convoité a disparu ! Coupable idéal, Bowen devient un homme traqué. Pour prouver son innocence, il devra retrouver l’assassin et découvrir quel secret cache la Kabbala denudata que convoite la mystérieuse Loge noire… 
Dans un suspense où plane l’ombre de Conan Doyle, commence alors une course contre la montre qui fera se côtoyer révolutionnaires irlandais, espions allemands, anarchistes et francs-maçons.


Mon avis :

Ce roman à suspense faisait partie de ceux pour lesquels je pensais vraiment accrocher parce qu'il aborde des thèmes comme la magie noire, la franc-maçonnerie et la Première Guerre Mondiale qui me plaisaient beaucoup.

J'avoue que mon avis va être assez court parce que, finalement, La loge noire est un roman plutôt classique dans le genre et même si je me suis un peu perdue au départ avec tous les protagonistes qui entrent dans cette histoire, la lecture, sans être désagréable, n'a pas été non plus exceptionnelle.

A de nombreuses reprises, j'ai vu  où allait l'auteur.

Même si j'ai pu m'attacher notamment à l'inspecteur général Adey et sa petite fille, voire même le responsable des meurtres (et il faudra lire le roman pour comprendre pourquoi ce personnage m'a tant plu), je suis toujours restée un peu extérieure à ce qu'il se passait.

Bien sûr, j'ai quand même suivi avec intérêt ce qui se déroule mais j'ai eu aussi du mal à me faire à cette narration beaucoup trop conventionnelle (?!).

L'auteur met certaines difficultés sur la route de l'inspecteur principal mais très vite on ressent que certains personnages ne sont pas clairs et cela se confirme assez vite par la suite.

Je suis sortie un peu déçue de cette lecture parce que, je ne sais pas vraiment pourquoi, mais j'attendais quelque chose de... différent.

Alors oui, on aura droit à des explications sur le côté sombre de la franc-maçonnerie et on découvrira aussi un mage noir peu sympathique.

Beaucoup de complots et de trahisons se magouillent dans les rues sombres de Londres et on a même droit à un petit tête à tête entre l'inspecteur Adley et Conan Doyle mais cela ne m'a pas suffi pour être totalement emportée dans cette lecture que j'ai mis, d'ailleurs, près de 4 jours à lire alors qu'en règle générale je ne fais qu'une bouchée de ce genre de livre.

Globalement, le roman n'est pas mauvais en soi mais il m'a manqué quelque chose pour vraiment l'apprécier et me dire que tout n'était pas cousu de fil blanc.

Malheureusement pour moi, j'ai vu trop à l'avance ce qui allait se produire, excepté à la toute fin qui m'a laissée bien bête devant ces quelques lignes que j'ai dû relire 2-3 fois pour être sûre que l'auteur ne s'était pas trompé. Il m'a bluffée et j'aurais tellement aimé que cela soit le cas pour le reste du roman...

En bref, La loge noire, malgré ces thèmes attractifs, n'est pas un roman dont je garderai longtemps un souvenir. Il a une ligne directrice qui est trop classique pour moi. Je ne dirai pas qu'il est mauvais parce que ce n'est pas du tout le cas mais il ne sort pas non plus de sentiers battus et c'est dommage.

lundi 20 mars 2017

C'est lundi... que lisez-vous ? (149)


Ce rendez-vous hebdomadaire a été créé par Mallou et repris par Galleane.
Le principe est simple, répondre à trois questions : Qu'ai-je lu la semaine précédente ? Que suis-je en train de lire ? Que vais-je lire ensuite ?

Ce que j'ai lu la semaine dernière



Quatre lectures lues la semaine dernière. Un assez bon rythme mais j'avoue que cette semaine là n'a pas été idéale parce que je n'ai été accrochée que par un seul titre.
Le pays du soleil rouge ne m'a pas apporté ce que j'en attendais et je suis sortie très déçue de cette romance historique qui se déroule en 1941 en Australie. Je vous raconte tout ça dans mon avis qui est en ligne sur le blog.
J'ai ensuite enchaîné avec Stabat murder que j'ai dévoré en une soirée. Cela faisait longtemps que cela ne m'étais pas arrivé et j'avoue que cela fait un bien fou. Mon avis est disponible là encore sur mon blog.
Quant au premier tome du Projet starpoint, nouvelle déception. Je ne m'attendais pas à entrer dans un monde plus SF que fantastique avec de la physique quantique à la clé. Je vous explique pourquoi je n'ai pas accroché dans ma chronique.
Quant à La loge noire, je n'en garderai pas un grand souvenir. C'est un policier sympa mais pas exceptionnel. J'ai été un peu perdue au départ avec le nombre de personnages qu'il y a dedans mais par la suite tout allait mieux. Par contre, la fin est un peu expéditive. C'est un policier qui se lit sans qu'on en attende trop. Mon avis arrive aujourd'hui ou demain...

Ce que je suis en train de lire

Une mère alcoolique, un père violent. La vie de Nico est devenue intolérable. Une seule issue, fuir. Fuir avec Gemma, révoltée, désespérée, qui le suit par défi. Comment s'en sortir, sans ressources, sans abri, dans les rues d'une grande ville ? Squatter, fumer. La première dose d'héroïne signe le début d'une longue descente aux enfers. Nico et Gemma sont devenus junkies. Ils n'en sont pas encore conscients. Un livre à plusieurs voix. Un ton juste. Une lecture bouleversante, nécessaire.
J'ai lu à peu près un tiers du livre. La narration se fait en alternance et j'avoue que je suis plus attirée par celle de Nico que celle de Gemma. Mais attendons de voir ce que donnera mon ressenti final.


Et je continue ma lecture de ACOTAR que j'ai laissée un peu de côté la semaine dernière pour avancer mes VF. J'avoue aussi que la deuxième partie me tente un peu moins. Je ne dirai pas pourquoi au risque de vous spoiler. J'espère que j'arriverai à le finir cette semaine. En tout cas, je vais tout faire pour...

Ce que je lirai ensuite


Je suis dans une semaine de marathon policier/thriller. Donc, je me fixe ces deux titres. J'espère pouvoir lire les deux. On verra bien.

Je vous souhaite une excellente semaine qu'elle soit livresque... ou pas.

dimanche 19 mars 2017

Le projet Starpoint : La fille aux cheveux rouges (T1)

Auteur : Marie-Lorna Vaconsin
Editions : La belle colère (2017)
Nbre de pages : 384


Présentation de l'éditeur :
Pythagore Luchon a 15 ans. Il habite dans la ville de Loiret-en-Retz et s'apprête à entrer en seconde pour une année scolaire sans surprise : travailler – un peu –, écouter de la musique – souvent –, draguer les filles autant que cela lui sera possible, et notamment à l'occasion de la prochaine fête de rentrée pendant laquelle il officiera comme DJ. Il ne se fait aucune illusion sur les railleries qu'il devra endurer au sujet de sa mère – prof de maths au lycée –, ni sur la peine que lui causeront ses passages à l'hôpital pour rendre visite à son père – brillant chercheur en physique quantique, plongé dans le coma à la suite d'une agression. Toutefois, une chose le réjouit : il va bientôt retrouver Louise, sa meilleure amie, la fille du gardien du lycée. 
Le jour de la rentrée, Pythagore découvre que Louise a apparemment décidé de se passer de leur amitié. Elle s'est liée à une nouvelle élève du nom de Foresta Erivan, dont la présence à ses côtés est d'autant plus intrigante que les deux filles n'ont rien en commun. Louise est une geek passionnée de sciences et d'ingénierie, tandis que la nouvelle élève affiche un look d'un autre genre : elle a les cheveux rouges, s'habille toujours en noir, souvent en cuir, et distribue des gifles à ceux dont elle n'apprécie pas le comportement. À son contact, Louise s'isole de ses anciens amis, se désintéresse de son travail et commence à sécher les cours. Pythagore déplore silencieusement la présence de cette nouvelle élève qui l'irrite autant qu'elle l'attire, jusqu'à ce qu'elle débarque chez lui en pleine nuit pour lui annoncer la disparition de Louise. Elle lui explique que, pour la retrouver, ils doivent passer par ce qu'elle appelle "l'angle mort " des miroirs. Pyth la suit sans se douter qu'il est sur le point de basculer dans un monde parallèle – le monde dans lequel Foresta a grandi, et où Louise est sur le point de se perdre.


Mon avis :

Voilà un fantastique jeunesse qui me tentait beaucoup lorsque j'ai lu le résumé. Je m'attendais à une lecture prenante et facile à suivre dans un univers parallèle au nôtre. Si ce dernier point est effectivement mis en avant dans cet ouvrage, la facilité de lecture quant à elle n'a pas été au rendez-vous.

Ce premier tome du Projet Starpoint met en place tout l'univers de la trilogie, comme n'importe quel premier tome. Cependant, ici, j'avoue qu'assez rapidement, j'étais un peu paumée, d'abord, par les attitudes des personnages les uns envers les autres, puis par les explications fournies par l'auteur au fur et à mesure que l'on avance dans l'histoire.

Pour que les personnages puissent voyager d'un univers à un autre, il faut trouver l'angle mort entre deux miroirs ou un miroir et une fenêtre... De plus, ce voyage interfère dans la fréquence de notre cerveau ce qui crée quelques désagréments comme les vertiges, par exemple.

J'avoue que raconté comme ça, ça paraît simple mais il m'a fallu un sacré bout de temps pour tenter de comprendre les choses. Surtout que j'ai abrégé pour donner une explication toute simple, donc sûrement pas aussi précise que l'auteur car dès que j'avais des explications durant ma lecture, je perdais littéralement pied.

Avec les fréquences hautes ou basses, les tempêtes d'ions à un moment donné qui entraînent des trucs de fou... j'avoue qu'arrivée à la moitié du livre j'ai bien failli l'abandonner.

Et puis je me suis dit que si j'en étais arrivé là ça ne pouvait pas être pire et j'ai continué...

Mal m'en a pris et j'aurais dû suivre mon premier instinct d'abandonner cette lecture parce que je n'ai pas réussi du tout à entrer dans ce bouquin, dans l'univers que l'on me proposait et je n'ai pas du tout accroché aux personnages que j'ai trouvés assez nombrilistes la plupart du temps.

De plus, très rapidement, j'ai compris qui était derrière un complot organisé dans l'univers parallèle et j'ai poussé un soupir de frustration.

Après, je ne dis pas que l'ouvrage ne recèle pas de bonnes idées parce qu'il y en a et c'est un peu ça qui m'a poussée quand même à lui donner sa chance jusqu'au bout.

Mais, pour moi, cela n'a pas suffi à me donner envie de lire la suite, ni à m'attacher aux personnages qu'il s'agisse de Pythagore, Louise ou Foresta...

En bref, peu de choses m'ont plu dans ce premier tome du Projet starpoint et j'avoue que j'en ressors dépitée et très peinée parce que j'en attendais vraiment autre chose. La physique quantique ce n'est vraiment pas pour moi et je le savais déjà depuis mes études, il y a des années de cela... et franchement, je ne m'attendais pas à me retrouver avec un tel thème dans ce genre de livre.

Du coup, tentez-le si vous le souhaitez car, après tout, il vaut toujours mieux faire son propre avis dessus car c'est le genre de livre que l'on aime ou on déteste. Il n'y a pas de demi-mesure.

Par contre, là où je ne suis pas du tout d'accord avec l'éditeur c'est de comparer ce livre avec A la croisée des mondes de Philip Pullman que j'avais adoré et qui n'a rien à voir avec la trilogie à venir de Marie-Lorna Vaconsin. N'allez pas croire que vous allez trouver un monde fantastique peuplé de gamins avec leur compagnon fae parce que vous allez vous planter. D'ailleurs, la plume de Marie-Lorna Vaconsin n'a rien à voir non plus avec celle de Pullman beaucoup plus souple, facile et accrocheuse que celle de Marie-Lorna Vaconsin que j'ai trouvé très mature pour un roman jeunesse.