dimanche 19 mai 2013

L'enfant qui ne souriait pas

Auteur : Malin PERSSON GIOLITO
Editions : Belfond (2013)
Nbre de pages : 400

Présentation de l'éditeur :
Quand elle constate les marques sur le corps d'Alex, Karin Lindstrand, institutrice, n'a aucune hésitation et signale immédiatement la maltraitance dont est victime le petit garçon.
L'affaire est confiée à Sophia Weber. Pour cette avocate à la vie privée chaotique, le travail est une échappatoire.
Et les cas comme Alex font hélas partie de sa routine. Étude du dossier, enquête, audience au tribunal et placement dans une famille d'accueil : Sophia lance la procédure habituelle.

Loin de ses parents, au contact des chevaux élevés par sa famille d'accueil, le bambin semble enfin trouver la stabilité. Si bien que personne ne trouve à redire quand sa mère le réclame pour la fête de la Saint-Jean.
Une fête qui va tourner au cauchemar...

Faut-il, à la moindre alerte, retirer les enfants aux parents ou maintenir les liens familiaux à tout prix ? Dans cette affaire, tout le monde pense avoir agi au mieux mais qui peut réellement en juger ?



Mon avis :

Lorsque l'on lit la présentation de l'éditeur, on se dit forcément que ce bouquin ne va pas être une mince affaire et que l'on va s'en prendre plein la tête, au point que l'on se doute si l'on va supporter ce que l'on va découvrir dedans. Et bien je vous le dis d'emblée : oui c'est supportable et très bien écrit et très bien géré par l'auteur et je lui tire mon chapeau dès le début de ma chronique.

En effet, Malin Persson Giolito écrit magnifiquement sur le sujet délicat de la maltraitance enfantine. Elle m'a bluffée et je suis conquise.

On débute cette lecture directement avec le problème sous les yeux : Alex, un jeune garçon de 7 ans, a des brûlures sur les bras. Mais il n'a pas que ça. Aussitôt, son institutrice va l'amener voir l'infirmière de l'établissement et celle-ci va alerter les services sociaux. A la suite de ce placement, une avocate va être désignée pour assurer la défense d'Alex, Sophia Weber.

C'est à travers une narration à la 3ème personne que l'auteur a choisi de raconter son histoire. C'est un excellent choix parce qu'il permet au lecteur de se rendre compte de tout ce qui se passe sans forcément ressentir trop d'émotions et avoir le ventre noué. Le peu que l'on apprend ici suffit largement à se faire une idée de tout le reste.

Malin Persson Giolito va montrer ici toute les difficultés que vont rencontrer les services sociaux et l'avocate d'Alex pour ce que dernier puisse évoluer dans un environnement sain et approprié pour un enfant de cet âge. Malgré le désir de la mère de le récupérer, le but ultime est bien de sauver cet enfant de la brutalité dont il fait l'objet.

N'allez pas croire que l'on tombe dans le pathétique et le larmoyant parce que ce n'est pas du tout le cas. Ne pensez pas que vous n'allez plus fermer l'oeil de la nuit parce que vous allez vous décider à découvrir ce sublime roman, dont c'est le premier de l'auteur et c'est à noter vu l'excellent livre qui en ressort.

L'auteur sait habilement mener son histoire sans que nous nous sentions oppressés par trop de sentiments dus à l'injustice de la situation, à cet enfant que l'on veut protéger à tout prix, de ces parents que l'on considère - peut-être trop vite d'ailleurs - comme des monstres.

Dans L'enfant qui ne souriait pas, nous allons faire le tour de tout ce qui couvre l'existence d'Alex mais également de ceux qui le protègent et de ceux qui le malmènent. C'est un roman troublant et terriblement révoltant du point de vue administratif, j'entends.

C'est un ouvrage dans l'air du temps vu le nombre d'affaires dont on entend parler au JT et après lesquelles on se dit : "mais que fait donc l'administration ? personne ne pouvait-il réagir avant ?"

On va ici se rendre compte (en tout cas pour la Suède) que malgré toute la bonne volonté que les uns et les autres vont vouloir mettre pour sauver Alex, ils seront aussi bloqués par tout un système. C'est terrible de lire ça et de se dire que ce gosse qui n'a rien demandé à personne risque de mal finir.

Je n'ai eu aucun mal à entrer dans cette histoire mais j'ai eu par contre une envie irrésistible de ne pas la terminer. Alex me manque déjà alors que j'ai terminé cet opus depuis seulement 24 heures. Tout ce qu'il a vécu, tout ce qu'il m'a fait vivre sont ancrés en moi pour un petit bout de temps.

Alors si j'ai un conseil à vous donner, même pour les plus récalcitrants sur un tel sujet, c'est de tenter cette lecture et de vous rendre compte de ce qu'on nous raconte. L'histoire vaut vraiment le coup de s'y arrêter et surtout d'y réfléchir. L'ouvrage ne m'a pas tiré une larme (mais plutôt de l'angoisse et de beaucoup de colère) si ce n'est à la toute fin avec seulement quelques mots que je ne vous dévoilerai pas sinon je spolie la totalité du livre.

Un très grand merci aux Editions Belfond pour cette lecture touchante et marquante.

samedi 18 mai 2013

L'âme emmurée

Auteur : Freddy Woets
Editions : Oskar (2013)
Collection : Fantastique
Nbre de pages : 130

Présentation de l'éditeur :
Alix, 16 ans, vit au milieu d'un parc, dans une propriété aussi vaste que sinistre. Entre un père hautain, professeur en chirurgie cardiaque, et une mère mentalement absente, la jeune fille se sent très seule. Un jour, en retrant de son cours violoncelle, elle découvre sa partition maculée de sang, et le soir, au dîner, un liquide rougeâtre s'écoule du plafond sur la nappe blanche. Ce n'est qu'un radiateur qui fuit, mais la chambre du dessus était celle d'une fille de l'âge d'Alix, violoncelliste comme elle, morte dans d'étranges circonstances bien des années plus tôt. Bientôt l'horreur s'installe dans la maison...


Mon avis :

Ce livre m'a tenu accrochée pendant mes deux heures de lecture, hier après-midi. Je m'étais dit que le côté fantastique allait sûrement me scotcher et je n'ai pas été déçue.

A travers cette petite histoire, nous allons vivre un pan de la vie d'Alix, jeune adolescente de 16 ans, qui ressent une étrange sensation dès lors qu'elle se trouve dans cette maison que son père a achetée, peu de temps avant.

Toutes ces histoires de fantômes me plaisent assez et j'étais curieuse de voir comment Freddy Woets allait retranscrire ce que l'on ressent dans ce genre de roman, tout en sachant que le livre est destiné à un lectorat assez jeune.

Et bien je n'ai pas été déçue par ma découverte parce qu'il y a tout pour que le jeune lecteur se fasse de la bile, s'angoisse et s'interroge sur ce qui se passe dans cette demeure.

Si j'étais un peu sceptique au départ, rapidement je me suis laissée emporter par une plume oppressante et une ambiance ô combien pensante.

Je l'ai lu d'une traite avec incapacité de pouvoir m'arrêter tellement j'étais entrée dedans et je voulais absolument savoir ce qu'il en était avant de passer à autre chose.

Tout est très bien mené et raconté même si, par moment, j'ai ressenti que l'écriture n'était pas forcément destinée à des enfants à partir de 10 ans comme je suggère la 4ème de couverture. Certains termes risquent d'être un peu difficiles mais globalement, et comme le disent les jeunes, "ça le fait grave !"

Entre des gouttes de sang qui coulent du plafond, des sons de pas dans le couloir, une odeur de putréfaction qui empeste dans une pièce vide... je vous le dis, l'auteur n'a pas froid aux yeux pour mettre son lecteur dans les bonnes conditions de stress.

Mais attention, nous ne sommes pas non plus dans un ouvrage adulte alors pas d'inquiétude à se faire pour nos têtes blondes. Ils devraient parfaitement arriver au bout de cet ouvrage sans venir forcément se coller contre vous au cas où un fantôme rôderait dans leur propre maison.

Le seule petit bémol que j'ai noté concernait la fin. Elle n'est pas celle à laquelle je m'attendais et j'ai été un peu déçue parce que trop terre à terre. J'aurais aimé que l'auteur reste dans le contexte fantastique et ce n'est pas le cas. C'est dommage mais cela rend aussi l'ouvrage plus digeste pour les futurs jeunes lecteurs. Ce n'est pas négligeable non plus surtout s'ils sont un peu froussards.

Un grand merci aux Editions Oskar pour cette nouvelle découverte qui m'a beaucoup plu encore une fois.


vendredi 17 mai 2013

Merlin : Les sept pouvoirs de l'enchanteur (T2)

Auteur : T.A. Barron
Editions : Nathan (2013)
Nbre de pages : 325

Présentation de l'éditeur :
En chassant l'esprit maléfique Rhita Gawr du trône de Fincayra, le jeune Emrys, qui a pris le nom de Merlin, a ramené l'espoir sur l'île enchantée. Mais Fincayra vit toujours sous la menace – et la première victime n'est autre que la mère de Merlin. L'adolescent n'a pas le choix : s'il veut la sauver, il doit maîtriser chacun des Sept Chants de Magie… et pour cela, affronter un ogre dont le moindre regard peut le tuer.


Mon avis :

J'ai lu le premier tome de cette série en début d'année et j'avais été conquise dès le départ. Lorsque je me suis plongée dans cette suite, j'espérais que ma lecture serait aussi merveilleuse que la précédente. Même si le début m'a un peu fait tiquer à cause du comportement de Merlin, j'avoue que globalement je suis ravie d'avoir fait cette nouvelle découverte.

Ici, Emrys Merlin va devoir débusquer les sept pouvoirs liés à des Chants. On tombe forcément dans une quête initiatique et Merlin en a bien besoin. Bien entendu, son amie de toujours Rhiannon (Rhia) sera à ses côtés. On fera aussi la connaissance d'un bouffon (Bumblewy) qui, à défaut de faire rire, apportera finalement beaucoup à notre jeune héros qui a été loin de me convaincre  au départ à cause de son orgueil.

En effet, si dans le tome précédent je n'avais pas remarqué ce comportement chez Merlin, j'ai été vraiment déçue de me rendre compte comment il réagissait au début de ce tome là.

Imbu de sa personne, n'écoutant personne dans certaines situations, le jeune homme n'avait rien pour me plaire d'autant que son comportement égoïste entraînait de fâcheuses conséquences. Je me suis dit alors que l'histoire partait mal et que, peut-être, ce tome là n'allait pas me plaire.

Heureusement pour lui, Rhia est là et arrive petit à petit à lui ouvrir les voies de la raison. Elle ne sera pas la seule, tout au long de la narration, à apporter un petit quelque chose à Merlin.

Du coup, plus j'avançais et plus je commençais à me dire que le personnage devenait intéressant. Merlin commence à se forger un caractère, à se rendre compte qu'il doit conquérir ses pouvoirs mais aussi et surtout les apprivoiser. C'est intéressant à lire et à découvrir même si la façon dont l'auteur fait acquérir les pouvoirs à Merlin n'est pas exceptionnel.

Cela m'a d'ailleurs fait rappeler dans la forme, Beyonders de Brandon Mull lorsque le héros doit accomplir différentes tâches avant de pouvoir retrouver son monde, notamment.

Ici, c'est exactement la même chose. Un chapitre pour trouver le bon endroit. Un chapitre pour régler le problème et bien sûr tout est résolu très vite.

C'est un peu trop simple pour un lectorat adulte mais cela fonctionnera à merveille pour les enfants qui liront cette série.

Certains passages sont quand même bien menés et l'on se pose des questions sur l'aboutissement final de ce tome, même si on finit par se dire que cela ne peut pas finir mal. Après tout, il y a 12 tomes qui doivent composer cette saga alors...

Le style de T.A. Barron est toujours aussi fluide et bien écrit. On perçoit les interrogations des uns et des autres et on ressent leurs émotions à la perfection. Les descriptions sont simples mais rendent parfaitement l'ambiance ou le lieu que l'on découvre en même temps que les protagonistes.

Une grosse révélation est faite à la fin de ce tome à laquelle je ne m'attendais pas du tout et je suis impatiente de poursuivre avec le tome 3, L'épreuve du feu, qui devrait normalement sortir en août 2013. En attendant, vous avez de quoi faire avec les deux premiers tomes pour vous mettre dans l'ambiance et découvrir ces personnages hauts en couleurs et très attachants, au final.

Un grand merci aux Editions Nathan pour leur confiance toujours renouvelée.

Tome 1 : Les années oubliées

jeudi 16 mai 2013

Rebecca Kean : Traquée (T1)

Auteur : Cassandra O'Donnell
Editions : J'ai Lu (2011)
Nbre de pages : 474

Présentation de l'éditeur :
Burlington...nouvelle Angleterre. Pas de délinquance, élue la ville la plus paisible des États unis, bref un petit havre de paix pour une sorcière condamnée à mort et bien décidée à vivre discrètement et clandestinement, parmi les humains. Malheureusement, en arrivant ici, je me suis vite aperçue que la réalité était tout autre et qu'il y avait plus de démons, de vampires, de loups-garous et autres prédateurs ici que partout ailleurs dans ce foutu pays. Mais ça, évidemment, ce n'est pas le genre de renseignements fournis par l'office de tourisme. Maudit soit-il...


Mon avis :

Cela faisait un petit moment que j'avais envie de me lancer dans cette nouvelle série bit-lit. Les avis sont plutôt positifs et cette Rebecca me rendait curieuse. Maintenant que j'ai lu ce tome 1, je dois bien indiquer que j'ai passé un bon moment de lecture même si ce n'est pas non plus un coup de coeur.

Avec Rebecca Kean, ce qui est bien, c'est qu'elle n'a pas sa langue dans sa poche. Si quelque chose la dérange, elle le dit haut et fort. Si d'une certaine manière, cela m'a fait penser à Maeve Regan, je dois quand même avouer que j'ai trouvé Rebecca un peu plus vulgaire sur la longueur de l'ouvrage. D'ailleurs, vers la moitié du livre, ce langage de charretier m'a saoulée et je n'étais pas sûre de vouloir poursuivre. Sauf que j'étais quand même prise par l'histoire et que j'avais envie de savoir comment cela se terminait...

Il m'a fallu prendre sur moi et j'ai bien fait parce que, finalement, il y a une chose que j'ai beaucoup aimé c'est la relation que Rebecca entretient avec Raphael, le maître des vampires de Nouvelle-Angleterre. Dès leur première rencontre, j'ai su que cela allait dégommer avec eux et je n'ai pas été déçue par la suite.

Leur relation est juste succulente à suivre et j'en veux encore alors forcément vous vous doutez bien que je lirai la suite.

A cela s'ajoute aussi que le mélange avec tous ces êtres surnaturels dans une narration fluide et facile à lire qui pousse forcément la lectrice que je suis à bouquiner un peu trop au goût de mon mari.

En attendant, j'ai rencontré des personnages supers attachants (Beth, une lycanthrope, Leonora, la fille de Rebecca qui a une nature très particulière, Mark, un semi-démon, et bien d'autres encore qu'il vous faut absolument découvrir si vous aimez ce genre de bouquin).

Les détracteurs de la bit-lit diront bien sûr que ce n'est pas de la "vraie" littérature mais franchement, je m'en fous !! Le principal, pour moi, était de voir une nana capable de remettre à sa place tous ces hommes travaillés par leurs hormones dues à leurs différentes natures et ça fait du bien de savoir que celle-là ne se rend pas si facilement.

Je voulais détailler un peu plus mais si je le fais je vais devoir vous dire qui est réellement Rebecca, quels sont ses pouvoirs et ce qu'elle peut faire avec. Ce serait vraiment dommage de vous spolier à ce point là.

Rebecca Kean est une série qui se découvre et qui mérite d'être lue ne serait-ce que pour se détendre et passer un super moment avec une héroïne qui n'en fait qu'à sa tête. Bien entendu, cela ne lui facilitera pas la vie, vous pouvez l'imaginer.

Alors maintenant, il ne vous reste plus qu'une chose à faire : prendre ce bouquin et le dégustez surtout que la l'été arrive bientôt et qu'il est parfait pour cette période là.

En ce qui me concerne le tome 2, Pacte de sang, est déjà dans ma PAL et il me tarde déjà de m'y remettre.

mercredi 15 mai 2013

La malédiction de la coca

Auteur : Roger Judenne
Editions : Oskar (2013)
A partir de 12 ans
Nbre de pages : 123

Présentation de l'éditeur :
Dans le sud de la Colombie, le trafic de cocaïne est sous le contrôle de la guerilla. Pour y mettre fin, les militaires pulvérisent de l'herbicide sur les plantations de coca. En représailles, la guérilla kidnappe Sierva Laura, jeune héritière d'un grand propriétaire terrien. Mais celle-ci souffre de graves crises d'asthme, tout comme Maria, la fille des paysans qui la gardent. Alors que la guerre des adultes fait rage autour d'elles, une grande complicité va naître entre les deux filles dans leur lutte contre la maladie.


Mon avis :

La malédiction de la coca est un petit livre destiné aux jeunes ados, à partir de 12 ans, que j'ai lu en à peine 2 heures de temps et que j'ai beaucoup aimé découvrir.

Encore une fois, les Editions Oskar publient là un ouvrage de qualité avec une écriture simple, fluide et qui emporte le lecteur au coeur de la Colombie, dans un petit village qui m'a fait beaucoup penser à ceux que j'ai pu voir dans des reportages télé.

Alors que la présentation de l'éditeur met en avant une complicité naissante entre deux filles luttant contre l'asthme dans une atmosphère étouffante, je dirais davantage que La malédiction de la coca est un livre sur l'utilisation des cultivateurs de cocaïers par des guerrilleros se battant contre le gouvernement pour la prise de pouvoir.

A travers ce récit, on découvre la vie quotidienne de ces paysans en proie à l'agressivité de ces combattants armés qui n'hésitent pas à arranger la réalité pour parvenir à leur fin : avoir un maximum de feuilles de coca pour la transformer en poudre...

J'ai vraiment beaucoup aimé suivre cette histoire parce qu'elle est d'une justesse incroyable. Connaissant un peu ce monde là parce qu'ayant vu plusieurs reportages dessus, j'ai trouvé que Roger Judenne arpentait ce monde à la perfection afin que les jeunes, sans qu'ils soient assaillis par trop de violence, puissent se rendre compte du comportement des plus forts sur les plus faibles.

Bien sûr, on voit apparaître une complicité entre des enfants mais contrairement à ce que dit le résumé, j'ai davantage trouvé que la relation entre Celso (le jeune garçon qui raconte l'histoire) et Sierva Laura (la jeune captive) était plus forte et la fin du livre m'a confortée en ce sens.

Avec La malédiction de la coca vous découvrirait un monde chargé de violence, certes, mais aussi d'une amitié qui transparaît dans les actes.

C'est un ouvrage que j'ai dévoré de la première à la dernière ligne, qui m'a beaucoup plu et que je conseille fortement, ne serait-ce que pour se plonger un peu dans le quotidien difficile des paysans colombiens qui, malheureusement, n'ont pas vraiment leur mot à dire. Leur combat de liberté est déjà voué à l'échec et c'est à une petite échelle qu'ils essaient de combattre.

Un roman fort, touchant, percutant qu'il faut lire absolument.

Je remercie encore une fois les Editions Oskar pour cette jolie découverte que je ne suis pas prête d'oublier et que je compte bien conseiller à tous ceux qui me sont proches avec ou sans adolescents.

mardi 14 mai 2013

Les coeurs impuissants

Auteur : Valérie Hanotel
Editions : L'Archipel (2013)
Nbre de pages : 312

Présentation de l'éditeur :
Gabrielle et François Saint-Jean se connaissent à peine lorsqu'ils se marient sur le bateau qui les ramène à Saigon. Le père de François vient d'avoir un infarctus et le jeune sous-officier de marine a dû abandonner sa carrière pour reprendre les rênes de la plantation familiale.
Grisée par l'exotisme, Gabrielle l'a suivi. Mais en 1910, son rêve agonise. Désespérant d'être mère, elle décide de sortir son couple de l'asphyxie, rachète la concession d'un ami et, avec quelques coolies, défriche seule des arpents de terre rouge pour planter des hévéas. Lorsqu'elle tombe malade, François engage un cousin métis, Arnaud Manville, pour la seconder. Vient-il d'introduire le tigre dans le domaine ? Il aurait le temps de s'en inquiéter si sa propre plantation ne menaçait de péricliter...
Un jour de typhon, un incendie ravage Rougeterre : trois ans de labeur anéantis en deux heures. Arnaud, blessé d'avoir été repoussé par Gabrielle, est aussitôt soupçonné...Tout est à recommencer.


Mon avis :

Je viens de découvrir la plume de Valérie Hanotel avec cet ouvrage et je dois bien dire que, même s'il m'a fallu quelques jours pour le terminer, j'ai passé un joli moment de lecture avec Les coeurs impuissants.

Tout d'abord, parce que la plume est posée, fluide et poétique. Valérie Hanotel nous plonge facilement au coeur de la Cochinchine du début du XXème siècle où l'on va suivre Gabrielle et François dans un pays au climat plutôt difficile.

L'ombre de leur petite fille disparue prématurément alors que Gabrielle n'était enceinte que de six mois va peser sur le tempérament de cette femme que j'ai appréciée au plus haut point.

Son combat pour la maternité mais également pour sauver son couple et les finances font de Gabrielle une femme à laquelle on s'attache forcément. Elle est celle par qui le changement se fait; celle qui refuse les conventions.

On ressent aussi tout l'attachement que se porte ce couple, même si j'ai perçu François comme un homme plutôt distant, s'intéressant peu aux envies de sa femme.

Les coeurs puissants c'est le destin d'une famille française que l'on suit pendant vingt ans. Chaque période nous montre la progression des envies des uns et des autres, les attentes qui perdurent, les espoirs qui s'épuisent et cette fatalité qui s'acharne.

Sur la première moitié de l'ouvrage, j'ai trouvé qu'il était un peu lent et pas assez détaillé à mon goût. Lorsque j'entre dans ce genre de livre, j'aime vraiment tout percevoir et tout savoir dans le moindre détail.

Là, les vingt années sont couvertes sur un peu plus de 300 pages et, à mon sens, ce n'est pas assez. Si la deuxième moitié du livre est plus prenante parce qu'il se passe un évènement qui bouge l'ensemble, il n'en demeure pas moins que l'on ne voit pas réellement la progression de la plantation que Gabrielle a mise sur pied. L'auteur passe sur les 15 ans qui séparent la troisième partie (1914) à la quatrième (1929) et j'ai trouvé cela dommage.

C'est le seul reproche que j'aurais à faire dessus parce que pour le reste et globalement il vaut vraiment d'être découvert. On se délecte de ce dépaysement que Valérie Hanotel nous propose en nous propulsant en Cochinchine où la moiteur, les pluies voire même les typhons font rage et où l'on se rend compte qu'il est bien difficile de vivre pour des non habitués. A cela s'ajoutent certains secrets qui se dévoilent avec parcimonie pour notre plus grand plaisir.

Je tiens à remercier les Editions L'Archipel pour cette découverte que je n'aurais jamais faite sans eux.


lundi 13 mai 2013

Challenge "Livra'deux pour pal'Addict" n° 5


Pour le 5ème numéro de ce challenge, Clairdelune et moi récidivons.

Voilà ce que j'ai sélectionné pour ma binôme :



  
Clairdelune a choisi de lire "Nos étoiles contraires" de John Green. J'ai hâte de connaître son avis dessus.


Et voilà les livres qu'elle a sélectionnés pour moi :


  
  Mon choix se porte sur...  



Depuis le temps qu'on me dit qu'il faut absolument que je le lise, je vais prendre le temps de le faire. Je suis sûre de faire des heureuses mais j'espère surtout qu'il me plaira à moi aussi sinon... gare aux fessées pour certaines
Bon challenge à tous et bonne lecture !