mercredi 30 novembre 2016

Let the wind rise (T3)

Auteur : Shannon Messenger
Editions : Simon Pulse (2016)
Nbre de pages : 284


Présentation de l'éditeur :
Vane Weston is ready for battle. Against Raiden’s army. Against the slowly corrupting Gale Force. Even against his own peaceful nature as a Westerly. He’ll do whatever it takes, including storming Raiden’s icy fortress with the three people he trusts the least. Anything to bring Audra home safely.
But Audra won’t wait for someone to rescue her. She has Gus—the guardian she was captured with. And she has a strange “guide” left behind by the one prisoner who managed to escape Raiden. The wind is also rising to her side, rallying against their common enemy. When the forces align, Audra makes her play—but Raiden is ready.
Freedom has never held such an impossible price, and both groups know the sacrifices will be great. But Vane and Audra started this fight together. They’ll end it the same way.


Mon avis :

Dernier tome de la trilogie Sky fall, Let the wind rise a été une lecture très prenante sur la première moitié du livre et un peu plus longue sur la seconde.

J'ai retrouvé avec plaisir Audra, Vane, Arella, Solana et les autres afin de mener le combat final contre Raiden.

Si la première moitié du bouquin est vraiment stressante et prenante c'est surtout parce que Vane et Audra sont séparés et qu'ils doivent s'organiser pour se retrouver afin de mener à bien ce combat que le lecteur attend avec impatience.

Autant dire que les situations respectives de l'une et de l'autre font que le lecteur a bien du mal à lâcher le bouquin.

J'ai vraiment angoissé avec Audra et Gus. J'étais tellement prise par la narration que j'en arrivais à avoir même les larmes aux yeux face aux atrocités dont Raiden se rendait coupable.

De lire en alternance les points de vue des deux protagonistes permet immanquablement au lecteur de décompresser pendant cette première moitié.

Vane est toujours aussi marrant, bourré d'un humour qui me faisait du bien et qui n'a fait qu'accentuer mon empathie pour lui.

Mais mais mais... lorsque la seconde moitié est arrivée et que Vane et Audra se retrouvent... je ne sais pas comment dire mais l'avancée m'a parue plus chaotique, plus longue et un peu moins intéressante.

On y parle bien sûr du lien brisé entre Audra et Vane; des reproches non-dits, des envies non formulées. En bref, une romance qui traîne quand même un peu en longueur au lieu d'aller au fond des choses.

Mais j'ai beaucoup apprécié découvrir Solana et Arella dans ce dernier tome. Ce sont des personnages qui prennent en profondeur et on a une approche différente d'elles au point que l'on commence à les aimer un peu plus, même si on reste un peu en retrait par rapport à ce qu'elles pourraient entraîner pour Vane et Audra.

Quoi qu'il en soit, l'ouvrage se lit assez bien et plutôt facilement. J'ai un peu plus traîné sur la seconde moitié parce que mon intérêt était un peu émoussé mais je voulais vraiment savoir comment se terminait la série sans devoir attendre la sortie VF.

Ce que je peux dire c'est que l'ensemble est bien mené et que je regrette d'une certaine façon de ne pas avoir lu cette série en VO directement parce que j'ai moins ressenti le côté jeunesse en anglais comme cela ressort en français. Vu que j'ai du mal en ce moment avec le YA selon les titres, me mettre une difficulté en lisant en anglais m'a permis de ne pas m'ennuyer.

En bref, Let the wind rise a été une lecture prenante et vraiment émouvante sur la première moitié du roman. Le final est un peu rapide mais l'ensemble vaut le coup de la découverte. Une chose est sûre je compte bien continuer à lire cet auteur mais en VO tant sa plume m'a enchantée.


mardi 29 novembre 2016

Les chroniques lunaires : Cinder (T1)

Auteur : Marissa Meyer
Editions : 12-21 (2013)
Nbre de pages : 284


Présentation de l'éditeur :
Les humains et les androids se pressent dans les rues bruyantes de la Nouvelle-Pékin. Une peste mortelle ravage la population. Depuis la lune, un peuple sans pitié observe la situation, en attendant de passer à l’attaque… Personne ne sait que le sort de la Terre ne dépend que d’une seule fille… Cinder est un cyborg, une mécanicienne très douée. Citoyenne de seconde classe, elle a un passé mystérieux, et vit avec ses désagréables belle-mère et belles-sœurs. Sa rencontre avec le prince Kai va la précipiter au cœur d’une lutte intergalactique. Partagée entre le devoir et la liberté, la loyauté et la trahison, elle doit découvrir les secrets de son passé, afin de protéger l’avenir de son monde.




Mon avis :

Je me suis enfin décidée à me lancer dans la série des Chroniques lunaires. Après un petit aperçu avec Il était une fois... Cinder que j'avais beaucoup aimé, j'ai mis un peu de temps à prendre ce premier tome. Je pense que j'appréhendais de ne pas l'aimer parce que, si je suis curieuse de lire des réécriture de conte, je suis aussi toujours sur la réserve. J'ai peur d'être déçue, tout simplement.

Avec Cinder, je dois être franche, le début a été chaotique parce que je ne m'attendais pas vraiment à découvrir une Cendrillon mécanicienne.

Le côté cyborg ne me dérangeait pas plus que ça vu que j'en avais eu un aperçu dans le préquel mais sa fonction de mécano a été pour moi une vraie "surprise" qu'il m'a fallu avaler...

Sur les quatre premiers chapitres, je lisais donc ce roman sans vraiment trop me fixer, me demandant à chaque chapitre si j'allais finalement adhérer ou pas.

Et puis, il y a ce problème de pandémie due à la létumose qui apparaît et, à partir de ce moment là, j'ai commencé à apprécier ma lecture au point qu'elle devait même addictive.

Je prenais les personnages comme ils venaient; j'acceptais leurs défauts et leurs faiblesses et je me suis laissée emporter par l'intrigue que construisait, doucement mais sûrement, Marissa Meyer.

J'ai fait la connaissance du prince Kai, de la fameuse Levana et de tant d'autres personnages auxquels j'ai fini par m'attacher sans le vouloir.

Il y a quand même des différences avec le conte de Cendrillon et notamment sur les rapports de cette dernière avec la fameuse belle-mère mais aussi ses "soeurs". Dans le conte, les deux filles sont méchantes avec Cendrillon alors que ce n'est pas le cas ici. Mais je n'en dirai pas plus...

L'intrigue donc est finalement accrocheuse et intéressante pour permettre au lecteur, même adulte, de se poser dans ce roman qui rappelle bien sûr les grandes lignes de Cendrillon dans un monde revu par Marissa Meyer et qui ne manque pas de nous surprendre.

Cette lecture a été une belle découverte, finalement, et m'a donné envie de continuer la saga avec le tome 2, Scarlet, que je lirai en 2017, à moins que je ne trouve du temps pour le lire en décembre.

Par contre, il ne sera pas un coup de coeur tout simplement parce que certaines choses sont quand même prévisibles malgré ce que l'auteur peut faire pour les cacher. Ce manque de surprise m'a fait un hocher la tête et tordre la bouche par moment mais cela ne m'empêchera pas de lire la suite avec plaisir.

En bref, Cinder a été une lecture fort agréable et sympathique que je ne regrette pas d'avoir lu et je me lancerai dans la suite avec plaisir et curiosité parce que quand même entre les humains, les cyborgs, les androïdes et les lunaires, on a de quoi de faire, sans compter sur cette pandémie qui tue sans compter.

lundi 28 novembre 2016

C'est lundi... que lisez-vous ? (135)


Ce rendez-vous hebdomadaire a été créé par Mallou et repris par Galleane.
Le principe est simple, répondre à trois questions : Qu'ai-je lu la semaine précédente ? Que suis-je en train de lire ? Que vais-je lire ensuite ?

Ce que j'ai lu la semaine dernière




J'ai réussi à lire quatre titres et j'en suis bien contente. Mon rythme est plutôt bon et je croise les doigts pour que ça dure.
Trop géniale ! a été une lecture hilarante que j'ai regretté de quitter. Une vraie bouffée d'air frais et de bonne humeur qui fait du bien.
J'ai enchaîné avec Cinder qui traînait dans la liseuse depuis très longtemps. Après un début difficile, je me suis finalement laissée emporter par cette intrigue qui est surprenante et addictive. J'ai hâte de lire Scarlet.
Irena Sendlerowa est un roman historique nous faisant découvrir cette jeune femme polonaise qui a tout fait pour sauver des milliers d'enfants juifs du ghetto de Varsovie. Je m'attendais à quelque chose de plus profond, de plus poignant mais cela n'a pas été le cas. Pour autant, je suis ravie d'avoir rencontré ce personnage exceptionnel.
Quant à Let the wind rise il est enfin fini. Ouf ! Après une première moitié très prenante, j'avoue que j'ai eu un peu plus de mal avec la seconde partie que j'ai trouvée plus lente par certains moments et un final trop rapide à mon goût.
Mon avis sur Trop géniale ! est en ligne et je vous recommande chaudement d'aller le lire pour vous laisser tenter par cette lecture. Quant au reste, cela arrive dans la semaine.

Ce que je suis en train de lire

Septembre 1940. Polly Brown a accepté un poste d’infirmière à l’hôpital Cliffehaven, sur la côte Sud de l’Angleterre, afin de se rapprocher de Jack, son mari, grièvement blessé au front. Elle a dû se séparer d’Alice, sa fillette de 5 ans, envoyée au Canada pour fuir l’Europe en guerre.
À Cliffehaven, Polly emménage à la Pension du Bord de Mer, tenue par les époux Reilly. Là, elle y fait la connaissance de Danuta, une jeune Polonaise qui a perdu toute sa famille au début de la guerre.
Les deux femmes se serrent les coudes. En effet, bien que Polly soit une soignante qualifiée, l’infirmière en chef de l’hôpital refuse de lui accorder sa confiance et la traite comme une bonne à tout faire.
Au moment où Polly commence à se résoudre que Jack ne survivra peut-être pas à ses blessures, un télégramme parvient à la Pension. Un U-boat allemand a torpillé le bateau dans lequel se trouvait Alice…
Je n'ai commencé ce roman que ce matin et je n'en ai lu qu'à peine 40 pages. Je suis ravie d'avoir retrouvé l'écriture de Tamara McKinley qui emporte son lecteur dès le départ. Quant à l'histoire, elle se pose doucement mais j'ai hâte de pouvoir m'y plonger sérieusement dedans.

Ce que je lirai ensuite


Il serait temps que j'arrive à lire Furie divine que je prévois depuis maintenant 3 semaines. Mais je crois que son heure va venir. J'enchaînerai ensuite avec un roman qui me tente depuis son arrivée. La dame des deux terres a l'air juste magnifique.

Et vous ? Que lisez-vous ?
Je vous souhaite une excellente semaine livresque.

dimanche 27 novembre 2016

In my mailbox (17)


In My Mailbox a été mis en place par The Story Siren et repris en France par Lire Ou Mourir. C'est un moyen de partager les livres reçus chaque semaine dans notre boîte aux lettres ainsi que les livres achetés ou empruntés à la bibliothèque.

Voilà les réceptions reçues durant ce mois de novembre :






Un mois plutôt correct d'autant que certains n'étaient pas attendus. Pour l'instant, je n'ai lu que Divergente raconté par Quatre mais je vais commencer ce soir Si loin des siens de Tamara McKinley qui me fait de l'oeil depuis sa réception.

Bon, en fait, ils me font tous très envie. J'ai hâte de m'y plonger dedans.

J'ai aussi emprunté :




Vous pouvez retrouver mes avis dessus :
- Troie : Le seigneur de l'arc d'argent
- Sa vie dans les yeux d'une poupée
- Les filles du Samouraï : tome 3 et tome 4


Et vous ? Qu'avez-vous reçu, acheté ou emprunté ?
Bon dimanche à tous 😊

vendredi 25 novembre 2016

Trop géniale !

Auteur : Christophe Gresland
Editions : City (2016)
Nbre de pages : 356


Présentation de l'éditeur :
La trentaine épanouie, Athéna a vraiment une vie trop géniale. Enfin, façon de parler... parce que sa vie est surtout très compliquée. Entre son fils Stan, le petit prodige qu'elle a eu très jeune avec un guitariste agité, et son job de journaliste, il est parfois difficile de faire face ! Et voilà que sa rédactrice en chef lui donne une mission de taille : interviewer Charles de Brissac, romancier et futur prix Nobel de littérature. Mais l’homme est tellement secret que pour obtenir un rendez-vous, elle va devoir jouer de tous ses charmes et de son intelligence. Un mystérieux informateur lui révèle alors que l’écrivain dissimule pas mal de zones d’ombre dans sa vie. Et son secrétaire particulier n’est pas très net non plus avec sa tête de mafieux. Les incidents se multiplient autour de Tina et tout se détraque, au point de révolutionner sa vie… pour le pire et, surtout, pour le meilleur !


Mon avis :

J'avais lu, l'année dernière, Trop curieuse ! du même auteur et j'avais passé un excellent moment avec les personnages et lorsque l'auteur m'a contacté pour savoir si j'avais bien reçu son dernier roman, donc celui dont je vous parle, je lui ai précisé que non. Et oui... encore des problèmes avec la poste apparemment....

Mais après moult courriers échangés avec l'auteur et la maison d'édition, cet exemplaire est enfin arrivé chez moi et j'ai pu le découvrir. J'en remercie infiniment Christophe Gresland et les Editions City pour cet envoi.

S'agissant de ce nouveau titre de l'auteur, si je dois le résumé en un seul mot (et cela va être extrêmement difficile), je dirai : hilarant !

Bon ce n'est pas non plus dans chaque ligne que l'on se marre mais l'histoire de Tina et de Stan est juste succulente si vous avez besoin d'un roman frais, rempli de bonne humeur.

Pourtant, ce n'était pas vraiment bien parti avec Tina. Ce personnage âgé de 32 ans est quand même bien imbue de sa personne parce qu'elle est belle et intelligente et que ce n'était pas gagné pour elle quand on connaît son enfance...

Mais ça, je vous laisserai le découvrir par vous-même.

Sa relation avec Stan, son fils de 16 ans, est tellement particulière que j'ai adoré tous ces moments d'échanges qu'ils ont.

Entre une mère qui se fait passer pour sa soeur, qui adore les bouquins au point de ne plus savoir où les mettre dans son appartement, et un fils qui déteste l'école et encore plus les livres, autant dire que les réparties vont bon train et que c'est juste excellent à lire.

J'ai rigolé bon nombre de fois et quand j'y repense j'ai le sourire aux lèvres.

Mais il n'y a pas que cette relation mère-fils qui vaut le détour.

Stan est un photographe hors pair et sa mère est une excellente journaliste. Autant dire que le duo est formé lorsqu'il s'agit d'aller interviewer le plus grand écrivain du XXIème siècle. Sauf que ce Monsieur a quelque chose à cacher et lorsque Tina met le doigt dessus, elle tient à aller jusqu'au bout pour avoir le dernier mot...

Et là, on se balade dans une aventure loufoque que j'ai dévorée en peu de temps.

Parce que si ce bouquin a un seul défaut c'est celui de se lire trop vite !

Forcément quand on est pris dans l'engrenage de ces personnages si attachants et marrants, on n'a pas envie de les quitter. Et puis, quand on voit tout ce qui se passe dans la vie de Tina on se dit qu'il ne peut pas lui arriver d'autres malheurs pires que... ça. Et bien si !?

J'ai, par exemple, adoré le passage du repas sur la terrasse de la patronne de Tina ! Un souvenir impérissable c'est sûr. Je me marre encore à l'heure actuelle en m'imaginant tous ces personnages. Mais ce n'est pas le seul et je vous laisserai le soin de le constater par vous-même lors de votre lecture.

Le style est, par ailleurs, simple et addictif mais pas gnan-gnan pour deux sous. Christophe Gresland sait se mettre parfaitement à la place d'une femme et c'est juste génial. Chapeau bas pour lui !

En bref, Trop géniale ! est un roman que j'ai adoré et dévoré en moins de deux jours tellement j'étais prise dans l'engrenage de l'intrigue mais surtout des personnages auxquels je me suis finalement très vite attachée. Je l'ai même trouvé meilleur dans les réparties que Trop curieuse ! qui était bien mais avec lequel j'avais eu moins de fou rire.

Du coup, bien sûr qu'il vous faut le lire et découvrir l'histoire de Tina et Stan. Sans cela vous allez passer à côté d'un contemporain qui vaut vraiment le coup et je peux vous certifier qu'en fermant ce roman vous allez garder la banane aux lèvres pendant plusieurs jours.

jeudi 24 novembre 2016

Divergente raconté par Quatre

Auteur : Veronica Roth
Editions : Nathan (2016)
Nbre de pages : 378


Présentation de l'éditeur :
L'histoire de Quatre avant sa rencontre avec Tris : 
Lors de sa cérémonie du Choix, un jeune Altruiste se dresse contre sa famille et sa faction : il choisit de rejoindre les Audacieux. Il choisit de se libérer de son passé. Il choisit un nouveau destin, et devient Quatre. 
Mais ce qu'il découvre chez les Audacieux peut mettre en péril son avenir, et celui de la société tout entière. Doit-il se dresser contre sa nouvelle faction ? 
Et si Tris, cette novice qui ne ressemble à aucune autre, était la réponse à ses interrogations ?


Mon avis :

Il y a presque deux ans, les Editions Nathan publiaient déjà un recueil de nouvelles racontant l'histoire du point de vue de Quatre avant sa rencontre avec Tris. Il s'agissait de ce tome là :



Aujourd'hui, les Editions Nathan publient à nouveau le même recueil mais avec un bonus permettant au lecteur de suivre la façon dont l'auteur en est venue à écrire sa trilogie et à comprendre les choix qu'elle a pris pour fomenter son intrigue.

Mon avis ne sera pas très long parce que tout le monde connaît la trilogie Divergente qui a d'ailleurs été adaptée au cinéma.

Ce recueil n'est donc pas différent du précédent si ce n'est que l'on a un bonus fort intéressant qui donne au lecteur la véritable dimension de cette trilogie et le travail que Veronica Roth a dû accomplir pour faire de Divergente ce qu'il est aujourd'hui.

De plus, nous avons droit à de magnifiques illustrations présentant chaque faction mais aussi le QG des Audacieux. Cela permet de mieux imaginer l'endroit où se développent les personnages de Tris et Quatre (pour ceux qui n'ont pas vu encore les films, comme moi 😛). En voilà quelques exemples :





Par ailleurs, l'ouvrage propose des tatoos pour ceux qui aimeraient montrer leur appartenance à la faction qu'il apprécie ce qui est plutôt sympa 😊



En bref, ce nouvel ouvrage publié par les éditions Nathan est beaucoup plus complet et agréable à découvrir que le précédent qui ne m'avait pas apporté grand'chose par rapport à la trilogie. Peut-être que je l'avais lu aussi de façon trop rapprochée par rapport au tome 3, pour l'apprécier à sa juste valeur ?!

Quoi qu'il en soit, si vous avez un achat à faire s'agissant des nouvelles concernant Quatre, je vous conseillerais davantage cette version plutôt que la précédente. D'abord parce qu'elle est plus complète et donc plus intéressante pour le lecteur qui souhaite toujours en savoir plus sur l'univers de Divergente mais également parce qu'elle a quand même une sublime couverture. D'ailleurs, je regrette amèrement que les Editions Nathan n'aient pas conservé les couvertures VO pour l'ensemble de la trilogie...

mardi 22 novembre 2016

L'année la plus longue

Auteur : Daniel Grenier
Editions : Flammarion (2016)
Nbre de pages : 394


Présentation de l'éditeur :
Thomas Langlois, né comme son aïeul Aimé Bolduc une année bissextile, ne fête son anniversaire qu’une année sur quatre. Mais est-il pour autant, comme l’espère vivement son père, promis au même destin que son ancêtre qui, lui, ne vieillissait que d’une année tous les quatre ans ? En suivant les vies de ces deux personnages d’exception, L’année la plus longue traverse, de Chattanooga à Montréal, des Great Smokies aux monts Chic-Chocs, près de trois siècles d’histoire de l’Amérique. De la prise de Québec par les Britanniques en 1760 au 11 septembre 2001, de la capitulation des Indiens au combat des Noirs américains, c’est l’âme du continent tout entier qui s’invite et s’anime dans cette fresque épique et familiale.Ce premier roman, œuvre d’un immense conteur, réussit le pari fou de nous plonger au cœur de la grande histoire et, au-delà, de nous en peindre mille et une autres.


Mon avis :

Cela faisait un bon moment que je n'avais pas lu de roman contemporain et c'est avec L'année la plus longue que j'ai choisi de le faire. Je peux vous assurer d'une chose : ce roman est un ovni que je ne regrette pas d'avoir lu, même s'il m'a pris du temps pour en venir à bout.

L'auteur va scinder son ouvrage en trois parties.

La première va nous faire découvrir Thomas Langlois et son quotidien depuis sa naissance, le 29 février 1980. Une date très particulière puisqu'elle ne se produit que tous les quatre ans. Thomas va donc nous faire partager sa petite vie jusqu'à ses 18 ans.

Dans cette partie là, je me suis plongée dans le roman sans aucune difficulté alors même que le prologue m'avait fait tiquer parce que je n'avais pas vraiment saisi ce qu'il signifiait...

Avec l'arrivée de Thomas et de ce qu'il vit en si peu de temps, j'ai ressenti une grosse empathie pour ce personnage. Mais je ne vous en dirai pas plus pour ne pas vous dévoiler pourquoi je me suis mise à apprécier et m'attacher à Thomas au fur et à mesure que je progressais. Ce sera à vous de le découvrir.

Vient ensuite la seconde partie qui sera consacrée à l'aïeul de Thomas, Aimé Bolduc. Et là, les amis, le livre prend une tournure encore plus extravagante et extraordinaire. Si je m'attendais à ce que l'ouvrage prenne cette tournure, je ne suis pas sûre que je me serais laissée tenter pour le lire.

Mais mais mais... au final j'ai bien fait de ne pas en savoir plus parce que même si parfois c'est un peu confus pour le lecteur qui va se poser tout un tas de questions sur ce personnage très particulier qu'est Aimé Bolduc, on finit aussi par s'attacher à lui.

Pourtant, il n'est pas du genre que j'apprécie parce qu'un homme qui se défile comme Aimé a pu le faire bon nombre de fois, cela m'horripile.

Mais mais mais... Aimé a aussi ses bons côtés et on arrive à accepter voire même lui pardonner tout ce qu'il ne fait pas.

Et puis arrive la dernière partie dans laquelle Thomas va être en contact avec son père. Il sera difficile de vous en dire plus, là encore, parce que tout est imbriqué comme un puzzle. Il faut vraiment découvrir le début vous-même pour apprécier à sa juste valeur cette dernière partie.

Il faut avoir passé la seconde partie parfois un peu longuette pour comprendre pourquoi le père de Thomas a agit de telle ou telle façon.

Et puis, il y a cet épilogue qui m'a mise sur les genoux et qui vous fait réfléchir sur l'ensemble du roman et sur une scène en particulier. Mais je resterai, pour la dernière fois, bien mystérieuse pour vous laisser le plaisir de la découverte.

L'année la plus longue a été une lecture plaisante par les personnages qu'elle développe et fort agréable dans le style de l'auteur. Celui-ci n'hésite pas à user de deux formes narratives bien distinctes qui permet aux personnages de parler directement tout en nous permettant de voir un ensemble bien défini avec un personnage omniscient. C'est assez bizarre et paradoxal vu qu'en règle général les auteurs choisissent l'un ou l'autre de ces choix narratifs. C'est aussi pour cela que je dis que ce roman est un ovni littéraire.

Vu le temps que j'ai passé dessus (une bonne dizaine de jours), je me disais que j'étais une vraie tortue et en règle général quand je passe autant de temps sur un roman ce n'est pas bon signe. Or, avec L'année la plus longue je n'ai pas ressenti cette baisse d'intérêt. Bien au contraire. Le prendre pour lire quelques pages ou quelques chapitres puis le poser pendant quelques jours ne me dérangeait pas. Cela me permettait d'intégrer tout ce que l'auteur voulait nous faire comprendre.

En bref, L'année la plus longue a été une lecture très appréciable que je ne regrette pas d'avoir faite mais il ne plaira peut-être pas à tout le monde tant la narration est particulière tout comme ces personnages. L'auteur mêle habilement un joli roman contemporain à un brin de fantastique qui n'est pas négligeable et que j'ai beaucoup aimé.