lundi 24 avril 2017

Marquer les ombres (T1)

Auteur : Veronica Roth
Editions : Nathan (2017)
Nbre de pages : 478


Présentation de l'éditeur :
Dans une galaxie dominée par une fédération de neuf planètes, certains êtres possèdent un "don', un pouvoir unique. Akos, de la pacifique nation de Thuvhé, et Cyra, soeur du tyran qui gouverne les Shotet, sont de ceux-là. Mais leurs dons les rendent, eux plus que tout autre, à la fois puissants et vulnérables. Tout dans leurs origines les oppose. Les obstacles entre leurs peuples, entre leurs familles, sont dangereux et insurmontables. Pourtant, pour survivre, ils doivent s'aider... ou décider de se détruire.


Mon avis :

J'ai enfin découvert le premier tome de la nouvelle série de Veronica Roth et disons le sans attendre, j'ai beaucoup aimé ce que j'ai lu et je l'ai même préféré à Divergent.

Je ne reparlerai pas de l'histoire vu que le résumé est suffisamment explicite et, je pense que pour apprécier cet ouvrage, il faut le découvrir vous-même au fil des pages qui défilent si vite...

Les personnages d'Akos et Cyra sont très bien décrits et le caractère de chacun va évoluer au fur et à mesure que l'on progresse.

Le début est un peu ardu vu qu'il faut tout mettre en place : univers, personnages, peuples et les relations qu'ils entretiennent les uns et les autres.

On est dans un roman fantastique où la religion est quand même présente par les différents oracles et les destins qui régissent les vies des principaux concernés.

Mais Veronica Roth ne pousse pas à l'extrême sur ce plan là et c'est très bien. La religion va faire place à quelque chose de plus mesuré, de très bien exploité et j'ai vraiment adoré être embarquée dans cette histoire.

Après, on évolue dans un YA donc il y a quelques facilités et notamment le rapprochement entre Akos et Cyra que l'on devine dès le début mais, contrairement à Divergent, ce rapprochement ne va pas se faire facilement ni rapidement.

La relation entretenue entre Cyra et Akos est compliquée non seulement parce qu'ils sont de deux peuples différents mais aussi à cause de leur don respectif.

C'est un vrai plaisir de lire un roman aussi bien maîtrisé dans l'intrigue parce que même si on reste dans un roman jeunesse, il est suffisamment ardu dans les relations entre les personnages pour qu'un lectorat adulte se laisse prendre au jeu et ne puisse plus le lâcher.

Le style est toujours aussi addictif et simple ce qui permet une lecture plutôt rapide, à partir du moment où l'on maîtrise l'ensemble de l'univers forgé par l'auteur.

En bref, Marquer les ombres confirme que Veronica Roth est une excellente auteur de YA et qu'elle peut largement plaire à des adultes tant l'univers ici est complexe tout comme les relations entre les personnages. Rien n'est gagné à l'avance et c'est ce que j'ai beaucoup aimé dans ce nouvel opus.

Une chose est sûre, j'ai été très triste de quitter Akos et Cyra et il me tarde déjà d'avoir la suite entre les mains.

C'est lundi... que lisez-vous ? (153)


Ce rendez-vous hebdomadaire a été créé par Mallou et repris par Galleane.
Le principe est simple, répondre à trois questions : Qu'ai-je lu la semaine précédente ? Que suis-je en train de lire ? Que vais-je lire ensuite ?

Ce que j'ai lu la semaine dernière


Seulement deux livres parce que j'ai mis quasiment la semaine pour lire et digérer "Meurtres pour rédemption" de Karine Giebel. Un roman dont j'avais beaucoup entendu parler mais dont je ne peux pas dire qu'il soit un coup de coeur ou une excellente lecture parce que c'est un roman percutant dont vous ne sortez pas indemne... Mon avis arrive dès que possible.
Quant à Djinn, je l'ai terminé hier, tranquillement. Cela m'a fait du bien de partir dans une histoire fantastique au coeur de la Syrie/Turquie au temps des croisades. Mon avis arrive dans la semaine également.

Ce que je lis en ce moment

1977. Le mariage de Zhida se prépare à la Gallifrère, la belle ferme de ses futurs beaux-parents, près de Luçon. Zhida, jeune Chinois du Cambodge, Français " banane " comme il dit – jaune à l'extérieur – a dû partir, seul, pour la France à l'âge de huit ans avec son petit frère, et aller en pension à Romilly.
Son père, tout juste arrivé de Hong Kong, et son oncle, qui a pu échapper aux Khmers rouges et émigrer en France, seront là pour son mariage. Au cœur des trois nuits étouffantes de plein été qui précèdent la fête, Zhida revit l'histoire de sa merveilleuse rencontre avec la rousse Gabrielle, qui l'a choisi sur les bancs du lycée. S'invitent aussi dans ses souvenirs l'enfance, que l'exil a rendue douloureuse, l'adolescence et la jeunesse précaires. Et c'est à sa mère, la grande absente, disparue dans les ténèbres de la barbarie, que ses pensées reviennent, elle dont le sourire fragile va l'accompagner jusqu'à l'autel.
Je l'ai commencé ce matin et j'accroche très bien à l'écriture de l'auteur. Quant à l'histoire, j'ai lu à peine 50 pages donc difficile de se faire un avis. On verra un peu plus tard. Par contre, je pense qu'il va se lire assez vite vu qu'il fait à peine 300 pages...

Ce que je lirai ensuite


J'ai très envie de roman historique et la collection Terre de France des éditions Presses de la Cité regorge de petites merveilles. Je vais donc me plonger dans ces deux romans pour vous en parler très vite et, je l'espère, vous tenter.

Je vous souhaite une très bonne semaine livresque ou pas 😊

jeudi 20 avril 2017

Bye bye Bollywood

Auteur : Hélène Couturier
Editions : Syros
Nbre de pages : 212


Présentation de l'éditeur :

Quand ma mère nous a annoncé qu'on partait en vacances en Inde, ma sœur s'est direct imaginée en mode " Bollywood ", façon princesse indienne. Plus mesurée, j'ai pensé que j'avais la meilleure maman du monde, ce qui n'arrive pas souvent. Puis j'ai compris qu'elle nous emmenait dans un ashram. Traduction : délire yoga-méditation, riz complet et partage des tâches ménagères ! Ça m'a anéantie. Et encore, j'ignorais qu'une fois là-bas, il n'y aurait pas de réseau et que le seul jeune de mon âge, Jésus, serait un matheux sans pitié. Mais... 
... Comme le dit le proverbe indien : " Tant qu'il y a de l'amour, tout est possible " !


Mon avis :

Voilà un roman fort sympathique que j'ai dévoré en quelques heures.

Avec un style fluide, frais et un personnage très attachant et bourré d'humour, nous allons suivre l'expérience de Nina et sa soeur en Inde, lors d'un voyage organisé par leur mère. Mais ces vacances ne vont pas être tout à fait comme elles l'envisageaient puisqu'elles vont se retrouver dans un ashram où il est de bon ton de ne pas parler lors des repas, faire des prières le matin et le soir et mieux cerner ce qui les entoure.

Autant dire qu'en embarquant une ado de 15 ans qui ne rêve que de piscine, bronzage, fête et musique à gogo, la mère de Nina n'a pas fini d'en voir des vertes et des pas mûres...

D'abord rebelle face à ce que sa maman lui inflige (qui aurait l'idée d'amener une ado dans un ashram !!!), on va voir Nina évoluer au fur et à mesure que l'on avancera dans le roman.

Et sa rencontre avec Jésus, un ado de son âge très réservé mais féru de mathématiques (matière que déteste Nina !!), va rendre cette histoire encore plus vivante et accrocheuse.

J'ai beaucoup aimé suivre les vacances de cette ado et de sa petite soeur dans un monde qu'elle ne connaissait qu'à travers des photos, quelques articles de presse ou ce que son imagination avait engendré.

Je ne vais pas rentrer dans les détails pour ne pas trop en dévoiler mais je peux vous dire que dès le début vous allez vous attacher à Nina qui, certes, reste une ado de 15 ans qui se rebiffe dès que sa mère ou sa soeur disent ou font quelque chose qui la gonfle mais qui va, petit à petit, voir au-delà des apparences...

Sa rencontre avec une jeune hindoue n'y sera pas pour rien...

L'auteur a eu l'idée géniale d'intégrer dans son roman une personnalité très connue dont j'avais lu un ouvrage il y a quelques années et j'ai été tellement surprise par cette découverte que j'en aurai presque embrassé mon livre.

Bye bye Bollywood n'est pas juste un roman sur les vacances d'une ado en Inde. C'est beaucoup plus que cela puisque Hélène Couturier aborde le problème de l'éducation des filles, des mariages arrangés... et l'apparition de cette personnalité, très importante là-bas pour la gente féminine, est un gros plus pour faire ouvrir nos petits yeux d'européens...

C'est un roman qui permet de prendre conscience de la chance que nous avons de pouvoir vivre comme on le souhaite et de relativiser sur nos problèmes.

Bye bye Bollywood est un excellent roman que j'ai donc dévoré en peu de temps, que j'ai regretté d'avoir fini même trop vite et que je recommande vivement. La fin laisse penser qu'il y a aura une suite et je suis déjà prête à la découvrir.

mardi 18 avril 2017

Le lien du faucon

Auteur : Delphine Laurent
Editions : Oskar (2017)
Nbre de pages : 308



Présentation de l'éditeur :
Juin 2016, en Alsace. La jeune Mélissandre vient faire un stage dans la volerie des Rapaces. Son rêve : devenir une femme « Maître Fauconnier ». Mais pas facile de se faire une place dans ce monde d'hommes. On ne lui confie que les basses besognes ainsi qu'une minuscule responsabilité : prendre soin dune vieille fauconne qui semble habiter les lieux depuis toujours.
Juin 1735, dans un château du duc de Kratzberg, Louis est un jeune et talentueux fauconnier. Lorsqu'il découvre Gemma, un faucon femelle hors du commun, il pressent que sa vie peut basculer. Il rêve secrètement de servir le roi de France. Aussi, quand le comte de Valency, courtisan de Versailles, vient passer quelques jours au château, le jeune homme pense enfin toucher son but. Et si les destins de Mélissandre et de Louis étaient liés à celui de Gemma, la fauconne ?


Mon avis :

S'il y a bien un éditeur jeunesse que je recommande pour ses romans qui me font vivre des aventures extraordinaires à chaque fois que je m'y plonge dedans, ce sont bien les Editions Oskar.

Dès que j'ai lu le résumé, je savais que j'allais passer encore un superbe moment de lecture. Et je ne me suis pas trompée.

Le lien du faucon est un roman qui se lit d'une traite et qui vous emporte dans une histoire que j'ai adorée.

On découvre deux jeunes adultes, Melissandre et Louis, vivant à deux périodes différentes mais qui vont être liés par un lien bien improbable.

Dès le début, j'ai été happée par cette lecture qui m'entraînait dans le monde des rapaces, dans la volerie des rapaces du château de Kratzberg.

J'ai adoré entrer dans cet univers de la fauconnerie. Ces animaux me fascinent littéralement et l'auteur nous les fait découvrir avec une simplicité déconcertante.

L'écriture est addictive, simple et accrocheuse. Le rythme est aussi très présent ce qui rend la lecture très fluide. On ne se rend pas compte que les pages tournent, que les chapitres passent à une vitesse grand V.

L'histoire entre Louis et Mélissandre m'a subjuguée. J'étais accrochée à mon bouquin en me demandant ce qui allait leur arriver à l'un et à l'autre. Comment ils allaient faire dans leur situation ? Comment cela allait se terminer pour l'un et l'autre ?

Beaucoup d'interrogations, beaucoup d'émotions et un livre que j'ai fermé trop vite et à regret.

J'aurais tellement aimé continuer cette aventure avec Mélissandre et Louis. J'étais tellement déçue d'être allée trop vite dans ma lecture.

Mais le roman est tellement bien écrit, tellement bien mené que je me suis laissée emporter sans m'en rendre compte.

Le lien du faucon est un roman génialissime que je conseille fortement si vous voulez vivre une histoire magique, magnifique et très touchante. Le lien qui se noue entre Louis et Mélissandre est très beau mais ce n'est rien en comparaison de celui qui se fait entre le fauconnier et son rapace.

Ce roman est une très belle découverte que je ne suis pas prête d'oublier et j'en remercie vivement les Editions Oskar pour cette magnifique aventure.

vendredi 14 avril 2017

Double faute

Auteur : Isabelle Pandazopoulos
Editions : Gallimard (2017)
Collection : Scripto
Nbre de pages : 200


Présentation de l'éditeur :
Depuis leur plus jeune âge, Ulysse et Ludovic sont entraînés par leur père pour devenir champions de tennis. À tout prix. Un jour, Ulysse craque et décide de tout arrêter. Dès lors, Ludo n'a plus le droit de perdre. Et tout vient séparer les deux frères. Jusqu'au drame...


Mon avis : 

Ce roman m'interpellait tenant le thème abordé : abus de pouvoir sur des enfants pour les faire devenir des champions et la rivalité qui se crée entre eux.

Je dois bien dire que Double faute a été un roman qui m'a tenue en haleine du début à la fin.

L'histoire que nous raconte Ulysse, le fils cadet, est percutante et très touchante.

Alors qu'il est entraîné au tennis par son père, avec son frère aîné, depuis son plus jeune âge, Ulysse va être obligé d'abandonner la compétition suite à une blessure.

A partir de ce moment là, tout se focalise sur Ludovic qui va tout faire pour que son père soit fier de lui et remporter tous les matchs et tournois afin de devenir un vrai champion de tennis et pouvoir entrer chez les professionnels.

Mais tout ne va pas se dérouler comme prévu et on va assister à une histoire totalement bouleversante pour ces deux fils rivaux.

Si je m'attendais à ce que ce roman soit si dur par son thème, je ne pensais pas non plus lire tout ce qu'il contient.

Percutant et bouleversant sont bien les deux mots qui vont le mieux à ce dernier titre d'Isabelle Pandazopoulos que je découvre pour le première fois.

Avec une plume fluide, accrocheuse mais empreinte d'une terrible vérité par des mots simples, l'auteur nous fait entrer dans la vie de cette famille qui va être démunie et dévastée par un évènement auquel personne ne s'attend.

Entre un père hyper exigeant et dur pour forger ses champions et cette envie d'Ulysse de pouvoir faire son propre choix de carrière, alors même que le tennis coule dans ses veines, le lecteur assiste, impuissant, à cette descente aux enfers.

J'ai beaucoup aimé découvrir Ulysse et son évolution tout au long du roman. Son mal-être est perceptible dès les premières pages et l'on se demande si le roman ne va pas en faire trop.

Et c'est là que l'auteur a une plume extraordinaire pour décrire ce mal-être sans, justement, que ça tourne au pathos.

A chaque page que l'on tourne, à chaque chapitre que l'on découvre, on voit petit à petit comment ces enfants en sont venus à devenir des rivaux; comment ils percevaient ce père si dur avec eux; cette différence qu'il faisait entre l'un et l'autre... jusqu'au jour où...

Double faute est un roman parfait pour se rendre compte à quel point les jeunes enfants n'ont pas leur mot à dire dès qu'un parent est décidé/borné à leur faire faire un sport qu'il a choisi pour eux. Et l'on peut se demander pourquoi cette mère reste trop effacée.

Ce roman me tenait à coeur parce que mon mari souhaitait que son fils fasse du tennis, lui-même en faisant depuis l'âge de 14 ans. Que son souhait le plus cher était le voir atteindre un haut niveau de compétition et qu'il m'a fallu me battre pour qu'il arrête de le voir comme un grand champion.

Il faut savoir faire la part des choses en tant que maman et j'avoue que j'ai eu du mal à comprendre celle d'Ulysse et de Ludovic. Ce roman m'a donc parlé personnellement parce que j'ai vévu, dans une moindre mesure, cette obstination paternelle de faire de son enfant un futur champion, dans une activité sportive qui demande tellement de temps, d'entraînement, d'investissement personnel. Ceci vaut d'ailleurs pour n'importe quelle discipline dans laquelle l'enfant évolue.

Mais comme le dit si bien Ulysse, il faut aussi laisser à l'enfant faire ses propres choix.

Double faute est un roman que je recommande chaudement parce qu'Ulysse un adolescent que j'ai tellement aimé par sa façon de voir les choses et de les appréhender, de les régler. Il m'a beaucoup touchée et je ne suis pas prête de l'oublier.

jeudi 13 avril 2017

Wonderpark : Cyclos (T3)

Auteur : Fabrice Colin
Editions : Nathan (2017)
Nbre de pages : 143

A partir de 9-10 ans


Présentation de l'éditeur :
Avec l'aide de l'Archange et des super-héros de Mégalopolis, Jenn, Mervin et Orage ont réussi à échapper à la redoutable Légion Ténébris et à trouver la porte ouvrant sur Cyclos, la station spatiale - où extraterrestres et habitants de toute la galaxie côtoient dangereux mercenaires et chasseurs de prime.


Mon avis :

Après avoir découvert les deux premiers tomes de Wonderpark, et même si le deuxième tome m'avait un peu moins plus que le premier, j'étais curieuse de voir ce qu'il en était des recherches de Jenn, Mervin et Orage.

Je voulais savoir si ce tome 3 allait me plaire et de ce fait continuer la saga ou si, au contraire, l'histoire était vraiment trop jeunesse et du coup arrêter ma découverte.

Je peux confirmer que cette série est jeunesse et cela se ressent dans l'intrigue qui se règle trop facilement pour un lectorat adulte. Forcément, nous ne sommes pas les lecteurs visés par cette saga.

Mais j'ai été emportée par une narration qui est souvent dans l'action et qui amène nos petits héros dans un monde que l'on peut rapprocher de celui de Star Wars.

J'ai donc été forcément emballée par ce tome, même si bien sûr je me doutais de la fin et que cela arrive un peu trop vite.

Pour autant, je reste agréablement surprise par cette petite saga bien sympathique de Fabrice Colin qui devrait plaire à vos enfants s'ils aiment voyager dans des mondes très différents du nôtre, dans lesquels ils vont côtoyer des personnages inquiétants mais aussi forts sympathiques.

Le style est toujours aussi entraînant et facile à suivre. Il n'y a pas de difficultés majeures pour un enfant ayant un niveau normal en lecture et en compréhension. Bien au contraire, Fabrice Colin use d'un vocabulaire adapté à cette tranche d'âge et connaissant l'auteur pour avoir lu d'autres titres pour des enfants plus âgés, je suis ravie qu'il ait pu faire cette série pour les plus jeunes.

Cela va permettre à un plus grand nombre de lecteurs de découvrir cet auteur de talent qu'est Fabrice Colin qui sait raconter des histoires extraordinaires à des enfants ordinaires qui se prendront, à coup sûr, pour les héros de cette série.

En bref, cette saga est à mettre entre toutes les mains et je suis déjà prête à découvrir le tome 4, Askaran, prévu pour le mois de juin prochain.

mercredi 12 avril 2017

Chroniques lunaires : Scarlet (T2)

Auteur : Marissa Meyer
Editions : PKJ (2013)
Nbre de pages : 337


Présentation de l'éditeur :
Bien loin de l'asie et du royaume du Prince Kai, la grand-mère de Scarlet Benoit est portée disparue. Scarlet réalise alors qu’elle n’a jamais su qui était vraiment son aînée et quels dangers pouvaient bien la menacer. Quand elle rencontre Loup, un mystérieux street-fighter qui semble savoir où est sa grand-mère, elle n’a d’autre choix que de lui faire confiance. C’est en menant leur enquête que Scarlet et Loup croisent la route de Cinder. Ensemble ils se ligueront contre Levana, la vicieuse Reine lunaire prête à tout pour asservir les Terriens et épouser le Prince Kai.


Mon avis :

Voilà enfin ce deuxième tome des Chroniques Lunaires lu. J'avais passé un bon moment avec Cinder et j'étais curieuse de connaître la suite. L'univers est toujours autant intéressant mais, encore une fois, cette lecture n'aura pas été un coup de coeur.

Dans ce tome, nous allons suivre Scarlet et Loup. La grand-mère de Scarlet a disparu depuis une quinzaine de jours sans que Scarlet sache pourquoi, comment, si c'était volontaire ou non. Elle va être aidée par Loup pour mener ses recherches.

Parallèlement à cette histoire, nous allons retrouver Cinder qui sera accompagnée d'un personnage que j'ai adoré dès le début, le capitaine (comme il s'appelle lui-même) Carswell Thorne. Les échanges entre l'un et l'autre étaient juste succulents. Je me suis marrée bon nombre de fois et je n'avais pas envie de retrouver Scarlet tant le duo Cinder/Carswell est détonant et sympathique.

Pour autant, il fallait bien que la disparition de la grand-mère de Scarlet soit élucidée. C'est avec un certain intérêt que je me suis laissée emporter par cette narration toujours aussi prenante et accrocheuse, même si parfois je trouvais que c'était un peu trop prévisible.

L'ensemble est sympa et agréable à découvrir mais j'ai vraiment du mal à trouver de la profondeur à l'ensemble.

A côté, je préfère largement la saga Un palais d'épines et de roses de Sarah J. Maas qui a vraiment fait quelque chose de super en commençant sa série avec une réécriture de conte mais qui, par la suite, prend son propre élan, sa propre destinée dans un monde plein de magie et de fantasy.

Ici, Marissa Meyer se contente de prendre les grosses lignes de divers contes et de les mélanger dans sa saga. Même si le problème des lunaires est à part entière une création de son cru, je trouve dommage d'avoir utilisé pour chaque tome, un nouveau conte.

Qui dit YA, dit forcément encore une romance. Après Cinder, c'est au tour de Scarlet et on ne va pas chercher bien loin qui sera son "Prince"...

Il n'y a pas de véritables surprises et le personnage qui m'a le plus emballé durant ma lecture a été Loup par son côté, justement, imprévisible. Je reste sous la réserve pour la suite à venir le concernant, tenant ses capacités que je ne dévoilerai pas ici.

En bref, après une lecture agréable avec le tome 1, Scarlet a été lui aussi à la hauteur de mes attentes même si j'en attendais peut-être un petit peu plus. Je reste toujours dans l'attente d'un éventuel coup de coeur qui n'arrive pas mais peut-être est-ce dû à mon âge. Je n'ai plus un coeur de midinette même si certains romans me font encore pleurer. Mais pour cela, je ne dois pas forcément compter sur le YA et j'avoue avoir du mal à comprendre pourquoi il y a autant de coup de coeur avec cette saga là. Je ne dis pas qu'elle est mauvaise parce qu'il y a du potentiel mais cela reste quand même très prévisible sur l'ensemble. A choisir, je préfère largement la nouvelle saga de Sarah J. Maas qui va bien au-delà de la simple réécriture de conte.