jeudi 9 avril 2020

Sous un ciel écarlate

Auteur : Mark Sullivan
Editions : Amazon crossing (octobre 2019)
Nbre de pages : 533


Présentation de l'éditeur :
En 1943, Pino Lella est un jeune Italien comme les autres : il aime la musique, les filles, et ne veut pas entendre parler de la guerre ni des nazis. Mais le temps de l'innocence prend fin lorsque l'appartement familial est détruit par un raid des Alliés sur Milan. Pino entre alors dans la clandestinité en rejoignant un réseau qui aide les Juifs à passer en Suisse. Il y rencontre Anna, jolie veuve de six ans son aînée, dont il tombe follement amoureux.
Mais les parents de Pino l’obligent bientôt à s'enrôler dans l'armée allemande, pensant le mettre ainsi à l’abri. Blessé, il devient à dix-huit ans le chauffeur du bras droit d'Hitler en Italie puis, rapidement, espion pour les Alliés. Dès lors, Pino ne cesse de se révolter face aux horreurs de la guerre et de courir tous les dangers pour l’amour d’Anna.
Basé sur l'histoire véridique d'un héros oublié, ce roman est une ode au courage et à la résilience.


Mon avis :

Lu via Netgalley j'avais envie de découvrir cette histoire de Pino Lella, héros italien de la 2nde Guerre Mondiale que l'auteur a pu rencontrer dans les années 2000 et relater ici l'histoire.

Je m'attendais à ressentir plus d'émotions tenant le contexte. Je pensais lire un roman où l'angoisse et la peut seraient davantage retranscrites au fil des lignes et des passes organisées pour faire passer des juifs en Suisse.

Pino risquerait sa vie, bien sûr, mais tout paraissait tellement facile que je n'y ai pas cru.

Où était l'angoisse de retrouver des nazis planqués dans les forêts risquant de mettre à mal certaines missions ? Où était le doute de retrouver les personnages vivants dans le chapitre d'après ?

Je n'ai jamais eu peur; je n'ai jamais douté de la réussite de Pino dans tout ce qu'il entreprenait.

Même lorsque sa vie va changer en devenant chauffeur d'un officier nazi, rien ne me semblait crédible, réaliste. Certaines scènes qui pouvaient offrir un peu d'angoisse étaient occultées. Et j'ai trouvé ça tellement dommage.

J'ai été déçue jusqu'à 75% de ma lecture où j'ai enfin vécu une scène dramatique, difficile et poignante. A partir de ce moment là, il m'a été impossible de lâcher ce bouquin. Ce sont des moments durant lesquels on s'interroge notamment en se mettant à la place des personnages et des choix à faire...

Du coup, je ne sais pas vraiment ce que je dois en penser. Sur les 3/4 du livre, je l'ai pris quasiment comme une romance sur fond de 2nde guerre mondiale alors qu'il s'agissait de bien plus que ça.

Une adaptation est en cours, il le semble, et si j'ai l'occasion de la voir ce sera avec plaisir.

D'habitude les romans de ce genre me chamboulent. Celui-là ne fera pas exception mais uniquement parce que je n'ai accroché qu'au dernier quart. Si vous avez l'occasion de le lire, n'hésitez pas me donner votre avis dessus.


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Sang famille

Auteur : Michel Bussi
Editions : Presses de la Cité (2018)
Nbre de pages : 420


Présentation de l'éditeur :

"Tel un soleil brutal, la lumière du phare des Enchaînés inonde la pièce. Une seconde à peine. Puis l'obscurité reprend le dessus, simplement percée du halo des lampes torches. Je vais mourir ici. C'est une certitude. Une seule question me hante, la dernière : jusqu'où sont-ils prêts à aller pour me faire avouer ? A fouiller ma mémoire, comme s'ils pouvaient en arracher les souvenirs qu'ils convoitent ? Tout est allé si vite, à peine quatre jours.
Je n'étais alors qu'un adolescent parmi d'autres. Un orphelin. C'est du moins ce qu'on avait toujours voulu me faire croire..."


Mon avis :

J'ai lu ce roman dans le cadre de la LC organisée par @mes_carnets_litteraires. Il fallait lire en mars un roman de Michel Bussi et j'ai jeté mon dévolu sur son tout premier roman.

Si l'écriture de l'auteur reste toujours aussi agréable et fluide, je n'ai pas totalement accroché à l'histoire de Colin. On est sur une enquête familiale qu'il va mener sur l'île de Mornesey, là où son père, 10 ans plus tôt, a trouvé la mort.

On va être plongé dans le passé trouble de cette famille et j'ai trouvé l'ensemble assez long.

Je ne peux pas dire non plus que j'ai eu de véritables surprises avec. Même s'il se lit facilement, je n'arrivais pas à retrouver les émotions que Michel Bussi arrive à me faire ressentir avec ses autres romans.

J'ai été, par contre, plus intriguée par l'histoire voire le mythe de cette île que par tout le reste.

La couverture donne un air de vacances à ce bouquin et c'est ce que j'ai ressenti la plupart du temps. Une petite enquête par un ado de 16 ans, hors ces heures de cours de voile dans la colo où il s'est inscrite. C'est gentillet mais pas exceptionnel et j'en sors un peu déçue.

vendredi 3 avril 2020

Survivre

Auteur : Vincent Hauuy
Editions : Hugo Thriller (2020)
Nbre de pages : 397


Présentation de l'éditeur :
2035. La Terre est en sursis : les catastrophes climatiques se multiplient, les sociétés sont en ébullition et les réserves d'eau potable se raréfient. Le survivalisme prend de l'ampleur. Survivre devient à la fois un défi et une obsession. C'est aussi le thème et le nom du grand jeu télévisé que lance le milliardaire Alejandro Perez, magnat des intelligences artificielles.
Dans l'énorme complexe construit ad hoc dans l'Idaho, le lancement de Survivre s'annonce spectaculaire. Mais lorsqu'un agent de la DGSE infiltré dans l'organisation de Perez disparaît, son frère, l'ex-journaliste Florian Starck, se décide à intégrer l'émission. Et découvre un envers du décor aussi mystérieux que terrifiant. Car la promesse d'un grand divertissement dissimule un objectif beaucoup plus sombre. Dès la première épreuve, le compte à rebours commence. Pour les candidats. Pour Florian Starck. Et pour nous tous.


Mon avis :

Cette année, Vincent Hauuy a décidé de nous emmener au cœur d'un jeu de télé-réalité où les participants auront des épreuves de survie à surmonter. Le nom de ce jeu : Survivre.

Associé à la thématique des intelligences artificielles et à une enquête suite à une disparition mystérieuse, le sujet du survivalisme ne sera pas le plus intéressant. L'auteur, de ce coté là, ne nous apprend pas grand-chose car il reste sur des bases de survie que l'on connaît déjà.

Par contre, l'enquête est intéressante à suivre et les IA encore plus encore. Il est juste dommage que l'auteur n'ait pas plus creusé certaines choses pour que le lecteur soit totalement immergé dans l'univers de ces IA.

Survivre est un roman d'aventure qui prend une dimension plus prenante avec les IA. Lu en LC avec Marylin de @le_boudoir_litteraire, nous sommes d'accord sur le fait que le côté survie est un prétexte pour enchaîner sur autre chose de plus profond.

Même si j'ai beaucoup aimé cette lecture, je pense que l'auteur aurait pu uniquement écrire un roman sur les IA et développer certains côtés du roman au lieu de cumuler les thématiques et finalement rester en surface.

Cela dit, le roman est encore une fois bien écrit, bien orchestré et permet de se changer les idées en cette période de confinement qui ne facilite pas vraiment la lecture. Si vous avez l'occasion de le lire, n'hésitez pas. Vincent Hauuy est un de mes auteurs français préférés.


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jeudi 2 avril 2020

Les murmures du lac

Auteure : Karine Lebert
Editions : Presses de la Cité (2020)
Collection : Terres de France
Nbre de pages : 344


Présentation de l'éditeur :
20 ans après son départ soudain, Isaure est de retour en Vendée. Mais au moment de retrouver sa sœur jumelle Lucille, elle assiste impuissante à l’accident de moto qui propulse celle-ci dans le lac du Jaunay. Incapable de la sauver, Isaure prend une folle décision : prendre la place de sa sœur, le temps de récupérer sa fortune. Mais une surprise attend Isaure dans la demeure familiale de l’île d’Yeu : Lucille laisse derrière elle Noé, un nourrisson…
Malgré la crainte d’être à tout moment démasquée, Isaure se fond dans la vie de sa jumelle. Le destin n’a pas toujours été tendre avec elle, lui offrirait-il une seconde chance ?


Mon avis :

Après avoir eu un coup de cœur pour le dyptique "Les amants de l'été 44", j'étais ravie de pouvoir découvrir le nouvel opus de l'auteure dans lequel on va suivre Isaure qui va prendre la place de sa sœur jumelle, Lucille, décédée dans un accident.

Lu en LC avec @labelettestephanoise, nous avons été emportées, dès les premières pages, par une histoire intéressante, des personnages énigmatiques et une écriture fluide et toujours aussi agréable.

Ces jumelles sont très différentes l'une de l'autre. On est loin des jumeaux fusionnels et il y a beaucoup de secrets gardés tant par Isaure que par sa soeur défunte...

Si la 1ère moitié du roman rend la lecture interrogative et prenante, j'ai trouvé que dans la 2nde on tombait dans la facilité. Et cela ne s'arrange pas vraiment à la fin...

Je m'attendais à plus de difficultés pour Isaure. Que les proches de Lucille lui mettraient un peu plus de bâtons dans les roues. Hors c'est trop peu le cas au point que cela n'en devient pas forcément crédible et je n'ai pas adhéré à la 2ème moitié du livre.

Cela n'enlève pas le style agréable qui m'a fait du bien en cette période de confinement mais si vous vous lancez dedans, ne vous attendez pas à un énorme suspense. Et c'est dommage.

Le titre n'égale pas le dyptique que j'ai lu précédemment et que, par contre, je vous recommande fortement 😁

vendredi 27 mars 2020

Mélisende de Jérusalem

Auteur : Jean-Louis Fetjaine
Editions : Fleuve (Mars 2020)
Nbre de pages : 240


Présentation de l'éditeur :
Au temps des croisades, la Terre sainte a tout d'une terre maudite : Francs, Byzantins, Turcs et Assassins ne cessent de s'y affronter. Personne ne semble en mesure d'arrêter l'empereur Jean Comnène, ni le cruel Zengi, qui menacent l'un comme l'autre de déferler sur les royaumes francs. Pour le contrer, Foulque, le roi de Jérusalem, envisage de pactiser avec les Turcs de Damas. C'est sans compter sur son épouse, la reine Mélisende, qui juge cette alliance indigne de son royaume. Pour parvenir à ses fins, la terrible reine devra s'en remettre à des forces plus puissantes, qu'elle, au risque d'éveiller des créatures depuis longtemps endormies...
Ce roman, inspiré de faits historiques, dresse un flamboyant portrait de femme, au cœur de la tourmente des croisades.


Mon avis :

En 2017, je lisais de cet auteur "Djinn", dans lequel on découvrait Alix d'Antioche que l'on retrouve aussi un peu ici.

On se situe à quelques années près dans la même période mais on vivra l'Histoire à travers d'autres personnages.

On est encore ici dans les batailles entre Turcs, Byzantins, Croisés, Hospitaliers qui sont intéressantes mais j'aurais aimé que l'auteur détaille un peu plus certains événements.

Globalement, le livre se lit bien, avec un style très simple et fluide. Le côté fantastique avec le djinn est minime, à mon grand désarroi. J'avais envie d'une lecture un peu plus prenante, un peu plus magique, avec une Mélisende plus présente. En effet, elle apparaît très peu et c'est bien dommage car finalement on ne s'intéresse pas à elle. Je me suis attachée à Martin et Fadh, qui ont 10 ans au début du roman et qui vont vivre une aventure inoubliable.

La fin est un peu abrupte et rapide dans certains passages qui auraient mérité plus de profondeur. Du coup, et même si je ne regrette pas ma lecture, j'ai une petite pointe de regret que ça n'ait pas duré plus longtemps.

lundi 23 mars 2020

L'écuyer du roi

Auteure : Tonke Dragt
Editions : Gallimard Jeunesse (Mars 2020)
Nbre de pages : 


Présentation de l'éditeur :
Le destin de l'écuyer Tiuri bascule quand il accepte de délivrer une mystérieuse lettre scellée de trois sceaux au roi d'Unawen, de l'autre côté des grandes montagnes. Abandonner sa famille, enfreindre les lois, renoncer à son rêve d'être fait chevalier : Tiuri devra tout laisser derrière lui. De la réussite de sa quête dépend l'avenir du royaume. Rivières infranchissables, ennemis redoutables et alliés inespérés l'attendent en chemin.



Mon avis :

C'est un roman jeunesse que j'étais curieuse de découvrir et, même s'il a un côté trop jeunesse pour moi, j'ai passé un bon moment avec Tiuri qui va devoir rejoindre le royaume d'Unauwen pour transmettre une lettre urgente au roi de cette contrée.

Comme dans beaucoup de livres dédiés à la jeunesse, on tombe ici dans une succession de problèmes auxquels Tirui sera confronté.

J'aurais davantage apprécier le roman si ces difficultés n'avaient pas été résolues en un tour de main. Hormis ce côté du livre qui m'a gênée, j'avoue que j'ai passé un moment de lecture sympathique non seulement avec Tiuri mais aussi ceux qu'il va rencontrer durant son périple.

Destiné aux enfants à partir de 9-10 ans, il y a des facilités mais l'ensemble est bien orchestré avec des personnages que l'on suit bien volontiers, même si je ne me suis attachée à aucun d'entre eux.

Globalement, c'est une bonne lecture jeunesse qui permettra surtout aux enfants d'entrer doucement dans un univers de fantasy simple et entraînant, mais sans part de magie.

A noter que la série est maintenant disponible, depuis le 20 mars dernier, sur Netflix. Je n'ai pas commencé à la regarder mais cela ne devrait pas tarder...

mardi 17 mars 2020

Dévorer les ténèbres

Auteur : Richard Lloyd Parry
Editions : Sonatine (2020)
Nbre de pages : 528


Présentation de l'éditeur :

L'histoire vraie d'une jeune femme disparue dans les rues de Tokyo et du démon qui l'a engloutie.

Lucie Blackman est grande, blonde et sévèrement endettée. En 2000, l'été de ses 21 ans, cette jeune Anglaise travaille dans un bar à hôtesses de Roppongi – quartier chaud de Tokyo – lorsqu'elle disparaît sans laisser de traces. Ses parents lancent alors une vaste campagne de mobilisation pour la retrouver. Bien vite, l'enquête des autorités japonaises devient sujette à caution : veut-on vraiment savoir ce qui s'est passé ?

Journaliste, Richard Lloyd Parry se passionne pour l'affaire. Voulant savoir ce qui est arrivé à Lucie, il s'immerge dans le Tokyo interlope, où il ira de surprise en surprise. De l'industrie du sexe au fonctionnement sidérant de la justice, il lève ainsi le voile sur une ville hantée par le mal, aussi fascinante qu'effrayante. Au cœur de cette toile invraisemblable, un mystérieux millionnaire, véritable figure du vice, sur lequel vont se porter tous les les soupçons. Espionné, menacé, attaqué en justice, Richard Lloyd Parry ne laissera rien l'arrêter dans sa recherche de la vérité.



Mon avis :

Ce livre n'est pas une fiction mais un récit factuel écrit par un journaliste d'investigation. Son thème : la disparition de Lucie Blackman, jeune anglaise de 21 ans, alors qu'elle avait un Visa de touriste à Tokyo.

L'auteur a mis et pris du temps pour écrire ce livre. Nous n'allons pas seulement découvrir qui était Lucie, les conditions de son départ... On va aussi apprendre ce qu'était sa vie familiale, amicale, professionnelle. Il va décortiquer chaque personne pour nous permettre d'avoir une vue d'ensemble de la situation avant la disparition de cette jeune femme. On va aussi découvrir sa vie au Japon mais aussi la ville de Tokyo qui est un personnage à part entière.

La 1ère moitié va surtout se focaliser sur Lucie et sa disparition. Pourquoi, comment et où peut être le corps. C'est intéressant mais il y a des passages un peu longs. J'attendais qu'il y ait enfin u n suspect et que l'on avance. Cela se produit dans la 2ème moitié mais là encore certains moments étaient longs. On stagne dans l'enquête, la recherche du corps, tout comme la police et c'est frustrant.

Globalement, c'est intéressant, bien écrit et prenant. J'ai été sidérée par le système judiciaire japonais, bien différent du nôtre...

C'est une lecture qui prend aux tripes et qui pourrait faire office d'excellent thriller. Malheureusement, c'est la réalité qui nous est décrite ici avec une fin difficile à encaisser pour nous occidentaux.