mercredi 22 février 2017

Confessions d'un ami imaginaire

Auteur : Michelle Cuevas
Editions : Nathan (2017)
Nbre de pages : 187 (ENC)


Présentation de l'éditeur :
Depuis quelques temps, une gêne grandit dans l'esprit de Jacques Papier : il a l'impression que personne ne l'aime. A l'école la maîtresse l'ignore quand il lève la main, personne ne lui passe le ballon en sport, et il faut même rappeler à ses parents de lui garder une place à table ! Heureusement, il y a Fleur, sa sœur et meilleure amie, qui le comprend si bien... 
Un jour, Jacques apprend une perturbante nouvelle : sa sœur Fleur aurait un ami imaginaire, et elle ne lui en a jamais rien dit ! Un peu vexé, il se met à son tour à s'inventer un ami imaginaire. Mais une rencontre va bientôt le mettre face à une terrible vérité : et s'il n'était pas lui-même tout à fait réel ?


Mon avis :

Voilà un petit roman jeunesse qui m'aura bien surprise tant je ne m'attendais pas à ce genre d'histoire. Un récit très émouvant qui m'a fait ressentir beaucoup d'émotions.

Comme à mon habitude, je n'ai pas relu la présentation de l'éditeur avant de me plonger dans ce roman. Du coup, j'ai été un peu perdue en constatant que c'était l'ami imaginaire qui nous racontait cette histoire et non l'enfant qui l'avait créé.

Autant vous dire alors que le roman a pris une dimension encore plus magnifique pour moi et si j'ai pris mon temps pour le lire c'était bien entendu pour mieux le déguster.

On découvre Jacques Papier, ami et confident de Fleur, qu'il appelle sa soeur, parce que ça ne peut pas être autrement lorsque l'on vit sous le même toit qu'elle. Pour Jacques, il fait partie intégrante de cette famille. Il porte leur nom; il dort dans la même chambre que Fleur dans le lit superposé au sien; il va à l'école avec elle et les parents de Fleur lui parle comme s'il était là...

Difficile alors de réaliser que certaines personnes font comme s'il n'existait pas... Et pourquoi agissent-elles ainsi ?

C'est alors que Jacques se met à tenter de comprendre pourquoi, pour certaines personnes, il semble invisible, ce qui le rend très triste.

Que vous dire à part que ce roman est une ode magnifique à l'amitié et surtout l'amour filial ?

Comment vous expliquer qu'en découvrant Jacques et ses interrogations, nous nous mettons nous aussi à sa place, en se disant que la vie d'un ami imaginaire n'est sûrement pas la meilleure; que nos enfants, en grandissant, laissent tomber quelqu'un qui va "souffrir" en découvrant qu'il n'est finalement rien du tout.

C'est en rendant cet "ami imaginaire" très vivant que l'on s'aperçoit que, finalement, on peut faire souffrir sans le vouloir. Qu'est-ce qu'un ami imaginaire si ce n'est un personnage qui ne vit pas dans notre réalité ? Oui mais qu'en serait-il si cet "ami" existait dans sa réalité ?

C'est un peu dans le même genre des doudous que nos enfants ne peuvent pas se passer jusqu'à un certain âge... et les laisse tomber ensuite. Nous pensons de suite à "Toy story" bien entendu. Parce qu'après tout, qui nous dit que ces "objets" réels ou pas n'ont pas une âme comme nous qui aime et qui souffre ???

J'entre là dans des considérations peu pragmatiques, je l'avoue, mais ce petit livre m'a quand même fait réfléchir parce que tout ce que vit Jacques est tellement beau et en même temps injuste pour ce petit garçon que l'on voudrait bien consoler.

Confessions d'un ami imaginaire a été une excellente découverte à laquelle je ne m'attendais pas du tout. L'impact qu'a eu ce roman sur moi est impressionnant parce que je me suis mise à la place de Jacques et j'ai eu beaucoup de peine pour lui. C'est un roman touchant et magnifiquement écrit que j'ai beaucoup aimé lire durant mon week-end. A petites doses pour mieux m'en imprégner. Tout doucement pour mieux le déguster. Comme le dit ma 4ème de couverture "une véritable leçon de vie portée par la voix tendre et originale d'un héros pas comme les autres, qui charmera les lecteurs de 8 à 99 ans." Alors qu'attendez-vous pour le découvrir à votre tour mais surtout le faire découvrir à vos enfants ?


lundi 20 février 2017

Black friday

Auteur : James Patterson
Editions : Archipoche (2017)
Nbre de pages : 475


Présentation de l'éditeur :
Vendredi 4 décembre au matin. Le FBI est sur les dents. Ils sont à peine une poignée, tous vétérans de la guerre du Viêtnam, et pourtant ils font trembler les États-Unis. Leur leader, le colonel David Hudson, réclame pour ses pairs une indemnité importante et, surtout, la reconnaissance de leurs sacrifices consentis durant le conflit par le gouvernement. Si ces revendications ne sont pas entendues, Wall Street, symbole de la toute-puissance financière américaine, sera rayé de la carte en fin d’après-midi.


Mon avis :

Et voilà un nouveau James Patterson lu. Il me tardait de me plonger dans ce roman parce que, pour moi, James Patterson est une valeur sûre pour passer un très bon moment de lecture.

Dire que Black friday égale les autres titres de l'auteur serait peut-être un peu exagéré parce que, même si j'ai aimé ce que j'ai découvert ici, j'avoue que j'ai un peu moins accroché. Une fois n'est pas coutume, n'est-ce pas ?!

Mon plus gros souci avec ce titre c'était qu'il se passait en 1985... Je m'en suis rendue compte au bout d'une cinquante de pages parce qu'on nous explique que la femme de Archer Carroll (flic de la DIA qui s'occupe essentiellement du contre-espionnage) est morte en 1982 et que la soeur de ce dernier s'occupe de son frère et de ses neveux et nièces depuis maintenant 3 ans...

J'avais déjà ressenti que ce roman ne donnait pas le même ton que les précédents et pour cause.

Le fait qu'il se passe plus de 30 ans auparavant donne un goût très différent de ce qu'il aurait pu donner au XXIème siècle avec les technologies d'aujourd'hui.

Si dans la globalité du roman, il est parfaitement acceptable comme bon livre policier à suspense, je dois avouer aussi qu'il m'a manqué un je-ne-sais-quoi pour le mettre à la page.

On a des politiciens (véreux ou pas), des vétérans de la guerre du Vietnam, des flics, des membres de la finance... et ce que le Green Band concocte est tout simplement hallucinant.

Mais le plus intéressant ici c'est de découvrir chaque personnage et de comprendre pourquoi les membres de ce Green Band agissent ainsi.

Mon cerveau étant mis en mode XXIème siècle, bon nombre de fois j'ai eu du mal à me situer par rapport à ce qui se passait et notamment par rapport à la guerre du Vietnam. Cela me semble si loin par rapport à aujourd'hui que cela m'a un peu fatiguée de me dire que je n'arrivais pas à m'imaginer en 1985...

Cela a été vraiment mon plus gros problème avec ce roman parce que, pour le reste, il y a tout ce qu'il faut pour le bouffer en un rien de temps : de l'action, des personnages bien campés et une écriture très addictive.

Bon, je n'ai pas non plus tout compris sur les explications données quant à un éventuel krach boursier et tout le tralala parce que moi et la finance on ne fait pas bon ménage mais dans l'ensemble tout est bien orchestré et ce avec un grand talent. Du coup, le lecteur ne s'ennuie pas.

Le personnage de David Hudson est vraiment épatant et j'ai adoré découvrir son histoire. Tout comme celui de Archer Carroll. D'ailleurs, ce sont ces deux personnages qui m'ont le plus plu.

Je ne regrette pas cette découverte si ce n'est qu'elle sort un peu tardivement pour être totalement dans le flow actuel. Il y a toujours eu cette petite voix dans ma tête qui me disait que si cela se passait aujourd'hui, les évènements auraient été encore plus pervers dans la mise en marche et les conséquences peut-être plus chaotiques.

Mais quoi qu'il en soit, Black friday a été une lecture intéressante avec une écriture fluide et toujours aussi addictive, tout comme l'ont été les personnages et notamment David Hudson et Archer Carroll qui ne lâcheront rien pour atteindre leurs objectifs respectifs. 

C'est lundi... que lisez-vous ? (145)


Ce rendez-vous hebdomadaire a été créé par Mallou et repris par Galleane.
Le principe est simple, répondre à trois questions : Qu'ai-je lu la semaine précédente ? Que suis-je en train de lire ? Que vais-je lire ensuite ?

Ce que j'ai lu la semaine dernière


J'ai partiellement suivi mon planning de lecture, même si je pensais avoir un rythme un peu plus soutenu. Mais Représailles a été une lecture plus longue que prévue et moins intéressante que ce que j'avais imaginé. Black friday, lui, n'était pas mal mais j'ai été un peu déroutée de me rendre compte que l'histoire se déroulait en... 1985. Du coup, c'est prenant et très rythmé mais on sent quand même que le livre a de l'âge par rapport aux techniques qui aujourd'hui seraient sûrement différentes... Malgré tout, cela reste du Patterson et ça se lit très bien et assez vite même si j'ai voulu prendre mon temps avec. Mon avis arrive dans la journée.
Quant à Confession d'un ami imaginaire, je l'ai lu entre samedi soir et dimanche matin, tranquillement, parce qu'il me titillait depuis sa réception. J'ai été enchantée par cette lecture qui est un bien joli roman. Je vous en reparle très vite.

Ce que je suis en train de lire

New York est à la pointe de l'innovation et du rêve. La ville est désormais une tour de mille étages où les plus aisés vivent à son sommet. Tout semble parfait, lisse et idéal. 
Jusqu'au jour où une jeune femme tombe du millième étage... 
Qui a pu accéder à cet étage? Meurtre ou accident ? Les suspects sont nombreux...
J'ai coupé sciemment la présentation de l'éditeur parce que je pense judicieux de découvrir les personnages au fur et à mesure qu'on vous les présente dans l'ouvrage. Cela donne une dimension tout autre au roman. Je n'ai lu que 55 pages et pour l'instant tout se passe très bien, même si l'univers est peut-être un brin trop futuriste pour moi. Mais je m'accroche et je croise les doigts pour qu'il soit une belle découverte. Je vous dis ça un peu plus tard, dans la semaine, sur ma page Facebook.


Je continue aussi ma VO dont il me reste un peu plus de 100 pages avant de la terminer. Je suis toujours aussi accro à tout ce qui s'y passe et je peux dire que l'auteur n'y va pas par quatre chemins avec Paul, Theo et Marguerite. Je n'ai pas envie de finir ce tome trop vite. Et je compte bien le déguster jusqu'au bout même si, au final, j'engloutis les chapitres. Tout me plaît et ce sera une des trilogies que j'adore le plus.


Ce que je lirai ensuite


Je n'en prévois que deux vu que j'ai à peine commencé Inaccessibles. J'espère pouvoir lire un roman de plus mais rien n'est sûr. D'autant que l'école reprend aujourd'hui.

Et vous ? Que lisez-vous ?

Je vous souhaite une très bonne semaine livresque... ou pas. 

dimanche 19 février 2017

Représailles

Auteur : Hans Koppel
Editions : Presses de la Cité (2017)
Nbre de pages : 282


Présentation de l'éditeur :
Calle Collin, journaliste free-lance, rédige pour un hebdomadaire le portrait de Kent, un adolescent mort des années plus tôt dans un tragique accident. Il rencontre son frère, Mattias, homme de main et amant de Sara, redoutable femme d'affaires mafieuse.
Après avoir lu l'article, Anders Malmberg, célèbre chroniqueur, qui était en classe avec Kent, est choqué. Il décide de rétablir la vérité sur la personnalité de Kent, son harceleur, son pire cauchemar... au risque de provoquer Mattias, et surtout Sara, qui aurait préféré que certains secrets restent enfouis.
Les représailles de la jeune femme, qui seront d'une cruauté proche de la folie, ne font que commencer... Personne ne sera à l'abri.


Mon avis :

Lorsque j'ai commencé ce roman, je pensais que j'allais le dévorer vu le résumé qui me tentait beaucoup et le fait qu'il fasse moins de 300 pages.

Pour autant, j'ai vite déchanté quand je me suis rendue compte que l'écriture ne collait pas vraiment à ce que j'avais imaginé mais surtout l'histoire n'était pas celle que je pensais.

Allez savoir pourquoi, avant même ma lecture, j'étais persuadée que j'allais entrer dans un thriller qui allait me faire monter l'adrénaline à un taux maximum, que j'allais ne pas pouvoir poser ce bouquin avant la fin tant il serait prenant par l'action et les personnages (qu'ils soient bons ou méchants).

Malheureusement, cela n'a pas du tout été le cas avec Représailles.

Alors même que j'attendais un roman à gros stress et me faisant bouillir d'angoisse, je me suis, la plupart du temps, ennuyée et je n'ai pas du tout adhéré aux personnages qu'ils s'agissent des "victimes" ou des détectives chargés de l'enquête.

D'ailleurs, l'enquête à proprement parler n'a pas vraiment lieu ici. Elle est quand même secondaire et j'avoue que je suis restée très perplexe puisque se déroulant dans deux villes dépendant de deux polices bien distinctes, certaines choses ne peuvent pas être réglées par les autorités suédoises. Pour autant, il n'y a pas de police danoise ici... Bizarre !!!

Ensuite, l'histoire personnelle de Calle est un peu trop mise en avant et honnêtement cela m'a exaspérée parce que j'attendais quand même une enquête pleine de rebondissements comme j'en ai l'habitude quand je lis un policier ou un thriller.

Ici, l'ensemble est assez plat et long.

Il ne se passe pas grand'chose et certes les meurtres, quand il y en a, dépassent l'entendement mais cela relève aussi la folie de la nana que l'on découvre ici.

Là encore, je n'ai pas compris pourquoi l'auteur prenait certains chemins plutôt que d'autres.

Même si l'écriture n'est pas désagréable, je l'ai trouvé très froide et cela ne permet pas de s'investir complètement dans l'histoire. D'ailleurs, je suis restée très en dehors de tout ce qui se passait comme si cela ne me faisait absolument rien...

Je trouve regrettable de ne pas avoir réussi à bien entrer dans cette lecture ni même d'avoir adhéré aux personnages. Cette lecture aura été plus laborieuse qu'autre chose et c'est bien dommage. J'en attendais tellement plus que j'en suis sortie très dépitée. Je ne suis d'ailleurs pas sûre de retenter cet auteur avec un autre titre. Ce n'est pas la première fois que je suis peu réceptive à des romans policiers suédois. A croire qu'ils ne sont pas faits pour moi... Ma prochaine lecture suédoise sera Un cri sous la glace et je croise les doigts pour que cette fois-ci la magie opère...

jeudi 16 février 2017

Orages sur la plaine

Auteur : Rosanne Bittner
Editions : Archipoche (2017)
Nbre de pages : 473


Présentation de l'éditeur :
1857. Bob Landers, richissime entrepreneur de Chicago, effectue un voyage de reconnaissance le long du tracé du chemin de fer reliant l’Illinois à la Californie, qu’il prévoit de construire à travers la Prairie et les montagnes Rocheuses. Il est accompagné d’Elsa, sa fille chérie, une beauté intrépide âgée de quinze ans. Pour assurer leur protection, Landers a embauché Nick Travis, un éclaireur d’origine cheyenne. Lui seul est capable de déjouer les pièges que peuvent réserver ces terres hostiles. Travis est à l’image des grandes plaines qui l’ont vu naître : sauvage, impressionnant et envoûtant. Attaques de pillards ou de bêtes sauvages, démêlés avec les Indiens, rien ne sera épargné à leur convoi. Bientôt, Elsa comprend la nature des sentiments qui l’animent. Elle est si troublée au côté de ce héros à la peau cuivrée… Mais que peut-elle espérer, puisque tout les sépare ?


Mon avis :

Si vous avez besoin de vous changer les idées avec un bouquin qui se lit super facilement et qui a des personnages qui vous accrocheront à l'histoire, ne passez pas à côté d'Orages sur la plaine. Ce livre a été une excellente lecture que j'ai bouffée le week-end dernier et que je regrette d'avoir fini vraiment trop vite.

On est en plein Far-West avec des cow-boys, des indiens, des gens riches et d'autres moins. Bob Landers n'a qu'un seul rêve dans sa vie : le Transcontinental. Ce train doit pouvoir relier le Midwest américain à la Californie pour le plus grand bonheur de ses habitants. Oui mais les indiens sont là et ne comptent pas laisser ces Blancs leur prendre un peu plus de leurs terres.

Si vous ne le savez pas encore, je suis une férue de roman historique américain. J'adore tout ce qui touche à ces contrées vastes et sauvages. Le côté colonisation me peine beaucoup et j'ai du mal à croire qu'aujourd'hui encore les américains blancs pensent que ce pays leur appartient alors même que leurs origines sont tout autre ! (mais là c'est un autre débat...).

Du coup, dès qu'un roman de ce genre est publié, je peux vous assurer que je fais tout pour pouvoir le lire et encore plus quand il y a de la romance. Les deux associés forment juste un duo explosif pour moi qui fait que rien ne peut m'empêcher de lire le livre même lorsqu'il faudrait que je fasse d'autres choses plus urgentes.

Heureusement pour moi, j'avais démarré cette lecture samedi dernier et bien m'en a pris parce que j'ai pu le déguster tout en le dévorant (si si c'est possible, je vous assure) pendant ces deux petits jours.

Les personnages de Nick et Elsa sont juste tellement magnifiques, attachants, amoureux alors même que leurs conditions respectives ne sont pas "compatibles" qu'on n'a qu'une seule hâte : toujours les retrouver ensemble; vivre chacune de leur rencontre au maximum et croiser les doigts pour qu'un jour enfin cet amour puisse être vécu au grand jour...

Alors forcément, nous sommes dans une romance et bien sûr on sait pertinemment comment cela va se terminer pour eux mais il y a tellement d'embûches et Elsa et Nick ont tellement de respect l'un pour l'autre que c'est assez compliqué de se laisser aller....

Mais mais mais... que c'est beau ! Que c'est aussi excitant de s'imaginer que cette fameuse scène tant voulue va arriver à un moment ou à un autre.

On a les papillons dans le ventre mais aussi des petites crises d'angoisse parce que tout ne se passe pas comme on le voudrait. Et puis il y a des hommes du milieu d'Elsa qui lui tournent autour et surtout un certain Barney O'Brien que j'ai détesté dès la première rencontre. Je ne le sentais pas ce mec. C'était plus fort que moi...

La plume est aussi très agréable et hyper addictive. Du coup, entre les personnages qu'on ne peut pas quitter et ce style très fluide, autant vous dire que si vous commencez ce livre, prévoyez un week-end ou alors une journée tranquille. Vous allez être pris dans les rets de ce roman et vous ne pourrez plus en sortir avant la fin. Et encore...

Une fois terminé, on garde tellement de belles choses en mémoire, d'évènements qui ont fait que l'on a angoissé, que l'on a vécu cette romance à 1000 % que l'on hurle à la mort d'avoir fini ce livre aussi vite. On se cognerait la tête contre un mur d'avoir été aussi bête de ne pas avoir pu se freiner parce que des histoires comme celle d'Elsa et Nick on en veut encore. On veut rêver. On veut vibrer.

Alors une relecture ? Très probablement parce que mine de rien, j'ai tellement aimé ces personnages qu'ils me manquent trop pour ne pas succomber à relire ce roman. Et même si je n'en fais pas un coup de coeur parce que certaines petites choses sont quand même prévisibles, il n'en demeure pas moins que "Putain que c'était bon de se faire un tel roman en moins d'un week-end !"

Si vous avez d'ailleurs des titres à me proposer dans le même genre, je suis plus que preneuse. En ce moment, j'ai besoin de belles histoires qui me font vivre des aventures fantastiques, qui me font vibrer avec des personnages attachants que je n'ai pas envie de quitter ou seulement à regret.

Quant à vous, si vous aimez ce genre de roman, n'hésitez pas à le tenter. Vous allez sortir de cette lecture avec les étoiles dans les yeux, les papillons dans le ventre et vous allez en redemander 😊

mercredi 15 février 2017

Il était un secret

Auteur : Kathryn Hughes
Editions : Calmann-Levy (2017)
Nbre de pages : 345


Présentation de l'éditeur :

Une jeune veuve trouve un bébé abandonné sur le pas de sa porte.
Une mère se bat pour sauver son fils de la maladie.
Alors que ces destinées brisées par le temps nous plongent dans des tourbillons d'émotion, la force de l’amour leur permettra de se croiser et de s’unir sous le sceau d’un secret enfin révélé.


Mon avis :

L'ouvrage commence en 1975. Mary et Thomas sont amoureux depuis leur plus tendre enfance et sont maintenant mariés depuis 4 ans. Pour que leur bonheur soit total, il ne leur manque qu'un enfant. Une grossesse qui se fait donc attendre et un nouveau malheur va s'ajouter à cela.
Et puis on bascule en 2016 et on fait la connaissance de Beth, Mickaël (son mari) et Jake, leur fils de 5 ans. Ce dernier est atteint d'une grave maladie qui nécessite une transplantation rapidement mais ni Beth, ni Mickaël ne sont compatibles. La famille étant restreinte, et pour sauver son fils quoi qu'il lui en coûte, Beth va faire des recherches qui va la basculer dans un passé bouleversant.

Je ne savais pas trop à quoi m'attendre avec ce roman puisque je ne connaissais pas l'auteur. Mais, je me doutais que cette lecture allait me plaire parce que j'adore tout ce qui touche aux secrets de famille. Et effectivement, ce livre a été une lecture magnifique.

Si le début est un petit peu long à se mettre en place (surtout en ce qui concerne l'année 2016), j'ai adoré tout ce qui avait pu se passer entre 1975 et 1976.

Les personnages sont émouvants et hyper attachants et ce dès le début. Du coup, il a été difficile pour moi de lâcher ma lecture.

La découverte de ceux qui entourent le secret de la naissance de Beth fait que le lecteur est embarqué dans une narration hyper addictive. Bien sûr, on garde en tête ce petit Jake en 2016 qui a besoin que sa maman trouve un proche pour le sauver, si compatibilité il y a, mais lorsqu'on lit tout ce qui s'est passé entre 1975 et 1976, comment ne pas angoisser ? Comment ne pas ressentir de l'empathie pour eux, pour elles mais surtout ce petit Mickey qui m'a fait tellement pleurer. Un petit gars bien courageux sur tellement de points... J'en était même venue à m'y être tellement attachée (mon âme de maman poule n'ayant pas pu faire autrement) que je n'avais pas forcément envie de revenir en 2016...

La fin est bien sûr celle que l'on attend et c'est peut-être la raison pour laquelle je ne fais pas de ce roman un coup de coeur mais l'histoire de Jake est quand même aussi poignante et on voit, la encore, un garçon de 5 ans bien courageux face à la maladie.

L'histoire de Beth n'est pas en reste et elle m'a beaucoup touchée également.

En fait, l'ensemble de ce roman est une composition d'histoires individuelles qui m'a tellement marquée et bouleversée que je ne suis pas prête d'oublier les intervenants.

J'ai été surprise par une révélation à laquelle je ne m'attendais pas du tout et qui m'a quand même un peu mise en colère sur le moment. Et puis, le temps de la réflexion est arrivé et mon avis s'est un peu modifié, même si je n'ai pas adhéré complètement à l'agissement dont il a été question. C'est toujours compliqué de se positionner sur le passé et les agissements des uns et des autres. Surtout que les conséquences ne sont pas minimes...

En tout cas, une chose est sûre et certaine. Si Il était un secret pas un coup de coeur pour moi, cela n'est pas passé très loin. Ce roman est très prenant, poignant et plein d'émotions. Je ne suis pas prête d'oublier les uns et les autres tant ils sont percutants par la vie qu'ils nous décrivent.

En bref, c'est un livre magnifique que je ne peux que vous pousser à découvrir à votre tour.

lundi 13 février 2017

Multiversum : Utopia (T3)

Auteur : Leonardo Patrignani
Editions : Gallimard Jeunesse (2016)
Nbre de pages : 311


Présentation de l'éditeur :
Ils ont traversé les dimensions parallèles. Ils ont dépassé les frontières du temps. Mais jusqu'où leur quête de vérité entraînera-t-elle Jenny, Alex et Marco ?D'une réalité à l'autre, il leur faudra retrouver leur identité et affronter un monde au bord du chaos. Le sens de leur voyage est sur le point de se révéler. Un destin amoureux au-delà de toutes les limites : la conclusion vertigineuse de l'histoire de Jenny et Alex.«Un voyage fascinant dans l'espace et le temps, où se mêlent une énigme insoluble et une histoire d'amour infinie.


Mon avis :

Cela va être compliqué de faire un avis sur ce dernier tome sans spolier. Du coup, je pense qu'il va être relativement court.

Dans ce dernier tome, nous retrouvons bien sûr Jenny, Alex et Marco mais face à la fin du tome 2, leur situation a encore changé...

L'auteur a distillé précédemment de gros doutes au lecteur et j'avoue que j'étais avide de lire ce tome 3 pour savoir comment tout cela allait se terminer.

J'ai encore eu du mal à entrer dans cet opus, comme je l'avais été avec le début du tome 2, avant de comprendre où l'auteur m'avait amenée.

Au final, dans chaque tome, il faut s'approprier un nouvel univers et de nouvelles données. Cela prend un peu de temps mais lorsque l'on sait où l'on va, tout s'éclaircit et le lecteur espère alors que le rythme va arriver et que l'action sera tellement présente que l'on va dévorer les pages pour arriver à cette fin que l'on attend tellement.

Or, cela ne se passe pas comme ça avec Utopia.

Bien sûr, il y a de la nouveauté et il faut emmagasiner ce que l'auteur a imaginé pour ce dernier tome mais j'ai trouvé que c'était très long sur bien 160 pages, soit la moitié du roman en numérique.

L'action arrive uniquement à ce moment là et j'ai trouvé ça un peu dommage, espérant qu'elle allait rester un petit moment.

Mais ce ne fût pas non plus vraiment le cas et j'avoue que j'étais un peu désespérée de voir que ce tome 3 ne m'apportait pas ce que j'en avais attendu.

Il est loin d'être mauvais mais j'ai trouvé que c'était plutôt mal dosé dans l'action vu qu'elle arrive tardivement et que la fin est assez rapide.

De plus, l'épilogue a fini de me perdre un peu dans ce monde du multiverse et de la position de Marco face à tout cela.

L'écriture est, par contre, toujours aussi agréable et fluide à lire. Je suis juste sortie un peu déçue que ce dernier opus n'ait pas été plus rythmé et plus simple dans l'épilogue, même si au final je l'ai quand même compris...

En bref, Utopia est le tome de la série Multiversum qui m'a le moins convaincue surtout parce que l'auteur met encore du temps à tout remettre en place et la scène finale est trop rapide à mon goût. Malgré ce bémol, je dois avouer que j'ai passé un très bon moment aux côtés de Marco, Alex et Jenny et je ne regrette pas ma découverte de cette saga que je conseille, même si tout n'est pas exceptionnel dedans. Si vous aimez les voyages dans les mondes parallèles, je pense qu'il peut parfaitement vous convenir. En tout cas, il vaut toujours mieux se faire son propre avis plutôt que ne pas tenter un roman que quelqu'un n'a pas forcément apprécié au risque de passer à côté d'une lecture qui aurait pu vous plaire.