mardi 24 janvier 2017

Les loups à leur porte

Auteur : Jérémy Fel
Editions : Rivages (2015)
Nbre de pages : 434


Présentation de l'éditeur :
Une maison qui brûle à l'horizon ; un homme, Duane, qui se met en danger pour venir en aide à un petit garçon qu'il connaît à peine ; une femme, Mary Beth, serveuse dans un dîner perdu en plein milieu de l'Indiana, forcée de faire à nouveau face à un passé qu'elle avait tenté de fuir ; et un couple, Paul et Martha, pourtant sans histoires, qui laisseront un soir de tempête, entrer chez eux un mal bien plus dévastateur. Qu'est-ce ce qui unit tous ces personnages ? Quel secret inavoué les lie ? Jérémy Fel nous livre ici un grand puzzle feuilletonesque à l'atmosphère énigmatique et troublante entre Twin Peaks, Stephen King et Joyce Carol Oates.


Mon avis :

Depuis quelques mois, j'ai très envie de lire du thriller et ce titre avait été un gros coup de coeur de Séverine de la chaîne Ilestbiencelivre. Elle en a tellement fait d'éloges que je me suis dit que je ne pouvais pas passer à côté et vu qu'il était disponible à ma médiathèque, je n'ai pas réfléchi longtemps avant de l'emprunter.

Mais... ma lecture n'a pas été aussi fructueuse que ce je l'avais imaginé...

Si vous cherchez un roman très sombre, très froid et dont les personnages sont autant attachants que détestables voire même complètement timbrés, ce livre est fait pour vous.

En effet, dans ce roman, nous allons suivre non pas une histoire mais deux.

Tout d'abord, celle de Daryl dont il est question et il m'a fait halluciner. Cela se déroule aux Etats-Unis et je peux vous assurer que dès les premières pages vous avez le stress qui monte à un point que j'étais loin d'imaginer. Et c'est sans compter sur la fin de ce premier chapitre... Hallucinant, je vous le dis !!!

Et puis, il y a le deuxième chapitre dans lequel on rencontre Duane. Un personnage que j'ai beaucoup apprécié même si je restais sur mes gardes, ne sachant pas s'il cachait sa véritable attitude pour faire des choses inimaginables par la suite... Je vous le redis, le premier chapitre m'avait retourné le cerveau alors...

Et puis il y a Claire dans le troisième chapitre et là, nous sommes en France...

Je crois que j'aurais aimé être avertie que l'histoire se passait dans deux pays, avec deux thématiques différentes qui finissent par se rejoindre à la fin.

D'ailleurs, pour les futurs lecteurs de ce roman, pensez à bien vous rappeler de chaque personnage que vous allez rencontrer parce qu'il y a indubitablement un lien entre eux, chose dont je n'avais pas noté l'importance au départ et j'ai dû relire quelques passages dans certains chapitres pour me rappeler où j'avais fait la connaissance d'un tel ou d'une telle.

Non seulement nous allons vivre ici une histoire horrible d'un meurtrier sans pitié mais nous aurons également une part plus fantastique avec le méchant croque-mitaine et tout ce qui touche à ces légendes qui effraient tant les enfants.

Ces frayeurs forgent l'adulte par la suite. Soit il n'y croit plus et tout se passe pour le mieux soit ce n'est pas le cas et là... lisez Les loups à leur porte !

Etant très cartésienne dans l'âme, j'avoue avoir eu plus de difficulté avec les chapitres se déroulant en France, donc du côté fantastique de la narration. Je ne voyais d'ailleurs pas le rapport avec celle se déroulant aux Etats-Unis et dont chaque chapitre m'a vraiment ébranlée au plus haut point.

D'ailleurs, je ne vous conseille pas de mettre ce roman dans des mains trop jeunes, même si votre adolescent aime les thrillers. C'est vraiment très dur et certains passages sont très marquants, même visuellement parlant.

Je crois que de mémoire je n'ai pas ressenti autant de dégoût avec un thriller. Pourtant, j'en ai lu des bouquins !

Jérémy Fel, avec une écriture tout de même accrocheuse et très fluide mais percutante, donne de bons coups de poing à son lecteur. Soyez prévenu, vous ne sortirez pas indemne de cette lecture.

Alors aimé ou pas aimé ?! J'avoue ne pas le savoir alors même que j'ai terminé ce bouquin en milieu de semaine dernière. J'ai été incapable de me poser pour dresser cet avis. J'étais perturbée mais surtout complètement traumatisée par ce que j'avais lu. Cela démontre la qualité de l'ouvrage et la pertinence de ce qu'il y a dedans mais franchement il faut les nerfs et l'estomac bien accrochés.

En bref, Les loups à leur porte est un roman que je ne regrette pas d'avoir lu et je remercie Séverine pour ce conseil de lecture même si, pour moi, il a été dur à digérer. Si vous êtes trop sensible, abstenez-vous de le lire. Par contre, si vous avez le coeur bien accroché et que vous aimez les personnages machiavéliques ou torturés par leur passé, n'hésitez pas une seconde.

lundi 23 janvier 2017

C'est lundi... que lisez-vous ? (141)


Ce rendez-vous hebdomadaire a été créé par Mallou et repris par Galleane.
Le principe est simple, répondre à trois questions : Qu'ai-je lu la semaine précédente ? Que suis-je en train de lire ? Que vais-je lire ensuite ?

Ce que j'ai lu la semaine dernière

 

Une semaine plutôt prolifique, encore une fois, avec des lectures diverses et variées qui m'ont bien plu.

Avec Une braise sous la cendre, j'ai passé un très bon moment mais j'avoue que j'attendais davantage de ce roman dont j'avais tellement entendu du bien. Ce n'est pas qu'il ne m'a pas plu mais je l'ai trouvé un peu long à certains moments et l'action n'arrive vraiment qu'à la fin, ce que j'ai trouvé dommage. Pour autant, les personnages et l'histoire m'ont donné envie de poursuivre.
J'ai enchaîné ensuite avec Les loups à leur porte de Jérémy Fel et, là encore, je ne m'attendais pas à lire un roman aussi sombre, froid et horrible. Certains passages m'ont beaucoup marquée au point que je n'ai pas pu le chroniquer en fin de semaine dernière. Cela viendra dans la journée.
Quant au premier tome de Poldark, je me suis régalée. Une lecture que j'ai choisi de lire au bon moment avec une histoire simple mais plaisante et des personnages que j'ai hâte de retrouver.

Ce que je suis en train de lire


Oui. Ok. J'ai trois livres en cours mais j'avais commencé hier soir 22/11/63 de Stephen King mais j'avais oublié que cette semaine c'était le marathon policier-thriller. Du coup, je mets le King en pause le temps que je dévore Blackout Baby que j'ai commencé ce matin et qui me plaît déjà beaucoup. Je retrouve avec plaisir Amelie Pritlowe que j'avais rencontrée dans Retour à Whitechapel.

J'ai aussi un peu continué ma VO anglais avec A thousand pieces of you. J'en suis maintenant à un peu plus de la moitié. J'avoue prendre mon temps pour déguster ce YA mais je le reprends toujours avec autant de plaisir. Je vais essayer de faire en sorte de le terminer d'ici fin janvier...

Ce que je lirai ensuite

Je ne vais rien prévoir parce qu'après Blackout Baby, je veux vraiment me faire le 22/11/63 de Stephen King et je veux avancer dans ma VO. Je pense que ces deux titres me tiendront bien jusqu'au milieu de la semaine prochaine voire peut-être un peu plus. On verra selon ma progression cette semaine.

Et vous ? Que lisez-vous ?
Je vous souhaite une excellente semaine livresque... ou pas.

vendredi 20 janvier 2017

Une braise sous la cendre (T1)

Auteur : Sabaa Tahir
Editions : PKJ (2015)
Nbre de pages : 525


Présentation de l'éditeur :
"Je vais te dire ce que je dis à chaque esclave qui arrive à Blackcliff : la Résistance a tenté de pénétrer dans l'école un nombre incalculable de fois. Si tu travailles pour elle, si tu contactes ses membres, et même si tu y songes, je le saurai et je t'écraserai.

Autrefois l'Empire était partagé entre les Érudits, cultivés, gardiens du savoir, et les Martiaux, armée redoutable, brutale, dévouée à l'empereur. Mais les soldats ont pris le dessus, et désormais quiconque est surpris en train de lire ou d'écrire s'expose aux pires châtiments. Dans ce monde sans merci, Laia, une esclave, et Elias, un soldat d'élite, vont tout tenter pour retrouver la liberté... et sauver ceux qu'ils aiment.


Mon avis :

Voilà un titre qui a fait tant parler de lui lors de sa sortie tant dans les pays anglophones que francophones. J'avoue que j'étais attirée par ce roman mais plus je lisais d'avis élogieux et moins l'envie se faisait sentir parce qu'en règle générale j'ai le don pour ne pas vraiment aimé lorsque tout le monde crie "quel livre exceptionnel !" "Il est tout simplement génial !"

C'est aussi pour cela que j'ai mis un peu de temps avant de me décider à le lire et c'est parce que je l'ai trouvé à ma médiathèque, par pur hasard d'ailleurs, que je me suis dit : "allez, donne lui sa chance !"

Mon verdict est que Une braise sous la cendre n'est pas mal mais je suis loin de ressentir l'engouement voire le coup de coeur que certaines ont eu pour ce bouquin.

L'univers est riche et plaisant. C'est indéniable et l'on peut dire que Sabaa Tahir a réussi à me rendre curieuse de ce qui allait se passer dans son ouvrage.

De plus, les personnages que sont Laia et Elias sont sympathiques et attachants au fur et à mesure que l'on avance.

Mais j'ai eu du mal avec Laia que j'ai trouvée un peu trop hésitante. Si au début de l'ouvrage on peut le comprendre, petit à petit je me suis dit qu'elle pourrait se révolter davantage, faire en sorte que l'action arrive parce que, mine de rien, lire un roman de plus de 500 pages où l'on reste spectateur de ses envies, de ses doutes, de ses craintes de ce qui risquerait de se passer si... à un moment donné ça va bien et il faut agir !!!

Elias est un peu dans le même principe par rapport à son envie de liberté mais lorsqu'il rencontre Laia, son personnage évolue plus vite qu'elle. Je l'ai vraiment beaucoup aimé cet Elias et j'ai eu beaucoup d'empathie tellement il est à part chez les Masks.

Forcément, il y a une méchante dans l'histoire qui est vraiment méchante. Elle n'y va pas par quatre chemin quand quelque chose ne va pas et je suis quand même curieuse de voir comment elle va évoluer par la suite.

Mais, je ne suis pas non plus pressée de me jeter sur le second opus, qui n'est d'ailleurs pas disponible à ma médiathèque de toute façon. Même si l'ensemble est bon et donne envie de poursuivre, j'avoue que le manque de rythme que j'ai trouvé vers le milieu du livre pendant près de 100 pages m'a exaspérée et l'action n'arrive vraiment qu'à la fin.

Alors certes, cela va entraîner un tome 2 meilleurs et plus en action, enfin je l'espère, mais pour le moment j'avoue que j'ai d'autres lectures qui me tentent davantage.

Quoi qu'il en soit, Une braise sous la cendre a été quand même une bonne découverte même si j'en attendais un peu plus tenant l'engouement autour de cette saga. J'ai encore fait mon "vilain petit canard" mais j'assume. Et même si pour moi ce n'est pas un coup de coeur, les personnages et l'histoire valent quand même le coup de la lecture pour ceux et celles qui, jusque là, ne s'y sont pas arrêtés.


jeudi 19 janvier 2017

Deux enfants du demi-siècle

Auteur : Charles Nemes
Editions : HC Editions (2017)
Nbre de pages : 204


Présentation de l'éditeur :
Quarante ans après leur rencontre, Thérèse et Toussaint se retrouvent, empotés du cœur et du corps, comme lors de leur premier slow d'adolescents. Ces deux enfants fiévreux sont-ils devenus, chacun de leur côté, de meilleurs parents que ceux qu'ils ont combattus ? Les familles ne font pas de cadeau. L'histoire et le rêve non plus.
En suivant le parcours de ses émouvants anti-héros, Charles Nemes dépeint une société française avec des finesses et une maîtrise de pointilliste. Il entraîne le lecteur dans ce demi-siècle que l'on sent glisser dangereusement d'un après-guerre encore frileux à un xxie siècle toujours plus radical.


Mon avis :

Thérèse et Toussaint sont deux adolescents très attirés l'un par l'autre. Forcément, une idylle prend naissance mais les deux amoureux seront séparés par leurs parents puisque Toussaint fait partie d'une famille très catholique alors que Thérèse, elle, est fille de rabbin. Alors que les années passent et que chacun fait sa vie, le destin va s'en mêler et remettre Thérèse sur les traces de Toussaint. Les anciens amoureux vont se retrouver quarante ans plus tard...

En démarrant cette lecture, je m'attendais surtout à avoir une belle romance sur une histoire d'amour terminée trop tôt à cause des idées religieuses que chaque famille observait.

Or, ce n'est pas le cas du tout.

Charles Nemes va surtout dresser le portrait de cet homme et de cette femme à travers une Société qui évolue au fil des ans.

Alors même que je voulais une belle histoire d'amour sur fond sociétal, me voilà avec deux personnages que j'ai découvert l'un après l'autre.

Certes, leur histoire individuelle est intéressante à suivre et je ne regrette pas cette lecture mais, pour moi, le plus intéressant était de voir comment ils allaient se retrouver, comment ils allaient réagir en se revoyant et voir évoluer cette nouvelle possibilité de vivre cet amour qu'on leur avait interdit quarante ans plus tôt.

Or, en forgeant son ouvrage de la sorte, Charles Nemes ne m'a pas permis de m'attacher réellement aux personnages. J'ai lu leur vie ou en tout cas la façon dont ils tentent de vivre ou même survivre dans une Société en perpétuelle évolution. Dans cette Société où l'on veut coûte que coûte se faire accepter, grimper les échelons pour mieux gagner sa vie, se marier, avoir des enfants... Bref, faire comme tout le monde mais avec les changements que la vie politique entraîne à l'époque...

Cette déconvenue a fait que j'ai mis près d'une semaine pour lire ce petit livre de 200 pages et je vous avoue qu'il n'aurait pas fallu plus de pages au risque que je l'abandonne.

Le style est aussi exigeant pour le lecteur. Point de facilité dans le langage au point que, par moment, je fronçais les sourcils, tordait la bouche parce que si l'histoire de Thérèse et Toussaint est quand même prenante, un style plus abordable l'aurait rendue encore plus touchante.

Quant à la fin, à laquelle je ne m'attendais pas du tout, elle me laisse un goût amer dans la bouche et une pointe au coeur. Je ne connaissais pas du tout Charles Nemes avant de me lancer dans cet ouvrage mais il est fort surprenant dans les histoires qu'il entreprend et malgré le fait que ce livre n'a pas pris le chemin que j'attendais, je reste agréablement surprise par ma découverte.

Deux enfants du demi-siècle n'est certes pas le roman romanesque auquel on pourrait s'attendre mais il n'en demeure pas moins que son auteur a marqué mon esprit et mon coeur avec Thérèse et Toussaint.

mercredi 18 janvier 2017

Tue moi si tu peux

Auteurs : James Patterson & Marshall Karp
Editions : L'Archipel (2017)
Nbre de pages : 318



Présentation de l'éditeur :
New York. Matthew Bannon, un étudiant en art sans le sou, est le témoin d’une fusillade dans la gare de Grand Central. Dans la confusion, il s’empare d’une mallette en cuir contenant des millions de dollars en diamants et s’enfuit. Le jeune homme imagine déjà la vie de nabab qu’il va mener avec sa petite amie. Mais les mafieux russes à qui appartiennent ces diamants n’ont pas envie de laisser cette petite fortune s’évaporer. Ils se lancent à sa poursuite. La vie de Matthew ne tient désormais plus qu’à un fil…


Mon avis :

Lire du James Patterson c'est comme lire du Preston & Child. C'est une obligation depuis que je l'ai découvert. J'adore tellement cet auteur que je ne suis pas sûre de faire une chronique si objective que ça, du coup.

En tout cas, s'agissant de ce nouvel opus co-écrit avec Marshall Karp, je peux vous assurer qu'il en jette en max !

Si vous cherchez un roman à suspense qui vous fasse vivre des moments intenses avec des scènes très visuelles, n'allez pas chercher plus loin. Ce bouquin est fait pour vous !

Tout commence avec un soi-disant SDF qui surveille un mec, Walter Zelvas. L'un et l'autre ne sont pas des tendres et vous vous en apercevrez dès le chapitre 2 du prologue !

Alors même que Zelvas meurt après altercation violente avec ce fameux SDF que l'on nommera "Le Fantôme", Matthew Brannon va se retrouver plonger dans une aventure totalement démesurée compte tenu que Zelvas faisait partie de la mafia russe et qu'il avait caché des diamants volés que Matthew n'a pas pu s'empêcher de récupérer...

Autant dire, les amis, que Matthew se met dans les emmerdes jusqu'au cou et que si nous le savons, lui, ne s'en doute pas vraiment et encore que...

Le rythme est effréné dès le début; il n'y a quasiment aucun temps mort et j'ai adoré ne pas pouvoir retenir mon souffle, suivre Matthew dans tout ce que son vol implique.

Mais cela ne s'arrêtera pas là parce qu'il va y avoir deux personnes poursuivies et cela va mettre un bordel monstre dans cette intrigue.

Mais non de non qu'est-ce que c'était bon !!!

Les chapitres sont courts à tel point qu'on les enchaîne.

Les personnages sont si déterminés qu'on ne les suit qu'avec envie, doute, stress...

La montée d'adrénaline se fait dès le début et ne redescend quasiment jamais.

Et que dire que Matthew... un personnage plein d'humour mais aussi plein de détermination mais surtout plein de surprises......

Je l'aiiiiime ce personnage et je suis ravie d'avoir fait sa connaissance. Bon ok, c'est un ancien Marine qui essaie de se reconvertir à la peinture et qui, ma fois, y parvient pas trop mal quand même. Alors bon, il faut bien comprendre que le vol de ces diamants va lui permettre de mieux vivre parce que les revenus d'un peintre, surtout au début, ne sont pas terribles... mais c'est aussi un ancien Marine et on se doute forcément de ses capacités physiques...

Mais la mafia est là... et Matthew à une copine... Vous voyez où je veux en venir...

Alors oui, on peut se dire que c'est un peu du déjà vu, qu'on peut largement savoir comment cela va se terminer maiiiiiis.... c'est sans compter sur Matt. Je vous l'ai dit; il est plein de surprises...

Le duo Patterson-Karp signe ici un excellent suspense que j'ai bouffé en moins de deux jours et que je ne peux que vous recommander tant j'ai adoré tout ce qui s'y trouvait. Si vous aimez la série Gideon Crew de Preston & Child, vous ne pouvez pas passer à côté de Tue moi si tu peux. C'est à peut près le même genre de roman d'action à suspense que vous ne pourrez pas lâcher avant d'en arriver au bout. C'est hyper agréable à lire, c'est addictif. Bref, c'est une bombe que je regrette d'avoir lu aussi vite. Vivement le prochain !

mardi 17 janvier 2017

La bonne fortune d'Elisabeth Wellington

Auteur : Robin Lee Hatcher
Editions : Archipoche (2017)
Nbre de pages : 346


Présentation de l'éditeur :
À bord du paquebot qui l’emmène en Amérique, Elisabeth Wellington peine à croire en sa vie nouvelle.
Après le décès inattendu de son père, qui la destinait à épouser le duc d’Altberry dans l’espoir d’éponger ses dettes, elle a décidé de quitter l’Angleterre. Libre désormais de tout engagement, elle se rend, pleine de rêves et d’espoirs, dans le Montana, où elle se destine à devenir institutrice.
Pourtant, à la fin du xixe siècle, c’est une région encore peu peuplée, où les conditions de vie sont rudes. Qu’importe ! Elisabeth est prête à tout.
Il n’y a cependant un obstacle qu’elle n’aurait jamais imaginé. Et celui-ci porte le nom d’un homme : Garrett Steele. Pourquoi se montre-t-il si froid, si farouche, face à la jeune et audacieuse Elisabeth ? Elle qui est pourtant l’institutrice de sa fille Janie.
On connaît l’adage : « Fuis-moi, je te suis ; suis-moi, je te fuis ». Alors quand des sentiments naissent d’un terreau si aride, la passion peut prendre les formes les plus inattendues…


Mon avis :

Lorsque je me suis plongée dans cette romance historique, c'était une période où j'avais envie de changer un peu de genre et de prendre un ouvrage qui se lirait vite et qui me ferait m'évader sans prise de tête.

Je dois bien dire que La bonne fortune d'Elisabeth Wellington a rempli son contrat puisque, effectivement, l'histoire n'est pas du tout compliquée à comprendre. Je dirais même plus : elle est trop prévisible pour que j'ai pu l'apprécier réellement, surtout sur la première moitié du roman.

En effet, je n'avais pas relu la quatrième pour entrer dans l'ouvrage sans me rappeler de ce dont il était question. Mais mais mais... arrivée au chapitre 4, j'ai vu le plus gros du roman se dérouler sous mes yeux et souffrir d'un manque d'imagination par l'auteur.

Un bel homme, une femme qui fuit sa condition de fille ruinée et qui refuse un mariage arrangé, deux pimbêches à qui j'aurais bien donné quelques paires de claques et un autre bonhomme qui se croit propriétaire de tout et surtout d'Elisabeth...

Avec ces trois lignes, vous savez déjà comment tout va se passer...

Et j'ai trouvé ça très dommage parce que la première moitié est trop longue alors que tout est cousu de fil blanc ! On savait ce qui allait se passer et il aurait mieux valu abréger certaines choses pour avancer plus vite et passer à autre chose...

Heureusement pour moi, j'ai quand même poursuivi et j'ai bien fait puisque, même si je me doutais de la fin de ce roman, il prend une tournure à laquelle je ne m'attendais pas vraiment passé les 180 pages et je dois bien vous avouer que cela a relancé mon intérêt pour cette petite romance.

J'ai poussé un gros soupir de soulagement de voir enfin les choses avancer et j'ai dévoré les 150 pages restantes vendredi soir, bien au chaud sous ma couette !

Dans ce roman de Robin Lee Hatcher, ce n'est pas l'écriture qui m'a gênée et encore que, parfois, c'était un peu gnan-gnan avec des dialogues que j'aurais pu moi-même écrire tant c'était évident. C'est vraiment l'intrigue que j'ai vu naître à des kilomètres qui ne m'a pas convenu ni convaincue.

Je trouve ça dommage parce que les personnages d'Elisabeth et de Garrett sont intéressants à découvrir et à suivre et encore qu'ils sont un peu longs à la détente mais bon...

Globalement, je ne peux pas dire que je n'ai pas aimé ce roman mais je ne peux pas dire non plus qu'il n'est pas dénué de défauts parce que, malheureusement, il en a. Mais si vous aimez les romances historiques sans prise de tête, avec des personnages que vous allez aimer au premier "regard" et d'autres à qui vous feriez bouffer leur chapeau, "La bonne fortune d'Elisabeth Wellington" est fait pour vous. La deuxième moitié est quand même plus intéressante que la première mais il faut bien en passer par là...

Si, par contre, vous aimez les romances qui ont quand même un certain degré d'intrigue que vous n'allez pas deviner dès la deuxième page tournée, passez votre chemin. Ce roman n'est pas fait pour vous. Il y a certes un évènement qui m'a bluffée mais dans l'ensemble cela reste très/trop prévisible et c'est bien là le point faible de ce roman.

lundi 16 janvier 2017

Multiversum : Memoria (T2)

Auteur : Leonardo Patrignani
Editions : Pôle fiction (2015)
Nbre de pages : 246


Présentation de l'éditeur :
Après la catastrophe qui s'est abattue sur la Terre, Jenny et Alex se trouvent plongés dans Memoria, une dimension mentale qui n'existe qu'à travers leurs propres souvenirs. Est-ce pour eux l'espoir d'être réunis dans une vie nouvelle ? Ou un cauchemar dont ils ne peuvent s'échapper ?




Mon avis :

Voilà un deuxième tome que j'ai encore dévoré, tout comme le premier tome d'ailleurs. J'ai retrouvé avec plaisir et émotion Jenny et Alex à Memoria.

J'avoue qu'au début, je ne savais pas trop quoi penser de ce monde qui n'est formé que par les souvenirs que nos deux amoureux ont gardé de leur passé. J'étais un peu dans le flou par rapport à ce qui s'était passé en fin de tome 1. Et puis, tout s'éclaire et on veut en savoir plus...

Et là, le livre prend une tournure très différente au point que je me suis demandée si ma version en ebook n'était pas erronée. Pourtant, et petit à petit, cela m'a rassuré de retrouver Jenny mais pas dans les conditions dans lesquelles je l'avais vue quelques chapitres avant.

C'est assez bluffant et en même temps stressant parce qu'on se demande ce que va nous faire l'auteur.

Alors on se laisse prendre davantage par son intrigue; on suit tout ce qui se déroule en gardant en mémoire tout ce qui nous avait accroché à cette saga dès le premier tome et je me suis régalée.

Donner un avis sur une suite c'est assez compliqué. Il ne faut pas trop en dire pour ne pas spolier mais j'ai tellement à coeur de vous donner envie de le lire que j'en viendrai presque à vous dire tout ce qui se passe là-dedans.

Pourtant, je vais me retenir, difficilement, parce qu'il faut vraiment découvrir Multiversum par vous-même et plonger dans l'univers fascinant qu'a fait Leonardo Patrignani.

Une chose est sûre : la fin m'a encore une fois bluffée et il se passe tellement de choses que le tome 3 ne va pas traîner. J'ai déjà hâte d'y être pour avoir le fin mot de l'histoire.