mardi 17 septembre 2019

Les thanatonautes

Auteur : Bernard Werber
Editions : Albin Michel (1994)
Nbre de pages : 450


Présentation de l'éditeur :
L'homme a tout exploré : le monde de l'espace, le monde sous-marin, le monde souterrain ; pourtant il lui manque la connaissance d'un monde : le continent des morts.Voilà la prochaine frontière.Michael Pinson et son ami Raoul Razorbak, deux jeunes chercheurs sans complexes, veulent relever ce défi et, utilisant les techniques de médecine mais aussi d'astronautique les plus modernes, partent à la découverte du paradis.Leur dénomination ? Les thanatonautes. Du grec Thanatos (divinité de la mort) et nautès (navigateur).Leur guide ? Le livre des morts tibétains, le livre des morts égyptiens mais aussi les grandes mythologies et les textes sacrés de pratiquement toutes les religions qui semblent depuis toujours avoir su ce qu'étaient le dernier voyage et le " véritable " paradis. Peu à peu les thanatonautes dressent la carte géographique de ce monde inconnu et en découvrent les décors immenses et mirifiques ; Le mot terra incognita recule en même temps que, jour après jour, on apprend ce qui nous arrive après avoir lâché notre dernier soupir.


Mon avis :

Ce roman est le 1er que je lis de l'auteur et je sors un peu déçue de cette lecture parce que si le début est intéressant et prenant à découvrir, petit à petit j'ai trouvé que cela devenait trop abracadabrant.

Le roman date de 1994. Pour autant, il n'a pas mal vieilli car la mort est intemporelle et ce qu'en fait Bernard Werber est plaisant surtout qu'en parallèle de son histoire, il insère des paragraphes de différents mythologies expliquant comment la mort est vécue, perçue dans les différentes cultures.

Si j'ai beaucoup aimé lire et apprendre par ces inserts, au fil de ma lecture, ils ont commencé à me gêner et me couper du rythme de l'intrigue principale. Du coup, à 150 pages de la fin, j'ai fini par les ignorer.

S'agissant des personnages, je ne me suis attachée à aucun d'entre eux mais Raoul Razorbak et Michael Pinson, les pionniers du mouvement thanatonautique, sont plaisants à suivre dans l'organisation des voyages dans l'au-delà.

J'étais curieuse de voir ce qui se passait de l'autre côté et, au début, j'ai adhéré à ce que proposait l'auteur. Mais arriver a la moitié du roman, jai trouvé l'avancée dans l'au-delà redondante et les découvertes faites devenaient exagérées voire loufoque. Et j'ai commencé à me détacher de l'ensemble jusqu'à ne plus être motivée pour le finir.

Malgré tout, je l'ai terminé, avec difficulté cela dit, et je ne suis pas prête de lire la suite.

C'est dommage parce que c'était bien parti puisque je prenais plein de notes au début et j'ai accroché de suite au style de l'auteur mais l'histoire tombe dans l'improbable petit à petit et mon attente n'a finalement pas été comblée. Tant pis pour moi !

vendredi 13 septembre 2019

L'envers de l'espoir

Auteur : Mechtild Borrmann
Editions : Le livre de poche (Octobre 2018)
Nbre de pages : 352


Présentation de l'éditeur :
Valentina vit dans la zone interdite de Tchernobyl. Les seuls habitants de cet endroit maudit sont ceux qui n’ont pas d’autre choix ou qui cherchent à se cacher. Cette femme usée par la vie attend désespérément le retour de sa fille dont elle n’a plus de nouvelles depuis des mois. Elle semble avoir disparu, comme beaucoup d’autres étudiantes parties pour l’Allemagne avec une bourse en 2009. Pour combler le vide et garder l’espoir de la retrouver, Valentina consigne dans un cahier ses souvenirs, avant et après la catastrophe. Dans le même temps, en Allemagne, Matthias Lessmann cache une jeune Ukrainienne qu’il a recueillie un matin d’hiver. En lui venant en aide, il est loin d’imaginer à quel point sa vie va basculer...


Mon avis :

Il est difficile de classifier ce roman car on n'a pas vraiment d'enquête officielle sur la disparition d'une jeune ukrainienne de 17 ans et le côté historique sur la catastrophe de Tchernobyl se fait à travers le récit de Valentina, une mère qui recherche sa fille.

Lorsque j'ai pris ce roman au boulot, je ne savais pas trop à quoi m'attendre mais le mot Tchernobyl m'avait accrochée.

D'ailleurs, c'est la narration de Valentina qui m'a le plus intéressée. Elle écrit à sa fille dans un cahier retraçant sa vie avant et après la catastrophe. C'est à la fois intéressant, bouleversant et émouvant comme récit.

Ensuite, nous avons les personnages de Matthias Lessmann, fermier en Allemagne, qui va recueillir chez lui une jeune fille totalement perdue et apeurée. Qui est-elle ? Que ou qui fuit-elle ? Il va tout faire pour l'aider.

Puis, il y a Leonid qui est flic et qui tente de retrouver la fille de Valentina qui serait partie étudier en Allemagne pour une période de six mois.

On se doute que la jeune fille recueillie par Matthias et celle recherchée par Leonid auront un lien mais lequel ? On voit aussi rapidement venir la thématique de la prostitution et de la traite des êtres humains. Du coup, je n'ai pas été vraiment surprise et pas vraiment emballée par ce que je lisais.

L'enquête est cependant difficile pour Leonid car on lui met les bâtons dans les roues et on se demande s'il va réussir à localiser la jeune fille.

J'avoue que ces passages étaient intéressants mais j'étais surtout obnubilée par l'histoire de Valentina.

Du coup, j'ai trouvé le livre plaisant à lire mais avec deux histoires que l'on vit en parallèle et qui n'ont pas eu le même intérêt pour moi, j'en garderai le souvenir d'un bon livre mais pas forcément exaltant et éprouvant.

La construction est cependant très bien faite et si j'ai l'occasion de relire l'auteur avec un de ses autres titres, ce sera avec plaisir que je le ferai.

jeudi 12 septembre 2019

Profanation

Auteur : Jussi Adler Olsen
Interprète : Julien Châtelet
Editions : Audiolib (Mai 2014)
Editeur d'origine : Albin Michel
Durée : 13h50

Livre audio 2 CD MP3


Présentation de l'éditeur :
Miséricorde, le premier roman de Jussi Adler-Olsen, s’est imposé comme la découverte scandinave de 2011. Profanation, le deuxième tome de la série, ne décevra pas les fans du tandem atypique formé par l’inspecteur Mørck et son assistant syrien, Assad. Sur le bureau de Mørck, le dossier d’un double meurtre impliquant une bande de fils de famille, innocentée par les aveux « spontanés » de l’assassin. Très vite, l’inspecteur s’aperçoit que l’enquête a été bâclée. Quel rôle ont vraiment joué, il y a vingt ans, trois des hommes les plus puissants du pays ? Opacité des milieux d’affaires, corruption, secrets nauséabonds de la grande bourgeoisie… Jussi Adler-Olsen mêle à la perfection suspense et regard acerbe sur son pays.

Julien Chatelet restitue avec un sens rare des nuances ce mélange de suspense tendu et de mélancolie désabusée qui fait la séduction si particulière des polars scandinaves.


Mon avis :

Deuxième enquête du Département V, cette histoire m'a beaucoup plu et il me tarde déjà d'enchaîner avec le troisième tome de cette saga.

Ici, Carl et Assad vont enquêter sur une cold case dans laquelle il y a eu, malgré tout, arrestation du coupable, procès et condamnation. Sauf que certains détails laissent penser que l'incarcéré est une sorte de bouc-émissaire. Ils vont donc devoir éclaircir cette affaire et rétablir une vérité aussi terrible qu'horrible au fur et à mesure que l'on progressera.

Une nouvelle venue au Département V, Rose, va mettre du pep's dans cette équipe. Elle a du caractère, ne se laisse pas intimider par Carl qui la rejette et celle-ci va lui montrer qu'elle est aussi utile qu'efficace dans ses recherches. Je l'ai adorée et rien que pour la retrouver j'ai hâte de lire Délivrance.

S'agissant de l'enquête, elle sera compliquée à mener car elle touche des hommes influents et quasi intouchables par leurs statuts. D'ailleurs, Carl et son équipe seront soumis à beaucoup de pression au point que je me suis demandée s'ils arriveraient à coincer ces ordures.

La narration est intéressante à suivre parce que l'on vit l'histoire :

  •  à travers ces hommes qui se pensent au-dessus des lois et que l'on déteste de plus en plus en avançant dans l'histoire et en découvrant ce qu'ils ont fait et continuent de faire,
  • à travers également l'enquête de Carl et Assad
  • mais aussi avec le récit de Kimi, une clocharde qui a bien des choses à nous dévoiler... Si au départ je ne savais pas trop que penser d'elle, petit à petit, j'ai appris à la connaître, à connaître son passé, son histoire et j'ai eu l'envie voire même le besoin de lui tendre la main, de l'aider, la soutenir.

Ce deuxième opus du Département V monte en puissance et on est loin de s'imaginer ce que cache cette vieille affaire que l'on pensait résolue. C'est dur, inimaginable par moment mais terriblement bien orchestré par l'auteur. C'est une histoire très crédible et je pense que c'est ce qui est le plus marquant.

mercredi 11 septembre 2019

La force du temps

Auteure : Deborah Harkness
Editions : Calmann-Levy (Avril 2019)
Nbre de pages : 463


Présentation de l'éditeur :

L’amour peut-il bâtir un pont entre les siècles ?

Sur un champ de bataille durant la guerre d’indépendance américaine, Marcus MacNeil, un jeune chirurgien du Massachusetts, croise la route du vampire Matthew de Clermont. Alors que le monde semble à l’aube d’un avenir meilleur, Matthew offre à Marcus l’opportunité de devenir un vampire, et de s’affranchir d’une existence puritaine étouffante, ainsi que la promesse d’une vie éternelle. Mais sa transformation ne se fait pas sans mal, et les anciennes traditions et responsabilités qui pèsent sur la famille De Clermont ont tôt fait d’entrer en conflit avec les valeurs de Marcus, qui ne rêve que de liberté, d’égalité et de fraternité.

À Paris, de nos jours, Phoebe Taylor, jeune employée de Sotheby's dont Marcus est tombé amoureux, s’apprête à faire le même choix d’immortalité que son âme-sœur. Le processus, modernisé avec le temps, semble facile, mais le couple doit très vite faire face à la réalité : par le passé comme aujourd’hui, un humain souhaitant devenir un vampire doit en subir les conséquences. Et les ombres auxquelles Marcus avait échappé des siècles auparavant pourraient revenir les hanter tous les deux, malgré tout le soutien que leur apportent Matthew et Diana.

Deborah Harkness nous conte l’histoire d’un amour nouveau et destiné à devenir immortel. La Force du temps, à l’image de la trilogie All Souls, bâtit petit à petit son monde surnaturel et romantique avec en son cœur, un couple appelé lui aussi à devenir emblématique.


Mon avis :

Après avoir passé un moment merveilleux avec la trilogie "Le livre perdu des sortilèges", j'ai été plus que ravie de me plonger dans ce nouveau titre de Deborah Harkness dont j'ai partagé la lecture avec @steff_bouquine.

Nous avons encore fait une excellente découverte parce que, non seulement, nous allons retrouver Diana et Matthew et voir ce qui leur arrive mais nous allons aussi surtout connaître le passé de Marcus.

Même si la 4ème nous annonce que ce titre va porter sur Phoebe, jeune humaine souhaitant se transformer en vampire, les passages la concernant sont finalement assez courts et, honnêtement, pas forcément intéressants car n'apportant pas grand'chose à l'intrigue.

En fait, cet opus fait plus office de livre compagnon à la première trilogie de l'auteure. Une fois refermé, on se dit qu'il y a encore de quoi écrire surtout sur Diana et Matthew et non pas sur Marcus et Phoebe alors que j'aurais pensé le contraire et qu'il s'agirait ici d'un livre d'ouverture sur une série les concernant eux.

Je ne sais pas ce que l'auteure va décider pour la suite mais une chose est certaine : la fin se suffit à elle-même.

Cela m'a surprise et un brin déçue mais à côté de ça, j'ai adoré découvrir l'histoire de Marcus avant et après sa transformation en vampire; je me suis de plus en plus attachée à lui, à son charisme, à se façon de penser et de vouloir agir pour le bien des autres. J'ai aussi été ravie de retrouver Diana et Matthew parce qu'il se passe toujours quelque chose dans cette famille Clermont qui vous accroche à votre bouquin. Ca rend la lecture intense, au point que l'on ne souhaite pas que le roman se termine.

Pour moi, ils sont clairement des personnages centraux dans les intrigues que tisse l'auteure et je sais qu'il y aura un énorme vide lorsque Deborah Harkness n'aura plus rien à nous raconter sur eux.

Heureusement, pour l'instant, ce n'est pas à l'ordre du jour et elle a de quoi faire avec ce qu'elle nous propose ici. Point de fin en vue et je respire car il y a énormément de potentiel et d'histoires à venir avec Diana et Matthew.

Par contre, si vous voulez lire cet opus, il est fortement recommandé de lire avant sa première trilogie, "Le livre perdu des sortilèges" car "La force du temps" est une suite directe et ce serait dommage de passer à côté de certains détails mais surtout d'être spoilé sur les personnages et les rapports qu'ils ont entre eux.

mardi 3 septembre 2019

Mémoire froissée (T1)

Auteure : Christine Machureau
Editions : Pocket (Juin 2019)
Nbre de pages : 528



Présentation de l'éditeur :
Quand les hommes de l'Inquisition, en habit rouge et noir, ont emporté sa mère, Anne avait six ans. " Sorcière ! " ont-ils dit. Sorcière pour connaître les plantes ? Sorcière pour soigner les gens ? Désormais orpheline et forte d'un savoir ancestral, Anne décide de poursuivre l'œuvre maternelle : elle sera herboriste. Alchimiste, peut-être... Dans un Moyen-Âge soumis aux famines et aux épidémies, ses pas la mèneront de Touraine en Champagne, d'amours en deuils et d'échecs en renaissances... 




Mon avis :

J'ai eu besoin de changer de genre et de me lancer dans un roman historique. J'ai donc lu ce roman pour lequel je n'ai pas un avis très clair et je ne sais pas si je continuerai la trilogie, même si la curiosité me titille un peu...

On est dans une période que j'aime (Moyen-Age), avec un personnage féminin guérisseuse que j'ai apprécié. Mais j'ai trouvé que le rythme était assez lent et il y a peu d'action ce qui a rendu ma lecture... longue, pas entraînante. En bref, un brin décevante.

Je m'attendais à voir l'Inquisition avec des passages de tortures, des complots...

Or, ce n'est absolument pas le cas. Il s'agira en fait d'un voyage que fera Anne pour mettre à l'abri un livre, écrit en arabe, et qui doit arriver à Amsterdam par tous les moyens possibles... Le destin d'Anne ne la mènera pas jusque là mais la possession de ce livre aura des conséquences sur sa vie.

On la verra bien sûr évoluer tant dans sa vie d'herboriste que dans sa vie sentimentale mais je ne peux pas dire que j'ai été dedans à 100%.

L'auteure ne manque pas d'intégrer des évènements historiques majeurs de l'Histoire de France, surtout dans la 2ème moitié du livre, et si c'est intéressant, cela n'a pas suffi à me convaincre de continuer la saga.

La curiosité me titille bien sûr mais je ne suis pas certaine qu'elle soit plus forte que le sentiment que j'ai de ce tome 1 : bien mais sans plus !

lundi 2 septembre 2019

Aux portes de la mémoire

Auteure : Felicia Yap
Editions : Harper Collins Poche (Février 2019)
Nbre de pages : 400


Présentation de l'éditeur :
Claire Evans vit dans un monde où la mémoire à long terme est une utopie. En sortant de l’adolescence, hommes et femmes découvrent à quelle catégorie ils appartiennent. Les chanceux font partie des Duos, capables de se souvenir des dernières 48 heures de leur vie. La mémoire des Monos, comme celle de Claire, se limite à la journée de la veille. Chaque soir, tous consignent religieusement leurs souvenirs sous peine d’oublier qui ils sont. Qui ils aiment. Ce qu’ils ont fait. Ou ce qu’on leur a fait.
Ainsi, le jour où un policier annonce à Claire que son mari aurait assassiné sa maîtresse deux jours auparavant, c’est le trou noir. Que s’est-il réellement passé ? Pour Claire, le compte à rebours a déjà commencé.

Mon avis :

J'ai passé un super moment de lecture avec ce roman de Felicia Yap qui est une auteure que je ne connaissais pas. Avec ce titre, l'auteure a su m'emporter dans un monde dystopique que j'ai vraiment adoré et que je n'avais pas envie de quitter parce qu'il entraîne beaucoup de questions.

Si la trame policière reste classique (enquête sur une femme retrouvée noyée dans une rivière), c'est vraiment l'univers dans lequel on évolue qui donne tout l'intérêt à cette histoire.

En effet, les personnages possèdent une mémoire à très court terme (1 jour pour les Monos, 2 jours pour les Duos). Pour se rappeler de leur journée, de leurs émotions..., ils consignent tout ce qu'ils ressentent, pensent dans un journal intime (iDiary créé par Steve Jobs lui-même).

On va suivre ici l'histoire de Claire dont le mari, Mark, aurait assassiné sa maîtresse. Claire est une Mono. Mark est un Duo. Les questions qui vont se poser sur ce couple sont alors les suivantes : va-t-elle réussir à faire la part des choses devant les accusations portées contre son mari ? Qui est-elle vraiment ? Est-ce que son mari peut lui faire confiance ? N'a-t-elle pas des choses à cacher elle aussi ?...

Au fur et à mesure que l'on avance, on se pose tout un tas de questions sur les uns et les autres.

La narration se fera en alternance entre Claire, Mark et le flic qui mènera l'enquête (Hans) et qui voudra la résoudre dans les 24h.

C'est une course contre la mémoire afin d'obtenir la vérité avant que les souvenirs ne s'effacent. Car peut-on réellement faire confiance à ce qui est écrit dans les iDiary des uns et des autres ?

C'est un suspense efficace qui vous fait tourner les pages encore et encore pour avoir le fin mot de l'histoire. Les révélations sont surprenantes et je dois bien dire que pour un premier roman, Felicia Yap a su magnifiquement m'accrocher à son intrigue.

Il est à noter que ce roman était publié en grand format sous le titre "Au royaume des aveugles" si jamais il traîne dans votre PAL...

dimanche 1 septembre 2019

Ton dernier mensonge

Auteure : Mary Kubica
Editions : Harper Collins Poche (Mai 2019)
Nbre de pages : 368


Présentation de l'éditeur :
Le monde de Clara Solberg vole en éclats quand son mari, Nick, décède dans un accident de voiture. Leur fille Maisie, quatre ans, en sort indemne. La cause du drame semble claire, mais les terreurs nocturnes de Maisie conduisent Clara à s’interroger sur ce qui s’est vraiment passé en ce tragique après-midi. Rongé par la douleur, obsédée par l’idée que la mort de Nick n’est peut-être pas accidentelle, Clara s’engage dans une quête désespérée pour découvrir la vérité. Qui aurait pu vouloir du mal à Nick ? Et surtout, pourquoi ?




Mon avis :

J'ai connu Mary Kubica avec Une fille parfaite que je vous recommande fortement et depuis, j'ai toujours été tentée par ce qu'elle proposait dans ses romans.

Si L'inconnue du quai ne m'avait pas totalement convaincue, notamment à cause de la fin, Ton dernier mensonge, lui, a été une excellente découverte.

J'ai ressenti beaucoup d'empathie pour Clara qui perd son mari dans un accident de voiture. Alors qu'elle vient d'accoucher de leur 2ème enfant et que leur fille Maisie (4 ans) sort miraculeusement indemne de l'accident, Clara aura l'impression de perdre pied à de nombreuses reprises mais elle aura surtout cette volonté de savoir à tout prix ce qui s'est passé sur cette route où son mari a perdu la vie.

Elle va mener une enquête qui va faire ressortir des évènements qu'on lui avait cachés et j'ai adoré ce jeu de construction. J'ai été prise dans l'engrenage de cette intrigue, me demandant qui était vraiment ce mari que j'avais du mal à discerner...

J'ai eu des doutes, des révélations, puis des renversements de situation qui m'ont fait halluciner et c'est ce que j'aime chez Mary Kubica : elle mène son lecture par le bout du nez.

Même si ce nouveau roman ne nous scotche pas avec la fin, comme ce fut le cas avec Une fille parfaite qui reste pour moi le meilleur de l'auteure et celui qu'il ne faut pas rater de lire, Ton dernier mensonge m'a quand même fait passer un excellent moment de lecture et je suis déjà fin prête pour lire son prochain.

jeudi 22 août 2019

Le matin de Neverworld

Auteure : Marisha Pessl
Editions : Gallimard Jeunesse (Août 2019)
Nbre de pages : 312


Présentation de l'éditeur :
Un an après la mystérieuse mort de Jim, son petit copain, Béatrice n'a toujours pas revu leurs amis. Ils lui cachent quelque chose et la soirée des retrouvailles dérape : un homme étrange leur annonce qu’ils sont coincés au Neverworld et revivront sans cesse la même journée jusqu’à ce qu’ils prennent la décision la plus difficile de leur vie… Mensonges, peurs et sentiments : les masques tombent dans la bande d'amis. Qui sortira vivant du Neverworld ?


Mon avis :

Marisha Pessl est une auteure que j'avais très envie de découvrir. J'ai d'ailleurs "Intérieur nuit" dans ma pile à lire que je compte bien sortir très prochainement. Mais avant mon incursion dans son roman adulte, c'est avec son premier roman YA que j'ai voulu la découvrir. Ecrire pour des ados est un exercice difficile parce qu'il faut que l'intrigue soit prenante sans être trop difficile/gore et les personnages suffisamment etoffés pour qu'on ait envie de les suivre.

Sachant que je suis une lectrice très chiante, je trouve que Marisha Pessl a fait un très bon roman avec "Le matin de Neverworld".

Elle a su faire une intrigue plutôt complexe, même s'il faut un peu de temps pour y entrer dedans, le temps que la mise en place des personnages et de l'univers soit effectuée dans la 1ère partie.

Cela pourra paraître un peu long et redondant puisque les personnages sont dans un monde parallèle où ils revivent toujours et encore la même journée mais il faut en passer par là pour voir où l'auteure veut nous emmener.

C'est un roman très intéressant à découvrir mais attention, on reste dans un YA donc l'intrigue, par moment, va paraître un peu simple, contrairement aux personnages qui eux cachent bien leur jeu...

Marisha Pessl nous embarque dans une enquête que l'on ne voit pas venir.

Dans l'ensemble, j'ai passé un très bon moment de lecture, même si la fin est prévisible dès la moitié du livre alors que j'aurais aimé être davantage surprise.

Mais je suis pointilleuse parce que l'histoire est très bien construite, l'écriture est fluide et agréable et les personnages suffisamment complexes au point que lors de certaines révélations, j'ai été très étonnée de ce que je découvrais.

Pour un premier roman young adult, je trouve que Marisha Pessl s'en est très bien sortie et je ne regrette aucunement ma lecture que je vous conseille.

mercredi 21 août 2019

Le signal

Auteur : Maxime Chattam
Interprète : Julien Chatelet
Editions : Audiolib (Janvier 2019)
Durée : 21h38

Livre audio 2CD MP3


Présentation de l'éditeur :
La famille Spencer vient de s'installer à Mahingan Falls. Jusqu'ici, tout va bien. Un vrai paradis. Si ce n'étaient ces vieilles rumeurs de sorcellerie, ces communications téléphoniques brouillées par des cris inhumains, ce quelque chose d'effrayant dans la forêt qui pourchasse leurs adolescents, et ce shérif dépassé par des crimes horribles. Avez-vous déjà eu vraiment peur en lisant un livre ?


Mon avis :

J'ai découvert le dernier Maxime Chattam en livre audio, interprété par Julien Chatelet. J'ai mis environ 3 semaines pour venir à bout de ces 21h38 d'écoute mais j'ai passé un excellent moment.

Nous sommes aux côtés de la famille Spencer qui vient de s'installer à Mahingan Falls où elle pense vivre dans un petit paradis. Après l'effervescence de New-York, cette petite ville semble tout indiquée pour y vivre en paix. Sauf que des évènements terribles et des morts atroces vont se succéder. Bienvenue dans l'enfer de Mahingan Falls...

Dire que j'ai tremblé en lisant ce livre et que je n'ai pas fermé l'oeil de la nuit serait un mensonge. Le roman est prenant et surprenant mais il n'est pas horrifique.

On est dans un thriller psychologique fantastique avec du surnaturel et certaines scènes sont saisissantes. Je n'oublierai pas, par exemple, la tension que j'ai ressentie lorsqu'un plombier va dans un vide sanitaire pour une petite réparation ou encore un gamin de 4 ans dans une aire de jeu qui veut descendre un toboggan...

Non seulement l'auteur met ce qu'il faut au bon moment pour saisir son lecteur, mais le côté audio attise encore plus cette angoisse qui vous prend.

Julien Chatelet a fait un excellent jeu d'interprétation quelque soit le personnage qu'il incarne (enfant, adulte homme ou femme).

Audiolib a également intégré des jeux de sons avec le téléphone pendant une conversation téléphonique (une voix plus proche que l'autre pour bien être dans l'échange téléphonique) ou avec le babyphone de baby Zoé (il s'en passe des choses dans ce babyphone...).

Dès le 1er chapitre, le ton est donné et l'auteur nous met direct dans l'ambiance qu'il va donner à son roman.

Même si j'ai trouvé quelques longueurs et une fin un peu surfaite et rapide, l'ensemble reste excellent.

J'ai passé un très bon moment et vous le recommande notamment en audio pour avoir encore plus de sensations fortes !

mardi 20 août 2019

A pile ou face

Auteur : Jeffrey Archer
Editions : Les Escales (Juin 2019)
Nbre de pages : 484 (version papier)


Présentation de l'éditeur :
Leningrad, 1968. Depuis sa plus tendre enfance, Aleksandr Karpenko est destiné à de grandes choses. Mais lorsque son père est assassiné par le KGB pour avoir défié l'État, lui et sa mère doivent fuir l'URSS. Sur les quais d'un port, ils sont confrontés à une décision irrévocable : faut-il 
embarquer pour les États-Unis ou pour la Grande-Bretagne ? Aleksandr joue son destin à pile ou face... 
Les deux vies parallèles d'Aleksandr nous sont alors dévoilées. À Londres, il poursuit de brillantes études. À New York, il se lance tout de suite dans les affaires. Se déploie ainsi une épopée de plus de trente ans entre deux continents, durant laquelle Aleksandr va devoir traverser de nombreuses épreuves pour conquérir ces nouveaux mondes qui s'offrent à lui.


Merci aux Editions Les Escales et à Netgalley pour cette lecture


Mon avis :

Jeffrey Archer est un auteur que j'avais très envie de découvrir, sans forcément débuter avec sa série "Chronique des Clifton" qui compte 7 tomes. Sa nouvelle parution était donc toute indiquée.

Avec "A pile ou face", on va suivre deux destinées probables proposées à Elena et son fils Alexandre, lord de leur fuite de l'URSS, après que le père ait été tué par le KGB. Ils auront le choix entre les Etats-Unis et la Grande-Bretagne.

Jeffrey Archer va nous faire suivre deux existences possibles par des chapitres alternés et j'ai tout simplement adoré ce qu'il a fait avec Elena et Alexandre.

Tout ne sera pas facile pour ces immigrés russes, surtout que le roman débute en 1968, en pleine guerre froide.

Alexandre est alors un adolescent qui devra faire des choix pour lui mais aussi pour sa mère. Le KGB n'est jamais loin non plus, ce qui met une certaine tension, surtout lorsque nous sommes dans la narration américaine.

Le roman est vraiment très bien conçu et l'intrigue est maîtrisée à la perfection, avec des personnages très attachants.

J'ai pris mon temps pour le livre (environ 10 jours) parce que je me sentais bien et que la plume était vraiment très agréable. Il n'y a aucune longueur; il se passe énormément de choses qui rendent le lecteur accroché à son livre et la fin est excellente. Je ne l'avais pas vu venir et j'ai été bluffée.

Par contre, le format numérique est une catastrophe.

Je ne sais pas si c'est un ebook mal conçu parce qu'il s'agit d'un SP numérique (certains éditeurs proposant des épreuves non corrigées) ou si c'est parce que c'était en format kindle et non epub mais il a été très désagréable à lire : mots scindés sans logique, notes en plein milieu de la narration (au lieu d'une fin de chapitre); aucun saut de page pour marquer les chapitres et les remerciements en fin d'ouvrage sont collés à la fin du roman.

C'est du brut de décoffrage. Tout est mis en bloc comme si on se moquait totalement du lecteur qui est devant sa liseuse et c'est horrible à lire.

Sur les premières pages, je me suis demandée si j'allais continuer ou arrêter tant c'était vraiment désagréable. Mais au final, je me suis laissée emporter par l'histoire qui méritait d'être découverte et j'ai fait l'impasse sur cet ebook franchement très mal foutu.

Si je vous recommande fortement la lecture de ce roman parce que je me suis régalée du début à la fin, je ne conseille absolument pas le format ebook (ne sachant pas si la version payante sera mieux que la mienne...). Dans tous les cas, et c'est fort dommage pour eux, je ne compte plus solliciter de roman des Escales via Netgalley si c'est pour avoir le même genre de problème avec l'ebook. Comme on le dit : "chat échaudé craint l'eau froide"...

jeudi 8 août 2019

Le destin d'Orïsha : De sang et de rage (T1)

Auteure : Tomi Adeyemi
Editions : Nathan (Mai 2019)
Nbre de pages : 560

A partir de 14 ans


Présentation de l'éditeur :
Il fut un temps où la terre d'Orïsha était baignée de magie. Mais une nuit, tout a basculé, le roi l'a faite disparaître et a asservi le peuple des majis. Zélie Adebola n'était alors qu'une enfant. Aujourd'hui, elle a le moyen de ramener la magie et rendre la liberté à son peuple ; même si face à elle se dresse le prince héritier du trône, prêt à tout pour la traquer. 
Dans une Afrique imaginaire où rôdent les léopardaires blancs et où les esprits ont soif de vengeance, Zélie s'élance dans une quête périlleuse...


Mon avis :

Lu en lecture commune avec @celinelecture sur Instagram, je ne m'attendais pas à aimer autant ce parpaing de près de 600 pages qui aurait pu se lire quasiment d'une traite si Céline et moi n'avions pas des obligations professionnelles...

L'univers est riche, très intéressant à découvrir et se développe au fur et à mesure que l'on progresse. On ne reste pas figé dans une ambiance lourde où il ne se passe rien et que l'action ne démarre que 50 pages avant la fin. Bien au contraire !

Dès le début, le ton est donné et les personnages ont tellement de potentiel que l'on ne veut pas les laisser une seconde (au cas où, une fois le livre fermé, ils agiraient derrière notre dos et que l'on manquerait un évènement important... Ok, je divague mais j'étais à peu près dans cet état d'esprit à chaque fois que je refermais le roman).

Je n'ai pas vu le temps ni les pages passés. Je suis entrée très rapidement dedans et les 100 pages par jour que nous nous étions fixées, étaient littéralement dévorées.

Ce n'est, cependant, pas un coup de coeur parce que j'avais vu venir certaines choses. D'autres, au contraire, m'ont surprise, ébranlée, choquée... et j'étais excitée comme une puce par ces surprises de l'auteure qui sait tenir en haleine son lecteur jusqu'à la dernière ligne.

La fin est à couper le souffle et laisse tout un tas de questions sur l'orientation du tome 2 qui ne sortira en VO anglais qu'en décembre 2019. Autant dire que pour nous, il faudra attendre, je pense, le printemps 2020 pour savoir ce que Tomi Adeyemi aura concocté pour nos personnages chéris. L'attente va être longue et j'espère que ce ne sera pas pour rien parce que j'attends beaucoup de cette suite.

Je suis donc très curieuse de voir où l'auteure va m'embarquer : va-t-elle prendre un chemin de facilité où la logique ne sera pas toujours de mise (avec Céline, nous avons tenté de voir ce qu'il pouvait advenir mais certains détails ne collent pas avec la fin de ce tome) ou va-t-elle encore une fois me surprendre et user d'un chemin que je n'avais pas vu venir ?

Je vous donne rendez-vous lors de ma lecture du tome 2 pour être fixé !

mercredi 7 août 2019

La légende des Templiers : La conspiration (T4)

Auteur : Paul Christopher
Editions : Pocket (2016)
Nbre de pages : 352


Présentation de l'éditeur :
Un attentat contre le pape le jour de Noël met le monde en émoi. Alors qu'une enquête internationale est ouverte, Peter Holliday, professeur d'histoire à West Point, trouve les véritables responsables de l'assassinat : la confrérie Rex Deus, dont il a découvert l'existence lors de ses recherches sur les mystères ésotériques des Templiers. Cette organisation secrète, datant des rois mérovingiens et dirigée par de supposés descendants du Christ, s'est lancée dans une nouvelle croisade. Afin de lever les zones d'ombre qui entourent la mort du Saint-Père et pour connaître le plan caché de Rex Deus, Peter va affronter ces Templiers des temps modernes et essayer de comprendre leur histoire.


Mon avis :

Quatrième volet des aventures de Peter Holiday, je continue cette saga avec toujours autant d'envie et de plaisir.

Ici, Peter va être confronté à l'assassinat du Pape par, a priori, un groupuscule islamiste... mais tout n'est pas aussi simple...

J'ai encore passé un très bon moment avec Peter, rejoint dans ce tome par sa nièce Peggy. J'ai été d'ailleurs ravie de la retrouver parce que le duo est vraiment très plaisant à suivre.

L'histoire est prenante et bourrée d'action mais elle est plus axée sur la politique que sur des recherches de trésor comme j'aime en avoir dans ce genre de roman.

Du coup, pour l'instant, c'est le tome qui m'aura le moins plu, même si j'ai passé un très bon moment avec. J'ai apprécié l'avancée de l'intrigue sur le Rex Deus que l'on a vu précédemment et leurs objectifs deviennent plus clairs...

Il y a encore des passages faciles où nos héros se sortent de situations difficiles de façon miraculeuse mais je me sens si bien aux côtés de Peter que je ferme les yeux sur les petits défauts.

Il me reste encore trois tomes à lire pour être à jour dans cette saga et je compte bien l'être avant la fin de l'année.

Et vous ? Vous connaissez cette série ? Elle vous tente ?

lundi 5 août 2019

Surprends-moi !

Auteur : Sophie Kinsella
Editions : Belfond (Juin 2019)
Nbre de pages : 432


Présentation de l'éditeur :
Dix ans de bonheur sans nuage, deux adorables jumelles, une belle maison et des jobs épanouissants : Sylvie et Dan filent le parfait amour. Jusqu'à ce rendez-vous médical de routine où ils apprennent qu'ils vivront certainement centenaires, soit soixante-huit belles années de vie commune devant eux. 
Sept décennies côte à côte ? Une éternité ! Et c'est le début de la panique... 
Pour préserver la flamme, le couple lance le projet " Surprends-moi ", fait de cadeaux inattendus, dîners surprises, séances photos sexy... et autant d'occasions de malentendus, aussi drôles que désastreux. Mais les fous rires vont rapidement laisser place à d'étonnantes révélations. Et quand un scandale du passé resurgit, Sylvie et Dan en viennent à se demander : se connaissent-ils réellement ?


Mon avis :

Comment réagiriez-vous si votre médecin, lors d'une consultation de routine, vous indiquait que vous seriez centenaire (tout comme votre conjoint) et que, comble du bonheur, vous auriez encore près de 70 ans de vie commune à passer avec votre cher et tendre ?

Sophie Kinsella part de ce postulat pour bâtir son nouveau roman, avec un couple très fusionnel, complice, au point qu'ils n'ont même pas besoin de parler ou finir leurs phrases pour savoir ce que souhaite l'autre.

On va partir dans une histoire où ce couple va mettre en oeuvre un projet pour que la vie conjugale ne tourne pas à la monotonie et la routine.

En règle générale, j'aime les Sophie Kinsella mais ici je suis restée très extérieure à ce que l'on me racontait, à ce couple qui ne m'intéressait pas vraiment ni à ce qu'ils faisaient pour pimenter leur union.

Je ne me suis jamais attachée à eux, ni pu imaginer mon couple à leur place.

J'ai trouvé aussi que les tentations pour améliorer leur quotidien n'étaient pas très convaincantes et, pour une fois, elle ne m'ont même pas fait sourire...

Même si le style reste celui que l'on connaît, fluide et agréable, l'ensemble reste assez plat et peu intéressant (en tout cas pour moi).

Je ne vous parlerai même pas de Granny (la mère de Sylvie et belle-mère de Dan) dont j'ai détesté le comportement vis-à-vis de son gendre... D'ailleurs, les explications fournies à la fin du roman ne m'ont pas convaincue non plus sur le fait qu'elle ne pouvait pas faire autrement...

En bref, cette lecture a été une grosse déception que j'ai même failli abandonner.

Le couple Sylvie/Dan ne m'a pas plu, ni leur histoire d'ailleurs.

C'est bien dommage parce que j'aime cette auteure par la légèreté que dégagent ses romans mais que je n'ai pas du tout ressentie ici.

jeudi 25 juillet 2019

En voiture Simone !

Auteur : Aurélie Valognes
Editions : Le Livre de Poche (Mars 2017)
Nbre de pages : 249


Présentation de l'éditeur :
Pour une comédie familiale irrésistible, il vous faut : un père, despotique et égocentrique, Jacques. Une mère, en rébellion après quarante ans de mariage, Martine. Leurs fils, Matthieu, éternel adolescent mais bientôt papa de trois enfants ; Nicolas, chef cuisinier le jour et castrateur tout le temps ; Alexandre, rêveur mou du genou. Et... trois belles-filles délicieusement insupportables ! Stéphanie, mère poule angoissée ; Laura, végétarienne angoissante ; Jeanne, nouvelle pièce rapportée, féministe et déboussolée, dont l'arrivée va déstabiliser l'équilibre de la tribu.
Mettez tout le monde dans une grande maison en Bretagne. Ajoutez-y Antoinette, une grand-mère d'une sagesse à faire pâlir le dalaï-lama, et un chien qui s’incruste. Mélangez, laissez mijoter... et savourez !


Mon avis :

C'était mon premier Aurélie Valognes et cela n'a pas été une franche réussite pour moi. J'avais hésité à le découvrir mais le titre fait plutôt sourire et le résumé promettait une "comédie familiale irrésistible" alors...

Le terme de "familial" me faisait peur parce que, soyons honnête, dans chaque famille il y a des heurts, des incompréhensions, des jalousies parfois et je ne voulais pas tomber sur ce genre de "comédie" où l'on sert avec cynisme les défauts de ses membres.

Malheureusement, c'est exactement ce qui s'est passé ici et dès les premières pages j'ai grincé des dents et j'ai détesté le père, Jacques, qui s'en donne à coeur joie de lancer des messages cachés avec ses cadeaux de Noël.

Oui parce qu'en plus, le roman débute sur un repas de fin d'année sinon cela n'aurait pas été... drôle !

Du début jusqu'à la quasi fin, je n'ai pas supporté cette ambiance hostile vis-à-vis des belles-filles que les maris/petits-amis ne soutiennent même pas d'ailleurs. Il ne faudrait pas heurter la méchanceté gratuite du bon vieux paternel...

J'ai trouvé super désagréable de vivre ces moments, soit disant hilarants, où l'on rabaisse ces femmes et où Jacques n'en fait qu'à sa tête malgré les avertissements de sa femme (Martine).

Et là, je me suis demandée où était la comédie tant voulue par l'auteure avec la famille Le Guennec et pourquoi ce livre avait autant plu ? Est-ce que servir un humour cynique au détriment d'un membre de la famille parce qu'il n'entre pas dans le moule mérite une telle effervescence ?

Pour moi, absolument pas et ce genre de lecture ne me donne pas du tout l'envie de continuer à découvrir l'auteure si ses autres romans sont du même acabit.

Je n'ai adhéré à rien du tout et à aucun personnage, si ce n'est la grand-mère qui se mêle très peu de ce qui se passe avec son fils mais aide les membres de cette famille quand ils en ont besoin...

J'ai lu ce roman pour le boulot; j'ai bien failli l'abandonner et honnêtement je ne sais pas comment je vais réussir à le proposer aux client(e)s si on me demande comment il est...

mercredi 24 juillet 2019

L'ombre de la brume

Auteur : Gérard Chevalier
Editions : Palémon (Mars 2019)
Nbre de pages : 217


Présentation de l'éditeur :
Les monts d'Arrée. Lieu prestigieux bâti par une force naturelle puissante où la beauté, l'harmonie, le calme régénérateur ne sont perturbés que par la violence épisodique et habituelle des éléments. Après les grandes souffrances des siècles passés, les hommes qui vivent ici ont enfin trouvé un équilibre. Rien ne semble pouvoir ébranler cet univers paisible et laborieux, habité de légendes miraculeusement héritées d'une culture orale disparue. Rien... sauf des petits vols insignifiants qui commencent à entamer la stabilité apparente d'une famille, et pas n'importe laquelle? : celle du médecin du village. Rien... sauf des disparitions de personnes au sein de cette même famille, qui se fissure. Rien... sauf d'ignobles lettres anonymes qui font éclater un scandale plongeant dans l'angoisse le petit hameau de Saint-Cadou, jusque-là havre de quiétude. Le comble est atteint lorsque l'on prétend que le monstre de l'Elorn, diable ou phénoménal sanglier carnivore, sort de sa retraite infernale pour établir la justice?! Alors la peur ancestrale de l'obscur, de l'inexplicable s'installe profondément chez les hommes des monts d'Arrée... D'étranges disparitions et des lettres anonymes intriguent le médecin du village, qui décide de mener l'enquête. Dans une ambiance savamment construite, l'auteur nous immerge au coeur de la folie et de la peur des hommes.


Mon avis :

Une fois n'est pas coutume, je n'ai pas du tout adhéré à ce roman se déroulant aux Monts d'Arrée. Mon avis, du coup, sera court parce que je n'ai vraiment pas grand'chose à en dire dessus si ce n'est que :

¤ je n'ai pas adhéré aux personnages que j'ai trouvés trop nombreux (je m'y suis perdue à un moment donné) et peu intéressants. Je ne vous parlerai pas d'un certain Rougier que j'ai trouvé détestable dès les premiers mots sortis de sa bouche ! Je trouvais d'ailleurs ses réparties beaucoup trop poussées pour être crédibles...

¤ l'histoire n'a rien de particulier pour être vraiment accrocheuse. Vu ce que le résumé présagé, je m'attendais quand même à un peu de fantastique venu de légendes locales. Or, je les ai attendues vainement, même si parfois l'auteur y fait un brin référence. La narration est plutôt lente dans l'enquête; on se perd dans des dialogues qui n'apportent absolument rien. Bref, gros ennui de ce côté là, pour moi.

¤ le style ne m'a pas non plus convaincue. J'ai trouvé un certain décalage entre les personnages, les dialogues et parfois des termes trop ampoulés pour indiquer quelque chose de simple. Quand, en plus, le terme renvoie à un personnage grossier et peu agréable, on se demande pourquoi l'auteur fait autant de manière...

Le tout a fait que plus j'avançais et plus je décrochais.

Je suis allée jusqu'au bout de ma lecture, en sautant malgré tout certains passages qui n'apportaient rien. Mais honnêtement, je me suis demandée pourquoi je me faisais subir ce véritable calvaire.

Cette lecture est un gros flop. La trame de départ aurait pu m'accrocher mais ce qu'en a fait l'auteur m'a désintéressée de l'ensemble très rapidement. C'est bien dommage !

mardi 23 juillet 2019

L'héritier de Moriarty

Auteure : Annelie Wendeberg
Editions : Presses de la Cité (Avril 2018)
Nbre de pages : 320


Présentation de l'éditeur :
Enceinte de son pire ennemi, Anna Kronberg a repris espoir quand elle est parvenue, épaulée par Sherlock Holmes, à empoisonner Moriarty. Mais le redoutable professeur a tout mis en œuvre pour pouvoir continuer, même après sa mort, à torturer la mère de son enfant à naître : il a demandé au colonel Moran, son homme de main et grand chasseur de gibier, de mettre la main sur Anna et Holmes, puis d'attendre la naissance de l'enfant, d'enlever le nouveau-né et de tuer les deux acolytes. Commence alors une course-poursuite entre plusieurs continents, sur fond de menaces d'attaques bactériologiques, de réseaux d'espionnage et de prémisses de grand conflit mondial. Holmes et Kronberg sont prêts à tout pour contrer les funestes projets de Moriarty, même à mettre en scène une fausse-couche...


Mon avis :

Dernier tome de cette trilogie commencée avec "Le diable de la Tamise", ce fut avec beaucoup de plaisir et d'appréhension que j'ai retrouvé Anna et Sherlock dans cet ouvrage que j'ai dégusté plutôt que dévoré.

J'étais curieuse de savoir comment tout allait se terminer surtout avec la fin du tome 2, "La dernière expérience", qui nous met sur les dents.

Dans l'ensemble, j'ai beaucoup aimé ce que j'ai découvert ici, même si la fin aurait pu être davantage surprenante pour le lectorat.

Anna se pose énormément de questions sur sa situation personnelle ainsi que sur les menaces qui planent sur Sherlock et elle avec Moran, l'homme de main de Moriarty, qui aura pour objectif de les tuer.

Nous sommes aussi dans les années précédents la Grande Guerre et Annelie Wendeberg a su habilement intégrer les éléments des deux premiers volets dans ce final extrêmement bien ficelé et qui peut aisément avoir une suite.

Le style est toujours aussi agréable et j'ai été ravie de suivre Anna et Sherlock dans cette intrigue très prenante.

J'espère maintenant pouvoir retrouver ces deux personnages très charismatiques dans d'autres aventures. Même si j'ai mis du temps avant de lire ce dernier opus, c'était uniquement parce que je ne voulais pas les quitter. Ils vont me manquer et si je vous ne les connaissez pas encore, je ne peux que vous conseiller de faire leur connaissance, d'autant que les deux premiers tomes sont sortis en format poche chez 10/18.

vendredi 19 juillet 2019

Car si l'on nous sépare

Auteure : Lisa Stromme
Editions : Harper Collins Poche (Mars 2018)
Nbre de pages : 336


Présentation de l'éditeur :
Norvège, 1893. Johanne Lien, la fille d'un modeste fabricant de voiles, devient le temps d'une saison la servante de l'impétueuse Tullik Ihlen. La jeune femme l'entraîne dans sa passion pour Edvard Munch, dont les toiles scandalisent les estivants. Johanne est captivée par l'émotion brute qui se dégage de l'oeuvre du peintre et accaparée par la liaison secrète qu'il entretient avec Tullik. Mais très vite, elle comprend qu'elle devra dissimuler bien plus que des rendez-vous amoureux...


Mon avis :

Voilà un roman emprunté à mon boulot et sur lequel je n'attendais rien de particulier, si ce n'est de ne pas m'ennuyer. Le résumé était succinct mais il me tentait et me laisser présager une belle lecture et... ce fut le cas !

Norvège, fin XIXème. Johanne a 16 ans et aime se balader en forêt, cueillir des fraises mais aussi aller fouiner du côté de la maison d'un peintre qui n'a pas bonne réputation. On le dit fou et imbibé d'alcool. Il s'agit d'Edvard Munch. Johanne, elle, est fascinée par cet homme et ne le voit pas comme les autres. Pour éviter que Johanne ne traîne trop aux côtés de Munch, sa mère lui trouve un travail pour l'été chez les Ihlen, grande famille bourgeoise. Elle sera la servante de Tullik. mais cette jeune femme de 20 ans est loin d'être une fille modèle et elle entraînera Johanne dans sa passion pour Edvard Munch...

Quelle magnifique découverte j'ai faite avec cet ouvrage.

La plume de l'auteure est fluide, agréable, pleine de douceur, d'amertume, d'émotions qui nous transpercent en même temps que les personnages.

J'ai pris le temps pour le déguster, pour apprendre des uns et des autres, voir l'amitié entre Johanne et Tullik se construire et se consolider malgré les difficultés, tout comme cette passion destructrice d'Edvard Munch sur Tullik.

C'est beau, tragique, poignant, irrémédiable.

Le cri - Edvard Munch (1893)
J'ai aussi découvert un peintre que je ne connaissais pas, alors même que sa toile la plus connue, "Le cri", ne m'était pas inconnue.

L'auteur a su, avec brio, faire un portrait précis de cet artiste sombre et mélancolique.

A travers ce roman, elle crée une ode à la peinture et elle met en avant un homme dont le talent mettra du temps à être découvert et apprécié. Il sera le pionnier d'un art accessible à tous. Pour lui, il ne suffit pas de peindre ce que l'on voit. Il faut peindre aussi ses émotions et ses peintures parlent d'elles-mêmes et de cet homme, fragile, un peu hors de la réalité.

Lisa Stromme a fait un roman qui touche le lecteur par toutes les émotions que dégagent les personnages. C'est très bien écrit et émouvant. C'est une très belle découverte que je vous conseille de faire à votre tour.

jeudi 18 juillet 2019

Germania

Auteur : Harald Gilbers
Interprète : Xavier Thiam
Editions : Sixtrid (Novembre 2018)
Durée : 12h08

LIVRE AUDIO 1CD MP3


Présentation de l'éditeur :
Berlin, été 1944. De jeunes femmes sont retrouvées mortes, nues et mutilées, devant des monuments aux morts de la Première Guerre mondiale. Contre toute attente, le SS-Hauptsturmführer Vogler fait appel à Richard Oppenheimer, l'ancien enquêteur star. Pourtant Oppenheimer est juif et donc officiellement interdit d'exercer...
Tiraillé entre son quotidien misérable dans une "maison juive" et le confort que lui offre son nouveau statut, Oppenheimer est de plus en plus inquiet. Tous les indices pointent vers un assassin appartenant à l'élite nazie, si Oppenheimer échoue, son destin est scellé. Mais n'est-il pas encore plus dangereux de démasquer le coupable ? Pendant les derniers jours du Reich, les tensions sont à leur comble...


Mon avis :

J'ai mis un peu de temps à me lancer dans ce livre audio et j'ai pris, ensuite, le temps de bien l'écouter. En fait, j'ai mis un bon mois pour le terminer.

L'enquête et le contexte historique sont intéressants, tout comme les personnages qu'ils soient juifs ou nazis parce qu'ils ne sont pas juste méchants ou gentils et c'est ce qui fait toute la force de ce titre.

J'ai aimé me balader au coeur de Berlin pour résoudre cette enquête, même si j'ai trouvé l'ensemble un peu long et manquant de rythme, par moment.

Du coup, j'oscillais entre curiosité et envie d'en savoir plus, puis ennui et un peu de désintérêt parce que les choses traînaient.

On ne voit pas non plus le meurtrier réellement en action si ce n'est sur une ou deux scènes. Il n'est pas vraiment présent. Du coup, ne pas voir certaines de ses réactions, ses pensées à certains moments, cela m'a manquée.

En fait, il n'y a qu'une seule scène que l'on vit avec cet assassin et je l'ai adorée. Elle m'avait remise dans le rythme et m'a donnée une certaine angoisse que j'attendais depuis le début et c'est à ce moment là que je me suis rendue compte que c'était ça que je voulais pour être totalement dedans.

Je n'ai pas non plus trouvé la fin exceptionnelle et globalement je ressors assez déçue de cette écoute.

Par contre, j'ai été enchantée de découvrir Xavier Thiam qui a su interpréter avec brio ce roman.

Sa voix est succulente à écouter mais il sait aussi lui donner différents tons ce qui permet de mieux placer les personnages lorsqu'ils parlent.

L'écoute n'est pas du tout monotone mais au contraire très agréable au point que j'ai très envie de découvrir d'autres titres avec Xavier Thiam en interprète.

S'agissant de Germania, malheureusement, ce ne fut pas une lecture aussi prenante que ce que j'aurais pu le penser au départ. Il m'a manqué beaucoup de choses pour que je reste prise dans l'intrigue et c'est bien dommage.


mercredi 17 juillet 2019

Le labyrinthe des os

Auteur : James Rollins
Editions : Fleuve Noir (Juin 2019)
Nbre de pages : 592


Présentation de l'éditeur :
Dans les montagnes reculées de Croatie, un archéologue fait une découverte étrange : les os d'une femme cachés depuis des millénaires dans une chapelle catholique souterraine. Dans le même système de cavernes, des peintures primitives élaborées racontent l'histoire d'une immense bataille entre des tribus de Néandertaliens et de sombres créatures. Avant d'avoir pu comprendre qui était ce mystérieux ennemi, l'équipe de recherches est attaquée. 
Cette nouvelle enquête mènera le commandant Gray Pierce et la Sigma Force dans un passé lointain. Ils devront retracer l'évolution de l'intelligence humaine depuis sa véritable source, et seront plongés dans une bataille cataclysmique pour l'avenir de l'humanité qui s'étend à travers le monde... et au-delà.


Mon avis :

James Rollins n'est autre que James Clemens lorsqu'il écrit en fantasy. J'avais très envie de découvrir sa Sigma Force et je n'ai pas été déçue de ma lecture. Elle m'a même beaucoup fait penser à du Clive Cussler avec la NUMA et j'en ai été ravie.

Dans "Le labyrinthe des os", nous sommes avec un groupe de scientifiques partis en Croatie, sur la découverte d'os de femme de néandertal. Le groupe formé d'une généticienne, d'un géologue, d'un paléonthologue et d'un prêtre expert en histoire de l'Art vont être attaqués. C'est là que la Sigma Force va entrer en action pour les retrouver et les récupérer. Parallèlement à ces évènements, on suivra une autre généticienne (soeur jumelle de la première) à Atlanta qui fait des recherches sur l'évolution de l'intelligence humaine.

De fil en aiguille, les deux intrigues ne vont en faire qu'une seule et le lecteur est pris dans l'engrenage de l'histoire et des scènes d'action qui en mettent plein la vue.

On va entrer dans l'univers de l'anthropologie avec cette question étonnante sur l'Homme : comment notre intelligence a-t-elle pu connaître un tel essor, faisant de nous des êtres capables de raisonner, de s'organiser en société, de devenir civilisés... ?

En fait, cette question se résume en une expression scientifique qui s'appelle le "Grand Bon en Avant".

N'allez pas croire que le contenu du roman est indigeste que vous n'y comprendrez rien car ce n'est absolument pas le cas.

Nous restons dans un roman de détente avec une écriture très fluide, très visuelle mais ici nous apprenons aussi beaucoup de choses et pas seulement sur nos ancêtres néandertaliens.

Nous explorons d'autres mystères tout aussi fascinants, voyageant pour ce faire aux quatre coins du monde que ce soit en Chine, aux USA ou en Equateur, notamment.

Tout est magnifiquement orchestré, donnant envie au lecteur de poursuivre sans relâche les quêtes lancées par ces généticiennes. Mais elles découvriront aussi le revers de la médaille...

Même si je ne me suis pas spécialement attachée aux personnages, l'un d'entre eux se détache quand même du lot et je n'ai pas pu faire autrement que l'aimer dès le début. Il s'agit de Baako. Je suis vraiment tombée raide dingue de lui et, par moment, selon ce qui se passait, j'avais la gorge nouée et j'avais peur pour lui.

Honnêtement, je ne m'attendais pas à passer un aussi bon moment de lecture aux côtés des agents de la Sigma Force et de ces scientifiques qui nous emportent dans une aventure hors norme.

James Rollins est tout aussi excellent avec ses romans d'aventure que ce qu'il l'est avec ses romans de fantasy. C'est juste incroyable d'avoir cette capacité à proposer des romans dans lesquels on se sent si bien que l'on ne veut pas quitter les personnages ni l'intrigue et lorsque la fin arrive, irrémédiable, on en demande encore.

Je suis ravie d'avoir lu cet auteur dans ce genre, même s'il va me falloir lire tous les autres tomes de cette saga qui, si je ne me trompe pas, en compte une dizaine. En bref, j'ai de quoi faire en attendant que le prochain James Rollins ne paraisse mais ce sera un plaisir de les découvrir et de vous en parler.

lundi 15 juillet 2019

Les roses de Somerset

Auteure : Leila Meacham
Editions : Le livre de poche (2014)
Nbre de pages : 620



Présentation de l'éditeur :
1916, Howbutker, Texas. Lorsque son père meurt, Mary n’a que 16 ans. C’est elle que Vernon Toliver a désignée comme l’unique héritière de sa plantation de coton. A charge pour elle de régler les dettes qu’il laisse et de subvenir aux besoins de sa mère et de son frère aîné, qui s’estiment spoliés. Sans doute Vernon avait-il compris que seule sa fille était animée par la même passion que lui pour le domaine familial. Mais, pour faire vivre les terres de ses ancêtres, Mary devra-t-elle sacrifier son amour pour Percy ? Des décennies plus tard, Mary décide de déshériter sa nièce, Rachel, pourtant bien résolue à reprendre sa succession.


Mon avis :

Voilà un roman parfait pour l'été pour ceux/celles qui aiment les romances sans prise de tête avec des secrets.

J'avoue que j'aime bien lire ce genre de temps en temps et le résumé me tentait bien.

Mais pour que mon intérêt soit complet, il faut quand même qu'il y ait de quoi me faire cogiter et là... ce ne fut pas le cas !

La sauce n'a donc pas prise avec moi puisque je n'ai ni accroché à l'histoire que j'ai trouvée trop lisse et hyper prévisible, ni aux personnages.

Avec eux, on jongle sans arrêt entre jalousie, remords, regrets et cela durant de nombreuses années et à la longue, soyons honnête, c'est pénible à lire (en tout cas pour moi).

Par contre, je ne peux pas enlever que cela se lit vite mais que cela sera oublié aussi vite que cela a été lu. Malheureusement !

Je n'ai pas vraiment grand'chose de plus à dire dessus si ce n'est qu'il valide ma 2ème lecture de mon challenge #alassautdespaves et c'est déjà pas si mal.

vendredi 12 juillet 2019

Avis de décès

Auteur : Zhou Haohui
Editions : Sonatine (Juin 2019)
Nbre de pages : 352


Présentation de l'éditeur :
18 avril 1984. Une série de meurtres inexpliqués dans la ville de Chengdu, incite la police à mettre sur pied une unité spéciale, la 4/18. Parmi ses membres, Zheng Haoming, un flic d'élite et Pei Tao, major de l'académie de police. Échouant à trouver le coupable, l'unité est dissoute. 
Vingt-deux ans plus tard, Zheng Haoming est toujours obsédé par cette affaire. Mais au moment où il pense enfin tenir un indice majeur, il est assassiné. L'Unité 4/18 renaît alors de ses cendres. C'est le début d'un jeu du chat et de la souris avec un tueur aussi intelligent qu'insaisissable.







Mon avis :

Je lis peu de roman chinois mais, en général, cela se passe bien pour moi et ce titre me tentait.

Je ne vous referai pas de résumé, vu que celui de l'éditeur est largement explicite.

Globalement, j'ai passé un excellent moment avec les policiers de la section 18/04 qui vont avoir affaire à un tueur implacable.

Tout est très bien orchestré et l'ensemble des personnages est intéressant par leur complexité. On ne sait pas vraiment à qui on peut faire confiance car chacun à sa part d'ombre.

Alors que l'on s'imagine qu'en avançant on aura des réponses et donc mieux voir où l'on va, c'est tout l'inverse qui se produit.

Je n'ai jamais su où voulait m'emmener l'auteur, excepté à la toute fin.

Cela peut être à double tranchant puisque cela entraîne un rythme plutôt lent mais lorsque les scènes d'action entrent en oeuvre, cela envoie du lourd.

Si à un moment donné, j'ai ressenti un peu d'ennui, espérant que l'on avance un peu plus vite, la fin m'a reboostée et donné envie de lire la suite puisqu'il s'agira d'une trilogie.

Nous n'avons pas toutes les réponses dans cet opus mais cette porte ouverte donne justement la curiosité d'aller plus loin avec Zhou Haohui. J'ai été estomaquée par ce qu'il a construit, son style très fluide, très entraînant avec des pages qui filent à une allure au point que l'on ne se rend pas compte de la rapidité à laquelle on lit le roman. C'est juste bluffant.

En bref, Avis de décès a été une excellente lecture que je vous recommande mais attention certains risqueraient d'être un brin déçu par le rythme et la façon d'enquêter des chinois qui est bien particulière à leur culture.

jeudi 11 juillet 2019

Si loin de l'arbre

Auteure : Robin Benway
Editions : Nathan (Juillet 2019)
Nbre de pages

A partir de 14 ans


Présentation de l'éditeur :
Grace, 16 ans, a passé une année difficile au lycée. Elle est tombée enceinte, a donné naissance à sa fille le jour du bal de promo et l'a faite adopter. Elle-même adoptée, elle décide de retrouver sa mère biologique. Mais ce qu'elle va trouver, ce sont un frère et une sœur, avec chacun ses secrets et son histoire. 
Ces trois adolescents dont les vies se retrouvent entremêlées tissent un portrait remarquable de la famille sous toutes ses formes, qui va bien au-delà des liens du sang. 



Mon avis :

J'ai passé un moment très émouvant avec cet ouvrage dans lequel trois adolescent vont se rencontrer après avoir découvert qu'ils étaient frère et soeurs par leur mère.

On va découvrir chacune de leurs histoires aussi intéressantes qu'émouvantes et bouleversantes.

Je mentirai en disant que je n'ai pas été davantage émue par Grace, 16 ans, qui a fait le choix de faire adopter la fille qu'elle a eue trop tôt.

Son histoire m'a énormément touchée. Certains passages m'ont mis une boule au fond de la gorge. J'avais mal pour cette jeune fille qui porte un poids terrible aussi tôt dans la vie.

Ces trois adolescents se cherchent tant vis-à-vis des familles dans lesquelles ils vivent qu'individuellement. Où est leur place ? Comment peuvent-ils se sentir mieux dans leur peau ? Est-ce que le fait d'appartenir à une fratrie va les aider ?

L'auteure a écrit magnifiquement sur des thématiques difficiles.

Je ne m'attendais pas à lire un roman avec une écriture aussi simple mais pas simpliste et fluide, tout en gardant une certaine gravité vu les contextes exposés.

J'ai été totalement emportée par ces vies brisées de l'intérieur qui tentent de survivre, se reconstruire tout en découvrant d'où ils viennent et à qui ils peuvent faire totalement confiance.

Les Editions Nathan proposent là une véritable pépite que je vous invite à découvrir.

mercredi 10 juillet 2019

Les galeries hurlantes

Auteur : Jean-Marc Dhainaut
Editions : Taurnada (Juillet 2019)
Nbre de pages : 235


Présentation de l'éditeur :
Karine, dix ans, joue avec un ami imaginaire. Tout ce qu'elle sait, c'est son âge et qu'il n'aime pas Alan Lambin, le spécialiste en paranormal que son père, désemparé et dépassé par une succession de phénomènes étranges, a appelé à l'aide.Et si l'origine de tout cela se trouvait dans les anciennes galeries minières existant toujours sous ce village du Nord ? Le seul moyen d'accéder à ce dédale oublié de tous serait les sous-sols d'un hôpital abandonné et hanté par le souvenir de tous ceux qui y laissèrent leur vie, un matin d'hiver, treize ans plus tôt.




Mon avis :

Ce 3ème volet des aventures d'Alan Lambin avec des fantômes qui hanteraient la maison d'un père de famille totalement dépassé par les évènements m'a encore fait passer un très bon moment de lecture.

Si j'ai trouvé que le début était un peu plus long à démarrer que les précédents, c'était surtout parce que j'attendais des scènes très stressantes qui pouvaient me faire peur.

Or, ce ne sera pas tout à fait le cas. On a une angoisse latente face aux différents phènomènes qui se produisent, face aussi à la grand-mère qui donne l'impression de ne pas être là tout en énumérant une succession de chiffres sans que l'on sache ce que c'est. S'ajoute aussi l'ami imaginaire de Karine, la fille de 10 ans de ce père, Etienne, qui perd pied peu à peu.

Alan va mettre du temps à obtenir la confiance de cet homme qui doute de ses pratiques pour apaiser les âmes qui hantent ses murs. Alan n'est pas sûr, non plus, d'arriver à savoir ce qu'il s'est produit pour trouver une solution.

Alan devra aussi se débrouiller seul, cette fois-ci, puisque son acolyte Mina ne sera pas de la partie pour ce déplacement dans le Nord de la France.

Cette absence m'a créé un gros manque et c'est aussi une des raisons qui a fait que j'ai trouvé la première partie du livre intéressante mais un peu longue aussi.

Mon intérêt s'est vraiment éveillé sur la dernière phrase du chapitre 10, me laissant haletante, stressée, pleine de questions et ne sachant pas si je devais poursuivre ma lecture ou pas vu l'heure qu'il était (près de 23h et je bossais le lendemain). Vu ce que l'auteur présageait avec ce qu'il s'était passé, je n'étais pas sûre d'arriver à dormir si je continuais...

En tout cas, dès ce moment, j'ai été happée par le récit. C'était trop tard pour moi. L'auteur m'avait attrapée dans ses filets et ne m'en a faite sortir qu'à la toute fin et encore avec beaucoup de difficultés.

L'auteur m'a entraînée dans une intrigue qui n'est pas tout à fait fini par un certain côté. Il m'a presque créé une crise cardiaque dans une scène que je n'attendais pas et les dernières pages vous font hurler de frustration parce que la suite n'est pas disponible...

En bref, vous l'aurez compris, même si j'ai mis du temps à entrer dans cet opus, dès la 2ème moitié, je me suis éclatée. J'aime toujours autant ce que nous propose Jean-Marc Dhainaut et j'ai hâte de retrouver Alain Lambin dans une nouvelle aventure qui devrait être encore plus sombre, prenante et angoissante.