jeudi 14 novembre 2019

5150, rue des Ormes

Auteur : Patrick Senécal
Editions : Alire (2001)
Nbre de pages (numérique) : 276


Présentation de l'éditeur :
On trouve dans ce premier roman de Patrick Sénécal, toutes ses obsessions : le côté noir de l'être humain, la violence, la mince frontière entre le bien et le mal, les héros tragiques...

Le thème principal de ce thriller noir est la folie, celle d'une famille entière et celle du personnage principal, Yannick Bérubé, 23 ans, qui après une banale chute à bicyclette est séquestré au 5150, rue des Ormes...
La suite bascule vite dans l'horreur : la famille qui le retient prisonnier est loin d'être normale... Jacques Beaulieu, le père, est un psychopathe qui ne jure que par le jeu d'échecs et qui se prend pour le dernier des Justes; Michelle, l'adolescente, semble encore plus dangereuse que son père; Maude, l'épouse et la mère, est obsédée par le Seigneur et obéit aveuglément à son mari. Quant à la petite Anne, elle est muette et ses grands yeux immobiles ressemblent à des puits de néant... Un huis clos terrifiant où la fatalité, la perte des illusions, mais aussi les imprévisibles retournements du destin poussent ses personnages à des limites extrêmes, jusqu'à les plonger dans les abîmes de l'horreur.



Mon avis :

Après avoir découvert l'auteur avec le fabuleux "Les 7 jours du talion", j'avais envie de me retrouver dans un de ses romans en huis-clos, parfait pour le black november. C'est un titre qui a eu moults retours positifs et qui, malheureusement encore, ne m'a pas convaincue.

Yannick Bérubé est un étudiant qui va être séquestré après qu'une chute de vélo l'ait obligé à entrer dans la demeure de la famille Beaulieu pour passer un coup de téléphone afin que l'on vienne le chercher.

Cette famille Beaulieu est composée de Jacques, le père, grand amateur d'échecs mais surtout gros psychopathe qui fait justice lui-même; Maude, la mère et épouse soumise qui s'en remet à Dieu et dont on lira les pages de son journal intime en alternance avec la narration de Yannick. Viennent ensuite les deux filles : Michelle, ado de 16 ans, aussi tarée que son père voire pire et la petite Anne (il me semble qu'elle a 6 ou 8 ans) aussi muette que non-réactive. Elle est dans sa bulle mais ses regards vous mettent mal à l'aise...

Tout était là pour que ce soit un huis-clos prenant et bien stressant. Et pourtant, je n'ai rien ressenti en angoisse et je l'ai trouvé très lent et très long. J'ai même hésité à l'abandonner alors même que l'on voit bien le personnage de Yannick tomber petit à petit dans la folie vu la famille qui le retient.

J'attendais autre chose de ce roman dont j'avais tellement entendu parler.

Après avoir découvert "Les 7 jours du talion" et "Misery" plus récemment, je pensais que 5150... me comblerait de stress, faisant monter mon adrénaline à son paroxysme mais ce ne fut pas le cas.

Il faut dire aussi que ce roman a été publié en 2001 et qu'il est le tout premier roman écrit par Patricke Senécal. Depuis, d'autres romans de ce genre sont passés par là et le lectorat attend encore plus d'angoisse, de morose voire même de trash que ce que l'auteur propose ici.

Je sors de cette lecture mi-figue mi-raison mais surtout un brin déçue de ne pas avoir eu ce que j'attendais.


Semaine 2 : Lire un thriller qui se passe en huis-clos

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