samedi 8 mai 2010

Le souffle des Marquises

Auteurs : Muriel Bloch & Marie-Pierre Farkas
Editions : Naïve (2008)
Nbre de pages : 253

Quatrième de couverture :
Lille, 1862 : Eléonore a dix ans et une oreille exceptionnelles. Son père devient fou de rage lorsqu'il découvre qu'elle joue de la musique en cachette : ce n'est pas convenable ! Pour lui faire passer l'envie de devenir musicienne, il l'envoie à Paris chez son oncle et sa tante, qui tiennent une blanchisserie. Mais l'enfant trouve vite le moyen de se faire embaucher dans l'atelier de fabrication d'instruments de Monsieur Sax, le génial inventeur du saxophone. Commence alors une vie peuplée d'amitiés et d'amours impossibles, entre Montmartre et Pigalle, où se croisent peintres, artistes et tout le petit peuple de Paris, aux temps de la commune et des premières Expositions universelles. Devenue une musicienne hors pair, Eléonore rencontre un trompettiste américain qui va bouleverser sa vie. Le souffle de cet amour la conduire au-delà de l'Atlantique, jusqu'à la Nouvelle-Orléans...

Mon avis :

Voilà encore un livre jeunesse que je ne regrette pas d'avoir découvert. Je me suis totalement plongée dans l'histoire d'Eléonore ou plutôt dans sa vie sans ressentir aucun ennui. On lit, on vit avec cette jeune fille qui deviendra jeune femme. On suivra à travers elle l'Histoire à travers l'histoire mais également les moeurs de l'époque. Tout est très bien mis en oeuvre pour que grands et jeunes enfants puissent explorer le monde de la musique mais également le destin d'une jeune fille qui a une véritable soif de liberté. Elle souhaite mener sa vie comme elle l'entend et rien ne pourra l'en empêcher. A travers son personnage, on vivra ses rêves, ses espérances, ses déboires aussi mais surtout on gardera cet espoir qui la suit jusqu'au bout de ses combats. Un livre prévu pour les jeunes à partir de 10 ans et devrait pouvoir trouver d'autres lecteurs tant la narration est magnifique.


L'avis de ma fille :


Eléonore, le personnage principal, est passionnée de musique. Elle nous fait vivre de beaux moments quand elle décrit les instruments ou même quand elle chante - sans fausse note sinon elle s'évanouit ! J'ai imaginé sans problème sa voix si douce et mélodieuse.Son père, un entêté, est tout le contraire de sa mère, douce et compréhensive.Il ne faut pas oublier que les faits ne se passent pas à notre époque et l'Histoire est une matière que j'apprécie beaucoup. Dans ce livre, on est en 1862, une belle époque où découverte instrumentale et guerre sont bien présentes... N'oublions pas que deux histoires d'amour sont aussi là, quelle aubaine, moi qui aime ça et je ne pense pas être la seule... ! Paul, le frère d'Eléonore, m'a autant attendrie que bouleversée. Lui, si frêle et fragile envoyé dans les mines où l'on travaille d'arrache-pied... Une bien triste nouvelle a quand même réussi à me mettre les larmes aux yeux... Ca a été si rapide, choquant !
En conclusion, j'ai aimé ce 1er opus et je tenterai le tome 2 avec plaisir.

Cet ouvrage a été lu dans le cadre d'un partenariat jeunesse avec Blog-o-Book et les Editions Naïve que nous remercions sincèrement pour cette découverte !

vendredi 7 mai 2010

Récapitulatif de mes lectures d'avril 2010

Malgré les dernières péripéties vécues avec Unblog, je viens vous établir la liste de mes lectures du mois d'avril et le livre qui m'a le plus marquée. Pour vous faciliter la tâche, si vous souhaiter lire mon avis sur un de ces ouvrages, je mets directement le lien menant à mon ancien blog sur chaque titre. C'est parti !

Et là il va m'être difficile de faire un seul choix parmi ces titres parce que deux ouvrages se distinguent, tout en étant totalement différents. Du coup, ce n'est pas un livre que je vais mettre en avant ce mois-ci mais deux !

La palme revient donc à Millenium II mais aussi au Cercle littéraire... J'ai passé de superbes moments tant avec l'un qu'avec l'autre et il m'est impossible de faire un choix définitif entre eux. Si vous n'avez pas encore lu ces ouvrages, je vous invite à le faire dès que possible et j'espère que vous passerez d'excellents moments en leur compagnie.

jeudi 6 mai 2010

La peur

Auteur : Gabriel Chevallier
Editions : Le Dilettante (2008)
Nbre de pages : 349

Présentation de l'éditeur :
Paru en 1930, ce livre, largement autobiographique et dont le titre était un défi, raconte la terrible expérience des combattants de 14-18 face à la férocité et l’inutilité de cette guerre. Au Dilettante, nous n’abusons pas des superlatifs mais il s’agit sans nul doute d’un chef d’oeuvre... Écoutons Jacques Tardi : « Tout le monde devrait lire et relire La Peur. »

Mon avis :

Jean Dartemont, le narrateur, est étudiant (19 ans) lorsque débute le conflit de 14-18.
Avec cet ouvrage et à travers son personnage, l'auteur nous fait découvrir toutes les horreurs de la guerre et tout le ressenti des poilus face à ce combat.
On vit finalement le quotidien de ces soldats avec leurs interrogations sur l'intérêt de cette guerre et surtout tout ce qu'ils refusent d'admettre lorsqu'ils sont contraints de sortir des tranchées ou de l'arrière pour combattre les Allemands.
Je pensais fatalement, tenant le côté autobiographique de ce livre, qu'il serait plus difficile à lire. Non pas que les nombreux passages où Gabriel Chevallier décrit les mutilations sont supportables (loin de là), mais le ton qu'il donne à son ouvrage fait qu'indéniablement on s'y accroche et les pages filent rapidement.
On comprend ce que ressent ce jeune homme qui à 19 ans aurait préféré être ailleurs que dans les tranchées à tenter de sauver sa peau par n'importe quel moyen et où la peur ne serait pas constamment présente :
J'imaginais un homme pareil à moi, c'est-à-dire jeune, plein de projets et d'ambitions, d'amours pas encore définies, à peine dégagé de l'enfance et sur le point d'entreprendre. La vie ressemble pour moi à une partie qu'on entame à vingt ans et dont le gain se nomme réussite : argent pour la plupart, réputation pour quelques-uns, estime pour les plus rares. Vivre, durer, n'est rien; réaliser est tout (...)
Si je devais mourir maintenant, je ne dirais pas : c'est affreux ou c'est terrible, mais : c'est injuste et absurde, parce que je n'ai encore rien tenté, rien fait qu'attendre ma chance et mon heure, qu'emmaganiser de la force et patienter... (p. 52-53)
Ce qui est également frappant, c'est lorsque l'auteur décrit les combats. C'est à peine si l'on n'entend pas les tirs de fusil ou de grenade, les cris d'agonie ou au contraire de motivation. On vit l'Histoire en même temps qu'on la lit !

Soudain, dehors, frappant comme un obus sur notre somnolence, le cri brusque, impératif :
- En avant !
- En avant ! en avant ! répétèrent les sergents. Déblayez l'entrée.
(...)
- Attention ! cria le soldat qui se tenait sur les premières marches.
La rafale craqua tout près. L'entrée fut un rectangle rouge, aveuglant, devant nos yeux. La cave trembla. Les respirations haletaient.
- En avant ! Vite ! Vite !
On se jeta dehors en tombant, en s'accrochant, en criant. On se jeta dans la nuit froide, sifflante, dans la nuit en déflagration, la nuit pleine d'obstacles, d'embuscades, de tronçons et de clameurs, la nuit qui cachait l'inconnu et la mort, rôdeuse muette aux prunelles d'éclatements, cherchant ses proies terrifiées. (...)
La panique nous botta les fesses. Nous franchîmes comme des tigres les trous d'obus fumants, dont les lèvres étaient des blessés, nous franchîmes des appels de nos frères, ces appel sortis des entrailles et qui touchent aux entrailles, nous franchîmes la pitié, l'honneur, la honte, nous rejetâmes tout ce qui est sentiment, tout ce qui élève l'homme, prétendent les moralistes (...)
Nous fûmes lâches, le sachant, et ne pouvant être que cela. Le corps gouvernait, la peur commandait." (p. 76-77)
Ces soldats, ces hommes, demeureront écorchés vifs tout au long de leur vie tant physiquement que psychologiquement. Ils n'ont pas voulu cette guerre, ils veulent être ailleurs. Ils sont là "parce qu'[ils] ne peuvent pas faire autrement" et la seule façon pour eux de s'éloigner du front, de l'horreur, c'est d'être blessé, sans que cela soit de façon mortelle, ou de se mutiler eux-mêmes pour être réformés.
On sent alors leur détresse, leur désespérance face à leur avenir si noir.
J'ai réellement était touchée par tout ce que ce livre m'a fait découvrir, connaissant finalement plutôt mal la Grande Guerre de 14-18, dite guerre des tranchées. Mais en lisant cet opus, on se rend compte que c'était aussi "une guerre d'engins". Les soldats ne suffisaient pas pour faire reculer l'ennemi. Des millions de français ont perdu la vie dans ce conflit et ça marque d'autant plus avec les mots.
- Ca finira donc jamais c'te saloperie !
- Mais si, mon vieux, ça ne peut pas durer toujours.
- Ah ! bon Dieu !... si on mettait en scène le père Joffre là dans mon trou, et le vieux Hindenburg en face, avec tous les mecs à brassard, ça serait vite tassé leur guerre !
Au fond, ce raisonnement n'est pas si simpliste qu'il y paraît. Il est même lourd de vérité humaine, de cette vérité que les poilus expriment encore de cette manière : C'est toujours les mêmes qui se font tuer !" (p. 192)
On voit alors l'évolution du personnage Jean Dartemont dans ses réflexions au fur et à mesure que la narration avance, tout comme la guerre qu'il nous raconte. Au départ, la peur est omniprésente puis la haine prend le dessus. Une haine, non pas contre l'ennemi, mais contre l'injustice face à ceux qui veulent ce conflit parce qu'au final les "Boches" (comme les poilus les appellent) vivent la même douleur, la même injustice.
"Nos uniformes diffèrent, mais nous sommes tous des prolétaires du devoir et de l'honneur, des mineurs qui travaillent dans des puits concurrents, mais avant tout des mineurs, avec le même salaire, et qui risquent les mêmes coups de grisou." (p. 283)
Cet ouvrage m'aura beaucoup touchée, non pas par son côté brutal nous obligeant à voir les horreurs qu'une guerre engendre, mais plus par le fait que le narrateur analyse tout ce qu'il vit et perçoit dans les agissements et les paroles de ses supérieurs.
Ce fût une guerre totalement différente de celle de 39-45 mais il est nécessaire, ici aussi, de lire ce genre d'opus pour ne pas oublier ce que ces soldats ont pu vivre pendant plus de 4 ans !

lundi 3 mai 2010

Noirs tatouages

Auteur : Val McDermid
Editions : du Masque (2008)
Nbre de pages : 473

Quatrième de couverture : Cet été là, il a plu comme rarement dans le Lake District et, à l'automne, la tourbière a livré son secret : un cadavre sans âge, couvert de noirs tatouages. Jane Gresham, spécialiste du poète William Wordsworth, pense aussitôt à une légende locale : Fletcher William, le chef des mutins du Bounty, aurait fui Pitcairn pour regagner clandestinement l'Angleterre. Et son vieil ami Wordsworth aurait transformé son récit en poème épique. Persuadée que le précieux manuscrit se trouve chez un descendant du poète, Jane enquête. Mais comme dans toutes les chasses au trésor, les convoi
tises s'éveillent, et les cadavres s'accumulent.

Mon avis :

Même si j'ai mis une bonne semaine pour lire cet ouvrage, j'ai totalement adhéré à ce qui était raconté et j'ai adoré être plongée dans cette ambiance si étrange.

La profession qu'excerce Jane et sa spécialité du poète William Wordsworth font qu'on délecte cet ouvrage. J'ai souhaité prendre mon temps pour le lire afin de m'imprégner de toutes les connaissances que Jane possédait sur ce personnage, mais aussi et surtout pour bien comprendre tout ce que cela engendrait.


De plus, les fins de chapitre sont composées d'extraits où Fletcher Christian (dont le cadavre trouvé serait sien) nous indique ce qu'il fait et où il se trouve. C'est comme si nous lisions son journal intime et c'est tout simplement exceptionnel.

On suit alors deux histoires en parallèle : Jane essaie d'élucider le mystère qui est survenu à Lake District, d'un côté, et de l'autre Fletcher Christian nous raconte sa relation avec les autres marins du Bounty et plus précisément avec le lieutenant Bligh , comment la mutinerie a été mise en oeuvre et comment il a vécu après ça.

J'ai vraiment beaucoup aimé cette façon qu'a eu l'auteur de nous faire vivre une partie de la vie de Christian tout en voyant l'avancée des recherches de Jane.

On croise alors les doigts pour que ce cadavre soit bien celui que cette jeune femme souhaite qu'il soit et tout est réellement mis en place pour que nous aussi nous plongions dans cette recherche de la vérité et de l'identification de ce cadavre.

L'écriture est efficace; je n'ai pas trouvé de longueur; on suit pas à pas l'enquête; on ne se doute pas vraiment de ce qui va arriver. En bref, j'ai vraiment aimé le tout.

Je ne peux que vous conseiller cet ouvrage qui m'a d'ailleurs donné l'envie irrépressible de connaître davantage tant l'histoire du Bounty que celle de William Wordsworth.

Je tiens à remercie Anne Blondat des Editions du Masque pour cet envoi et la découverte d'un auteur que je compte bien suivre avec notamment "Quatre garçons dans la nuit".

D'autres avis chez BOB, Merydien, Faverolle, Martine.


mardi 27 avril 2010

Bitterwood

Auteur : James Maxey

Editions : Le Pré aux Clercs (2010)

Nbre de pages : 494

Quatrième de couverture :

L'âge des dragons a sonné le glas de l'humanité. Depuis des décennies, les hommes ne sont plus que des esclaves à la merci d'un système féodal cruel. Bant Bitterwood a consacré sa vie à chasser et tuer les dragons afin de venger sa famille. Lorsqu'il assassine le fils préféré du roi Albekizan, ce dernier décide d'éradiquer purement et simplement la race humaine… Bitterwood, capturé et emprisonné, met tout en oeuvre pour soulever la rébellion. La lutte s'annonce sanglante.

Mon avis :

Lisant de temps en temps de la fantasy, lorsque le Blog-O-Book a organisé un partenariat avec les Editions Le Pré aux Clercs en présentant l'ouvrage Bitterwood, je me suis dit que ça me ferait du bien de changer de genre littéraire.

J'ai donc décidé de postuler pour ce livre même si j'avais une petite appréhension : je pensais qu'il s'agirait de fantasy adulte, dans un domaine qui m'était totalement inconnu vu que jusqu'à ce jour je n'avais jamais lu de titre avec des dragons et que le tout serait peut-être difficile à comprendre pour moi.

Ca, c'était avant la lecture !

Ce que j'en pense, maintenant que le livre est achevé depuis quelques jours, c'est que je suis un peu déçue.

D'une part, le fait que les dragons soient placés comme dominants m'a quelque peu déstabilisée. Pendant ma lecture, je me croyais vraiment dans ce monde où l'Homme est l'esclave de telles créatures.

Ces dernières vivent exactement comme nous avec une hiérarchie bien installée : les dragons solaires sont en tête, représentant ”la noblesse; ils régnaient sur le monde la tête haute, en privilégiés qui goûtaient tout naturellement l'air le plus pur” (p. 31), puis viennent les dragons célestes (ce sont eux qui étudient et deviennent par exemple des biologistes) et enfin les dragons terrestres (qui sont des créatures corpulentes ressemblant à quelque chose près aux Hommes).

Les humains, eux, tels que c'est mentionné dans les annexes, font partie de “la race inférieure”. Autant dire que leur condition de vie est loin d'être reluisante : “C'était le quartier des serviteurs humains rattachés au palais royal, cuisiniers et femmes de chambre, ouvriers et lavandières qui vivaient dans l'ombre des dragons (…) Le bidonville empestait les ordures en décomposition et les excréments (…) Des enfants crasseux, en guenilles, s'amusaient dans la saleté, riant comme s'ils étaient inconscients de leur misère.” (p. 72)

L'ensemble donne un contexte original à l'histoire et même si déception il y a, je ne peux pas m'empêcher de lancer un grand bravo à l'auteur qui réussit quand même à transporter son lecteur dans son monde.

Si cela n'avait pas été le cas, je pense que j'aurai abandonné purement et simplement cette lecture. Heureusement pour moi, même si je n'ai pas adhéré à 100% sur ce qui m'était raconté, j'ai tout de même réussi à aller jusqu'au bout.

Ma déception vient aussi d'un manque de profondeur dans certaines scènes. L'auteur n'hésite pas à nous faire tout un éventail de description sur les dragons, leur façon de vivre… et à d'autres moments il passe du coq à l'âne sans qu'il y ait de réelle transition.

Je pense notamment à une scène dans les derniers chapitres concernant Tanthia et ce qui lui arrive lorsqu'elle se trouve face à face avec Blasphet, son beau-frère, et la scène suivante où Kanst, cousin et général de l'armée royale, après avoir débattu d'une éventuelle retraite à organiser avec Albekizan, le roi, s'aperçoit de ce qu'il est advenu de la reine.

J'ai trouvé totalement incongru la façon dont l'auteur a inséré cette révélation. Il y a un manque certain pour l'insertion de certaines données et j'ai trouvé ça vraiment dommage.

En bref, cet ouvrage n'est pas vraiment de la fantasy adulte (en tout cas je ne le trouve pas). Je pencherai plus pour une fantasy adolescente qui devrait plaire à nos jeunes âgés de 12-14 ans.

En ce qui me concerne, j'en attendais vraiment autre chose; je ne suis pas sûre de poursuivre avec le cycle de L'âge des dragons dont Bitterwood est le premier tome mais je ne garderai pas non plus un mauvais souvenir de ce titre. Il n'était pas fait pour moi et tant pis.

Cet ouvrage a été lu dans le cadre d'un parteneriat et je remercie le Blog-o-Book ainsi que les éditions Le Pré aux Clercs pour cette découverte.

jeudi 15 avril 2010

Millenium 2

Auteur : Stieg Larsson

Editions : Acte Sud (2006)

Nbre de page : 652

Présentation de l'éditeur :

Tandis que Lisbeth Salander coule des journées supposées tranquilles aux Caraïbes, Mikael Blomkvist, réhabilité, victorieux, est prêt à lancer un numéro spécial de Millénium sur un thème brûlant pour des gens haut placés : une sombre histoire de prostituées exportées des pays de l'Est. Mikael aimerait surtout revoir Lisbeth. Il la retrouve sur son chemin, mais pas vraiment comme prévu : un soir, dans une rue de Stockholm, il la voit échapper de peu à une agression manifestement très planifiée. Enquêter sur des sujets qui fâchent mafieux et politiciens n'est pas ce qu'on souhaite à de jeunes journalistes amoureux de la vie. Deux meurtres se succèdent, les victimes enquêtaient pour Millénium. Pire que tout, la police et les médias vont bientôt traquer Lisbeth, coupable toute désignée et qu'on a vite fait de qualifier de tueuse en série au passé psychologique lourdement chargé. Mais qui était cette gamine attachée sur un lit, exposée aux caprices d'un maniaque et qui survivait en rêvant d'un bidon d'essence et d'une allumette ? S'agissait-il d'une des filles des pays de l'Est, y a-t-il une hypothèse plus compliquée encore ? C'est dans cet univers à cent à l'heure que nous embarque Stieg Larsson qui signe avec ce deuxième volume de la trilogie Millénium un thriller au rythme affolant.

Mon avis :

J'ai enfin sorti ce livre de ma PAL grâce à une lecture commune qui a été organisée avec d'autres membres du forum Livraddict. Heureusement pour ce pauvre ouvrage parce qu'il dormait depuis plus d'un an dans ma bibliothèque et je n'ai qu'un regret : ne pas l'avoir lu avant !

Pour ceux qui connaissent déjà Millenium 1, nous savons que Lisbeth Salander est un personnage très particulier parce que asociale. Du coup, elle fait montre d'agressivité envers tout ceux qui se mettent en travers de sa route dans sa découverte de la vérité.

L'avantage de Millenium 2 c'est qu'il nous ouvre les portes de ce qu'a été l'existence de cette jeune femme et l'on comprend mieux dès lors ses réactions.

Ici, Lisbeth va être le bouc-émissaire à la suite d'un double meurtre. Son passé, lourdement chargé par des évènements que l'on apprendra au fur et à mesure de notre lecture, va l'obliger à mener sa propre enquête pour se disculper de toute cette affaire.

Alors, je vous le dis d'emblée : j'ai été beaucoup plus attirée par ce livre que par le premier tome.

Dès le départ, l'auteur nous met dans l'action; je n'ai pas trouvé un seul temps mort et je ne me suis pas ennuyée le moins du monde. De plus, j'ai trouvé que l'enquête (tant policière que personnelle menée par Lisbeth et Mikael Blomkvist - chacun de leur côté) était tissée avec brio.

D'un côté, on se demande ce que tous ces personnages ont en commun et d'un autre on a des réponses qui se forgent petit à petit. C'est excellent !

La seule question que je me suis posée en milieu d'ouvrage c'était : quel est le rapport entre cette enquête et le prologue ? La réponse bien entendu se fera vers la fin de l'ouvrage.

Avec La fille qui rêvait d'un bidon d'essence et d'une allumette, on tombe réellement dans la noirceur la plus infâme de l'âme humaine et d'un autre côté on se dit que finalement Lisbeth est réellement quelqu'un de touchant et d'attachant. Lors du premier tome, je me doutais qu'il s'était passé quelque chose dans sa jeunesse mais j'étais loin de me douter que c'était à ce point là.

Du coup, l'ensemble étant vraiment parfait, on est happé par l'histoire tant est si bien que l'on fait abstraction d'un style ou d'une traduction pas toujours extraordinaire mais il n'empêche que ce livre est incontestablement un très très bon polar(je trouve que le terme de thriller est un peu exagéré).

Mon seul petit bémol concerne la difficulté à lire certains noms de rue suédois. Je vous avouerai que par moment et surtout vers la fin, je sautais ces noms pour poursuivre plus rapidement ma lecture.

Mis à part cela, je me suis vraiment régalée et j'ai été ravie d'autant plus de retrouver toute l'équipe du journal Millenium : Mickael Blomkvist et Erika Berger, notamment, mais également leurs collaborateurs. Et qu'à cela ne tienne, ça m'a fait vraiment du bien de partager avec eux cette nouvelle intrigue.

Juste un conseil cependant : pensez à avoir le tome 3 à proximité parce que si ce n'est pas le cas vous allez être dans de beaux draps, tenant la fin du tome 2 !

Ce livre a été lu dans le cadre d'une lecture commune avec Calypso, Pimprenelle, Cacahuète, Lisalor, Liza Lou, Lounapil, Deliregirl, Véro et Leyla.

De plus, il entre dans le cadre de mon défi :

mercredi 14 avril 2010

Livre voyageur : Obscura

Après y avoir bien réfléchi, et surtout du fait des commentaires reçus sur le livre que j'ai dernièrement chroniqué, je me suis dit qu'il serait quand même judicieux de vous le proposer en tant que livre voyageur.

Je n'aime pas me dire que certains lecteurs pourraient passer à côté d'un livre qu'ils apprécieraient uniquement parce que moi je n'ai pas spécialement accroché dessus.

Alors voilà, je me lance dans une nouvelle aventure bloguesque en vous proposant :

Obscura de Régis Descott.

Si vous souhaitez le découvrir, laissez moi un commentaire pour que je puisse vous contacter.

Je tiens à préciser néanmoins que je n'accepterai de transmettre cet ouvrage qu'à des personnes tenant un blog de lecture et que je connais via la blogosphère ou les forums où je suis inscrite.

Vous vous engagez également à éditer un article sur ledit ouvrage dans un délai raisonnable (disons un mois, par exemple).

Voili voilà. Tout est dit. Alors si vous êtes tenté, n'hésitez pas à vous inscrire Rire

Participants : Zozinette (via le forum Le club des rats), Nanne.