lundi 13 janvier 2014

En cas de forte chaleur

Auteur : Maggie O'Farrell
Editions : Belfond (2014)
Nbre de pages : 347

Présentation de l'éditeur :
Après Cette main qui a pris la mienne, récompensé du Costa Award, Maggie O'Farrell signe un roman éblouissant, chargé de délicatesse et de grâce. Des rues de Londres aux studios arty du New York des seventies, en passant par un village irlandais, le portrait inoubliable d'une famille suffoquant sous les mensonges et les non-dits.

Comme chaque matin depuis trente ans, Robert Riordan part acheter son journal. Mais en ce jour caniculaire de juillet 1976, Robert part et ne revient pas.
Dans leur maison londonienne, Gretta, sa femme, s'interroge : quelle mouche a bien pu le piquer ? Doit-elle prévenir les enfants ?
À peine réunis, ces derniers tentent de prendre la situation en main : les placards sont retournés, les tiroirs vidés, chaque pièce fouillée en quête d'indices.
Mais, alors que le mystère autour de leur père s'épaissit, les vieilles rancoeurs ressurgissent. L'aîné en a assez : pourquoi est-ce toujours à lui de prendre en charge sa famille ? Quant aux deux soeurs, jadis si proches, quel événement a brisé leur lien, si terrible que la cadette a décidé de mettre un océan entre elles ? Et Gretta, a-t-elle vraiment tout dit ?
 
 
Mon avis :
 
Pour les amoureux de littérature contemporaine, ce résumé est alléchant, vous ne trouvez pas ? C'est ce qui m'a donné envie de le découvrir rapidement et c'est ce que j'ai fait la semaine dernière. Ce livre m'a suivie pendant cinq jours (en alternance avec un autre livre plus conséquent) et j'avoue que si j'ai été curieuse durant la première partie du livre, j'attendais aussi autre chose de cet ouvrage.
 
Je pensais que le résumé passerait les 50-60 premières pages au maximum alors que ce n'est pas le cas.
 
Oui, il y a un secret. Oui, ce livre peut plaire. MAIS je pense que l'auteur n'aurait pas dû tourner autant autour du pot pour en venir là où on se trouve à la fin. Car, au bout du compte on se dit : tout ça, pour ça !
 
L'histoire se déroule en 1976, dans différents quartiers de Londres, durant une forte chaleur, et l'on suit Gretta Riordan (la mère) et ses trois enfants, Michael Francis, Monica et Aoife (qui, elle, vit à New-York). Leur mari et père a disparu brusquement un matin sans laisser le moindre indice ni explication de sa fuite. Tous s'interrogent et ce sera l'occasion de revenir sur un passé, pour le moins touchant de chacun d'entre eux.
 
Vous l'aurez compris, cet ouvrage est en fait une introspection de chaque personnage sur ce qu'est sa vie et ce qu'elle aurait pu être si...
 
La première partie est intéressante puisqu'on apprend à les connaître les uns et les autres et on essaie de faire la corrélation avec la disparition du mari/père. On voit déjà se profiler certains caractères et ce qui aurait pu donner envie à cet homme, enfin à la retraite, de partir sans donner de raison.
 
La plume est claire, délicate et décrit très bien les sentiments ou ressentiments de chacun.
 
Malgré tout, dès le début de la deuxième partie, j'ai senti que j'allais me perdre dans ces pages, dans ces passés qui, au final, ne me touchaient pas plus que ça. Entre une mère que j'ai trouvé très distante et ayant son enfant chouchou, et les enfants qui ont chacun leur problème, on est très à l'écart d'une enquête aux fins de retrouver l'homme de la famille.
 
Cela m'a ébranlée parce que si le retrouver est une obligation pour eux, cela passe quand même au second plan. C'est assez dommage et c'est en cela que l'auteur aurait pu tourner son ouvrage autrement. Bien sûr que régler les problèmes de la famille est important mais est-ce une raison suffisante pour axer l'ouvrage uniquement sur ça ? Pas sûr.
 
On connaît le fin mot de l'histoire mais là encore j'ai trouvé que la fin était trop brutale. Il m'a manqué les explications du père vis-à-vis de la femme qui a vécu à ses côtés pendant tant d'années, qui s'est tue alors même qu'elle sait certaines choses. Une petite confrontation pour résoudre définitivement les non-dits. Or, là encore, ce n'est pas le cas.
 
En cas de forte chaleur est un ouvrage intéressant mais qui, à mon sens, aurait mérité de prendre une tournure différente pour vraiment accrocher le lecteur.
 
Merci aux Editions Belfond pour cette nouveauté 2014
 

C'est lundi... que lisez-vous ? (60)



Ce rendez-vous hebdomadaire a été créé par Mallou et repris par Galleane.

Le principe est simple, répondre à trois questions : Qu'ai-je lu la semaine précédente ? Que suis-je en train de lire ? Que vais-je lire ensuite ?

Ce que j'ai lu la semaine dernière


 
Peu de lecture, la semaine dernière vu que Monsieur était en congés à partir du mercredi. Je n'ai fait aucune chronique non plus mais ça va venir. Le Calice du vent m'a beaucoup plu puisqu'il a été dévoré en une journée. La suite est déjà dans ma PAL est j'ai hâte de poursuivre la série. Quant à en cas de forte chaleur, si le sujet n'était pas mal, j'ai trouvé que l'ensemble était trop long.
 
Ce que je suis en train de lire
 
Années 2010. Dans le Tennessee, Amy, une enfant abandonnée de six ans est recueillie dans un couvent... Dans la jungle bolivienne, l'armée américaine recherche les membres d'une expédition atteints d'un mystérieux virus... Au Texas, deux agents du FBI persuadent un condamné à mort de contribuer à une expérience scientifique gouvernementale. Lui et les autres condamnés à la peine capitale participant au projet mutent et développent une force physique extraordinaire. Les deux agents du FBI sont alors chargés d'enlever une enfant, Amy. Peu après que le virus a été inoculé à cette dernière, les mutants attaquent le centre de recherches...
 
J'ai attaqué ce pavé de plus de 900 pages milieu de semaine dernière et j'avoue que s'il n'est pas mal, je trouve aussi qu'il est un peu long. C'est intéressant mais je ne pensais pas non plus suivre une histoire au départ et me retrouver propulsée plus de 100 ans plus tard une fois que l'action était enfin arrivée. Du coup, je traîne, je traîne... J'espère le finir d'ici la fin de ma semaine alors qu'il me reste encore plus de 500 pages à lire...
 
Ce que je compte lire ensuite
 
 

On prend les mêmes que la semaine dernière, en espérant que je puisse en caser au moins un après Le Passage. Coups de foudre me tente beaucoup. Je pense qu'il fera parfaitement la transition.


Et vous ? Que lisez-vous ?
Je vous souhaite une excellente semaine livresque.



jeudi 9 janvier 2014

Le journal d'Alice (T3 & T4)

Titre : Confidences sous l'érable
Auteur : Sylvie Louis
Editeur : Dominique et Compagnie (2013)
Nbre de pages : 158

Présentation de l'éditeur :
Salut cher Journal, je brûle d'impatience de te raconter mon voyage à Ottawa avec ma meilleure amie ! Trop génial, même s'il a commencé d'une façon surprenante... Même si j'adore Astrid (ma mère - très chouette, mais a-t-elle déjà été adolescente ???), Marc le guépard (mon père), ma sœur Caro (grande collectionneuse de cochons), Zoé (notre bébé chéri) sans oublier Grand-Coeur (le plus adorable des chats), il faut avouer que ça fait du bien les escapades à l'extérieur de la maison. D'ailleurs, au programme du printemps il y a : la méga soirée-pyjama chez Marie-Eve ; un week-end avec mes cousins, ça promet ; et plein de discussions passionnantes avec mes amis sous notre cher érable !!! Le quotidien typique d'une adolescente, en proie à ses interrogations et ses doutes.
 
Titre : Le Big Bang
Auteur : Sylvie Louis
Editions : Dominique et Compagnie
Nbre de pages : 157
 
A paraître le 16 janvier 2014
 
Présentation de l'éditeur :
Coucou cher Journal, me revoilou ! Déjà le mois de juin ! Plus que quelques semaines d’école… Mes amis et moi, on a passé une année fantastique avec monsieur Gauthier, l’enseignant le plus cool de Montréal, du Québec, du Canada, du Monde, de la Planète, de l’Univers ! En parlant d’Univers, figure-toi, cher journal, que c’est le Big Bang dans mon cœur. Et oui… On peut même dire que je me trouve au milieu du Big Bang de l’Amour. Wow !


Mon avis :

Pendant les fêtes et vu le peu de temps que j'avais, j'ai eu envie de me plonger dans la suite de la série jeunesse "Le journal d'Alice". J'avais fait sa connaissance quelques mois auparavant, j'avais été totalement conquise par cette jeune québécoise de 10 ans et cela se confirme avec les tomes 3 et 4.

On retrouve Alice à quelques jours de son départ d'Ottawa, chez le père de sa meilleure amie, Marie-Eve, pour terminer le tome 4 à la fin de l'année scolaire, début juillet.

Autant dire qu'il s'en passe des choses entre avril et juillet dans la vie d'Alice. Il sera difficile de vous en dire plus sans spolier (comme c'était le cas avec les tomes précédents) mais je vous dirai que vous ne serez pas au bout de vos surprises, que quelques passages dont terriblement attachants, que d'autres m'ont fait sourire (surtout lorsqu'il y est question de la relation difficile entre Alice et son professeur d'anglais qu'elle surnomme Cruella) et qu'au bout du compte, il me tarde de retrouver ces personnages.

L'amitié est beaucoup plus au rendez-vous ici mais on y voit aussi le début de l'apprentissage de l'amour de la pré-adolescence. Alice grandit et on suit avec elle ses envies, ses doutes, ses angoisses.

Tout comme pour les tomes 1 et 2, l'auteur est toujours aussi habile à raconter la vie d'Alice. Lorsqu'on ouvre un de ces livres, on a vraiment l'impression d'être dans un journal intime qui est, certes écrit par une jeune fille, mais tout en gardant un certain niveau d'écriture. Il n'y a rien de simpliste sur l'ensemble de la série. Tout est parfaitement maîtrisé à tel point que je suis encore une fois déçue que cela s'arrête aussi vite.

En bref, une lecture encore parfaite, idéale pour les jeunes filles à partir de 9 ans qui aiment vivre des aventures comme si c'était les leurs. Une série jeunesse que je classe parmi les meilleures et qui, pour l'instant, je ne m'a pas du tout déçue, bien au contraire. C'est très bien écrit, avec une aucune difficulté de compréhension pour les parents qui se demanderaient si Sylvie Louis use de termes québécois ou pas. N'hésitez pas à faire découvrir Alice et ses amis à votre enfant. Elle ne devrait pas être déçue.

Un grand merci aux Editions Dominique et Compagnie pour cette nouvelle découverte qui me confirme tout simplement que cette série vaut un joli coup de cœur tant s'est plaisant à lire.


 
Mon avis sur Le journal d'Alice (T1 & 2)

mardi 7 janvier 2014

Réseau(x) (T1)

Auteur : Vincent Villeminot
Editions : Nathan (2013)
Nbre de pages : 417

Présentation de l'éditeur :
Sur les réseaux, tout le monde pense connaître tout le monde. Tout le monde aime, surveille, espionne tout le monde. Mais désormais, une guerre est déclenchée, sur le web et dans le monde réel. Et Sixie, 15 ans, est l'enjeu, le butin, le gibier de tous les combattants...


Mon avis :

Avant toute chose, je tenais à indiquer que je m'en suis terriblement voulue de ne pas avoir lu ce livre plus tôt parce que j'en avais entendu des échos négatifs ou très mitigés. Force a été de constater que, dès lors que je m'y suis lancée dedans, il m'a été difficile de le lâcher. Certes, l'ensemble est un tantinet complexe et demande un minimum d'attention mais honnêtement il vaut se pesant d'or et à aucun moment je n'ai été perdue dans la narration. En bref, Réseau(x) est un livre que j'aurais lire il y a bien longtemps.

Tout commence par un rêve. Ou plutôt un cauchemar. Celui de Sixtine alias SixieDREAMY. Cette adolescente de 15 ans a la particularité, depuis qu'elle a 8 ans, de faire des rêves prémonitoires. Ces prémonitions sont loin d'être anodines puisqu'il s'agit essentiellement de mort. Pour arriver à gérer au mieux ces songes, elle est inscrite sur un réseau social à double page : l'une diurne (DreamKatcherBook ou DKB) et l'autre nocturne (MyDarkPlaces ou MDP). Cette page nocturne de DKB est consacrée aux cauchemars et seuls des nightfellows autorisés par l'auteur des messages peuvent lire les publications. Les likes ne sont pas permis, ni les commentaires. Chaque rêve que fait Sixie est donc publié sur ce site et indexé dans un T&P (Topics & Plots).

Le problème que rencontre Sixtie est que son dernier cauchemar a fait l'objet d'un film, un snuff movie. Il s'agit d'un film dans lequel un ou plusieurs personnes meurent sans que cela soit fictif. On assiste purement et simplement à véritable meurtre.

Du coup, Sixtine Van de Vogh est rapidement interrogée par la police pour avoir son point de vue sur toute l'histoire et le lecteur tombe rapidement dans le côté sombre du Net.

Mais l'histoire ce n'est pas uniquement les problèmes de Sixie et de ses rêves qui sont mis en avant dans le DKB. Il y a aussi d'autres personnages tout aussi étranges et pour lesquels j'ai été bluffée plus d'une fois.

On fait la connaissance de véritables fauteurs de troubles qui vont se servir de notre jeune ado en détresse : César Diaz (alias Nada#1), Théo Chaplin, Vittorio de Lorenzo et bien d'autres. Leur unique but : produire le désordre dans une ville, sans que les autorités sachent où cela se passe pour que le chaos soit total.

Les deux affaires vont forcément se rejoindre et j'ai suivi avec attention et beaucoup d'intérêt tout ce que l'auteur mettait en avant dans ce premier tome.

Tout est mis en place pour qu'on ne lâche pas cet ouvrage. Tout est fait pour nous perdre et pourtant je ne l'ai jamais été. Bien sûr, j'ai été éberluée par la capacité de César Diaz de nous en mettre plein la vue tant ses talents de "magicien", pourrais-je dire, sont excellents. Il bluffe tout le monde et avance dans son but ultime.

J'ai adoré chacun des personnages qui compose cet ouvrage et je n'ai qu'une envie depuis que je l'ai terminé : avoir la suite entre les mains. Savoir et voir ce qu'il advient d'eux. Rien n'est simple au pays du DKB/MDP.

Les chapitres sont extrêmement bien fait puisque l'auteur a choisi de rythmer son ouvrage sous la forme d'un compte à rebours. Chaque heure, chaque minute compte. On vit la narration à travers différentes visions ce qui permet d'avoir un point de vue d'ensemble non négligeable. On croit comprendre et on se paume pour mieux avoir le fin mot de tout cette trame habilement menée.

Réseau(x) est un excellent page-turner que j'aurais dû lire dès sa sortie et que j'ai traîné alors même qu'il ne m'a fallu que 2 jours pour en venir à bout. Vincent Villeminot m'avait déjà convaincue avec son autre série, Instinct, mais là il touche un sujet encore plus prenant. Une chose est sûre : dès que le tome 2 est disponible, je m'y jette dessus.

Un grand merci aux Editions Nathan pour cette lecture que je regrette d'avoir tardé à lire.

 

lundi 6 janvier 2014

C'est lundi... que lisez-vous ? (59)



Ce rendez-vous hebdomadaire a été créé par Mallou et repris par Galleane.

Le principe est simple, répondre à trois questions : Qu'ai-je lu la semaine précédente ? Que suis-je en train de lire ? Que vais-je lire ensuite ?

Ce que j'ai lu la semaine dernière

MON AVIS

MON AVIS

Très bonne semaine puisque j'ai pu lire 4 titres qui m'ont tous plu. Beaucoup de jeunesse mais avec lesquels je ne me suis pas ennuyée une seconde et un roman contemporain que je conseille fortement tant l'histoire est magnifique.

Ce que je suis en train de lire


Je poursuis la lecture du Journal d'Alice afin de vous présenter les tomes 3 et 4 en même temps. Ce tome là paraîtra le 16 janvier prochain et je vous avouerai que je suis sous le charme de cette jeune québécoise depuis le début de la série.

Ce que je lirai ensuite

J'ai des tas d'envies donc je vous présente quelques livres qui seront mes prochaines lectures mais je ne sais pas dans quel ordre par contre ils passeront entre mes mains.





Vous l'aurez compris, il s'agit essentiellement de SP (hormis Le Passage et Le calice du vent qui traînent dans ma PAL depuis trop longtemps maintenant).
 
 
Et vous ? Que lisez-vous ? Qu'avez-vous prévu ?
Je vous souhaite une excellente semaine livresque.

vendredi 3 janvier 2014

L'enfant au bout de la plage

Auteur : Linda Olsson
Editions : L'Archipel (2014)
Nbre de pages : 285

Présentation de l'éditeur :
Marion Flint, la cinquantaine, vit seule sur une côte sauvage de Nouvelle-Zélande. Médecin n'exerçant plus que rarement, elle habite une maison isolée donnant sur la mer. Un matin, alors qu'elle se promène sur la plage pour y récupérer du bois flotté pour ses sculptures, elle trouve un jeune garçon de six ou sept ans allongé sur le sable.
Entre ces deux personnages, si éloignés l'un de l'autre, va naître une amitié. Mais il faudra d'abord que ces deux êtres farouches apprennent à s'apprivoiser.
L'occasion pour Marion de se remémorer son passé. À l'époque, seize ans plus tôt, elle s'appelait Marianne quand elle décida brusquement de quitter la Suède pour venir s'installer à l'autre bout du monde.
Un roman sensible et délicat qui s'attache à la vie de deux êtres meurtris. Grâce à la confiance qui va peu à peu s'établir entre eux, ils pourront de nouveau s'ouvrir au monde.
 
 
Mon avis :
 
Dès les premiers chapitres, je sentais que ce livre allait me toucher, me marquer. Que ma lecture ne serait peut-être pas si facile. En ces temps de fêtes, lire L'enfant au bout de la plage c'est revenir sur terre et se rendre compte à quel point nos vies ne tiennent qu'à peu de choses.
 
Loin d'être un roman tragique, L'enfant au bout de plage m'a fait passer par des émotions qui allaient de l'amour d'une mère pour son enfant, à l'angoisse de la perte d'un être cher. C'est aussi un ouvrage que je ne pouvais pas arrêter, même si par moments j'avais besoin de faire des pauses pour digérer ce que je lisais, me remettre des souvenirs de Marion.
 
En effet, l'ouvrage va porter sur deux périodes : celle d'aujourd'hui où elle découvre Ika, un enfant totalement démuni, amaigri, incapable de parler. Un enfant qu'elle décide de prendrer sous son aile. Un enfant qu'elle veut sauver. Et de l'autre, il y a les propres souvenirs de Marion qui refont surface petit à petit. Et là, c'est le choc. Le gros coup de poing que l'on prend au fur et à mesure que l'on progresse.
 
Un roman fort, plein de tendresse, d'amour mais aussi de tristesse et d'amertume pour une enfance volée.
 
J'ai beaucoup aimé me laisser porter par cette double narration parce que je ne savais jamais ce qui allait advenir de ces personnages.
 
L'écriture de l'auteur est fluide, prenante et sensible. Le lecteur se laisse emporter par ce qui ce qui passe; On s'imagine le pire. On espère le meilleur.
 
Deuxième roman de l'auteur, L'enfant au bout de la plage démontre la forte capacité de Linda Olsson à toucher son lecteur. La force des sentiments qu'elle met dans son écriture est à un point tel que, par moments, j'avais du mal à contrôler les battements de mon cœur. J'ai eu peur. J'hésitais à poursuivre. Je cherchais une alternative sur ce qui risquait de se produire. J'ai été en état de choc vers la fin, lors d'une révélation. Je me suis sentie partir à la renverse, me disant que cette femme, tout au long de sa vie, n'avait eu que le pire ou du moins pas toujours le meilleur... pour elle.
 
L'enfant au bout de la plage est un roman qui se lit avec attention, parcimonie si vous êtes un brin sensible mais qui vaut la peine d'être lu jusqu'au bout parce que, malgré tout, on garde l'espoir. La vie n'est pas toujours gaie mais il y a aussi des moments de bonheur qu'il est bon de partager.
 
Un roman qui rend hommage à la vie et à la reconstruction d'êtres dépourvus d'espoir. Une très jolie lecture que je recommande.
 
 
Un grand merci aux Editions L'Archipel pour cette découverte
 

jeudi 2 janvier 2014

Les Lames du Cardinal (T1)

Auteur : Pierre Pevel
Editions : Bragelonne (2012)
Nbre de pages : 241

Présentation de l'éditeur :
Paris, an de grâce 1633. Louis XIII règne sur la France et Richelieu la gouverne. Le Cardinal, l'une des personnalités les plus puissantes et les plus menacées de son temps, doit sans cesse regarder des ennemis de la Couronne. L'espionnage, l'assassinat, la guerre, tout est bon tour parvenir à leurs fins... et même la sorcellerie, qui est l'œuvre des plus fourbes adversaires du royaume: les dragons! Ces redoutables créatures surgies de la nuit des temps ont en effet survécu et se dissimulent parmi les humains, ourdissant de sombres complots pour la reconquête du pouvoir. Déjà la cour d'Espagne est tombée entre leurs griffes... Alors, en cette nuit de printemps, Richelieu décide de jouer sa carte maîtresse. Il reçoit en secret un bretteur exceptionnel, un officier dévoué que la trahison et le déshonneur n'ont pourtant pas épargné : le capitaine La Fargue. Car l'heure est venue de reformer l'élite secrète qu'il commandait jadis, une compagnie d'aventuriers et de combattants hors du commun, rivalisant d'élégance, de courage et d'astuce, ne redoutant nul danger: les Lames du Cardinal!
 
 


Mon avis :

J'ai démarré cette lecture assez tôt par rapport à la date de publication de nos billets. Je pensais qu'il serait plus long à lire parce que je m'étais imaginé que ce serait un pavé alors que ce n'est pas le cas puisqu'en format numérique il ne fait même pas 250 pages.

Ce que j'attendais de ce premier tome des Lames ? : de l'action, de l'aventure, de la magie, des êtes imaginaires bien sûr puisque nous sommes dans de la fantasy et un style simple et fluide pour me permettre de lire rapidement cet ouvrage.

Au final qu'en est-il ? : une bonne lecture qui s'est faite vite et qui m'a bien plu mais j'avoue que j'aurais aimé avoir un peu plus de magie parce qu'à part dans le prologue et un peu à la fin, on n'en trouve pas beaucoup dans cet opus.

On va suivre les Lames du Cardinal, formées des meilleurs mousquetaires : le capitaine Etienne-Louis de La Fargue, Agnès de Vaudreuil, Arnaud de Laincourt, Nicolas Marciac, Ballardieu et Saint-Lucq.

Dans un style simple et fluide, comme je le voulais, Pierre Pevel m'a baladée au cœur de Paris avec une facilité déconcertante. Je me suis d'ailleurs sentie propulser dans un livre à la sauce Dumas où chacun des personnages auraient pu être Athos, Porthos, Aramis ou d'Artagnan.

D'ailleurs, l'auteur fait un petit clin d'œil à ce grand auteur que j'adore puisque l'un des célèbres mousquetaires fait son apparition ici.

Le petit plus de Pevel consiste à intégrer dans un roman historique, des êtres imaginaires comme des vyvernes ou des dragonnets ainsi que des sangs-mêlés nés de l'amour rare d'un dragon et d'une humaine.

J'avoue que c'est intéressant à découvrir et l'intrigue menée ici, grâce à une écriture très visuelle, donne envie au lecteur de poursuivre et de ne lâcher à aucun prix cette narration.

Malgré tout, j'ai trouvé aussi qu'il manquait quand même de magie et la fin de ce tome, même si elle m'a donné envie de lire la suite qui ne va pas tarder à être programmée d'ailleurs, a été plutôt rapide.

Même s'il se passe beaucoup de choses dans ce tome, les combats sont malgré tout réglés trop vite. Un peu à la sauce américaine où finalement il n'y a pas de véritable surprise. On sait d'avance qui va remporter le combat et j'ai trouvé ça un peu dommage.

Les personnages n'ont pas véritablement de secrets à proprement parler et je ne leur ai pas trouvé de caractère exceptionnel (mis à part Saint-Lucq par rapport à sa "nature"). Nous sommes vraiment dans un roman de cape et d'épée dans lequel complots et machinations sont au rendez-vous et c'est tout.

Néanmoins, je suis curieuse de retrouver les Lames et leurs adversaires et donc lire le tome 2, L'alchimiste des ombres, rapidement.


Cette lecture s'est faite avec Bouchon des Bois dont vous trouverez l'avis ICI.