mardi 2 janvier 2018

Les loyautés

Auteur : Delphine de Vigan
Editions : JC Lattès (janvier 2017)
Nbre de pages : 205

A PARAITRE LE 3 JANVIER 2017


Présentation de l'éditeur :
« J’ai pensé que le gamin était maltraité, j’y ai pensé très vite, peut-être pas les premiers jours mais pas longtemps après la rentrée, c’était quelque chose dans sa façon se tenir, de se soustraire au regard, je connais ça, je connais ça par cœur, une manière de se fondre dans le décor, de se laisser traverser par la lumière. Sauf qu’avec moi, ça ne marche pas

Théo, enfant du divorce, entraîne son ami Mathis sur des terrains dangereux. Hélène, professeur de collège à l’enfance violentée, s’inquiète pour Théo : serait-il en danger dans sa famille ?
Quant à Cécile, la mère de Mathis, elle voit son équilibre familial vaciller, au moment où elle aurait besoin de soutien pour protéger son fils.
Les loyautés sont autant de liens invisibles qui relient et enchaînent ces quatre personnages.


Mon avis :

De Delphine de Vigan je n'ai lu que No et moi que j'avais beaucoup aimé et cette année, allez savoir pourquoi, j'ai voulu la découvrir avec son dernier né parce que le résumé, même s'il en dit peu, m'interpellait et j'étais curieuse de voir ce que ce court roman allait donner.

On dit toujours que "la curiosité est un vilain défaut". Je ne sais pas s'il faut attacher ce dicton à ce titre ou pas parce que je ne regrette pas du tout d'avoir découvert Les loyautés et même temps, vu ce qu'il regorge, je peux vous assurer qu'il m'a fallu du temps pour venir à bout de ces 200 pages.

Le roman va être raconté par plusieurs intervenants : Hélène, la prof de SVT de Théo et Mathis, Cécile, la mère de Mathis, puis Théo et Mathis via un personnage ominiscient.

Les quatres personnages vont être liés par les agissements de Théo qui interpellent sa prof. Théo va entraîner son copain Mathis mais la mère de celui-ci ne le laissera pas faire...

Je n'en dirai pas plus parce que 200 pages c'est court... et long à la fois.

Court parce que tout va finalement très vite.

Long parce que vu ce qu'il se passe, j'ai eu de très gros maux d'estomac tant les nerfs prenaient le dessus sur le reste vu comment les uns et les autres agissent; comment Théo se met en danger; comment Mathis veut faire quelque chose mais n'ose pas; comment Cécile veut protéger son fils mais pas Théo; comment une institution fait peu cas des alertes données par une prof...

Dès le début du chapitre 2 vous saurez de quoi va traiter ce roman et je peux vous assurer que lorsque j'ai lu ces quelques lignes, je me suis dit que ce n'était pas possible et j'ai relu et encore relu ce passage.

Et là, je me suis dit "Dans quoi est-ce que tu t'es embarquée ma grande ??". J'étais stressée de ne pas savoir comment j'allais réagir face aux agissement de Théo puis en découvrant ce qu'il se passe dans sa famille; comment sa mère le regarde; comment son père se laisse aller...

J'ai été sidérée bon nombre de fois, hurlant en moi-même que quelqu'un devait faire quelque chose pour ce gamin de 12 ans !

Hurlant après ce principal de collège qui ne bouge pas d'un pouce.

Etant navrée de ne pas être aux côtés d'Hélène pour l'aider à savoir ce que pense Théo, pourquoi est-ce qu'il agit ainsi...

J'ai vécu ce roman comme s'il s'agissait de mon fils, âgé de 11 ans, à la place de Théo. Comment est-ce qu'une mère peut passer à côté de ce qui se déroule sous ses yeux ? Et ce père qui abandonne... On se dit souvent "pourquoi ?" et on lit impuissant ce qui se passe dans la vie et la tête de Théo.

Si Delphine de Vigan m'avait touchée avec No et moi, avec Les loyautés elle a touché une corde encore plus sensible et il m'a fallu 3 jours pour venir à bout de ce petit roman par son nombre de pages mais pas par ce qu'il véhicule.

Delphine de Vigan a fait très fort, avec une maîtrise d'écriture incomparable pour vous faire ressentir autant d'émotions qui m'ont mises à mal tout au long de ma lecture. Ce ne fut pas une lecture facile mais je ne regrette absolument pas de l'avoir faite. C'est un très bon roman que je n'oublierai pas et que je ne peux que vous obliger à lire. Surtout, ne passez pas à côté !

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