lundi 15 novembre 2010

Princess Bride

Auteur : William Goldman
Editions : Bragelonne (2007)
Nbre de pages : 328

Quatrième de couverture :
Il était une fois... la plus belle des aventures, auréolée par le grand amour, le seul, le vrai. Si bien qu'elle est devenue la favorite de millions de lecteurs. Princess Bride est un livre culte qui devint ensuite un film culte. Un récit de duels à l'épée, de bagarre, de torture, de poison, d'amour, de haine, de vengeance, de géants, de chasseurs, de méchants, de gentils, de serpents, d'araignées, de monstres, de poursuites, d'évasions, de mensonges, de vérités, de passion et de miracles. Ce conte intemporel écrit par S. Morgenstern - redécouvert et merveilleusement abrégé par William Goldman - est peuplé de personnages aussi inoubliables que : Westley, le beau valet de ferme qui risque la mort, et pire encore pour la femme qu'il aime ; Inigo Montoya. le bretteur espagnol qui ne vit que pour venger la mort de son père Fezzik, le plus doux et le plus fort des géants... et, bien sur, Bouton d'or : la princesse, la fiancée, la femme parfaite, la plus belle de toute l'histoire du monde.

Mon avis :

L'ouvrage de William Goldman peut s'apparenter à un conte et dans l'ensemble on peut dire qu'il l'est. Sauf que ce n'est pas un conte tel qu'on a l'habitude d'en lire c'est-à-dire où tout se passe plutôt bien car même si dans les contes classiques il y a des gentils et des méchants, cela reste gentillet. La violence est plus suggérée que réellement exprimée et quand on la ressent c'est avec une relative douceur dans les mots. L'auteur n'agresse pas son lecteur.

Or, dans Princess Bride, c'est justement ce qui est particulier : l'horreur se glisse dans les pages de ce livre et le rend, du coup, difficilement digeste (en tout cas pour les jeunes lecteurs qui voudraient le découvrir en tant que conte classique).

William Goldman, d'ailleurs, ne manque pas, par ses interventions, de nous indiquer ce qui l'avait marqué lors de sa première lecture de l'ouvrage à l'âge de 10 ans.

On constate alors que la perception de l'histoire par un enfant et un adulte est très différente.

Je vous avoue que j'ai été totalement sidérée par cette lecture mais ô combien prenante puisque hors norme des contes traditionnels. C'est vraiment ce qui m'a plu avec ce livre.

Je ne m'attendais pas du tout à lire des scènes de torture comme l'auteur les amène puis les décrit; ni même les cauchemars vécus par Bouton d'Or. Je me suis demandée comment un jeune enfant (voire même un jeune adolescent) aurait pu réagir face à cette narration (et encore que l'avis de Clairdelune m'éclaire sur ce point).

Et puis, tout d'un coup, lors d'une de ses nombreuses interventions, l'auteur nous fait une véritable révélation : tout est écrit de telle sorte que jeunes et adultes se rendent compte que "la vie n'est pas juste" !

A travers Princess Bride, William Goldman a voulu montrer que rien ne passe comme on le voudrait. Quoi de plus approprié qu'un conte pour faire passer ce message !

Dès le départ, on sait (ou du moins on le suppose) que les gentils et les méchants ne seront pas forcément ceux que l'on croit. On voit le bonheur de Bouton d'Or s'éclipser voire même s'éteindre. Rien ne lui est épargné. Elle vivra tout ce que l'on peut endurer dans une vie : le bonheur (trop court), la tristesse (la plupart du temps), la résignation, l'espoir (qui rend la vie plus facile l'espace d'un instant) et la mort.

Il y a tout dans cet ouvrage de 328 pages !

Là où certaines pourraient s'exaspérer (notamment lors des interventions de l'auteur), j'y ai trouvé de l'intérêt parce que du coup, tout s'explique et s'englobe parfaitement. C'est le puzzle qui se met en place.

Le style employé, très satirique comme l'indique l'auteur, est exceptionnel. Les échanges entre Bouton d'Or et Westley peuvent sembler "cucul la praline" mais on en veut encore; le prince Humperdinck est tout ce qu'il y a de plus horrible (on lui veut le pire); le comte Rugen n'en parlons pas; on visite le Zoo de la mort; on traverse un marais de feu où l'on rencontre des RDTI (et non je ne dirai pas ce que cela signifie; vous devrez lire l'ouvrage pour le savoir).

En bref, tout est mis en oeuvre pour que ce conte n'en soit pas vraiment un, que la vie de Bouton d'Or ne soit pas facile et l'auteur y arrive à merveille.

Le seul bémol que j'émettrais concerne en fait les deux parties qui suivent Princess Bride. Je n'ai pas trouvé la première très intéressante et j'ai même sauté des passages; quant à la seconde, elle ne m'a pas plus surprise que ça. Une fois que l'on comprend comment se place l'auteur, nous ne sommes plus étonnés de ce qui se passe.

Ainsi donc, je dirai que globalement Princess Bride a été une très bonne lecture et une très bonne découverte. Une chose est sûre : je suis contente de l'avoir enfin lu !

mercredi 10 novembre 2010

Fablehaven : La menace de l'Etoile du Soir (T2)

Auteur : Brandon Mull
Editions : Nathan (2010)
Nbre de pages : 441

Présentation de l'éditeur :
Dès la fin de l'année scolaire, Kendra et Seth sont de retour à Fablehaven, incroyable refuge pour créatures fantastiques, dont leurs grands-parents sont les gardiens. Grand-père Sorenson y a invité trois experts : un maître en potions, un collectionneur d'objets magiques et une chasseuse de créatures étranges. Il sont pour mission de protéger Fablehaven de la maléfique Société de l'Etoile du Soir, déterminée à mettre la main sur un artefact d'une grande puissance dissimulé au cœur du sanctuaire. Le temps est compté. Si l'Etoile du Soir parvient à ses fins, ce sera un désastre pour tous les sanctuaires du monde... et peut être pour la Terre entière !

Mon avis :

La lecture du tome 2 de Fablehaven était un véritable challenge pour moi vu que je n'avais pas plus accroché que ça au tome 1 (ICI). Malgré tout, j'ai voulu voir un peu si Kendra et Seth évoluaient et si l'action était plus intéressante car plus présente. Les avis que j'avais pu lire m'avaient laissé supposer que ce serait le cas. Et voilà ce que j'en pense...

Si au départ je n'ai pas été enchantée par l'ouvrage, un style trop jeunesse, des résolutions de problèmes réglés trop rapidement à mon goût, il s'avère que petit à petit j'ai trouvé que l'histoire devenait intéressante.

Non seulement on apprend que Kendra possède des aptitudes peu communes grâce au baiser qu'elle a reçu des fées dans le précédent tome mais l'action se fait de plus en plus présente et le suspense se met finalement bien en place.

Il m'a quand même fallu attendre la moitié du livre pour vraiment y entrer dedans. Ca peut paraître long (et ça l'est !) mais je ne regrette pas, au final, d'avoir persévéré dans ma lecture.

Les scènes de combat que doivent livrer nos jeunes héros sont intéressantes à découvrir et on voir alors l'évolution des personnages.

Seth, malgré son entêtement qui lui créera bien des déconvenues (encore !), gagne en sagesse au fur et à mesure que l'on avance. Il devient plus intéressant et moins exaspérant. Du coup, on lui pardonne son intrépidité du départ parce que malgré tout, heureusement qu'il est là, avec le caractère qu'il a !

De plus, de nouveaux personnages font leur apparition et l'auteur, à travers Kendra, nous permet de les connaître : qui ils sont, ce qu'ils sont capables de faire, s'ils sont amis ou ennemis...; quant aux menaces de la Société de l'Etoile du Soir, elle sont beaucoup plus présentes que dans le tome 1. Du coup, on apprend là encore pas de choses sur cette fameuse Société.

Si donc, globalement, j'ai trouvé cet opus meilleur que le tome 1, il n'en demeure pas moins que j'ai été un peu déçue par la narration qui est trop jeunesse pour moi. J'ai vraiment du mal avec cette écriture. Personnellement, cela m'empêche de bien profiter de l'ouvrage. Heureusement, l'action très présente m'a permis de passer outre ce côté gênant et je me suis laissée emporter par l'histoire même si l'on peut se douter que certains personnages ne sont pas vraiment comme ils veulent bien le faire croire. Je me suis doutée de certaines choses et du coup après lecture je n'étais pas plus surprise que ça. Concernant la révélation finale, je l'avais vu venir de très loin. Mais bon, cela ne m'empêchera pas de lire le tome 3 parce que cette fin laisse une immense ouverture.

Mon bilan est donc celui-ci : même si ce ne fût pas une lecture transcendante pour moi, je me suis laissée prendre au piège de Fablehaven sans vraiment m'en rendre compte. Ce tome 2 est très bon du point de vue de l'action et la fin donne envie de poursuivre l'aventure avec Seth et Kendra. Du coup, le tome 3 est d'ores et déjà dans ma LAL.

Je remercie vivement le forum Livraddict et les Editions Nathan pour cette lecture dans le cadre d'un partenariat. Elle m'a réellement permis d'apprécier une série que j'étais loin de vouloir poursuivre.

mardi 2 novembre 2010

Récapitulatif de mes lectures d'octobre 2010

L'heure est venue de faire un petit bilan de mes lectures du mois d'octobre.
J'ai eu un peu plus de temps pour bouquiner (merci les vacances) et voilà ce que ça donne :

- Volkswagen blues de Jacques Poulin
- La prophétie Charlemagne de Steve Berry
- Pélerins des ténèbres de Serge Brussolo
- Moi, Milanollo, fils de Stradivarius de Jean Diwo
- Un ange cornu avec des ailes de tôle de Michel Tremblay
- De sinistre mémoire de Jacques Saussey
- Fatherland de Robert Harris
- Trafic de reliques de Ellis Peters
- Le supplément d'âme de Jean Laudic
- L'étrange cas de l'assassinat de Katie la Fêlée de Peter Abrahams

J'ai donc bien avancé dans mes challenges et cela m'a permis de faire de très belles rencontres (notamment québécoises). Par contre, il va m'être difficile de faire un choix pour LE livre du mois parce que 3 ouvrages m'ont profondément marquée chacun à leur manière. Du coup, ce n'est pas 1 mais 3 titres que je vous conseille grandement si vous ne les avez pas encore lus :
  1. Moi, Milanollo, fils de Stradivarius de Jean Diwo : pas besoin de connaître la musique classique pour se laisser emporter par cet ouvrage magnifiquement écrit et qui dépeint avec une réelle beauté la vie telle qu'un Stradivarius la perçoit.
  2. De sinistre mémoire de Jacques Saussey : nouvel auteur, son ouvrage est bluffant et réellement sensationnel. On est loin de s'attendre à tout ce que l'on découvre. A lire absolument !
  3. Fatherland de Robert Harris : j'ai été horrifiée de lire ce qui aurait pu se passer si l'Allemagne nazie avait gagné la Seconde Guerre Mondiale. Un bouquin qui demande à avoir de tripes pour le digérer.
Maintenant à vos PAL ou LAL pour ne pas rater ces ouvrages qui valent vraiment le coup de s'y arrêter dessus !

mercredi 27 octobre 2010

L'étrange cas de l'assassinat de Katie la Félée

Auteur : Peter Abrahams
Editions : Albin Michel (2007)
Nbre de pages : 375

Présentation de l'éditeur :
Ingrid est footballeuse et actrice. Le jour où son chemin croise celui de Katie la Fêlée, elle obligée de devenir aussi détective. Car Katie est assassinée. Pire, Ingrid a vu l'assassin. Et cerise sur le gâteau : elle a oublié ses Puma rouges sur le lieu du crime. L'emploi du temps d'Ingrid se complique. Elle doit éloigner les soupçons du commissaire Strade qui la surveille de près, rassurer sa mère qui la trouve bizarre, dénoncer le vrai coupable et surtout récupérer ses chaussures au plus vite.

Mon avis :

Ce livre est une véritable bouffée d'air frais. Le personnage d'Ingrid, jeune fille de 13 ans, est tel que je l'avais imaginé : cachotière, pleine de bêtises, elle se mettra dans des situations embarrassantes au point que je me suis demandée comment elle allait s'en sortir; elle est aussi très volontaire, rusée mais malheureusement tête en l'air également. Alors forcément quand elle raconte ses cracks aux uns et aux autres, à un moment donné ça coïnce.

Même si l'enquête en elle-même n'est pas exceptionnelle et si l'on se doute du coupable bien avant la fin, il n'en demeure pas moins que l'on garde ce livre entre les mains jusqu'au bout. Parce que l'intérêt ne décroît jamais et que finalement Ingrid nous devient très sympathique. On s'attache à elle et on garde quelque part le sourire aux lèvres en se demandant ce qu'elle va bien pouvoir trouver pour se mettre dans une situation compliquée !

Plutôt que devenir une élève modèle, Ingrid, elle, préfère l'école buissonnière. On en apprend davantage sur le terrain, vous en conviendrez, non ?! Du coup, elle va mener sa petite enquête à la Sherlock Holmes, parce que c'est son détective de référence, plutôt que de faire son "boulot" d'adolescente rangée.

A travers une écriture simple mais très accrocheuse, Peter Abrahams a créé un univers sombre, intéressant et ô combien captivant. Il arrive à se mettre à la place d'une adolescente de 13 ans à la perfection. Du coup, on ne s'ennuie pas; on passe un très excellent moment de lecture et ça fait du bien ! Notez quand même que malgré le peu de temps que j'ai pour lire, je n'ai mis que 2 jours pour en venir à bout.

C'est un livre jeunesse mais je vous assure que les adultes y trouveront largement leur compte aussi. A découvrir absolument !

mardi 26 octobre 2010

Le supplément d'âme (Auras - T1)

Auteur : Jean Laudic
Editions : Viatao (2010)
Nbre de pages : 446

Présentation de l'éditeur :
Mère de famille sans histoires, Isabelle voit sa vie basculer lorsque sa sœur Marianne, médecin en quête de thérapies nouvelles, lui propose une régression dans ses vies passées.
Qui est ce Miguel de Gainza, surgi d'un palais andalou pour leur lancer cet étrange avertissement : « Vous faites fausse route, ce monde n'est pas celui que vous croyez... Vous nous mettez tous en danger... » ?
La quête de la vérité entraînera les deux femmes à travers l'Espagne, sur les traces d'un complot où se joue l'avenir de l'humanité.
Et si l'Église s'était trompée sur la nature de l'âme ?

Mon avis :

Le supplément d'âme est le premier tome d'une trilogie ésotérique et si le thème et la 4ème de couverture avaient attisé ma curiosité, au final je suis plutôt déçue.

En effet, je m'attendais à avoir plus d'action dans l'ouvrage. Ce qui n'est pas vraiment le cas. De plus, j'avais l'impression que la "Fondation" était un genre de secte, avec des adeptes que l'on initie à la technique dite de "régression".

Autant le sujet abordant le thème de l'âme et ce qui l'entoure peut être intéressant, autant le côté "sectaire" m'a refroidie. J'étais vraiment mal à l'aise sur plus de la moitié de l'ouvrage.

Du coup, lorsque je le prenais, je me demandais ce que j'allais découvrir, si j'allais arriver à accepter l'histoire telle que l'auteur la présentait et surtout si j'allais y trouver un quelconque intérêt. Je vous avoue avoir été à la limite de l'abandon notamment parce que je trouvais certains passages dénués d'intérêt pour l'avancement de l'intrigue et certains dialogues assez creux et très clichés finissaient de m'exaspérer.

Malgré tout, et heureusement d'ailleurs, j'ai beaucoup aimé les séquences où l'auteur nous balade en pays espagnol. Jean Laudic parvient parfaitement à nous faire voyager là-bas et je me suis réellement imaginée en train de visiter le "Palacio de San Fernando" ou le couvent créé par le padre Francesco et à discuter en espagnol avec différents personnages (médecins, restaurateur...). Le fait d'utiliser l'espagnol dans les dialogues nous plongent vraiment au coeur du pays.

J'aurais vraiment aimé que mon plaisir à me trouver là-bas soit complété avec une histoire plus intéressante et plus tonique dès le départ. Je n'ai vraiment accroché qu'aux 100 dernières pages et sur 440 ça fait un peu long !

Je trouve ça dommage et pour l'heure je ne sais pas si je tenterai le tome 2 ou non même si la fin, je l'avoue, me rend très curieuse. Forcément, nous n'avons pas les réponses à toutes les questions que l'on se pose. Je verrai si je me lance dans cette nouvelle lecture lors de sa sortie prévue en 2011.

Malgré ma déception, je tiens à remercier les Editions Viatao et Florence pour l'envoi de cet ouvrage à la suite d'un partenariat effectué avec le forum "A travers les mots... une histoire".

vendredi 22 octobre 2010

Trafic de reliques

Auteur : Ellis Peters
Editions : 10/18 (2001)
Nbre de pages : 240

Présentation de l'éditeur :
Une abbaye bénédictine peut-elle décemment attirer les foules sans reliques consacrées ? Non, répond le prieur de Shrewsbury, en cet an de grâce 1138 [...]. Qu'à cela ne tienne, le pays de Galles voisin a des saints pour chaque jour de l'année et même plus ! Sainte Winifred, bien négligée par ses voisins, apparaît alors à un jeune moine. Un signe du ciel. L'abbaye envoie donc une délégation au village gallois. Lequel n'entend pas se faire enlever sa sainte, comme le proclame haut et fort le seigneur du lieu... qui meurt le lendemain. Vengeance divine ou bien les hommes s'en sont-ils mêlés ?

Mon avis :

J'avais découvert Ellis Peters avec "La rançon du mort" et vu que j'avais passé un très bon moment de lecture, j'avais envie de commencer la série par le début. Le challenge qu'on a mis en place sur le forum "A travers les mots... une histoire" m'a offert cette opportunité.

Du point de vue de l'histoire, l'auteur nous emmène en pays gallois où les anglais auront bien du mal à faire accepter leur requête.

Ellis Peters dépeint très bien les croyances et différences de l'époque entre les gallois et les alltud (étrangers en gallois, donc ici les anglais). J'ai adoré découvrir cette partie là de la vie moyenne-âgeuse et la plume d'Ellis Peters nous permet d'y accéder facilement.

De plus, j'ai aimé retrouver Frère Cadfael qui met tout en oeuvre pour régler les problèmes et conflits tout en restant parfaitement maître de lui-même. Il ne dit jamais un mot de travers et n'a aucune agressivité envers quiconque. Ce fût une véritable découverte parce que lors de ma précédente lecture je n'y avais pas fait attention.

Du coup, je me suis laissée emporter par l'intrigue et même si on peut se douter facilement du coupable et que ce n'est pas transcendant, on poursuit la lecture avec plaisir.

On passe un bon moment; on se détend vraiment et ça fait du bien (surtout après deux lectures précédentes bien stressantes).

En bref, j'ai été enchantée de lire un nouveau titre de cette série et je ne compte pas m'arrêter là.


jeudi 21 octobre 2010

Fatherland

Auteur : Robert Harris
Editions : Pocket (2003)
Nbre de pages : 445

Présentation de l'éditeur :
Berlin, 1964. Après la victoire de l'Allemagne en 1944, la "paix nazie" règne sur l'Europe. L'inspecteur March enquête sur l'assassinat de deux anciens SS. Il découvre alors qu'un terrible secret menace le régime d'Hitler. Parallèlement, on prépare l'arrivée de Kennedy Senior; si les Etats-Unis s'allient avec l'Allemagne, c'est la fin du monde libre...
Un thriller passionnant où les personnages évoluent dans une histoire recomposée qui fait froid dans le dos.

Mon avis :

Nous sommes plongés ici dans un contexte historique possible si l'Allemagne avait gagné la Seconde Guerre Mondiale. Du coup, j'ai vécu l'histoire différemment de mes habitudes et cette atmosphère si lourde qui s'en dégage est réellement oppressante, stressante.

L'auteur met parfaitement en avant la grandeur de l'Allemagne telle que Adolf Hitler la voyait. Il n'hésite pas, pour cela, à imaginer notamment des monuments historiques existants dans les pays européens voisins (l'Avenue de la Victoire - qui fait penser aux Champs Elysées, l'Arc de Triomphe...) dans des proportions beaucoup plus imposantes : l'Arc de Triomphe de Paris entrerait dans celui de Berlin quarante-neuf fois ! (p 39); l'Avenue de la Victoire est deux fois plus large et deux fois et demie plus longue que les Champs-Elysées à Paris (p. 40)

Il y a aussi un jour férié consacré au Führer : celui du 20 octobre, date anniversaire d'Adolf Hitler et devenu le führertag. La Gestapo, bien entendu, est présente; on parle aussi de la jeunesse hitlérienne et jusqu'où elle est capable d'aller pour "sauver les pauvres âmes égarées".

J'avoue que l'ensemble m'a déstabilisée, ma dérangée mais l'histoire est très intéressante à découvrir. L'enquête que doit mener Xavier March ne nous fait pas lâcher le livre et ce qu'il découvre, comme le dit la présentation, fait froid dans le dos.

Certain passages sont inconcevables, inimaginables; par moment, j'étais totalement KO.

La narration se fait sur un laps de temps assez court puisque seule une semaine s'écoule entre le début et la fin de l'ouvrage. Mais j'avoue très sincèrement que cela m'a suffit. On engrange tellement d'informations, de stress en s'imaginant un tel Régime et le contexte historique est tellement pesant que je n'aurais jamais pu aller jusqu'au bout si l'ouvrage avait été plus long, plus fouillé.

La fin m'a un peu déçue et beaucoup perturbée. J'aurais voulu qu'elle soit différente.

J'aimerais pouvoir en dire plus mais ce serait dévoiler tout ce que cet ouvrage regorge d'horreur et de violence. C'est un livre à découvrir, à ne pas oublier mais il faut se blinder et s'y préparer soigneusement avant d'y entrer.