vendredi 10 mars 2017

Ecorchures

Auteur : Tess Gerritsen
Editions : Presse de la Cité (2017)
Nbre de pages : 348


Présentation de l'éditeur :
Le taxidermiste et amateur de chasse Leon Gott est retrouvé sauvagement assassiné, son cadavre pendu par les pieds parmi les trophées d'animaux sauvages ornant sa maison de Boston. Quelques jours plus tard, les restes d'une deuxième victime portant des griffures similaires sont découverts. L'inspecteur Jane Rizzoli et le Dr Maura Isles, médecin légiste, comprennent que les meurtres sont liés. Pour débusquer le prédateur qui hante la ville, Jane et Maura devront reprendre une partie de chasse commencée six ans plus tôt : au Bostwana, des touristes participant à un safari avaient tragiquement disparu les uns après les autres. Parmi eux, le fils de Leon Gott... Et si la traque avait repris à Boston ?


Mon avis :

Je n'avais jamais lu de Tess Gerritsen avant ce titre et j'étais très enthousiaste de faire enfin connaissance avec cette auteure dont j'avais entendu beaucoup de bien sur ses titres. C'est donc avec Ecorchures que je me suis lancée et j'avoue que je ne le regrette absolument pas.

Dans cet ouvrage, on va suivre deux périodes bien distinctes. La première va se situer au Bostwana lors d'un safari qui va tourner véritablement à une boucherie. La seconde va se dérouler à Boston où des meurtres vont être commis de manière, là aussi, ignobles.

Dès le début, j'ai été happée par cette écriture si fluide et si prenante de Tess Gerritsen. J'ai tout de suite su que cette auteure était faite pour moi tant, par sa façon de raconter et de décrire les choses, le lecteur est pris dans ses filets.

Mais Tess Gerritsen sait aussi mettre beaucoup d'interrogations au lecteur et avec Ecorchures on n'en manque pas : quel est le lien entre les morts au Bostwana et ceux de Boston ? Y a-t-il eu des survivants à ce safari ? Le guide était-il aussi pervers que ce qu'on veut nous le laisser croire ?

J'avoue qu'au départ j'étais davantage prise par la narration se situant en Afrique du Sud mais lorsque la jonction entre Boston et le Bostawana s'est faite, il m'a été impossible d'arrêter ma lecture parce que plus j'avançais et plus je me posais de questions. Les "et si..." se succédaient au point que mon cerveau partait en vrille voire même surchauffait au point de quasi combustion.

Parce que c'est là la force de ce roman : on ne sait jamais où l'on va et qui dit vrai. Nous sommes autant perdus que les flics qui mènent l'enquête.

Les personnages sont très bien construits et il y a toujours ce doute qui plane autour de tous ceux qui véhiculent de près ou de loin de ces meurtres.

J'avoue que je me suis posée beaucoup de questions sur les uns et les autres; j'ai fais des suppositions sur certains; j'ai hésité quand à me dire qui était le vrai coupable et même si à un moment donné je me suis dit "C'est lui !", parce que pour moi cela ne pouvait être qu'un homme, je n'étais réellement sûre de rien non plus. Toujours ce doute qui persiste...

Ecorchures est un thriller qui sait prendre ses lecteurs au dépourvu et même si par moment cela reste du genre classique, j'avoue que j'ai été bluffée par l'histoire. En tout cas, une chose est sûre, je ne suis pas persuadée de faire un safari un de ces jours...

Ecorchures est un très bon thriller qui garde le lecteur en haleine, avec des chapitres plutôt courts et bien rythmés au point que l'on ne voit pas les pages défilées. Certaine descriptions des meurtres demandent à avoir l'estomac bien accroché mais, de mon côté en tout cas, je me suis régalée et je vous le conseille fortement. D'ailleurs, les personnages de Jane (l'enquêtrice) et de Maura (la médecin légiste) m'ont tellement plus que je vais me pencher sur les ouvrages précédents pour mieux connaître leur passé.

mercredi 8 mars 2017

De feu et de neige

Auteur : Anne-Marie Pol
Editions : Nathan (2017)
Nbre de pages : 328 (ENC)


Présentation de l'éditeur :
1812, Moscou. Félicité, jeune Française de 16 ans, vit avec sa mère sous la protection d'une riche famille russe. Malgré leur différence de classe, Félicité est passionnément amoureuse de Fédor, le fils de la comtesse. Mais la guerre éclate, Napoléon 1er a décidé d'envahir la Russie ! Félicité et sa mère sont livrées à elles-mêmes dans la ville en guerre, alors que le Français est devenu l'ennemi du Russe. 
Félicité n'a d'autre choix que de fuir pour survivre, dans les flammes de l'incendie de Moscou, puis dans les steppes enneigées de la Russie...


Mon avis :

Voilà un ouvrage que j'étais curieuse de découvrir. D'abord parce que c'est un roman historique et j'adore les romans historiques. Ensuite, parce qu'il se déroule en Russie et c'est assez rare dans les romans jeunesse.

J'ai donc fait la connaissance de Félicité et de sa mère Julie d'Autin qui vivent dans la demeure de la Comtesse Golovina. Félicité a 16 ans et est très éprise du fils héritier de cette famille russe. Mais l'arrivée de Napoléon et de son armée pour envahir Moscou et la Russie vont entraîner ces personnages dans une guerre qu'elles n'auraient pas pu imaginer... Leur vie va basculer du jour au lendemain et leurs espoirs également...

C'est un roman que je me suis délectée de découvrir durant un week-end pluvieux. Engoncée dans mon canapé avec un thé bien chaud, j'étais partie à l'aventure avec Félicité et sa mère.

J'ai beaucoup aimé découvrir les personnages, l'Histoire de cette ville mise à sac par les soldats napoléoniens que je connais si peu.

J'ai suivi Félicité dans ses envies, ses espoirs, ses doutes et son désespoir.

Entre son envie de garder intact son amour pour Fédor, le fils de la Comtesse, et celui de rejeter ses racines françaises parce qu'elle se sent plus russe du fait qu'elle vit à Moscou depuis de nombreuses années, la vie de Félicité va vraiment être chamboulée lorsqu'elle va se rendre compte que pour les russes elle est une ennemie, une française.

Tout ce à quoi elle a cru va littéralement sombrer dans cette guerre qu'elle ne veut pas, qu'elle n'accepte pas. Et quand bien même, pourquoi cela entraînerait-il des changements pour entre elle et Fédor ?

On suis les illusions de cette adolescente dans un moment historique trouble.

Globalement, c'est très bien mené et l'écriture est plutôt agréable. L'ensemble vaut vraiment la découverte.

Le seul regret que j'éprouve vis-à-vis de ce roman est la façon dont l'auteur a doublé sa narration puisque l'on va avoir une narration en "je" lorsque Félicité va écrire dans son journal et une narration omnisciente racontée par l'auteur. J'ai trouvé cela dommage parce que cela ne m'a pas permis non plus de mettre totalement dans la peau de Félicité et de ressentir vraiment les émotions qu'elle avait à certains moments forts du roman.

Cette double narration est à double tranchant, si je puis me permettre et, pour moi en tout cas, cela m'a gâchée un peu ma lecture.

Mis à part cela, rien n'entache cette découverte et, comme je l'ai dit, l'ensemble est vraiment bien construit. J'ai passé un très bon moment avec Félicité et sa mère et je ne peux que vous poussez à tenter de le découvrir à votre tour.

lundi 6 mars 2017

Merlin : L'ultime maléfice (cycle 2 - tome 3)

Auteur : T.A. Barron
Editions : Nathan (2017)
Nbre de pages : 225


Présentation de l'éditeur :

L'heure de vérité a sonné pour Avalon ! Basile, le majestueux dragon, s'apprête à affronter Rhita Gawr, la créature qui a juré la perte des royaumes magiques. Mais au moment de livrer bataille, il se sent bien seul : son fidèle ami, l'enchanteur Merlin, manque à l'appel. S'il veut sauver Avalon, Basile devra repousser les limites de ses pouvoirs et puiser en lui une magie insoupçonnée...


Mon avis :

Dernier tome de ce cycle 2, j'ai été ravie de retrouver le dragon Basilgarrad mais aussi Merlin et son fils Krystallus, personnage que j'avais beaucoup aimé dans le tome précédent et qu'il me tardait de retrouver.

Ce tome clôture très bien ce deuxième cycle, même si les dangers ne sont pas totalement écartés.

Si le début a été un peu mollasson pour moi, c'était surtout parce que j'attendais de retrouver surtout Krystallus.

Je ne m'attendais pas à revoir Merlin ce qui fût une très belle surprise et le trio est génial sur la dernière partie.

Il y a bien sûr des pertes que l'on regrette et d'autres qui nous soulagent.

L'écriture est toujours aussi entraînante et agréable. Se trouver au coeur d'Avalon est toujours un vrai plaisir pour les férus de légendes arthuriennes, même si Arthur n'apparaît pas dans ce cycle puisqu'il est consacré à Merlin.

Il n'empêche que l'auteur commence à en parler un chouia, tout comme Merlin énonce le nom de La dame du lac.

Je suis très curieuse de voir ce que va donner le prochain cycle déjà paru en anglais avec des couvertures à tomber par terre. Jusque là les éditions Nathan les ont conservées et je croise les doigts pour que ça dure. Ce serait franchement dommage de passer à côté de cette superbe couverture 😍



Ce tome 9 des aventures de Merlin doit paraître en 2017 sans que j'ai plus de précisions, malheureusement. Il va falloir être patient avant de retrouver nos héros légendaires que l'on adore tant.



C'est lundi... que lisez-vous ? (147)


Ce rendez-vous hebdomadaire a été créé par Mallou et repris par Galleane.
Le principe est simple, répondre à trois questions : Qu'ai-je lu la semaine précédente ? Que suis-je en train de lire ? Que vais-je lire ensuite ?

Ce que j'ai lu la semaine dernière



 Ce fut une semaine un peu difficile. J'ai eu du mal à apprécier ma lecture des Noces meurtries surtout parce que j'avais du mal à accrocher avec le personnage d'Hélène qui est le personnage principal de l'histoire. Du coup, quand j'ai vu qu'avec le contemporain mon rythme s'était considérablement réduit, je suis repassée au thriller avec La maison de l'assassin. Mais là encore, je suis sortie un peu déçue de cette lecture alors même que j'aime beaucoup le personnage de Blum.
Je me suis alors décidée à prendre des valeurs sûres en jeunesse et je me suis lancée dans le dernier tome du cycle 2 de Merlin qui m'a fait passer un bon moment de lecture avec Basilgarrad et Merlin et ensuite De feu et de neige qui a été un jeunesse historique agréable à découvrir. Mes avis arrivent vite sur ces deux titres.

Ce que je suis en train de lire

Le taxidermiste et amateur de chasse Leon Gott est retrouvé sauvagement assassiné, son cadavre pendu par les pieds parmi les trophées d'animaux sauvages ornant sa maison de Boston. Quelques jours plus tard, les restes d'une deuxième victime portant des griffures similaires sont découverts. L'inspecteur Jane Rizzoli et le Dr Maura Isles, médecin légiste, comprennent que les meurtres sont liés. Pour débusquer le prédateur qui hante la ville, Jane et Maura devront reprendre une partie de chasse commencée six ans plus tôt : au Bostwana, des touristes participant à un safari avaient tragiquement disparu les uns après les autres. Parmi eux, le fils de Leon Gott... Et si la traque avait repris à Boston ?

Pour l'instant, tout se passe bien et j'espère le finir aujourd'hui ou demain au plus tard. C'est ma première lecture de l'auteur mais j'adhère totalement.


Feyre's survival rests upon her ability to hunt and kill Â? the forest where she lives is a cold, bleak place in the long winter months. So when she spots a deer in the forest being pursued by a wolf, she cannot resist fighting it for the flesh. But to do so, she must kill the predator and killing something so precious comes at a price ...
Dragged to a magical kingdom for the murder of a faerie, Feyre discovers that her captor, his face obscured by a jewelled mask, is hiding far more than his piercing green eyes would suggest. Feyre's presence at the court is closely guarded, and as she begins to learn why, her feelings for him turn from hostility to passion and the faerie lands become an even more dangerous place. Feyre must fight to break an ancient curse, or she will lose him forever.

Je n'ai lu qu'une soixantaine de pages mais j'accroche très bien tant à l'histoire qui est prenante qu'à l'écriture que j'adore. Si vous ne le savez pas encore (mais est-ce possible ?), ce roman est sorti en VF début février sous le titre de "Un palais d'épines et de roses" et il fait un carton !

Ce que je lirai ensuite


Je n'en prévois que deux mais j'espère bien pouvoir en caser un troisième. Je croise les doigts pour que mon rythme soit effréné cette semaine.

Je vous souhaite une excellente semaine livresque... ou pas.

dimanche 5 mars 2017

La maison de l'assassin

Auteur : Bernhard Aichner
Editions : L'Archipel (2017)
Nbre de pages : 274


Présentation de l'éditeur :
Il y a deux ans, Blum a retrouvé les cinq responsables de la mort de son mari, Mark, et les a froidement éliminés un à un pour assouvir sa vengeance... Aujourd’hui, alors qu’elle a tout juste appris le décès d’une soeur jumelle, Björk, dont elle ignorait l’existence, les restes de l’une de ses cinq victimes viennent d’être exhumés. Bien vite, la police va faire le lien. La personne ayant procédé à la mise en bière du corps sera la première suspectée – à savoir Blum, qui dirige une entreprise de pompes funèbres. Elle décide alors de prendre la fuite et trouve refuge en pleine Forêt Noire, dans la famille de Björk. Mais, alors qu’elle s’y croit en sécurité, le piège se referme sur elle. Hier chasseuse, Blum est aujourd’hui la proie…

Mon avis :

J'avais lu, l'année dernière, le premier tome, Vengeance, que j'avais beaucoup aimé et dévoré en peu de temps. J'avais adoré le personnage de Blum qui était prête à tout pour venger la mort de son mari. D'ailleurs, si vous voulez vous lancer dans cette lecture, l'ouvrage vient de paraître en poche aux éditions Pocket.

Il ne m'en a pas fallu plus pour vouloir lire cette suite et retrouver Blum et sa famille. Je voulais voir comment aller se poursuivre son histoire et si j'allais être aussi prise dans les mailles de ce roman que le précédent.

Le départ m'a beaucoup accrochée. Je n'ai pas pu lâcher le bouquin jusqu'à une centaine de pages lues. On découvre que Blum avait une soeur jumelle alors qu'elle n'en savait rien et elle décide d'aller voir l'exposition où son corps a été mis au vu et au su des visiteurs... Et là, l'aventure commence.

C'est accrocheur, c'est prenant mais j'ai trouvé aussi qu'au bout d'un certain temps cela stagnait un peu et il y avait beaucoup de répétitions sur le passé de Blum, ce qu'elle aurait pu faire, ce qu'elle était devenue depuis la mort de son mari...

On ressent que cette jeune femme est toujours aussi perdue sans l'amour de sa vie, celui qu'elle a perdu deux ans plus tôt.

Cela démontre aussi la fragilité psychologique du personnage et cette volonté qui est toujours la sienne de vouloir une famille qui l'aime et qui prenne soin d'elle. C'est ce qu'elle a toujours voulu depuis sa plus tendre enfance et qu'elle n'a jamais eu, excepté lorsqu'elle a rencontré Mark qu'on lui a arraché du jour au lendemain...

Elle va rencontrer la famille de sa soeur, Björk, et des liens vont commencer à se tisser mais est-ce vraiment pour son bonheur ?

Je me suis doutée, dès le début, qu'il y avait anguille sous roche et j'ai su dès le départ qui était le coupable...

Cela m'a un peu déçue parce que j'aurais aimé, finalement, que l'auteur me surprenne davantage, comme cela avait été le cas avec Vengeance.

De plus, on ne peut pas dire qu'il y ait vraiment beaucoup d'action dans ce titre là, mis à part un peu au début et vers la fin.

Le rythme est tellement inégal que par moment j'avais du mal à me fixer sur le roman, me demandant quand cela allait décoller vraiment et si Blum allait enfin agir au lieu de se morfondre et de se poser trop de questions qui la font tourner en rond.

L'écriture est quant à elle agréable et fluide. Ca se lit donc très bien et rapidement.

Le problème vient seulement des personnages que j'ai trouvé un peu plus creux que dans l'ouvrage précédent et une histoire qui traîne un peu en longueur par moment.

C'est un brin dommage parce que la fin est encore ouverte ce qui indique qu'il y aura une suite. Quant à savoir si je la lirai, je ne le sais pas encore. Je suis quand même très attachée à Blum et à son rêve de vouloir absolument une vraie famille qu'elle n'a jamais eu mais j'espère jusque que le prochain sera plus dans l'action. Je verrai donc en temps et en heure.

jeudi 2 mars 2017

La menace

Auteur : S.K. Tremayne
Editions : Presses de la Cité (2017)
Nbre de pages : 379


Présentation de l'éditeur :
Quand Rachel épouse David Kerthen, un bel et brillant avocat, elle n'en croit pas sa chance. Loin de Londres et des années de vache maigre, elle découvre les joies de la vie de famille auprès de l'affectueux petit garçon de son mari, Jamie. Au coeur des Cornouailles, dans un manoir surplombant les déchirures de la côte et l'Océan impétueux, elle joue déjà à la châtelaine. 
Mais le conte de fées se ternit vite : le souvenir de Nina, la première épouse de David, disparue deux ans auparavant, hante encore les couloirs de cette demeure séculaire. Et peu à peu son petit Jamie adopte vis-à-vis de Rachel un comportement inquiétant, prophétisant l'avenir et niant certaines réalités. Qu'est-il arrivé à Nina ? Que cache le sourire du séduisant avocat ? Et Rachel, que vient-elle faire dans cette histoire ? Tandis que la suspicion commence à ronger le jeune couple, Jamie prédit à Rachel qu'elle mourra à Noël...


Mon avis :

Après avoir lu Le doute, l'année dernière, autant vous dire que j'étais en attente de cette parution tant le premier roman de l'auteur m'avait scotchée. En même temps, j'angoissais un peu. Et si ce nouveau livre ne m'emportait pas comme le précédent ????

C'était LA question que je me posais avant de commencer cette lecture et franchement elle n'est pas restée très longtemps parce que, dès le départ, j'ai été happée par cette narration.

J'ai découvert des personnages auxquels je me suis très vite attachée et en même temps, je gardais une certaine réserve, une certaine distance vis-à-vis d'eux tant l'histoire telle qu'elle nous est racontée pousse le lecteur à se poser beaucoup de questions.

D'abord, sur Jamie. Puis, sur son père, David. Et enfin, sur Rachel.

Plus on avance et plus l'on se demande lequel des trois a raison. Lequel garde suffisamment de clarté d'esprit pour ne pas nous berner.

Lorsque la lumière s'éclaire enfin pour nous, enfin c'est une petite lueur au départ parce qu'il ne faut pas tout dévoiler abruptement non plus, on se dit que l'auteur tient là un nouveau thriller psychologique auquel on n'aurait pas pensé.

D'ailleurs, le thème qu'il aborde m'était totalement inconnu au point que j'ai même fait des recherches après avoir fermé ce roman.

Et que dire à part que j'ai été encore une fois bernée et bluffée par cette lecture, par ces personnages qui m'ont fait tourner la tête et le cerveau bon nombre de fois. J'ai cru dur comme fer à ce que l'on me racontait; je n'imaginais pas une seule seconde que ce qui se passe existe réellement et franchement ça fait un peu froid dans le dos...

Alors oui mon avis est assez succinct parce qu'il ne sert à rien de trop parler de ce roman tant il faut découvrir les personnages en lisant ce roman.

David est un héritier qui souhaite conserver à tout prix son domaine quoi qu'il en coûte; Rachel est une jeune fille issue des bas quartiers mais qui a tout fait pour s'en sortir et qui voit avec son mariage l'occasion de monter socialement tout en prenant sous un aile un garçon de 8 ans, Jamie, ayant perdu sa mère deux ans plus tôt...

Ce trio est exaltant, très énigmatique aussi et surtout effrayant par un certain côté.

Je ne peux que vous pousser à les découvrir, à voir ce qui se passe à Carnhallow et à m'en donner des nouvelles une fois que ce sera chose faite. Pour ma part, j'ai été conquise, tant par l'histoire que l'écriture; j'ai été prise dans rets de l'auteur encore une fois pour mon plus grand plaisir et je n'ai plus qu'à attendre la prochaine parution... Je vous le dis : l'attente va être longue !!

mercredi 1 mars 2017

Les noces meurtries

Auteur : Sandra Banière
Editions : Presses de la Cité (2017)
Collection : Terres de France
Nbre de pages : 367


Présentation de l'éditeur :
En apparence, Hélène Lemaire affiche la réussite de celle qui a su tout concilier : un mariage au long cours, une vaste exploitation viticole en Champagne, deux ados épanouis. Dans l'intimité, c'est une femme brisée dans son cœur et sa chair. La séparation devient bientôt sa seule voie de secours. Quel qu'en soit le prix : la solitude, les manigances de l'ex-mari, l'abîme qui se creuse entre son fils et elle... A bientôt quarante ans, la perspective de recommencer à zéro n'effraie pas Hélène. Au bout du tunnel, la possibilité d'une autre vie ? Comme en écho au retour à la liberté de sa mère, Gaby livre son expérience d'adolescente en devenir et de témoin lucide de la dissolution d'un couple.


Mon avis :

Après lecture de plusieurs thrillers, j'ai eu besoin de me lancer dans un roman un peu plus tranquille et j'ai jeté mon dévolu sur ce titre de Sandra Banière, auteur que je ne connaissais pas.

J'avoue que je n'avais pas relu le résumé et je ne savais pas trop à quoi m'attendre. Une chose est sûre, je n'ai pas fait le bon choix parce que ce roman ne m'a pas plus accrochée et même si je l'ai lu rapidement, je n'en garderai pas un très grand souvenir.

Pourtant, c'était plutôt bien parti avec la découverte d'un personnage qui attendait beaucoup de sa vie de jeune épouse, Hélène. Elle est jeune lorsqu'elle tombe amoureuse et se marie quelques mois plus tard. Sauf qu'Hélène va se rendre compte que, dans l'intimité, son mari n'est pas vraiment le genre d'homme auquel elle rêvait...

Et on part dans une alternance de chapitre raconté tant par Hélène que par sa fille, Gaby.

Si au début, je me laissais emporter par cette double narration, je dois avouer que j'étais aussi un peu surprise de voir que certains d'entre eux reprenaient les mêmes évènements mais du point de vue de chacune. Du coup, ça fait un peu répétition alors même que j'aurais aimé que l'histoire avance plus vite et que l'on sente en Hélène cette fermeté qui lui manque cruellement tout du long pour se sortir de la situation dans laquelle elle est enfermée depuis de trop nombreuses années.

Je n'ai pas adhéré à son personnage et il me tardait vraiment de finir ce roman. J'avais envisagé même de l'abandonner mais l'histoire vue par Gaby et sa façon de ressentir tout ce qui se passe dans sa famille et les conséquences que cela entraîne pour elle étaient suffisamment intéressantes pour que je veuille rester un peu plus longtemps à ses côtés.

Je sais pertinemment que le thème abordé par l'auteur dans son roman n'est pas facile et, comme je l'ai déjà dit, je n'ai peut-être pas commencé ce roman au bon moment.

Il n'empêche que je n'ai pas compris pourquoi Hélène ne prenait pas plus vite le taureau par les cornes, pourquoi elle ne partait pas plus vite, pourquoi elle se laissait faire par ce type, pourquoi elle s'était cantonnée à ne voir qu'un seul avocat....

Bref, je ne l'ai pas comprise alors que j'ai moi-même vécu un divorce et que je sais ce que cela représente en tant que femme et maman.

Je ne l'ai pas trouvé suffisamment combative. Ce n'est pas une femme qui s'affirme, qui se bat vraiment et j'ai trouvé cela dommage.

Parce que forcément, cela déteint un peu sur sa fille qui voit tout ça, qui entend les choses et qui va voir sa propre existence mise à mal à un moment donné...

Comment un enfant peut-il arriver à se construire face aux problèmes des parents et les conséquences que cela entraîne ? On veut toujours les préserver et faire au mieux. Selon nos comportements, il y aura indubitablement des séquelles, un contrecoup.

Quant à Gaby, c'est une enfant pleine de vie, qui sait ce qu'elle veut et qui a beaucoup plus de caractère que sa mère. C'est sûrement pour ça, entre autre chose, que je l'ai autant appréciée.

L'écriture quant à elle n'est pas désagréable; c'est fluide et entraînant mais cela n'a pas vraiment suffi à m'accrocher à certains personnages et dans l'ensemble je ressors un peu mitigée de cette lecture.

En bref, Les noces meurtries ne m'a pas apporté ce que j'attendais mais je pense qu'il n'aurait pas fallu que je le commence maintenant. Quoi qu'il en soit, le personnage d'Hélène ne m'aura pas vraiment convaincue tant elle reste un peu trop passive la majeure partie du temps. Par contre, s'il y a un personnage à découvrir ici c'est bien Gaby, cette adolescente prête à tout pour mener sa vie comme elle l'entend et qui n'hésite pas à se mettre face à son père pour l'affirmer.