lundi 6 février 2017

22/11/63

Auteur : Stephen King
Editions : Albin Michel (2013)
Nbre de pages : 944


Présentation de l'éditeur :
Jake Epping, professeur d’anglais à Lisbon Falls, n’a pu refuser d’accéder à la requête d’un ami mourant : empêcher l’assassinat de Kennedy. Une fissure dans le temps va l’entraîner dans un fascinant voyage dans le passé, en 1958, l’époque d’Elvis et de JFK, des Plymouth Fury et des Everly Brothers, d’un taré solitaire nommé Lee Harvey Oswald et d’une jolie bibliothécaire qui deviendra le grand amour de Jake, un amour qui transgresse toutes les lois du temps.
Avec une extraordinaire énergie créatrice, King revisite au travers d’un suspense vertigineux l’Amérique du baby-boom, des « happy days » et du rock and roll.


Mon avis :

Cela faisait très très très très longtemps que je n'avais pas lu du Stephen King et j'avais envie de retrouver cet auteur avec un roman qui n'allait pas me faire peur mais qui, au contraire, allait de permettre de voir ce que l'auteur était capable de faire dans un autre genre, le thriller fantastique historique.

Cette lecture a été agréable et plutôt globalement positive.

J'ai passé un très bon moment avec Jake Epping qui se fera appelé Georges Amberson lorsqu'il sera en 1958, même si j'ai trouvé aussi certains passages un peu longs.

La découverte de la faille temporelle arrive assez vite dans le roman et j'ai été vraiment happée par tout ce que cela implique : que Jake reste une heure, une journée, une semaine, un mois ou une année en 1958, cela n'équivaudra qu'à 2 minutes dans notre espace temps.

Autant dire que les tentations sont grandes de changer certaines choses mais le passé s'accroche et l'effet papillon est bien là si une quelconque modification se produit.

Le présent se trouve changé, forcément, et pas toujours dans le bon sens... Alors que peut-il en être si l'assassinat de JFK n'avait pas été commis ? Les Etats-Unis seraient-ils pires ou meilleurs que ceux de 2011 dans lesquels vit Jake ?

Cette interrogation m'a beaucoup parlé parce que je me suis posée tant de fois cette même question : et si ? C'est toujours très tentant de s'imaginer ce qui aurait pu être si...

Stephen King l'a fait avec 22/11/63 et, comme je l'ai déjà dit, l'ouvrage est franchement bien fourni et mené pour que le lecteur se laisse emporter.

Pour autant, entre le moment où il traque Lee Harvey Oswald et le fameux jour de l'assassinat, il se passe vraiment beaucoup de temps avant que l'auteur nous conduise à ce moment là.

Certes, la vie de Jake est bouleversée par tout un tas d'évènements, n'oubliez pas que le passé est tenace et fait tout pour rester tel qu'il est ! mais je me dis aussi qu'il aurait pu abréger certains moments.

D'ailleurs, vers la fin, c'est sans honte que j'indique que j'ai sauté une bonne vingtaine de pages qui, pour moi, n'apportaient pas grand'chose. Je voulais savoir ce qui allait se produire dans notre espace temps.

Un peu de longueurs donc mais on est vite remis dans l'engrenage parce que la plume de Stephen King est addictive et même si 22/11/63 présente quelques petits défauts, il n'en demeure pas moins un ouvrage excellemment documenté pour proposer un tel ouvrage aux lecteurs.

Cette lecture me relance donc dans les ouvages du King que j'ai été ravie de retrouver, même si pour moi, 22/11/63 n'égale pas Shining, Rose Madder ou encore La tempête du siècle. Cependant, il est très addictif pour les férus d'Histoire qui aimeraient voir un peu comment l'Amérique aurait pu évoluer si... Stephen King dresse un portrait assez noir de la Société d'aujourd'hui si jamais... mais ça vaut le coup de s'y arrêter parce que, mine de rien, il n'est pas si loin de la réalité qui pourrait être la nôtre dans quelque temps si...

En bref, 22/11/63 est une lecture que je recommande pour peu que vous ayez du temps à y consacrer vu le gros pavé dont il s'agit et que l'Histoire et les passages un peu longs ne vous rebutent pas.

C'est lundi... que lisez-vous ? (143)


Ce rendez-vous hebdomadaire a été créé par Mallou et repris par Galleane.
Le principe est simple, répondre à trois questions : Qu'ai-je lu la semaine précédente ? Que suis-je en train de lire ? Que vais-je lire ensuite ?


Ce que j'ai lu la semaine dernière


J'ai pu lire deux titres (même si j'ai un peu triché vu que La promesse d'un ciel étoilé a été terminé ce matin...) et j'avoue que je suis contente de ce rythme parce que le Stephen King faisait quand même un peu moins de 940 pages, écrit tout petit et des marges étroites. Bref, de quoi passer du temps dessus. Mon avis n'est toujours pas fait mais il va arriver. Globalement 22/11/63 est un bon roman mais pas le meilleur, selon moi, de l'auteur. Il y a quand même des longueurs qui m'ont un peu exaspérée mais dans l'ensemble j'ai passé un très bon moment de lecture.
Quant à La promesse d'un ciel étoilé, ce fut une lecture tellement belle et des émotions en veux-tu en voilà. Surtout les 50 dernières pages m'ont mises à plat, les émotions étaient très fortes et les larmes sont apparues. Un très beau roman. Je vous en reparle très vite.

Ce que je suis en train de lire

Ciudad Juarez, à la frontière entre le Mexique et les Etats-Unis. Ciudad Juarez, ses gangs armés, ses combats clandestins, ses cadavres exposés au soleil. Ciudad Juarez, ses policiers corrompus, ses agents infiltrés et depuis plusieurs semaines maintenant, son mystérieux sniper qui tue impunément le long de la frontière de métal. Le paradis pour les truands, l'enfer pour les autres. Voilà où Paik Dong-Soo, ex officier du Renseignement nord-coréen, a décidé de trouver refuge après avoir quitté New York. Mais c'est là aussi que débarque Nero, le représentant des familles italiennes de la côte Est, pour conclure un important marché avec le patron du cartel local, Torres. Un homme sanguinaire qui parade devant ses affidés, au bras de sa compagne, l'intrigante et sculpturale Salma. Quand Nero reconnaît un jour en Dong-Soo l'homme qui a tué son ancien patron, il n'a plus dès lors qu'un seul projet : rapporter à ses maîtres la tête du Coréen. Seul et affaibli, Dong-Soo devra faire appel à toutes ses ressources pour échapper à ses poursuivants. Autant de crotales pour qui trahir est une seconde nature... Et tuer un véritable plaisir.
Après La promesse d'un ciel étoilé, j'ai besoin de changer radicalement de genre. Ce titre est dans ma PAL depuis quelques mois. Il est grand temps que je le sorte de là.


Ce que je lirai ensuite


Je n'en prévois que deux vu que Crotales est encore un beau pavé. Vu que ce sont les vacances, je pense pouvoir lire les 3 romans sans problème... Enfin, j'espère...

Je vous souhaite une bonne semaine livresque... ou pas.

jeudi 2 février 2017

A thousand pieces of you (T1)

Auteur : Claudia Gray
Editions : Harper Teen (2015)
Nbre de pages : 360


Présentation de l'éditeur :
Marguerite Caine's physicist parents are known for their groundbreaking achievements. Their most astonishing invention, called the Firebird, allows users to jump into multiple universes—and promises to revolutionize science forever. But then Marguerite's father is murdered, and the killer—her parent's handsome, enigmatic assistant Paul—escapes into another dimension before the law can touch him.
Marguerite refuses to let the man who destroyed her family go free. So she races after Paul through different universes, always leaping into another version of herself. But she also meets alternate versions of the people she knows—including Paul, whose life entangles with hers in increasingly familiar ways. Before long she begins to question Paul's guilt—as well as her own heart. And soon she discovers the truth behind her father's death is far more sinister than she expected.

A Thousand Pieces of You explores an amazingly intricate multi-universe where fate is unavoidable, the truth elusive, and love the greatest mystery of all.


Mon avis :

Voilà le deuxième titre pour mon challenge VO et honnêtement je me suis éclatée à suivre Marguerite, Paul et Theo dans les dimensions qu'ils traversent.

Tout commence par le meurtre du père de Marguerite. Cette dernière, très choquée par ce qui s'est passé, accompagnée de Theo, un étudiant en physique qui travaillait avec les parents de Meg, va partir à la recherche de Paul, l'autre étudiant qui a disparu prématurément après ce décès. Marguerite est persuadée de la culpabilité de Paul, d'autant que ce dernier est parti en apportant un Firebird, un petit objet permettant de se déplacer dans les dimensions parallèles au nôtre.

Et nous voilà embarqués avec Marguerite et Theo à la recherche de Paul.

Que vous dire à part que j'ai adhéré dès le début à cette histoire.

Tout m'a plu : l'univers, les divers mondes que découvre Marguerite et l'étrange faculté qu'elle a à prendre la place de la Marguerite du monde qu'elle envahit.

Il y a toute une explication sur le fonctionnement de ce Firebird que j'ai adoré découvrir et lorsque j'ai eu terminé ce tome, je pleurais déjà de ne pas avoir la suite dans ma bibliothèque.

Marguerite est un personnage fort qui va réfléchir à tout ce qui s'est passé dans son monde mais qui va aussi de rendre compte que les choses ne sont pas aussi simples qu'on veut bien le lui faire croire. C'est un personnage que j'ai beaucoup aimé tant par la tendresse qu'elle dégage que cette volonté de ne pas se faire un avis trop tranché, même si au départ elle fonce tête baissée.

Petit à petit, son point de vue évolue et ce grâce aussi à ces voyages dans les divers mondes qu'elle effectue.

Theo est un personnage avec lequel je n'ai pas vraiment accroché. Je le trouvais plutôt faux alors même que c'est plus compliqué que ça avec lui. Je me demande ce qu'il va arriver dans le tome 2.

Quant à Paul, que vous dire à part que je suis tombée en admiration devant ce personnage. Je me doutais qu'il ne pouvait être aussi responsable qu'on voulait bien nous le dire. Que quelque chose se cachait derrière cet assassinat. Mais le Paul de l'époque russe a complètement fait chavirer mon petit coeur. Je crois d'ailleurs que je l'aimais encore plus que celui de l'époque de Marguerite.

Le style est hyper agréable, très fluide et d'une compréhension super simple. C'est bien la première fois que je lis un roman avant autant de facilité et d'envie, tout en me freinant pour le déguster et non pas le dévorer.

J'ai commandé la suite, Ten thousand skies above you, que j'espère recevoir très vite mais The Book Depository a décidé de me faire un peu trop poireauter... Du coup, j'enrage parce qu'une chose est certaine : si je l'avais reçu rapidement, je m'y serais jetée dessus.

Si vous lisez en anglais, aucun doute que vous n'allez faire qu'une bouchée de ce roman et si vous accrochez bien, il vous faudra la suite rapidement. Pour ceux qui n'ont pas encore franchi le cap de la lecture en VO anglais, n'hésitez pas à tenter ce roman là qui est vraiment très simple à comprendre. Même les descriptions sont accessibles. Je n'ai vraiment ressenti aucune difficulté et pour une fois ça fait super plaisir. Cela donne même envie de continuer à lire encore et encore en anglais et ne plus s'arrêter. En tout cas, avec Claudia Gray, dont j'ai mis aussi la série Spellcaster dans ma wishlist mais j'attends d'avoir d'abord lu la saga A thousand pieces of you avant de me lancer dans l'autre qui parle de sorcières, le vocabulaire et l'écriture sont très abordables.

En bref, A thousand pieces of you a été une lecture extraordinaire que je regrette d'avoir terminée aussi vite (même si j'ai mis quand même plus de 3 semaines pour en venir à bout, ne lisant que 2-3 chapitres par jour, quand je le pouvais, pour le déguster comme il se doit). Je ne peux que vous le recommander car pour moi c'est un joli petit coup de coeur VO en ce début d'année 2017 et ça fait du bien !

  

mardi 31 janvier 2017

Blackout baby

Auteur : Michel Moatti
Editions : HC Editions (2014)
Nbre de pages : 350


Présentation de l'éditeur :
Londres, 1942.
Alors que la ville est encore traumatisée par le Blitz, un tueur en série profite du blackout pour violet et mutiler ses victimes. Sur chaque scène de crime, il laisse des messages codés qui amènent les enquêteurs toujours plus loin dans l'horreur...
Scotland Yard est dépassé et la presse a déjà trouvé un surnom à ce tueur sanguinaire qui agit dans l'ombre : le Blackout Ripper.
Amelia Pritlowe, qui pensait en avoir fini avec ses fantômes du passé, va reprendre sa traque...

Toujours inspiré par des faits réels - le Blackout Ripper a réellement existé, fragilisant un peu plus une ville et un gouvernement en guerre - Michel Moatti réveille avec un réalisme effrayant cette période noire de l'histoire de Londres.


Mon avis :

Blackout baby est le deuxième titre de l'auteur que je découvre après Retour à Whitechapel et, encore une fois, j'ai passé un très bon moment de lecture et d'enquête policière à travers le Londres de 1942.

Je n'entrerai pas plus dans les détails de cet ouvrage vu que la présentation de l'éditeur en dit suffisamment pour vous permettre de savoir dans quoi vous allez vous engagez si vous vous décidez à lire ce livre.

Ce que je peux vous dire c'est que Michel Moatti va nous permettre de découvrir un homme bien particulier avec une caractéristique que je ne connaissais pas du tout ce qui nous rend le personnage encore plus sombre que n'importe quel autre serial killer.

Je ne dis pas que les autres meurtriers sont de la "gnognotte" à côté de lui mais franchement voir comment cet homme s'y prend pour assassiner ces femmes et le plaisir qu'il y prend est juste indescriptible.

J'ai retrouvé avec plaisir Amelia Pritlowe que j'avais rencontrée dans le précédent opus mais j'ai trouvé aussi que son passé était peut-être un peu trop présent. Du coup, par moment, je trouvais le récit un peu lent alors même que j'aurais aimé que cela bouge davantage.

Mais Michel Moatti a cette faculté bien particulière de rebondir avec des évènements que le lecteur ne voit pas forcément arriver et la lecture redevient très addictive.

Qu'il s'agisse de la recherche de cet homme ou de l'enquête en général, j'ai vraiment beaucoup aimé évoluer dans cette période déjà sombre par les évènements historiques qui s'y passent.

Même si les faits réels sont mélangés à la fiction, le lecteur ne voit pas du tout le faux du vrai tellement il est embrigadé dans ces meurtres et cette folie qui prend cet homme à chaque fois qu'il rencontre une femme...

C'est encore une lecture foisonnante de détails et de recherches que j'ai beaucoup aimé découvrir et je remercie sincèrement l'auteur de me permettre de découvrir des ouvrages aussi bien fournis.

Lorsque l'on aime autant le roman policier que le roman historique, ces livres là deviennent vite des pépites et des incontournables.

Blackout baby a donc été une excellente découverte d'un homme bien particulier qui, malgré les horreurs qu'il a faites, m'a fait ressentir une certaine dose d'empathie. Je sais que c'est assez inadéquat et j'ai détesté sa façon de voir la femme mais d'un autre côté, j'essayais de trouver pourquoi il agissait comme ça et qu'est ce qui, dans son enfance, avait pu entraîner une telle haine...

Contrairement à Retour àWhitechapel, on sait ce qu'il advient de cet homme une fois qu'il est arrêté. On voit aussi les limites des recherches scientifiques qui entravent les enquêtes à cette époque. C'est aussi ce que j'aime dans ce genre de roman : voir l'évolution s'opérer, même si en 1942 nous n'étions qu'aux balbutiements des analyses que l'on peut faire aujourd'hui...

Blackout baby est donc un roman que je conseille à tous les amoureux de roman policier historique rigoureux. La plume de l'auteur est toujours aussi exquise, les personnages aussi attachants qu'horribles, et ses recherches pour fonder un tel roman sont pointilleuses de telle sorte que l'on déguste le roman au lieu de le dévorer. Il demande que l'on se pose pour goûter toutes les subtilités de cet homme si particulier, appelé le Blackout Ripper.

lundi 30 janvier 2017

C'est lundi... que lisez-vous ? (142)


Ce rendez-vous hebdomadaire a été créé par Mallou et repris par Galleane.
Le principe est simple, répondre à trois questions : Qu'ai-je lu la semaine précédente ? Que suis-je en train de lire ? Que vais-je lire ensuite ?

Ce que j'ai lu la semaine dernière


Une petite semaine vu mais avec des ouvrages qui m'ont particulièrement plu. Blackout baby se déroule à Londres en 1942, durant le Blitz, et j'ai été ravie de retrouver Amelia Pritlowe dans cette enquête. Mon avis arrive dans la journée.
Et hier, j'ai terminé ma lecture VO A thousand pieces of you. Que vous dire à part que j'ai passé un magnifique mois de janvier en compagnie de Marguerite, Paul et Theo et qu'il me tarde d'avoir la suite pour continuer. Mon avis arrive dans la semaine mais je ne peux que vous le conseiller si vous lisez en anglais ou si vous voulez vous lancer dans la lecture originale. Le style est simple et les dialogues également. L'univers est génial et les personnages très attachants.

Ce que je suis en train de lire



Je continue mon voyage dans le temps, en 1958, avec ce Stephen King. Je me régale et je compte bien n'en faire qu'une bouchée cette semaine. C'est un gros pavé de plus de 900 pages et j'en suis à peine à 390 pages lues. Je dois le rendre samedi à ma médiathèque. J'ai intérêt à mettre le turbo.

Ce que je lirai ensuite

Aucun projet cette semaine vu que 22/11/63 est une priorité absolue. Après, bien entendu, je reprendrai mes SP et une lecture VO pour le mois de février. Mais j'en reparlerai la semaine prochaine.

Et vous ? Que lisez-vous ?

Je vous souhaite une très bonne semaine livresque ou pas.

jeudi 26 janvier 2017

Poldark : Les falaises de Cornouailles (T1)

Auteur : Winston Graham
Editions : L'Archipel (2017)
Nbre de pages : 312


Présentation de l'éditeur :
1783. Après avoir pris part à la Guerre d’Indépendance, le jeune et fougueux Ross Poldark quitte l’armée britannique et l’Amérique pour retrouver les siens.
C’est un homme blessé qui rejoint ses falaises de Cornouailles. Là, il trouve le domaine familial en déshérence : son père vient de mourir et Elizabeth, sa fiancée, a rompu sa promesse pour en épouser un autre…
Se repliant sur lui-même, il décide de relancer le domaine. Agriculture, élevage, prospection minière, il se bat sur tous les fronts. Et se lie même avec ses fermiers et ouvriers – quitte à se brouiller avec ses proches et l’aristocratie locale.
Un jour, lors d’une foire aux bestiaux, il prend la défense d’une fillette de treize ans, Demelza, qu’il ramène chez lui et engage à son service comme domestique.
Les années passent, Demelza s’épanouit. Et ce qui devait arriver… Quitte à choquer une fois de plus les bien-pensants, Ross n’écoutera que son cœur.


Mon avis :

J'avais repéré cette saga en VO et je ne me doutais pas un seul instant qu'elle allait paraître cette année aux Editions L'Archipel. Du coup, quelle surprise ce fût de voir que le tome 1 allait être disponible. Je m'y suis jetée dessus, tant j'avais envie de découvrir enfin cette série qui est diffusée sur Netflix mais que je n'ai pas malheureusement.

L'histoire est vraiment bien menée et les personnages sont juste géniaux à suivre.

Ross Poldark est un homme d'une vingtaine d'années qui revient des Amériques avec des blessures qui le marquent à vie. C'est aussi un homme juste, droit qui n'y va pas par quatre chemin lorsque les problèmes doivent être réglés. Mais c'est un homme aussi blessé par l'amour qu'il a perdu...

Autant dire que ce personnage est mon chouchou. Il y en a un autre, en la personne de Demelza, que Ross va rencontrer dans ce premier tome.

Les deux forment un duo que j'ai tellement adoré qu'il m'a été pénible d'arriver à la fin de ce tome sans avoir déjà la suite dans ma bibliothèque.

A l'heure où je vous écris cet article, j'ai même très envie de relire ce premier tome tant j'ai passé de très bons moments avec les uns et les autres. Les complots, les non-dits, les membres d'une même famille qui se heurtent parce qu'ils n'ont pas les mêmes idées... Tout est mis en place par l'auteur pour vous accrocher littéralement à son ouvrage et faire en sorte que vous ne vouliez pas en sortir.

Le seul reproche que je pourrais faire à ce premier opus sont les coquilles qui restent en début d'ouvrage. En effet, dans le prologue nous apprenons que Joshua Poldark (le père de Ross) décède en 1783 puis en page 16 nous lisons "Le petit employé de bureau avait entendu parler des Porldark, de Joshua surtout qui, dans les années 1850, avait la réputation d'être un danger pour toute femme..."

Je vois mal comment un homme mort en 1783 peut être un danger pour une femme vers 1850 ?! 😊

Bref, quelques coquilles donc qui m'ont mises un peu à rude épreuve surtout lorsque l'on démarre une saga parce qu'il n'est pas forcément évident de bien se placer dans le temps si de telles erreurs surviennent dès le départ.

Mais ce n'est vraiment qu'un petit détail à corriger parce que, s'agissant de tout le reste (personnages et intrigues), le livre est vraiment passionnant et prenant et, à aucun moment, j'ai eu envie de le lâcher pour faire autre chose.

En bref, ce premier tome de Poldark m'a littéralement enchantée au point que je regrette de ne pas avoir déjà la suite dans ma PAL (le tome 2, "Au-delà de la tempête", sort le 15 mars prochain). Si vous aimez les romances historiques bien écrites et bien composées, alors cette saga là est faite pour vous. Il est juste à noter que la série Poldark comprendra 12 tomes. De quoi me ravir ! 

mardi 24 janvier 2017

Les loups à leur porte

Auteur : Jérémy Fel
Editions : Rivages (2015)
Nbre de pages : 434


Présentation de l'éditeur :
Une maison qui brûle à l'horizon ; un homme, Duane, qui se met en danger pour venir en aide à un petit garçon qu'il connaît à peine ; une femme, Mary Beth, serveuse dans un dîner perdu en plein milieu de l'Indiana, forcée de faire à nouveau face à un passé qu'elle avait tenté de fuir ; et un couple, Paul et Martha, pourtant sans histoires, qui laisseront un soir de tempête, entrer chez eux un mal bien plus dévastateur. Qu'est-ce ce qui unit tous ces personnages ? Quel secret inavoué les lie ? Jérémy Fel nous livre ici un grand puzzle feuilletonesque à l'atmosphère énigmatique et troublante entre Twin Peaks, Stephen King et Joyce Carol Oates.


Mon avis :

Depuis quelques mois, j'ai très envie de lire du thriller et ce titre avait été un gros coup de coeur de Séverine de la chaîne Ilestbiencelivre. Elle en a tellement fait d'éloges que je me suis dit que je ne pouvais pas passer à côté et vu qu'il était disponible à ma médiathèque, je n'ai pas réfléchi longtemps avant de l'emprunter.

Mais... ma lecture n'a pas été aussi fructueuse que ce je l'avais imaginé...

Si vous cherchez un roman très sombre, très froid et dont les personnages sont autant attachants que détestables voire même complètement timbrés, ce livre est fait pour vous.

En effet, dans ce roman, nous allons suivre non pas une histoire mais deux.

Tout d'abord, celle de Daryl dont il est question et il m'a fait halluciner. Cela se déroule aux Etats-Unis et je peux vous assurer que dès les premières pages vous avez le stress qui monte à un point que j'étais loin d'imaginer. Et c'est sans compter sur la fin de ce premier chapitre... Hallucinant, je vous le dis !!!

Et puis, il y a le deuxième chapitre dans lequel on rencontre Duane. Un personnage que j'ai beaucoup apprécié même si je restais sur mes gardes, ne sachant pas s'il cachait sa véritable attitude pour faire des choses inimaginables par la suite... Je vous le redis, le premier chapitre m'avait retourné le cerveau alors...

Et puis il y a Claire dans le troisième chapitre et là, nous sommes en France...

Je crois que j'aurais aimé être avertie que l'histoire se passait dans deux pays, avec deux thématiques différentes qui finissent par se rejoindre à la fin.

D'ailleurs, pour les futurs lecteurs de ce roman, pensez à bien vous rappeler de chaque personnage que vous allez rencontrer parce qu'il y a indubitablement un lien entre eux, chose dont je n'avais pas noté l'importance au départ et j'ai dû relire quelques passages dans certains chapitres pour me rappeler où j'avais fait la connaissance d'un tel ou d'une telle.

Non seulement nous allons vivre ici une histoire horrible d'un meurtrier sans pitié mais nous aurons également une part plus fantastique avec le méchant croque-mitaine et tout ce qui touche à ces légendes qui effraient tant les enfants.

Ces frayeurs forgent l'adulte par la suite. Soit il n'y croit plus et tout se passe pour le mieux soit ce n'est pas le cas et là... lisez Les loups à leur porte !

Etant très cartésienne dans l'âme, j'avoue avoir eu plus de difficulté avec les chapitres se déroulant en France, donc du côté fantastique de la narration. Je ne voyais d'ailleurs pas le rapport avec celle se déroulant aux Etats-Unis et dont chaque chapitre m'a vraiment ébranlée au plus haut point.

D'ailleurs, je ne vous conseille pas de mettre ce roman dans des mains trop jeunes, même si votre adolescent aime les thrillers. C'est vraiment très dur et certains passages sont très marquants, même visuellement parlant.

Je crois que de mémoire je n'ai pas ressenti autant de dégoût avec un thriller. Pourtant, j'en ai lu des bouquins !

Jérémy Fel, avec une écriture tout de même accrocheuse et très fluide mais percutante, donne de bons coups de poing à son lecteur. Soyez prévenu, vous ne sortirez pas indemne de cette lecture.

Alors aimé ou pas aimé ?! J'avoue ne pas le savoir alors même que j'ai terminé ce bouquin en milieu de semaine dernière. J'ai été incapable de me poser pour dresser cet avis. J'étais perturbée mais surtout complètement traumatisée par ce que j'avais lu. Cela démontre la qualité de l'ouvrage et la pertinence de ce qu'il y a dedans mais franchement il faut les nerfs et l'estomac bien accrochés.

En bref, Les loups à leur porte est un roman que je ne regrette pas d'avoir lu et je remercie Séverine pour ce conseil de lecture même si, pour moi, il a été dur à digérer. Si vous êtes trop sensible, abstenez-vous de le lire. Par contre, si vous avez le coeur bien accroché et que vous aimez les personnages machiavéliques ou torturés par leur passé, n'hésitez pas une seconde.