lundi 5 décembre 2016

Irena Sendlerowa : Juste parmi les nations

Auteur : Gilbert Sinoué
Editions : Don Quichotte (2016)
Nbre de pages : 294



Présentation de l'éditeur :
A partir de 1942, au péril de sa vie, Irena Sendlerowa, employée au Comité d'Aide sociale de Varsovie, réussit à faire évader près de deux mille cinq cents enfants du ghetto juif, alors gardé jour et nuit par les soldats nazis. Rusant auprès des autorités, elle les fait passer par les caves ou par les canalisations, dans des boîtes en carton, des valises, des sacs à dos, des taies d'oreiller, sous des ordures et même, une nuit, dans une boîte à outils. Irena Sendlerowa (1910-2008), résistante polonaise, a été déclarée "Juste parmi les nations" en 1965.


Mon avis :

J'ai fini cette lecture la semaine dernière et il est temps de vous en parler.

Avec le dernier roman signé Gilbert Sinoué, vous allez partir à la découverte d'un personnage qui s'est battu pour les enfants juifs du ghetto de Varsovie : Irena Sendlerowa.

C'est une femme dont je n'avais pas du tout entendu parler. Du coup, lorsque j'ai vu ce titre dans le programme des parutions aux Editions Don Quichotte, et sachant que Gilbert Sinoué est un écrivain que j'aime beaucoup, il ne m'en a pas fallu beaucoup pour vouloir le lire.

L'ensemble est très bien conçu par l'auteur car il va nous permettre de voir ce que fut la vie des juifs dans le ghetto de Varsovie et comment ce ghetto a été décidé par les nazis.

Pour autant, j'avoue avoir attendu un peu plus de cet ouvrage que ce qu'il présente.

Gilbert Sinoué va, en effet, survoler un peu trop rapidement l'ensemble, même si bien sûr l'ouvrage conserve des moments forts et particulièrement prenants.

Du coup, le fait que l'on passe un peu du coq à l'âne sur certains passages, cela ne m'a pas permis de ressentir autant d'émotions que ce que j'aurais pu le croire avant de démarrer cette lecture.

Et même si le personnage d'Irena Sendlerowa marquera l'Histoire de la Seconde Guerre Mondiale, maintenant que les auteurs se penchent sur son cas, car jusqu'en 1999, elle n'était pas du tout connue du grand public, il n'en demeure pas moins que durant ma lecture je n'ai jamais eu d'angoisse particulière pour elle.

Peut-être est-ce dû à un prologue qui nous la présente en 2008 et que l'on sait donc d'avance qu'elle a survécu à tout ce qu'elle a pu organiser. Mais cela n'enlèvera pas tout ce qu'elle a pu endurer à Varsovie.

Cependant, les détails qui auraient pu rendre plus percutant ce roman n'y sont que dans une moindre mesure. Bien sûr on sait comment faisait la Gestapo pour obtenir des renseignements. Bien sûr que les nazis ont organisé des rafles. Mais ici, et même si c'est présent dans les pages, je n'ai pas trouvé que c'était vraiment à la hauteur d'un roman se devant être un devoir de mémoire.

Du coup, même si on sait qu'Irena Sendlerowa a maintes fois mis sa vie en danger pour sauver ces enfants (près de 2500 tout de même !), même si elle a été arrêtée par la Gestapo et même si certains passages donnent quelques détails de ce que fut cette vie dans le ghetto de Varsovie, il reste un peu trop léger au point que, malheureusement, je n'ai pas ressenti autant d'émotions et je suis restée très extérieure à ce que l'on me racontait.

Cela n'enlève pas la découverte d'une femme qui mérite d'être connue pour sa bonté, son coeur immense et tout ce qu'elle a pu faire pour ces enfants du ghetto.

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