mardi 4 novembre 2014

Sous la surface

Auteur : Martin Michaud
Editions : Kennes (2014)
Nbre de pages : 347

Présentation de l'éditeur :
La veille du Super Tuesday, jour crucial des élections primaires américaines, l'écrivaine et ancienne top-modèle Leah Hammett débarque à Lowell avec son mari, Patrick Adams, candidat favori à l'investiture démocrate.
Vingt-cinq ans après avoir quitté sa ville natale sans jamais y revenir, Leah voit son passé ressurgir avec violence, une violence aussi forte que les espérances qu'il suscite...


Mon avis :

Nouvelle découverte québécoise avec ce suspense de Martin Michaud qui m'a tenue en haleine durant toute ma lecture.

Nous sommes immergés dans un engrenage qui va au-delà de la politique et dès le début, on se pose tout un tas de questions.

Nous faisons d'abord la connaisssance de Leah Hammett, en 1991, alors qu'elle est avec son petit-ami de l'époque. Un fait se produit et l'auteur nous propulse, dans le chapitre suivant, 25 ans plus tard. Pourquoi ?... Il vous faudra lire le roman pour le savoir (oui je sais, je suis un brin sadique mais c'est pour la bonne cause).

A partir de là, nous allons suivre Leah dans la campagne de son mari, Patrick Adams. Le personnage de Leah est plutôt énigmatique mais on ne peut pas s'empêcher de ressentir de l'empathie pour elle. Son passé la rattrape mais qui est derrière tout ça ? Je me suis aussi demandée, à de nombreuses reprises, si elle tenait vraiment à son mari. Si ce mariage n'était pas tout simplement une fadaise. D'ailleurs, Leah le dit elle-même : il y a deux femmes en elle, la gentille Leah et la Lee colérique.

J'ai beaucoup aimé me plonger dans ce suspense politique et comprendre les tenants et les aboutissants. L'écriture est fluide et accrocheuse et Martin Michaud ne lâche rien jusqu'à la dernière page.

Je m'attendais cependant à quelque chose de plus sanglant, de plus sombre. C'est ce que j'attends d'un thriller à proprement parler. Or, Sous la surface n'est pas vraiment un thriller. C'est plus un très bon roman à suspense sur thème de politique qu'autre chose. Personnellement, cela ne m'a pas dérangée. Bien au contraire. Au moment où j'ai commencé ce roman, j'avais envie de quelque chose qui bouge, qui me donne à réfléchir et qui m'emporte dans des complots bien ficelés.

J'ai eu tout ce qu'il faut avec ce livre et je ne regrette absolument pas ma découverte. Voilà encore un auteur québécois que je vais suivre avec les prochaines parutions à venir en 2015.

L'intrigue est très bien organisée et nous ne sommes jamais sûrs à 100% des personnages. Il y a toujours un doute qui s'installe quoi que les uns et les autres puissent dire.

Même si la finalité de tout ça ne m'a pas surprise, les toutes dernières pages m'ont quand même bluffée. Ce fût une vraie surprise qui a donné une dimension plus particulière à ce roman. Le lecteur, du coup, prend l'histoire différemment. Même terminé, je continuais à me poser des questions sur tout ce qui avait été raconté.

Ce premier roman de l'auteur publié en France ne sera pas le dernier puisque d'autres titres vont suivre tout au long de l'année 2015, avec notamment Il ne faut pas parler dans l'ascenseur, prévu normalement en mars prochain.

Autant vous le dire d'emblée, je suis au taquet pour le découvrir tant la plume de Martin Michaud m'a plu et j'espère que les lecteurs français lui donneront l'accueil qu'il mérite.

Merci aux Edition Kennes pour cette nouvelle lecture et leur confiance renouvelée.




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