mercredi 14 mai 2014

Challenge Livra'deux pour Pal'Addict (9)


 
Nouvelle session pour ce challenge que je continue à faire avec plaisir et cette fois-ci avec ma chère Lisalor.
 
Le principe :
En binôme, chacun choisi dans la PAL de l'autre, trois livres :
* Qu'il a lu et aimerait faire découvrir à son partenaire
* Dont il aimerait avoir l'avis d'un ami
* Des titres qui vous interpellent pour leur résumé...
Sur ces trois livres, vous en choisissez un et dans un délai imparti, vous devez le lire et en faire un avis.
 
Les dates :
Le challenge se déroule de mai à juillet et le livre choisi doit être lu pour le 31 juillet maximum.
 
Les livres choisis par Lisalor pour mon challenge :
- Le pacte des Marchombres : Ellana (T1) de Pierre Bottero
- La tendresse des loups de Stef Penney
Jusqu'à ce que la mort nous unisse de Karine Giebel
 



Les livres que j'ai sélectionnés pour Lisalor :
- Le dernier homme bon de A.J. Azinski (que j'ai dans ma PAL mais pas encore lu)
- Le dernier souffle (T3) de Fiona McIntosh (excellent final pour cette trilogie que j'ai adorée)
- Le totem du loup de Jiang Rong (un livre pour lequel j'ai eu un coup de cœur. Roman initiatique dans lequel on évolue au cœur de la savane tzigane. Un livre majestueux pour ceux qui aiment l'évasion. Mon avis se trouve sur mon ancien blog si ça vous intéresse).
 
 
Pour l'instant, je n'ai pas arrêté mon choix et j'avoue que cela va être dur de choisir. Je vais attendre un peu avant de me décider vraiment.
 
 

Mes premiers bilingues (Editions Nathan)

Aujourd'hui, j'ai décidé de vous présenter les deux premiers tomes d'une nouvelle série des Editions Nathan que nous avons découverts avec Kylian. Ce sont des ouvrages magnifiques qui permettent à l'enfant de faire ses premiers pas dans l'apprentissage de l'anglais.
 
Let's go to school (Tome 1)
Auteurs/Illustratrice : Oriane Lallemand & Tamara Page-Jones / Elsa Fouquier
Collection : Mes premiers bilingues
Nbre de pages : 32
Prix : 7,50€
Présentation de l'éditeur :
C'est la rentrée. Tout comme l'an dernier... sauf la maîtresse, qui a changé. Mais la nouvelle est bizarre. Elle ressemble... à un dragon !
 
Let's play with colours (Tome 2)
Auteurs/Illustratrice : Oriane Lallemand & Tamara Page-Jones / Elsa Fouquier
Collection : Mes premiers bilingues
Nbre de pages : 32
Prix : 7,50€
Présentation de l'éditeur :
Tous les adultes de la forêt enchantée sont à un congrès de sorciers. Jenny et Jack vont pouvoir s'amuser. Et quelle meilleure idée que de jouer avec le grimoire de maman ? Et si Jenny jouait avec les couleurs ? Euh... oups... Bêtise !

Mon avis :
 
Voilà une nouvelle série qui nous a enchantés, Kylian et moi. Pas vraiment emballé au départ pour lire ces livres parce qu'il y avait de l'anglais dedans, mon fils, hier soir, a eu un déclic en voyant que j'allais les mettre sur mon blog pour vous les présenter.
 
Du coup, un livre lu hier soir et un autre ce matin avec un enthousiasme qui m'a fait énormément plaisir parce que j'adooore l'anglais.
 
Hier soir, Kylian n'a lu que la partie en français et il m'écoutait lui lire les petites bulles comportant les quelques mots en anglais, me demandant aussi de lui dire ce que cela signifiait.
 
On a donc joué avec le tome 1 pour retrouver the book, the pen, the bag; voir the rubber se transformer. On a aussi trouvé la fameuse teacher et cela lui a beaucoup plu de se rendre compte qu'avec un peu d'aide on peut parfaitement maîtriser quelques mots dans une langue étrangère.
 
Ce matin, nous avons joué avec les colours et cette fois-ci, c'est lui-même qui a lu les bulles vu qu'il a appris l'année dernière les couleurs en anglais. Il a même réussi à me dire ce que voulait dire : "Look, Jack !" "Stop it !"
 
Notre première rencontre avec le bilinguisme c'est donc passé à la perfection. Je n'aurais pas cru que cela soit possible vu le peu d'enthousiasme, au départ, qu'il avait pour ces livres.
 
Son manque d'assurance lui gâche un peu la vie mais il veut franchir un pas de plus en écoutant ces histoires puisqu'elles sont disponibles en scannant le flash code sur le livre ou à cette adresse : http://colours.nathan.fr
 
Voilà une excellente mise en bouche pour l'apprentissage de l'anglais pour nos enfants et j'en suis plus que ravie. Les livres sont, par ailleurs, d'une qualité parfaite, les dessins sont frais, rigolos avec des couleurs attrayantes. Tout est mis en œuvre pour que ça plaise, que l'enfant revienne sur le livre et avec Kylian c'est réussi à 100%.
 
Si mon fils a réussi à franchir le pas de ces lectures, je ne doute pas que les vôtres le feront également. En tout cas, ce sont des ouvrages que je conseille aux parents qui souhaitent que leurs enfants apprennent l'anglais en douceur, avec eux, le soir au coucher ou durant des petites pauses dans la journée.
 
Un grand merci encore aux Editions Nathan pour ces découvertes.
 
 
 


mardi 13 mai 2014

Portrait de l'assassin en artiste

Auteur : David Morrell
Editions : Marabout (2014)
Collection : Marabooks
Nbre de pages : 448

Présentation de l'éditeur :
1854. Thomas de Quincey, célèbre pour son livre Les Confessions d'un Opiomane anglais, est le principal suspect d'une série de meurtres sanglants qui ont terrorisé Londres quarante-trois ans plus tôt, et dont le mode opératoire semble être inspiré d'un essai dont Quincey est également l'auteur : De l'Assassinat considéré comme un des beaux-arts. Déterminé à laver son nom de tout soupçon mais ravagé par les effets de l'opium, de Quincey reçoit l'aide de sa fille dévouée, Emily, et d'une paire de détectives de Scotland Yard tenaces.
David Morrell fait ressurgir avec brio des méandres de l'histoire Thomas de Quincey, le Londres victorien et les meurtres de Ratcliffe Highway. Les rues perdues dans le brouillard deviennent le théâtre d'un duel entre une star du monde littéraire et un meurtrier habile, dont les vies sont liées par des secrets enfouis dans leurs passés.



Mon avis :
 
Terminé en fin de semaine dernière, j'ai passé 5 jours sur cet ouvrage de David Morrell qui m'a replongée dans le Londres victorien, en 1854.

Point besoin de vous faire une présentation du début puisque celle de l'éditeur explique parfaitement ce qu'il va en être.

Dès le départ, j'ai été emportée par le fait que j'allais découvrir un auteur opiomane et pour lequel j'ai fait des recherches sur le net pour encore mieux le percevoir et honnêtement, ce livre de David Morrell vaut vraiment le détour si vous voulez vous plongez dans une atmosphère pesante, retrouver ce Londres brumeux du XIXème avec tout ce qui fait son charme... ou pas.

Ce qui j'ai vraiment apprécié ici ce n'est pas seulement le fait que l'on se plonge dans une intrigue somme toute assez classique dans le genre (et j'avoue ne pas avoir frémi lors des descriptions des meurtres perpétrés) mais ce sont vraiment les personnages réels et fictifs mélangés, le quasiment début de Scotland Yard (cela fait 10 ans qu'ils sont place) et enfin l'évolution (difficile malgré tout) des mentalités grâce au personnage d'Emily. Cette femme va ébranler à de nombreuses reprises les hommes que le lecteur va découvrir tout au long de l'ouvrage.

Tous les personnages ont une force incommensurable dans leur façon d'agir ou de penser. Qu'il s'agisse de Thomas de Quincey qui veut prouver son innocence mais surtout découvrir qui massacre ces familles, Emily (sa fille) qui va se joindre aux enquêteurs alors qu'à cette époque la femme n'était pas autorisée à faire une telle chose, l'agent Becker (souhaitant ardemment devenir lieutenant puis inspecteur) et enfin l'inspecteur Ryan qui ne va pas être au bout de ses surprises.

Tous m'ont vraiment beaucoup plu et touchée : Quincey parce qu'il est tellement drogué par le laudanum que l'on se demande comment il a fait pour ne pas mourir depuis le temps qu'il en prend et les doses qu'il ne cesse d'augmenter, Emily parce qu'elle est tellement contemporaine par les questions qu'elle ose poser, les arguments qu'elle déploie pour démontrer ce qui cloche, Ryan par son côté frustré d'être irlandais dans un Londres qui conçoit mal que cet homme aux cheveux roux puisse avoir autorité sur les habitants et enfin Becker par sa volonté d'aller au-delà du danger pour apporter son aide à l'inspecteur mais aussi à Emily qui lui plaît de plus en plus.

On entre ici dans un policier historique parfaitement maîtrisé tant le réel et l'imaginaire sont habilement mêlés. Même si j'ai trouvé l'explication des meurtres un peu facile, le reste m'a tellement accrochée que je n'avais pas envie de sortir de ce livre.

L'auteur explique, d'ailleurs en fin d'ouvrage, comment il est venu à concevoir Portrait de l'assassin en artiste et le fait qu'il ait mis 2 ans pour en venir à bout ne m'étonne pas du tout. Le travail de recherche se ressent énormément pour que tout puisse s'imbrique parfaitement et cela donne un ouvrage d'une excellente qualité littéraire et historique.

Il n'y a aucune fausse note et le lecteur reste plongé dans ce Londres sinistre de 1854 que l'on parcourt pendant quelques mois en se posant toujours ces mêmes questions : qui ? pourquoi ?

David Morrell a une plume qui facilite également cette entrée dans son univers pesant, tant l'ensemble est fluide et stressant. On ne sait jamais ce qui va arriver; on fait comme les personnages : on avance doucement, on tente de savoir qui est l'auteur de tout ces crimes, on fait machine arrière et entre temps les meurtres se cumulent.

Portrait de l'assassin en artiste est un excellent policier historique que j'ai vraiment beaucoup aimé lire, en prenant mon temps pour encore mieux m'en imprégner. Pour tous ceux qui aiment ce genre, n'hésitez pas à le tenter. Sinon vous passeriez à côté d'une très belle découverte.

Je remercie les Editions Marabout pour cette magnifique lecture.

dimanche 11 mai 2014

Sidhe : La diseuse d'ombres (T1)

Auteur : Sandy Williams
Editions : Milady (2013)
Nbre de pages : 328

Présentation de l'éditeur :
McKenzie Lewis est différente : non seulement elle voit les faes mais, elle a le pouvoir de retrouver leur trace lorsqu’ils se téléportent. Capacité inestimable pour le roi des faes qui tente d’arrêter les rebelles sanguinaires. Mais lorsque Mac est enlevée par ces derniers, elle se retrouve confrontée à un dilemme : placer sa confiance en Kyol, le maître d’armes du roi qu’elle aime en secret depuis dix ans, ou en Aren, le meneur des rebelles qui tente de lui montrer le véritable visage de la cour…




Mon avis :

Voilà un livre que j'avais dans ma PAL depuis pas mal de temps et que j'ai proposé en lecture commune sur le forum de Merry. Si j'ai été ravie de constater qu'il avait été choisi parmi le lot des propositions faites, j'avoue que lorsque je l'ai commencé, et jusqu'à la moitié du bouquin, j'ai été un peu déçue.
 
Déçue, tout d'abord, parce qu'on entre de but en blanc dans un univers dans lequel l'auteur ne nous explique rien ou peu de choses. Lorsque l'on me balance dans une scène où l'action se déroule déjà, je suis perdue.
 
Quand, en plus, on use de termes que je ne connais pas parce que je ne sais pas dans quel univers j'évolue, là c'est carrément la cata !
 
Du coup, ce fût dur et compliqué de m'intéresser à ce que Sandy Williams me racontait et je râlais tant et plus dès que j'avais des mots du genre : l'armure jaedric, kaesha (qui est un surnom mais on ne sait pas exactement à quoi il correspond), nalkin-shom, amajur...
 
Je ne vais pas non plus faire l'énumération complète des termes qui m'ont gênés au départ sinon je ne m'en sortirais pas mais bon quand je démarre un bouquin et que durant les 25 premières pages on me sort de tels noms, j'aime savoir de quoi il s'agit.
 
Il m'a donc fallu du temps, trop de temps d'ailleurs, pour bien m'encrer dans cet univers et comprendre tous les tenants et aboutissants.
 
Heureusement, par la suite cela s'arrange et j'ai réussi à m'intéresser aux personnages que sont Aren, Kyol et McKenzie mais globalement ce fût quand même laborieux. Mazette !!
 
Tenter d'assimiler ce que voyait McKenzie quand des méchants arrivaient dans le monde réel à travers des brèches et repartaient dans le monde... euh... parallèle (??) appelé tout simplement Royaume, ce n'était pas du tout évident, non plus.
 
En fait, j'ai été pas mal désarçonnée et j'avoue que je garde un avis positif parce que j'ai envie de lire la suite mais très mitigée aussi.
 
Si l'auteur avait fait une narration chronologique en expliquant tout bien correctement dès le début, je n'aurais pas ressenti cette gêne qui a traîné pendant longtemps, sans compter que les noms de certains personnages sont à tomber par terre et que je m'y reprenais à deux fois pour les lire correctement.
 
A cela s'ajoute aussi une intrigue très/trop simple : une guerre entre deux clans : la Cour contre les rebelles à cause de la technologie humaine qui entrave leur magie s'ils l'utilisent. Les uns veulent pouvoir avoir accès à cette technologie, les autres non. Et puis, il y est aussi question de portails mais ça on ne l'apprend que plus tard...
 
Les personnages n'ont rien de révolutionnaire et on tombe encore une fois dans une sorte de triangle amoureux même si, j'avoue, qu'au début c'est assez compliqué entre Kyol et McKenzie qui se connaissent depuis plus de 10 ans et puis Aren arrive alors...
 
Il y a des combats, il y a du toute, de la déception, une envie de prendre sa revanche et puis les sentiments sont quand même là. Qui choisir ? Ne fait-elle pas le mauvais choix ?
 
Bref, c'est du classique mais ça donne un peu de piment dans une intrigue assez plate.
 
Au final, et comme je le disais plus haut, même si mon ressenti est mitigé, j'en ressors malgré tout avec l'envie de lire la suite (je dois être maso d'une certaine façon). J'espère seulement que maintenant que tout est placé et que j'ai saisi certaines choses on ne vienne pas tout bousculer sinon ça va gueuler !
 
Quant à vous dire qu'il faut absolument le lire, je ne le ferai pas. Vous ferez comme bon vous semblera. Il y a du moyen, du pas terrible et du bon. Sidhe est pour moi un melting pot de différentes choses qu'il vous faut découvrir si vous en avez envie. Mais si cela ne vous tente pas plus que ça, ne vous gâchez pas la vie avec des questions de choix parce que je suis sûre que votre bibliothèque regorge de bien meilleurs ouvrages.
 


 
 

jeudi 8 mai 2014

Les Crèvecoeur : Edith

Auteur : Antonia Medeiros
Editions : La Bourdonnaye (2014)
Nbre de pages : 184
Disponible aussi en version numérique

Présentation de l'éditeur :
Germain Crèvecœur, l’un des plus grands créateurs de chaussures pour femmes du xxe siècle, vient d’être retrouvé pendu. L’artiste adulé, mais pourtant tristement solitaire, lègue tous ses biens à son fils caché, Raphaël. Ces richesses comprennent une maison étrange aux murs couverts de souliers féminins et des lettres dans lesquelles le défunt dévoile le roman de sa vie ainsi que ses plus terribles secrets…
Tout commence en 1915, avec Édith, femme magnifique et forte, mariée malgré elle à Romain et secrètement amoureuse d’Hektor. Le premier est un cordonnier fétichiste et dangereux, le second un soldat allemand de la Grande Guerre, ennemi de la patrie. Mais l’amour, apatride, se joue des frontières comme des convenances.

Entre passions et intrigues familiales, la saga des Crèvecœur est un hymne à la beauté féminine autant qu’un voyage dans le cœur meurtri d’un homme à la sensibilité unique, qui pensait soigner son âme au fond d’une bottine pour dame.



Mon avis :
 
Quand j'ai découvert le résumé de cet ouvrage, j'ai été charmée et très curieuse de lire les intrigues familiales qui allaient se dévoiler.

Le premier chapitre m'a touchée et je voulais exactement savoir ce qu'avait fait Germain Crèvecoeur pour ne pas avoir connu son fils, Raphaël. C'est d'ailleurs lui que nous suivrons dans la trame principale même si le passé va resurgir à de nombreuses reprises.

Même si je dois bien avouer que j'ai aimé ma lecture, je ne peux pas dire non plus qu'elle a été facile.

Tout d'abord, je pense que ce livre est le premier tome d'une série et qu'au lieu de comprendre qui est Germain Crèvecoeur, nous allons commencer par connaître sa mère, Edith Gervais ayant épousé Romain Crèvecoeur.

Je n'avais pas fait attention aux prénoms, dans un premier temps, mais par rapport aux dates que l'on donne par-ci par-là, je m'étais rendue compte que Romain ne pouvait pas être le père de Raphaël et du coup, je n'arrivais pas me placer dans l'histoire.

L'auteur, par moment, saute un peu du coq à l'âne et j'avoue que j'ai été déroutée pour finalement hocher la tête en me disant "ouais, il faut quand même s'accrocher pour comprendre où elle veut nous emmener".

Mais bon, rien n'est insurmontable et l'histoire d'Edith et de Romain est aussi intéressante à suivre.

Raphaël, qui est donc le petit-fils d'Edith et de Romain, est âgé de 23 ans lorsqu'un notaire le contacte. Il lui explique qu'il est le fils de Germain Crèvecoeur qui s'est suicidé voilà quelques jours et qu'il doit se présenter aux funérailles avant d'hériter de ce que son père lui a laissé. Raphël reste perplexe car, même s'il a vécu sans père, sa mère lui a toujours expliqué que ce dernier était mort alors que Raphaël avait 4 ans !

On entre donc dans un roman très bien mené et plein de promesse en secrets de famille mais (parce que malheureusement il y en a un), le début m'a un peu fatiguée par des détails de l'époque ou de voisins qui n'étaient pas essentiels pour moi.

J'ai réussi à m'intéresser vraiment aux personnages qu'à la moitié du livre et autant dire presque à la fin vu qu'il ne fait que 180 pages en version papier.

La plume est fluide et Antonia Medeiros décrit parfaitement les émotions de chaque personne que l'on rencontre. Mais le gros reproche que j'aurais à faire concerne vraiment le personnage de Germain Crèvecoeur. Alors même que je pensais le rencontrer ici et découvrir ce qu'il en était sur la relation avec la mère de Raphaël, il s'avère que ce Germain n'arrive qu'à la fin !

Quelle triste affaire parce que du coup je suis frustrée et même si j'ai trouvé Romain Crèvecoeur horrible et méprisant et Edith, touchante à souhait, ce n'était pas ce que j'attendais de découvrir ici.

Le roman se lit assez vite et j'attends bien sûr que la suite paraisse pour voir un peu ce qu'il va en être de ce fameux Germain, en espérant que le tome suivant portera bien sur ce personnage là.

Je remercie les Editions La Bourdonnaye pour cette découverte qui, même si elle m'a déçue par un certain côté, est touchante et plaisante à lire.

 

mercredi 7 mai 2014

Littérature jeunesse Nathan (Dès 4 ans)

Aujourd'hui, je vous propose trois albums pour vos enfants. Comme d'habitude, les éditions Nathan offrent des ouvrages de qualité que je vous conseille grandement.
 
Lulu-Grenadine fait du vélo
Auteur/Illustratrice : Laurence Gillot / Lucie Durbiano
Nbre de pages : 32
Prix : 5,95 €
Présentation de l'éditeur :
Lulu-Grenadine veut apprendre à faire du vélo sans petites roues, comme les grands ! Attention devant !
 
 
La Tour Eiffel a des ailes
Auteur / Illustrateur : Mymi Doinet / Aurélien Débat
Nbre de pages : 32
Prix : 10 €
Présentation de l'éditeur :
La tour Eiffel a envie de vacances. Alors quand Paris s'endort, la dame de fer décide de s'envoler !
 
 
Splat et la sortie de classe
A paraître le 15 mai 2014
Auteur-Illustrateur : Rob Scotton
Nbre de pages : 40
Prix : 13,90€
Présentation de l'éditeur :
Aujourd'hui, Splat et ses camarades de classe partent visiter un zoo. Quelle excitation ! Les amis de Splat veulent voir les éléphants, les girafes, les singes. Mais Splat, lui, ne rêve que de voir... les manchots ! Après tout les manchots sont parfaits, ils sont noir et blanc comme lui !
 
 
Mon avis :
 
Encore trois belles découvertes jeunesse que nous avons faites avec Kylian. Il a lu entièrement et d'une traite l'album de Splat qui lui a beaucoup plu parce qu'il est plus long et donc plus complet que les albums précédents qui ne comportaient qu'une vingtaine de pages. Ici, le livre est certes plus gros et donc plus encombrant mais l'histoire est attrayante et il n'y a pas de manque. La fin a bien fait rire mon fils parce que Harry Souris fait une bêtise qui aura, forcément, des conséquences pour Splat. Et comme à l'accoutumée, les illustrations sont sublimes avec leurs couleurs douces. Personnellement, j'adore ces ouvrages et mon fils aussi, même s'il a presque 8 ans ! Splat, il ne s'en lasse pas.
 
S'agissant des deux autres albums, c'est moi qui les ai lus et je les ai trouvés intéressants parce que l'histoire de la Tour Eiffel est mignonne comme tout avec des illustrations rigolotes. Mais Kylian n'a pas plus adhéré même s'il est allé au bout de cette histoire. Que la tour Eiffel puisse marcher, ce n'était pas logique. Il sait où elle se situe et pour lui c'était un peu n'importe quoi (il est un peu trop terre à terre parfois...).
 
Quant au fait que Lulu-Grenadine voulait apprendre à faire du vélo, cela ne l'a pas marqué non plus, alors même que cela me faisait penser à ce que j'avais vécu avec mon fils quand il apprenait à en faire : la difficulté de garder son équilibre, les premiers bobos et enfin la joie sur leur visage parce qu'ils sont parvenus à leur fin.
 
En bref, encore trois albums d'excellente qualité à lire ou faire lire selon l'âge de l'enfant.
 
 

vendredi 2 mai 2014

Sur tes yeux (T1)

Auteur : Irène Cao
Editions : JC Lattès (2014)
Nbre de pages : 379

Présentation de l'éditeur :
Si on pouvait capturer le plaisir, Elena le ferait avec les yeux. Âgée de vingt-neuf ans, d’une beauté innocente mais radieuse, elle ignore encore ce qu’est la passion. Son monde est fait d’art et de couleurs – celles de la fresque qu’elle restaure à Venise, la ville où elle a vu le jour – jusqu’à sa rencontre avec Leonardo, un chef cuisinier de renommée internationale. En entrant dans sa vie, celui-ci emporte tout sur son passage : son histoire d’amour naissante avec Filippo, l’idée qu’elle s’est toujours faite d’elle-même et, surtout, sa façon de vivre les plaisirs de la chair. Leonardo, qui vient de s’installer dans le palais où elle travaille, s’apprête à lui ouvrir les portes d’un paradis inexploré, dont lui seul possède les clés. Il sait que le plaisir doit conquérir tous les sens et va initier Elena à une condition : qu’elle ne tombe jamais amoureuse de lui. Mais comment résister au magnétisme de cet homme et au tourbillon des sens qu’il éveille en elle ?





Mon avis :

J'ai terminé cette lecture mardi en fin de journée, le cœur en berne, les larmes aux yeux et l'envie d'avoir déjà entre les mains la suite pour ne pas quitter aussi vite Elena et Leonardo.
 
Pourtant, avant même de débuter ma lecture, je ne pensais absolument pas ressentir autant d'émotions avec cette jeune trentenaire qui allait découvrir les plaisirs que son corps et celui de son partenaire peuvent lui procurer.
 
Vous allez vous dire que c'est encore un énième roman érotique qui ne sortira pas du lot de l'ensemble des titres qui sont publiés. Vous allez vous dire que les scènes de sexe seront trop nombreuses, détaillées à outrance voire même poussées à l'extrême.
 
Je tiens à remettre les choses à leur place en précisant que si j'ai autant apprécié ce roman pour en faire un joli petit coup de cœur c'est que justement tout est fait dans la finesse et la sensualité.
 
Oui, on retrouve certains codes de ce genre de roman : un homme beau, musclé comme un Dieu, riche qui ne veut Elena que pour son pur plaisir et il n'est pas question pour lui de sentiments. De l'autre côté, Elena est une restauratrice introvertie qui a bien du mal à se lâcher. Alors, forcément, cette rencontre, on l'attend et on voit à travers les pages de ce roman, le changement de ce personnage féminin mais pas que.
 
Oui, il y a des scènes de sexe mais contrairement aux idées reçues ce n'est pas à outrance et à aucun moment je n'ai été écœurée par ce que je lisais parce que cela découle d'une relation où, malgré tout, il y a un respect commun.
 
Comme je le disais plus haut, l'ensemble du roman est  mené avec finesse, subtilité et sensualité. C'est beau à suivre, c'est prenant dans les émotions qui se dégagent, dans ce que le lecteur espère pour Elena mais aussi pour Leonardo.
 
Les personnages sont magnifiques à suivre dans leur changement, leurs espoirs mais aussi cette épée de Damoclès qu'ils portent. Si Elena m'a touchée par sa sensibilité et sa volonté de garder cet homme coûte que coûte, Leonardo m'a lui aussi ébranlée parce qu'il cache forcément quelque chose qui le pousse à agir ainsi.
 
Et puis, il y a cette fin qui vous prend aux tripes, qui vous met à mal et qui vous pousse à vouloir absolument cette suite que vous n'avez pas encore.
 
Le livre est tellement bien mené et écrit que je n'en ai fait qu'une seule bouchée. Je l'ai véritablement dévoré en à peine deux jours. A chaque fois que je le posais, je voulais le reprendre pour retrouver Elena et Leonardo. Leur couple m'a beaucoup plu et j'ose espérer que la suite sera à la hauteur de mes attentes parce que je veux des réponses.
 
Du coup, vous vous doutez bien que je ne vais pas traîner avant de lire la suite et je vous conseille (même si vous n'êtes pas du genre à lire ce genre de roman) à tenter l'expérience d'une telle lecture. Il n'y a rien de malsain, rien de dérangeant. On découvre juste un homme et une femme qui apprennent à se découvrir comme dans n'importe quelle relation. Les scènes osées décrites sont juste la finalité d'un rapprochement et d'un désir mutuel.
 
Un grand merci aux Editions JC Lattès pour cette nouvelle découverte.