mercredi 26 avril 2017

Meurtres pour rédemption

Auteur : Karine Giebel
Editions : Pocket
Nbre de pages : 852


Présentation de l'éditeur :
Marianne, vingt ans. Les barreaux comme seul horizon. Perpétuité pour cette meurtrière. 
Indomptable, incontrôlable, Marianne se dresse contre la haine, la brutalité et les humiliations quotidiennes. 
Aucun espoir de fuir cet enfer, ou seulement en rêve, grâce à la drogue, aux livres, au roulis des trains qui emporte l esprit au-delà des grilles. Grâce à l amitié et à la passion qui portent la lumière au c ur des ténèbres. 
Pourtant, un jour, une porte s ouvre. Une chance de liberté. 
Mais le prix à payer est terrifiant pour Marianne qui n aspire qu à la rédemption...


Mon avis :

Voilà un ouvrage dont j'ai entendu parler de nombreuses fois en bien, voire même en très bien et autre coup de coeur. Et pourtant, il m'a fallu une lecture commune avec @i_faut_lire sur Instagram pour me décider vraiment à me lancer dedans.

Je ne sais pas à quoi je m'attendais avant de lire ce roman mais certainement pas à découvrir des horreurs telles que Karine Giebel les décrit dans Meurtres pour rédemption.

On va vivre aux côtés de Marianne, 21 ans, qui est incarcérée depuis 4 ans dans une prison dont on tait le nom de la ville, pour un triple meurtre.

Et croyez moi que l'on va vivre un véritable cauchemar parce que si Marianne sait se battre comme personne (elle a pris des cours de karaté notamment pour tenter d'endiguer la colère et le trop plein d'énergie qu'elle engrange depuis trop longtemps), elle sait aussi recevoir les coups...

J'avoue que la première moitié du roman qui se déroule en prison m'a mis les nerfs à vifs et il me tardait de sortir de là. Plus je lisais le quotidien de cette jeune femme et moins j'avais envie de poursuivre ma lecture.

Ce roman ne sera jamais qualifié de coup de coeur ou de génial par moi ! Ô grand jamais je ne pourrai le faire tant il regorge de haine, de violence gratuite, voire même de torture à un moment donné.

D'ailleurs, si dans l'ensemble l'auteur décrit très bien ce qui se passe en prison (j'étais secrétaire pour un avocat pénaliste donc je sais à quoi m'attendre quand je lis un roman se déroulant en prison... pas de surprise pour moi...), j'avoue qu'une scène particulièrement dure m'a fait tiquer parce que je ne suis pas sûre du tout que cela puisse arriver dans les murs de nos prisons.

Je ne sais pas si Karine Giebel s'est rapprochée d'un directeur de prison pour prendre des renseignements ou si elle s'est basée sur des articles qui auraient pu paraître pour lui donner les idées de son histoire, mais pour le coup, je n'ai pas adhéré à cette volonté de faire du mal à une personne sans être certaine que cela se produit réellement dans le cadre d'une incarcération...

Cela m'a laissée vraiment perplexe et je me suis dit à ce moment là que l'auteur y allait un peu fort au risque d'enlever de la crédibilité à cette histoire.

Par la suite, la deuxième moitié s'est mieux passée vu que l'on suit Marianne en dehors de prison. Pour autant, sa liberté n'est pas gagnée d'avance...

Ce que j'ai avant tout apprécié dans ce roman, c'est de réaliser que Marianne n'est pas la meurtrière sans coeur que l'on tente de nous faire croire au début du roman.

Oui elle est violente; oui elle fait des coups bas... mais ce n'est jamais pour rien. Tout est parfaitement calculé avec méticulosité et le lecteur finit par l'aimer, s'attacher à elle.

Bien sûr, il y aura l'histoire avec Daniel, le chef des surveillants de la prison dans laquelle Marianne se trouve. J'avoue que je ne m'attendais pas à avoir une telle histoire dans ce roman et cela fait un peu de bien même si les rapports entre ces deux là au départ sont plutôt houleux...

Je m'arrêterai là parce que si je commence à parler de ce roman, je ne vais plus m'arrêter tant il y aurait à en dire.

Meurtres pour rédemption est un roman qui se mérite et attention aux scènes barbares. D'ailleurs, pour les âmes sensibles, il vaut mieux s'abstenir de le lire... L'histoire de Marianne est tragique à un point tel qu'on la suit avec appréhension tout au long des 850 pages qui forgent la version numérique. Le lecteur est souvent en apnée au cours de sa progression parce que l'on ne sait jamais ce que Karine Giebel va réserver à Marianne et même la fin nous met KO parce qu'on ne s'y attend pas vraiment (mis à part pour Marianne... Ce ne fût pas une surprise pour moi...).

En bref, je suis ravie d'avoir enfin lu cet ouvrage dont tout le monde parlait mais je ne pourrai jamais en faire un coup de coeur. C'est un roman percutant et éprouvant car très brutal. Par ailleurs, la fin nous fait bien comprendre qu'en tant que simple petit citoyen nous sommes bien peu de choses...

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