mercredi 21 septembre 2011

Au coeur du danger

Auteur : BJ Daniels
Editions : Harlequin/Black Rose (2011)
Nbre de pages : 169
En téléchargement gratuit : ici

Résumé du livre :
Qui cherche à lui faire peur ? L'angoissante question ne cesse de hanter Dana depuis qu’elle a reçu des menaces de mort, après la découverte d’ossements sur sa propriété… Des ossements humains, cachés depuis 20 ans au fond d’un puits abandonné. Terrifiée, et persuadée que ses ennemis rôdent et l’observent dans l'ombre, elle se résout à demander l’aide de la police locale. Mais quelle n’est pas sa surprise quand le nouveau shérif arrive chez elle ! Car il n’est autre que Hud Savage, son ex-fiancé. L’homme qu’elle a passionnément aimé cinq ans plus tôt avant qu’il ne la trahisse de la pire des manières. Celui à qui elle s’est juré de ne plus jamais faire confiance…
 
Mon avis :

Qu'il est bon de temps en temps de se lire un petit bouquin tout simple qui avec ses 169 pages ne vole pas très haut mais à au moins le mérite de vous distraire.

C'est ce que j'ai fait en me lançant dans cet ouvrage des Editions Harlequin. Non de non ce que ça faisait longtemps que je n'en avais pas lu. Et quoi dire ???
 
En fait, il n'est pas du tout exceptionnel. Il n'y a même pas de sexe dedans. Comment ça ce n'est pas possible ? Mais si je vous assure. L'ensemble est très soft.

D'abord, la trame est cousue de fil blanc. Je me suis bien doutée de qui avait fait le coup et pourquoi.

Ensuite, les personnages sont très stéréotypés, comme à chaque fois dans ce genre de livre : Hud, le shérif, est forcément beau, musclé et a des qualités hors normes pour donner du plaisir (mais c'est parce que Dana laisse glaner quelques infos sur son ex ici ou là qu'on le sait parce que l'auteur, lui, ne nous décrira aucune scène de ce style durant tout livre !)
"Elle fixa la boîte, songeant à ce qu'il y avait à l'intérieur. Il ne s'agissait pas de chocolats ordinaires, elle le savait, mais de truffes onctueuses, les plus délicieuses de la planète. Elles fondaient littéralement dans la bouche, vous faisaient fermer les yeux et gémir. Le plaisir qu'elles vous donnaient était proche de la jouissance sexuelle. Enfin, pas de l'extase qu'elle avait connue avec Hud, que rien ne pouvait égaler." (p. 60)
C'est un des rares passages qui m'a fait rire parce que, entre nous, je suis loin de gémir même avec du très bon chocolat et je ne sais pas si mon mari apprécierait que je sois proche de la "jouissance sexuelle" avec juste une truffe ! Heureusement, Hud est un homme parfait puisque la truffe n'arrive pas à l'égaler. Ouf, l'honneur est sauf !

De son côté, Dana est la beauté parfaite, bien entendu. Elle est donc belle, a taille mannequin et ne manque pas de caractère (enfin ça dépend pour quoi). Elle fait tout pour ne pas succomber au charme fou de son ex-fiancé mais bien entendu c'est cause perdu. Elle a ses hormones qui jouent contre elle, la pauvre.

Alors, entre une romance qui reprend après 5 ans de séparation et un meurtre commis 17 ans plus tôt, qui oblige Hud a être sans arrêt à ses côtés, nos deux tourtereaux ne peuvent pas faire autrement que succomber à cette passion qui ne s'est jamais éteinte. Ca fait des étincelles mais on en a très peu de description.

Le livre est soft et non vous n'aurez droit à aucune scène hot !! C'est exclu et finalement ça manque. Je ne dis pas non plus qu'il en aurait fallu à chaque chapitre mais une petite scène n'aurait pas été mal non plus surtout qu'on le sent que ça manque à Dana et Hud. L'auteur est dur avec ses personnages et son lecteur.

Alors ça se lit vite voire même très vite; ça fait passer un petit moment sans se prendre la tête mais c'est tout.

Il ne faudra pas aller chercher plus loin. Harlequin-sexe non mais Harlequin-détente oui. Si vous êtes tenté, n'hésitez pas. Il n'est pas transcendant ni impérissable (honte à moi j'avais déjà oublié le prénom de "l'héroïne" au bout de 2 jours) mais ça a au moins le mérite de faire passer un petit moment tranquille. Que demander de plus quand on est crevé et qu'on a du mal à suivre deux lignes à la suite ?


lundi 19 septembre 2011

Oscar Pill : les deux royaumes

Auteur : Eli Anderson
Editions : Albin Michel (2010)
Nbre de pages : 618

Quatrième de couverture :
Un an s'est écoulé depuis mon premier voyage. J'ai appris des choses troublantes sur mon père, un célèbre Médicus disparu. Je dois découvrir la vérité sur lui. Enfin, mon pendentif retrouve son éclat : l'ordre des Médicus a besoin de moi ! Cette fois, je dois prénétrer dans le second Univers, là où se trouvent les deux Royaumes mystérieux, Pompée et les Souffles. Le Prince Noir,, mon ennemi irréductible le sait-il déjà ? Depuis que j'ai été choisi pour lutter contre lui, il a entamé une guerre sans merci contre moi. Mais je suis prêt à le combattre. Plus que jamais.

Mon avis :

J'ai mis un peu de temps avant de me lancer dans le tome 2 de la série Oscar Pill. parce qu'il était constamment emprunté à ma médiathèque. Du coup, dès qu'il a été disponible, je m'y suis jetée dessus.

Si vous vous rappelez, la découverte du tome 1 avait été surprenante et très intéressante pour moi. Du coup, je me suis lancée dans ce second opus avec intérêt et beaucoup d'envie de connaître la suite des aventures de ce jeune homme très attachant.

Ici, Oscar doit doit récupérer non pas 1 mais 2 trophées puisque ce second Univers se compose du Royaume des Souffles (les poumons) et le Royaume de Pompée (le coeur).

Nous nous baladons alors, comme dans le tome précédent, dans le corps humain qui nous est décrit d'une façon tout à fait exceptionnelle et avec une plume extraordinaire.

Cependant, lors de l'entrée dans le Royaume du Souffle, j'ai eu du mal à bien me situer par rapport au nez, la trachée, les poumons. Je me suis dit que si moi j'étais un peu perdue, comment un enfant pourrait lui s'imaginer où Oscar se trouvait à ce moment là.

Malgré tout, les aventures que vit Oscar Pill avec ses amis (d'autres Médicus mais aussi Valentine et Lawrence) sont intéressantes à suivre même si la finalité de chaque épreuve est un peu trop simple à mon goût.

Par ailleurs, je n'ai pas vraiment retrouvé ces fameux jeux de mots qui m'avaient tant plus dans le tome 1 et honnêtement ça m'a terriblement manqué.

Bien sûr, l'attitude de Violette totalement délurée est toujours présente; Valentine est toujours prête à rendre service quelque soit les problèmes que cela engendre par la suite et Lawrence, par sa réserve et sa soif de connaissance est toujours autant intéressant. A eux trois, ils m'ont fait beaucoup sourire.

C'est d'ailleurs ce qui a rendu ma lecture agréable parce que j'ai quand même trouvé ce tome en dessous du précédent notamment à cause des anicroches qui interviennent trop souvent entre Oscar Pill et Ronan Moss. Cela m'a d'ailleurs fait penser à Harry Potter et Malfoy. Cet air de déjà vu m'a dérangée (même si on est dans un monde totalement différent).

La fin ne m'a pas plus surprise que ça; par contre la découverte d'un objet indispensable à l'Ordre des Médicus a attisé ma curiosité au moment où elle commençait à s'émousser. Heureusement pour moi !

En conclusion :

Même si la façon de raconter l'histoire est innovante (j'ai beaucoup aimé le passage dans les poumons, par exemple), il n'y a plus cette réelle découverte du genre comme je l'ai eue avec le tome 1.  Il n'y avait plus l'effet de surprise.

Je suis donc un brin déçue mais je continuerai malgré tout à lire cette série. Je me suis quand même attachée à Oscar, mais surtout à sa soeur, ainsi qu'à Valentine et Lawrence qui sont des amis sur qui notre jeune héros peut véritablement compter.

jeudi 15 septembre 2011

La compagnie des menteurs

Auteur : Karen Maitland
Editions : Sonatine (2010)
Nbre de pages : 571

Présentation de l'éditeur :
1348. La peste s'abat sur l'Angleterre. Rites païens, sacrifices rituels et religieux : tous les moyens sont bons pour tenter de conjurer le sort. Dans le pays, en proie à la panique et à l'anarchie, un petit groupe de neuf parias réunis par le plus grand des hasards essaie de gagner le Nord, afin d'échapper à la contagion. Parmi eux, un vendeur de saintes reliques, un magicien, une jeune voyante, un conteur, une domestique, deux musiciens italiens, un peintre et sa femme enceinte. Neuf laissés-pour-compte qui fuient la peste mais aussi un passé trouble. Bientôt, l'un d'eux est retrouvé pendu, puis un autre démembré, un troisième poignardé... Seraient-ils la proie d'un tueur plus impitoyable encore que l'épidémie ? Et si celui-ci se trouvait parmi eux ? Toutes les apparences ne vont pas tarder à s'avérer trompeuses et, avec la mort qui rôde de toutes parts, les survivants devront faire preuve d'une incroyable sagacité, au milieu des secrets et des mensonges, pour trouver le mobile des meurtres et résoudre l'énigme avant qu'il ne soit trop tard. Avec cette formidable évocation du Moyen Age, d'un réalisme stupéfiant, saluée comme un événement majeur dans le monde entier, Karen Maitland nous offre un roman qui captive et ensorcelle le lecteur jusqu'à l'incroyable coup de théâtre final. Rarement authenticité historique et sens de l'intrigue auront été conjugués avec un tel talent. Indispensable !

Mon avis :

Voilà un livre qu'il me tardait de découvrir tant les avis positifs fleurissaient sur la blogosphère. C'est aujourd'hui chose faite grâce à Ellcrys qui m'a offert cet ouvrage et avec qui nous avons décidé d'en faire une lecture commune.

Après lecture, j'avoue être sortie déçue. J'en attendais tellement que la magie n'a pas opéré. Et voici pourquoi :

D'abord, les points positifs qui sont au nombre de trois :

- J'ai beaucoup aimé l'ambiance et le contexte historique puisque Karen Maitland nous plonge au coeur de l'Angleterre moyenne-âgeuse alors que la peste fait son apparition. Grâce à un style brillant, l'auteur parvient à entraîner son lecteur dans une atmosphère pesante où chacun se méfie de son prochain mais surtout des étrangers qui errent à travers le pays. On va donc suivre les personnages composant cette histoire avec une certaine appréhension puisque non seulement ils vont devoir traverser l'Angleterre dans une période difficile mais aussi parce qu'ils sont entre eux des étrangers. Du coup, on ne sait pas qui ils sont, ni ce qu'ils sont et ce qu'il va leur arriver.

- Ensuite, j'ai beaucoup apprécié les histoires que chaque protagoniste va raconter au cours de cette narration. Par moment, cela me faisait penser aux légendes qu'on a pu lire étant enfants ou celles que l'on nous racontait soit pour nous émerveiller soit pour nous effrayer. Celles qui m'ont d'ailleurs le plus marquée et touchée étaient celles racontées par Cygnus. Je les ai vraiment adorées tant elles me rappelaient certains contes et j'ai bien réalisé à ce moment là que Karen Maitland était une conteuse hors pair.

- Enfin, le dernier point qui m'a intéressée se situe du côté des personnages eux-mêmes. Comme je le disais au départ, ils sont les uns pour les autres de véritables étrangers qui vont petit à petit former une véritable Compagnie. On se rend compte qu'ils sont tous bien étranges et qu'ils cachent tous un mystère. Les secrets sont gardés pour un temps, jusqu'au moment où certaines situations vont les pousser à se dévoiler. J'avais hâte de savoir ce qu'il en était, surtout s'agissant de la petite Narigorm qui m'a mise très mal à l'aise dès le départ.
Malheureusement, si les bouches se délient au fur et à mesure, la façon dont cela se déroule ne m'a pas plus accrochée que ça.

Dès le début, j'avais pressenti beaucoup de choses concernant ces personnages et je n'ai pas eu de réelles surprises lors des révélations qui ont été faites. Par exemple, je me doutais que Narigorm n'était pas forcément celle qu'elle laissait paraître. Elle a un côté obscur qui se révèle dès le départ et j'ai été loin d'être surprise par son personnage lorsque l'on sait ce qu'il en est. Il en est de même concernant Adela et Osmond.

Du coup, la déception a été là.

A cela s'est ajouté un manque réel d'action. J'ai décroché bon nombre de fois, mon intérêt ne revenant que lorsque les récits des uns et des autres intervenaient.

Ma lecture s'est donc faite en dent de scie : intérêt, désintérêt, on raccroche puis décroche à nouveau. Ce fût pénible et au final trop long pour parvenir à la fin de l'ouvrage.

Cette dernière, par ailleurs, ne m'a pas impressionnée. Je m'y attendais alors que j'aurais aimé quelque chose de différent. Nouvelle déception là encore.

Je ne me suis pas non plus attachée à un personnage en particulier. Aucune empathie possible. Les personnages, mis à part Cygnus peut-être, ne m'ont fait aucun effet. Je n'ai pas pu non plus m'imaginer à la place des uns ou des autres. Je suis restée totalement à l'extérieur du récit et je n'aime pas du tout vivre une lecture de cette façon : comme si cela ne me dérangeait pas tout ce malheur qui les entoure, ne pas trembler avec eux, ne pas douter non plus.

Je sors donc déçue de cette lecture alors que la majorité l'a adorée.

Ce n'est pas la première fois que cela m'arrive et cela me démontre encore une fois qu'il me faut faire attention à l'engouement sur un ouvrage. Je sais que je suis de plus en plus difficile et sur certains livres, malheureusement, la magie n'opère pas.

Ce ne fût pas le cas pour Ellcrys qui a eu "une lecture passionnante". Vous trouverez son avis ici. Quant à DeL, elle l'apprécie également. Je vous invite à aller lire son avis là-bas (lien à venir).



mardi 13 septembre 2011

La chute

Auteurs : Guillermo del Toro & Chuck Hogan
Editions : Presses de la Cité (2010)
Nbre de pages : 328

Présentation de l'éditeur :
Tandis que les vampires envahissent les rues de New York, l'épidémiologiste Ephraïm Goodweather, le professeur Abraham Setrakian et un petit groupe de rescapés tentent de s'organiser au milieu du chaos. Car, partout dans la ville et dans le monde, des émeutes éclatent, des milices se mettent en place et les êtres humains se retrouvent impuissants face à leurs prédateurs, les vampires. Ephraïm et ses amis pourront-ils faire échouer le plan diabolique du Maître qui menace de plonger l'humanité dans la nuit éternelle ? Noir, désespéré, spectaculaire, le second tome de la trilogie " La Lignée " brosse le tableau d'un monde qu'une poignée d'individus essaie de sauver de l'abîme.

Mon avis :

N'y allons pas par quatre chemins : ce tome 2 de la trilogie vampirique de Guillermo del Toro et Chuck Hogan est encore plus noir et oppressant que le premier.

Ici, point de scénario. C'est bien et bien composé comme un roman doit l'être.

Malgré tout, les auteurs nous précise à chaque début de chapitre où se situe l'action qu'ils vont nous décrire.

New-York est une grande ville et avec l'ensemble de ses tunnels, on est loin d'avoir l'esprit tranquille.

Dès le début, l'angoisse et la pression sont bien présentes.

Les vampires, nommément appelés "strigoï", sont de véritables pots de colle. Il est impossible de s'en défaire et il y en a partout.

J'ai adoré me replonger dans cet enfer apocalyptique qu'ont créé ces auteurs talentueux.

La race humaine est indéniablement en danger d'extinction ou du moins de mutation vampirique et on se demande comment tout cela va se terminer puisque seul un petit groupe d'humains part au combat contre cette vermine infernale.

Impossible alors de ne pas stresser, trembler ou se dire que tout ça va très mal se terminer pour l'Homme. Difficile de trouver une solution à ce "massacre".

Et pourtant, notre petit groupuscule composé d'Ephraïm, Setrakian, Fet, Nora et d'autres personnages qui viendront se greffer par la suite, vous démontreront que rien n'est perdu. Il faut garder l'espoir...

Pourtant, vu comme cela se termine, je me pose beaucoup de questions et du coup, je vous le dis, l'attente va être trèèès longue jusqu'à la sortie du tome 3.

Pour ceux qui ne connaissent pas "La chute", je vous le conseille fortement. Même s'il est moins impressionnant que "La lignée" du fait que l'on sache comment agissent les strigoï et ce qui fait leur particularité vampirique, il n'en demeure pas moins que la noirceur de l'ouvrage vous glace le sang et vous laisse scotché au bouquin.

Quant à ceux qui ne sont pas encore penchés sur cette trilogie, il est encore temps de le faire.

lundi 12 septembre 2011

Father

Auteur : Vito Bruschini
Editions : Buchet Chastel (2011)
Nbre de pages : 633

Présentation de l'éditeur :
Au coeur de la Sicile, un village protège un secret.
Tissé d'amour et de mort, il s'enracine dans les domaines agricoles irrigués par la sueur et le sang des paysans et dirigés d'une main de fer par l'aristocratie. Sur ces terres, splendides mais rudes, seul le mystérieux prince Ferdinando Licata manifeste sa compassion envers les plus humbles. Tout ce peuple de déshérités l'appelle u patri, le père.
Mais la montée du fascisme va changer la donne. Face à la barbarie et aux exactions des Chemises noires, l'Amérique apparaît vite comme le refuge ultime; ce sera dans le Bronx que le prestige du prince s'élèvera au firmament.
Alors que la clarinette de Benny Goodman tente de faire oublier l'imminence de la Seconde Guerre Mondiale, Ferdinando Licata découvre la puissance occulte d'une organisation déterminée à s'enrichir de tous les trafics.
U patri en devient le Father, le parrain des parrains.
Débute alors le règne marqué par la violence de Cosa Nostra, état dans l'état, suffisamment influente pour dicter sa loi au pouvoir américain et pour jouer le premier rôle dans le débarquement des Alliés en Sicile.
Tandis qu'au village où tout a commencé, une belle Sicilienne attend le retour de celui qu'elle aime... Car elle sait qu'une fois son secret révélé, elle sera de nouveau maîtresse de son destin...

Mon avis :

Ce livre sort en librairie ce 15 septembre et si j'ai été très impatiente de le découvrir, je dois bien avouer que mon enthousiasme s'est un peu émoussé au fur et à mesure que je progressais dans cette lecture.

La première partie est très intéressante à découvrir puisque l'auteur nous balade entre les années 1920 et 1939 dans un petit village de Sicile, Salemo.

A cette époque, le fascisme commençait son ascension et la milice semait la teneur au sein de cette petite communauté.

Autant dire que j'ai beaucoup apprécié me plonger dans ces temps perturbés, ne connaissant pas du tout l'Italie et la Sicile de cette époque.

J'ai donc pu me rendre compte de l'importance donnée au code de l'honneur dans ces familles siciliennes mais aussi du mal que la milice perpétrait au sein même de ces familles qui se connaissaient toutes.

J'étais littéralement plongée au coeur même de l'horreur vu que certaines scènes sont vraiment insupportables à lire.

Malgré tout, j'étais imprégnée par cette ambiance et cette atmosphère pesante qui précédaient le début de la Seconde Guerre Mondiale.

La mafia apparaissait dans un contexte que je ne connaissais pas forcément. J'étais loin des films avec Al Pacino comme Parrain et ça me plaisait énormément.

Le seul défaut que je trouvais à ce livre était les allers-retours incessants entre 1920 et 1939. Il me fallait bien tout assimiler pour ne pas perdre le fil vu que certains évènements passés en 1920 ont des conséquences 19 ans plus tard.

L'ouvrage est donc dense dès le début mais le contexte historique fait qu'il est difficile de le lâcher.

Du coup, c'est avec un intérêt aiguisé que je suis parvenue dans la seconde partie qui, je vous l'avoue, m'a rendue plus perplexe.

En effet, nous suivons à partir de la moitié de l'ouvrage Ferdinando Licata, le Patri, dans son exil à New-York.

Cette ville dans les années 1930 et au-delà est le centre de la mafia. C'est une véritable guerre des clans à laquelle on assiste et j'avoue que là je n'ai pas vraiment adhéré tout simplement parce que cela ressemblait à trop de films que j'avais pu voir où la mafia gouverne tout.

Ma lecture a donc été un peu plus chaotique mais parce que je m'étais attachée à certains personnages (notamment Ferdinando Licata et Saro), j'ai poursuivi jusqu'au bout pour savoir ce qui allait advenir d'eux.

Si vous décidez de vous lancer dans cette lecture, vous y découvrirait que les secrets sont bien gardés et que tout est mis en oeuvre pour que personne ne vienne découvrir ce qui est caché.

L'ouvrage ressemble à un livre d'espionnage, policier avec un mélange d'histoire. C'est très bien écrit, très bien documenté et cela donne une impression de se promener au coeur même de ces clans qui sont prêts à tout pour le pouvoir.

Même si je reste un peu déconfite par la seconde partie parce que ressemblant trop à ce qu'on a déjà pu voir ou lire, il n'en demeure pas moins que Vito Bruschini a écrit là un livre très intéressant sur un homme qui ne manquera pas d'user de toute son influence pour parvenir à ses fins. Gare à ceux qui se mettront au travers de son chemin.

jeudi 8 septembre 2011

Un challenge de plus pour moi

C'est en me connectant sur Livraddict que j'ai vu ce nouveau challenge organisé par Nana. J'ai découvert depuis maintenant pas mal de temps l'uchronie et j'avoue avoir un faible pour ce genre. Quand j'ai vu qu'un challenge Ukronie était ouvert, je suis allée voir un peu de quoi il en retournait et sans vraiment y réfléchir (parfois il faut savoir foncer), je me suis inscrite.

Pourquoi ?
- Parce qu'il n'y a pas de limite de temps pour le terminer.
- Parce qu'il s'avère que vous pouvez lire soit un seul soit l'ensemble des ouvrages proposés.
- Parce que ma médiathèque possède 4 des livres à lire.

Et voilà desquels il s'agit :

- Les fils de l'air de Johan Heliot
- Sens Interdit d'Alain Grousset & Danielle Martinigol
- Ceux qui sauront de Pierre Bordage
- Ceux qui rêvent de Pierre Bordage
- La reine des lumières de Xavier Mauméjean
- Divergences 001 de Collectif

Il s'agit d'ouvrages édités par les Editions Flammarion dans leur collection Ukronie.

Si vous aussi vous avez envie de découvrir de nouveaux ouvrages sur l'uchronie, n'hésitez pas à vous inscrire.

Je précise que Nana accepte également les ouvrages qui ne font pas partie de cette liste. En bref, vous êtes libres de lire ce que vous voulez pourvu que ce soit de l'uchronie.

Pour finir et être totalement complète, voilà le logo qu'elle a confectionné et qui est superbe :




Si tout ça ne vous donne pas envie d'y participer, je ne sais plus quoi faire. Vous harceler peut-être ?
En tout cas, en ce qui me concerne, je suis super motivée et j'ai hâte de le commencer.




lundi 5 septembre 2011

Harry Potter à l'école des sorciers

Auteur : JK Rowling
Editions : Folio Jeunesse (1997)
Nbre de pages : 311

Quatrième de couverture :
Le jour de ses onze ans, Harry Potter, un orphelin élevé par un oncle et une tante qui le détestent, voit son existence bouleversée. Un géant vient le chercher pour l'emmener à Poudlard, la célèbre école de sorcellerie où une placel 'attend depuis toujours. Voler sur des balais, jeter des sorts, combattre des Trolls : Harry Potter se révèle un sorcier vraiment doué. Mais quel mystère entoure sa naissance et qui est l'effroyable V... le mage dont personne n'ose prononcer le nom ?

Mon avis :

Voilà un petit moment que je souhaitais relire la série des Harry Potter. Et avec Ellcrys, nous avons décidé de le faire en lecture commune. Ce fût donc avec enthousiasme que j'ai repris le premier tome de cette saga qui ne me lasse jamais.

Je suis entrée de suite dans ce monde plein de magie, même si ce premier opus met tout en place et reste l'un des moins "terrifiant".

Harry Potter est toujours autant attachant et les Dursley toujours aussi détestables.

Ayant vu, par ailleurs, maintes fois le film adapté à ce tome là, j'imaginais parfaitement les scènes et c'était un délice supplémentaire (même s'il faut bien avouer que les différences entre le livre et le film sont nombreuses).

Je ne me rappelais pas, par exemple, de Peeves, l'esprit frappeur, qui n'a peur que du Baron Sanglant, le fantôme des Serpentars. Malgré son côté mesquin, Peeves est un personnage secondaire que j'apprécie beaucoup et que j'ai donc aimé retrouver pendant ma lecture. Tout comme d'ailleurs les centaures et leur fameuse prophétie.

JK Rowling a une écriture fluide, simple et très accrocheuse. Il y a toujours de l'action et on ne s'ennuie à aucun moment. J'étais même déçue d'être arrivée aussi vite à la fin de l'ouvrage.

Heureusement, il me reste encore 6 tomes à redécouvrir et je suis très pressée de m'y remettre même si je ne veux pas aller trop vite pour faire durer mon plaisir.

Harry Potter est une saga qui se déguste tant l'ensemble est prenant de réalisme. On s'y croirait et c'est un délice d'évasion.

Je pense que beaucoup l'ont déjà lu mais pour ceux qui n'ont pas encore franchi le pas, il faut absolument réparer cette erreur. Harry Potter n'est pas fait que pour les enfants ! Les adultes y trouvent aussi leur compte.

Allons maintenant voir l'avis d'Ellcrys qui (je le sais d'avance) s'est régalée elle aussi de cette relecture.