lundi 15 juillet 2019

Les roses de Somerset

Auteure : Leila Meacham
Editions : Le livre de poche (2014)
Nbre de pages : 620



Présentation de l'éditeur :
1916, Howbutker, Texas. Lorsque son père meurt, Mary n’a que 16 ans. C’est elle que Vernon Toliver a désignée comme l’unique héritière de sa plantation de coton. A charge pour elle de régler les dettes qu’il laisse et de subvenir aux besoins de sa mère et de son frère aîné, qui s’estiment spoliés. Sans doute Vernon avait-il compris que seule sa fille était animée par la même passion que lui pour le domaine familial. Mais, pour faire vivre les terres de ses ancêtres, Mary devra-t-elle sacrifier son amour pour Percy ? Des décennies plus tard, Mary décide de déshériter sa nièce, Rachel, pourtant bien résolue à reprendre sa succession.


Mon avis :

Voilà un roman parfait pour l'été pour ceux/celles qui aiment les romances sans prise de tête avec des secrets.

J'avoue que j'aime bien lire ce genre de temps en temps et le résumé me tentait bien.

Mais pour que mon intérêt soit complet, il faut quand même qu'il y ait de quoi me faire cogiter et là... ce ne fut pas le cas !

La sauce n'a donc pas prise avec moi puisque je n'ai ni accroché à l'histoire que j'ai trouvée trop lisse et hyper prévisible, ni aux personnages.

Avec eux, on jongle sans arrêt entre jalousie, remords, regrets et cela durant de nombreuses années et à la longue, soyons honnête, c'est pénible à lire (en tout cas pour moi).

Par contre, je ne peux pas enlever que cela se lit vite mais que cela sera oublié aussi vite que cela a été lu. Malheureusement !

Je n'ai pas vraiment grand'chose de plus à dire dessus si ce n'est qu'il valide ma 2ème lecture de mon challenge #alassautdespaves et c'est déjà pas si mal.

vendredi 12 juillet 2019

Avis de décès

Auteur : Zhou Haohui
Editions : Sonatine (Juin 2019)
Nbre de pages : 352


Présentation de l'éditeur :
18 avril 1984. Une série de meurtres inexpliqués dans la ville de Chengdu, incite la police à mettre sur pied une unité spéciale, la 4/18. Parmi ses membres, Zheng Haoming, un flic d'élite et Pei Tao, major de l'académie de police. Échouant à trouver le coupable, l'unité est dissoute. 
Vingt-deux ans plus tard, Zheng Haoming est toujours obsédé par cette affaire. Mais au moment où il pense enfin tenir un indice majeur, il est assassiné. L'Unité 4/18 renaît alors de ses cendres. C'est le début d'un jeu du chat et de la souris avec un tueur aussi intelligent qu'insaisissable.







Mon avis :

Je lis peu de roman chinois mais, en général, cela se passe bien pour moi et ce titre me tentait.

Je ne vous referai pas de résumé, vu que celui de l'éditeur est largement explicite.

Globalement, j'ai passé un excellent moment avec les policiers de la section 18/04 qui vont avoir affaire à un tueur implacable.

Tout est très bien orchestré et l'ensemble des personnages est intéressant par leur complexité. On ne sait pas vraiment à qui on peut faire confiance car chacun à sa part d'ombre.

Alors que l'on s'imagine qu'en avançant on aura des réponses et donc mieux voir où l'on va, c'est tout l'inverse qui se produit.

Je n'ai jamais su où voulait m'emmener l'auteur, excepté à la toute fin.

Cela peut être à double tranchant puisque cela entraîne un rythme plutôt lent mais lorsque les scènes d'action entrent en oeuvre, cela envoie du lourd.

Si à un moment donné, j'ai ressenti un peu d'ennui, espérant que l'on avance un peu plus vite, la fin m'a reboostée et donné envie de lire la suite puisqu'il s'agira d'une trilogie.

Nous n'avons pas toutes les réponses dans cet opus mais cette porte ouverte donne justement la curiosité d'aller plus loin avec Zhou Haohui. J'ai été estomaquée par ce qu'il a construit, son style très fluide, très entraînant avec des pages qui filent à une allure au point que l'on ne se rend pas compte de la rapidité à laquelle on lit le roman. C'est juste bluffant.

En bref, Avis de décès a été une excellente lecture que je vous recommande mais attention certains risqueraient d'être un brin déçu par le rythme et la façon d'enquêter des chinois qui est bien particulière à leur culture.

jeudi 11 juillet 2019

Si loin de l'arbre

Auteure : Robin Benway
Editions : Nathan (Juillet 2019)
Nbre de pages

A partir de 14 ans


Présentation de l'éditeur :
Grace, 16 ans, a passé une année difficile au lycée. Elle est tombée enceinte, a donné naissance à sa fille le jour du bal de promo et l'a faite adopter. Elle-même adoptée, elle décide de retrouver sa mère biologique. Mais ce qu'elle va trouver, ce sont un frère et une sœur, avec chacun ses secrets et son histoire. 
Ces trois adolescents dont les vies se retrouvent entremêlées tissent un portrait remarquable de la famille sous toutes ses formes, qui va bien au-delà des liens du sang. 



Mon avis :

J'ai passé un moment très émouvant avec cet ouvrage dans lequel trois adolescent vont se rencontrer après avoir découvert qu'ils étaient frère et soeurs par leur mère.

On va découvrir chacune de leurs histoires aussi intéressantes qu'émouvantes et bouleversantes.

Je mentirai en disant que je n'ai pas été davantage émue par Grace, 16 ans, qui a fait le choix de faire adopter la fille qu'elle a eue trop tôt.

Son histoire m'a énormément touchée. Certains passages m'ont mis une boule au fond de la gorge. J'avais mal pour cette jeune fille qui porte un poids terrible aussi tôt dans la vie.

Ces trois adolescents se cherchent tant vis-à-vis des familles dans lesquelles ils vivent qu'individuellement. Où est leur place ? Comment peuvent-ils se sentir mieux dans leur peau ? Est-ce que le fait d'appartenir à une fratrie va les aider ?

L'auteure a écrit magnifiquement sur des thématiques difficiles.

Je ne m'attendais pas à lire un roman avec une écriture aussi simple mais pas simpliste et fluide, tout en gardant une certaine gravité vu les contextes exposés.

J'ai été totalement emportée par ces vies brisées de l'intérieur qui tentent de survivre, se reconstruire tout en découvrant d'où ils viennent et à qui ils peuvent faire totalement confiance.

Les Editions Nathan proposent là une véritable pépite que je vous invite à découvrir.

mercredi 10 juillet 2019

Les galeries hurlantes

Auteur : Jean-Marc Dhainaut
Editions : Taurnada (Juillet 2019)
Nbre de pages : 235


Présentation de l'éditeur :
Karine, dix ans, joue avec un ami imaginaire. Tout ce qu'elle sait, c'est son âge et qu'il n'aime pas Alan Lambin, le spécialiste en paranormal que son père, désemparé et dépassé par une succession de phénomènes étranges, a appelé à l'aide.Et si l'origine de tout cela se trouvait dans les anciennes galeries minières existant toujours sous ce village du Nord ? Le seul moyen d'accéder à ce dédale oublié de tous serait les sous-sols d'un hôpital abandonné et hanté par le souvenir de tous ceux qui y laissèrent leur vie, un matin d'hiver, treize ans plus tôt.




Mon avis :

Ce 3ème volet des aventures d'Alan Lambin avec des fantômes qui hanteraient la maison d'un père de famille totalement dépassé par les évènements m'a encore fait passer un très bon moment de lecture.

Si j'ai trouvé que le début était un peu plus long à démarrer que les précédents, c'était surtout parce que j'attendais des scènes très stressantes qui pouvaient me faire peur.

Or, ce ne sera pas tout à fait le cas. On a une angoisse latente face aux différents phènomènes qui se produisent, face aussi à la grand-mère qui donne l'impression de ne pas être là tout en énumérant une succession de chiffres sans que l'on sache ce que c'est. S'ajoute aussi l'ami imaginaire de Karine, la fille de 10 ans de ce père, Etienne, qui perd pied peu à peu.

Alan va mettre du temps à obtenir la confiance de cet homme qui doute de ses pratiques pour apaiser les âmes qui hantent ses murs. Alan n'est pas sûr, non plus, d'arriver à savoir ce qu'il s'est produit pour trouver une solution.

Alan devra aussi se débrouiller seul, cette fois-ci, puisque son acolyte Mina ne sera pas de la partie pour ce déplacement dans le Nord de la France.

Cette absence m'a créé un gros manque et c'est aussi une des raisons qui a fait que j'ai trouvé la première partie du livre intéressante mais un peu longue aussi.

Mon intérêt s'est vraiment éveillé sur la dernière phrase du chapitre 10, me laissant haletante, stressée, pleine de questions et ne sachant pas si je devais poursuivre ma lecture ou pas vu l'heure qu'il était (près de 23h et je bossais le lendemain). Vu ce que l'auteur présageait avec ce qu'il s'était passé, je n'étais pas sûre d'arriver à dormir si je continuais...

En tout cas, dès ce moment, j'ai été happée par le récit. C'était trop tard pour moi. L'auteur m'avait attrapée dans ses filets et ne m'en a faite sortir qu'à la toute fin et encore avec beaucoup de difficultés.

L'auteur m'a entraînée dans une intrigue qui n'est pas tout à fait fini par un certain côté. Il m'a presque créé une crise cardiaque dans une scène que je n'attendais pas et les dernières pages vous font hurler de frustration parce que la suite n'est pas disponible...

En bref, vous l'aurez compris, même si j'ai mis du temps à entrer dans cet opus, dès la 2ème moitié, je me suis éclatée. J'aime toujours autant ce que nous propose Jean-Marc Dhainaut et j'ai hâte de retrouver Alain Lambin dans une nouvelle aventure qui devrait être encore plus sombre, prenante et angoissante.

samedi 6 juillet 2019

Ta deuxième vie commence quand tu comprends que tu n'en as qu'une

Auteure : Raphaëlle Giordano
Editions : Pocket (Juin 2017)
Nbre de pages : 256


Présentation de l'éditeur :
Camille, trente-huit ans et quart, a tout, semble-t-il, pour être heureuse. Alors pourquoi a-t-elle l'impression que le bonheur lui a glissé entre les doigts ? Tout ce qu'elle veut, c'est retrouver le chemin de la joie et de l'épanouissement. Quand Claude, routinologue, lui propose un accompagnement original pour l'y aider, elle n'hésite pas longtemps : elle fonce et repart à la conquête de ses rêves...


Mon avis :

Raphaëlle Giordano est une auteure qui plaît beaucoup et, même si ce genre de roman ne m'attire pas, pour mon travail, il me faut parfois sortir de ma zone de confort.

Lorsque j'ai eu terminé ce livre, je me suis dit qu'il était sympa et qu'il tenait ses promesses en faisant passer un bon moment de lecture. Il fait partie de ces lectures-détente que j'aime lire de temps en temps.

Par ailleurs, l'écriture de Raphaëlle Giordano m'a plu d'emblée : agréable, fluide, pleine d'humour voire même d'ironie. Le combo parfait pour que le rythme soit rapide.

S'agissant de l'histoire, elle était sympa aussi car qui ne voudrait pas être à la place de Camille et voir son quotidien changer grâce à une aide extérieure qui nous dicterait ce que l'on devrait changer pour être mieux dans sa peau et tout voir en rose ?

J'avoue que l'ensemble est bien mené. Certaines scènes m'ont fait rire, sourire et d'autres m'ont émue.

Mais (bah oui il y en a un), j'ai trouvé aussi que l'histoire était un brin donneuse de leçon et ce côté là ne m'a pas plu.

On sait pertinemment que pour être "heureux" (ou en tout cas ne pas se prendre la tête à longueur de journée), être zen et moins stressé, le mental joue beaucoup.

Voir les choses de façon toujours positive (si on suit les conseils donnés par le routinologue de Camille), c'est quand même un gros défi à l'heure où la société nous embrigade dans un quotidien très chargé.

Je dirai que ce qui ne m'a pas convaincue, c'est la facilité à laquelle la vie de Camille va s'améliorer comme elle le souhaite. Et je ne vous parlerai pas d'une scène à la fin du roman dans laquelle un grand personnage fait son apparition et qui m'a fait souffler d'exaspération et hausser les sourcils tant c'était pousser à l'extrême de rendre la vie de Camille parfaite. Le too-much avec moi ça ne fonctionne pas et ça ne me fait même pas sourire.

Ce roman que je qualifierai de feel-good à défaut de le prendre comme un roman de développement personnel (quoi que par moment j'avais un peu l'impression d'y être), ne m'a pas rendu heureuse pour autant ou alors juste le temps de le lire (comme tant d'autres ont pu le faire avant lui sans qu'ils soient donneurs de leçon).

Je ne suis pas la cible pour ce genre de lecture mais ayant énormément accroché à la plume de l'auteure, je la relirai avec plaisir non seulement pour retrouver cette écriture pleine de positivité, de joie et de rythme que pour voir si Raphaëlle Giordano peut m'emporter dans un autre univers que celui d'un routinologue qui change la vie de Camille comme un magicien avec sa baguette magique.

jeudi 4 juillet 2019

Les déracinés

Auteure : Catherine Bardon
Editions : Les Escales (Mai 2018)
Nbre de pages : 607


Présentation de l'éditeur :
Vienne, 1932. Au milieu du joyeux tumulte des cafés, Wilhelm, journaliste, rencontre Almah, libre et radieuse. Mais la montée de l'antisémitisme vient assombrir leur idylle. Au bout de quelques années, ils n'auront plus le choix ; les voilà condamnés à l'exil. Commence alors une longue errance de pays en pays, d'illusions en désillusions. Jusqu'à ce qu'on leur fasse une proposition inattendue : fonder une colonie en République dominicaine. En effet, le dictateur local a offert cent mille visas à des Juifs venus du Reich.
Là, au milieu de la jungle brûlante, tout est à construire : leur ville, leur vie.

Fondée sur des faits réels, cette fresque au souffle admirable révèle un pan méconnu de notre histoire. Elle dépeint le sort des êtres pris dans les turbulences du temps, la perte des rêves de jeunesse, la douleur de l'exil et la quête des racines.


Mon avis :

Voilà un roman que je regrette d'avoir laissé traîner dans ma pile à lire pendant si longtemps. C'est à l'occasion de sa sortie poche chez Pocket et pour le challenge #alassautdespaves sur Instagram que je me suis décidée à le sortir.

Ce fut une lecture extraordinaire et je tire mon chapeau à l'auteure pour avoir écrit un premier roman aussi complet et brillant.

On a trois parties et l'histoire démarre en 1921 pour se terminer 40 ans plus tard. On va suivre deux familles juives dont les enfants vont se rencontrer, s'aimer, se marier et vivre les pires moments de l'Histoire avec la montée du nazisme en Autriche et la seule solution pour eux de survivre : s'exiler en République Dominicaine.

Dès le départ, j'ai adhéré à l'écriture de Catherien Bardon, simple mais pas simpliste, fluide, entraînante, un brin journaliste par moment avec des détails d'époque sur des journaux, des écrivains.... Bref, tout était là pour me plonger au coeur des années 30 autrichiennes avec l'angoisse et la boule au fond du ventre.

Les personnages que l'on suit (Wilhem et Almah) sont très attachants par l'amour qu'ils dégagent, leur volonté de croire que l'Homme ne peut pas être aussi malveillant, leurs doutes, leurs peurs, leurs espoirs avec ce voyage, long, très long, qu'ils entreprendront...

La première partie se consacre à la montée du nazisme et autant vous dire que je ne m'attendais pas à un récit aussi précis. Je me suis régalée à apprendre des faits qui m'étaient inconnus.

Les deux autres parties se consacreront à l'exil des personnages et un "voyage" qui ne sera pas de tout repos...

Catherine Bardon a fait un début de saga comme j'en ai peu lu et je m'en suis voulu de ne pas l'avoir découvert avant, de l'avoir fait traîner parce que... 600 pages... la flemme, le doute d'accrocher... les angoisses stupides qui me prennent parfois avec certains romans trop plébiscités. Je suis le mauvais petit canards du net alors il m'arrive de stresser sur un livre parce que je pourrais ne pas réagir comme la majorité.

Mais, ici, grâce à un travail remarquable de recherches, de documentation, on vit l'Histoire en totale immersion, on voyage avec les difficultés qu'ont connues tous ces exilés et on leur espère une vie meilleure.

La fin donne forcément envie de se jeter sur la suite, "L'américaine", qui vient de sortir, afin de les retrouver, faire encore un bout de chemin avec eux, voir ce qu'il va arriver à l'heure où les Etats-Unis et l'URSS sont en pleine guerre froide.

mercredi 3 juillet 2019

Circé

Auteure : Madeline Miller
Editions : Pocket (Mai 2019)
Nbre de pages : 562


Présentation de l'éditeur :
Fruit des amours d'un dieu et d'une mortelle, Circé la nymphe grandit parmi les divinités de l'Olympe. Mais son caractère étonne. Détonne. On la dit sorcière, parce qu'elle aime changer les choses. Plus humaine que céleste, parce qu'elle est sensible. En l'exilant sur une île déserte, comme le fut jadis Prométhée pour avoir trop aimé les hommes, ses pairs ne lui ont-ils pas plutôt rendu service ? Là, l'immortelle peut choisir qui elle est. Demi-déesse, certes, mais femme avant tout. Puissante, libre, amoureuse...


Mon avis :

Je suis une grande fan de mythologie depuis que j'ai lu mon premier livre à l'âge de 13 ans. Depuis, lorsque l'envie se fait sentir, je lis des romans, des documentaires, des magazines avec ces héros qui m'ont fait rêver, voyager quand j'étais adolescente.

Circé n'est pas un personnage que je connaissais beaucoup et avec ce roman, c'était l'occasion d'en apprendre davantage sur cette sorcière, fille d'Hélios (Dieu du soleil) et de Perséis (Déesse mineure, gardienne des fontaines et des ruisseaux).

Circé est une nymphe, plus proche des humains que des dieux. Avec ce roman, on se rend compte à quel point son empathie pour nos semblables, sa sensibilité sont importants.

Cela lui causera bien des difficultés vis-à-vis de son père, de ses frères et soeurs mais aussi des autres Dieux.

Pourtant, Circé va devenir une sorcière à la puissance imparable.

A travers les diverses rencontres qu'elle fera, les héros qu'elle aidera, les coups bas qu'elle recevra, on la verra changer, évoluer, se forger une réputation dont elle se servira mais qu'elle exècre au plus haut point.

J'ai adoré apprendre sur ce personnage. J'ai trouvé la première moitié du roman intéressante mais faisant plus penser, dans sa forme, à des nouvelles qui se succèdent dans lesquelles, à chaque chapitre, on rencontre un héros différent avec une quête à mener.

Ce que j'attendais par dessus tout, c'était la rencontre de Circé avec Ulysse qui n'arrive qu'à la 2ème moitié du livre mais quel ravissement j'ai eu lorsque ce moment est enfin arrivé.
Circé offrant la coupe de poison à Ulysse

Circé m'a étonnée par sa façon de se comporter, de réfléchir, d'agir toujours au mieux. Mais j'ai également appris à mieux connaître ce héros si connu, Ulysse, qui m'a fortement ébranlée par sa façon de faire.

J'ai été incapable de lâcher ma lecture tellement j'étais happée par tout ce qui se passait.

J'étais véritablement dans un roman exaltant avec beaucoup d'évènements que je n'attendais pas, qui m'ont surprise et que j'ai adoré découvrir.

Madeline Miller a fait un ouvrage très complet et addictif sur une femme peu connue qui méritait d'être mise en avant. Le style est très fluide, hyper agréable, facile à suivre, très abordable même pour les plus néophytes en mythologie. 

Ce roman permet vraiment de remettre le personnage de Circé dans de bonnes dispositions vis-à-vis des lecteurs. Fini la méchante sorcière et bienvenue la déesse au coeur d'or, à l'opposé de toutes les autres.

jeudi 27 juin 2019

La Dame de la Ténarèze

Auteure : Madeleine Mansiet-Berthaud
Editions : Presses de la Cité (Mai 2019)
Collection : Terres de France
Nbre de pages : 352


Présentation de l'éditeur :
Son passé, Claudia croyait l'avoir enfoui à l'abri des grilles du parc de la Ténarèze. Le lierre et le chèvrefeuille tapissent aujourd'hui les murs de cette demeure autrefois la plus belle d'Eauze. 
Dans ce village gersois d'origine gallo-romaine, chaque pierre raconte une histoire. Celle de Claudia, née avec le siècle, est marquée par la disparition inexpliquée de son mari Paulin, quarante-cinq ans plus tôt. Pour une autre, un ailleurs ? Nul ne sait. Depuis, Claudia a perdu son sourire, se terre dans une solitude dont elle a fait un rempart, et vit parmi ses souvenirs : son amour pour Paulin, pourtant si jaloux, leur gîte ouvert aux pèlerins de Compostelle... 
Quand, ce jour de septembre 1983, le maire vient lui exposer son projet pour la Ténarèze, Claudia devine qu'il s'agit d'une expropriation. Que l'on investisse son parc, jamais ! Ce sera son dernier combat : préserver ses murs, son passé, ses secrets...


Mon avis :

Dans ce roman, nous allons découvrir le passé de Claudia, octogénaire, qui va voir sa vie perturbée par l'envie du maire du village de faire de la Ténarèze une maison de retraite dans laquelle, bien sûr, Claudia aura sa place.

L'histoire est agréable à lire et à suivre et j'ai été curieuse de savoir ce qui était arrivé à Paulin, le mari dont Claudia n'a plus eu de nouvelles du jour au lendemain...

On entre dans un passé rempli de secrets avec des personnages sympathiques et on vit un présent difficile à vivre pour cette femme de 83 ans qui voit l'expropriation arriver trop vite.

Son refus de partir de chez elle est dû au secret de son passé autant qu'à son attachement à ce lieu dans lequel elle a toujours vécu.

L'auteure le rend très bien et le lecteur a toujours cette envie de savoir ce qu'il s'est passé, même si on finit par s'en douter avant la fin.

D'ailleurs, s'agissant de cette fin, j'ai trouvé l'explication trop expéditive et trop facile. Par rapport au reste du roman, c'est bien dommage parce qu'on a une impression de vouloir finir ce roman trop vite.

J'aurais aimé un peu plus de suspense sur cette révélation, que l'auteure prenne un peu plus son temps mais non. De ce côté là, je vous l'avoue, j'ai été déçue alors même que je m'en doutais.

Cela dit, l'ensemble est bien construit, les personnages sont agréables à suivre et le style parfaitement adapté à cette période de canicule car très simple et très fluide.

C'est un roman parfait pour se détendre cet été.

mercredi 26 juin 2019

Les Dieux de Howl Mountain

Auteur : Taylor Brown
Editions : Albin Michel (Mai 2019)
Collection : Terre d'Amérique
Nbre de pages : 384


Présentation de l'éditeur :
Hanté par la guerre de Corée, où il a perdu une jambe, Rory Docherty est de retour chez lui dans les montagnes de Caroline du Nord. C'est auprès de sa grand-mère, un personnage hors du commun, que le jeune homme tente de se reconstruire et de résoudre le mystère de ses origines, que sa mère, muette et internée en hôpital psychiatrique, n'a jamais pu lui révéler. Embauché par un baron de l'alcool clandestin dont le monopole se trouve menacé, il va devoir déjouer la surveillance des agents fédéraux tout en affrontant les fantômes du passé...
Entre les courses automobiles illégales, les pasteurs qui prêchent avec des serpents venimeux dans les mains, les coutumes et croyances d'un endroit reculé au début des années cinquante, c'est tout un univers que fait revivre Taylor Brown dans ce roman haletant qui rappelle Donald Ray Pollock et Tom Franklin.



Mon avis :

Ce roman est le deuxième de l'auteur. Le résumé me laissait présager une lecture dynamique et palpitante. Or, nous sommes ici dans un roman noir, un roman d'ambiance plus que d'action que j'ai été, malgré tout, ravie de découvrir.

Tout ne m'a pas convaincue mais j'ai très vite adhéré aux personnages de Rory et de sa grand-mère, Ma. On apprend leur histoire au fil du récit dans une atmosphère plutôt pesante vu que Rory fait du trafic d'alcool et que Ma est une guérisseuse aussi convoitée et respectée que crainte par la population.

On va alterner avec les difficultés de ce trafic, l'histoire familiale de Rory et Ma puisqu'un drame est survenu avant la naissance de Rory. Nous allons aussi découvrir les souvenirs d'ancien combattant de ce jeune homme qui n'est pas sorti indemne tant physiquement que psychologiquement, de la guerre de Corée.

Ce fut une lecture intéressante avec des passages magnifiques et prenants et d'autres que j'ai trouvés plus longs et qui m'ont moins accrochée.

Bon, il faut dire aussi, pour la défense de ce titre, qu'il passait tout juste après le dernier R.J. Ellory alors...

Il n'empêche que Taylor Brown a un style qui m'a plu et même si je n'ai pas adhéré à tout ce qu'il proposait dans son roman, j'ai réellement trouvé que le point fort résidait dans les personnages de Rory et Ma par tout ce qu'ils dégagent de volonté, de caractère avec un lien qui les unit autour de l'histoire de Bonni, la fille de Ma et la mère de Rory.

Même si l'histoire de cette femme ne prend que quelques chapitres par-ci par-là, elle m'a totalement envoûtée, emportée parce qu'elle entraîne chez Rory une volonté absolue de découvrir la vérité et de se venger...

En bref, ce roman n'est pas un coup de coeur et l'histoire m'a plus ou moins passionnée. Par contre, les personnages sont extrêmement bien travaillés, construits et deviennent tellement attachants qu'au final ils permettent de ne pas lâcher ce roman avant la fin. Et honnêtement, l'abandonner aurait été un réel gâchis.

mardi 25 juin 2019

La tresse

Auteur : Laetitia Colombani
Editions : Le livre de poche (Mai 2018)
Nbre de pages : 240


Présentation de l'éditeur :
Inde. Smita est une Intouchable. Elle rêve de voir sa fille échapper à sa condition misérable et entrer à l’école.
Sicile. Giulia travaille dans l’atelier de son père. Lorsqu’il est victime d’un accident, elle découvre que l’entreprise familiale est ruinée.
Canada. Sarah, avocate réputée, va être promue à la tête de son cabinet quand elle apprend qu’elle est gravement malade.
Liées sans le savoir par ce qu’elles ont de plus intime et de plus singulier, Smita, Giulia et Sarah refusent le sort qui leur est réservé et décident de se battre. Vibrantes d’humanité, leurs histoires tissent une tresse d’espoir et de solidarité.
Trois femmes, trois vies, trois continents. Une même soif de liberté.


Mon avis :

Trois femmes. Trois histoires. Trois combats mais une même volonté de sortir des conventions, obligations pour être totalement libre.

J'avais beaucoup entendu parler de ce roman et il y a eu tout un tas de chroniques dithyrambiques et de coups de coeur dessus. En ce qui me concerne, je l'ai trouvé bien écrit, bien structuré avec un lien entre ces trois histoires que je n'avais pas forcément vu venir et qui clôt joliment ces combats.

Pour autant, les histoires de Giulia (en Sicile), Sarah (au Canada) m'ont moins touché que celle de Smita (en Inde). Je ne minimise pas ce qui leur arrive mais, ayant déjà lu des ouvrages sur ce qui se passe dans leur vie, j'étais moins emballée que par celle de Smita qui va lutter pour améliorer sa condition de femme mais qui va surtout combattre pour l'avenir de sa fille.

J'ai trouvé ces chapitres tellement emprunts de réalité que je sentais la chaleur, les excréments, la transpiration... ce mélange d'odeurs qui vont prend à la gorge et vous barbouille jusqu'à la nausée.

J'étais tellement emportée là-bas par le combat de Smita que celui de Giulia m'a paru insignifiant à côté.

S'agissant de Sarah, j'ai été touchée par ce qui lui arrive (quelle maman/femme ne le serait pas ?) mais c'était du déjà vu et honnêtement j'ai levé les yeux au ciel lorsque j'ai "vu" où l'auteure m'emmenait. Par contre, la prise de conscience qui se dégage sur le temps qu'elle perd en passant trop de temps à son boulot, raisonnera forcément en chacune de nous.

La tresse est un roman qui va bousculer nos émotions. Les thématiques abordées ne nous ferons pas rire, ni nous détendre.

C'est poignant mais le cumul de ces tranches de vie à vous faire pleurer m'a plus dérangée que donné un coup de coeur, tout simplement parce que j'en attendais autre chose et notamment une lecture plus légère.

Même si la fin est pleine d'espoir et de positivité, je me dis aussi que l'auteure aurait pu faire une autre histoire sur ces trois femmes sans que cela soit trop facilement larmoyant.

En bref, je ne regrette pas ma lecture. C'est beau, c'est triste, c'est poignant et du coup ce n'est pas une lecture que je qualifie de détente pour l'été. En tout cas pour moi.

jeudi 20 juin 2019

Le chant de l'assassin

Auteur : R.J. Ellory
Editions : Sonatine (Mai 2019)
Nbre de pages : 496


Présentation de l'éditeur :
1972. Condamné pour meurtre, derrière les barreaux depuis plus de vingt ans, Evan Riggs n'a jamais connu sa fille, Sarah, confiée dès sa naissance à une famille adoptive. Le jour où son compagnon de cellule, Henry Quinn, un jeune musicien, sort de prison, il lui demande de la retrouver pour lui donner une lettre. Lorsqu'Henry arrive à Calvary, au Texas, le frère de Riggs, shérif de la ville, lui affirme que la jeune femme a quitté la région depuis longtemps, et que personne ne sait ce qu'elle est devenue. Mais Henry s'entête. Il a fait une promesse, il ira jusqu'au bout. Il ignore qu'en réveillant ainsi les fantômes du passé, il va découvrir un secret que les habitants de Calvary sont décidés à ne pas laisser divulguer. 

Avec ce retour aux sources qui évoque par bien des aspects Seul le silence, R. J. Ellory nous livre un roman magistral, d'une puissance émotionnelle rare. Un de ses plus humains, un de ses plus sombres aussi.


Mon avis :

J'avais adoré Seul le silence dont je garde un excellent et merveilleux souvenir. J'attendais qu'il en soit de même avec Le chant de l'assassin et, là encore, je sors émue, époustouflée... de ma découverte de ce dernier R.J. Ellory que j'ai pu faire grâce à Netgalley et aux Editions Sonatine que je remercie vivement.

L'auteur nous plonge au coeur du West Texas, à Calvary, avec une intrigue somme toute simple au départ mais qui va prendre une tournure à laquelle on ne s'attend absolument pas.

On va suivre Henri dans sa quête de retrouver Sarah, fille de son ancien codétenu, Evan Riggs, afin de lui remettre une lettre. Mais on va découvrir aussi, en alternance, l'histoire de la famille Riggs et surtout les rapports entre Evan et son frère aîné, Carson... Tout un programme...

R.J. Ellory a cette faculté voire même facilité à nous embarquer dans une intrigue qui monte crescendo en stress. On se pose beaucoup de questions. On se dit que cela va mal se finir pour Henri, vu les problèmes qu'on lui crée dans ses recherches.

On se dit aussi que les habitants de Calvary doivent avoir quand même beaucoup de choses à cacher, peut-être même se reprocher, pour qu'une simple demande d'aide atteigne de telles propositions d'agressivité.

Lorsque l'on débute ce roman, on est loin de s'imaginer à quel point les secrets enfouis ont un poids sur ces habitants.

La fin arrive beaucoup trop vite, même si elle est irrémédiable. Lire du Ellory c'est vouloir rester dans son univers jusqu'à la fin des temps.

Les personnages qu'il dépeint ne sont ni blancs ni noirs. Chacun a beau avoir ses objectifs, ses raisons de cacher certaines choses ou de vouloir la vérité, il est difficile de les juger, de dire que lui a raison et l'autre tort.

L'auteur nous pousse dans des retranchements qu'il est finalement difficile d'en vouloir aux différents protagonistes.

La seule chose que l'on peut faire c'est "regarder" les choses se dérouler, sans pouvoir y faire grand'chose.

Ce roman est aussi bon que Seul le silence avec des personnages forts et déterminés, une ambiance électrique et oppressante, le tout servi par une écriture succulente qui pousse le lecteur à lire encore et toujours.

En bref, il est excellent et je vous le conseille fortement comme chaque titre de cet auteur.

mercredi 19 juin 2019

Le pont d'argile

Auteur : Markus Zusak
Editions : Calmann Levy (Mars 2019)
Nbre de pages : 570


Présentation de l'éditeur :
Il était une fois la merveilleusement loufoque
famille Dunbar...
Chez les Dunbar, on vit un joyeux bordel :
sans parents, sans règles et entouré d'animaux.
Cinq frères dont le quotidien n'est que fourberies,
défis en tout genre, et coups de coeur.
Mais aujourd'hui, le père qui les a abandonné
revient avec une demande étrange :
Lequel de ses garçons acceptera de construire un pont avec lui ?
Tous s'indignent, sauf Clay, le fils du milieu, le plus fragile.
Mais pourquoi accepter cette main tendue d'un père qui est parti ?


Mon avis :

Après ma découverte de La voleuse de livres, j'avais très envie de lire le dernier Zusak. Je gardais en tête une écriture fluide et des personnages attachants, avec son titre précédent. Je pensais qu'il en serait de même avec son dernier opus...

Si l'histoire est très belle et que l'on apprécie de plus en plus les uns et les autres au fil des pages, il faut savoir que le style utilisé cette fois-ci ne fait pas honneur à tout le reste. Je l'ai trouvé lourd, parfois peu compréhensible, au point que cela m'a énervée de ne pas avoir de fluidité dans ma lecture.

Il m'a fallu attendre la 2ème partie pour être vraiment intéressée à ce que je lisais, au moment, en fait, où l'on commence à découvrir l'histoire des parents Dunbar (avant leur rencontre puis pendant et ce que fut leur union).

L'auteur joue aussi sur deux temporalités : le passé et le présent pour que le lecteur ait toutes les cartes en main.

Si j'aime cette procédure dans les romans, j'ai trouvé aussi qu'ici Markus Zusak en faisait trop. Et là, il sera plus simple de vous expliquer ce qui m'a gênée en vidéo, dans mon prochain point lecture, sinon ce serait beaucoup trop long à écrire.

En fait, l'ensemble crée une histoire très belle, touchante et fraternelle. Le lien qui unit les frères Dunbar, après le départ du père suite au décès de la mère, est indéfectible malgré les différences de caractère de ces garçons.

S'il y a une chose de positive dans ce titre, c'est l'amour que se porte cette fratrie et tout ce qu'ils peuvent faire pour se soutenir les uns et les autres.

Le retour du père va ébranler les frères Dunbar et tout ce qu'ils avaient réussi à mettre en place durant son absence.

On va tous les découvrir, apprendre à les connaître, au fur et à mesure que l'on va avancer, mais c'est avec Clay, celui du milieu, que l'on apprendra ce qui s'est réellement passé dans cette famille, pourquoi le père est parti, créant une explosion de cette famille et une rancoeur difficile à apaiser pour certains des frères.

Je sors déçue de ma lecture parce qu'avec les belles choses que Markus Zusak nous avait concoctées et qui auraient pu faire de ce roman un joli coup de coeur, je ne garde en tête que la lourdeur de l'écriture et des allers-retours non chronologiques par moment dans le passé que j'ai trouvé aussi peu judicieux et perdant un peu le lecteur. Cela donne du fil à retordre et c'est bien dommage !

mardi 18 juin 2019

Ceux que nous avons abandonnés

Auteur : Stuart Neville
Editions : Rivages Noir (Avril 2019)
Nbre de pages : 361


Présentation de l'éditeur :
A la mort de leur mère, Ciaran Devine, douze ans, et son frère aîné Thomas avaient été placés dans la famille Rolston. Mais un jour, Mr Rolston est retrouvé chez lui, le crâne enfoncé ; les deux frères sont auprès du corps, ils sont couverts de sang. Ciaran avoue être l'auteur du crime. Sept ans plus tard, Ciaran retrouve la liberté mais Paula Cunningham, son agente de probation, soupçonne qu'il n'a pas dit la vérité. Elle s'en ouvre à l'inspectrice Serena Flanagan qui avait recueilli la confession du jeune garçon. Les deux femmes vont faire remonter à la surface des drames et des blessures qui continuent de ruiner les vies présentes, y compris les leurs.



Mon avis :

C'est un roman dont je n'avais pas entendu parler. Je ne m'attendais à rien de particulier avant de le lire mais ma découverte a été étonnante et je l'ai dévoré en 3 jours.

Lorsque j'ai lu le résumé et qu'il était question du doute sur la culpabilité du jeune des frères (Ciaran) sur le meurtre du père d'accueil, je me suis dit qu'aussi bien c'était le frère aîné (Thomas) qui avait fait le coup et que Ciaran s'était accusé pour le protéger.

Le roman m'a démontré à quel point c'était plus compliqué que ça.

On va découvrir le passé de ces deux frères, la relations qu'ils ont mais l'auteur va aussi mettre en avant les conséquences d'une incarcération sur des mineurs très jeunes et les conséquences psychologiques que cela peut engendrer.

En effet, si Ciaran sort de "prison" à l'âge de 19 ans, dans sa tête et ses réactions, il reste un enfant de 12 ans qui a besoin de son grand frère pour avancer et vivre. Il ne sait pas prendre de décision seul. Il faut que Thomas soit à proximité pour le rassurer, le guider.

Sauf que Thomas n'a pas le caractère effacé de Ciaran. C'est plutôt un rebelle, même s'il est resté tranquille pendant 2 ans, en attendant que son frère sorte de la maison de correction à son tour.

C'est une relation que j'ai trouvée très toxique pour Ciaran et qui rend le roman très prenant parce qu'on hésite sur la culpabilité de ces deux frères. Qu'est-il vraiment arrivé dans cette chambre ? Lequel des deux a vraiment tué ce père d'accueil ?

C'est un roman noir extrêmement bien maîtrisé qui m'a fait m'attacher à Ciaran. Il est difficile de ne pas ressentir de l'empathie pour lui alors que l'on aura du ressentiment pour son frère.

Une chose est sûre, ma lecture a été pleine d'émotions et je ne suis pas prête d'oublier ces frères, ni leur histoire qui m'a bouleversée.

lundi 17 juin 2019

Je ne t'oublie pas

Auteur : Sébastien Didier
Editeur : Hugo Poche Suspense (Juin 2019)
Nbre de pages : 599


Présentation de l'éditeur :
Bellevue Park. Ses villas d'architecte, ses espaces verts, ses prestations luxueuses... Pour Marc Vasseur, c'était un rêve. Mais lorsque sa femme disparaît en ne laissant qu'un simple SMS pour toute explication, le rêve tourne au cauchemar.
Les autorités ne tardent pas à classer l'affaire. Un abandon de domicile conjugal comme il s'en produit des milliers chaque année. Mais Marc en est sûr, Sandra ne les aurait jamais quitté ainsi, lui et leur fille Lisa.
Trois mois plus tard, alors que tout espoir semble s'être évanoui, il reçoit une photo qui va bouleverser toutes ses certitudes.
Celle d'une jeune fille, une inconnue, qui arbore un médaillon.
Ce bijou, Marc en est persuadé, c'est celui de Sandra. Celui qu'elle ne quittait jamais.


Mon avis :

Pour le lancement de leur nouvelle collection, les Editions Hugo ont misé sur ce premier roman de Sébastien Didier. Je vous dirai d'emblée qu'ils ont bien fait de suivre leur instinct car ce roman m'a tenue en haleine du début à la fin.

Il y a du rythme et de l'action dès le départ. J'ai adoré les personnages et notamment Marc, le mari, qui ne lâche rien pour savoir ce qu'est devenue sa femme Sandra. Il est le seul à être persuadé qu'elle n'est pas partie par sa seule volonté de faire un "break", comme a pu l'annoncer le dernier SMS qu'elle lui a envoyé.

Le privé engagé par Marc,  Paul Lombardier, pense la même chose... même s'il met du temps à vraiment s'en convaincre et à trouver des éléments qui pourraient le mettre sur un début de piste...

On est pris dans l'engrenage de cette disparition qui sera associée à un passé caché.

L'auteur a savamment dosé l'intrigue, plaçant les pièces de son puzzle avec parcimonie. Le lecteur est, du coup, pris dans l'engrenage et doute de certains personnages.

Si j'avais vu certaines choses venir, d'autres m'ont bluffée, pour mon plus grand plaisir. La fin offre une possible suite que je ne refuserai pas tant je me suis attachée aux personnages par leur implication à découvrir, quoi qu'il leur en coûte, la vérité.

Dans tous les cas, pour un premier roman, Je ne t'oublie pas est excellent. Il est plein de rythme et de rebondissements au point qu'il est difficile à lâcher.

En bref, je vous le recommande !

jeudi 13 juin 2019

Un amour de statue

Auteure : Valérie Lys
Editions : du Palémon (Février 2019)
Nbre de pages : 224


Présentation de l'éditeur :
Une diva est assassinée aux Thermes marins de Perros-Guirec. Le commissaire Velcro, qui vient de rejoindre la P.J. de Rennes, est dépêché sur les lieux. Heureuse surprise pour lui, Déborah, une collègue qu’il apprécie particulièrement, est elle aussi missionnée dans le département car un acte de vandalisme a été commis sur le site de la Vallée des Saints à Carnoët.
Ils décident donc de mutualiser leurs compétences afin de résoudre ces deux affaires au plus vite. Si la gentillesse de la diva fait l’unanimité, certains témoignages surprennent Velcro et l’enquête promet d’être difficile.
Quel lien entre le meurtre de la diva et la destruction de la statue ? Il semblerait que ce soit l’art car voilà que Céline et Stravinsky s’invitent à leur tour dans le jeu pour brouiller encore un peu plus les cartes tandis que le commissaire se découvre des liens avec Kundera lors de son installation à Rennes.
Le contexte de leurs investigations est décidément inhabituel et il faudra le flair de Velcro et la subtilité de Déborah pour démêler cet étrange imbroglio...


Mon avis :

Une diva assassinée. Une statue vandalisée. Quel lien peut-il y avoir entre ses deux affaires que le commissaire Volcro, fraîchement muté à Rennes, et sa collègue Déborah vont devoir résoudre ?

Valérie Lys organise parfaitement son intrigue avec une écriture agréable mi-sérieuse mi-ironique qui donne au lecteur l'envie d'en savoir toujours plus et de tourner les pages encore et encore.

On ne sait pas trop où l'on va au début et c'est déroutant mais petit à petit les choses se dévoilent pour éclaircir le tout.

C'est un roman de 200 pages qui se lit rapidement et qui m'a beaucoup fait penser à du Agatha Christie voire même une petite partie de Cluedo, la victime ayant été assassinée dans un hôtel. Qui donc est le coupable ?

Même si je n'ai pas été étonnée outre mesure par la révélation, la découverte de l'auteure a été tellement bonne que ce sera avec plaisir que je continuerai à la lire.

Si vous êtes amateur de polar, qui plus est régional, ce titre devrait vous plaire.

mercredi 12 juin 2019

Le trône maudit

Auteurs : José Luis Corral & Antonio Pinero
Editions : HC Editions (Janvier 2019)
Nbre de pages : 574


Présentation de l'éditeur :
An 4 avant Jésus-Christ. Le cruel tyran Hérode le Grand meurt et le trône d'Israël est vacant. Deux de ses fils se le disputent amèrement, mais une troisième personne aux intrigues obscures et aux projets mystérieux intervient. La lutte pour le pouvoir déclenche dans la cour d'Israël une terrible période de passion, de perfidie, de violence et de trahison pour s'attirer la faveur de l'empereur Auguste, qui a toujours le dernier mot. 
Au milieu de ce tourbillon apparaît Jésus de Nazareth. Avec ses sermons sur le royaume de Dieu, dans lesquels il remet en question les desseins de l'empereur romain et de la caste sacerdotale juive, le prédicateur révolutionne le peuple d'Israël. Dès lors, les Romains et les prêtres juifs cherchent à se débarrasser de ce rebelle. 

Un scénario passionnant où la réalité dépasse sans cesse la fiction. Un roman historique d'une grande intensité où l'on assiste à des moments mythiques comme la célèbre danse de Salomé qui a coûté la tête à Jean-Baptiste, l'entrée triomphale de Jésus à Jérusalem ou la proclamation de l'empereur Caligula.


Mon avis :

Si vous saviez comme j'angoissais à l'idée de me lancer dans ce roman !

Ne maîtrisant pas la période de l'Antiquité, j'avais peur des personnages, de ne pas arriver à les suivre dans une histoire qui serait sûrement lourde avec une écriture peut-être un peu indigeste...

Pourtant, l'attachée de presse m'avait prévenue qu'il me plairait, qu'il était magnifique, très intéressant et qu'il se lirait facilement.

Aujourd'hui qu'il est fini, je me sens ridicule d'avoir traîné à le sortir parce qu'effectivement c'est une lecture passionnante avec une écriture limpide et simple qui ne laisse pas les néophytes du genre sur le carreau.

Le roman a deux parties.

La première démarre à la mort de Hérode le Grand, laissant le trône d'Israël vacant avec deux fils, Archélaos et Antipas, se battant pour savoir lequel des deux est le plus légitime à prendre la relève.

Je pensais que ce serait compliqué de suivre cette période de l'Histoire de ce pays avec les complots et les trahisons qui vont s'organiser. Or, ce fut tellement fluide que j'en suis restée béate.

Les auteurs ont su, avec brio, m'accrocher à cette intrigue mais aussi à certains personnages, que je n'avais pas envie de lâcher ce livre. Je l'ai d'ailleurs dégusté jusqu'à la fin, mettant 15 jours avant de tourner la dernière page avec un énorme regret que ce ne soit pas plus long.

Dans la seconde partie, même si le sort du trône d'Israël n'est pas résolu, Jésus de Nazareth apparaît. Une difficulté de plus à régler pour cette région touchée par la violence due à ce trône vacant et la tutelle de Rome...

On vit la naissance du christianisme avec ce prédicateur qui réunit des foules avec des paroles d'apaisement, de réconfort mais également de prise de conscience sur le statut de ce peuple par rapport à Rome mais aussi face à la domination des prêtes juifs de Jérusalem.

Cet homme dérange car la colère gronde. Les soulèvements se succèdent. Jésus doit disparaître d'une façon ou d'une autre...

Là encore, les auteurs ont excellé dans l'écriture de ce pan de l'Histoire de la chrétienté. J'ai été aux côtés de Jésus, de ses fidèles, de ses opposants, de ceux qui le soutenaient dans l'ombre ou qui le détestaient.

Je suis partie dans l'Antiquité pendant plusieurs jours sans avoir envie d'en revenir. Mon intérêt a toujours été présent; ma curiosité était à son paroxysme et je n'ai jamais été perdue pendant ma lecture.

José Luis Corral et Antonio Pinero se sont réunis pour créer une oeuvre passionnante que l'on ne quitte qu'avec un immense regret. Je vous la conseille grandement si vous êtes féru d'Histoire.


mardi 11 juin 2019

Deux femmes dans la tourmente

Auteure : Teresa Messineo
Editions : Belfond (Juin 2019)
Collection : Le Cercle
Nbre de pages : 307


Présentation de l'éditeur :

Dans le brasier de la Seconde Guerre mondiale, deux amies infirmières, deux destins, une vocation : soulager, soigner. Après des années de recherches historiques minutieuses, Teresa Messineo signe un premier roman passionnant, poignant de réalisme, et un formidable hommage à toutes ces héroïnes de l'ombre.

Jo et Kay se sont rencontrées à New York au cours de leurs études d'infirmière à la fin des années 1930. Désireuses de partir à l'aventure, les deux jeunes femmes s'engagent aux côtés des Alliés. C'est là que leurs chemins se séparent.

Jo est envoyée sur le front de l'Ouest, en France, où elle doit superviser un hôpital de fortune comptant six blessés : des vies fragiles pour lesquelles elle représente le seul espoir et qu'elle entend protéger jusqu'au bout.

Kay est envoyée à Hawaï. Après une parenthèse enchantée sur les plages de sable blanc, l'attaque de Pearl Harbour signe pour elle le début du cauchemar : prisonnière des Japonais, elle est déportée dans un camp à Manille.

Dans l'horreur des corps mutilés, de la maladie et de la famine, chacune s'accroche à sa vocation, mais aussi à l'amour et à l'amitié, pour trouver le courage de supporter l'insupportable. L'espoir sera-t-il plus fort que la mort ? Que restera-t-il de leur précieux lien après ces années de séparation et de souffrance ?


Mon avis :

Aussitôt reçu, aussitôt lu et j'ai beaucoup aimé découvrir cet ouvrage clairement dédié aux infirmières qui donnent tout ce qu'elles ont pour leurs patients.

Ici, nous suivons en alternance Jo (infirmière sur le fond occidental) et Kay (infirmière dans le Pacifique). On va les découvrir l'une et l'autre dans des situations très difficiles qui montrent à quel point soigner en temps de guerre est extrêmement compliqué.

On les verra dans des moments de rush, de doute, de souvenir et parfois dans un mélange de rêve et de réalité.

On connaîtra avec Kay la douleur de la faim, de l'épuisement physique et surtout psychologique par des japonais qui n'ont rien à envier aux nazis.

Autant l'histoire de Jo est intéressante mais s'inscrit dans un registre que j'avais déjà lu, autant celle de Kay est bouleversante et choquante parce que je ne m'étais jamais penchée sur des romans de la 2nde Guerre Mondiale qui se déroulaient dans le Pacifique avec des armées japonaises qui traitaient leurs prisonniers de telle façon, même après la fin de la guerre...

Cela m'a montré que je devais élargir mes lectures et ne pas me cantonner à ce que je connaissais déjà.

Teresa Messineo a fait un magnifique roman sur ces femmes qui donnent tellement sans rien demander en retour et qui pourtant sont si peu considérées par leurs supérieurs.

La fin m'a beaucoup touchée, surtout la deuxième partie de la page 307 qui est tellement vraie et encore, et malheureusement, d'actualité !

L'auteure signe là un superbe premier roman que je vous conseille fortement si cette période ne vous rebute pas.

mercredi 5 juin 2019

Les parfums d'Iris

Auteure : Florence Roche
Editions : Presses de la Cité (Octobre 2018)
Collection : Terres de France
Nbre de pages : 320


Présentation de l'éditeur :

Iris a – presque – suivi à la lettre les ultimes recommandations de son père, Hippolyte : " Si je meurs, pars de cette ville. Pars très loin, et n'approche jamais la famille Dorian. " Peu après la visite de la richissime Marie-Claire Dorian avec laquelle il s'est violemment disputé, le paisible apothicaire et parfumeur est retrouvé assassiné. Dans une valise que le défunt avait cachée à son intention, Iris trouve de faux papiers, et des cahiers avec des formules de parfum. Sous une nouvelle identité, la jeune femme quitte le petit port breton pour Aix-en-Provence, où elle s'inscrit dans une célèbre école de parfumerie. Ses premières créations, inspirées des formules d'un carnet d'Hippolyte, remportent un vif succès. Son père avait un talent de génie... Mais Iris n'a jamais vraiment rien su de lui, de sa famille, Hippolyte ayant tiré un trait sur son passé. Lors de son apprentissage, elle rencontre Armand, issu de la prestigieuse lignée de parfumeurs Dorian. Son charme, sa prestance opèrent sur elle immédiatement. Elle accepte bientôt de travailler dans les laboratoires de la firme à Grasse. Mais elle ne peut révéler ses véritables motivations : son amour pour Armand, sa volonté de connaître la famille d'Hippolyte. Et celle de retrouver son assassin.


Mon avis :

Avec la période estivale qui débute, je me suis dit que lire les romans de la collection Terres de France, vous permettrait de choisir des romans faciles et agréables pour cette saison.

Avec le roman de Florence Roche, nous allons être aux côtés d'Iris, jeune femme de 20 ans, qui va étudier l'art des fragrances pour devenir une parfumeuse au talent indéniable. C'est suite à la mort de son père Hippolyte et à ses secrets qu'il ne lui a pas révélés, qu'Iris va prendre sa vie en main. Entre sa formation de parfumeuse et son enquête sur le passé de son père, Iris va nous embarquer dans une intrigue intéressante et prenante.

Même si j'ai trouvé une partie de l'histoire un peu rapide et facile et une fin du même accabit, j'ai adoré les passages à Aix-en-Provence où Iris apprend à créer les parfums. Il y a également les moments où elle se battait contre la concurrence qui sont très intéressants à suivre. On sent que la jeune femme est une battante qui ne laissera rien passer et qui ira au bout de ses convictions.

Alors même que je pensais être davantage émue sur le passé d'Hippolyte et de son histoire familiale qui est loin d'être simple quand on la connaît (mais que l'on présage trop vite), c'est en fait la vie d'Iris, dans le présent, qui m'a accrochée.

Avec l'histoire d'Hippolyte, j'ai trouvé que c'était du déjà vu, déjà lu et j'ai été déçue. L'ensemble est géré avec trop de légèreté pour apporter vraiment le côté tragique qui vous prend aux tripes. Je ne dis pas que ce qu'ont vécu Hippolyte et Iris n'est pas poignant mais la façon dont cela a été raconté ne m'a pas émue. On reste trop en surface et cela n'a pas su me convaincre de l'horreur vécue par les uns et les autres. Même les dialogues pour justifier les faits ne m'ont pas amener à y voir l'horreur que cela aurait dû apporter.

Si vous vous décidez à le lire, je vous le conseille surtout pour le côté parfumé que vous trouverez avec Iris dans son laboratoire de création qui donne bien envie de partir à Grasse pour participer à un atelier de création de parfum !

mardi 4 juin 2019

Ces sorties qui me font envie - Spécial Poche (Juin 2019)


Beaucoup de sorties pour ce mois de juin qui sont terriblement tentantes. Ce n'est bien sûr qu'une sélection non-exhaustive qui est basée sur ce que j'aime lire. J'espère que vous y trouverez aussi votre bonheur.


Editions Pocket :

Au coeur du solstice de Jacques Vandroux
A paraître le 13 juin 2019
Genre : Policier/Thriller
Prix : 8,10 €

Grenoble, mois de juin. Le corps d'une jeune femme est découvert dans l'ancien baptistère. Très vite, l'autopsie révèle que l'assassin a retiré le cœur de sa victime. Quelques jours plus tard, un second cadavre va plonger la ville dans la psychose. Meurtres rituels ? Actes d'un dément ?
Saisis de l'enquête, le capitaine Nadia Barka et son équipe ne disposent d'aucun indice, si ce n'est du témoignage surprenant de Julien Lombard, qui se dit averti des disparitions et des meurtres par d'étranges visions. Mythomane, illuminé ou piste providentielle ? La policière, en proie au doute, va devoir s'appuyer sur des alliés parfois singuliers pour tenter de stopper ce tueur à l'efficacité redoutable.

Complot de Nicolas Beuglet
A paraître le 13 juin 2019
Genre : Policier/Thriller
Prix : 8,30 €

Un archipel isolé au nord de la Norvège, battu par les vents. Et, au bord de la falaise, le corps d'une femme. Les blessures qui déchirent sa chair semblent être autant de symboles mystérieux.
Quand l'inspectrice Sarah Geringën, escortée par les Forces spéciales, apprend l'identité de la victime, c'est le choc. Le cadavre est celui de la Première ministre. Qui en voulait à la chef de gouvernement ? Sarah, très vite, le pressent : la scène du crime signe le début d'une terrifiante série meurtrière. Dans son enquête, curieusement, quelqu'un semble toujours la devancer. Comme si cette ombre pouvait lire dans ses pensées. Le soupçon d'un complot implacable qui accompagne chacun de ses pas…

La trilogie de Shiva : Les immortels de Meluha (T1) de Amish Tripathi
A paraître le 13 juin 2019
Genre : SF-Fantasy-Fantastique
Prix : 8,60 €

Le riche et idyllique empire de Meluha est menacé. Pour renforcer ses rangs, l’empereur a envoyé des émissaires inviter les tribus voisines à rejoindre son royaume et jouir de son opulence en échange de leur allégeance. C’est ainsi que les Gunas, menés par leur jeune chef impétueux, Shiva, arrivent à la ville frontière de Srinagar, capitale du Kashmir. Après avoir absorbé une mystérieuse boisson médicinale, Shiva voit sa gorge luire d’un bleu iridescent. Il est le Neelkanth, le sauveur tant attendu...

Les meilleurs amis du monde de Gilly Macmillan
A paraître le 13 juin 2019
Genre : Contemporain
Prix : 7,90 €

Noah Sadler et Abdi Mahad sont deux adolescents inséparables, meilleurs amis depuis l'enfance. Par un matin glacial, une équipe de secours repêche le corps de Noah dans le canal de Bristol : son état est critique. Abdi, présent sur la scène du drame, ne peut - ou ne veut - rien dire.
Alors que le détective Jim Clemo, de retour d'un arrêt de travail forcé, se voit confier l'affaire, l'incident tourne à la bataille médiatique : Noah est anglais et issu d'une bonne famille, Abdi est fils de réfugiés somaliens. Il n'en faut pas plus pour mettre le feu aux poudres et raviver les tensions sociales qui rongent Bristol.
Dans ce contexte brûlant marqué par la peur et la colère, chaque famille se bat pour son fils et pour la vérité. Ni l'une ni l'autre ne sait jusqu'où elle devra aller, ni quels démons elle devra affronter.

Réveille-toi ! de François-Xavier Dillard
A paraître le 13 juin 2019
Genre : Policier-Thriller
Prix : 7,50 €

L’Inconscient. Depuis qu’on lui a greffé ce nouveau cœur, Basile ne veut plus dormir. Chacune de ses nuits est un cauchemar aux allures de réalité.
La Science. Prodige de l’informatique, Paul a développé pour la Crim un programme hors du commun. Il suffit d’y rentrer les données d’une affaire pour voir apparaître, sur l’écran, le portrait-robot du coupable.
La Psychiatrie. Mentaliste, Nicolas peut lire en vous comme dans un livre ouvert.
À eux trois, ils peuvent stopper l’horreur – cette hécatombe de jeunes femmes, toujours plus jolies, qui ensanglante Paris. À eux trois, et pas un de moins…

Mémoire froissée (T1) de Christine Machureau
A paraître le 20 juin 2019
Genre : Historique
Prix : 8,30 €

Quand les hommes de l’Inquisition, en cotte noir et rouge, ont emmené sa mère, Anne avait six ans. « Sorcière ! » ont-ils dit. Sorcière pour connaître les plantes ? Sorcière pour soigner les gens ? Désormais orpheline, et forte d’un savoir ancestral, Anne décide de poursuivre l’œuvre maternelle : elle sera herboriste. Alchimiste, peut-être… Dans un Moyen-Âge soumis aux famines et aux épidémies, ses pas la mèneront de Touraine en Champagne, d’amours en deuils et d’échecs en renaissances…

Moi, Médicis de Matteo Strukul
A paraître le 27 juin 2019
Genre : Historique
Prix : 7,90 €

Florence, février 1429. Jean de Médicis, le patriarche qui avait élevé sa famille au sommet de la cité, vient de s’éteindre. Cosme et Laurent, ses fils, prennent la succession.
Cosme, le premier-né, renonce à sa vocation d’artiste pour asseoir le pouvoir politique de son clan et assurer le rayonnement de la ville. Laurent, le pragmatique, doit superviser l’ensemble des affaires de la banque et accumuler les richesses sans ostentation. Mais les ennemis des Médicis se liguent déjà. Bientôt, les fils suspectent que leur père aurait été empoisonné. Les deux frères sauront-ils unir leurs forces pour protéger leur famille, ou se laisseront-ils enivrer par le pouvoir ?

Par le fer ou le poison de Juliette Benzoni
A paraître le 27 juin 2019
Genre : Historique
Prix : 8,30 €

Par amour, par ambition ou par vengeance, par peur ou par cruauté, par fanatisme ou par crédulité, par politique, par égoïsme ou par coquetterie, des femmes ont tué ou fait tuer des hommes, d’autres femmes et même des enfants. Le sang versé est un lien sinistre au cours de l’Histoire. Dans chacun de ces récits, le fer brille, la hache s’abat, ou bien le poison s’insinue, dans le cadre à la fois tragique et fastueux des grandes cours à travers les siècles. De fait, bien malin qui pourrait dire lesquels étaient les pires, des poisons, des massacres ou de la trahison…
La grande dame des sagas historiques nous conte ici le destin de seize femmes aux mains ensanglantées.


Editions Hugo Poche Suspense :

Je ne t'oublie pas de Sébastien Didier
A paraître le 6 juin 2019
Genre : Policier-Thriller
Prix : 8,50 €

Bellevue Park. Ses villas d'architecte, ses espaces verts, ses prestations luxueuses... Pour Marc Vasseur, c'était un rêve. Mais lorsque sa femme disparaît en ne laissant qu'un simple SMS pour toute explication, le rêve tourne au cauchemar. Les autorités ne tardent pas à classer l'affaire. Un abandon de domicile conjugal comme il s'en produit des milliers chaque année. Mais Marc en est sûr, Sandra ne les aurait jamais quitté ainsi, lui et leur fille Lisa.
Trois mois plus tard, alors que tout espoir semble s'être évanoui, il reçoit une photo qui va bouleverser toutes ses certitudes. Celle d'une jeune fille, une inconnue, qui arbore un médaillon. Ce bijou, Marc en est persuadé, c'est celui de Sandra. Celui qu'elle ne quittait jamais.

La fille de la plage de Alexis Aubenque
A paraître le 6 juin 2019
Genre : Policier-Thriller
Prix : 8,50 €

Santa Barbara. Une jeune femme se réveille sur une plage.
Elle est amnésique. Elle ne se souvient que de trois choses : son prénom, le visage d'une femme ensanglantée, et enfin de ne surtout pas appeler la police. Quatre amis, qui viennent fêter la fin de leurs études universitaires, la retrouvent et décident de venir à son aide. Mais est-ce pour le meilleur ou pour le pire ?
S'insinuant dans la vie de chacun des personnages, Chelsea, la mystérieuse fille de la plage, est-elle aussi ingénue qu'elle le paraît ?


Editions Le livre de poche :

La galerie des jalousies (T2) de Marie-Bernadette Dupuy
A paraître le 5 juin 2019
Genre : Romance Historique
Prix : 9,70 €

Fin 1920. Tout le village minier de Faymoreau, en Vendée, partage le deuil de la famille Marot dont la petite Anne vient d’être emportée par la tuberculose. Pour le frère aîné de la fillette, Thomas, marié à une ouvrière d’origine polonaise, et pour Isaure, la fille de métayers des environs, la peine est amplifiée par la culpabilité d’avoir échangé un baiser le soir de Noël. Dans l’espoir de mettre un terme à cet amour impossible, Isaure décide dès le lendemain de l’enterrement de suivre à Paris son amant, le commissaire de police Justin Devers.
La vie est agréable dans la capitale, mais Isaure souffre d’être loin de son village, et surtout de Thomas. Leur relation semble pourtant dans une impasse car Jolenta, l’épouse de Thomas, est sur le point de lui donner un enfant. De retour à Faymoreau, Isaure fait la connaissance d’Olympe Mercerin, la belle-mère de l’ancien directeur de la mine, et devient sa gouvernante. Thomas, si proche et si loin à la fois, continue de la hanter…

Cox ou la course du temps de Christoph Ransmayr
A paraître le 12 juin 2019
Genre : Roman
Prix : 7,70 €

Dans la Chine du XVIIIe siècle, l’empereur Qianlong règne en despote sur une cour résignée à la démesure de son souverain. Son dernier caprice est une série d’horloges conçues pour mesurer les variations de la course du temps : le temps fuyant, rampant ou suspendu d’une vie humaine, selon qu’il est ressenti par un enfant, un condamné à mort ou des amants. Venu de Londres à l’invitation du souverain, Alistair Cox, le plus célèbre des horlogers du monde occidental, saura-t-il exaucer les désirs de Qianlong et freiner la course des heures ?

Avec la précision d’un peintre, Christoph Ransmayr construit un récit singulier et virtuose, méditation sur la fugacité du temps et l’illusion d’en triompher par l’art.


Editions 10/18 :

Jeremiah de Hervé Gagnon
A paraître le 6 juin 2019
Genre : Policier historique
Prix : 8,10 €

Avril 1865. La guerre de Sécession tire à sa fin, et les membres d'une société secrète confédérée sont réunis au St. Lawrence Hall Hotel, à Montréal. Leur but : planifier une reprise des hostilités et encaisser des traites bancaires d'une valeur de 2,5 millions de livres sterling. Parmi eux, John Wilkes Booth, futur assassin du président Abraham Lincoln, a en sa possession un objet encore plus précieux.

Février 1892. Des Montréalais noirs sont sauvagement assassinés, à la manière caractéristique du Ku Klux Klan. Le journaliste Joseph Laflamme se lance sur l'affaire en compagnie de l'inspecteur Marcel Arcand. Ils croiseront la route d'un personnage légendaire, que l’on croyait mort, qui ne reculera devant rien pour retrouver ce que Booth a caché à Montréal.

Maharajah de M.J. Carter
A paraître le 20 juin 2019
Genre : Policier historique - Aventure
Prix : 8,80 €

Calcutta, 1837. Le pays est sous la régence de la Compagnie britannique des Indes orientales. Figure haute en couleur chez les expatriés anglais, l'écrivain Xavier Mountstuart vient de disparaitre dans les profondeurs de la jungle.
L'armée de la Compagnie envoie à sa recherche Jeremiah Blake, un agent spécial, grand spécialiste des mœurs du pays, accompagné d'un jeune officier, William Avery. C'est le début d'une aventure passionnante au pays des temples et des maharajahs. En approchant de la région où Mountstuart a disparu, celle des thugs, adorateurs de Kali, déesse de la mort et de la destruction, Blake et Avery vont découvrir une incroyable conspiration.


Editions Pocket Jeunesse :

Ici, ce sont des titres que j'ai lus et que je vous conseille fortement, tous à paraître le 6 juin prochain.

Aux délices des anges de Cathy Cassidy
Prix : 6,40 €

Il suffit parfois de pousser une porte pour changer sa vie… Et si c’était la porte d’une pâtisserie ?
Je m’appelle : Anya
Mon âge : 13 ans
Je suis : tout juste arrivée de Pologne
Mon style : vieil uniforme acheté d’occasion
Je rêve : de commencer une vie géniale en Angleterre
Mon problème : rien ne se passe comme prévu, ni la vie en Angleterre, ni ma relation avec Dan, ce garçon rebelle pour qui je craque malgré moi…

U4 - Jules de Carole Trébor
Prix : 7,90 €


«JE M’APPELLE JULES. Je vis à Paris. La ville que j’observe du haut de mon cinquième étage n’est plus la mienne. J’ai recueilli une petite fille, elle s’appelle Alicia, je ne sais pas quel âge elle a ni pourquoi elle a survécu. C’est pour elle que j’irai au rendez-vous. Parce qu’il nous reste peut être une dernière chance de sauver le monde. »



U4 - Koridwen de Yves Grevet
Prix : 7,90 €


«JE M’APPELLE KORIDWEN. Je suis la dernière survivante du hameau de Menesguen. J’ai décidé de me rendre à Paris. 541 kilomètres en tracteur, c’est de la folie, mais toute seule ici je suis trop vulnérable. Ma grand-mère m’a toujours dit que j’aurais un destin exceptionnel. C’est le moment de le vérifier. »




U4 - Stéphane de Vincent Villeminot
Prix : 7,90 €


«JE M’APPELLE STÉPHANE. Je vis à Lyon. C’est le chaos. Des bandes de jeunes commencent à piller les appartements vides. D’autres investissent les lycées désertés… Moi je préfère attendre mon père, chez nous. Et s’il ne revient pas, j’irai au rendez-vous. J’irai jusqu’à Paris pour le retrouver dans son bunker de l’armée. »



U4 - Yannis de Florence Minckel
Prix : 7,90 €


«JE M’APPELLE YANNIS. Mes parents et ma soeur sont morts sous mes yeux. Depuis, leurs fantômes m’accompagnent partout. Il faut que je quitte Marseille avec mon chien, sinon je vais devenir fou. Je n’ai plus qu’un espoir : arriver à temps au rendez-vous, à Paris.»