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dimanche 2 août 2020

Le 7ème fléau

Auteur : James Rollins
Editions : Fleuve Noir (2020)
Nbre de pages : 534


Présentation de l'éditeur :

Deux ans après avoir disparu dans le désert soudanais, le professeur Harold McCabe, à la tête d'une expédition archéologique britannique, réapparaît au milieu des sables, mais s'effondre avant de pouvoir raconter son histoire. L'autopsie met au jour une étrange découverte : quelqu'un aurait commencé à momifier le corps du professeur, alors qu'il était encore en vie.

Peu après, des nouvelles alarmantes arrivent d'Égypte : l'équipe médicale ayant pratiqué l'analyse du corps du professeur est contaminée par un virus inconnu, qui se propage bientôt dans tout Le Caire. L'inquiétude grandit et certaines rumeurs laissent entendre que les dix plaies d'Égypte, dont le professeur McCabe cherchait des preuves, sont en train de recommencer.

Le commandant Gray Pierce et son équipe devront lutter contre une menace venue du passé et rendue réelle par la science moderne.

Un danger capable de décimer l'humanité entière.



Mon avis :

2ème aventure de la Sigma Force que je lis et j'ai été emportée, encore une fois, par l'intrigue mise en place et le mélange fiction/réalité parfaitement maîtrisé.

Les personnages sont un peu manichéens et je ne m'attache pas forcément à eux mais j'avoue avoir quand même un petit faible pour Kowalski, râleur du groupe Sigma avec un humour qui me fait rire à chaque fois.


C'est un roman parfait pour l'été qui détend, nous apprend quand même pas mal de choses, nous bouscule avec de l'action dès le début.

Alors oui les gentils se sortent de certaines situations un peu trop facilement mais cela ne gâche pas la lecture.

L'écriture est fluide, très visuelle. Si vous redoutez d'aller au cinéma en ce moment, aucun doute que ce livre comblera le manque d'un bon film d'aventure et d'action.

En bref, aucun ennui n'est possible et si vous aimez les romans à la Indiana Jones, moi je vous dis "foncez !".

De plus, la saison est parfaite pour partir à l'aventure aux quatre coins du monde avec des personnages qui n'ont pas froid aux yeux.

jeudi 9 avril 2020

Sang famille

Auteur : Michel Bussi
Editions : Presses de la Cité (2018)
Nbre de pages : 420


Présentation de l'éditeur :

"Tel un soleil brutal, la lumière du phare des Enchaînés inonde la pièce. Une seconde à peine. Puis l'obscurité reprend le dessus, simplement percée du halo des lampes torches. Je vais mourir ici. C'est une certitude. Une seule question me hante, la dernière : jusqu'où sont-ils prêts à aller pour me faire avouer ? A fouiller ma mémoire, comme s'ils pouvaient en arracher les souvenirs qu'ils convoitent ? Tout est allé si vite, à peine quatre jours.
Je n'étais alors qu'un adolescent parmi d'autres. Un orphelin. C'est du moins ce qu'on avait toujours voulu me faire croire..."


Mon avis :

J'ai lu ce roman dans le cadre de la LC organisée par @mes_carnets_litteraires. Il fallait lire en mars un roman de Michel Bussi et j'ai jeté mon dévolu sur son tout premier roman.

Si l'écriture de l'auteur reste toujours aussi agréable et fluide, je n'ai pas totalement accroché à l'histoire de Colin. On est sur une enquête familiale qu'il va mener sur l'île de Mornesey, là où son père, 10 ans plus tôt, a trouvé la mort.

On va être plongé dans le passé trouble de cette famille et j'ai trouvé l'ensemble assez long.

Je ne peux pas dire non plus que j'ai eu de véritables surprises avec. Même s'il se lit facilement, je n'arrivais pas à retrouver les émotions que Michel Bussi arrive à me faire ressentir avec ses autres romans.

J'ai été, par contre, plus intriguée par l'histoire voire le mythe de cette île que par tout le reste.

La couverture donne un air de vacances à ce bouquin et c'est ce que j'ai ressenti la plupart du temps. Une petite enquête par un ado de 16 ans, hors ces heures de cours de voile dans la colo où il s'est inscrite. C'est gentillet mais pas exceptionnel et j'en sors un peu déçue.

vendredi 3 avril 2020

Survivre

Auteur : Vincent Hauuy
Editions : Hugo Thriller (2020)
Nbre de pages : 397


Présentation de l'éditeur :
2035. La Terre est en sursis : les catastrophes climatiques se multiplient, les sociétés sont en ébullition et les réserves d'eau potable se raréfient. Le survivalisme prend de l'ampleur. Survivre devient à la fois un défi et une obsession. C'est aussi le thème et le nom du grand jeu télévisé que lance le milliardaire Alejandro Perez, magnat des intelligences artificielles.
Dans l'énorme complexe construit ad hoc dans l'Idaho, le lancement de Survivre s'annonce spectaculaire. Mais lorsqu'un agent de la DGSE infiltré dans l'organisation de Perez disparaît, son frère, l'ex-journaliste Florian Starck, se décide à intégrer l'émission. Et découvre un envers du décor aussi mystérieux que terrifiant. Car la promesse d'un grand divertissement dissimule un objectif beaucoup plus sombre. Dès la première épreuve, le compte à rebours commence. Pour les candidats. Pour Florian Starck. Et pour nous tous.


Mon avis :

Cette année, Vincent Hauuy a décidé de nous emmener au cœur d'un jeu de télé-réalité où les participants auront des épreuves de survie à surmonter. Le nom de ce jeu : Survivre.

Associé à la thématique des intelligences artificielles et à une enquête suite à une disparition mystérieuse, le sujet du survivalisme ne sera pas le plus intéressant. L'auteur, de ce coté là, ne nous apprend pas grand-chose car il reste sur des bases de survie que l'on connaît déjà.

Par contre, l'enquête est intéressante à suivre et les IA encore plus encore. Il est juste dommage que l'auteur n'ait pas plus creusé certaines choses pour que le lecteur soit totalement immergé dans l'univers de ces IA.

Survivre est un roman d'aventure qui prend une dimension plus prenante avec les IA. Lu en LC avec Marylin de @le_boudoir_litteraire, nous sommes d'accord sur le fait que le côté survie est un prétexte pour enchaîner sur autre chose de plus profond.

Même si j'ai beaucoup aimé cette lecture, je pense que l'auteur aurait pu uniquement écrire un roman sur les IA et développer certains côtés du roman au lieu de cumuler les thématiques et finalement rester en surface.

Cela dit, le roman est encore une fois bien écrit, bien orchestré et permet de se changer les idées en cette période de confinement qui ne facilite pas vraiment la lecture. Si vous avez l'occasion de le lire, n'hésitez pas. Vincent Hauuy est un de mes auteurs français préférés.


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lundi 9 mars 2020

La mort du temple : Secretum Templi (T1)

Auteur : Hervé Gagnon
Editions : Hugo Roman (Mars 2020)
Nbre de pages : 387


Présentation de l'éditeur :
Paris, 1307.
Depuis que le transport du trésor a débuté, quelque chose a changé à la Villeneuve du Temple. Tous les frères qui y vivent savent ce que trame le roi Philippe et, à l'intérieur des murs, la tension, mêlée de défaitisme, d'un sentiment de trahison, de résignation et de rancoeur, est palpable. Bientôt, l'Ordre des Pauvres chevaliers du Christ et du Temple de Salomon cessera d'exister sous la forme qui a fait sa gloire depuis presque deux siècles. Il survivra sans doute, mais personne ne s'illusionne : les choses ne seront plus jamais pareilles. Qui plus est, nul n'est dupe : parmi les frères, les victimes seront nombreuses.
Hugues de Malemort n'est pas différent des autres. L'obéissance a régi sa vie au Temple et il se contente de servir Dieu et son Ordre de son mieux, sans poser de questions. Si les soldats du roi viennent l'arrêter, il déposera les armes et les suivra car telle sera la volonté divine. Mais comme les autres, il est habité par le pressentiment d'une apocalypse imminente qui ne le quitte plus.


Mon avis :
Avis aux amateurs de roman historique sans prise de tête et prenant.
Le dernier roman d'Hervé Gagnon est sorti le 5 mars et j'ai eu la joie et la chance de pouvoir le lire.
Si vous avez lu "Damné", autre série de l'auteur, vous retrouverez ici tous les codes utilisés par Hervé Gagnon et qui fonctionnent à tous les coups : des templiers que l'on adore, une aventure prenante, un secret à garder coûte que coûte et un personnage féminin très charismatique.
Si on a une petite impression de déjà vu par certains côtés, j'avoue que je n'ai pas été déçue par ma lecture.
D'abord parce que Hervé Gagnon met en scène Jacques de Molay himself ! Enfin, nous suivons un peu le Maitre de cet Ordre plutôt que de le voir uniquement sur son bûcher dans les dernières secondes de sa vie. C'était intéressant de le découvrir et de se rendre compte un peu fr son caractère.
A cela s'ajoute une intrigue prenante même si j'ai trouvé la mise en place un peu longue. Les personnages sont intrigants et je me suis pas mal posé de questions, notamment sur cette femme qui arrive en milieu de roman.
Nous sommes en 1307 et l'Ordre du Temple vit ses dernières années. Il faut protéger le trésor face à un Philippe le Bel surendetté mais ce trésor n'est pas que pécunier...
On ne sait qu'à la toute fin le secret à préserver et on ne se doute pas du tout des revirements qui se mettent en place dans les dernières pages.
J'ai passé un super moment de lecture que je vois recommande (tout comme d'ailleurs les séries Damné et Malefica) et dont j'attends la suite avec impatience. Le tome 2 est a priori prévu pour l'automne prochain. Pas de doute que je serai sur les starting-blocks à ce moment là.

mercredi 2 octobre 2019

Les chroniques de St-Mary : Une trace dans le temps (T4)

Auteure : Jodi Taylor
Editions : HC Editions (3 octobre 2019)
Nbre de pages : 340


Présentation de l'éditeur :
Dans ce quatrième tome, l'institut va devoir se battre pour survivre.
Max et Leon se sont retrouvés et espèrent bien mener une vie paisible... mais ils n'arrivent même pas jusqu'à l'heure du déjeuner. Du XVIIe siècle à l'Égypte ancienne, de Pompéi à Southwark, ils se lancent sur la ligne du temps, jouant un jeu de cache-cache périlleux. Mais ils finissent par retourner à St Mary où de grands dangers les attendent.
Jodi Taylor transporte le lecteur dans l'Histoire avec toujours autant d'humour, alors que la dernière bataille de St Mary est pratiquement désespérée. Débordé, en infériorité numérique et avec son bâtiment sur le point de s'écrouler, comment l'institut pourra-t-il survivre ?


Mon avis :

4ème tome de la saga Les Chroniques de St-Mary que j'adore depuis le 1er livre. Ici, il m'aura fallu un peu plus de 100 pages pour être vraiment embarquée mais j'étais ravie de retrouver les personnages et notamment Max est son flegme légendaire.

Rien ne lui est ni lui sera épargné. Elle fera face avec la détermination qu'on lui connaît.

J'ai trouvé le début un peu redondant mais les voyages dans le temps me ravissent toujours autant.

On découvre la Police du Temps qui est là pour mettre de l'ordre... mais pas que...

Max va se retrouver embringuée dans une histoire prenante, parfois prévisible mais ô combien inlâchable.

J'ai adoré certains passages et j'ai dévoré la 2ème moitié du roman en une journée. La fin, bien sûr, ne donne qu'une envie : avoir la suite qui sort... en février prochain.

Il va falloir être patiente mais ça en vaut largement la peine.

Pour ceux/celles qui n'ont pas commencé cette série, je vous la conseille grandement. On ne s'ennuie pas, on s'évade avec des personnages que l'on prend plaisir à découvrir au début et qu'il nous est ensuite impossible de laisser de côté. Il reste encore suffisamment de tomes pour se dire que la fin n'est pas pour maintenant mais j'angoisse d'avance à l'idée qu'à un moment ou un autre ce sera vraiment fini de Max et Cie. En attendant, profitons au maximum !

mercredi 7 août 2019

La légende des Templiers : La conspiration (T4)

Auteur : Paul Christopher
Editions : Pocket (2016)
Nbre de pages : 352


Présentation de l'éditeur :
Un attentat contre le pape le jour de Noël met le monde en émoi. Alors qu'une enquête internationale est ouverte, Peter Holliday, professeur d'histoire à West Point, trouve les véritables responsables de l'assassinat : la confrérie Rex Deus, dont il a découvert l'existence lors de ses recherches sur les mystères ésotériques des Templiers. Cette organisation secrète, datant des rois mérovingiens et dirigée par de supposés descendants du Christ, s'est lancée dans une nouvelle croisade. Afin de lever les zones d'ombre qui entourent la mort du Saint-Père et pour connaître le plan caché de Rex Deus, Peter va affronter ces Templiers des temps modernes et essayer de comprendre leur histoire.


Mon avis :

Quatrième volet des aventures de Peter Holiday, je continue cette saga avec toujours autant d'envie et de plaisir.

Ici, Peter va être confronté à l'assassinat du Pape par, a priori, un groupuscule islamiste... mais tout n'est pas aussi simple...

J'ai encore passé un très bon moment avec Peter, rejoint dans ce tome par sa nièce Peggy. J'ai été d'ailleurs ravie de la retrouver parce que le duo est vraiment très plaisant à suivre.

L'histoire est prenante et bourrée d'action mais elle est plus axée sur la politique que sur des recherches de trésor comme j'aime en avoir dans ce genre de roman.

Du coup, pour l'instant, c'est le tome qui m'aura le moins plu, même si j'ai passé un très bon moment avec. J'ai apprécié l'avancée de l'intrigue sur le Rex Deus que l'on a vu précédemment et leurs objectifs deviennent plus clairs...

Il y a encore des passages faciles où nos héros se sortent de situations difficiles de façon miraculeuse mais je me sens si bien aux côtés de Peter que je ferme les yeux sur les petits défauts.

Il me reste encore trois tomes à lire pour être à jour dans cette saga et je compte bien l'être avant la fin de l'année.

Et vous ? Vous connaissez cette série ? Elle vous tente ?

mercredi 17 juillet 2019

Le labyrinthe des os

Auteur : James Rollins
Editions : Fleuve Noir (Juin 2019)
Nbre de pages : 592


Présentation de l'éditeur :
Dans les montagnes reculées de Croatie, un archéologue fait une découverte étrange : les os d'une femme cachés depuis des millénaires dans une chapelle catholique souterraine. Dans le même système de cavernes, des peintures primitives élaborées racontent l'histoire d'une immense bataille entre des tribus de Néandertaliens et de sombres créatures. Avant d'avoir pu comprendre qui était ce mystérieux ennemi, l'équipe de recherches est attaquée. 
Cette nouvelle enquête mènera le commandant Gray Pierce et la Sigma Force dans un passé lointain. Ils devront retracer l'évolution de l'intelligence humaine depuis sa véritable source, et seront plongés dans une bataille cataclysmique pour l'avenir de l'humanité qui s'étend à travers le monde... et au-delà.


Mon avis :

James Rollins n'est autre que James Clemens lorsqu'il écrit en fantasy. J'avais très envie de découvrir sa Sigma Force et je n'ai pas été déçue de ma lecture. Elle m'a même beaucoup fait penser à du Clive Cussler avec la NUMA et j'en ai été ravie.

Dans "Le labyrinthe des os", nous sommes avec un groupe de scientifiques partis en Croatie, sur la découverte d'os de femme de néandertal. Le groupe formé d'une généticienne, d'un géologue, d'un paléonthologue et d'un prêtre expert en histoire de l'Art vont être attaqués. C'est là que la Sigma Force va entrer en action pour les retrouver et les récupérer. Parallèlement à ces évènements, on suivra une autre généticienne (soeur jumelle de la première) à Atlanta qui fait des recherches sur l'évolution de l'intelligence humaine.

De fil en aiguille, les deux intrigues ne vont en faire qu'une seule et le lecteur est pris dans l'engrenage de l'histoire et des scènes d'action qui en mettent plein la vue.

On va entrer dans l'univers de l'anthropologie avec cette question étonnante sur l'Homme : comment notre intelligence a-t-elle pu connaître un tel essor, faisant de nous des êtres capables de raisonner, de s'organiser en société, de devenir civilisés... ?

En fait, cette question se résume en une expression scientifique qui s'appelle le "Grand Bon en Avant".

N'allez pas croire que le contenu du roman est indigeste que vous n'y comprendrez rien car ce n'est absolument pas le cas.

Nous restons dans un roman de détente avec une écriture très fluide, très visuelle mais ici nous apprenons aussi beaucoup de choses et pas seulement sur nos ancêtres néandertaliens.

Nous explorons d'autres mystères tout aussi fascinants, voyageant pour ce faire aux quatre coins du monde que ce soit en Chine, aux USA ou en Equateur, notamment.

Tout est magnifiquement orchestré, donnant envie au lecteur de poursuivre sans relâche les quêtes lancées par ces généticiennes. Mais elles découvriront aussi le revers de la médaille...

Même si je ne me suis pas spécialement attachée aux personnages, l'un d'entre eux se détache quand même du lot et je n'ai pas pu faire autrement que l'aimer dès le début. Il s'agit de Baako. Je suis vraiment tombée raide dingue de lui et, par moment, selon ce qui se passait, j'avais la gorge nouée et j'avais peur pour lui.

Honnêtement, je ne m'attendais pas à passer un aussi bon moment de lecture aux côtés des agents de la Sigma Force et de ces scientifiques qui nous emportent dans une aventure hors norme.

James Rollins est tout aussi excellent avec ses romans d'aventure que ce qu'il l'est avec ses romans de fantasy. C'est juste incroyable d'avoir cette capacité à proposer des romans dans lesquels on se sent si bien que l'on ne veut pas quitter les personnages ni l'intrigue et lorsque la fin arrive, irrémédiable, on en demande encore.

Je suis ravie d'avoir lu cet auteur dans ce genre, même s'il va me falloir lire tous les autres tomes de cette saga qui, si je ne me trompe pas, en compte une dizaine. En bref, j'ai de quoi faire en attendant que le prochain James Rollins ne paraisse mais ce sera un plaisir de les découvrir et de vous en parler.

mercredi 29 mai 2019

L'explorateur

Auteure : Katherine Rundell
Editions : Gallimard Jeunesse (Mai 2019)
Nbre de pages : 384


Présentation de l'éditeur :

Depuis son siège à bord d'un petit avion, Fred observe la mystérieuse forêt amazonienne s'étendre à perte de vue. Il rêve de devenir explorateur, de voir son nom figurer parmi ceux des grands aventuriers. Quand l'avion percute la cime des arbres, Fred se retrouve seul, au cœur de la jungle immense et sauvage, avec trois autres enfants, Connie, Max et Lila. Quelles sont leurs chances de survie si personne n'est à leur recherche ? Ils ont pourtant le sentiment d'une présence. Quelqu'un était-il là avant eux ?


Mon avis :

Après des lectures plutôt moyennes, j'ai eu le besoin de me lancer dans un roman jeunesse. Entre sa couverture attrayante et ses illustrations magnifiques à chaque début de chapitre, L'explorateur n'a pas fait long feu dans mon choix de le lire.

On est avec quatre enfants qui doivent rejoindre Manaus en avion mais celui-ci s'écrase en pleine jungle amazonienne. Ils se retrouvent seuls, sans adulte, et ne peuvent compter que sur eux-mêmes et les ressources qui les entourent pour survivre.

Globalement, c'est un roman intéressant mais le schéma suivi par l'auteure m'a rapidement lassée.

Une fois que l'aventure commence, chaque chapitre va porter sur une problématique qu'il faudra résoudre avant la fin du dit chapitre.

C'est dommage parce que du coup, j'ai trouvé que cela manquait de fluidité et le livre fait l'effet d'un manifeste de survie en zone hostile plutôt que roman d'aventure que j'attendais.

De plus, je ne suis pas sûre que l'âge proposé dans ce roman rende crédible l'ensemble.

En effet, le plus jeune des enfants a 5 ans et même si on ne nous donne pas celui des trois autres, on sait qu'ils n'ont pas 13 ans.

Déjà, des enfants aussi jeunes et seuls dans un tel territoire seraient-ils susceptibles de vivre les aventures proposées à Fred, Connie, Lila et Max ? Je suis très sceptique.

Par ailleurs, je n'ai pas trouvé le style aussi facile que ce qu'on pourrait attendre d'un livre destiné pour les enfants à partir de 9 ans.

Du coup, ce sera un livre un peu difficile à proposer, je trouve, tant par le style qui, certes, m'a beaucoup plu en tant qu'adulte parce que je n'ai pas trouvé que cela faisait trop jeunesse mais qui risque de ne pas passer auprès des plus jeunes, que par le manque de fluidité dans les différents chapitres qui s'enchaînent sans avoir vraiment de rapport les uns avec les autres.

Il se passe tout de même beaucoup de choses, voire même trop, et la fin est trop rapide, voire expéditive par rapport à tout le reste. J'en ai été très étonnée.

Ma chronique n'est pas élogieuse et pourtant, malgré ce que je reproche à ce roman, j'ai passé un bon moment avec. Même s'il est pour moi un peu trop jeunesse par la façon dont l'histoire est proposée, dans l'ensemble j'ai fini par m'attacher à ces quatre gamins qui n'avaient qu'une envie : rentrer chez eux !

mercredi 17 avril 2019

La légende des templiers : Le trône (T3)

Auteur : Paul Christopher
Editions : Le Cherche Midi (2014)
Nbre de pages : 320


Présentation de l'éditeur :
Depuis qu'il a hérité d'une mystérieuse épée retrouvée dans le nid d'aigle d'Hitler, Peter Holliday suit sans relâche la piste des Templiers. Une découverte relative à la septième croisade menée par Saint Louis le conduit cette fois dans le Perche, à l'abbaye de Tiron réputée pour ses liens avec la franc-maçonnerie. Il y découvre les archives de la famille de Jean de Saint-Clair, grande figure templière et important marin de son temps, dont le tombeau, dans la chapelle du Mont-Saint-Michel, porte cette étrange inscription : Et in Arcadia ego. Peter va alors entreprendre un voyage aux multiples dangers, pièges et énigmes, qui, de Prague à Venise, se soldera par une incroyable révélation.


Mon avis :

3ème volet de cette saga que j'ai pris plaisir à lire. J'ai retrouvé Peter Holliday dans une nouvelle aventure qui va le faire voyager en France, à Prague, Venise et tant d'autres coins de la planète pour savoir qui était Jean de Saint-Clair, un des rares Templiers à avoir survécu à la dissolution de l'Ordre.

Peter sera, cette fois-ci, accompagné de Soeur Margaret Emily (Soeur Meg) qui est également historienne et qui s'intéresse à une certaine Juliana ainsi qu'à une "Arche Authentique". Je ne vous en dirai pas plus de ce côté là...

Peggy et Rafi sont mis de côté dans ce tome mais l'aventure qui attend Peter n'est pas dénuée d'intérêt. Je l'ai même trouvée plus intéressante que celle du tome précédent.

Il y aura encore de l'action dès le début et jusqu'à la dernière page mais, ici, on nous explique aussi les différents Ordres nés après celui des Templiers et notamment celui des francs-maçons qui est l'héritier direct des Templiers si je puis dire. Mais nous en découvrirons bien d'autres qui sont tout aussi intéressants.

Ce fut, encore une fois, une lecture rapide et prenante qui fait passer un bon moment et qui donne envie de creuses certaines choses avec des ouvrages plus ciblés sur ce que l'on découvre ici. Ma curiosité est aiguisée et il va me falloir me pencher sur des documentaires pour la combler.

Je passe toujours d'excellents moments avec Peter et son humour cynique et j'espère pouvoir emprunter la suite très bientôt.

vendredi 29 mars 2019

L'amant de Patagonie

Auteur : Isabelle Autissier
Editions : Grasset (2012)
Nbre de pages : 302


Présentation de l'éditeur :

1880, Ouchouaya, Patagonie. Orpheline, Emily l'Ecossaise a seize ans. En période d'évangélisation du Nouveau Monde, elle est envoyée en Patagonie comme gouvernante des enfants du révérend et découvre la beauté sauvage de la nature, toute l'âpre splendeur des peuples de l'eau et des peuples de la forêt, et surtout, l'amour avec Aneki, un autochtone yamana. Alors, sa vie bascule. Réprouvée, en marge des codes et des lois de la civilisation blanche, Emily fugue, rejoint Aneki et croit vivre une passion de femme libre...



Mon avis :

Quelle belle et poignante histoire que celle d'Emily qui orpheline à 16 ans, va être recueillie par le pasteur Bentley et son épouse, cette dernière ayant besoin d'aide pour gérer son foyer et ses 5 enfants, foyer qui se situe au bout du monde. Emily va nous faire partager son voyage, sa perception des choses à son arrivée en Patagonie ainsi que les changements qui vont s'opérer en elle...

J'ai adoré ce roman bouleversant m'ayant mis les larmes aux yeux.

Emily est une personne jeune et influençable mais au fur et à mesure le temps passe, elle apprend à avoir ses propres opinions sur les autochtones qui lui semblent très étranges voire même effrayants à son arrivée.

J'ai adoré constater l'évolution d'Emily et ce que cela entraîne. Le lien qu'elle va nouer avec Aneki, seul Yamana parlant anglais, est tellement beau que c'est aussi oppressant compte tenu de l'époque et des moeurs.

Les Blancs et les Yamanas ne se mélangent pas. Ces indigènes sont des sauvages qui resteront sauvages quoi qu'il advienne, aux yeux de ces soit-disant être supérieurs.

Pourtant, entre Emily et Aneki, une belle histoire est en devenir...

Avec la plume d'Isabelle Autissier que je ne connaissais pas, l'histoire de ce peuple est sublime mais aussi déchirant.

Elle n'hésite pas à utiliser des termes durs pour parler de cette population à travers des hommes et des femmes qui se croient supérieurs.

A bien des moments, j'ai eu le ventre noué et la gorge serrée. Les larmes me sont montées à deux reprises sur des passages tellement poignants.

Je suis sortie de cette lecture avec la certitude de relire du Isabelle Autissier très prochainement tant elle emporte son lecteur avec des mots forts et justes. Elle m'a subjuguée au travers d'Emily qui ira au-delà des conventions pour vivre une histoire inoubliable dans un pays aussi dépaysant qui mystérieux et effrayant pour les étrangers.

Ma découverte a été au-delà de mon attente et j'en suis sortie envoûtée mais également le coeur brisé.

dimanche 29 avril 2018

Le cri de la terre

Auteur : Sarah Lark
Editions : L'Archipel (2015)
Nbre de pages : 606


Présentation de l'éditeur :
Gloria, l’arrière-petite-fille de Gwyneira McKenzie (la jeune Anglaise qui débarquait sur les côtes de la Nouvelle-Zélande dans Le Pays du Nuage blanc), a joui d’une enfance et d’une adolescence idylliques à Kiward Station, la ferme familiale.
Mais tout s’effondre quand ses parents – pourtant absents car pris par la carrière de cantatrice de sa mère – lui font savoir qu’il est temps pour elle de devenir une véritable lady.
Gloria doit alors tout quitter et faire ses adieux à ceux qui l’entourent, en particulier son cousin Jack, dont elle est très proche. Destination l’Angleterre et un austère pensionnat !
Contrainte de se plier aux règles strictes de l’établissement, incapable de s’intégrer, Gloria se retrouve plus seule et démunie que jamais.
Aussi décide-t-elle de rentrer coûte que coûte dans son pays, celui du nuage blanc, et, qui sait, d’y retrouver Jack…


Mon avis :

Dernier tome de la saga commencée avec Le pays du nuage blanc que j'avais adoré, Le cri de la terre clôt magnifiquement cette série.

Il m'aura fallu 3 ans pour me décider à finir cette trilogie qui avait démarré avec un tome époustouflant et des personnages auxquels je m'étais très vite attachée.

J'ai eu du mal à m'y remettre parce que le tome 2 m'avait laissé un petit goût d'amertume vu que l'on suivait les générations futures à celles d'Hélène et Gwyneira que l'on découvre dans le tome 1 et que je ne suis pas prête d'oublier.

Ici, ce sera avec les arrières petites-filles que nous aurons affaire.

J'avoue que j'ai eu beaucoup de mal à me remettre à flot avec des personnages et des intrigues dont je ne gardais en mémoire que les très grandes lignes. Mais petit à petit, j'ai repris mes marques et je me suis laissée emporter par leurs histoires, même si je n'ai pas ressenti autant d'émotions qu'avec le tome 1.

Les personnages de Gloria et de Lilian ne m'ont pas particulièrement plu surtout à cause de leur caractère. Gloria est trop introvertie et son départ pour l'Angleterre ne va pas arranger les choses. Elle a du mal à tenir tête à sa mère pour lui exposer ses points de vue, ses envies.

Quant à Lilian c'est une jeune fille qui ne voit sa vie que comme un roman d'amour. Elle cherche le garçon qui lui ravira le coeur et lui fera vivre une existence pleine d'aventure.

C'était un peu too much pour moi et ce n'est pas avec elles que j'ai passé les meilleurs moments de ma lecture.

Nous sommes, dans ce tome, dans une période couvrant les années 1907 à 1918-1919 environ. Nous allons donc vivre la Première Guerre Mondiale au travers du personnage de Jack, dont je ne me rappelle plus vraiment le lien avec Gwyneira vu que Gloria le surnomme son demi-oncle, et ce fut l'un des aspects du livre qui m'a le plus touchée.

C'est un homme qui va avoir des moments difficiles avant et après la guerre et j'étais impatiente de le retrouver. J'avoue que j'ai eu un faible pour lui.

Concernant Gloria, je n'ai pas adhéré à sa façon de faire pour retourner en Nouvelle-Zélande. Cela m'a terriblement choquée, me disant qu'elle aurait pu trouver une autre solution que celle qu'elle prend pour arriver à ses fins...

Alors certes, cela va lui forger son caractère mais franchement cela ne collait pas vraiment au personnage que l'on nous présentait au départ.

Mais je me doutais bien que de toute façon tout finirait bien pour tout le monde. Nous sommes après tout dans une romance et je ne voyais pas une fin désastreuse.

L'écriture quant à elle m'a encore conquise et je suis ravie d'avoir déjà dans ma PAL les deux premiers tomes de sa nouvelle saga que je compte bien commencer d'ici cet été, en espérant que cela ne se ressemblera pas trop.

Quant à vous, si vous ne connaissez pas la trilogie du pays du nuage blanc, je vous la conseille fortement, surtout que le tome 1 reste à ce jour mon plus beau souvenir de lecture avec la trilogie du bout du monde de Tamara McKinley. Si vous avez aimé cette dernière saga, il n'y a aucun doute à ce que vous aimiez celle de Sarah Lark.

Avis sur le tome 1 : Le pays du nuage blanc
Avis sur le tome 2 : Le chant des esprits

mercredi 28 février 2018

Dernière saison dans les Rocheuses

Auteur : Shannon Burke
Editions : 10/18 (18 janvier 2018)
Nbre de pages : 277


Présentation de l'éditeur :
En 1820, aux Amériques, le commerce des fourrures est un moyen périlleux de faire fortune. À peine le jeune William Wyeth s'est-il engagé auprès de la compagnie de trappeurs la plus téméraire de l'État qu'il manque de se faire tuer. Il découvre alors la force des liens entre les hommes, dont la survie ne dépend que de leur solidarité. Chasse au bison, nuits passées à dormir sur des peaux de bête, confrontations aux forces de la nature ou aux tribus indiennes, la vie de trappeur est rude, mais William a soif d'aventures. Il a quitté sa famille pour le grand Ouest, sauvage et indompté. Il devra réunir plus de courage et d'habileté qu'il ait jamais cru avoir pour en sortir vivant.


Mon avis :

Ce roman est totalement dépaysant. On va suivre notamment le jeune William Wyeth, entouré d'autres hommes souhaitant vivre une aventure à travers l'Ouest américain, durant trois années pendant lesquelles il va vivre des situations aussi magnifiques que dangereuses.

Dès le départ, on entre dans l'action et on lance les personnages à la sauvage. J'ai été un peu déroutée mais progressivement on apprend qui est qui et petit à petit, je me suis laissée porter par cette histoire.

Le roman est scindé en trois parties dont la première est la plus courte puisqu'elle met tout simplement en place les personnages et le but qu'ils vont se fixer.

J'aime tout particulièrement ce genre de roman qui me permet de vivre une sorte de western, surtout avec les parties 2 et 3 et contrairement à ce que j'avais pensé, j'ai trouvé que c'était le personnage de Henri Layton qui était le plus intéressant puisque c'est celui qui va le plus évoluer tout au long du roman.

William n'est pas inintéressant mais voilà, il reste dans sa ligne de conduite, un peu trop parfaite pour ce genre d'aventure. Pas vraiment de défaut à lui reprocher si ce n'est qu'il est trop parfait.

L'écriture est très agréable et très fluide ce qui permet de vraiment s'imprégner du mode de vie de ces trappeurs et des risques qu'ils encourent en parcourant ces grands espaces, terres des indiens qui les défendent comme ils le peuvent.

J'ai trouvé cependant que le roman était trop court pour moi et que, même si l'essentiel était bien présent, il me manquait des petits détails qui auraient fait durer ma lecture plus longtemps et l'aurait rendue encore plus accrocheuse.

Par ailleurs, je ne me suis pas vraiment attachée aux personnages alors même que certaines situations étaient bien périlleuses.

Cela dit et globalement, j'ai beaucoup apprécié être aux côtés de ces hommes qui ont pour objectif de former la meilleure compagnie de trappeurs que l'Ouest américain ait connu.

Shannon Burke mêle habilement ici personnages réels et de fiction et on ne voit pas où est la limite entre les deux tant c'est magnifiquement coordonné.

Du coup, si vous êtes fan de western, d'aventure et que vous n'avez pas peur des combats d'époque, je vous invite à le découvrir. Aucun doute que vous partirez très loin de votre quotidien peut-être un peu trop maussade pour vivre un moment extraordinaire au côté d'hommes qui le sont tout autant.

mercredi 21 février 2018

Les chroniques de St Mary : Un monde après l'autre (T1)

Auteur : Jodi Taylor
Editions : HC Editions (8 février 2018)
Nbre de pages : 350


Présentation de l'éditeur :

La jeune historienne Madeleine Maxwell vient de terminer brillamment ses études et s’apprête à passer un entretien à l’institut St Mary. Mais en pénétrant dans l’enceinte de ce centre de recherche historique, Max comprend très vite que celui-ci ne ressemble à aucun autre. Derrière la façade très académique de l’institut St Mary, les équipes d’historiens, de techniciens, de chercheurs ont découvert le secret du voyage dans le temps. Ici, les historiens n’étudient pas seulement le passé, ils le visitent… Max comprend très vite les possibilités qui s’offrent à elle. De la disparition de Pompéi aux tranchées de la Première Guerre mondiale, du grand incendie de Londres à la destruction de la bibliothèque d’Alexandrie, la jeune historienne va revivre d’extraordinaires événements. Alors qu’au sein de l’institut naissent des enjeux de pouvoir…


Mon avis :

Etant donné que cette lecture a été plus qu'intéressante et prenante, on va essayer de ne pas faire une chronique trop longue mais... il y a l'engouement qui est toujours là alors que je l'ai terminé samedi dernier et puis il y a quand même pas mal à dire dessus. Dooonc... on y va !

Ce premier tome met en avant une jeune historienne de 30 ans, Madeleine Maxwell, qui va nous raconter son arrivée à l'Institut St Mary et les conditions dans lesquelles on lui a fait la proposition de rejoindre une équipe d'historiens là-bas.

St Mary, elle connaît bien Madeleine puisqu'elle y a fait des études mais elle était loin de s'imaginer ce qui se cacher derrière certains murs...

Et c'est avec elle que l'on va voir tout le potentiel de cet institut.

Autant vous dire que dès le premier chapitre, j'étais au taquet et il me tardait que l'on parte dans l'Histoire. J'étais curieuse de découvrir la machine qui permettrait de remonter dans le temps et de me retrouver dans des périodes qui me faisaient très envie. Bon ok, mis à part peut-être celle du Crétacé parce que les dinosaures me font stresser et avouons-le se faire bouffer par un T-Rex ce n'est pas joli joli à voir...

Donc, j'étais ravie d'être dans ce thème (le voyage dans le temps) parce que j'adore ça et que cette série, d'une certaine façon, me faisait penser à Time Riders d'Alex Scarrow que j'avais adoré du premier au dernier tome.

J'ai cependant été un peu surprise ici parce que nous n'allons pas nous focaliser sur une seule période dans ce tome là. Et c'est la particularité de cette série.

Contrairement à Time Riders, ici le but des historiens est d'aller étudier le passé pour comprendre certains faits mais surtout apporter des réponses sur des moments obscurs de l'Histoire. Et là, j'ai dit "OUI !"

Mais Jodi Taylor va encore plus loin et cela va être cruel parce que je ne vais pas pouvoir vous en dire plus si ce n'est que cet institut, bien sûr, aura droit à des difficultés que l'on comprendra au fur et à mesure que l'on avancera dans ce tome.

Si vous pensiez vous la couler douce en lisant ce roman, vous vous plantiez. Et moi aussi !

C'est donc avec de plus en plus d'envie, d'excitation et d'acharnement que je me plongeais dans ce titre que je n'arrivais pas à lâcher.

La plume de l'auteur n'est pas en reste parce que nous avons droit à une narration en "je" par le personnage de Madeleine qui est juste succulente. C'est une femme de caractère qui m'a beaucoup surprise, avec des réparties bien placées qui m'a faites rire bon nombre de fois. Et là, je garderai éternellement en mémoire une situation qui se déroule en page 184... Oh my God ! 

Tout colle à la perfection qu'il s'agisse de l'intrigue, des personnages du moment ou des dialogues. C'était littéralement parfait et c'est peu de le dire.

Bien entendu, nous allons faire la connaissance de toutes les équipes qui gravitent autour des historiens pour que les voyages soient faits dans les meilleurs conditions de sécurité possibles. Et là, bien entendu, j'ai mon chouchou en la personne de Leon Farrell qui est le Directeur Technique. Bien sûr, il y a d'autres personnages qui valent le détour mais attendez de faire connaissance avec lui et de voir le sacré duo qu'il forme avec Madeleine. Vous m'en direz des nouvelles.

Le plus fort dans tout ça c'est que Jodi Taylor approfondit encore plus son intrigue à 100 pages de la fin et là c'est carrément jubilatoire. On avance, on progresse, on ne veut pas que cela s'arrête alors que l'on voit irrémédiablement le nombre de pages s'amenuiser pour notre plus grand malheur.

Et lorsque la fin arrive, on hurle de frustration parce que l'on veut la suite là, maintenant...

Il faudra cependant attendre le mois d'octobre pour avoir le tome 2, A symphony of echoes en VO, et lorsque je lis le résumé original, cela me donne encore plus envie d'avoir ce tome entre les mains (Whitechapel, Jack l'Eventreur... ça vous parle ?!). Moi, je vous le dis, vivement l'automne pour qu'on puisse retrouver un univers hyper prenant, des personnages excellents et une écriture tellement accrocheuse que l'on a l'impression de voir un film et non de lire un bouquin.

En bref, Un monde après l'autre m'a littéralement conquise du début à la fin et je ne peux que vous pousser à le découvrir à votre tour.

J'ai lu ce titre en lecture commune avec Laetitia du blog Sous le feuillage a adoré autant que moi voire même davantage puis c'est un coup de coeur pour elle.

samedi 27 janvier 2018

Les cinq éléments : La tablette d'émeraude (T1)

Auteur : Dan Jolley
Editions : Slalom (janvier 2017)
Nbre de pages : 397

A PARTIR DE 11 ANS

Présentation de l'éditeur :
Cinq éléments. Quatre amis. Une ville - et son ombre énigmatique... Nous voilà immédiatement embarqués dans cette histoire haletante, menée par Gabe et ses fidèles amis, Kaz et les jumeaux Hernandez, Brett et Lily. Quand les quatre amis trouvent par hasard une étrange carte dans le bureau de Dan, l'oncle de Gabe, tout bascule... Ils se retrouvent entraînés dans un tourbillon de secrets obscurs et de magie noire dont ils ne soupçonnaient même pas l'existence et dont ils vont devenir les héros bien malgré eux...


Mon avis :

C'est bien volontairement que je n'ai pas mis le résumé officiel de l'éditeur parce qu'il vaut mieux ne savoir que le minimum pour apprécier au plus haut point cette lecture.

Voilà un roman jeunesse qu'il me tardait vraiment de découvrir tant le résumé était prometteur et me donnait très envie de me plonger dans une histoire pleine de rebondissements et d'aventure.

Et je peux vous dire d'entrée que de l'aventure vous allez en avoir et que vous n'allez pas être au bout de vos surprises. Heureusement d'ailleurs que le tome 2 est déjà dans ma PAL parce j'ai adoré partager l'aventure des quatre adolescents que nous suivons ici.

Tout d'abord, nous démarrons avec un prologue très prometteur : un gamin de 10 ans est sacrifié par son père à une sorte de Dieu. En tout cas, c'est ce que le lecteur suppose...

Et puis nous entrons dans le vif de l'histoire avec Gabbe (Gabriel) qui va encore une fois déménager avec son oncle. Il en a un peu marre que son oncle Dan l'oblige à quitter les amis qu'il arrive à se faire surtout que, pour une fois, ceux avec qui il traîne l'apprécient vraiment et il se sent bien avec eux. Ce ne sont pas de simples copains. Une forte amitié s'est liée entre eux au point que pour que ce lien soit définitif, ils vont faire le pacte d'amitié dans un endroit très particulier.

Nous allons suivre Gabbe avec Kaz, et les jumeaux Lily et Brett dans une histoire que j'ai adorée suivre du début à la fin parce que cela m'a fait penser à Percy Jackson par un certain côté, même si cette série prend son propre chemin.

Tout en faisant leur pacte d'amitié éternelle par le sang, ces enfants vont aussi se lier, chacun personnellement, à un élément : l'air, la terre, le feu, l'eau. Ce qu'ils ne savent pas c'est qu'un cinquième élément va s'attacher à eux et c'est avec la tablette d'émeraude, volée à l'oncle Dan qui est un professeur de mythologie et de traditions folkloriques, que ce cinquième élément va se révéler petit à petit...

Le lecteur est donc amené à vivre une histoire géniale et très prenante du début à la fin.

Je ne me suis jamais ennuyée parce qu'il se passe toujours quelque chose et ce brin de suspense et de tension est excellent pour nous faire nous poser des tas de questions à chaque fois qu'un élément nouveau arrive.

Il y a des scènes très surprenantes qui risqueraient de faire un peu peur aux plus jeunes mais c'est vraiment troooop bon !

J'ai vraiment adoré être surprise par tout ce qui arrive à ces quatre gamins mais aussi les voir évoluer au fur et à mesure qu'ils vont comprendre qu'ils sont chacun liés à un des quatre éléments terrestres. Et que le cinquième n'est autre que la magie qui se révèle à eux au fur et à mesure qu'ils progressent dans leur quête.

Autant vous dire que j'aurais pu dévorer ce roman jeunesse en une journée mais que j'ai largement préféré en profiter un maximum et le traîner une journée de plus. Je suis ravie d'avoir déjà la suite dans ma PAL que je compte bien lire sous peu parce que je veux savoir ce qu'il advient ensuite et aussi parce que je me suis beaucoup attachée à ces gamins ainsi qu'à leur caractère.

Kaz est celui qui est le plus pragmatique et il fait un peu office d'hypocondriaque ce qui amène des sourires aux lèvres bon nombre de fois vu les situations dans lesquelles il va se trouver... Brett m'a fait de la peine et en même temps je lui en voulais un peu puisque c'est par lui que toute cette aventure arrive. Sa soeur, Lily, est plus réservée et dans la défensive mais elle fait preuve de beaucoup de courage et de réflexion d'analyse qui va beaucoup les aider. Quant à Gabbe, il joue le rôle de meneur mais il sait que, sans ses amis, il n'est rien.

Ce groupe est très solide et j'ai hâte de les retrouver dans le tome 2, La ville de l'ombre, qui est paru en octobre dernier.

En bref, La tablette d'émeraude a été une excellente découverte et j'ai eu tout ce à quoi je m'attendais. : aventure, humour, stress, créatures fantastiques horribles et magie. Le tout est explosif et on ne s'ennuie pas un seul instant. J'ai adoré et je vous conseille fortement de découvrir ce premier tome d'une trilogie qui possède tout ce qu'il faut pour être accroché du début à la fin.

mardi 8 août 2017

La marche du mort / Lonesome Dove : Les origines

Auteur : Larry McMurtry
Editions : Gallmeister
Collection : Totem
Nbre de pages : 522


Présentation de l'éditeur :
Aux confins d’un Texas encore sauvage, les jeunes Augustus McCrae et Woodrow Call viennent de s’engager pour faire régner un semblant d’ordre dans ce pays en devenir. Sous-équipés, piètrement entraînés et mal dirigés, ils s’apprêtent à traverser une série d’expéditions et d’aventures plus dangereuses les unes que les autres. Tour à tour poursuivis par des Indiens, l’armée mexicaine ou des ours, ils devront se battre au milieu d’une nature hostile. Heureusement que les femmes sont là pour les laisser rêver à des jours meilleurs. Ce premier roman de la série Lonesome Dove nous présente la génèse du plus grand des westerns littéraires.


Mon avis :

J'ai lu ce livre en lecture commune avec Pauline d'Entre les pages et même si nous avons lu ce roman en décalage, lorsque nous en avons papoté par la suite, nous avons ressenti autant de frénésie et d'envie folle de retrouver les personnages et le regret d'avoir quitté trop tôt l'ambiance et les aventures qu'ils nous avaient fait vivre durant plus de 500 pages.

Ce roman fait partie d'une série et il est celui qui va nous faire connaître deux personnages que j'ai beaucoup aimé découvrir : Augustus McCrae (surnommé Gus) et Woodrow Call (appelé Call).

Le roman est scindé en quatre parties dont les deux premières font état de deux expéditions qui ne seront pas menées comme Gus et Call l'espéraient. C'est dans la première partie que les deux hommes vont se rencontrer et qui scellera leur amitié.

Bigfoot Wallace
Ils s'engagent comme Texas Rangers, espérant ouvrir une nouvelle voie vers le Nouveau Mexique dans la première partie puis faire fortune dans la seconde.

Deux expéditions que j'ai adorées suivre mais qui tournent vraiment au carnage avec ces indiens qui les suivent et les poursuivent.

Nous allons rencontrer les grands noms de l'histoire du western comme Bigfoot, Buffalo Hump (chef comanche), le major Chevallie (que l'on verra dans la première partie) et bien d'autres encore que je ne veux pas vous dévoiler pour ne pas vous enlever le plaisir de la découverte.
Buffalo Hump

Dans ce tome, et à travers ces expéditions qui finiront davantage par être de véritables aventures, nous allons nous « balader » aux côtés de Gus et Call qui sont très différents l'un de l'autre.

Le premier ne rêve que de fortune, mariage ou partager son lit avec des putains, sans oublier l'alcool, alors que le second est plus réservé et réfléchi dans son rôle de rangers.

Les échanges qu'ils nous donnent dans ce roman sont exceptionnels et offrent au lecteur ce côté dépaysant, d'autant que leur route sera semée d'embûches entre les comanches, les apaches, les ours, la chaleur ou le froid et le manque d'eau.

Nous sommes dans un roman typiquement western que j'ai adoré découvrir du début à la fin, avec une écriture très agréable, fluide et prenante.

Je ressentais toutes les angoisses de ces hommes tentant de rallier le Texas au Nouveau Texas ; j'ai senti la chaleur ou le froid me prendre en même temps qu'eux durant leurs périples ; j'ai angoissé aussi lorsque les indiens étaient à proximité parce que l'auteur ne nous cache pas la façon qu'ils ont de « jouer » avec les Blancs qui essaient d'élargir leur territoire au détriment des aborigènes.

D'un côté, j'étais cette femme blanche qui craint les indiens pour ce qu'ils faisaient subir à l'envahisseur et d'un autre je n'arrivais à accepter les horreurs qu'ils commettaient. Mais je pensais la même chose vis-à-vis de ces texans qui ne comprenaient pas ces indiens.

C'est en cela que j'ai beaucoup aimé Call qui petit à petit se rend compte de l'avantage que les autochtones avaient sur eux et il comprenait d'autant plus pourquoi ils avaient toujours une longueur d'avance sur l'expédition, pourquoi les indiens ne crevaient pas de faim, ni de soif. Comment, ils arrivaient à leur voler leurs chevaux sans que le groupe de rangers s'en aperçoive...

Call est un homme réfléchi qui réalise que pour s'en sortir, il va falloir qu'il évolue comme les indiens et peut-être faire comme eux, apprendre leur façon de progresser dans les déserts, se cacher sans être vu, combattre sans être victime...

Gus est totalement à l'opposé et j'avoue que par moment il m'énervait de foncer tête baissée uniquement pour être à la hauteur de Call. Un brin de jalousie s'installe...

Mais il y a aussi tous les autres personnages pour lesquels j'ai ressenti tellement d'empathie que je regrette tellllllement de les avoir quittés depuis maintenant près d'une semaine. Il n'empêche que malgré ça, le livre me reste en mémoire. Je revois parfaitement certaines scènes; je ressens encore cette chair de poule face aux descriptions des scalps, ou de la traversée d'un désert...

Si vous vous lancez dans cette lecture, nous ne le regretterez pas.

La marche du mort est un roman extraordinaire qui va vous emporter au Texas du 19ème siècle avec des Texas Rangers qui valent vraiment le détour, avec des paysages à couper le souffle et une fin qui ne donne qu'une seule envie continuer l'aventure avec ceux qui restent...

Parce que l'auteur ne ménage pas ces personnages, loin de là. Il y a de belles rencontres mais aussi beaucoup de pertes...

Alors si vous êtes férus d'aventure, de grands espaces, d'indiens et tutti quanti, n'hésitez pas une seconde à commencer cette saga phénoménale avec Les origines de Lonesome Dove. Quant à moi, j'ai noté les autres tomes de cette série que j'espère découvrir très prochainement, avec notamment Lune comanche qui est le deuxième volet.

jeudi 30 mars 2017

Le tombeau d'acier

Auteur : Bear Grylls
Editions : Hugo & Cie (2016)
Collection : Hugo Thriller
Nbre de pages : 533


Présentation de l'éditeur :
Une femme et son fils enlevés dans les montagnes galloises. 
Un homme torturé et exécuté sur la lande écossaise. 
Un avion perdu et sa mystérieuse cargaison découverts au coeur de la jungle amazonienne. 
Une conspiration terrifiante héritée des heures les plus sombres de l'Allemagne nazie. 
Une même histoire les unit. 
Un seul homme peut éviter le pire. 
Will Jaeger. 
Le chasseur.


Mon avis :

Ce livre dormait dans ma PAL depuis le mois de septembre dernier. Il me tentait beaucoup et puis, je ne sais pas pourquoi, mon intérêt s'est un peu émoussé. Pourtant, les histoires à la Indiana Jones ou Dirk Pitt, j'adore ça.

Je suis ravie de l'avoir enfin lu et fait de la place dans ma bibliothèque.

Son personnage principal, Will Jaeger, est un ancien commando des Marines britanniques. Le gros dur au coeur d'or, un brin McGyver.

Alors qu'il vient tout juste de sortir de la prison de Black Beach, "le pénitencier du bout du monde. Ce lieu où agonisaient des hommes soumis à d'horribles tortures avant de crever", grâce à son ami de toujours Raff, lui aussi ancien commando, Will Jaeger va devoir mener une nouvelle mission qui le mènera au coeur de l'Amazonie. Là-bas, un avion, vieux de 70 ans, datant donc de la Seconde Guerre Mondiale, doit être récupéré avec son chargement. Ce qu'il contient ? Personne ne le sait et personne ne doit savoir... Mais Will Jaeger, assisté d'un groupe composé de personnes diverses et variées, ne sera pas le seul sur les traces de cet avion. La traque commence dès le début. L'horreur pour ce groupe démarre sur les chapeaux de roue.

Bon, ce genre de roman, on le sait forcément, se finit toujours bien.

Pourtant, les péripéties qui arrivent sont nombreuses et loin d'être de la gnognotte. Si vous êtes agoraphobe, je vous déconseille cette lecture. Et si vous n'aimez pas les crocos, les sangsues et autres bestioles, passez également votre chemin.

Si vous vous lisez Le tombeau d'acier c'est que vous avez une âme d'aventurier. Vous êtes un(e) dur(e) à cuire.

En tout cas, j'étais ravie d'être sur mon canapé plutôt qu'aux côtés de Will Jaeger parce qu'il faut dire qu'il s'en passe des choses et pas que sympathiques...

Tout s'enchaîne assez vite, même si j'ai trouvé que c'était un peu long avant d'arriver au fameux voyage les amenant en Amazonie... Bon, ok, il faut sortir Will Jaeger d'une situation compliquée; il faut placer les personnages qui vont l'entourer... mais quand même. Etre plus direct m'aurait fait gagner un peu de temps.

L'ouvrage est sympa à lire et les chapitres s'enchaînent vite. Ils sont courts ce qui donne du rythme à l'ouvrage mais surtout on va vivre une histoire parallèle à celle de la recherche de l'avion, liée à la disparition/meurtre (on ne le sait pas) de la femme et de l'enfant de Will Jaeger quatre ans auparavant.

L'intrigue est très bien ficelée et j'ai beaucoup aimé retrouver l'Histoire dans l'histoire. Je n'en dirai pas plus pour ne pas trop vous en dévoiler.

Cet opus est le premier d'une série et même si j'ai passé un bon moment avec Will Jaeger, qui fait un peu penser à Dirk Pitt de Clive Cussler, sans avoir toutefois son humour et son charisme (à mon goût en tout cas), je ne sais pas si je continuerai, surtout parce que j'ai trouvé que par moment cela traînait un peu. Peut-être est-ce dû justement à cette mise en place de l'ensemble de l'histoire, tant du point de vue de l'avion à retrouver que de la vie personnelle de Will, mais dans l'immédiat, je ne suis pas pressée de savoir ce qu'il va se passer.

En bref, Le tombeau d'acier est un roman d'aventure comme on en connaît beaucoup. Ca se lit bien et assez vite et le personnage de Will Jaeger est intéressant à découvrir même s'il n'égale pas, pour moi, ce fameux Dirk Pitt de Clive Cussler. Le seul personnage qui va réellement me manquer est une femme : Irina Narov. Je suis sûre qu'elle a encore de belles choses à nous apprendre sur elle-même mais aussi et surtout sur la famille de Will. Elle va me manquer tant elle est énigmatique.

lundi 9 janvier 2017

La ménagerie du bout du monde

Auteur : Carole Birch
Editions : Terra Nova (2016)
Nbre de pages : 363


Présentation de l'éditeur :
Dans la crasse des Docklands du Londres victorien, un enfant fait une incroyable rencontre avec un tigre évadé d'un zoo. Le jeune Jaffy Brown est irrésistiblement attiré par le magnifique animal qui va le prendre dans sa gueule sans lui faire le moindre mal. Cette rencontre fait entrevoir à Jaffy un monde merveilleux, exotique, et éveille l'envie de voyager, loin de la vie tracée pour lui. Des années plus tard, avec son meilleur ami, il s'engage donc sur un baleinier. Le voyage est aventureux et les conduit aux confins de l'océan Indien. Mais, sans le savoir, c'est à la découverte de lui-même que voyage Jaffy Brown. D'aventures en tragédies, le jeune homme découvre sa part d'humanité. Et peut-être même le sens de toute une vie...


Mon avis :

Honte à moi, j'avais ce livre depuis le mois de mars dans ma PAL SP mais impossible de l'en sortir. Pourtant, le pitch m'intéressait et je voulais voir ce qu'il en était. Je pensais le lire avant les vacances de Noël mais ce ne fut pas tout à fait le cas...

En effet, j'ai commencé ma lecture mi-décembre et, disons le tout haut, j'ai eu du mal avec la première partie du roman dans laquelle on découvre un jeune garçon fort attachant, Jaffy Brown (dit Jaf), et son quotidien. Nous plongeons dans le Londres victorien peu envieux puisque Jaf et sa mère vivent dans un quartier très pauvre où les immondices et les effluves nauséabondes sont leur quotidien. Mais Jaf veut sortir de là. C'est un gamin attachant, de prime abord, un peu rêveur sur les bords qui va voir sa vie basculer le jour où  il rencontre un tigre du Bengale échappé de la ménagerie de M. Jamrach...

Présenté comme cela, vous me direz que le roman n'a pas l'air mal et effectivement, vu sous cet angle, il peut l'être.

Mais c'est sans compter sur la lenteur de la narration, des descriptions un peu trop détaillées sur certaines choses et puis l'envie, surtout, de voir l'action enfin arriver.

L'impatience était bien présente et même si la rencontre de Jaf avec Tim, qui deviendra son meilleur ami, met un peu de piment parce que Tim n'est pas du genre bien sympa avec Jaf, cela ne me suffisait pas.

Du coup, après avoir fini la première partie et commencé un peu la seconde en me disant que si cela continuait comme cela, j'allais devoir l'abandonner (ce qui, soyez en sûr, me déprimait), j'ai préféré le mettre en pause pendant les vacances de Noël et me focaliser sur des romans plus courts que je pouvais emporter avec moi...

La reprise, début janvier, n'a pas été trop dure parce qu'en prenant mon temps pour lire les quelques 100 pages fin décembre, je me rappelais précisément de ce qui s'était passé. Mais je me rappelais aussi que je voulais de l'action, de l'aventure.

Heureusement, après 2-3 chapitres dans la deuxième partie, l'aventure arrive enfin. Jaf et Tim sont engagés sur un baleinier et là les amis vous allaient vivre une histoire à laquelle vous n'auriez jamais pu vous attendre avec la première partie.

Non de non ! Quelle intrigue ! Quelle aventure ! Quelles horreurs !!!!!

J'ai terminé ce bouquin, il y a maintenant presque une semaine, et franchement, je ne m'attendais absolument pas à vivre des moments aussi forts et beaux, et horribles et percutants, et et et et... waouh !!!

La deuxième partie est juste inoubliable par tout ce qu'elle contient d'aventure mais surtout d'humanité... Plus j'avançais et plus mon coeur battait la chamade. Plus j'avançais et plus j'angoissais. Plus j'avançais et plus je me disais que ce n'était pas possible, que ça ne pouvait pas finir de telle façon...

Et la dernière partie n'est pas en reste même si la tension descend quand même pas mal. Mais c'est l'après de l'aventure... celle qui forge le caractère de l'Homme; celle qui lui permet de faire des choix de vie.

Alors oui le début de La ménagerie du bout du monde n'a pas été celle à laquelle je m'attendais mais mon obstination pour savoir ce qui allait se passer a vraiment payé et je ne regrette pas d'avoir repris cette lecture avec une petite pause de 15 jours. Je n'oublierai jamais Jaf, Tim et les autres dans l'aventure qui a été la leur. Je n'oublierai pas que ce roman, même s'il est une fiction, place quand même deux faits historiques marquants que je suis ravie d'avoir découverts, même si l'un d'eux est tragique.

En bref, La ménagerie du bout du monde est un roman à découvrir et à déguster; c'est un roman qui vous emporte dans un univers fascinant pour peu que vous soyez prêt à lui donner sa chance.

jeudi 22 janvier 2015

Méduse bleue

Auteurs : Clive Cussler & Paul Kemprecos
Editions : Le livre de poche (2015)
Nbre de pages : 493
 
Présentation de l'éditeur :
1848, dans l’océan Pacifique. L’équipage du Princess commandé par le capitaine Horatio Dobbs est atteint par une maladie après avoir fait escale à Pohnpei. Sur une île inconnue, un médecin indigène les sauve de la mort. De nos jours, dans les îles de Micronésie, un laboratoire sous-marin, financé dans le plus grand secret par le gouvernement américain, disparaît. Il effectuait des recherches sur la « méduse bleue », une espèce rare. Au même moment, au large des Bermudes, une bathysphère est attaquée et immobilisée à plus de cinq cents mètres de profondeur... Kurt Austin engage l'équipe de la Numa. Il suspecte un lien avec une puissante organisation de criminels chinois qui mène des expériences médicales et aurait découvert un nouveau virus. Kurt Austin et Joe Zavala vont devoir tenter le tout pour le tout pour sauver non seulement leur vie mais celle de millions de personnes...
 
 
Mon avis :
 
Voilà très très très longtemps que je n'avais pas lu du Clive Cussler et je me suis régalée à me plonger dans ce dernier titre proposé par les Editions du Livre de Poche.
 
Plonger dans un roman de cet auteur (qui s'est allié à Paul Kemprecos pour ce titre) c'est voir son taux d'adrénaline monter à une vitesse exponentielle, retenir son souffle dans les cas les plus critiques, se dire que de toute façon ça ne peut que finir bien mais on s'emballe de constater que nos hommes forts que sont Kurt et Joe s'en prennent quand même plein la tête.
 
Si vous êtes dans une phase où vous avez envie que vos lectures bougent, vous donnent un peu de frisson tout en vous emmenant au cœur de la Micronésie, ce titre là est fait pour vous.
 
J'ai adoré le prologue qui nous plonge en 1848. J'ai adoré voir évoluer les difficultés que rencontre chaque personnage pour arriver au bout de cet opus. Je me suis posée tout un tas de questions sur ce "Jonas" et malgré mes recherches sur le net je n'ai pas vraiment trouvé de réponses.
 
Ce qui démontre que :
- Clive Cussler mène par le bout du nez son lectorat
- que tout est tellement bien imbriqué que l'on croit dur comme fer tout ce qui est écrit
- grâce à des légendes, des histoires au milieu de notre histoire.
 
En bref, Méduse bleue va vous raconter une intrigue sur une maladie pouvant devenir même une pandémie. Le but est donc de l'arrêter avant même que le monde entier soit atteint.
 
Joe et Kurt seront forcément les héros et en tant que tels, ils auront bien sûr le côté caricaturé de ce genre d'homme. Vous savez : forts, bien musclés, nous faisant baver... Comme le seront d'ailleurs les méchants, du genre vraiment méchants, rien ne les arrête... Mais on s'en moque parce qu'à côté de ça, tout est habilement mené et écrit.
 
Je me suis totalement immergée dans ce roman sans avoir l'envie de le quitter.
 
Lire du Clive Cussler c'est comme regarder un excellent film policier où se mêle l'Histoire et l'aventure !
 
On ne s'ennuie pas. On n'en veut encore de telle sorte que le roman se termine même trop vite. Du coup, je n'ai qu'une envie : lire un autre roman mais cette fois-ci avec mon petit chouchou qu'est Dirk Pitt.
 
Et vous ? Allez-vous vous laisser tenter par cet auteur ? En tout cas, je vous le recommande chaudement.
 
Merci au Livre de Poche pour cette lecture divertissante
 
 
 
 
Mes avis sur d'autres titres de l'auteur :