mardi 13 avril 2021

Du bruit dans la nuit

 




Auteur : Linwood Barclay
Editions : Belfond (2021)
Collection : Belfond Noir
Nbre de pages : 413


Présentation de l'éditeur :

Un thriller psychologique empreint de folie et d'humour noir, riche de twists à la Gillian Flynn et d'un suspense si intense que vous n'oserez plus fermer l'œil de la nuit.

Paul Davis n'est que l'ombre de lui-même : huit mois plus tôt, ce professeur de littérature à l'existence sans relief a vu un assassin transporter des cadavres de femmes dans le coffre de sa voiture.
Depuis, Paul subit les assauts d'un violent syndrome de stress post-traumatique. Comment se libérer de cette nuit d'horreur ? Pour l'aider, son épouse l'encourage à coucher sur le papier les pensées qui le rongent et lui offre, pour ce faire, une vieille machine à écrire.
Mais bientôt, aux images cauchemardesques de ses nuits viennent s'ajouter des bruits étranges, le tac tac tac frénétique des touches d'un clavier. Et plus inquiétants encore sont les messages cryptiques, tapés par la machine, que Paul découvre au petit matin.

Somnambulisme ? Machination ? Démence ? À moins que les victimes du tueur ne s'adressent à lui pour réclamer vengeance ? Avec le soutien d'Anna White, sa charmante psychiatre, Paul s'enfonce dans les méandres d'une enquête aux soubresauts meurtriers...




Mon avis :

S'il y a un policier à découvrir en ce moment chez cet éditeur, je dirai que Du bruit dans la nuit aurait largement sa place.

Il est glaçant, prenant, stressant, au point que certains soirs je le laissais de côté, histoire de ne pas m'angoisser avant de faire dodo.

Il est aussi addictif en entraînant avec des chapitres courts mais qui poussent surtout le lecteur à les enchaîner parce qu'on veut toujours en savoir plus...

Paul Davis a vu sa vie basculer huit mois plus tôt. Il a failli mourir et sa mémoire, depuis, lui fait défaut. Est-il simplement stressé ? Devient-il dément ? Est-ce autre chose ?...

Tout est mis en place pour qu'on reste scotcher à ce titre. On se pose les mêmes questions que Paul. On vit tout avec lui et c'est frustrant.

Même si j'ai vu certaines choses venir, je ne me doutais pas du twist. J'étais prise dans les filets de l'auteur et je n'en suis pas ressortie.

Je l'ai lu rapidement et avec beaucoup d'intérêt car Linwood Barclay sait mener son intrigue de bout en bout et je ne verrai plus jamais les machines à écrire comme avant ! ...

jeudi 1 avril 2021

Murder game

 




Auteure : Rachel Abbott
Editions : Belfond (2021)
Collection : Belfond Noir
Nbre de pages : 393


Présentation de l'éditeur :

Après Ce qui ne tue pas, la reine du suspense à l'anglaise déploie l'éventail de son talent dans un roman à énigmes digne d'Agatha Christie.

Angleterre, de nos jours. La première fois que Jemma s'est rendue dans le manoir de Polskirrin, c'était en compagnie de Matt, son époux, pour célébrer le mariage du richissime Lucas Jarrett. Jamais Jemma n'oubliera la vue saisissante de cette demeure dominant la mer, perchée sur un éperon de Cornouailles.

Jamais, non plus, n'oubliera-t-elle la vue du corps d'Alex, la soeur tant aimée du marié, flottant sans vie le jour des noces, sur cette plage de galets... Un an après, Jemma et Matt sont de retour à Polskirrin, à la demande expresse de Lucas. Pourquoi ce dernier tient-il tant à célébrer le premier anniversaire de ses noces funestes ? La question est sur les lèvres de tous les invités. Car ce que Lucas a en tête n'a rien d'une gentille réunion entre amis.

Non, c'est à une fête macabre qu'il les a tous conviés, un murder game visant à faire rejouer à chacun son rôle de l'an passé et révéler ainsi la vérité sur la mort d'Alex. Mêmes personnes, mêmes tenues, même repas, mêmes discussions, la nuit qui a vu mourir la jeune femme se répète dans une mise en scène terrifiante. Jemma sait bien qu'elle n'est pas coupable. Mais qu'en est-il de Matt ? Détient-elle réellement toutes les cartes de ce jeu mortel, dont nul ne semble connaître l'issue ?



Mon avis :

L'histoire se déroule en Cornouailles, au manoir de Polskirrin. On sera aux côtés de divers personnages, amis depuis de nombreuses années, invités par le propriétaire des lieux pour fêter ses un an de mariage.

Il n'y aura vraiment d'enquête policière mais plutôt une enquête domestique avec un jeu macabre qui doit permettre de découvrir qui est coupable de la mort d'un des personnages, un an plus tôt.

Je m'attendais à un véritable roman policier plutôt que ce que j'ai eu là mais j'ai passé quand même un bon moment de lecture, même si je ne me suis pas attachée aux personnages.

C'est le genre de roman qu'on lit avec plaisir entre deux pavés plus lourds et exigeants.

L'intrigue est bien ficelée et je n'ai rien vu venir. Ce qui est appréciable. Je me suis posée pas mal de questions tout autant de ce roman auxquelles je n'ai pas trouvé les réponses par moi-même. Je me suis vraiment laissée porter par l'intrigue, l'écriture et l'atmosphère pesante pour apprécier ce que je lisais de bout en bout.

Et ça a marché ! Je demandais à ce livre de me détendre, de me faire passer un bon moment et ce fut le cas. Je n'en demandais pas plus.

lundi 29 mars 2021

Fantômes

 



Auteur : Christian Kiefer
Editions : Albin Michel (2020)
Collection : Terres d'Amérique
Nbre de pages : 288



Présentation de l'éditeur :

Été 1945 : lorsque le soldat américain d'origine japonaise Ray Takahashi rentre du front, personne n'est là pour l'accueillir en héros sur les terres de son enfance, dans le nord de la Californie. Ses parents, après avoir été expulsés et enfermés au camp de Tule Lake, vivent désormais à Oakland. Mais Ray veut comprendre pourquoi leurs anciens voisins et amis ont coupé les ponts avec eux, et surtout revoir leur fille Helen, sa petite amie. C'est à ce moment-là qu'il disparaît sans laisser de traces.
Printemps 1969: de retour du Vietnam, et hanté par les fantômes de la guerre, John Frazier cherche son salut à travers l'écriture d'un roman. En s'emparant accidentellement du destin de Ray, le jeune écrivain ignore tout des douloureux secrets qu'il s'apprête à exhumer.
En revenant sur l'histoire méconnue de dizaines de milliers de Nippo-Américains internés dans des camps après l'attaque de Pearl Harbor en 1941, Christian Kiefer tisse un drame familial poignant et lumineux, qui interroge notre rapport intime à la mémoire et au passé.



Mon avis :

Ce roman met en avant l'histoire méconnue de l'internement de dizaines de milliers de japonais dans des camps après l'attaque de Pearl Harbor.

Le récit se fait par john Frazier, vétéran de la guerre du Vietnam, qui va, par hasard, découvrir l'histoire de Ray Takahashi, mystérieusement disparu à son retour de la guerre de 1945. Il va alors enquêter pour savoir ce qu'il est advenu de cet homme...

J'ai littéralement dévoré ce roman de moins de 300 pages, souhaitant connaître le sort de Ray. On apprend au fur et à mesure ce qu'il en était entre les Takahashi et les Wilson (propriétaires qui leur louait une petite maison sur leur terrain).

Dès les premières pages, on ressent la haine contre les "Japs". L'atmosphère est lourde, pesante mais l'écriture est si fluide qu'elle donne au lecteur cet allant pour continuer quoi qu'il lui en coûte.

J'ai eu un pincement au coeur à maintes reprises. J'ai détesté un personnage féminin et je me suis demandée comment on pouvait réagir de telle façon.

Les secrets sont terriblement bien gardés, même si on se doute de certaines choses.

C'est un roman court mais d'une intensité époustouflante, touchant et émotionnellement marquant par tout ce qu'il dévoile tant du côté de Ray mais également lorsque l'on apprend à connaître John qui lui aussi a été marquée par une guerre détestable.

En bref, et en peu de mots : il est à lire d'urgence !

jeudi 25 mars 2021

Le fabuleux voyage du carnet des silences

 




Auteure : Clara Pooley
Editions : Fleuve (2021)
Nbre de pages : 469



Présentation de l'éditeur :

Monica a abandonné sa carrière d’avocate pour réaliser son rêve : ouvrir un café sur Fulham Road. Le jour où un de ses clients oublie son carnet sur une table, elle ne peut s’empêcher de le lire. Les premières pages lui révèlent la confession de Julian Jessop, un artiste excentrique, âgé de soixante-dix-neuf ans qui exprime toute sa tristesse et sa solitude depuis la mort de sa femme.
Touchée par cette idée de révéler des sentiments intimes à des inconnus, Monica décide de continuer le carnet avant de le déposer dans un bar à vin.

Au risque de voir son destin bouleversé de manière inattendue…



Mon avis :

Après avoir lu le résumé de cet ouvrage, j'ai eu très envie de le découvrir en me plongeant dans un récit que je pensais feel-good. Hors ce n'est pas le cas.

Ici, on est dans du contemporain dans lequel l'autrice va faire succéder des personnages qui écriront des révélations intimes dans un carnet.

Si j'ai aimé l'idée de départ et les différentes rencontres, j'avoue que je pensais que le roman aurait été tourné différemment et en l'occurrence que l'on lirait mot pour mot ces fameuses révélations et non qu'on les apprendrait via les personnages par moment.

Du coup, je suis restée extérieure à leurs histoires et je ne me suis attachée à aucun d'entre eux.

Pour autant, j'ai toujours voulu savoir comment cela allait se terminer pour les uns et les autres puisque des liens se tissent au fur et à mesure que l'on avance. Et, finalement, je suis arrivée à la fin, qui m'a un brin déçue concernant un personnage que je ne pensais pas être "menteur" mais qui m'a aussi touchée.

C'est un roman choral qui se lit bien et qui aborde des thématiques diverses comme la maternité, les réseaux sociaux, les addictions... C'est un roman qui plaira par son style fluide mais qui, sur le fond, ne m'a pas totalement convaincue.

lundi 22 mars 2021

Révolution

 




Auteur : C.J. Samson
Editions : Belfond (2020)
Nbre de pages : 1104



Présentation de l'éditeur :

Angleterre, été 1549. Deux ans après la mort d’Henry VIII, l’Angleterre glisse lentement mais sûrement dans le chaos. Le souverain en titre, Edward VI a 11 ans et c’est son oncle, Edward Seymour, le duc de Somerset, qui lui sert de régent. Le peuple n’apprécie pas l’influence grandissante des protestants et la guerre contre l’Écosse est un désastre. Quant à la situation économique, elle est catastrophique : l’inflation ne fait que croître et parmi les paysans, la révolte gronde.
Depuis la mort du vieux roi, Matthew Shardlake travaille comme avocat au service de la plus jeune fille d’Henry VIII, Lady Elizabeth. Le meurtre de Edith Boleyn, femme de John Boleyn, un proche de Lady Elizabeth, pousse Shardlake et son assistant Nicholas Overton à se rendre à Norwich où ils retrouvent l’ancien assistant de Shardlake, Jack Barak. Ils ont à peine le temps de commencer leur enquête qu’une violente révolte paysanne éclate dans la région. Sous la houlette d’un certain Robert Kett, plus de mille paysans battent la campagne, expropriant les propriétaires et les nobles, avant d’installer un grand campement à l’extérieur de Norwich. Tandis qu’à Londres le gouvernement prépare la contre-attaque et s’apprête à réprimer la révolte, Shardlake découvre que le meurtre d’Edith pourrait bien avoir un lien avec tous ces troubles politiques…



Mon avis :

Ce roman est une véritable insertion dans l'Angleterre du 16ème siècle. Pendant plus de 1000 pages que nous ne voyons pas passer, nous vivons aux côtés de personnages rendus si réels par la plume de l'auteur que j'avais l'impression d'être à cette époque.

Le point de départ est un meurtre que le sergent royal Shardlake devra élucider. Il sera aidé de son assistant, Nicholas. John Boleyn (parent de la future reine Elisabeth) est accusé de l'assassinat de sa femme et j'étais très curieuse de voir comment Shardlake allait le sortir de cette sordide histoire.

Tout n'est que complots, traitrise et l'ensemble est hyper bien ficelé et maîtrisé.

Les personnages ne laissent rien paraître si ce n'est l'importance de la place qu'ils tiennent dans une société en pleine évolution et où le peuple commence à se révolter.

Nous sommes d'ailleurs emportés dans le tourbillon de l'Histoire plus que par l'enquête au point que l'on vit chaque moment marquant avec intensité.

La plume est fluide, agréable et le côté historique très accessible.

Cela en fait un roman dans lequel on ne se perd jamais malgré le nombre de personnages et j'étais toujours ravie de le reprendre, de voir ce qui allait arriver.

J'ai passé 3 semaines aux côtés de Shardlake et de ceux qui vont l'accompagner (les amis comme les traitres).

Je ne me suis jamais ennuyée, même si l'action n'est pas prioritaire.

Je me suis laissée porter comme ces Hommes se sont laissés porter par l'Histoire et ils m'ont fait connaître un évènement anglais peu connu mais qui a eu son importance pour ce pays.

Si vous êtes féru d'Histoire, ce titre ne peut que vous plaire. Je vous le conseille très fortement.

mardi 9 mars 2021

L'enfant étoile

 




Auteure : Katrin Engberg
Editions : Fleuve Noir (2021)
Nbre de pages : 416



Présentation de l'éditeur :

En plein centre-ville de Copenhague, une jeune étudiante est retrouvée dans son appartement sauvagement assassinée, le visage marqué par d’étranges entailles. L’inspecteur Jeppe Korner et son équipière Annette Werner, chargés de l’affaire, découvrent rapidement que le passé de la victime contient de lourds secrets. Quant à la propriétaire de l’immeuble et également voisine, Esther, elle est en train d’écrire un roman qui relate dans les moindres détails le déroulement du meurtre.
Simple coïncidence ou plan machiavélique ?
Commence alors pour Jeppe et Annette une plongée au cœur d’une ville dans laquelle les apparences sont mortelles.



Mon avis :

J'ai fini ce roman la semaine dernière. La 4ème de couverture m'avait donné envie de découvrir ce 1er roman de l'auteure et je n'ai pas traîné pour le commencer.

Mais dès les premières pages, j'ai senti que la lecture n'allait pas être celle attendue.

Même si je sais que les policiers nordiques ne font pas partie de ceux où l'action vous coupe le souffle, j'ai trouvé qu'il était long.

Ce ressenti vient aussi, je pense, du fait que je n'ai pas accroché aux personnages.

Les enquêteurs sont très classiques et clichés. Je ne leur ai trouvé aucun intérêt. J'aurais aimé des personnages qui sortent du lot et non un énième inspecteur qui s'adonne à la boisson parce que sa femme veut divorcer ! Son équipière est plus intéressante mais passe au second plan. 

Les autres nombreux personnages ne m'ont pas plus marquée et la résolution de l'enquête n'est pas exceptionnelle.

Il y a bien des tentatives de twists sur le passé des personnages mais ils ne m'ont fait ni chaud ni froid.

Malgré le peu d'intérêt que je portais à ma lecture, je suis allée jusqu'au bout de ce roman pensant qu'il y aurait des revirements de situation qui remonteraient mon intérêt et qui m'auraient scotchée. Ce fut peine perdue.

De plus, j'ai eu du mal avec les noms des personnages et des rues, difficilement lisibles cette fois-ci alors même que ce n'est pas mon 1er roman nordique. Et le comble, je n'ai pas compris le titre ni la mini explication donnée à la fin du roman.

Je sors déçue de cette lecture. C'est bien dommage !

jeudi 25 février 2021

La cité de larmes (T2)

 




Auteure : Kate Mosse
Editions : Sonatine (2021)
Nbre de pages : 672




Présentation de l'éditeur :

1572. Depuis dix ans, les guerres de Religion ravagent la France. Aujourd'hui, enfin, un fragile espoir de paix renaît : Catherine de Médicis a manoeuvré dans l'ombre et le royaume s'apprête à célébrer le mariage de la future reine Margot et d'Henri, le roi protestant de Navarre.
Minou Joubert et son époux Piet quittent le Languedoc pour assister à la cérémonie. Alors que la tension est déjà à son comble dans les rues de Paris, on attente à la vie de l'amiral de Coligny. C'est le début du massacre de la Saint-Barthélemy. Précipités dans les chaos de l'Histoire, Minou et Piet sont sur le point de prendre la fuite quand ils découvrent la disparition de Marta, leur fillette de sept ans...

Après La Cité de feu, Kate Mosse nous propose une nouvelle fresque historique et familiale pleine de rebondissements. Du Paris de la Saint-Barthélemy à Amsterdam en passant par Chartres, elle tisse sa toile et le lecteur, captivé, regarde s'écrire l'Histoire.




Mon avis :

Après "La cité de feux", nous retrouvons Minou, Piet et leurs enfants dans une France rongée par la guerre de religions entre catholiques et protestants. Nous vivrons d'ailleurs la Saint-Barthélémy à leurs côtés.

J'ai beaucoup plus apprécié cette lecture que celle du tome précédent. Je l'ai trouvée plus intéressante car nous voyageons entre Paris et Amsterdam et nous voyons également la différence qu'il y a pu avoir entre les deux pays sur la question des protestants/huguenots.

Mais j'ai trouvé aussi que, comme dans le 1er tome, Kate Masse passait trop vite sur certains évènements importants alors que j'aurais aimé qu'elle s'y attarde.

Mais la raison en est qu'elle couvre 12 ans de la vie de Minou et sa famille et que sur 650 pages, elle devait faire des choix vu tout ce que les personnages vont vivre durant cette période. Ceci explique donc cela.

Cela ne m'a pas empêchée de passer un très bon moment de lecture d'autant qu'il se passe beaucoup de choses et un évènement auquel je ne m'attendais pas du tout m'a prise aux tripes.

L'écriture est toujours aussi agréable et ce sera avec plaisir que je lire le dernier tome de cette trilogie pour savoir comment tout cela va finir pour eux.

                                          





 


dimanche 14 février 2021

Je connais ton secret

 




Auteur : S.K. Tremayne
Editions : Presses de la Cité
Nbre de pages : 360




Présentation de l'éditeur :

Récemment divorcée et financièrement aux abois, Jo Ferguson, journaliste indépendante, trouve refuge dans l’appartement de sa meilleure amie à Londres. L’endroit, luxueux, est à la pointe en matière de domotique : des équipements ultramodernes permettent d’y contrôler l’éclairage, le chauffage, les serrures, et sont même capables de faire la conversation aux plus solitaires. Bien qu’elle déplore l’impact de ces accessoires, Jo s’amuse à leur parler. Jusqu’à ce qu’un de ces assistants virtuels – Electra – menace de révéler à la police un terrible secret enfoui dans son passé.
Paniquée, la jeune femme tente alors de découvrir qui se cache derrière son maître-chanteur. L’intelligence artificielle a-t-elle pris vie ou Jo est-elle en train de sombrer dans la folie, comme son père avant elle ?



Mon avis :

Après "Le doute" et "La menace", je me suis lancée dans le nouveau roman de cet auteur que j'ai dévoré.

L'histoire de Jo est hallucinante. Alors qu'elle emménage, suite à son divorce, chez sa meilleure amie, Tabitha, dans un luxueux appartement bourré d'assistants vocaux, Jo ne se doute pas que sa vie va devenir un véritable cauchemar.

L'auteur fait monter crescendo la menace qui pèse sur Jo. Les assistants vocaux ne lui laissent aucun répit.

Les questions que l'on se pose tout au long du roman sont bien sûr déjà celle du personnage qui devient fou ou alors celle d'une manipulation de ces assistants par un proche ou encore que ces assistants prennent le dessus sur l'humain et le fait chanter.

J'avais des doutes sur la 1ère et la 3ème possibilité car l'auteur, à travers un personnage, démontre que ces assistants vont avoir de plus en plus de place dans nos vies et ce qu'elles vont être capable de faire dans l'avenir.

Mais SK Tremayne met aussi tellement de pression par rapport au passé de Jo que je n'ai jamais trouvé ce qu'il se passait avant la révélation.

J'ai dévoré ce thriller psychologique (qui ne conviendra peut-être pas à tout le monde) en 3 jours et je ne voyais pas comment Jo allait s'en sortir tant les choses vont loin...

Mais il n'y a pas non d'exagérations. Tout est parfaitement maîtrisé, plausible vu le développement de cette technologie et c'est ce qui fait peur.

C'est un thriller qui vous pousse à le garder entre les mains et qui ne ménage pas les personnages.

SK Tremayne est pour moi une valeur sûre dans ce genre. Pas de doute que je lirai son prochain avec plaisir.

 




mercredi 10 février 2021

La trilogie des ombres : Le sacre des impies (T3)

 




Auteur : Ghislain Gilberti
Editions : Cosmopolis (2020)
Nbre de pages : 651



Présentation de l'éditeur :

TOUT CE QUI A COMMENCÉ DOIT FINIR

1995, Strasbourg voit éclore une organisation qui va mettre au point un système criminel étanche et sécurisé. L'enfance cauchemardesque de ses membres explique les raisons du Mal qui les ronge.
Borderline se dresse comme un seul homme, inéluctable, broyant les concurrences et les luttes internes. Est-il possible que l'officine ait enterré quelques secrets à sa création ?

2011, Cécile Sanchez, qui avait juré de ne plus jamais travailler sur cette affaire, est rattrapée par une conviction. C'est un dernier plongeon pour la commissaire qui va précipiter les événements. Après Sa Majesté des Ombres et Les Anges de Babylone, ce troisième et dernier tome de la Trilogie des Ombres emporte le lecteur dans le passé de ces monstres un peu trop humains et les nouveaux jours qui virent au cauchemar éveillé. Lors de ces allers-retours dans le temps, saura-t-elle mener la lutte contre les Anges déchus de la nouvelle Babylone sans perdre elle-même son âme ?



Mon avis :

J'ai enfin lu le dernier tome de la trilogie des ombres et je dois dire qu'il est surprenant et qu'il n'a pas été comme je l'attendais.

Ici, l'auteur nous prévient dans une note en début de tome que la direction qu'il donne à son dernier opus peut déconcerter et ne pas plaire. On aura 4 parties dont 2 se déroulent dans le passé, 15 ans avant les faits que l'on suit depuis "Sa majesté des ombres".

J'ai été déçue, dans un 1er temps, de constater que nous n'allions pas avancer dans l'enquête de 2011 mais j'ai trouvé que c'était intéressant de savoir comment les membres de Borderline s'étaient rencontrés et quelles étaient leurs motivations pour en arriver à de telles extrémités.

Même si je voulais savoir comment tout allait se terminer ici, j'ai ressenti aussi des longueurs parce que, finalement, on alterne passé et présent entre chaque partie et ce n'est pas ce que j'attendais.

Ici, l'auteur montre que Borderline ne fait pas de cadeau mais c'est aussi dans des proportions un peu exagérées. Il y a beaucoup voire trop de morts à mon goût. Il ne font pas de quartier et cela m'a gênée.

Une autre réflexion que je me suis faite (et ma mère est d'accord avec moi puisqu'elle l'a lu aussi) c'est que l'auteur occulte totalement un personnage qui semblait pourtant important jusque là car très proche de Cécile qui mène l'enquête mais également de Borderline.

Pourquoi avoir fait ce choix ? J'ai été, là encore, déçue de ne le voir qu'une fraction de secondes dans la toute dernière partie et pour pas grand'chose au final.

Bref, ce tome ne m'a pas totalement convaincue tant par la violence gratuite que par la tournure qu'il prend. J'aurais aimé qu'il prenne un autre chemin. Tant pis pour moi.

Mais je continuerai à lire du Ghislain Gilberti parce que j'aime sa façon d'écrire, le rythme qu'il donne à ses romans et cette dynamique qui fait que l'on tourne les pages sans s'en rendre compte. Du coup, on ne s'ennuie pas.

dimanche 7 février 2021

Régression

 



Auteur : Fabrice Papillon
Editions : Belfond (2019)
Nbre de pages : 457



Présentation de l'éditeur :

36 000 ans avant Jésus-Christ. Une famille résiste au froid au fond d’une grotte de la péninsule Ibérique quand des hommes font irruption et massacrent les parents. Fascinés par la peau claire et les yeux bleutés du fils, les assaillants l’épargnent et l’enlèvent.

14 février 2020, Corse. Vannina Aquaviva, capitaine de gendarmerie à la section de recherche d’Ajaccio, découvre un charnier dans une grotte de Bonifacio. De son côté, la police retrouve un cœur en décomposition au pied d’un olivier millénaire du site préhistorique de Filitosa. Des scènes de crime similaires apparaissent sur d’autres sites de la préhistoire en Espagne puis en Angleterre.

Les premières analyses de la police scientifique sont stupéfiantes. Quelle est cette créature meurtrière dotée de capacités sidérantes ? Aux confins de l'Europe et jusqu'à la Russie des goulags et de Tchernobyl, une chasse à l'homme exceptionnelle commence à travers le monde et les âges, où l'on croise Homère, Socrate et son disciple Platon, Jésus et l'apôtre Jean, mais aussi Rabelais, Nietzsche ou encore le terrifiant Heinrich Himmler. Quel secret remontant à nos origines partagent tous ces hommes ? Après des millénaires de silence, une révélation est en passe de bouleverser l’équilibre même de l’espèce humaine…



Mon avis :

Ce roman est un mélange de récits historiques et de thriller scientifique lié à la paléontologie. Depuis que je suis gamine, j'aime tout ce qui touche à la Préhistoire et l'évolution de l'Homme.

Ici, non seulement on sera en 2020 avec des enquêteurs qui devront élucider des meurtres barbares aux quatre coins de l'Europe mais nous irons aussi dans le passé avec la transmission d'un secret à travers les siècles où l'on rencontrera de grands personnages comme Homère, Platon, Rabelais et bien d'autres encore...

L'histoire va nous emporter dans un récit à double temporalité qui accroche le lecteur grâce à sa thématique des gènes humains et de leur changement entraînant une régression dans le comportement humain.

J'ai beaucoup aimé ce roman par le rythme et les meurtres perpétrés car ils répondent à un rite très ancien. Etant une férue d'Histoire et tout ce qui a trait à l'Evolution, j'étais scotchée par ce que je lisais, faisant la part entre la fiction et la réalité.

Fabrice Papillon a un style fluide et simple, ce qui permet de ne pas être perdue dans ses explications scientifiques. Tout est très abordable.

Par contre, la fin m'a laissée dubitative, un brin déçue. Je n'y ai pas adhéré.

En revanche, j'ai très envie de lire Dernier hyver dans lequel on retrouve Marc Brunier qui enquête aussi dans Régression car je veux comprendre ce qu'il s'est passé avec sa fille dans le précédent opus.

Pour moi, cette lecture a donc été une très bonne découverte. Si vous êtes un brin curieuse et attiré par le côté paléontologique, pas de doute que ce roman saura vous plaire.

mercredi 27 janvier 2021

La lumière dans les combles

 




Auteure : Sharon Cameron
Editions : Gallimard Jeunesse (Janvier 2021)
Nbre de pages : 512



Présentation de l'éditeur :

Stefania et sa soeur ont un terrible secret : treize juifs se cachent dans leur grenier. Mais bientôt, l'étau nazi se resserre... Comment continuer à avancer...



Mon avis :

Tirée d'une histoire vraie, cette lecture nous emmène en Pologne aux côtés de Stefania Podgorska et sa jeune soeur Helena durant la 2nde Guerre Mondiale. Elles vont cacher 13 juifs, au risque de se faire prendre par les nazis et être elles-mêmes exécutées. Elles ont 14 et 7 ans au début du roman...

Leur histoire est bouleversante. Le récit se fait en deux temps.

Dans la 1ère moitié, on découvre les personnages, les liens qui vont se nouer entre Stefania et la famille juive chez qui elle vit et travaille. Et puis la guerre arrive et l'impensable se déroule.

Le roman est bien écrit et bien construit.

Destiné aux adolescents, il n'y aura pas de détails morbides sur ce que subissent les juifs. Le but est de faire comprendre ce qu'il s'est passé, de ne pas oublier pour ne pas reproduire. Il n'est pas pensable d'horrifier le jeune lecteur avec des détails trop durs.

L'essentiel est là. L'auteure a très bien géré ce thème qui n'est pas facile à aborder en littérature jeunesse.

Le lectorat adulte, lui, le lira aussi avec intérêt, même si par moment j'y ai trouvé quelques facilités.

Quoi qu'il en soit, j'ai fait la connaissance de deux soeurs aussi fortes et déterminées malgré leur jeunesse. J'ai aimé les suivre tout au long de cette lecture émouvante, triste, belle et pleine d'émotions, d'amour, d'envie de combattre quelqu'en soit le prix.

Le roman est complété par les notes de l'auteure à lire absolument, avec des photos qui le rendent réel à 100 %.

jeudi 14 janvier 2021

La Cour des loups


 


Auteure : Robyn Young
Editions : Fleuve (2020)
Nbre de pages : 576



Présentation de l'éditeur :

Après avoir vaincu et tué Richard III, Henry Tudor devient roi d'Angleterre sur le champ de bataille. À la cour flamboyante des Médicis à Florence, Laurent le Magnifique, souverain de la République et chef de la mystérieuse Académie, est engagé dans une dangereuse lutte de pouvoir avec le Vatican. En Espagne, les Rois Catholiques, Isabella et Ferdinand, ont déclaré une croisade contre l'islam. L'Europe est au bord de la guerre, au bord d'une découverte qui va tout changer.
Jack Wynter a perdu tout espoir de dépasser son statut de fils illégitime suite à l'exécution de son père par Richard III. Déclaré hors la loi par Henry Tudor, il ne lui reste plus qu'un seul but : trouver l'homme qui peut l'aider à comprendre le passé pour envisager l'avenir, Laurent. Mais ce dernier est désormais sous la menace de la puissance montante de la ville connue sous le nom de : Cour des Loups.




Mon avis :

Je me suis lancée dans ce tome 2, après avoir lu "Le serpent et la dague", le 1er volet, en 2017. J'avais envie de roman historique et savoir ce qui allait advenir des personnages.

J'ai eu du mal à revenir dans l'histoire et me replacer certains personnages.

Une publication 3 ans après le tome 1, c'est trop long pour tout garder en tête mais, au fil des chapitres et de ce qui s'y passait, j'ai pu apprécier ce que je découvrais.

On suit en alternance Jack Winter, en Italie, à Florence, auprès de Laurent de Médicis, puis Harry Vaughan, le demi-frère légitime de Jack, parti à la Cour d'Espagne pour une mission qu'Henri Tudor lui a confiée.

J'ai beaucoup aimé me balader dans les rues de Florence et me retrouver aux côtés de Laurent de Médicis que j'ai appris à mieux connaître ainsi que les secrets qu'il pouvait garder.

Tout n'est pas véridique et les notes de l'auteure en fin d'ouvrage sont intéressantes à lire.

Les moments passés avec Harry n'étaient pas mes préférés parce que je les trouvais longs et Harry est loin d'être le personnage que je préfère. Mais j'étais curieuse de voir s'il allait réussir sa mission qui concerne quand même l'un des plus grands navigateurs que l'on ait connu : Christophe Colomb.

Le roman est intéressant et se lit bien, même si l'action manque un peu, avec des personnages que l'on suit avec envie et intérêt. Je lirai d'ailleurs la suite avec plaisir, en espérant cependant ne pas devoir attendre 3 ans avant d'avoir le tome 3...

mercredi 13 janvier 2021

Wild crows : Confession (T3)

 




Auteure : Blandine P. Martin
Editions : Auto-édition
Nbre de pages : 396



Présentation de l'auteure :

Tandis que l’été suit son cours à Monty Valley, Joe tente de continuer sa route en dépit de cette absence qui la ronge. Désormais en poste à San Francisco, elle essaie de renouer avec un semblant de vie normale, en partie grâce à son ami et collègue Adam. Mais un retour inattendu va de nouveau faire basculer son quotidien. Entre rancœur et besoin de vérité, Joe va devoir affronter des sentiments jusque-là mis en veilleuse. Plus que des excuses, elle attend des explications, et compte bien faire payer à ce cher Trevor Laurens les blessures que son départ lui a infligées. Alors que le club doit terminer le travail entrepris concernant le gang russe, Jerry se découvre une faille que rien ne saura combler : une course contre la montre, contre le temps qui passe. Et si l’heure était venue d’envisager l’avenir du club ? De son côté, Ash devra prendre une décision qui pourrait bouleverser sa vie, et mettre en péril l’équilibre régnant au sein des Wild Crows.



Mon avis :

Entre deux lectures, j'avais envie de continuer la saga et retrouver les personnages que j'aime tant.

Des révélations se font et on découvre encore plus le personnage de Ash.

L'auteure nous coupe le souffle avec des scènes d'action qui mettent à mal les Wild Crows mais aussi Joe avec un personnage qui se croit tout permis et que j'ai détesté.

On voit encore plus le lien qui unit les Wild Crows entre eux mais aussi et surtout envers Joe et le respect qui se dégage.

Ca se lit toujours aussi bien et aussi vite.

Lorsque l'on est plongé dedans, il est difficile d'en sortir et la fin arrive trop vite.

On a envie de se jeter sur la suite mais on se freine aussi pour rester avec les Wild Crows le plus longtemps possible parce que l'on sait, pertinemment, que lorsque la fin arrivera, ils nous manqueront beaucoup.

Quoi qu'il en soit, cette saga est l'une des meilleures découvertes que j'ai pu faire en 2020 et je suis ravie qu'il me reste encore 2 tomes à découvrir, même si je suis triste de me dire que cela va se terminer trop vite à mon goût.

mardi 12 janvier 2021

Jolies filles

 




Auteur : Robert Bryndza
Editions : Belfond (janvier 2021)
Nbre de pages : 408



Présentation de l'éditeur :

Quand les poubelles d’Angleterre charrient les cadavres de magnifiques jeunes femmes, torturées à mort… L’agent Erika Foster se lance dans la course au séducteur serial killer ; un thriller trouble, oppressant et addictif !

Le corps d’une ravissante jeune femme vient d’être découvert, à demi-nu et lacéré de blessures mortelles, dans une benne à ordures de la banlieue londonienne. Arrivée sur place avec son amant et ex-coéquipier, l’agent Peterson, l’inspectrice Erika Foster est sous le coup d’une double émotion : la révolte face à cette épouvantable scène de crime et la frustration. Car officiant désormais à la brigade des stup, elle n’est pas censée s’occuper de cette affaire…
Mais impossible pour la flic de rester sur la touche. Enquêtant clandestinement, Erika découvre un lien avec une autre affaire similaire, survenue quelques mois plus tôt, où la très jolie victime présentait les mêmes incisions. Autre point commun : les deux femmes étaient inscrites sur un site de dating et pensaient avoir rencontré l’homme idéal.
Comment démasquer ce prince charmant insaisissable, aux multiples profils ? Erika le sait : l’assassin a deux pas d’avance sur la police. C’est lui qui mène la danse, au rythme des cadavres.

Et quand un nouveau corps est retrouvé dans une poubelle, Erika comprend qu’elle va devoir apprendre à valser, avant de pouvoir frapper à son tour…



Mon avis :

C'est la 4ème enquête d'Erika Foster que je lis et c'est toujours un plaisir de la retrouver.

Même si l'enquête ici n'a rien d'exceptionnelle (on voit d'ailleurs assez vite qui peut être le meurtrier...), j'aime suivre Erika dans son parcours professionnel et résoudre des enquêtes mais aussi son avancée dans sa vie personnelle entre sa relation avec ses co-équipiers et sa vie sentimentale qu'elle tente de reprendre en main.

Elle fait des efforts. Elle apprend de ses erreurs passées et elle essaie de s'améliorer, en ne laissant pas, notamment, son caractère prendre le dessus et lui dicter des actes qui pourraient se retourner contre elle par la suite.

Robert Bryndza est un auteur vers lequel je me tourne toujours lorsque je ne sais pas trop quoi lire ou si je ne ressens pas forcément l'envie de lire.

Ses romans sont bien écrits, les enquêtes bien menées même si elles restent classiques et les personnages sont comme tout un chacun avec leur force et leur faiblesse. Ils donnent envie de les retrouver à chaque fois pour voir comment ils vont avancer, évoluer.

Mais là, je vais devoir attendre un peu avant de découvrir le prochain roman de l'auteur car, malheureusement pour moi, je suis à jour dans sa série.

dimanche 3 janvier 2021

L'écho des promesses

 



Auteure : Mélanie Levensohn
Editions : Fleuve (2020)
Nbre de pages : 400



Présentation de l'éditeur :

Paris 1940 : Dans la Ville lumière, sous l’occupation allemande, Christian, le fils d’un banquier est amoureux de Judith, une jeune étudiante juive. Le jeune couple envisage de fuir, mais soudain Judith disparaît sans laisser aucune trace...
Montréal, 1982 : peu avant sa mort, Lica Grunberg confesse à sa fille, Jacobina, qu’elle a une demi-sœur issue d’une relation précédente. Dans les tumultes de la guerre, Lica a cependant perdu tout contact avec sa fille aînée, un abandon qu’il a regretté toute sa vie. Sa dernière volonté : que Jacobina retrouve sa demi-sœur et récrée ce lien que son père a brisé à jamais.
Washington DC, 2006 : Béatrice, la quarantaine, en poste à la banque mondiale, cherche de plus en plus un sens à sa vie. Quand elle rencontre une vieille dame, grâce à une association qui vient en aide aux personnes démunies, elle n’imagine pas combien sa vie va changer. Car elle va être confrontée à une demande particulière : aider à tenir une promesse…



Mon avis :

J'attendais autre chose de ce roman qui, au final, m'a laissé de marbre. Bien que le récit se fasse en alternance entre le passé (1940) et le présent (2006), il ne m'a pas apporté les émotions que ce type de livre sur la 2nde guerre mondiale peuvent engendrer. Autant le récit sur 1940 est poignant et intéressant, autant celui de 2006 m'a lassée parce qu'il part dans une romance que je n'attendais pas.

L'histoire se lit bien et est plutôt agréable mais les problèmes de Béatrice (en 2006) prennent le dessus sur les recherches qu'elle effectue pour une vieille dame ayant fait une promesse a son père sur son lit de mort : savoir ce qu'il est advenu de sa demi-soeur...

J'ai eu du mal à entrer dans cette lecture et je n'ai jamais été emportée par la narration de 2006 qui me coupait le rythme sur ce qu'il se passait en 1940.

Bizarrement, cette fois-ci, la sauce n'a pas vraiment pris et je ne me suis pas du tout attaché aux personnages. Dommage !

samedi 2 janvier 2021

D'ombre et de vengeance (T2)

 




Auteure : Tomi Adeyemi
Editions : Nathan (2020)
Nbre de pages : 480



Présentation de l'éditeur :

Et si le prix de la paix, c'était la mort ?
Zélie a ramené la magie à Orïsha, mais elle a aussi donné des pouvoirs puissants à ses ennemis. La guerre entre la monarchie, représentée par le prince Inan, et les rebelles maji, menés Zélie et son amie Amari, est sans pitié.
Hélas, au fil des combats, Zélie et Amari se déchirent. Zélie ne rêve que de vengeance et ne croit plus à la réconciliation. Amari veut restaurer la paix dans le pays – mais à quel prix ?
Pour que la paix s'installe, faut-il que la moitié du pays meurt ? Zélie et les maji ont-ils seulement une chance de survie ?



Mon avis :

Après l'excellente lecture du tome 1, j'étais empressée de lire cette suite et retrouver les personnages. 

Il m'a fallu quelques chapitres pour m'y remettre dedans, me rappeler tous les personnages et j'avoue avoir un peu moins accroché à ce tome 2 qui est clairement un tome de transition.

Ici, il y a beaucoup d'incertitude quant aux décisions à prendre. J'ai trouvé que cela tournait un peu autour du pot et qu'on perdait notre temps parfois. Il se passe beaucoup de choses mais les éléments se placent lentement et cet effet de lenteur donne quand même un goût de longueur. J'ai trouvé ça dommage.

Mais j'ai aimé retrouver les personnages même si, du côté sentimental, là encore on avance d'un pas et on recule de trois... Cela dit, je lirai le tome 3 avec plaisir et intérêt parce que j'ai très envie de savoir comment tout va se terminer mais aussi et surtout parce que la magie prend une place de plus en plus importante qui donne de la dynamique non négligeable au récit mais surtout une profondeur aux personnages qui apprennent à la maîtriser.