mardi 21 mai 2019

Loup et les hommes

Auteure : Emmanuelle Pirotte
Editions : Sixtrid (Avril 2019)
Interprétation : Lazare Herson-Macarel
Durée : 15h40

LIVRE AUDIO 2 CD MP3

Livre disponible en format papier chez Le Cherche Midi


Présentation de l'ouvrage :

Hiver 1663. Armand, marquis de Canilhac, est prêt à tout pour retrouver le saphir entrevu au cou de cette jeune Amérindienne, croisée dans un salon parisien. Il a reconnu la pierre que portait son frère Loup. Loup, trahi par Armand vingt ans plus tôt, condamné aux galères, et que tout le monde croit mort.
Hanté par son passé, le marquis embarque avec son fidèle Valère pour la Nouvelle-France. Le vent gonfle les voiles, et les images du Gévaudan natal ressurgissent : Loup, enfant trouvé, adopté… Loup, trop beau, trop brave, trop vivant.
Entre la France et l’Iroquoisie barbare se tisse le destin d’un homme hors du commun, dont le portrait se précise lentement, et dont l’ombre plane, de plus en plus palpable, sur ceux qui le cherchent.
Et si Loup avait trouvé un destin à sa mesure au pays des Sauvages ?

Enquête à l’échelle d’un continent, grande histoire d’amour fraternel, peinture d’un Nouveau Monde en ébullition, Loup et les hommes nous emporte sur les traces d’Alexandre Dumas et de Jack London. Emmanuelle Pirotte convoque les classiques du roman d’aventures pour plonger au fond des âmes et fait surgir, au milieu des paysages grandioses, sa vision des hommes.


Mon avis :

J'ai écouté ce livre pendant un peu plus d'un mois. Sa découverte me laisse béate d'admiration pour Emmanuelle Pirotte qui a su m'emporter au-delà de toutes mes espérances.

Pour moi, ce roman est un chef-d'oeuvre digne des plus grands classiques que j'ai pu découvrir dans ma vie de lectrice.

Les seules choses que vous ayez à savoir avant de vous décider à le lire, c'est que l'on se situe au 17ème siècle; que Armand, marquis de Canilhac, va faire une rencontre qui va changer le cours de sa vie. Il y sera question d'un bijou porté par une femme, une Amérindienne, qu'Armand ne connaît pas et pourtant il sait à qui appartient ce bijou : à Loup, son frère, dont il n'a plus de nouvelles depuis plus de 20 ans. Cette femme et le port de ce bijou vont attiser la curiosité d'Armand et de là va découler un superbe roman de vie, d'amour fraternel, de rancoeur, de complicité et de tant d'autres choses.

Ce roman m'a emportée en Nouvelle France où j'ai côtoyé et affronté, aux côtés des personnages, les indiens d'Iroquoisie.

Je me suis laissée emporter par cette plume magnifique qui m'a fait vivre des moments époustouflants aux côtés de personnages qui mettent tout en oeuvre pour avoir des réponses sur des actes passés afin de mieux affronter l'avenir.

Ecouté avec la voix de Lazare Herson-Macarel, ce titre est une pure merveille tant le timbre de cet homme se prête à l'époque explorée mais aussi à ces hommes et femmes qu'il joue et qui font de ce livre une fresque magistrale sur deux frères aimants et pourtant rivaux, liés par les secrets et les non-dits.

Ce roman est un énorme coup de foudre comme je n'en ai jamais eu !
Tout m'a plu : écriture, personnages, ambiance, rythme.

Tout est parfaitement maîtrisé et les lecteurs exigeants comme moi y trouveront largement leur compte. Je ne me suis jamais ennuyée, même si la narration est plutôt lente.

Il faut prendre son temps pour apprendre à connaître Armand et Loup, bien sûr, mais également ceux qui gravitent autour d'eux et qui ont leur importance (Brune, Antoinette, Valère...).

Il faut déguster chaque moment passé dans ces pages pour être totalement imprégné de tout ce qui découle de ces non-dits et profiter aussi de ces paysages sauvages d'époque si bien dépeints.

Loup et les hommes est un roman très complet qui porte non seulement sur deux frères mais également sur la colonisation des terres iroquoises par l'homme blanc.

Si vous êtes féru d'Histoire, si devoir prendre votre temps pour être intégralement immergé dans l'histoire de ce roman ne vous rebute pas, vous êtes fait pour lire ce titre.

Il a été une révélation, pour moi, d'une auteure que je ne connaissais pas mais que je vais suivre de très près dorénavant.

Je suis encore subjuguée voire même envoûtée par cette lecture et je compte bien la refaire avec le format papier que je conserverai très précieusement comme on le fait avec un bijou qui nous est cher.


Extrait du roman


lundi 20 mai 2019

Vindicta

Auteur : Cédric Sire
Editions : Métropolis (Mars 2019)
Nbre de pages : 577


Présentation de l'éditeur :

Leur plan semblait sans risque. Le bijoutier ne porterait pas plainte pour ce braquage car son argent est d'origine illégale. Damien, Élie, Audrey et Driss s'imaginaient avoir trouvé la réponse miracle à tous leurs problèmes. Mais maintenant, l'irréparable est commis et un monstre vengeur est lâché à leurs trousses. 

UN FLIC EN CHUTE LIBRE 

Fraîchement muté dans un groupe de surveillance, Olivier est loin d'imaginer que la planque qu'on lui a assignée fera de lui le témoin clé d'un cyclone meurtrier, dans le sillage d'un tueur glacial et méthodique que rien ne semble pouvoir arrêter. Des déserts du Moyen-Orient aux villes sombres et silencieuses du territoire français, quand la vindicte est en marche, plus rien ne peut vous sauver. 

UNE TRAQUE HALETANTE SECOUÉE DE FAUSSES PISTES 

Pur instrument de torture et de mort, il n'a pas de nom, pas de visage, l'habitude de tuer et un cimetière de cadavres derrière lui. Mais dans cette affaire, pas de contrat. Cette fois-ci 
pour lui : c'est personnel. 
Dans ce thriller crépusculaire, Cédric Sire joue comme jamais avec les nerfs du lecteur jusqu'à l'effroyable twist final et confirme son entrée tonitruante parmi les maîtres absolus du thriller français.


Mon avis :

Sire Cédric est un auteur que je lis depuis longtemps, quasiment depuis ses débuts même, et chaque sortie me fait très envie. Vindicta ne fait pas exception et même si j'ai quelques réserves dessus, c'est avec plaisir que j'ai retrouvé la plume de l'auteur.

Ici, point de thriller fantastique. Cédric Sire nous sert une intrigue qui fonctionne de bout en bout.

Entre les différents personnages plus ou moins border line et un meurtrier méthodique qui n'y va pas de main morte avec ses victimes, nous sommes servis.

Même un peu trop, en ce qui me concerne. Certaines scènes de crime sont très détaillées au point qu'elles m'ont mise au bord de la nausée. C'est bien la première fois que cela m'arrive pour être souligné et j'avoue que, pour le coup, j'ai trouvé que l'auteur allait trop loin. Qu'il y avait une surenchère de la violence dans son opus, par rapport aux précédents alors même que l'on ne peut pas dire que Sire Cédric faisait déjà dans la dentelle.

Pour autant, tout est très bien maîtrisé qu'il s'agisse des personnages, de la tension constante, de l'ambiance qui vous met les nerfs à fleur de peau.

L'ensemble crée indubitablement un page-turner que vous refermerez complètement essoufflé et vidé.

La fin ne m'a pas totalement convaincue sur un point mais elle m'a surprise par d'autres côtés.

En ce qui me concerne, j'ai trouvé Vindicta très bon mais abstenez-vous si vous êtes une âme sensible. Certains passages sont très durs à digérer voire même complètement indigestes. A vous de voir si vous allez vous laisser tenter. Vous êtes prévenu !

jeudi 16 mai 2019

La prisonnière du temps

Auteure : Kate Morton
Editions : Presses de la Cité (Avril 2019)
Nbre de pages : 624 (format papier)


Présentation de l'éditeur :

" Mon vrai nom, personne ne s'en souvient. La vérité à propos de cet été-là, personne ne la connaît "

À l'été 1862, un groupe de jeunes peintres proches des Préraphaélites, menés par le talentueux Edward Radcliffe, s'installe au Birchwood Manor, sur les rives de la Tamise. Là, inspiré par sa muse, la sulfureuse Lily avec qui il vit une passion ravageuse, Edward peint des toiles qui marqueront l'histoire de l'art. Mais à la fin de sa retraite, une femme a été tuée, une autre a disparu, un inestimable diamant a été dérobé, et la vie d'Edward Radcliffe est brisée. 
Plus d'un siècle plus tard, Elodie Winslow, jeune archiviste à Londres fiancée à un golden-boy qui l'ennuie, découvre dans une vieille sacoche deux objets sans lien apparent : le portrait sépia d'une femme à la beauté saisissante en tenue victorienne, et un cahier de croquis contenant le dessin d'une demeure au bord de l'eau. Pourquoi le Birchwood Manor semble-t-il si familier à Elodie ? L'inconnue de la photo pourra-t-elle enfin livrer tous ses secrets ? Et si, en l'entraînant sur les traces d'une passion d'un autre siècle, son enquête l'aidait à percer le mystère de ses propres origines et à enfin mener la vie qu'elle désire ?


Mon avis :

Ce roman est le troisième de l'auteure que je lis et si j'aime sa plume, je voulais voir s'il égalait "Les brumes de Riverton" qui restait mon préféré. Et, il le restera encore puisque cet opus ne m'a pas autant emportée que ce que je le voulais.

Kate Morton va jouer sur plusieurs temporalités et nous allons suivre de nombreux personnages. J'étais un peu perdue au début parce qu'il n'est pas facile de voir les liens entre les uns et les autres. Ce n'est qu'en avançant que l'on va s'en rendre compte et que l'on constatera l'ampleur du puzzle géant que nous propose Kate Morton.

Si je me suis laissée emporter par la plume et les descriptions que fait l'auteure, tant dans les émotions que dans les paysages ou les peintures, je serai honnête en disant aussi que je l'ai trouvé quand même long, avec des scènes qui se répètent parfois.

C'est dommage, surtout que je m'attendais à ce que l'histoire soit racontée à travers le personnage d'Elodie Winslow qui va découvrir des objets qui vont la pousser à faire des recherches mais ce n'est pas elle que l'on suivra pour l'essentiel et elle interviendra finalement assez peu.

Cela dit, le personnage qui raconte tout ce que l'on doit savoir n'est pas non plus dénué d'intérêt et j'ai beaucoup aimé suivre son parcours, son histoire. Je m'y suis aussi attachée lorsque j'ai su ce qu'il en était.

C'est un très beau roman et la construction est extraordinaire mais il aurait aussi mérité quelques raccourcis pour éviter certaines redites qui alourdissaient, pour moi, certains passages.

Même si, en ce qui me concerne, il n'égale toujours pas "Les brumes de Riverton", je l'ai trouvé plus prenant et intéressant que "L'enfant du lac".

mercredi 15 mai 2019

Un appart de rêve (amoureux compris)

Auteure : Roxane Dambre
Editions : Calmann Levy (Mai 2019)
Nbre de pages : 338


Présentation de l'éditeur :

Jolie rousse dynamique et joyeuse, Noëlle a décroché un boulot atypique mais qui la réjouit : infiltrer des entreprises pour comprendre l’origine de leurs problèmes. Sa vie professionnelle est donc au beau fixe, même si côté coeur c’est une autre histoire…
Son boss l’envoie sur une nouvelle mission qui promet plus que les frissons habituels : elle doit intégrer une agence immobilière de luxe. Budget fringues et accessoires illimité afin de passer pour la chasseuse d’appartement la plus glamour de tout Paris. Sur place, la situation est bizarre, patron tyrannique, collègues à côté de la plaque, mises en avant de biens déjà cédés… Et en guise de période d’essai, le boss donne à Noëlle dix jours pour vendre un manoir prétendument hanté qui traîne dans les fichiers depuis deux ans !
Pour l’aider dans cette mission presque impossible, on lui adjoint les services de JC, le grouillot de l’agence… qui se révèle terriblement efficace et horriblement sexy. Ou serait-ce l’inverse ?


Mon avis :

Le dernier Roxane Dambre n'aura pas fait long feu dans ma PAL. Sitôt reçu, sitôt lu. J'adore cette auteure depuis que je l'ai découverte avec "Un karma presque parfait" et je ne me lasse pas de ses écrits. Avec "Sixtine", ce fut le coup de foudre. Avec ce dernier roman, c'est la preuve irréfutable (s'il en fallait une de plus) que Roxane est l'auteure feel-good qui me convient.

Ici, le personnage féminin n'égalera pas Sixtine à mes yeux mais elle est encore agréable, drôle, prête à tout pour accomplir sa mission et même au-delà.

J'ai adoré découvrir cette relation entre Noëlle (le personnage que l'on suit) et JC (membre de l'agence immobilière dont Noëlle est chargée de comprendre pourquoi elle décline) qui cuisine divinement bien apparemment.

Roxane sait mettre dans ses histoires tout ce qu'il faut pour passer un bon moment et ne fermer le roman uniquement lorsque l'on atteint la dernière page, à regret.

A chaque découverte, j'ai peur d'avoir un sentiment de déjà vu alors que ce n'est jamais le cas. Elle me surprend à chaque sortie et lorsque je termine ses livres, j'ai un pincement au coeur d'être allée trop vite et cette envie terrible d'avoir déjà son prochain entre les mains me prend irrémédiablement.

Lire du Roxane Dambre, c'est entrer dans une bulle où stress, fatigue et soucis s'envolent pour faire place à un bien-être divinement agréable. C'est, par ailleurs, totalement addictif au point que j'en redemande tout le temps.

Moi je dis : "Vivement le prochain !"

samedi 11 mai 2019

La bête de l'Aven

Auteur : François Lange
Editions : Palémon (Février 2019)
Nbre de pages : 200


Présentation de l'éditeur :

Été 1858, plusieurs jeunes filles sont retrouvées égorgées dans la campagne du Pays d’Aven. Qui peut semer ainsi la mort sur son passage ? Une bête ? Un fou sanguinaire ?

L’inspecteur François Le Roy, bien qu’affecté à la police municipale de Quimper, se voit chargé de l’affaire alors qu’il venait de se lancer sur la piste d’une bande d’anciens forçats décidés à attaquer le fourgon postal transportant l’or destiné aux banques de l’Ouest. Fañch, comme tous l’appellent, va donc rejoindre Pont-Aven pour y mener une double enquête, assisté pour l’occasion de son ami, le lieutenant de gendarmerie Corentin Kerloc’h.

S’engage dès lors une course contre la montre à la poursuite de malfrats retors et dénués de tout scrupule tandis qu’il lui faut, au plus vite, démasquer celui dont les agissements monstrueux réveillent la terreur atavique de ces paysans bretons face à l’irrationnel...


Mon avis :

Et voici ma 2ème découverte de cet éditeur que j'ai lu rapidement et ça fait du bien !

Ici, point de thriller trash ou gore. François Lange nous propose un policier historique qui m'a fait me rappeler ces livres que je lisais étant ado : des personnages sympathiques, une enquête simple sur fond d'Histoire locale et de légende.

Le combo fonctionne à la perfection et change des ouvrages plus agressifs que l'on nous propose aujourd'hui.

J'ai fait la connaissance de l'inspecteur François Le Roy aussi obstiné qu'instinctif que j'ai beaucoup apprécié.

Ici, ce ne sera pas l'enquête en elle-même qui m'aura conquise mais plutôt l'ambiance générale et l'histoire locale. J'ai adoré suivre François dans les petites ruelles, et "écouté" certains termes bretons mais également le mythe de cette bête qui tue les jeunes filles.

J'ai été envoyée au XIXème siècle grâce à la magie de l'écriture de l'auteur et cela m'a fait énormément de bien.

Le roman est court; les deux enquêtes sont vite résolues mais peu importe car l'ensemble offre une lecture idéale pour se détendre tout en découvrant une région que je ne connais pas.

A chaque lecture de cet éditeur, je ressors comblée et apaisée d'avoir eu mon comptant. J'ai hâte de poursuivre ma découverte avec les romans qui sont encore dans ma Pile à Lire.

Quant aux lecteurs qui aiment encore aujourd'hui les romans policiers à l'ancienne, ce titre est fait pour vous, sans conteste possible.

vendredi 10 mai 2019

Killer game

Auteure : Stephanie Perkins
Editions : Gallimard Jeunesse (Mars 2019)
Nbre de pages : 400


Présentation de l'éditeur :

Osborne est une petite ville du Nebraska où tout le monde se connaît, pas vraiment le cadre rêvé pour une adolescente ! Mais avec ses amis, Alex la cynique et le très protecteur Darby, Makani s'y plaît. Sans parler d'Ollie, le garçon solitaire dont elle aimerait beaucoup se rapprocher... Tout bascule lorsque les élèves de son lycée se font assassiner les uns après les autres. Pour éviter de devenir une proie, Makani va devoir affronter un terrible secret. Qui a dit qu'il ne se passait jamais rien à Osborne ?

LU EN LC AVEC LAETITIA DE "Sous le feuillage"


Mon avis :

Je lis rarement des romans jeunesse mais ce titre là m'a interpelée par son résumé. Du coup, je me suis laissée tenter et j'avoue que je ne sais toujours pas si je l'ai aimé ou pas alors que cela fait plus de 10 jours que je l'ai terminé.

La 4ème nous laisse présager des assassinats de lycéens à outrance et un terrible secret sur Makani, le personnage principal.

Si effectivement, il y a aura de nombreux meurtres, il faudra attendre (hors le 1er qui a lieu au tout début), une bonne centaine de pages pour que cela se déclenche vraiment.

C'est long. Très long. Et pendant ce temps, j'étais dans un YA classique avec des problèmes d'ados classiques et une romance qui ne m'intéressait absolument pas. Où était le côté policier tant attendu ?

Du coup, il vous faudra être patient pour avoir ce que je voulais : une enquête entraînante, des suspects à foison et des meurtres qui sont horribles et se succèdent.

Mais nous sommes dans du jeunesse et si, le 2ème tiers du livre est entraînant, la fin est expéditive.

On connaît le responsable 100 pages avant la fin et lorsque l'on arrive à le choper, cela se fait en moins de cinq minutes, avant de retomber dans la petite romance.

S'agissant du terrible secret de Makani, je m'attendais à quelque chose de pire que ce qui est annoncé.

Forcément, je suis sortie déçue de l'ensemble mais je ne peux pas dire que je n'ai pas aimé ni d'ailleurs qu'il soit mauvais.

Je n'ai jamais lu cette auteure et je ne pourrai pas faire de comparaisons avec ses autres titres.

Pour celui-là, je dirai qu'il est trop fleur bleue au départ avec une fin trop expéditive.

L'entre-deux est excellent mais cela ne suffit pas pour en faire un titre inoubliable.

mardi 7 mai 2019

Octobre

Auteur : Soren Sveistrup
Editions : Albin Michel (Février 2019)
Nbre de pages : 640 (format papier)


Présentation de l'éditeur :
Début octobre, dans la banlieue de Copenhague, la police découvre le cadavre d'une femme amputée d'une main. À côté du corps, un petit bonhomme fabriqué à partir de marrons et d'allumettes. Chargés de l'enquête, la jeune inspectrice Naia Thulin et l'inspecteur Mark Hess découvrent vite que cette figurine est porteuse de mystérieuses empreintes : celles de la fille de Rosa Hartung, ministre des Affaires Sociales, enlevée un an plus tôt et présumée morte.
Thulin et Hess explorent toutes les pistes qui leur révèleraient un lien entre la disparition de la fille de la ministre et la victime à la main coupée. Lorsqu'une autre femme est tuée, selon le même mode opératoire, ils comprennent que le cauchemar ne fait que commencer...




Mon avis :

Vu les avis unanimes sur ce roman nordique, danois cette fois-ci, j'avais très envie de me faire mon avis dessus. Eh bien je ne suis pas déçue et j'ai déjà hâte de lire le prochain roman de cet auteur.

Nous nous situons du côté de Copenhague et des meurtres plus horribles les uns que les autres vont se succéder. Les victimes sont toutes des femmes, plutôt jeunes. L'auteur de ces actes odieux, monstrueux, laissera aux enquêteurs sa petite signature : un bonhomme fait avec des marrons.
L'enquête sera confiée à Naia Thulin (flic au caractère bien trempé, élevant seule sa fille de 4 ans) et Mark Hess (débarqué d'Europol suite à certaines difficultés) qui auront bien du mal à trouver des liens entre les victimes.

Même si j'ai mis près d'une semaine à lire ce roman, je ne me suis régalée à voir l'auteur jouer avec moi et ses personnages. Tout est magistralement orchestré de manière à ce que l'on ne sache jamais qui est derrière ces meurtres.

J'ai adoré évoluer dans ce contexte stressant, ne sachant pas sur qui je pouvais me fier.

Tout est organisé de façon très méthodique voire même chirurgicale, au point que l'on ne s'attend pas à ses revers de situation.

C'est un roman minutieusement préparé dont je verrai bien une adaptation, même si je me passerai bien de certains détails en image...

Le style est aussi affûté que l'enquête et les personnages ont tous une part d'ombre que j'ai, là encore, adoré découvrir au fur et à mesure qu'ils se dévoilent.

Même si j'ai lu plusieurs romans nordiques qui m'ont plu, je dois avouer que celui-ci est très abouti et il sort vraiment du lot.

Vu la fin, je suis quasi-certaine que l'on retrouvera certains personnages très bientôt, ou en tout cas je l'espère grandement et je croise les doigts, les orteils et je brûle des cierges pour que ce soit le cas.

En bref, Octobre est un roman très complet, prenant et maîtrisé avec finesse et perfection que je vous recommande plus que fortement.