vendredi 6 juillet 2018

Toi plus que tout

Auteur : Mia Sheridan
Editions : Hugo Roman (2018)
Collection : New romance
Nbre de pages : 400


Présentation de l'éditeur :
Crystal a souvent perdu ceux qu'elle aimait et n'a jamais pu compter sur personne. En grandissant, elle s'est forgé une carapace de défiance et elle a appris à ne plus croire en rien. 
Lorsque Gabriel Dalton vient la voir dans le club de strip-tease où elle danse, elle croit qu'il est un homme comme elle en a croisé beaucoup. Il lui fait une proposition déconcertante qu'elle refuse aussitôt ; elle est déterminée à ne plus se laisser abuser par les hommes. 

Gabriel a traversé une épreuve terrible, mais il a appris à se reconstruire morceau par morceau, à goûter tout ce que la vie peut lui offrir, à aimer son existence pourtant si tourmentée. Il a tout de suite remarqué Crystal, sa fragilité et sa méfiance. Lui qui garde de son passé une grande difficulté à vivre avec les autres, pourrait bien se rapprocher de Crystal. Si elle le lui permet et si elle commence à s'aimer elle-même.


Mon avis :

Dernier roman de l'auteure, j'ai passé un très bon moment de lecture avec ces personnages heurtés par la vie.

Cette fois-ci, Mia Sheridan va faire se rencontrer Gabriel qui a vécu un évènement terrible dans sa jeunesse et Ellie, surnommée aussi Crystal dans le club où elle travaille, qui, elle, a été abandonnée par sa mère malade chez un père qui ne l'avais jamais voulue.

On va donc suivre une histoire très touchante entre deux êtres qui ne font confiance à quasi personne et qui ont du mal à avoir des relations normales avec les hommes et les femmes qu'ils rencontrent chacun de leur côté.

Forcément, le début va être compliqué entre ces deux là et j'ai été un peu exaspérée par l'attitude d'Ellie qui ne sait pas vraiment ce qu'elle doit faire avec Gabriel et accepter ou pas la proposition qu'il lui fait.

Son manque de confiance en elle y est pour beaucoup et je la comprenais vu tout ce qu'elle avait pu subir et subissait encore (choses que l'on apprend petit à petit) mais j'avais hâte également que cela s'apaise un peu pour voir cette relation enfin se lancer.

Gabriel est aussi intéressant à découvrir, même si certaines des explications qu'il fournit sur la façon dont il a réussi à remonter la pente de sa mauvaise expérience ne m'ont pas totalement convaincue. Je reste un peu sceptique face à ça parce que, sur plusieurs points, cela semble quand même un peu facile.

Mais malgré quelques petits bémols qui ponctuent la lecture par-ci par-là, j'ai beaucoup aimé suivre l'histoire de ce couple qui a tout à apprendre sur les relations homme/femme.

Même si on sait déjà comment tout cela va finir, ça se lit très bien et c'est toujours agréable de découvrir un roman de cette auteure.

En cette période estivale où l'on a surtout envie de belles histoires qui se lisent facilement et qui font chavirer notre petit coeur, celui là est tout indiqué.

lundi 2 juillet 2018

L'essence des ténèbres

Auteur : Tom Clearlake
Editions : Moonlight (mai 2018)
Nbre de pages : 316


Présentation de l'éditeur :
La petite ville de St. Marys est frappée par des disparitions d'enfants inexpliquées. Cinq au total, en l'espace de quatre mois. Bien qu'aucun indice formel n'ait été relevé par les forces de police, tout porte à croire qu'il s'agit d'enlèvements. Le FBI est chargé du dossier.
L'agent spécial Eliott Cooper est envoyé sur place pour enquêter. 
Peu à peu, il va être confronté à des faits qui ne relèveront plus de ses compétences d'agent, mais de sa capacité à lutter contre un mal obscur qui semble s'être emparé des forêts alentour de la ville... et ça n'est que le début de son enquête.


Mon avis :

Voilà un thriller fantastique auquel je ne m'attendais absolument pas. Quand on me parle de ce genre, je pense aussitôt à Sire Cédric et pour le roman de Thomas Clearlake c'est une très grosse erreur à ne pas faire. Vous ne retrouverez pas ici les mêmes codes que dans les romans de Sire Cédric, même s'il y a une part d'occulte.

En ce qui me concerne, je le classe dans un SF comme j'en lis très peu mais j'ai passé, malgré tout, un bon moment de lecture.

Ici, on va avoir affaire à des disparitions d'enfants, âgés de 3 à 5 ans. C'est le FBI qui s'occupe de l'enquête et plus particulièrement Eliott Cooper. Il est célibataire, la trentaine et efficace dans ses recherches. Mais Eliott va être le témoin d'une scène qui va bousculer ses convictions pragmatiques et changer sa vie en cauchemar.

J'ai plutôt bien accroché à ce titre qui m'a sortie de ma zone de confort et je dois bien dire qu'il s'en est très bien sorti.

Si j'ai eu du mal à adhérer à certaines scènes trop SF pour moi, j'avoue quand même que durant ma semaine passée avec ce roman, je le prenais toujours avec envie pour savoir ce qui allait arriver.

Eliott, dans son malheur, va être épaulé par Lauren, qui est aussi agent au FBI.

Les découvertes qu'ils vont faire sont très intéressantes à suivre et j'ai aussi beaucoup aimé le fait de ne pas stagner sur le sol américain pour l'enquête. On va voyager en France, en Allemagne et même jusqu'en Sibérie.

Les personnages ont beaucoup de choses à régler et cela donne une dynamique très agréable.

L'action ajoutée aux explications sur ce qui se passe rendent la lecture accrocheuse voire même passionnante par moment.

Je me suis doutée de certaines choses sur la fin mais cela ne m'a pas dérangée et j'ai beaucoup aimé découvrir Matthew...

Par contre, la toute fin ne m'a pas apportée ce que j'attendais, même si l'auteur répond à une des questions que va forcément se poser son lectorat. Mais, pour moi, ce n'est qu'une réponse partielle qui ne satisfait pas totalement ma curiosité et je me demande, du coup, si suite il y aura.

Très honnêtement, il n'y en a pas forcément besoin mais l'auteur a mis une fin suffisamment ouverte pour se donner la possibilité d'en faire une.

Côté écriture, c'est simple et agréable à lire tout en étant bien documenté. L'auteur ne perd pas son lecteur avec des explications longues et indigestes et ce n'est pas négligeable.

En bref, j'ai passé un bon moment de lecture aux côtés d'Eliott et Lauren et, d'un certain côté, j'ai été triste de les quitter.

vendredi 29 juin 2018

Hunter

Auteur : Roy Braverman
Editions : Hugo Thriller (Mai 2018)
Nbre de pages : 351


Présentation de l'éditeur :
Plus personne ne s'arrête à Pilgrim's Rest. Une vallée perdue dans les Appalaches. Un patelin isolé depuis des jours par le blizzard. Un motel racheté par le shérif et son frère simplet. Un bowling fermé depuis longtemps. Et l'obsédant souvenir d'une tragédie sans nom : cinq hommes sauvagement exécutés et leurs femmes à jamais disparues. Et voilà que Hunter, le demi-sang indien condamné pour ces crimes, s'évade du couloir de la mort et revient dans la vallée. Pour achever son oeuvre ? 
Après douze ans de haine et de chagrin, un homme se réjouit pourtant de revenir à Pilgrim's Rest. Freeman a compris le petit jeu de Hunter et va lui mettre la main dessus. Et lui faire enfin avouer, par tous les moyens, où il a caché le corps de Louise, sa fille, une des cinq disparues. 
Pilgrim's Rest sera peut-être le terminus de sa vengeance, mais ce que Freeman ignore encore, au volant de sa Camaro rouge qui remonte Murder Drive, c'est qu'il n'est pas le seul à vouloir se venger. Et que la vérité va se révéler plus cruelle et plus perverse encore. Car dans la tempête qui se déchaîne et présage du retour de la terreur, un serial killer peut en cacher un autre. Ou deux.


Mon avis :

J'ai fini ce roman en début de semaine et j'avoue que je pensais accrocher davantage...

Déjà, j'ai trouvé le début un peu brouillon avec des personnages dont on ne connait pas les noms et qui se retrouvent dans une situation délicate.

Je n'ai jamais réussi à savoir ou en tout cas à avoir la certitude de l'identité de cet homme. Je reste encore interrogative alors que j'ai fini ce livre il y a maintenant plusieurs jours.

Vient ensuite le moment où l'on rencontre Freeman, un black de 60 ans, ancien flic à la retraite, qui compte bien traquer celui qui a été jugé et condamné à la peine capitale pour le meurtre de cinq hommes et l'enlèvement de leurs épouses respectives, sans que l'on sache où les corps sont cachés : Hunter.

Car Hunter s'est fait la malle de la prison dans laquelle il était retenu, pendant un transfert...

Ensuite, nous allons bien sûr découvrir ce fameux Hunter mais également les habitants de Pilgrim's Rest où plus personne n'ose s'arrêter depuis les faits survenus quelques années auparavant. C'est un peu une ville fantôme avec des habitants qui suspectent tout et tout le monde.

J'ai eu du mal à m'habituer au style de l'auteur et honnêtement je ne me suis attachée à aucun personnage en particulier.

Seul Freeman, à la rigueur, est intéressant à suivre dans sa quête de vengeance (puisque Hunter a enlevé sa fille à l'époque) et avec Denise (la soeur d'une autre victime), le duo formé n'est pas mal du tout. Ils vont faire des rapprochements, des déductions et la vérité ne fera pas du tout plaisir...

Les flics de cette petite ville et surtout leur chef sont étranges et nous apprenons trop rapidement le coupable des meurtres et des enlèvements.

Cela se déroule à 100 pages du livre et franchement cela m'a déconcertée. Mais l'auteur a de la réserve et nous concocte un retour de situation qui ne m'a malheureusement pas plus accrochée que ça.

L'auteur va mettre en avant un deuxième meurtrier mais cela ne m'a pas suffi à adhérer à l'intrigue globale et encore moins à Hunter ou à ces fameux enlèvements.

C'est plein d'action, de scènes horribles et de quelques rebondissements mais dans la globalité j'ai trouvé l'intrigue assez basique et plutôt prévisible.

Mais ce qui m'a le plus ébranlé est là fin ! Je ne l'ai pas comprise dans le sens où je n'y pas adhéré. L'auteur aurait pu largement partir sur autre chose et là encore j'ai été sidérée.

En bref, j'ai eu une trop grosse attente sur ce roman et je ressors déçue de cette lecture. J'en voulais tellement autre chose que je suis restée toujours dans l'attente de quelque chose qui n'arrivait pas. C'est dommage que l'auteur ne me l'ait pas donné.

mardi 26 juin 2018

Le secret de Lomé (T1)

Auteur : Alexiane de Lys
Editions : Michel Lafon (Mai 2018)
Nbre de pages : 381


Présentation de l'éditeur :
Lomé mène une vie parfaite, jusqu'au jour où, lors d'une excursion, elle tombe au fond d'une grotte et resurgit dans une contrée inhospitalière et terriblement dangereuse : Bâl'Shanta. Dans ce monde peuplé de créatures extraordinaires, la jeune fille, qui a toujours obtenu ce qu'elle voulait, découvre une civilisation organisée en castes et se retrouve assimilée à celle des esclaves. 
Pour survivre et espérer rentrer chez elle, Lomé devra faire preuve d'une grande force de caractère et se battre. Heureusement elle pourra compter sur le soutien d'alliés inattendus...


Mon avis :

Nouvelle série de cette jeune auteure, j'étais curieuse de voir ce que cela allait donner vu que je n'ai pas lu sa précédente trilogie, Les ailes d'émeraude.

Le début m'a fait grincer des dents avec une adolescente de dix-sept ans, Lomé, qui est insupportable à cause de son caractère intenable, son égoïsme, son égocentrisme et j'en passe.

Cela partait très mal et j'ai vraiment espéré que cela allait s'arrangeait sinon je me voyais déjà purement et simplement l'abandonner...

Heureusement, petit à petit Lomé réalise comment elle se comporte mais cela ne se produit pas non plus par un simple coup de baguette magique et j'avoue que je garde quand même des réserves la concernant. Mais arrivée à la moitié du livre (il était temps me direz-vous !), je la suivais dans son aventure sans trop grincer des dents.

Dans cette nouvelle série, après être tombée dans une rivière au fond d'une grotte qu'elle visitait avec sa classe, Lomé va atterrir dans un pays totalement étranger avec des créatures hors normes et des conditions de vie qui vont fortement la changer...

J'ai trouvé que l'arrivée de Lomé dans ce nouvel univers se faisait un peu trop rapidement, tout comme la capacité de cette jeune fille à s'y adapter.

Elle se fait la réflexion que c'est une contrée inhospitalière, qu'il y a des bêbêtes pas sympathiques et tutti quanti et que l'ensemble l'effraie et pourtant on ne ressent aucune difficulté de sa part pour régler les problèmes qui lui tombent dessus. On ne la sent pas non plus si stressée que ça à cause de sa peur...

Cette facilité m'a gâché ma lecture par ce côté trop sûre d'elle et gagnante à tous les coups mais l'univers que propose Alexiane de Lys est intéressant à découvrir, tout comme les habitants et les coutumes qui sont instaurés depuis des siècles.

Les animaux quant à eux sont fortement fantastiques voire même un peu trop par moment. Garder un peu de crédibilité ce ne serait pas mal non plus, surtout pour le lectorat adulte.

Lomé va faire des rencontres, bonnes et mauvaises, ce qui va entraîner beaucoup de changement dans son existence et dans son comportement. Son côté rebelle va lui créer des soucis mais grâce aussi à cela l'action sera toujours présente.

Si j'ai eu du mal avec le personnage de Lomé, je dois bien avouer que l'auteure a su organiser son roman de telle sorte que le lecteur ne s'ennuie pas.

Il y a malgré tout quelques bémols comme un personnage qui aide Lomé au tout début et qui disparait au bout de quelques pages. La réaction de Lomé est certes la cause de ce départ mais pourquoi l'auteure ne le fait pas revenir par la suite ? C'est comme si elle était passée à autre chose... et en quelque sorte c'est ce qui se passe...

Ce roman est clairement destiné à du lectorat jeunesse avec des codes déjà vus et des personnages qui leur plairont par l'attirance qu'ils vont avoir ou le fameux triangle amoureux dont on voit poindre le bout du nez à un moment donné.

Mais, fort heureusement pour moi, l'auteure arrive à sortir une intrigue qui intéresse et qui donne donc envie de continuer malgré une Lomé agaçante sur la première moitié du livre.

La fin, quant à elle, rend le lecteur curieux de la suite car suite il y aura et malheureusement personne n'y a été préparé.

Le secret de Lomé est donc une lecture divertissante avec un personnage principal qu'il faut arriver à appréhender pour ne pas la détester. C'est un premier tome d'une série dont on ne connaît pas le nombre de tomes et c'est bien dommage. Une petite précision indiquant qu'il s'agit d'un tome 1 serait agréable. Quant à savoir si je lirai la suite, je ne dis pas non mais tout dépendra du moment de sa parution et si j'en ai envie. Ce tome 1 m'a plu mais ne m'a pas transcendée non plus. Il faut dire que je ne suis pas le lectorat visé par l'auteure mais je ne regrette pas d'avoir mis les pieds dans le monde d'Alexiane de Lys qui, ma foi, n'a pas été désagréable.

samedi 23 juin 2018

La première fois que j'ai été deux

Auteur : Bertrand Jullien-Nogarède
Editions : Flammarion Jeunesse (juin 2018)
Nbre de pages : 392


Présentation de l'éditeur :

«Le scooter de Tom nous emporta loin du monde. Mes bras entouraient sa taille et je laissai ma tête reposer doucement sur son épaule. Je ne crois pas avoir été plus heureuse qu'à cet instant. Juste une fille comme les autres. Il avait suffi qu'un anglais à cravate surgisse de nulle part pour que mes pieds ne touchent plus le macadam. J'étais vraiment folle amoureuse.»


Mon avis :

Bon, sur ce coup, je n'avais pas prévu de tomber sur cette petite pépite jeunesse et la surprise a été grande.

Karen a 17 ans et vit seule avec sa mère. Elle n'a jamais connu son père. Karen est un accident de parcours. Avec une mère dépressive et un sentiment de ne pas avoir été voulue, ni vraiment aimée, Karen est une gamine très directe dans ses propos. Elle a aussi une vision de l'amour et du couple qui font qu'elle est toujours célibataire. Karen ne fait pas confiance et ne veut pas s'investir dans des relations vouées à l'échec avant même de démarrer. Mais c'était sans compter sur l'arrivée de Tom, un anglais dont la mère vient de s'installer en France après la mort de son mari. Si dans un premier temps Karen reste de marbre face à ce garçon, le rapprochement va se faire petit à petit...

Si je savais que c'était un roman young adult avec deux ados qui allaient vivre leur histoire, je ne pensais pas qu'elle serait aussi belle et touchante.

Karen est une jeune qui se refuse beaucoup de choses et avec Tom, elle va apprendre à s'extérioriser et ne plus juger au premier regard.

Mais elle va surtout apprendre à s'aimer elle-même et voir au-delà de ce que sa mère peut lui dire.

La relation entre Tom et Karen va être bénéfique pour les deux personnages. Ce n'est pas juste une histoire d'ados comme il en existe tant parce que les réflexions de Karen sur ce qu'elle attend de sa vie et le couple en lui-même sont très matures.

Du coup, le côté jeunesse du roman ne se ressent pas du tout et c'est très appréciable.

J'ai adoré cette lecture qui m'a mise dans un état lamentable vers la fin et à ce moment là, j'ai eu envie de dire à l'auteur qu'il ne pouvait pas laisser son lectorat avec une telle fin et qu'il nous devait une suite.

J'ai détesté Bertrand Jullien-Nogarède pour ce qu'il m'infligeait à 22 heures, avant d'aller dormir.

Le coeur gros et les larmes aux yeux, je me suis dit que ce n'était pas possible, qu'il allait y avoir un twist, un évènement qui allait rendre les choses plus légères.

Et là, quelques pages avant la toute fin... bing... deuxième couperet !

J'ai halluciné et j'ai même traité l'auteur de sadique, de méchant et tout ce que vous voulez...

Qui aurait pu penser, au départ, qu'en acceptant de faire cette lecture, je tomberai sur un roman aussi adulte, aussi magnifique et touchant ?

J'ai eu cependant un petit bémol au début de ma lecture avec Karen que je trouvais un brin trop grossière, directe... Ca façon de parler avec sa meilleure amie notamment, qui n'est pas facile elle non plus, me gênait un peu. Mais mais mais... cela s'arrange bien sûr par la suite ou en tout cas je me suis fait à se façon de réagir.

Mais là, maintenant, je suis obligée de sommer l'auteur d'écrire cette suite qu'il nous doit indubitablement vu les propos de Karen. Il ne peut pas nous laisser avec une telle fin et des mots et des passages aussi tristes.

Vous l'aurez compris, ce roman a été une magnifique surprise. Moi qui lis rarement des romans jeunesses, je peux vous assurer qu'il est l'une des pépites de la littérature jeunesse 2018. Alors si j'ai un conseil à vous donner : foncez le découvrir à votre tour !

vendredi 22 juin 2018

Les immortalistes

Auteur : Chloé Benjamin
Editions : Stéphane Marsan (2018)
Nbre de pages : 404


Présentation de l'éditeur :

New York, été 1969.
Pour tromper l'ennui, les enfants Gold ne trouvent rien de mieux à faire que d'aller consulter une voyante capable de prédire avec exactitude la date de leur mort. Si Varya, Daniel, Klara et Simon veulent tous savoir de quoi demain sera fait, ils sont loin de se douter de ce qui les attend. Des années plus tard, hantés par la prophétie, ils vont faire des choix de vie radicalement opposés. Simon, le petit dernier censé reprendre l'entreprise de confection familiale, s'enfuit sur la côte ouest, en quête d'amour à San Francisco. Klara, la rêveuse, devient magicienne à Las Vegas, obsédée par l'idée de brouiller les pistes entre la réalité et l'imagination. Épris de justice, Daniel s'engage comme médecin dans l'armée après les attentats du 11 septembre. Quant à la studieuse Varya, elle se jette dans des travaux de recherche liés à la longévité, tentant désespérément de percer le secret de l'immortalité. Lorsque le premier d'entre eux trouve la mort à la date annoncée par la voyante, les trois autres craignent le pire. Doivent-ils prendre au sérieux cette prémonition ? N'est-ce la puissance de l'autosuggestion qui pousse les Gold à faire des choix qui les conduisent irrémédiablement vers leur mort ? 

Fresque de grande envergure, à l'ambition et à la profondeur remarquables, Les Immortalistes se situe entre le destin et le libre arbitre, le réel et l'illusion, l'ici-bas et l'au-delà. Une ode magnifique à ce qui nous échappe et à la force implacable des liens familiaux.


Mon avis :

Voilà un roman dont le résumé me tentait beaucoup et qui, jusque là, faisait l'unanimité sur les réseaux sociaux. C'était sans compter sur le vilain petit canard que je suis...

J'avoue que les avis très positifs m'ont encore plus motivée pour le découvrir et voir ce qu'il en était et pourquoi on en parlait tant. On disait aussi que la fin était exceptionnelle.

Je crois que j'ai dû passer complètement à côté de ce roman parce que, dans l'ensemble, je n'ai pas du tout accroché à cette histoire qui pourtant partait très bien.

Seule la première partie consacrée au plus jeune de la fratrie, Simon, m'a plu et a été lue dans la journée.

Pour les trois autres parties qui nous font connaître Klara, Daniel puis Varya, je dois dire que j'ai ramé pour avancer un peu chaque jour.

Je n'ai ni accroché au personnage proprement dit, ni à son histoire. Et encore aujourd'hui, alors que j'ai fini ce livre il y a maintenant plusieurs jours, je ne sais toujours pas pourquoi la sauce n'a pas prise avec moi.

Le rythme est assez lent alors que je pensais que ce serait plus dynamique. C'est très certainement une des raisons qui a fait que je n'étais pas plus prise par les histoires de ces frères et soeurs.

J'attendais autre chose après leur rencontre avec cette voyante qui leur annonce à chacun la date exacte de leur mort.

Alors oui, je l'avoue, je n'ai pas abandonné ce livre parce que je ne le pouvais pas. Je suis toujours restée optimiste, me disant que l'histoire suivante me plairait peut-être davantage mais surtout je voulais connaître cette fameuse fin.

Je reconnais aussi que le lecteur va forcément se demander si les choix de vie de ces enfants/adultes n'ont pas été guidés par cette voyante et ses révélations.

Ne chercherions nous pas, nous aussi, à changer la donne si on nous disait à quel moment nous allions mourir ? Mais du fait de changer le futur, n'est-ce pas là l'erreur ?

J'admets également que l'on suit une famille dans laquelle on attend beaucoup des enfants et que, là encore, les choix qu'ils font sont influencés par père et mère. Qu'il est donc difficile de faire sa place et de prendre certaines décisions. Mais cela ne m'a pas suffi à apprécier ce roman à sa juste valeur.

J'ai mis plus d'une semaine pour le finir et j'en aurai mis presque autant pour vous en parler parce que je ne sais pas ce qui a coincé avec cette histoire.

Pour autant, je ne vous le déconseillerai pas puisqu'il mérite sa chance et que mon avis est personnel et ne fait pas l'unanimité.

mardi 19 juin 2018

Quelques minutes après minuit

Auteur : Patrick Ness
Editions : Folio Junior
Nbre de pages : 


Présentation de l'éditeur :
Depuis que sa mère est malade, Conor, treize ans, redoute la nuit et ses cauchemars. Chaque fois, quelques minutes après minuit, un monstre apparaît sous la forme d'un arbre gigantesque qui apporte avec lui l'obscurité, le vent, les cris. Le monstre vient chercher quelque chose de très ancien et de sauvage. Il veut connaître la vérité...


Mon avis :

J'ai mis du temps avant de lire ce roman qui parle de la maladie parce que je savais qu'il ne serait pas facile à lire.

Je m'étais pourtant blindée, m'interdisant de me voir à la place de cette maman malade et à travers les yeux de ce fils de 13 ans qui refuse de voir les choses en face parce que sa mère garde espoir et a toujours les mots réconfortants pour lui.

La situation familiale est d'autant plus touchante car les parents sont divorcés et que le père vit aux Etats-Unis avec sa nouvelle femme et leur bébé. Il est donc peu présent et il se préoccupe peu de son fils, Conor.

Tout est mis en place pour que la lecture soit poignante et au final, cet arbre qui fait peur au début parce qu'on ne connaît pas ses intentions, finira par être une bouée de sauvetage pour Conor.

Quant à Conor, on ressent depuis le début cette rage qu'il porte en lui et qu'il essaie de cacher mais surtout de contenir. C'est un personnage que l'on sent à la limite de l'explosion vu ce qu'il vit : non seulement la maladie de sa mère mais également les moqueries qu'il subit au collège.

Malgré sa situation, il ne veut pas qu'on le protège, qu'on ait pitié de lui.

Conor souhaite vivre une existence normale dans un contexte familial chaotique.

Patrick Ness a écrit un récit magnifique sur la maladie et comment y faire face, comment accepter ce coup du sort.

C'est superbement abordé et bien sûr la fin est douloureuse. Mais en même temps, elle apaise autant Conor que le lecteur.

C'est un genre de roman que j'évite de lire parce qu'il me met dans un état épouvantable mais je voulais, malgré tout, le découvrir et je ne regrette pas de l'avoir enfin fait. C'est court mais intense du début à la fin.