mardi 19 novembre 2019

L'affaire Lord Spenser

Auteure : Flynn Berry
Editions : Presses de la Cité (Octobre 2019)
Nbre de pages : 


Présentation de l'éditeur :
Claire est médecin et mène à Londres une vie apparemment sans histoires. Enfant, elle a pourtant eu à subir un événement traumatisant : tandis qu'elle dormait à l'étage de la propriété familiale, sa nounou a été assassinée et sa mère a échappé de justesse à l'agresseur. Le meurtrier présumé serait le père de Claire, un membre de l'aristocratie britannique, disparu sans laisser de traces. La mère a prétendu avoir reconnu son mari, les riches et puissants amis de celui-ci ont toujours clamé son innocence.
Presque trente ans plus tard, Claire n'a pas surmonté le passé. Apprenant par la police que le fantôme qui la hante est peut-être encore en vie, elle part en quête d'une vérité qui lui est devenue indispensable.

S'inspirant librement d'une célèbre affaire criminelle des années 1970 –; l'affaire Lord Lucan, le premier lord reconnu coupable de meurtre depuis le XVIIIe siècle –;, ce thriller glaçant met en scène une héroïne marquée au fer, déchirée par les liens du sang. Il offre aussi une réflexion très actuelle sur les ravages de la violence au sein du cocon familial, les privilèges de classe
et la loi du silence.


Mon avis :

Ce 2ème roman de Flynn Berry ne m'aura pas emportée, encore une fois. Malgré un résumé tentant et une histoire basée sur des faits réels qui m'intéressaient, j'ai encore fait chou blanc avec cette auteure.

J'ai les mêmes reproches à faire qu'avec son précédent opus, "L'assassin de ma soeur" que j'avais lu l'année dernière : aucun indice temporel pour bien se situer dans l'histoire, des personnages peu attachants, une histoire longue et finalement ennuyeuse avec un final beaucoup trop abrupte.

On nous parle de "ravages de la violence au sein du cocon familial, les privilèges de classe...".

J'attendais tellement plus sur ces thématiques et j'ai eu si peu.

Ces thèmes sont certes abordés mais d'une façon qui m'a paru tellement minime voire approximative que je sors déçue de ma lecture.

J'ai lu ce roman en LC avec @carolivre qui, elle, a beaucoup aimé et notamment les chapitres consacrés à la rencontre des parents.

De mon côté, j'aurais voulu que l'auteure plonge davantage dans la vie de ce couple, décortique ce qui ne convient pas à cet homme, pourquoi son comportement change et entrer vraiment dans ce "privilège des classes" qu'en réalité on survole. J'aurais aimé qu'elle me bouscule avec des scènes difficiles où la violence se déchaîne, éventuellement.

Or, ce n'est absolument pas le cas. C'est trop léger pour moi et la fin est tellement rapide et facile qu'elle m'a exaspérée.

La façon dont l'auteure construit ses romans ne me convient pas du tout. Ce 2ème essai n'a pas réussi et je pense vraiment m'arrêter là avec les livres de Flynn Berry.

jeudi 14 novembre 2019

5150, rue des Ormes

Auteur : Patrick Senécal
Editions : Alire (2001)
Nbre de pages (numérique) : 276


Présentation de l'éditeur :
On trouve dans ce premier roman de Patrick Sénécal, toutes ses obsessions : le côté noir de l'être humain, la violence, la mince frontière entre le bien et le mal, les héros tragiques...

Le thème principal de ce thriller noir est la folie, celle d'une famille entière et celle du personnage principal, Yannick Bérubé, 23 ans, qui après une banale chute à bicyclette est séquestré au 5150, rue des Ormes...
La suite bascule vite dans l'horreur : la famille qui le retient prisonnier est loin d'être normale... Jacques Beaulieu, le père, est un psychopathe qui ne jure que par le jeu d'échecs et qui se prend pour le dernier des Justes; Michelle, l'adolescente, semble encore plus dangereuse que son père; Maude, l'épouse et la mère, est obsédée par le Seigneur et obéit aveuglément à son mari. Quant à la petite Anne, elle est muette et ses grands yeux immobiles ressemblent à des puits de néant... Un huis clos terrifiant où la fatalité, la perte des illusions, mais aussi les imprévisibles retournements du destin poussent ses personnages à des limites extrêmes, jusqu'à les plonger dans les abîmes de l'horreur.



Mon avis :

Après avoir découvert l'auteur avec le fabuleux "Les 7 jours du talion", j'avais envie de me retrouver dans un de ses romans en huis-clos, parfait pour le black november. C'est un titre qui a eu moults retours positifs et qui, malheureusement encore, ne m'a pas convaincue.

Yannick Bérubé est un étudiant qui va être séquestré après qu'une chute de vélo l'ait obligé à entrer dans la demeure de la famille Beaulieu pour passer un coup de téléphone afin que l'on vienne le chercher.

Cette famille Beaulieu est composée de Jacques, le père, grand amateur d'échecs mais surtout gros psychopathe qui fait justice lui-même; Maude, la mère et épouse soumise qui s'en remet à Dieu et dont on lira les pages de son journal intime en alternance avec la narration de Yannick. Viennent ensuite les deux filles : Michelle, ado de 16 ans, aussi tarée que son père voire pire et la petite Anne (il me semble qu'elle a 6 ou 8 ans) aussi muette que non-réactive. Elle est dans sa bulle mais ses regards vous mettent mal à l'aise...

Tout était là pour que ce soit un huis-clos prenant et bien stressant. Et pourtant, je n'ai rien ressenti en angoisse et je l'ai trouvé très lent et très long. J'ai même hésité à l'abandonner alors même que l'on voit bien le personnage de Yannick tomber petit à petit dans la folie vu la famille qui le retient.

J'attendais autre chose de ce roman dont j'avais tellement entendu parler.

Après avoir découvert "Les 7 jours du talion" et "Misery" plus récemment, je pensais que 5150... me comblerait de stress, faisant monter mon adrénaline à son paroxysme mais ce ne fut pas le cas.

Il faut dire aussi que ce roman a été publié en 2001 et qu'il est le tout premier roman écrit par Patricke Senécal. Depuis, d'autres romans de ce genre sont passés par là et le lectorat attend encore plus d'angoisse, de morose voire même de trash que ce que l'auteur propose ici.

Je sors de cette lecture mi-figue mi-raison mais surtout un brin déçue de ne pas avoir eu ce que j'attendais.


Semaine 2 : Lire un thriller qui se passe en huis-clos

mercredi 13 novembre 2019

Un bûcher sous la neige

Auteure : Susan Fletcher
Editions : J'ai Lu (2013)
Nbre de pages : 457


Présentation de l'éditeur :
Au coeur de l'Ecosse du XVe siècle, Corrag, jeune fille accusée de sorcellerie, attend le bûcher. Dans le clair-obscur d'une prison putride, le révérend Charles Leslie, venu d'Irlande, l'interroge sur les massacres dont elle a été témoin. Mais, depuis sa geôle, la voix de Corrag s'élève au-dessus des légendes de sorcières et raconte les Highlands enneigés, les cascades où elle lave sa peau poussiéreuse. Jour après jour, la créature maudite s'efface. Et du coin de sa cellule émane une lumière, une grâce, qui vient semer le trouble dans l'esprit de Charles.


Mon avis :

Ce roman a été un coup de cœur pour une multitude de lecteurs. Ce ne sera pas mon cas, malheureusement, même si je ne lui enlève pas une belle écriture et une histoire intéressante.

Mais alors pourquoi point de coup de coeur ?

Tout simplement parce que si l'histoire de Corrag est plaisante à découvrir et m'a fait parcourir l'Ecosse du 17ème siècle, j'ai trouvé aussi le rythme très lent voire même trop lent, au point que j'avais l'impression de stagner.

Le récit est très particulier et sans dialogue ce qui donne un effet de longueur qui a fini par m'exaspérer. J'avais d'ailleurs un peu de mal à y retourner quand je l'arrêtais. Mais au final, j'ai persévéré et même si la fin m'a surprise et que je ne regrette pas ma découverte, je ne peux pas dire que l'ensemble est si exceptionnel (allez, je vous autorise à me jeter des tomates).

J'ai déjà eu mon lot d'anglaise qui tombe amoureuse d'un highlander et même si leurs échanges sont beaux, je n'ai pas succombé. Tout comme le sujet de la sorcellerie face à ces femmes instruites que l'on refuse d'écouter parce qu'elles savent utiliser les plantes à bon escient.

Je sors un peu déçue de cette lecture parce que, vu l'engouement dessus, je m'attendais à autre chose et notamment plus d'action. Ce qui n'est absolument pas le cas. Le massacre de Glencoe est lui aussi intéressant à découvrir, comme cela fût le cas avec la bataille de Culloden dans Outlander.

J'ai trouvé tellement de similitudes avec la série de Diana Gabaldon que je n'ai pas vraiment réussi à me fixer à ce que je lisais (hormis les narrations sur le paysage écossais qui donnent bien envie d'y partir).

En bref, pas de coup de cœur. Pas de lecture exceptionnelle pour moi, même si je ne regrette pas de l'avoir lu.

mardi 5 novembre 2019

L'abominable

Auteur : Dan Simmons
Editions : Robert Laffont (Octobre 2019)
Nbre de pages : 660


Présentation de l'éditeur :
En 1924, la course pour parvenir au plus haut sommet du monde s'interrompt brutalement suite à la terrible disparition des célèbres alpinistes George Mallory et Sandy Irvine. L'année suivante, trois hommes – un poète britannique vétéran de la Grande Guerre, un guide de montagne français et un jeune idéaliste américain – tentent à leur tour leur chance. Mais quelqu'un, ou quelque chose, les poursuit, et, à 8 500 mètres d'altitude, alors que l'oxygène vient à manquer, l'expédition vire bientôt au cauchemar.
Qui est à leurs trousses ? Et quelle vérité se cache derrière les disparitions de 1924 ? Tandis qu'ils poursuivent leur ascension jusqu'au sommet du monde, les trois aventuriers vont découvrir un secret plus abominable encore que toutes les créatures mythiques jamais imaginées.




Mon avis :

Le dernier roman de Dan Simmons raconte l'ascension de l'Everest par 3 alpinistes, en 1925. L'objectif de cette expédition était de retrouver le corps de Percival Bromley, disparu un an plus tôt sur cette montage vertigineuse. On suivra donc Jean-Claude Clairoux (guide à Chamonix), Richard David Deacon (alias le Diacre - alpiniste anglais) et Jacob William Perry, alpiniste américain que Dan Simmons a rencontré en 1991 et dont le roman est en fait le récit.

C'est donc à travers la narration de Jacob (surnommé Jack) que l'on va suivre la mise en place de cette expédition, avec toutes les difficultés que cela implique. N'oublions pas que nous sommes en 1925 et que les matériaux  n'étaient pas comme ceux d'aujourd'hui. Ni d'ailleurs les techniques d'ascension pour arriver au sommet de cette montagne qui culmine à plus de 8800m.

Lorsque j'ai démarré ce roman, je me suis sentie revenir dans ma lecture de "Premier de cordée" de Frison Roche : l'union entre l'Homme et la montagne si joliment racontée, cette communion même qui donne naissance à une passion dévorante et cette angoisse qui vous prend sur les risques que prennent ces hommes pour vaincre ce monstre de hauteur.

L'expédition pour gravir l'Everest est un peu longue car il faut d'abord découvrir chaque personnage, l'objectif réel de cette expédition qui n'est pas connu de Jack ni de Jean-Claude, de rassembler tout le matériel, de nous expliquer à quoi tout cela va servir...

Si la lecture est plaisante, j'y ai aussi trouvé des passages qui n'étaient pas forcément utiles et qui m'ont un peu lassée.

Par ailleurs, ne venez pas chercher ici le côté fantastique parce que vous serez déçu, comme je l'ai un peu été. Mais cette déception s'efface vite face à cette immensité, ce monstre montagneux qui fascine tant et qui met les alpinistes à rude épreuve.

Il est difficile de quantifier la partie réelle de la fiction, si ce n'est vis-à-vis de certains personnages et de la conclusion sur la fameuse disparition. Mais tout est très bien organisé et offre au lecteur un voyage inoubliable au coeur d'un Everest sauvage et difficile à conquérir, même encore aujourd'hui.

Si vous êtes aventurier ou que vous aimez les récits de ce genre, il n'y a pas de doute que ce livre est fait pour vous. La patience est de rigueur pour apprécier tout ce qui nous est raconté ici mais ce n'est que justice lorsque ces hommes s'offrent le défi d'être les premiers à atteindre le sommet de ce géant montagneux qui reste, encore à ce jour, le plus fascinant car le plus imprenable quelque soit les époques (11 personnes sont mortes en mai 2019 en essayant d'atteindre son sommet. Un record en si peu de temps !).


Merci à NetGalley et aux Editions Robert Laffont pour cette découverte hors norme.



samedi 26 octobre 2019

Laurie

Auteur : Stephen King
Editions : Albin Michel (2019)
Nbre de pages : 40


Présentation de l'éditeur :
Lloyd vient de perdre sa femme. Pour l'aider à surmonter son deuil, sa soeur Beth lui rend visite et lui offre un adorable chiot baptisé Laurie dont il ne veut pas. Mais avec le temps, un lien se crée entre l'homme et l'animal...


Livre numérique gratuit disponible sur le site de l'éditeur ou site marchand


Mon avis :

Cette nouvelle de Stephen King parle de la relation entre un homme et son chien.

Pas d'horreur ni de fantastique ici mais un récit touchant que tous les amoureux de chiens devraient lire.

On voit la relation s'installer petit à petit, tout comme l'attachement de cet homme envers ce toutou qu'il ne voulait pas au départ.

J'avoue que si c'est effectivement beau à lire, le format est trop court pour moi. J'aurais aimé continuer à suivre ces deux là pendant encore plusieurs pages.

Cependant, Stephen King montre avec cette nouvelle qu'il peut écrire autre chose que des romans à sensation qui nous font frissonner d'horreur ou d'angoisse.

Ici, nous sommes pris aux tripes d'une façon très différente que j'ai beaucoup aimé.

Chapeau à lui, encore une fois !

vendredi 25 octobre 2019

Terminus

Auteur : Tom Sweterlitsch
Editions : Albin Michel Imaginaire (2019)
Nbre de pages : 440


Présentation de l'éditeur :
Depuis le début des années 80, un programme ultrasecret de la marine américaine explore de multiples futurs potentiels. Lors de ces explorations, ses agents temporels ont situé le Terminus, la destruction de toute vie sur terre, au XXVIIe siècle.
En 1997, l'agent spécial Shannon Moss du NCIS reçoit au milieu de la nuit un appel du FBI : on la demande sur une scène de crime. Un homme aurait massacré sa famille avant de s'enfuir. Seule la fille aînée, Marian, 17 ans, serait vivante, mais reste portée disparue. Pourquoi contacter Moss ? Parce que le suspect, Patrick Mursult, a comme elle contemplé le Terminus... dont la date s'est brusquement rapprochée de plusieurs siècles.


Mon avis :

La seule chose que je savais avant de lire ce roman, c'était qu'il était question de voyages dans le temps. Ces voyages vont servir à deux choses : comprendre ce qu'est le "terminus" pour le vaincre et résoudre une enquête.

J'ai passé un très bon moment de lecture avec Shannon Moss, agent au NCIS. C'est un personnage que j'ai beaucoup aimé parce qu'elle a une forte personnalité et une forte motivation pour comprendre un quadruple meurtre d'une famille par, apparemment, le père qui était soldat dans la Navy. Shannon est efficace dans son enquête mais elle est surtout très humaine dans ses réactions. Ce n'est jamais surjoué ni dépourvu de réalisme.

Elle apprend, en même temps que nous, en quoi consiste ce terminus, ce que cela entraîne et elle va tout mettre en oeuvre pour résoudre ce problème d'envergure.

Le roman est bien ficelé et l'intrigue est intéressante à suivre. C'est plutôt fluide et facile à lire, même si le côté physique quantique m'a (encore une fois) un peu perdue.

J'ai toujours eu du mal avec ce thème dans les romans et je crois que cela ne changera malheureusement pas.

Pour autant, malgré mes petites difficultés par moment et surtout dans la deuxième moitié du roman lorsque les explications arrivent sur le pourquoi du comment de ce "terminus", j'ai passé un très bon moment aux côtés de Shannon et je ne regrette pas ma découverte.

dimanche 20 octobre 2019

Misery

Auteur : Stephen King
Editions : J'ai Lu (1995)
Nbre de pages : 439


Présentation de l'éditeur :
Misery, c'est le nom de l'héroïne populaire qui a rapporté des millions de dollars au romancier Paul Sheldon. Après quoi il en a eu assez : il a fait mourir Misery pour écrire enfin le " vrai " roman dont il rêvait. Et puis il a suffi de quelques verres de trop et d'une route enneigée, dans un coin perdu... Lorsqu'il reprend conscience, il est allongé sur un lit, les jambes broyées dans l'accident. Sauvé par une femme, Annie. Une admiratrice fervente. Qui ne lui pardonne pas d'avoir tué Misery. Et le supplice va commencer. Sans monstres ni fantômes, un Stephen King au sommet de sa puissance nous enferme ici dans le plus terrifiant huis clos qu'on puisse imaginer.


Mon avis :

Ce titre est l'un des plus plébiscités par les fans de l'auteur. C'est celui qui ne déçoit pas. Celui qui n'a pas de trame fantastique. Celui dans lequel on découvre un personnage terrifiant car complètement barré et pourtant conscient de ce qu'elle fait : Annie Wilkes.

Annie est la fan n° 1 de Paul Sheldon, auteur à succès de la série Misery Chastain. Du coup, lorsqu'elle le secourt d'un accident de voiture dans lequel Paul a les jambes en miette, Annie va le séquestrer pour qu'il ressuscite Misery (l'auteur ayant eu la très mauvaise idée de la faire mourir dans le dernier tome de sa saga). Le calvaire voire l'horreur de Paul a commencé au moment où cette femme l'a secouru...

Dire que je m'attendais à tout ce que contient cet ouvrage en douleur physique et psychologique serait un mensonge.

Quand on commence Misery et que l'on découvre Annie, on se dit qu'elle n'a pas toute sa tête et que le pauvre Paul va passer de sales moments avec elle. Mais on est vraiment très loin du compte.

Cette femme agira, pour peu qu'il la provoque un peu ou qu'il dit un mot de travers mais tout ce qu'elle lui fera subir sera au-delà de ce que j'aurais pu imaginer.

J'ai vraiment halluciné de constater qu'Annie n'avait aucune limite et que la vie de Paul ne tenait qu'à une seule chose : la résurrection de Misery mais pas de n'importe quelle façon non plus. Il faut que l'histoire plaise à Annie, qu'elle ait un sens !

J'ai eu des moments intenses mais j'ai également ressenti quelques longueurs par moment où j'avais du mal à avancer. Je me suis vraiment sentie prise dans l'engrenage passé les 100 premières pages et je me posais tout un tas de questions sur Paul, sa possible évasion (mais comment ???), tenter d'envisager ce qu'il pourrait faire à Annie pour sortir de cette situation...

Je me suis vraiment creusée les méninges tant Paul me faisait pitié parce que, mine de rien, la situation dans laquelle il est, pourrait arriver à tout un chacun. Tomber sur un taré qui vous séquestre, vous fait vivre des moments horribles parce qu'il n'obtient pas ce qu'il veut..., soyons honnête, cela existe.

C'est d'autant plus glaçant à lire parce qu'ici il n'y a aucune part de fantastique. On vit la folie de cette femme et on découvre son passé. Rien n'est plus angoissant que de lire une fiction crédible, réaliste.

Même si j'ai eu des petits passages à vide, attendant le pire et m'y préparant après la fameuse page 295 qui m'a rendue hystérique d'appréhension pour la suite, je dois avouer que ce roman de Stephen King est excellent car il mène son lecteur par le bout du nez et ce jusqu'à la dernière ligne.

Si j'ai un conseil à donner, si vous vous décidez à lire ce roman, faites attention à Annie Wilkes et ne lui tournez surtout pas le dos. Sait-on jamais ce qui pourrait vous arriver !