mardi 31 août 2010

Maudit karma

Auteur : David Safier
Editions : Pocket (2010)
Nbre de pages : 342

Présentation de l'éditeur :
Animatrice de talk-show, Kim Lange est au sommet de sa gloire quand elle est écrasée par une météorite. Dans l'au-delà, elle apprend qu'elle a accumulé beaucoup trop de mauvais karma au cours de son existence. Non seulement elle a négligé sa fille et trompé son mari, mais elle a rendu la vie impossible à son entourage. Pour sa punition, Kim se réincarne en fourmi. Et le pire reste à venir: de ses minuscules yeux d'insecte, elle voit une autre femme la remplacer auprès de sa famille. Elle doit au plus vite remonter l'échelle des réincarnations. Mais, de fourmi à bipède, le chemin est long et les obstacles nombreux...

Mon avis :

Ce livre a été lu dans le cadre de la lecture commune du forum "A travers les mots... une histoire" et même si cet ouvrage se lit vite, je n'ai pas été (encore une fois !) transportée par ce que je lisais.

Je crois qu'en ce moment, je n'ai pas la main chanceuse avec les livres !

Ici, ce qui m'a gênée, c'est le côté "je ne sais pas ce que je veux" de Kim. Bien sûr, tout le monde sait que l'on est rarement satisfait de ce que l'on a et que l'herbe est toujours plus verte ailleurs mais Kim est un personnage peu attachant et déroutant (en tout cas pour moi). Même dans sa mort, ou plutôt dans ses réincarnations, elle trouve le moyen de se pourrir inutilement l'existence.

L'histoire en elle-même est loufoque et certains passages ont néanmoins réussi à me faire sourire mais c'est tout. Je n'ai pas été transportée par l'humour qui se dégageait du livre. Dans la globalité, je l'ai trouvé "ouais, bof !". Ca se laisse lire si vous n'avez rien d'autre sous la main ou si vous avez besoin d'une lecture plus légère entre deux ouvrages plus coriaces.

Je me rends compte au final que j'ai peu de choses à dire dessus. J'ai eu du mal avec la réincarnation et la fin m'a encore plus sidérée. Je dois être trop pragmatique pour ce genre de lecture ou alors je suis vraiment dans une phase où je choisis très mal mes lectures.

Malgré mon avis plutôt négatif, tous les autres membres de notre forum ont adoré, voire ont eu un coup de coeur pour ce livre. Alors ne vous arrêtez pas à mon seul avis et lisez-le malgré tout.

lundi 30 août 2010

Tara Duncan : Les sortceliers (T1)

Auteur : Sophie Audouin-Mamikonian
Editions : Seuil (2003)
Nbre de pages : 471

Présentation de l'éditeur :
Magister, le Maître des Sangraves, a décidé de s'emparer coûte que coûte de Tara'tylanhnem Duncan, dite Tara. Afin d'échapper au maléfique " Homme au Masque ", la jeune fille doit s'enfuir sur AutreMonde en compagnie de Manitou, son arrière-grand-père transformé en labrador par un sort malencontreux. Sous la protection du fantasque Maître Chem, Haut mage du royaume du Lancovit, elle y découvrira les sortceliers, le malicieux Palais Vivant, les Vampyrs, les Chimères, les Harpies et toute une pléiade d'amis parfois... inattendus. Du royaume des Limbes où sévissent les démons au somptueux Palais impérial d'Omois, de la forteresse grise des Sangraves à l'île maudite des Roses Noires, Tara Duncan nous entraîne dans un univers peuplé de créatures fantastiques et baroques, à la découverte de son identité.

Mon avis :

Avant dernier titre de mon challenge Livraddict et c'est une déception !

J'avais entendu de bons échos de la série Tara Duncan, pourtant avec moi la sauce n'a pas prise. Tara Duncan m'a énervée quasiment dès le début et au fur et à mesure que j'avançais dans l'ouvrage j'ai dû me faire violence pour le terminer. Mais que s'est-il donc passé ?

La première chose qui m'a bloquée a été indubitablement la façon de raconter de l'auteur tant dans le style (trop simpliste à mon goût) que par la façon dont elle règle les problèmes qui surviennent au cours de l'histoire. Tout se fait trop rapidement. Un petit souci se pose ? Quelques lignes suffisent à l'auteur pour tout résoudre et on passe à autre chose.

De plus, et je suis navrée de le dire, si pour beaucoup Tara Duncan se rapproche de Harry Potter, il n'en est pas de même pour moi.

Hormis le fait qu'ils ont l'un et l'autre des ressemblances du style : l'âge (11 ans) et qu'ils sont sorciers, c'est tout ce qui les réunit.

On veut nous faire croire au départ que Tara est une orpheline alors qu'il n'en est rien (désolé d'avoir spolié sur ce coup là !). De plus, elle ne part pas du tout dans une école pour apprendre à manier la magie et surtout les deux personnages sont totalement différents par leur caractère.

Autant j'ai adoré Harry, autant Tara m'a gonflée ! C'est surtout son côté hautaine qui m'a exaspérée. J'ai halluciné bon nombre de fois sur sa façon de parler tant à ses amis qu'aux adultes qui l'entourent et à qui elle doit, normalement, le plus grand respect tenant leur âge mais également leurs fonctions. Elle est imbue de sa personne et tout le monde doit faire comme elle l'entend. Elle a toujours raison et sait tout sur tout. Elle est du genre "Mademoiselle réponse à tout".

De plus, autant Harry, Ron et Hermione sont complémentaires dans la série de JK Rowling, autant je n'ai pas ressenti ce besoin de complémentarité chez Tara vis-à-vis de ses amis. Elle est le centre de tout. C'est elle qui gère et qui règle tout.

Non, franchement, je n'ai pas du tout accroché à cette gamine et l'aventure qu'elle vit.

Du coup, je ne pense pas du tout poursuivre avec cette série. Je la trouve beaucoup moins intéressante à lire tant dans l'écriture que dans l'intrigue.

Du coup, je vous dirai seulement : à vous de voir si vous voulez tenter cette lecture !

4/5



jeudi 26 août 2010

Le combat des ombres

Auteur : Andrea H. Japp
Editions : Calmann-Levy (2008)
Nbre de pages : 358

Présentation de l'éditeur :
1306. Agnès de Souarcy a épousé le comte Arthus d'Authon et a donné le jour à un fils. Mais depuis deux ans que la jeune Clémence a disparu, elle ne pense qu'à la retrouver... Et ses tourments ne sont pas achevés. Le camerlingue Honorius Benedetti et Aude de Neyrat poursuivent leur complot pour mettre un terme à la lignée d'Agnès. Et, si elle a pu échapper aux griffes de l'Inquisition, c'est désormais Arthus, son époux, qui tombe entre les mains de ses bourreaux. Les trois volumes de La Dame sans terre ne résolvaient pas toutes les énigmes de cette formidable histoire qui a tant captivé les lecteurs d'Andrea H. Japp. Le Combat des ombres renoue avec tous ses personnages et nous éclaire sur leur destinée.

Mon avis :

Me voilà arrivée au terme de cette série qui, malgré ce que j'aurais pu croire, ne répond pas à toutes mes interrogations.

On retrouve bien sûr tous les protagonistes qui formaient cette histoire depuis le début, Mathilde notamment que je n'avais pas aperçu lors du tome 3, et on finit par savoir comment les uns et les autres terminent à la fin de l'ouvrage.

Malheureusement, certaines questions restent encore en suspens concernant surtout la lignée d'Agnès de Souarcy. Certaines révélations ont été faites dans le tome 3 mais je trouve qu'il manque quelques éclaircissements.

Du coup, je ne suis pas totalement conquise par ce dernier opus qui, de plus, ne laisse pas forcément entrevoir une suite, même si l'auteur se garde une certaine ouverture.

Je me dis que je vais rester définitivement avec mes questions qui ne seront jamais élucidées et ça me chagrine. J'aurais vraiment voulu savoir le fin mot de l'histoire. Que l'auteur soit plus précise, qu'elle aille vraiment au bout de sa réflexion.

Je suis donc déçue par ce côté de l'ouvrage par contre je recommande à tous ceux qui aiment l'Histoire et le Moyen-Age notamment de découvrir cette saga, si ce n'est pas déjà fait. On y passe un très bon moment avec des personnages hauts en couleur. Tout est très bien orchestré même si la fin est un peu bâclée pour certains et si, par moment, ce qui arrive est trop facile.

J'ai découvert Andrea H. Japp grâce à cette série et je poursuivrai mon exploration avec ses autres ouvrages, si tant est que les autres séries aient réellement une fin. Du coup, si vous avez des suggestions de lecture la concernant, je suis preneuse :)

mercredi 25 août 2010

Le 5ème règne

Auteur : Maxime Chattam
Editions : Pocket (2006)
Nbre de pages : 525

Présentation de l'auteur :
Ils auraient dû se méfier. Respecter le couvre-feu instauré depuis le meurtre du jeune Tommy Harper, retrouvé
étranglé près de la voie ferrée. Reposer ce vieux grimoire poussiéreux tant qu'il était encore temps. Et surtout... ne pas en tourner les pages.À présent, Sean le rêveur et sa bande vont devoir affronter le Mal absolu : à Edgecombe,
petite ville tranquille de Nouvelle-Angleterre, les éléments se déchaînent, de nouveaux adolescents disparaissent et de mystérieux hommes au charisme effrayant font leur apparition... Et si ce livre maudit détenait la clé du plus effroyable mystère de l'humanité ?
Cet ouvrage a reçu le prix du roman fantastique du festival de Gérardmer.

Mon avis :

Ce fût une nouvelle découverte parce que c'est le 1er Chattam que je lis. Et ce ne sera pas le dernier. Je me suis régalée !

Nous nous situons à Edgecombe, toute petite ville des Etats-Unis, et l'histoire est celle d'adolescents qui, à la suite d'une découverte, vont vivre de bien difficiles moments.

Et là je vous dis : Allez-y ! Foncez ! Lisez ce livre !

Si j'ai eu un peu de mal au départ (le temps que tout se mette en place), par la suite il m'a été difficile de le lâcher.

Maxime Chattam a une écriture qui donne un élan et un dynamisme à la lecture. Une fois que vous êtes entré dans l'histoire, il est ardu d'en sortir. L'angoisse monte au fur et à mesure que l'on avance.

Ces jeunes entrent là dans le domaine de l'ésotérisme sans le vouloir et malheureusement pour eux des drames vont naître là où ils ne les attendent pas.

L'auteur joue à la perfection avec son lecteur ! Il le mène là où il veut ! Telle est la magie de ce livre.

J'ai été un peu déçue par la fin que j'aurais voulu plus macabre (oui je sais, je dois être folle !) que ce qu'elle n'est. Je l'ai trouvée un cran en-dessous de ce qui avait pu se passer dans la 2ème partie du livre. Elle est trop rapide à mon goût.

Malgré tout, j'ai passé un excellent moment de lecture, de stress, d'interrogations et je ne suis pas prête de l'oublier.

Si vous vous lancez dans cette lecture, je n'ai qu'un conseil à vous donner : qu'il n'y ait personne dans votre entourage au risque que vous sursautiez bon nombre de fois. Il faut être au calme pour s'imprégner totalement de l'ambiance mystique et de tout ce qui en découle.

Une fois le livre lu, vous verrez peut-être d'un oeil différent les séances de spiritisme !

Quant à moi, je vais poursuivre la découverte de l'auteur et je le prends au mot quand à sa promesse faite en 2006, dans la postface de l'ouvrage, de revenir un de ces jours auprès de ses lecteurs avec ces même personnages.

Ce livre a été lu dans le cadre d'une lecture commune palesque du forum "A travers les mots... une histoire" avec Zozinette, Brynette, Myrddin et Ellcrys dont l'ensemble des avis est ICI.

lundi 23 août 2010

Le sang de grâce

Auteur : Andrea H. Japp
Editions : Calmann-Levy (2006)
Nbre de pages : 382

Présentation de l'éditeur :
1304. La France est déchirée par les luttes de pouvoir opposant le roi Philippe le Bel, l'Eglise et le très puissant ordre des Templiers. La belle Agnès de Souarcy, jeune veuve au caractère bien trempé, va voir son destin basculer sans comprendre à quel point il est lié à ceux du royaume et de la chrétienté... Dans ce troisième et dernier volume de La Dame sans terre, Andrea H. Japp nous donne enfin les clés des multiples intrigues nouées dans les deux précédents tomes... Qui est véritablement le jeune Clément ? Qui a commandé les meurtres de l'abbaye de femmes des Clairets ? L'enquête remonte désormais jusqu'à Rome et au proche entourage du souverain pontife empoisonné... Quant à l'histoire d'amour entre Agnès et Artus, comte d'Authon, elle va connaître, elle aussi, une fin inattendue...

Mon avis :

Ce fût un réel plaisir de retrouver Agnès de Souarcy et Clément dans ce tome 3 de la série "La dame sans terre".

J'avais laissé notre héroïne au moment où elle sortait des affres inquisitoriales et il me tardait de savoir la suite pour avoir les réponses aux questions que je me posais.

Pourtant, même si la 4ème de couverture spécifie que "Le sang de grâce" "est le dernier volume [qui] donne enfin les clés des multiples intrigues...", il n'en est rien.

En effet, tout n'est pas résolu même si l'on apprend beaucoup de choses sur l'ensemble des personnages (les bons comme les méchants).

Les complots sont encore au goût du jour; on vit les aventures entre le Manoir de Souarcy et l'abbaye de femmes des Clairets, principalement.

Du coup, on suit l'intrigue sans temps mort et il est difficile d'arrêter sa lecture tant l'auteur, par un style usant de termes moyenâgeux, nous emporte totalement au 14ème siècle.

Malgré tout, même si ce genre d'écriture n'est pas déplaisant, j'étais un peu exaspérée de devoir lire la signification des différents termes à tout bout de champ. Ca coupait mon élan livresque et sur la fin j'ai même arrêté de lire les explications fournies.

Ce petit "hic" ne m'a pas empêchée de me régaler à découvrir une partie des secrets portés tant par Agnès de Souarcy que par le chevalier Francisco de Leone et vu que tout n'est pas dévoilé à la fin de l'ouvrage, je me suis empressée d'ouvrir le dernier tome qui doit, normalement, tout régler : Le combat des ombres.

vendredi 20 août 2010

Porteurs d'âmes

Attention : COUP DE COEUR !

Auteur : Pierre Bordage
Editions : Le livre de poche (2009)
Nbre de pages : 436

Présentation de l'éditeur :
Léonie, achetée au Liberia, alors qu'elle n'était qu'une enfant, séquestrée, prostituée, s'enfuit à vingt ans de son enfer pour se retrouver clandestine et sans papiers dans les rues de Paris. Edmé, un inspecteur de la Crim', déprimé par les violences, la misère et le cynisme qu'il côtoie chaque jour, découvre un étrange charnier dans la Marne. Cyrian, fils de famille en mal de raisons de vivre, se prête à un voyage expérimental d'un genre nouveau, pour trouver le frisson de l'extrême : le transfert de l'âme dans un corps d'emprunt... Leur point commun ? Tous trois sont porteurs d'âmes, comme tous les êtres humains. Mais parfois les âmes ne sont pas où elles devraient être ... Polar, roman d'amour et d'anticipation : Pierre Bordage joue ici de tous les genres avec un art consommé...

Mon avis :

Parfois je me demande pourquoi j'attends aussi longtemps avant d'ouvrir un livre. Porteurs d'âmes m'avait été offert par Le livre de poche pour me remercier de ma participation au Prix des Lecteurs 2009. Ma plus grande honte : ne pas l'avoir lu avant car après y avoir réfléchi et fait mûrir mon avis ces derniers jours, il s'avère que ce titre de Pierre Bordage, auteur que je ne connaissais pas jusque là, est un coup de coeur !

Explications :

Lorsque l'ouvrage commence, l'auteur nous fait découvrir un personnage nouveau et essentiel à l'histoire à chaque chapitre. Il y a :

- Léonie, une jeune femme africaine de 20 ans, qui par la force des choses devient SDF. Elle va tenter de s'en sortir quoi qu'il puisse lui en coûter.
- Cyrian, un jeune homme de 20 ans également, mais qui est enfant de bonne famille. Il a déjà tout et pourtant un mal-être l'entoure. Il va tenter de vivre différemment.
- Edmé, lieutenant de police, 55 ans, proche de la retraite qui n'a plus vraiment de raison de vivre et qui gêne certains de ses supérieurs. Il veut mener sa dernière enquête jusqu'au bout même s'il faut passer outre les ordres qu'on lui donne.

Autant dire que Pierre Bordage prend des personnages très différents les uns des autres et la narration telle qu'elle est faite nous pousse à nous interroger tout le temps.

Lorsque l'on démarre le livre et que chaque chapitre passe d'un personnage à un autre, on se demande quel est le lien entre les trois.

Au fur et à mesure que l'on va avancer, le puzzle va se mettre en place et c'est à vous glacer le sang !

Bien sûr, Porteurs d'âmes est un thriller fantastique mais, au bout du compte, si tout ça arrivait, qu'adviendrait-il de l'Humanité ?

Ce n'est pas juste un roman de fiction.

Pierre Bordage nous brosse le portrait de ce qu'est la vie d'une SDF, en situation irrégulière de surcroît, mais également de l'existence d'un jeune homme qui est prêt à tout pour vivre une expérience ultime.

A travers leurs yeux, on ouvre les nôtres.

Il est totalement impossible de demeurer insensible face à ce qu'a vécu Léonie et il est difficilement acceptable d'agréer aux agissements de Cyrian. Pourtant, l'un comme l'autre finissent par nous devenir chers.

Leur vie nous importe et jusqu'au bout, jusqu'au dernier chapitre, l'auteur ne lâche rien. On se fait une idée de comment tout cela va finir mais il faut aller vraiment jusqu'au terme de l'ouvrage pour en être sûr.

Pierre Bordage nous fait entrer dans son monde machiavélique, terrible par ce qu'il cache et il est difficile d'en sortir.

Nous sommes happés par ces pages qui défilent et qu'il est ardu de lâcher. Des scènes inimaginables et cruelles rendent l'ouvrage encore plus crédible.

De la réalité à la fiction il n'y a qu'un pas et, avec Porteurs d'âmes, Pierre Bordage n'est pas loin de le franchir.

Si vous n'avez pas encore lu ce titre, n'hésitez pas un instant car il est sensationnel (même si je ne fais qu'effleurer ici tout ce que l'ouvrage comporte en thèmes, en réflexions) et je peux le déclarer : c'est un coup de coeur magistral !

lundi 16 août 2010

Cet effrayant besoin de famille

Auteur : Stéphanie Janicot
Editions : Le livre de poche (2007)
Nbre de pages : 183


Présentation de l'éditeur :
Quatre enfants Albaràn, trois mères différentes, trois villes, Paris, Rome, Madrid. Au décès du père, la succession tourne au drame. Dix ans plus tard, la fille cadette, Santa, seule et serveuse de nuit dans un bar des Halles, alors qu'elle rêvait d'une carrière d'actrice et d'une famille nombreuse, tente de lever le voile sur les secrets de sa famille et l'effroyable malentendu qui a gâché sa vie. Pour se perdre ou se trouver enfin. Des Matriochkas à La Constante de Hubble ou Soledad, Stéphanie Janicot explore la galaxie des relations affectives de nos contemporains, le manque et le trop-plein, la difficulté à assumer ses sentiments dans un monde souvent opaque et cruel, parfois absurde et merveilleux.

Mon avis :

Voilà un petit ouvrage lu en à peine une journée mais qui malgré la rapidité de la lecture ne m'a pas plus touchée que ça.

On y rencontre différents personnages, héritiers de Pablo Estebàn, lequel est plutôt du genre "baladeur". Du coup, lorsqu'il décède et que le notaire convoque les enfants, ceux légitimes ne vont pas se gêner à mettre les bâtons dans les roues de Gianluca, l'enfant adultérin.

La narration de Stéphanie Janicot se fait en alternance entre le passé et le présent de Santa, mais aussi celui de son père, puisque c'est elle qui nous raconte les faits.

J'ai été un peu perdue au départ pour situer les uns et les autres mais heureusement l'auteur a intégré en début d'ouvrage le petit arbre généalogique des protagonistes.

Le livre met en exergue les différents comportements que l'on pourrait avoir en fonction de son caractère face au manque d'amour et de liens familiaux. C'est à travers Santa que l'auteur a décidé de se placer mais on se rend compte quand même de la souffrance de tout ces personnages même s'ils réagissent différemment face à cette situation durement gérable voire acceptable.

Cet effrayant besoin de famille traite d'un sujet contemporain à l'heure où les divorcent sont de plus en plus nombreux, où les relations adultérines sont banalisées et où il devient ardu voire même compliqué pour les enfants de se situer dans ces familles constituées.

Santa en souffre et ne sait pas comment se faire accepter par son frère et sa soeur issus du premier mariage de son père. La différence d'âge mise également en avant creuse par ailleurs le fossé entre eux.

C'est donc avec un certain intérêt qu'on ouvre le livre, qu'on le lit, qu'on vit cette partie de vie de Santa mais l'auteur n'a pas réussi à m'attacher à ce personnage (ni à aucun autre d'ailleurs). Je suis restée en retrait même si j'ai bien compris le message qu'elle voulait véhiculer ici.

C'est un livre écrit dans un style simple, fluide où l'on va à l'essentiel. Il n'y a pas de fioriture. Santa raconte sa vie telle qu'elle la perçoit, la ressent et elle narre celle de son père telle qu'elle la connaît.

Les secrets sont dévoilés petit à petit et sont surtout lourds à accepter.

Un livre à lire mais qui ne m'a rien apporté personnellement.

Je remercie Le livre de poche pour cet envoi, l'ouvrage ayant été lu dans le cadre d'un partenariat entre cette maison d'édition et le forum "A travers les mots... une histoire".