jeudi 26 mai 2016

The winter horses

Auteur : Philip Kerr
Editions : Ember
Nbre de pages : 288
Présentation de l'éditeur :
It will soon be another cold winter in the Ukraine.  But it's 1941, and things are different this year.  Max, the devoted caretaker of an animal preserve, must learn to live with the Nazis who have overtaken this precious land. He must also learn to keep secrets—for there is a girl, Kalinka, who is hiding in the park.

Kalinka has lost her home, her family, her belongings—everything but her life.  Still, she has gained one small, precious gift: a relationship with the rare wild and wily Przewalski's horses that wander the preserve. Aside from Max, these endangered animals are her only friends—until a Nazi campaign of extermination nearly wipes them out for good.

Now Kalinka must set out on a treacherous journey across the frozen forest to save the only two surviving horses—and herself.
Mon avis :
J'ai choisi ce titre pour ma VO du mois de mai parce que je connaissais l'auteur, Philip Kerr, pour avoir lu La trilogie bernoise il y a quelques années. C'était une excellente lecture qui m'a fait découvrir un auteur extraordinaire. Quand j'ai découvert ce titre, j'ai été plus que surprise puisqu'il s'agit d'un roman Young adult et je ne me doutais pas que Philip Kerr écrivait aussi pour nos jeunes. Ni une ni deux, je m'y suis jetée dessus, d'autant que le résumé était très alléchant...
Dans ce roman, on se retrouve en 1941 en Ukraine. On débute l'histoire en apprenant que les SS vont bientôt envahir ce pays et afin d'éviter que les nazis prennent possession des différents élevages et notamment ceux de chevaux, le responsable de la réserve d'Askaniya-Nova, Max, reçoit l'ordre d'abattre tous les animaux qui s'y trouvent. Ce dernier n'y arrive pas. Cette réserve a toute une histoire et c'est un lieu qu'il aime plus que sa vie. D'autant qu'un jour, il découvre Kalinka, une jeune fille de 14 ans, accompagnée de deux chevaux qui semblent être les derniers de leur race, des chevaux de Prjevalski, ces fameux chevaux que les hommes préhistoriques peignaient sur les murs de nos grottes françaises. Si l'arrivée des nazis signifie l'extinction de beaucoup de races animales, Max va se faire un devoir de cacher Kalinka, juive de naissance, et les deux chevaux de Prjevalski qui semblent bien être, eux aussi, les derniers...
Alors autant vous dire que tout était réuni pour que je passe un très bon moment de lecture, même si je m'attendais à un récit plutôt difficile vu le cadre historique que pose, encore une fois, Philip Kerr.
J'ai été d'abord surprise de me rendre compte que ma lecture filait à une allure rapide. La compréhension en a été facile et cela m'a encore plus motivée pour le découvrir.
Je me suis assez vite attachée à Max parce que cet homme fait tout pour permettre à Kalinka de s'en sortir. Tout ce qu'il ressent vis-à-vis des soldats allemands mais aussi de la réserve d'Askaniya-Nova est parfaitement retranscrit même si l'écriture reste simple.
Cheval de Prjevalski
Par contre, j'ai eu plus de mal s'agissant de Kalinka et de la relation qui s'établit entre elle et les chevaux de Prjevalski. Le lien qui se crée est indéniable et il est très fort voire même trop fusionnel. Cela m'a donné l'impression d'ailleurs d'être davantage dans un conte que dans un roman. C'est le seul reproche que je ferai à ce bouquin.
Je trouve ça dommage parce que, même si ce lien est réel entre un cheval et son dresseur ou son propriétaire, ici c'était même un peu trop poussé par moment. Kalinka a ces seuls chevaux pour compagnon et de ce fait elle humanise trop leurs agissements envers elle. Cela m'a rendu cette lecture un peu moins crédible que ce qu'elle aurait pu l'être si l'auteur était resté sur un terrain plus pragmatique.
De plus, certains passages m'ont vraiment laissée perplexe quant à la réaction de Kalinka. Avec tout ce qu'elle a vécu, par moment, je pensais qu'elle craquerait. Mais non. Elle reste tellement de marbre qu'elle m'a paru même insensible face à certaines choses qui se produisent.
La fin m'a bien démontré le contraire mais c'était un peu tard pour que je m'attache à cette gamine alors même qu'elle vit une expérience que peu d'adultes auraient supporté.
Du coup, The winter horses est une lecture qui m'a marquée et que je n'oublierai pas, notamment grâce au personnage de Max. Mais il m'a manqué un peu de crédibilité dans la relation de Kalinka avec les chevaux pour que ce roman devienne un vrai coup de cœur. On n'en était pas très loin mais certains détails m'ont gênée et une petite déception a été au rendez-vous.
Quoi qu'il en soit, et si vous voulez le découvrir, je vous le conseille quand même. Il est facile à lire et entraînant. On découvre un Max prêt à tout sauver une jeune fille et ses compagnons des soldats nazis et une relation très privilégiée entre cette gamine et les chevaux de Prjevalski que je n'oublierai pas même si je reste un peu dubitative sur certains passages. Donc, n'hésitez pas à le tenter si vous en avez l'occasion.


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