samedi 14 mai 2011

Bal de givre à New-York

Auteur : Fabrice Colin
Editions : Albin Michel Wiz (2011)
Nbre de pages : 293

Quatrième de couverture :
Depuis l'accident, je ne me souviens plus de rien. Je sais juste que je m'appelle Anna. tout est blanc, beau, léger autour de moi. Pourtant, je sens qu'il y a quelque chose qui ne va pas. Que je suis en danger. Il faut que je me souvienne.

Mon avis :

Entre une superbe couverture et un résumé plein de mystère, je n'ai pas mis longtemps avant de me plonger dans cet ouvrage que Anne-Sophie a gentiment envoyé à ma fille, Clairdelune. Et franchement, je ne regrette pas de l'avoir ouvert parce que j'ai pris une claque magistrale !

A la suite d'un accident, Anna se rend compte qu'elle ne se rappelle que de son nom : Anna Claramont. Et alors que le jeune homme dont elle a percuté la voiture lui propose de la raccompagner, celle-ci refuse, préférant rentrez chez elle par ses propres moyens. Wynter (le jeune homme en question) va tout mettre en oeuvre pour garder un contact avec la jeune fille, au point qu'il l'invitera au bal le plus réputé de New-York : le Bal de Givre. Mais une ombre plane sur New-York puisque des jeunes filles disparaissent mystérieusement et que l'auteur de ces enlèvements, Le Masque, serait lui aussi à la recherche d'Anna.

L'histoire, au départ, même si elle me semblait simple, me donnait l'impression d'un joli conte d'hiver que je n'avais pas envie de lâcher. L'ambiance qui s'en dégage est celle que l'on retrouve dans ces genres d'histoire : le froid, une jeune fille, un jeune homme, une ville grandiose, un bal. Tout est beau. Magique. Un véritable conte de fée pour des petites princesses avec des notes de fantastiques. Je me suis laissée emporter par les pages, les tourments d'Anna, ses interrogations, ses envies.

En même temps, je sentais que quelque chose se cachait à l'intérieur de ce livre. Quelque chose de plus terrible. Les personnages ne sont pas forcément comme on voudrait nous le faire croire et arrivée vers la moitié du livre j'avais compris relativement l'ensemble.

Malgré tout, j'ai poursuivi avec intérêt cette lecture tellement la plume de Fabrice Colin avait réussi à me prendre dans ses filets.

Quant à la fin, même si je me doutais de ce qu'il en était, j'étais malgré tout loin de penser qu'il s'agissait de ça. Et là, je le dis : j'ai reçu une énorme claque !

J'ai refermé le livre et j'ai pris une énorme inspiration pour revenir à la réalité. Mais il m'a été impossible de refaire surface tout de suite. J'étais partie tellement loin que j'ai pris quelques jours avant de faire mon avis dessus, histoire que mes émotions s'apaisent un peu.

A l'heure actuelle, mon coeur bat encore la chamade quand je repense à ce que j'ai lu et vécu avec cet ouvrage. Il est tellement bien façonné que je n'ai rien vu venir dans le sens où l'on se croirait vraiment dans un genre de conte au départ. Je crois que c'est vraiment ce qui m'a le plus bluffée.

L'auteur a eu un coup de génie.

J'avais été déçue par ma lecture précédente, Le maître des dragons, mais j'ai toujours aimé la plume de l'auteur. Je dois dire qu'ici il m'a vraiment subjuguée.

Si vous n'avez pas encore lu ce livre, c'est vraiment le moment de le faire parce qu'il vaut son pesant d'or et je ne remercierai jamais assez Anne-Sophie pour m'avoir permis de lire cet ouvrage. Merci merci merci !

Les avis notamment de Anne-Sophie et Clairdelune.

mardi 10 mai 2011

Le chemin des âmes

Auteur : Joseph Boyden
Editions : Albin Michel (2006)
Nbre de pages : 391

Présentation de l'éditeur :
1919. Nord de l'Ontario. Niska, une vieille Indienne Cree, attend sur un quai de gare le retour d'un soldat qui a survécu à la guerre. Pourtant, l'homme qui descend du train n'est pas Elijah, mais son neveu Xavier qu'elle croyait disparu, ou plutôt son ombre malade et méconnaissable. Trois jours durant, à bord du canoë qui les ramène chez eux, Xavier, entre la vie et la mort, replonge dans les eaux sombres de son passé. En 1914, Xavier et Elijah, son meilleur ami, s'étaient engagés dans l'armée canadienne, certains l'un et l'autre de vivre l'aventure de leur vie. Mais sur les champs de bataille français, l'enfer les attendait... A travers le destin brisé de ces deux personnages, Joseph Boyden évoque, dans ce remarquable premier roman, l'horreur de la guerre avec une force rare.
Déchirant, passionnant, Le chemin des âmes est aussi une réflexion sur notre propre humanité et ce qui la menace.

Mon avis :

J'ai découvert cet ouvrage grâce à la blogosphère et j'ai eu envie de le lire parce qu'il avait été notamment un coup de coeur pour Ellcrys. En règle générale, nous aimons les mêmes livres et je me suis lancée, sans relire la 4ème de couverture, en le proposant en lecture commune à Anne. Et c'est là que j'ai fait une grosse erreur parce que je n'étais pas du tout prête à lire un tel ouvrage en ce moment.

L'histoire qui nous est racontée en alternance par Xavier et Niska, sa tante, aurait dû me toucher. Or, ça n'a pas vraiment été le cas.

Pourtant, je suis loin d'être insensible aux horreurs de la Grande Guerre et des traumatismes y afférents. Malgré tout, ici, je suis restée totalement en dehors de tout ce qui était raconté. Je n'ai quasiment rien ressenti (même si par moment j'ai eu la gorge et le ventre noués).

Je crois que j'ai voulu me protéger de cette lecture. Après avoir lu "Un long silence" de Mikal Gilmore qui m'avait mise KO, je ne voulais pas ressentir les mêmes émotions, être encore mal par un bouquin.

Les personnages sont attachants et touchants, s'agissant de Xavier et Niska. Leurs retrouvailles sont bouleversantes tenant les circonstances mais j'ai trouvé ce livre trop long, un peu brouillon à certains passages tenant des allers-retours narratifs qui m'ont un peu perdue.

Même si je ne suis pas totalement enthousiasmée par cette lecture, je suis néanmoins contente de l'avoir lu jusqu'au bout (au départ, je n'étais même pas sûre d'y arriver).

Je ne dirai pas qu'il n'est pas à lire. Au contraire. Il nous révèle la part importante que les soldats canadiens ont tenue dans cette guerre pour libérer la Belgique et la France du joug allemand.

Un ouvrage intéressant du point de vue historique mais dont je n'ai pas voulu subir toutes les souffrances.

J'ai partagé cette lecture avec Anne et Cynthia.



lundi 9 mai 2011

Gataca

Auteur : Franck Thilliez
Editions : Fleuve Noir (2011)
Nbre de pages : 508

Présentation de l'éditeur :
L Évolution est une exception. La règle, c est l Extinction.

Une jeune scientifique spécialiste de l évolution des espèces, retrouvée morte, attaquée par un primate.
Onze hommes derrière les barreaux. Leurs points communs : tous ont commis des crimes barbares et tous sont... gauchers.
Enfin, la découverte d une famille de Néandertaliens assassinée par un Cro-Magnon.
Quel est le rapport entre ces affaires et des crimes éloignés de 30 000 ans ?
La clé est dans ces quelques lettres : GATACA...

Mon avis :

Franck Thilliez a encore frappé ! Avec ce second volet de son diptyque sur la violence, l'auteur nous en apprend beaucoup. Il nous plonge au coeur de l'ADN, dans le gênes qui construisent notre apparence, notre caractère, notre latéralité.

J'ai été totalement conquise (encore une fois) par cet auteur que je suis maintenant depuis ses débuts. Je trouve que plus il écrit et plus c'est percutant.

Si ces premiers ouvrages étaient des thrillers à faire peur par des détails macabres, avec son diptyque l'horreur prend une tout autre dimension. Et j'adhère à 1000 % !

Je trouve beaucoup plus intéressant car plus inquiétant de mêler la réalité scientifique et la fiction comme il le fait avec "Gataca" mais aussi "Le syndrome [E]".

Ici, il expose comment la violence peut naître et comment elle évolue en même temps que l'humanité.

J'ai toujours été fascinée par la génétique mais aussi la paléontologie. Ici, j'ai découvert la paléogénétique et c'est tout simplement renversant.

Le plus dur à accepter, une fois que l'on a terminé le livre, se trouve dans "le mot de la fin" de l'ouvrage car Thilliez indique ceci notamment : "La plupart des informations scientifiques décrites (...) sont vraies. Aussi incroyable que cela puisse paraître, latéralité et violence sont bien liées." (p. 506)

L'histoire est parfaitement menée du début à la fin et l'auteur n'hésite pas, arrivé au bout, à renverser la donne, à nous montrer que l'on croyait tout savoir alors que ce n'était pas du tout le cas.

Là où je pensais avoir affaire à une enquête pour élucider le mystère de la fin du premier volet de ce diptyque, j'y ai finalement trouvé beaucoup plus.

J'ai été touchée, énervée, stressée, angoissée à chaque moment fort. Franck Thilliez ne nous ménage pas parce qu'au bout du compte on est très près de basculer dans notre propre réalité. C'est flippant !

Du point de vue des personnages, j'ai été bien sûr enchantée de retrouver Lucie et Franck. Ces deux là forment un couple que j'adore. Ils ont chacun leurs peurs, leurs doutes mais ils sont solides. Je n'en dirai pas plus pour ne pas spolier l'opus mais j'ai été très touchée par tout ce qu'ils devaient endurer, tant dans le cadre de l'enquête que dans le domaine personnel.

En bref, c'est un roman exceptionnel à mes yeux que je recommande à tous tant il nous en apprend sur l'Evolution de l'humanité mais pas que !

vendredi 6 mai 2011

La cité bleue d'Icaria

Auteur : Arthur Slade
Editions : MSK (2011)
Nbre de pages : 286

Quatrième de couverture :
Modifier son apparence, voler des documents confidentiels à des espions français : une journée de travail comme les autres pour Modo, agent secret anglais âge de quatorze ans. Pourtant, sa dernière mission - percer le mystère d'un objet sous-marin appelé Ictinéo - semble un peu plus compliquée. On murmure qu'il s'agit d'un monstre marin, d'un poisson plus gros qu'un navire. Les espions français sont sur le coup, et M. Socrate, le maître de Modo, entend bien frapper avant eux.

Mon avis :

La cité bleue d'Icaria est le 2ème volet de la série "Les agents de M. Socrate" et j'avoue avoir passé un bon moment de lecture avec Modo.

Ici, la machine infernale imaginée par l'auteur sera un submersible. J'avoue que lors des descriptions, j'avais l'impression de me retrouver dans le Nautilus du Capitaine Némo dans "20000 lieues sous les mers" de Jules Verne. C'est d'ailleurs un des rares bouquins de cet auteur que j'ai réussi à lire jusqu'au bout. C'est donc avec plaisir que je me suis laissée embarquer à bord de l'Ictinéo.

De part la quatrième de couverture, vous vous doutez bien que l'auteur va nous faire découvrir le monde sous-marin avec tous les trésors et ressources qu'il regorge.

Même si j'ai été enchantée par ce voyage, j'avoue quand même que certaines idées qu'il développe m'ont fait peur. De part sa nature, l'Homme a toujours cherché à s'approprier les choses et je n'ose pas imaginer ce que la Terre deviendrait s'il arrivait à faire ce que Arthur Slade a imaginé dans cet ouvrage. C'est de la fiction bien sûr mais à travers une histoire jeunesse, prenante et facile à comprendre, il montre aussi ce que l'avancée technologique pourrait engendrer. C'est très bien mais c'est aussi à méditer !

Le personnage de Modo, au-delà de sa fonction d'agent secret, est vraiment attachant. Je l'avais déjà beaucoup apprécié dans le précédent tome, La confrérie de l'Horloge, mais je m'y suis encore plus attachée ici. On sent de plus en plus que son physique si particulier lui pèse. Il grandit, il a des envies (de plaire notamment) et se retrouver soumis à des tas de questions. J'ai vraiment été touchée par cet adolescent et sa rencontre avec une jeune personne dans le cadre de cette affaire n'en a été qu'encore plus troublante.

Du coup, alors que je pensais voir la relation entre Modo et Octavia évoluer dans ce tome, il n'en est rien. La jeune femme est finalement peu présente  alors que j'aurais aimé qu'elle y soit. Cela dit, dans un certain sens, les sentiments de l'un et de l'autre seront mis à rude épreuve et je continue à me demander ce que cela va donner par suite.

Concernant le style de l'auteur, il est très abordable pour les jeunes à partir de 11 ans. Il n'y a aucune difficulté majeure. Les termes sont simples mais pas simplistes et le rythme est plutôt soutenu grâce à des chapitres courts qui font avancer l'ouvrage et l'intrigue rapidement.

J'ai eu une belle découverte avec le tome 1 de cette série et cela continue avec cet opus. Je ne peux que vous le conseiller.

jeudi 5 mai 2011

L'aliéniste

Auteur : Caleb Carr
Editions : Presses de la Cité (1995)
Nbre de pages : 496

Présentation de l'éditeur :
New-York, 3 mars 1896, deux heures du matin. John Moore Schuyler, jeune chroniqueur criminel au New-York Times, est appelé d'urgence au bord de l'East River par son vieil ami Laszlo Kreizler. Ce dernier, précurseur brillant de ce qui est aujourd'hui appelé la psychologie - un aliéniste selon le vocabulaire de l'époque -, a découvert le corps horriblement mutilé d'un jeune garçon qui travaillait dans l'un des bordels sordides des quartiers pauvres de New-York. Il n'est pas le premier et ne sera pas le dernier...

Mon avis :

L'aliéniste est un ouvrage qui traînait dans ma LAL depuis plus d'un an et grâce à une lecture commune avec Canel et Ellcrys, j'ai enfin pu le découvrir.

Même si ma lecture a été un peu longue (j'avoue, j'ai pris mon temps), il s'avère que ce livre est parfaitement bien organisé. On entre dans une enquête menée par des genres de "profilers", si je puis me permettre. Il y a bien sûr le "chef", Laszlo Kreizler, et ses acolytes qui seront au nombre de quatre et dont John Moore Schuyler (notre narrateur) fera partie.

L'auteur, en se basant sur des exemples concrets (même si les personnages ici ne sont que pure fiction) pour monter son livre, a créé un personnage effrayant concernant le meurtrier.

L'organisation qui va mener cette enquête et qui a été mise sur pied par Théodore Roosevelt, devra pour le trouver user de méthodes peu connues voire même réfutées à l'époque. Ils devront se baser sur sa façon de tuer et où les corps sont retrouvés pour porter des hypothèses sur cet homme et pourquoi il agit de la sorte.

J'ai beaucoup aimé ce côté "recherches" de l'ouvrage même si par moment certaines réflexions sur le comportement de l'être humain en fonction d'une situation donnée m'a quelque peu perdue. J'ai véritablement eu l'impression en lisant cet ouvrage d'être devant ma télé à regarder une série que j'adore tout particulièrement, "Esprits Criminels", mais dans une ambiance fin 19ème siècle et sans toutes les technologies d'aujourd'hui.

On peut se rendre compte des difficultés qu'ils rencontrent non seulement pour trouver des preuves qui pourraient les aider à faire avancer l'enquête mais qui soient aussi valables devant un tribunal. Et là c'est beaucoup plus difficile car, par exemple, les empreintes digitales n'étaient pas considérées comme une valeur sûre à l'époque. La police d'ailleurs ne relevait jamais ce genre d'indice.

On voit parfaitement bien que l'auteur s'est beaucoup documenté pour mener son livre comme il l'a fait. Tout est mis en oeuvre pour nous mettre dans le bain et nous faire cogiter en même temps que cette bande de "détectives".

Même si j'ai eu du mal sur certaines passages, je me suis délectée sur d'autres.

Les personnages se complètent parfaitement ce qui crée une homogénéité et une osmose sur l'ensemble de l'ouvrage. Et cerise sur le gâteau, il y a même une femme qui sera dans les rangs de cette association peu commune. Et croyez moi, elle en veut !

En bref, ce fût une lecture intéressante et prenante que je conseille fortement à ceux qui ne la connaisse pas encore.

Mais allons voir ce qu'en ont pensées Canel et Ellcrys qui m'accompagnaient dans cette lecture.

mardi 3 mai 2011

Récapitulatif de mes lectures de mars et avril 2011

J'ai complètement oublié, le mois dernier, de faire mon récapitulatif de lectures. Du coup, vous aurez droit ici au mois de mars et au mois d'avril. Vous en avez de la chance !

Récapitulatif du mois de mars 2011 :
- Le maître des dragons de Fabrice Colin
- Marelle d'ombres de Denis Labbé
- Les débris du chaudron de Nathalie Dau
- La porte aux oiseaux Katie Hickman
- La confrérie de l'horloge de Arthur Slade
- Coeur de Jade (T2) de Kristoff Valla
- L'ange écarlate de Natasha Beaulieu
- Trésor de Clive Cussler
- Le violon d'Auschwitz de Maria Angels Anglada
- Rose-Aimée de Béatrice Bottet
- Le portail de la sorcière (T4) de James Clémens

J'ai lu dans le mois 11 livres dont la plupart étaient des partenariats ou des envois en service presse. J'ai découvert notamment une très bonne maison d'édition jeunesse, les éditions Nouvel Angle, que je suis maintenant de très près. Il m'est difficile de faire un choix sur le meilleur ouvrage de ce mois là parce que tous ces livres m'ont apporté quelque chose. James Clémens est une valeur sûre et si vous n'avez toujours pas commencé sa série "Les bannis et les procrits", forcément je ne peux que vous pousser à le faire. Vous ne serez pas déçu ! Mais il y a aussi de bons auteurs à découvrir comme Béatrice Bottet, Kristoff Valla ou Nathalie Dau. Alors n'hésitez pas à les lire !

Le flop du mois va à "L'ange écarlate" de Natasha Beaulieu. Je n'ai pas du tout accroché à l'histoire et j'ai trouvé le style trop vulgaire.

Récapitulatif du mois d'avril 2011 :
- Les aventures fantastiques d'Hercule Barfuss de Carl-Johan Vallgren
- Seul le silence de R.J. Ellory
- Deux cierges pour le diable de Laura Gallego Garcia
- Idhun : la résistance de Laura Gallego Garcia
- Le jeu de l'ombre de Sire Cédric
- Magie d'entreprise (T4) de Kelley Armstrong
- Un long silence de Mikal Gilmore
- Hantise (T5) de Kelley Armstrong
- L'année du rat de Régis Descott

J'ai donc lu en avril 9 livres et j'ai notamment poursuivi la série de Kelley Armstrong "Femmes de l'Autremonde". C'est là aussi une série que je recommande (pourtant je ne suis pas portée bit-lit). J'avoue vraiment accrocher sur cette saga parce que je la trouve différente des autres. Chaque tome nous en apprend un peu plus et même si certains personnages me plaisent plus que d'autres, c'est toujours avec plaisir que je me plonge dans ces ouvrages. Malgré tout, mon "coup de coeur", si je puis dire, va à "Un long silence" de Mikal Gilmore. Il est dans la continuité du fameux ouvrage de Normal Mailer "Le chant du bourreau". Il est à lire uniquement si vous vous en sentez le courage et dans une période où  vous êtes en forme !

Par contre, flop total pour moi avec "L'année du rat" que je ne conseille pas du tout.

lundi 2 mai 2011

Idlewild

Auteur : Nick Sagan
Editions : J'ai Lu (2011)
Nbre de pages : 285

Résumé :
Haloween a 18 ans, un manoir gothique et une foule de pouvoirs à sa disposition. Tout du moins dans la réalité virtuelle au sein de laquelle il passe son adolescence. Car, dans un siècle, l’école n’aura plus grand-chose à voir avec ce que nous en connaissons. Un cours sur la Seconde Guerre mondiale ? Pourquoi ne pas aller assister à l’attaque de Pearl Harbour depuis un porte-avion américain ? Après tout, on ne risque rien… C’est ce que croyait Halloween, jusqu’au jour où un prétendu bug dans la machine manque de le tuer. Qui ? Pourquoi ? Le compte à rebours a déjà commencé…

Mon avis :

Tout d'abord, je tiens à remercier Sandra du forum "Un monde imaginaire" et les Editions J'ai Lu pour cette lecture en partenariat. C'est après avoir lu quelques avis enthousiastes que j'ai eu envie, à mon tour, de le découvrir.

L'histoire est pour le moins complexe. On démarre directement dans l'action , avec un handicap majeur puisque le narrateur, Halloween (surnommé Hal), a perdu la mémoire. Du coup, le lecteur est lui aussi totalement perdu (en tout cas je l'étais) car on se retrouve dans un environnement très particulier, parfois hostile, sans savoir ce qu'il en est et c'est quand même frustrant.

Petit à petit, Hal va comprendre ce qui lui arrive puisque sa mémoire va lui revenir. Le lecteur va alors mieux appréhender le monde virtuel dans lequel il a été plongé dès le départ sans le savoir. Nous sommes mieux éclairés et l'on suit avec plus de facilité l'avancée de l'enquête de Hal.

Malgré tout, certaines questions restent en suspens et les réponses ne sont vraiment données qu'à la fin ce qui fait de cet ouvrage un bon "page-turner".

Du côté des personnages, le plus important est bien entendu Halloween. C'est par lui que l'histoire nous est racontée. Nous ne savons pas grand'chose de lui et c'est assez long avant que le lecteur puisse se faire une idée précise de ce garçon. Physiquement, je n'ai jamais vraiment réussi à me l'imaginer. Il y a très peu de descriptions qui le dépeignent.

Malgré les difficultés rencontrées pour comprendre tout ce qui lui arrive, il est volontaire, n'hésite pas à contrer ceux qui se mettront en travers de sa route. Il est intelligent, réfléchi et possède des capacités indéniables en informatique.

Mais il est aussi d'un cynisme terrible. C'est vraiment ce qui m'a d'ailleurs le plus plu chez ce personnage. Il sait ce qu'il veut, il sait où il faut chercher et n'hésite pas à mettre les adultes en fâcheuse position.

Quant au style de l'auteur, même si je n'ai pas eu de difficulté particulière,  j'ai trouvé un peu lourds certains passages qui touchaient à l'informatique. Pour le reste, ça passe facilement.

Globalement, c'est donc un ouvrage intéressant, qui se lit vite mais pour lequel il faut bien tout suivre pour ne pas se perdre. J'ai aimé le découvrir et je le conseille même si la fin m'a laissée quelque peu dubitative. Je me demande s'il ne va pas y avoir une suite...