mardi 11 juin 2013

La Bienfaitrice

Auteur : Elizabeth Von Arnim
Editions : Archipoche (2013)
Nbre de pages : 360

Présentation de l'éditeur :
Anna Estcourt, vingt-cinq ans, emménage dans une petite propriété du Nord de l'Allemagne dont elle hérite à la mort de son oncle. Jolie, intelligente mais sans fortune, elle a grandi jusque-là avec son frère, sous la coupe de la femme de celui-ci, Susie.
Désormais en possession d'un revenu confortable, elle contrevient aux convenances de l'époque en ne se mariant pas, afin de conserver son indépendance. Mieux, elle propose généreusement un toit aux dames en détresse de sa nouvelle contrée, afin que celles-ci puissent faire de même - altruisme dont elle ne tardera pas à peser les inconvénients...
D'autant qu'Axel Lohm, un gentleman de la région que son oncle espérait lui voir épouser, est tombé amoureux d'elle. Il va tenter de la faire changer d'avis...


Mon avis :

A la lecture du résumé, ce livre m'a d'emblée intéressée et j'avais hâte de le découvrir, tout comme la plume de l'auteur que je ne connaissais absolument pas et pour cause.

La préface explique que La Bienfaitrice est un titre peu connu en France et qui n'a jamais été réédité depuis 1932. C'est une énorme erreur parce que j'ai passé un très très bon moment de lecture avec ce classique qui montre une jeune femme de 25 ans en proie à ses envies et aux difficultés de sa condition féminine de l'époque.

Si le premier chapitre n'a pas été facile à lire notamment à cause du style auquel il m'a fallu m'habituer, le reste a véritablement coulé de source.

Au fur et à mesure que j'apprenais à connaître Susie (la belle-soeur de Anna), Anna elle-même, Letty (sa nièce) et Axel von Lohm (son voisin en Poméranie), je me suis sentie envahie par cette envie de voir cette femme obtenir ce qu'elle cherchait enfin : le bonheur.

Anna est une jeune orpheline que son frère a pris sous son aile lorsqu'il s'est marié. Sa jeune épouse, Susie, fera bien comprendre à Anna qu'à 25 ans, et après l'avoir élevée et payé tout ce dont elle avait besoin pendant 10 ans, elle devait lui rendre la monnaie de la pièce en épousant un homme fortuné.

Mais Anna n'est pas ce genre de femme. Elle ne souhaite absolument pas se marier. Le mariage est pour elle un esclavage pur et simple. Après avoir obéi à sa belle-soeur, pourquoi devoir le faire avec un homme qui lui enlèverait tout ce à quoi elle aspire : être libre et vivre heureuse à faire des choses simples mais vraies et justes.

Le personnage d'Anna, tout au long du livre, est bouleversant tant il est criant de vérité et de majestuosité dans son âme. Elle est magnifique par ce besoin qu'elle a de rendre son prochain heureux et plein de vie. Elle ne supporte pas que les gens souffrent et elle fera tout pour enlever le plus de malheur autour d'elle.

L'héritage du domaine en Poméranie sera le début d'une consécration dans sa nouvelle vie de femme libre mais elle se rendra compte aussi que ceux qui l'entourent ne lui veulent pas toujours du bien.

Elle est tellement naïve et pleine de bonne volonté qu'il lui est impossible de voir le mal autour d'elle.

Axel von Lohm, son voisin, se rendra parfaitement compte de la situation et il sera celui sur lequel elle s'appuiera pour mener à bien l'entreprise qui lui tient à coeur.

La Bienfaitrice est un ouvrage magnifique et plein de bons sentiments alors même que ceux qui entourent Anna sont seulement égoïtes et profiteurs.

Le lecteur lit avec intérêt et avidité cette narration parce qu'il souhaite, notamment, savoir comment toute cette histoire va se terminer.

En bref, c'est un classique qui se lit vite, qui est plaisant et intéressant à découvrir surtout qu'il est totalement inédit en France et que les éditions Archipoche le publient pour la première fois depuis une ancienne édition datant de 1932 !

Il ne vous reste aujourd'hui qu'à le découvrir à votre tour, en espérant que je vous aurais donné l'envie de le lire un de ces jours prochains.


Un grand merci à


lundi 10 juin 2013

C'est lundi... que lisez-vous ? (32)


Ce rendez-vous hebdomadaire a été créé par Mallou et repris par Galleane.
Le principe est simple, répondre à trois questions : Qu'ai-je lu la semaine précédente ? Que suis-je en train de lire ? Que vais-je lire ensuite ?


Ce que j'ai lu la semaine dernière ?






Je viens de passer une excellente semaine de lecture non seulement dans le rythme que j'ai réussi à tenir mais aussi et surtout dans la qualité des livres que j'ai découverts. Que ce soit dans le classique avec La Bienfaitrice, ou le YA avec les trois autres titres, je me suis régalée (même si j'avoue que Les cendres de l'oubli m'a un peu fait tiquer).

Mes avis sur :
- Katana de Jean-Luc Bizien
- Une guitare pour deux de Mary Amato
sont d'ores et déjà en ligne. N'hésitez pas à aller voir ce que j'en ai pensé.

Mes avis à venir cette semaine :
- La Bienfaitrice de Elizabeth von Arnim (qui sera publié dès demain)
- Les cendres de l'oubli de Carina Rozenfeld (qu'il faut que je travaille encore)


Ce que je suis en train de lire


En Angleterre, de nos jours. Poppy Wyatt est au bord de la crise de nerfs : elle vient de perdre sa bague de fiançailles, celle qui est dans la famille de son fiancé Magnus depuis plusieurs générations. Et pour couronner le tout, on vient de lui dérober son portable. Juste au moment où elle envisage la fuite à l’étranger, elle découvre dans une poubelle un téléphone. Miracle ! Enfin pas si sûr… Car ce portable appartient à l’assistante d’un dénommé Sam qui n’a pas l’air de saisir l’urgence de la situation. A force de supplications, Poppy réussit à le persuader de lui laisser ledit téléphone. C’est juré, c’est l’affaire de quelques heures, et elle lui transmettra tous ses messages d’ici là. Sauf que bien entendu, toute cette affaire va rapidement tourner au vinaigre : impossible de retrouver cette foutue bague, la soirée avec les beaux-parents vire au désastre, Magnus n’est pas d’un très grand soutien et Lucinda, la très irritable wedding planner, est aux abonnés absents. Et puis, il y a ces messages étranges reçus sur le portable de Sam, qui laisseraient entendre qu’un complot se prépare contre lui dans sa propre entreprise. Poppy parviendra-t-elle à redresser la situation ?




Ce que je lirai ensuite
  
Voilà ce qui me fait envie en ce moment :


Et vous que lisez-vous et que lirez-vous ?
Bonne semaine à tous et bonnes lectures.

vendredi 7 juin 2013

Une guitare pour deux

Auteur : Mary Amato
Editions : Nathan (2013)
Nbre de pages : 252

Présentation de l'éditeur :
La mère de Tripp lui a confisqué sa guitare tant qu'il ne sera pas plus sociable et meilleur élève. Lyla, quant à elle excellente élève et musicienne hors pair, a besoin de s'entraîner pour ses concerts de violoncelle. Les deux adolescents entament alors le partage de la salle de répétition du lycée et une correspondance, d'abord acide puis plus complice. Bientôt le guitariste rebelle et la violoncelliste sage que tout oppose se retrouvent autour de leur passion commune : la musique…


Mon avis :

C'est encore la tête dans le livre que je vous fais mon avis dessus avant que je ne passe à autre chose, que j'oublie ce qui m'a fait monter les larmes aux yeux sur les dernières pages.

Une guitare pour deux, c'est l'histoire de deux adolescents qui souffrent chacun de leur côté et qui vont finir par se trouver et vivre une très belle histoire d'amitié.

Alors que Lyla a tout pour elle, qu'elle est parfaite aux yeux de tout le monde, Tripp, lui, est tout son contraire. Il se fond dans la masse, ne veut parler à personne depuis que son meilleur ami est parti il y a un peu plus d'un an.

Le début est un peu long à se mettre en place et les écrits que se font Lyla et Tripp ne sont pas vraiment intéressants. Je te cherche et je te trouve. Je vais te répondre comme il se doit parce que je le vaux bien. Mais passez environ 80 pages, la relation prend une tournure bien différente et là on commence à saisir qui sont ces deux jeunes personnes.

Ce n'est pas tant les chansons qu'ils composent qui m'ont plu mais bien le rapprochement qui s'opère entre ces deux adolescents totalement démunis face à une vie qu'ils ne veulent pas.

Chacun d'entre eux a de quoi être révolté parce que personne ne les écoute, notamment. Ils se renferment tout d'abord pour mieux s'épanouir ensuite. Ensemble.

C'est beau. C'est magique. Cela m'a mis les larmes aux yeux quand une situation à laquelle je ne m'attendais pas du tout survient.

La fin a fait fondre mon petit coeur alors que je ne suis pas du tout du genre à me laisser aller aussi vite. Peut-être est-ce dû au fait que j'ai lu ce livre d'une traite parce que le style est accrocheur et fluide. L'organisation des chapitres est très bien faite puisque l'on suit les personnages chaque jour de leur semaine de lycée. C'est au jour le jour qu'on les voit évoluer et non de non ce que c'est touchant, émouvant, prenant.

Deux êtres qui souffrent se trouvent un point commun qui les emporte dans un monde idéal, dans des moments qui leur sont précieux et intimes. Que pourrait-on leur souhaiter d'autre alors qu'ils sont tellement beaux à imaginer ?

En bref, j'ai beaucoup aimé et je frôle le coup de coeur mais cela n'en est pas un à cause du début et des chansons auxquelles je n'ai pas réellement accroché si ce n'est "Merci à la vie" ("Lucky me" en VO que vous pouvez écouter ici => J'adooooore !!! et ça me rappelle tellement les émotions que j'ai ressenties en lisant ce livre...).

Un grand merci à mon partenaire, les Editions Nathan pour cette merveilleuse lecture que je ne pensais pas du tout faire avec ce titre.

jeudi 6 juin 2013

Katana : Vent rouge (T1)

Auteur : Jean-Luc Bizien
Editions : Le Pré aux Clercs (2013)
Collection : Pandore
Nbre de pages : 331

Présentation de l'éditeur :
Le roi-dragon exerce sa tyrannie sur le Japon. Un jour, Ichirô, apprend que le souverain a tué ses parents. Assoiffé de vengeance, le jeune samouraï errant va alors vouloir réaliser l'impossible, défier le shogun sorcier. Hatanaka, son père adoptif et samouraï d'élite va tenter de l'en dissuader. Mais devant sa détermination, il va le préparer à l'impossible. Ichirô part pour une longue quête, au cours de laquelle il retrouvera ses quatre frères et sœurs. Il devra les accepter dans leurs différences, réunir leurs forces et leurs caractères... et se découvrir à son tour.


Mon avis :

Aujourd'hui, c'est une certitude : j'adore les livres parlant de ninjas et de samouraïs. Chaque nouvelle découverte est un pur bonheur pour moi et Katana ne fait pas exception.

Je suis entrée très rapidement dans cet ouvrage avec un prologue à scier les bras. Dès le début, l'auteur m'a embarquée dans son univers japonais avec une facilité déconcertante. J'ai été bluffée dès la fin de cette partie là et je me suis dit que si le reste était dans la même veine, j'allais jubiler de plaisir.

Même si Katana n'est pas un coup de coeur, il n'en reste pas moins un excellent ouvrage qui m'a présenté des personnages intéressants à suivre dans leur combat, leur volonté de vengeance mais aussi de garder cette dignité des grands personnages.

J'ai rencontré un maître samouraï que j'ai hâte de retrouver, Hatanaka. J'ai fait la connaissance d'un jeune homme fougueux lorsqu'il connaît enfin son passé et qu'il décide de faire tout ce qui est en son pouvoir pour rétablir ce qui lui est dû, Ichirô.

J'ai aussi fait la connaissance de Buta, leur "mulet" comme ils l'appellent l'un et l'autre mais pour lequel ils ressentent de l'estime vu comment il les mène à travers les chemins tortueux des montagnes sans se faire repérer.

On rencontrera aussi  Onô, Aiko et Jotarô, qui apporteront tous un petit quelque chose à Ichirô tout au long de son parcours pour retrouver celui qui a tué ses parents.

On découvre à travers Katana un univers qui fait rêver mais qui angoisse également. J'ai d'ailleurs mieux saisi la différence entre les samouraïs et les ninjas. Pour moi, c'était un peu la même chose avant ma lecture.

L'auteur a brillamment dressé son intrigue pour que le lecteur tourne les pages rapidement et ne puisse plus lâcher cette affaire avant la fin qui, je dois bien avouer, m'a laissée perplexe. Du coup, je veux avoir absolument la suite. Je veux savoir, je veux savoir, je veux savoir...

Je ne connaissais pas du tout Jean-Luc Bizien qui écrit également des romans policiers mais dans Katana sa plume est tellement fluide, facile, accrocheuse et très visuelle qu'il est difficile de ne pas s'imaginer toutes les actions qui s'y passent.

On ressent aussi parfaitement les interrogations de chaque personnage parce qu'ils sont tous mis à contribution et Hatanaka n'hésite pas à les pousser dans leurs retranchements. Ils ont tous, sans exception, un choix à faire et cela au péril de leur vie.

En bref, Katana est un livre excellent dans un univers de ninjas et de samouraïs qui me fascine et que j'adore. Je suis prête à avoir la suite que je suis très curieuse de connaître. J'espère juste que le tome 2 ne tardera pas trop à sortir.

Un grand merci aux Editions Pré aux Clercs pour la découverte qu'ils m'ont permis de faire encore une fois dans une collection qui regorge de merveilles.


mercredi 5 juin 2013

Petite fille perdue

Auteur : Drusilla Campbell
Editions : Belfond (2013)
Nbre de pages : 318

Présentation de l'éditeur :
Depuis la disparition brutale de son père dans le désert d'Arizona, la vie de Madora Welles a pris une étrange tournure. Elle, la petite fille perdue, trouve refuge dans des paradis artificiels.
Sa rencontre avec Willis va tout changer. Cet homme qui se rêve médecin la prend sous son aile et lui offre un foyer dans une maison isolée en pleine forêt.
Par amour, Madora accepte tout. Et lorsque Willis rentre avec une jeune SDF enceinte jusqu'aux yeux, Madora ne pose pas de questions.
Mais bientôt des doutes l'assaillent : Pourquoi Willis maintient-il cette fille enfermée ? Que cache-t-il ? Et s'il n'était pas ce prince charmant dont elle rêve ?

Lentement, la personnalité sombre de Willis se dévoile. Mais quand on est accro à l'amour, comment briser ses chaînes ?


Mon avis :

J'ai lu l'année dernière du même auteur, Le mal d'aimer, que j'avais bien aimé et j'avais découvert une plume fluide et légère alors que le thème était loin d'être marrant.

Je me suis mise dans la lecture de Petite fille perdue avec le sentiment que Drusilla Campbell allait, encore une fois, me faire vivre un bon moment de lecture avec une histoire qui serait, là encore, loin d'être évidente.

On entre dans le récit alors que Madora n'a que 17 ans. Elle a perdu son père qui s'est tiré une balle dans la tête en plein désert; elle est révoltée contre sa mère. Bref, une vie d'adolescente pas si facile. C'est auprès de son amie Kay-Kay qu'elle cherche à s'échapper d'un quotidien en buvant et fumant. Alors qu'elle prend une première bouffée de drogue, elle fait une terrible réaction et son amie la tire dehors pour qu'elle recouvre ses esprits. Alors qu'elle essaie de reprendre pied, elle va rencontrer celui qui, pour elle, est son ange gardien : Willis.

Autant dire qu'avec le début, nous ne sommes pas dans une histoire de petite fille bien tranquille. La narration est certes fluide et simple, tout comme dans son précédent roman, mais il n'en demeure pas moins que l'histoire de Petite fille perdue est beaucoup plus noire.

Tout au long de l'ouvrage, nous allons apprendre à découvrir le passé de chaque personnage que sont Madora et Willis et pourquoi ils réagissent comme ils le font : lui, à prendre sous son aile de jeunes filles perdues allant jusqu'à les enlever pour prendre leur enfant à naître et le vendre, et elle de ne pas pouvoir faire un juste jugement sur la personne qu'elle croit être la meilleure sur Terre.

Même si j'ai lu le livre assez vite, un peu moins de deux jours, il n'en demeure pas moins que j'ai été moins prise par l'histoire que son précédent roman. Je n'ai pas trouvé Madora exceptionnelle. Certes, elle est perdue et elle croit dur comme fer tout ce que peut lui raconter Willis mais j'ai trouvé qu'elle mettait trop de temps à réagir. C'est d'ailleurs uniquement parce qu'elle va un peu parler avec Linda, la jeune fille qu'ils séquestrent, qu'elle va commencer à ouvrir les yeux.

Sa rencontre avec un jeune garçon de 12 ans, ayant perdu ses parents dans un accident de voiture, Django, va aussi beaucoup l'aider à penser par elle-même.

Certes, le personnage va beaucoup évoluer durant ces 320 pages mais j'avoue quand même que je ne me suis pas attachée à cette jeune fille/femme. J'ai ressenti beaucoup plus d'empathie pour Linda et Django qui ont des vies très différentes (à vous de lire le livre pour savoir pourquoi) mais qui se battent pour rester maître de leur propre destin malgré ce qui leur arrive.

Willis, quant à lui, malgré ses agissements, est vraiment un mec paumé. Difficile de ressentir quoi que ce soit pour ce genre de personnage et même s'il fait certaines choses, ses explications sont crédibles même si elles ne sont pas pour autant acceptables. Il n'a pas vraiment un fond mauvais et il croit dur comme fer faire la part des choses pour sauver ces pauvres êtres d'une vie misérable. Il ne se rend pas compte (ou ne le veut pas) de ce que cela implique.

Petite fille perdue est donc un ouvrage qui se laisse découvrir et que l'on apprécie ou pas en fonction de ce que l'on va découvrir dedans. Ce n'est pas évident d'accepter ce qui se passe, de pardonner ou de trouver des excuses pour ces personnages totalement paumés - car c'est bien ce qu'ils sont - qui ne cherchent pas à faire du mal mais n'agissent pas non plus comme il le faudrait socialement parlant.


mardi 4 juin 2013

Le monde d'Allia : la prophétie de Faô (T2)

Auteur : Sylvie Kaufhold
Editions : Oslo Fantasy (2013)
Nbre de pages : 248

Présentation de l'éditeur :
Alors que les tribus des Montagnes délaissent les ruines de la cité de Gâa et que les hommes de la reine se hâtent de rejoindre Burda, où la menace des Plaines se précise, Meltem et Hégoa décident de partir à la recherche d Allia, soutenus par leur seule volonté et la magie de la harpe. La faible lueur du cristal de vie leur donne l'espoir de retrouver la jeune fille, emportée par le grand fleuve vers les mystérieux territoires fenjs...


Mon avis :

Rappelez-vous, c'était au mois d'avril dernier et j'avais été littéralement conquise par le premier tome de cette saga avec La cité de Gaâ. J'étais alors très curieuse de connaître la suite de cette histoire pour savoir notamment ce qui allait arriver à Allia. Maintenant que j'ai lu ce second tome, je peux vous assurer que je suis plus que convaincue par cette série jeunesse et que je la conseille fortement à tout le monde.

Ici, nous allons suivre parallèlement Allia, emportée par le fleuve, et ses cousins, Meltem et Hégoa, qui vont tenter de la retrouver par n'importe quel moyen.

L'écriture de Sylvie Kaufhold est toujours autant magique. Je n'ai pas vu les pages filer, le temps et l'histoire m'emporter loin de notre quotidien.

J'étais plongée dans la narration fluide et si parfaite de l'auteur que j'étais aux côtés d'Allia découvrant un nouveau monde, celui des Fenjs, peuple pacifique et vivant dans une Cité invisible.

A côté de l'évolution qui va arriver à Allia, j'ai suivi avec intérêt les problèmes majeurs qui se propagent dans l'Alliance et les difficultés auxquelles la reine Gehinée doit faire face.

Je me suis encore une fois posée tout un tas de questions, espérant que tout allait bien se passer pour Allia et que du côté de l'Alliance la guerre n'allait pas commencer.

J'ai été envoûtée par cette magie qui transparaît dans chaque page mais aussi par les manigances politiques qui se concrétisent.

Le peuple Fenj m'a beaucoup plu et cela m'a fait du bien d'entrer dans ce genre d'univers. C'est calme et tellement apaisant. Mais ce ne sera pas si facile que cela pour Allia qui ne fait pas partie de ce peuple.

Je ne dévoilerai rien de plus car l'ouvrage est assez court (surtout quand on apprécie sa lecture qui file trop vite) et si je devais entrer dans les détails qui m'ont plu, je vous spolierai méchamment. Et ça, c'est hors de question. Il vous faut découvrir cette petite pépite et la faire découvrir à vos jeunes, par la même occasion.

La série est juste excellente pour s'envoler dans d'autres contrées et je n'aspire qu'une chose : avoir la suite pour retrouver des personnages auxquels je me suis beaucoup attachés : Allia, bien sûr, mais aussi Meltem, Hégoa (les cousins), Gehinée (la reine de l'Alliance), Ioum (un fenj tombé sous le charme d'Allia). Bref, tout un panel d'êtres authentiques et magnifiques par leur volonté de combattre pour garder un monde de paix.

Je remercie les Editions Oskar pour m'avoir permis de continuer cette merveilleuse serie. Je suis vraiment comblée.




lundi 3 juin 2013

C'est lundi... que lisez-vous ? (31)


Ce rendez-vous hebdomadaire a été créé par Mallou et repris par Galleane.
Le principe est simple, répondre à trois questions : Qu'ai-je lu la semaine précédente ? Que suis-je en train de lire ? Que vais-je lire ensuite ?


Ce que j'ai lu la semaine dernière ?




Une bonne semaine vu le rythme que j'ai eu. J'ai plutôt passé de bons moments de découverte avec ces ouvrages même si La voleuse d'ombre a été ma plus grosse déception de la semaine.

Mes avis sur :
- La pierre de lune de Wilkie Collins
- La voleuse d'ombre de Emily Gee
- Stone Island de Alexis Aubenque
sont d'ores et déjà en ligne. N'hésitez pas à aller voir ce que j'en ai pensé.

Mes avis à venir cette semaine :
- Le monde d'Allia (T2) : La prophétie de Faô de Sylvie Kaufhold
- Petite fille perdue de Drusilla Campbell


Ce que je suis en train de lire


Katana de Jean-Luc Bizien (331 pages) : Le roi-dragon exerce sa tyrannie sur le Japon. Un jour, Ichirô, apprend que le souverain a tué ses parents. Assoiffé de vengeance, le jeune samouraï errant va alors vouloir réaliser l'impossible, défier le shogun sorcier. Hatanaka, son père adoptif et samouraï d'élite va tenter de l'en dissuader. Mais devant sa détermination, il va le préparer à l'impossible. Ichirô part pour une longue quête, au cours de laquelle il retrouvera ses quatre frères et sœurs. Il devra les accepter dans leurs différences, réunir leurs forces et leurs caractères... et se découvrir à son tour.
Ce que je lirai ensuite
 Voilà ce qui me fait envie en ce moment :



Et vous que lisez-vous et que lirez-vous ?
Bonne semaine à tous et bonnes lectures.