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lundi 5 mars 2018

L'hôtel hanté

Auteur : Wilkie Collins
Editions : Terre de Brume (1999)
Nbre de pages : 177


Présentation de l'éditeur :
Avec La pierre de lune, William Wilkie Collins (1824-1889) a sans doute inventé le roman policier moderne. Contemporain et ami de Dickens, avec lequel il écrivit plusieurs nouvelles, cet écrivain prolifique et généreux est aussi un maître des atmosphères mystérieuses. Coïncidences tragiques, pressentiments et prémonitions jouent souvent un rôle primordial dans les intrigues tortueuses de ses romans.
Aux côtés d'Armadale, de La femme en blanc et de La pierre de lune, ses oeuvres les plus connues, L'hôtel hanté, publié pour la première fois en 1879, est un modèle du genre. La comtesse Narona, héroïne à la fois maléfique et pitoyable — une combinaison familière à Collins, créateur des personnages de « méchants » les plus complexes de la littérature victorienne — épouse en des circonstances douteuses un lord anglais. L'hôtel hanté raconte, avec l'ironie et le brio habituels de l'auteur, le mystérieux destin de ce mariage contre nature, depuis un cabinet médical de Harley jusqu'aux chambres trop hâtivement rénovées d'un hôtel de Venise...
Apparitions, alchimies maléfiques, fièvre et folie habitent jusqu'à son tragique dénouement ce roman.


Mon avis :

Ce roman m'a été donné par ma petite Laetitia qui vidait ses bibliothèques, pour mon plus grand plaisir. Parce qu'elle savait que j'avais déjà lu Wilkie Collins et que pour moi c'était un auteur victorien incontournable que j'adorais. C'est donc avec plaisir que je me suis lancée dans cette lecture pour la lecture du groupe de Séverine. Et malheureusement, cette fois-ci, la sauce n'a pas pris...

Le roman est court puisqu'il fait moins de 200 pages et je m'attendais vraiment à quelque chose de plus rapide et prenant dans l'intrigue. Et puis, vu le titre, je m'attendais à ce que l'on entre rapidement dans l'histoire de cet "hôtel hanté".

Il faudra cependant attendre la moitié du roman pour y venir et découvrir, entre-temps, des personnages qui ne m'ont pas vraiment emportée.

Je n'ai pas accroché ni à l'intrigue que j'ai trouvée trop longue à se mettre en place, ni les personnages auxquels je ne me suis pas attachée.

Si cette lecture a été une grosse déception, me donnant même très envie de l'abandonner, je ne peux pas enlever à Wilkie Collins cette plume toujours aussi exquise que je me suis, malgré tout, délectée de retrouver.

Mon avis sera court parce que je ne souhaite pas développer ni les personnages, ni l'intrigue qu'il faut découvrir par vous-même tant ce roman est court. Et dans mon malheur, je soupire de soulagement.

Je m'attendais tellement à une lecture plus passionnante avec des personnages qui m'auraient fait vibrer comme dans La dame en blanc ou encore La pierre de lune que je suis restée pantoise face à cette lecture devant laquelle rien ne se produisait.

Du coup, si vous ne connaissez pas l'auteur, je ne vous le conseille pas tant ce roman est étrange dans son ensemble. Préférez lui les précédents titres cités, ils sont bien meilleurs, selon moi.

mardi 11 juin 2013

La Bienfaitrice

Auteur : Elizabeth Von Arnim
Editions : Archipoche (2013)
Nbre de pages : 360

Présentation de l'éditeur :
Anna Estcourt, vingt-cinq ans, emménage dans une petite propriété du Nord de l'Allemagne dont elle hérite à la mort de son oncle. Jolie, intelligente mais sans fortune, elle a grandi jusque-là avec son frère, sous la coupe de la femme de celui-ci, Susie.
Désormais en possession d'un revenu confortable, elle contrevient aux convenances de l'époque en ne se mariant pas, afin de conserver son indépendance. Mieux, elle propose généreusement un toit aux dames en détresse de sa nouvelle contrée, afin que celles-ci puissent faire de même - altruisme dont elle ne tardera pas à peser les inconvénients...
D'autant qu'Axel Lohm, un gentleman de la région que son oncle espérait lui voir épouser, est tombé amoureux d'elle. Il va tenter de la faire changer d'avis...


Mon avis :

A la lecture du résumé, ce livre m'a d'emblée intéressée et j'avais hâte de le découvrir, tout comme la plume de l'auteur que je ne connaissais absolument pas et pour cause.

La préface explique que La Bienfaitrice est un titre peu connu en France et qui n'a jamais été réédité depuis 1932. C'est une énorme erreur parce que j'ai passé un très très bon moment de lecture avec ce classique qui montre une jeune femme de 25 ans en proie à ses envies et aux difficultés de sa condition féminine de l'époque.

Si le premier chapitre n'a pas été facile à lire notamment à cause du style auquel il m'a fallu m'habituer, le reste a véritablement coulé de source.

Au fur et à mesure que j'apprenais à connaître Susie (la belle-soeur de Anna), Anna elle-même, Letty (sa nièce) et Axel von Lohm (son voisin en Poméranie), je me suis sentie envahie par cette envie de voir cette femme obtenir ce qu'elle cherchait enfin : le bonheur.

Anna est une jeune orpheline que son frère a pris sous son aile lorsqu'il s'est marié. Sa jeune épouse, Susie, fera bien comprendre à Anna qu'à 25 ans, et après l'avoir élevée et payé tout ce dont elle avait besoin pendant 10 ans, elle devait lui rendre la monnaie de la pièce en épousant un homme fortuné.

Mais Anna n'est pas ce genre de femme. Elle ne souhaite absolument pas se marier. Le mariage est pour elle un esclavage pur et simple. Après avoir obéi à sa belle-soeur, pourquoi devoir le faire avec un homme qui lui enlèverait tout ce à quoi elle aspire : être libre et vivre heureuse à faire des choses simples mais vraies et justes.

Le personnage d'Anna, tout au long du livre, est bouleversant tant il est criant de vérité et de majestuosité dans son âme. Elle est magnifique par ce besoin qu'elle a de rendre son prochain heureux et plein de vie. Elle ne supporte pas que les gens souffrent et elle fera tout pour enlever le plus de malheur autour d'elle.

L'héritage du domaine en Poméranie sera le début d'une consécration dans sa nouvelle vie de femme libre mais elle se rendra compte aussi que ceux qui l'entourent ne lui veulent pas toujours du bien.

Elle est tellement naïve et pleine de bonne volonté qu'il lui est impossible de voir le mal autour d'elle.

Axel von Lohm, son voisin, se rendra parfaitement compte de la situation et il sera celui sur lequel elle s'appuiera pour mener à bien l'entreprise qui lui tient à coeur.

La Bienfaitrice est un ouvrage magnifique et plein de bons sentiments alors même que ceux qui entourent Anna sont seulement égoïtes et profiteurs.

Le lecteur lit avec intérêt et avidité cette narration parce qu'il souhaite, notamment, savoir comment toute cette histoire va se terminer.

En bref, c'est un classique qui se lit vite, qui est plaisant et intéressant à découvrir surtout qu'il est totalement inédit en France et que les éditions Archipoche le publient pour la première fois depuis une ancienne édition datant de 1932 !

Il ne vous reste aujourd'hui qu'à le découvrir à votre tour, en espérant que je vous aurais donné l'envie de le lire un de ces jours prochains.


Un grand merci à


jeudi 30 mai 2013

La Pierre de Lune

Auteur : Wilkie Collins
Editions : Archipoche (2013)
Nbre de pages : 631

Présentation de l'éditeur :
Dans une statue hindoue se trouve un mystérieux diamant jaune appelé « pierre de Lune ». Durant les combats de Srirangapatna en 1799, elle est dérobée par le colonel Herncastle. Peu avant sa mort, celui-ci la lègue à sa nièce, Rachel Verinder. Mais à peine l'a-t-elle reçue que la pierre de Lune, qui se trouvait dans un tiroir de sa chambre, est volée en pleine nuit !
Tous sont suspects : Miss Rachel, sa mère Milady Verinder, ses cousins et prétendants : l'aventurier Franklin Blake et le charitable Godfrey Ablewhite, Rosanna Spearman, femme de chambre au passé douteux, la dévote Miss Clack, M. Murthwaite, explorateur des Indes, l'homme de loi Matthew Bruff, le nerveux Dr Candy et son antipathique assistant Ezra Jennings... mais surtouttrois inquiétants brahmanes.
Seul le vieux valet Gabriel Betteredge paraît insoupçonnable, ainsi que le célèbre détective Cuff. Douze témoins, douze narrateurs qui se suivront pour élucider le mystère.


Mon avis :

Après avoir lu, il y quelque temps de ça maintenant, La dame en blanc du même auteur et que j'avais beaucoup aimé, j'ai pu me lancer dans La pierre de Lune qui m'intriguait depuis pas mal de temps sans que je prenne, malgré tout, le temps de m'y arrêter dessus.

C'est grâce aux Editions Archipoche que j'ai pu enfin le lire et je les remercie grandement parce que ma lecture s'est faite plus rapidement que prévu et que ce livre confirme mon attachement à cet auteur et son écriture.

Tout commence par un prologue qui nous explique comment le joyau appelé "Pierre de Lune" arrive entre les mains de la famille Herncastle, dont Rachel Verinder est la descendante.

Dès le début, nous entrons dans un univers mystique et la curiosité de cette pierre et de sa fameuse malédiction ne m'a pas lâchée du début jusqu'à la fin de l'ouvrage.

Une fois que nous savons que la pierre est entre les mains des Hernacastle mais que dorénavant la famille est maudite jusqu'à ce que le joyau soit rendu à son peuple légitime, nous suivrons, dans différentes parties, des narrations qui permettront au lecteur de voir comment ce joyau a disparu et pourquoi. Quels étaient les possibles suspects, quels étaient les points de vue et les sentiments de chaque personnage les uns envers les autres (et là je commence à me dire que je ne suis pas très claire dans mes explications).

En fait, La pierre de Lune ce n'est pas simplement un ouvrage sur la disparition d'un joyau et trouver qui l'a pris, comment et pourquoi. C'est aussi un livre qui va démontrer à quel point ceux qui entourent Rachel Varinder ne sont pas forcément ceux qui méritent le plus sa confiance.

On va avoir tout un tas de scènes dans lesquelles les personnages seront sondés par un enquêteur hors pair puis par la suite par Gabriel Betteredge, le majordome des Verinder, qui va se donner notamment pour mission de remettre de l'ordre dans cette maison et régler une fois pour toute cette affaire.

Autant vous dire que j'ai beaucoup aimé ce personnage prêt à tout pour sa maîtresse et son infinie sagesse due à son âge mais également à sa perception de chaque chose dans cette maison qu'il connaît par coeur.

On va aussi découvrir les deux cousins qui se battent le coeur de Rachel, jeune fille peu encline à suivre la morale de l'époque et qui n'hésitera pas à dire ce qu'elle pense quand elle le veut. Elle a du caractère, ce qui plaît à ses cousins, mais elle est aussi une très riche héritière à venir...

L'ouvrage prend donc deux dimensions qui sont aussi intéressantes l'une que l'autre à suivre d'autant que les deux sont intimement liées à l'intrigue qui nous préoccupe. Un diamant se perd et une jeune héritière est en perdition. Miam miam, on en reveut.

Wilkie Collins, avec finesse, expose tout ce que le lecteur doit savoir pour avancer dans cette mystérieuse affaire mais il le fait au compte-goutte. Avec une plume exquise, ni lourde ni impossible à suivre par trop de détails, on tourne les pages avec envie et plaisir.

L'ouvrage se lit, au final, assez vite puisque je n'ai mis que 3 jours pour venir à bout de 630 pages. Autant dire qu'il devient addictif dès lorsque l'on commence à saisir tout les personnages et que l'on commence à se poser de sérieuses questions sur les uns et les autres.

En bref, si vous avez aimé d'autres ouvrages de l'auteur, n'hésitez pas à lire celui-ci également. Et pour ceux et celles qui ne connaissent pas encore Wilkie Collins mais qui apprécient à leur juste valeur les classiques policiers, je ne peux que les conforter dans leur prochaine volonté de se plonger dans La pierre de lune. C'est juste un petit bijou qui se lit si facilement que cela en est déconcertant. On reste dans une ambiance XIXème de l'ère victorienne mais la plume est tellement fluide que c'est juste succulent à manger.


jeudi 1 mars 2012

Lady Susan

Auteur : Jane Austen
Editions : Folio (2006)
Nbre de pages : 115

Présentation de l'éditeur :
Une veuve spirituelle et jolie, mais sans un sou, trouve refuge chez son beau-frère, un riche banquier. Est-elle dénuée de scrupules, prête à tout pour faire un beau mariage, ou juste une coquette qui veut s'amuser ? Le jeune Reginald risque de payer cher la réponse à cette question...
Grande dame du roman anglais, Jane Austen trace le portrait très spirituel d'une aventurière, dans la lignée des personnages d'Orgueil et préjugé et de Raison et sentiments.

Mon avis :

Je ne suis pas une fan du roman épistolaire même si certains ouvrages dans le genre m'ont beaucoup plu comme "Le cercle littéraire des amateurs d'épluchures de patates" ou "84, Charing Cross Road" et pour lesquels je garde un excellent souvenir de lecture.

Du coup, lorsque le Blogoclub a proposé en thème le roman épistolaire, je n'avais pas vraiment de titre à proposer si ce n'est celui de Jane Austen, Lady Susan, puisque je l'avais vu à travers la blogosphère plusieurs fois et qu'apparemment c'était une valeur sûre. En tout cas, tous ceux qui l'ont lu, l'ont aimé.

Si je ne suis pas déçue que ma proposition ait été choisie, je garde une petite déception de ma lecture. Certes, la plume de Jane Austen est toujours aussi délicieuse à lire mais j'ai trouvé que l'ouvrage en lui-même était trop court et entrer dans l'histoire sur le fait accompli ce n'est pas du tout pour moi. Je m'explique.

On entre dans ce livre en lisant des lettres qui expliquent le comportement de Lady Susan et des agissements peu scrupuleux et indécents pour l'époque.

En premier lieu, j'ai eu du mal à saisir qui était qui et lorsque j'y étais parvenue, il m'a fallu comprendre ce que l'on reprochait exactement à cette chère Lady Susan. Bien entendu, au fur et à mesure que ma lecture progressait, Lady Susan ne m'a pas plu du tout.

Cette jeune veuve de 35 ans, bien conservée pour l'époque de ce qu'on nous en dit, fait tout pour se retrouver marier avec un bon parti. Autant dire qu'elle mettra tout en oeuvre pour y parvenir quitte à éloigner délibéremment sa fille de 16 ans au cas où celle-ci lui ravirait sa "proie".

Je n'aime pas du tout ce genre de personnage très égoïste. Et même si on peut accorder des circonstances atténuantes, personnellement je ne lui en donnerai pas.

J'ai vécu ma lecture comme un petit calvaire qu'il me tardait de terminer tant les agissements de Lady Susan me mettait mal à l'aise.

Je comprends qu'il me faille me situer dans l'époque pour comprendre ce qu'elle vivait et malheureusement je n'y suis pas arrivée. Je n'ai ressenti aucune empathie pour cette femme, contrairement à Catherine Vernon qui tente de régler le problème "lady Susan".

Tout ici n'est qu'intrigue amoureuse et papotages sur une femme qui n'est pas bien vu du milieu bourgeois. N'étant pas cancanière pour deux sous, ce genre de choses m'exaspère au plus haut point.

Je peux comprendre que d'un côté une femme souhaite se caser pour ne plus être dans le besoin, et je peux aussi comprendre que d'un autre, les proches de la future "proie" fasse tout pour contrer la première. Mais tout ça, ce n'est vraiment pas pour moi.

En bref, ce fût une lecture passablement appréciée par le thème abordé ici par Jane Austen mais, et heureusement pour moi, je me suis délectée de la plume toujours aussi délicate de l'auteur. Il me fallait bien une petite compensation quelque part.

Je file maintenant voir les avis de mes copinautes chez Sylire.


dimanche 5 février 2012

Le Vicomte de Bragelonne (T1)

Auteur : Alexandre Dumas (père)
Editions : Feedbooks
Nbre de pages : 525
En téléchargement gratuit : ici

Présentation de l'éditeur :
La fin de la trilogie des Mousquetaires, consacrée au début du règne de Louis XIV, qui voit Colbert combattre Fouquet, Aramis, devenu général des Jésuites, comploter, et d'Artagnan devenir maréchal de France, puis succomber.

Mon avis :

J'ai fini cet ouvrage de Dumas depuis quelques semaines et j'avoue avoir du mal à faire mon avis dessus alors même que l'histoire est toujours aussi intéressante et prenante que le reste de la trilogie.

Ce fût un réel plaisir de retrouver d'Artagnan, Athos, Aramis et Portos même si certains ne font qu'un petit passage dans ce premier tome du Vicomte de Bragelonne.

Raoul n'intervient quasiment pas alors que j'aurais cru au départ que ce serait le cas puisqu'il est ce fameux Vicomte mais à côté de cela, nous assistons au début du règne de Louis XIV.

Le Roi-Soleil fait partie de mes chouchoux dans l'Histoire de France et autant dire que je me suis délectée des passages où il intervenait.

C'est aussi là que je me suis dit que ce dernier tome de la trilogie devait certainement comporter le fameux passage de l'homme au masque de fer et si pour l'instant rien ne laisse présager un tel fait, je suis très impatiente de poursuivre ma lecture de ce dernier tome de la trilogie.

J'ai été, par contre, un peu plus surprise par le côté pingre de d'Artagnan. Il devient de plus en plus attiré par l'argent et ne manquera pas d'opportunités pour grossir sa petite fortune. Cela m'a un peu déçue. Je ne m'attendais vraiment pas à ce que ce personnage devienne près à tout pour amasser de l'argent à tout bout de champ. Il n'hésitera d'ailleurs pas à entraîner certains de ses amis dans ses combines pour cela. Malgré tout, il est toujours aussi prévenant et près à tout pour sauver ceux qui ont besoin de lui.

Les autres anciens mousquetaires sont assez peu présents et tout comme dans Vingt ans après, on se rend compte des divergences qui se créent entre eux. D'ailleurs, cela engendrera des quiproquos en certaines circonstances qui m'ont fait parfois hocher un peu la tête.

Heureusement, dans l'ensemble, l'ouvrage se lit très bien. C'est du Dumas ne l'oublions pas. Une plume toujours aussi délicieuse, un Roi en pleine émergence et une situation politique un peu compliquée avec l'Angleterre. Tout est là pour assurer au lecteur un moment de détente et d'intérêt historique.

Je n'espère maintenant qu'une chose : voir davantage Raoul dans la suite de cet ouvrage qui compte en format numérique 4 tomes au total (contre 3 en format papier). J'ai aussi très envie de retrouver notre cher Louis XIV en plein dans sa régence et voir comment il va réussir à devenir le plus grand roi de France.

En bref, j'ai été ravie de poursuivre ma lecture de cette trilogie et je sais qu'il en a été de même pour A girl from earth et Calliope avec qui j'ai fait cette lecture. J'ai grand hâte d'aller lire leurs avis ICI et LA.


samedi 19 novembre 2011

Le moine

Auteur : Matthew G. Lewis
Lu sur Reader via Feedbooks
Nbre de page : 252
A télécharger ici

Résumé :
À l'époque de l'Inquisition, Ambrosio, prieur du couvent des Capucins à Madrid, est admiré pour sa vertu et la pureté de sa foi. Les fidèles se bousculent pour assister à ses célébrations de messes et tremblent devant ses sermons. Cet homme rigide et pur ne se sent d'amitié que pour un jeune moine, Rosario. Mais celui-ci va révéler sa véritable identité et la vie du prieur va basculer, entraînant de nombreuses victimes dans les pires infamies...

Mon avis :

Ce livre m'intriguait parce qu'il y a quelque temps de ça, Ellcrys avait tenté de le lire mais n'avait pas accroché à l'histoire. Cela m'avait interpelée parce qu'au vu du résumé cela semblait une lecture intéressante et tout à fait dans le genre qu'elle aimait. L'ayant moi-même dans mon Reader, on a décidé de lui donner une seconde chance et de faire une lecture commune (à laquelle se joindra Eiluned pour notre plus grand plaisir) pour voir si, au final, il y avait un intérêt quelconque à le lire. C'est aujourd'hui chose faite et même si ce n'est pas un coup de coeur pour moi, Le Moine est une lecture à découvrir tant le personnage d'Ambrosio est fascinant.

Ayant donc lu cet ouvrage il y a maintenant près d'un mois, je n'en parlerai pas dans le détail. J'en garde un bon souvenir parce que l'écriture "classique" m'a plu d'emblée. J'avais l'impression par moment de lire même du Zévaco notamment lorsque l'on parle de l'Amour. C'est fluide, poétique et terriblement envoûtant et beau.

Bien sûr, le côté sombre de l'ouvrage n'est pas pour déplaire, bien au contraire, et malgré tous les agissements de ce moine, je n'ai pas ressenti d'antipathie à son égard ou même de dégoût.

Ses interrogations sont tellement profondes et sa volonté si faible que finalement on sent que ce personnage finira par se perdre lui-même. C'est inéluctable et prévisible même si quelque part on s'y refuse.

Malgré tout, c'est une lecture qui se laisse découvrir aisément pour peu que l'on parvienne à passer les premiers chapitres qui sont un peu longs, je l'avoue. Mais il faut bien que l'histoire se mette en place et une fois bien ancré dans l'ouvrage ce n'est qu'un pur plaisir.

N'hésitez donc pas à le découvrir si vous ne l'avez pas encore fait parce qu'il devient intéressant dès lors que le côté fantastique apparaît. Et honnêtement, je me suis demandée comment tout cela allait finir et j'ai ressenti quelques angoisses sur certains passages qui sont quand même terrifiants à imaginer puisque la sorcellerie y a une part importante.

Histoires d'amour tragiques et ensorcellement, voire même davantage mais je ne dévoilerai pas ici, tout est présent pour satisfaire le lecteur adepte de ce genre dans un style limpide et effrayant que les écrivains d'antan savais user avec magnificence. Point de descriptions sanglantes et hyper descriptives pour vous faire frissonner. Seule l'écriture élégante avec des mots bien choisis vous donneront le stress approprié à l'histoire.

En bref, cette lecture fût une très belle découverte pour moi.

Allons voir maintenant les avis de mes acolytes pour cette lecture, Ellcrys et Eiluned.

vendredi 5 août 2011

Vingt ans après

Auteur : Alexandre Dumas

Lu sur mon Reader
Editions : Feedbooks
Nbre de pages : 809

Présentation :
L'action se déroule dans le contexte de la Fronde. Les quatre héros et amis des Trois Mousquetaires ont vieilli et sont désormais séparés par leurs idées politiques mais ils finiront par se rassembler pour une juste cause.

Mon avis :

Une chose est sûre, j'ai largement préféré cet opus là que son précédent. Je ne me suis ennuyée à aucun moment. Ce fût vraiment un pur régal.

Tout est intéressant à découvrir et la plume de Dumas est toujours magique et magnifique.

Dans cet opus, nos mousquetaires préférés ont suivi des voies différentes depuis la fin du premier tome :
"Athos le [d'Artagnan] quitta le premier, pour se retirer dans cette petite terre dont il avait hérité du côté de Blois, Porthos, le second, pour épouser sa procureuse; enfin, Aramis, le troisième, pour entrer définitivement dans les ordres et se faire abbé" (p. 51 du Reader).

D'Artagnan, quant à lui, est demeuré aux côtés de la reine Anne d'Autriche. Il est encore et toujours lieutenant des mousquetaires.

L'intrigue se situe au moment où Anne d'Autriche tient la régence du royaume. Louis XIV est encore trop jeune pour gouverner et Mazarin tient la tête du pouvoir en tant que Ministre et surtout amant de la reine.

Le peuple commence à se soulever face à la pauvreté et aux impôts qui l'assomme. C'est le début de la Fronde.

Nos quatre valeureux mousquetaires vont donc se retrouver 20 ans après leur séparation dans un contexte politique difficile. Et avec ces quatre caractères différents, autant dire que l'on est loin de s'ennuyer tout au long de ces 800 pages.

Car il faut bien le signaler, malgré la grosseur de ce livre, "Vingt ans après" se lit très bien, très facilement et on devient vite dépendant à tout ce qui nous est raconté.

J'ai adoré me balader aux côtés de tous ces personnages (qu'ils soient bons ou méchants). Chacun nous apporte son point de vue sur la situation politique. On voyage; on dresse des escarmouches; on tente de les éviter sans toutefois toujours y parvenir.

C'est un roman plein d'aventures et de rebondissements. J'ai exulté de constater tout ce qu'il était possible de faire lorsque l'on veut suivre son chemin.

Vous pensiez en avoir fini avec notre chère Milady. Que nenni ! C'est sans compter sur un nouveau personnage, pire qu'une sangsue et qui vaut le détour.

D'Artagnan n'en a jamais terminé avec ses ruses; les actes réfléchis d'Athos vous suivent du début à la fin; la bonne patte qu'est Porthos est très touchante et Aramis ira au bout de ses idées.

"Vingt ans après" est vraiment une très belle découverte. J'aimais beaucoup Alexandre Dumas avant de lire ce livre mais là il devient véritablement un auteur incontournable qu'il faut absolument découvrir quelque soit l'âge. Grands ou petits y trouveront leur compte.

J'ai d'ailleurs très envie de poursuivre avec "Le Vicomte de Bragelonne" qui apparaît dans ce tome là. Je suis, vous vous en doutez, très curieuse et impatiente de retrouver tout ce beau monde pour "voir" ce qu'il va se passer. On n'en a pas fini avec les belles aventures qu'ils doivent encore nous raconter.

En bref, "Vingt ans après" est une suite à lire sans hésiter car si elle est moins connue que "Les trois mousquetaires", elle vaut quand même son pesant d'or.

Retrouvez l'avis de A Girl From Earth qui a été aussi enthousiaste que moi et celui de Calliope.

mercredi 15 juin 2011

Emma

Auteur : Jane Austen
Editions : Feedbooks
Téléchargement sur Feedbooks
Nbre de mots : 101 294
Nbre de pages : 379

Résumé Feedbooks :
Emma vit avec son père, un vieil homme veuf et malade. Elle est belle intelligente et riche. Avec le mariage de sa gouvernante qui la quitte, Emma décide de s'occuper du mariage de nombre de ses relations. Sûre d'elle, elle est persuadée d'avoir les talents pour cette activité.Mais son inexpérience de l'amour et des gens, ses propres erreurs de jugement sur ses émotions amoureuses, lui valent bien des surprises et déceptions.
Ce roman décrivant la vie et les moeurs des jeunes femmes provinciales de la classe moyenne est souvent considéré comme le roman le plus abouti de Jane Austen.

Mon avis :

"Emma" est le deuxième livre de Jane Austen que je lis et si la plume de l'auteur est toujours aussi délicieuse voire même exquise, j'avoue avoir eu plus de mal à lire cet ouvrage par rapport au précédent, "Orgueil et Préjugés".

En effet, le personnage d'Emma est totalement exaspérant et même pénible au fur à et mesure que l'on avance. Je n'ai pas du tout adhéré à son côté d'entremetteuse.

N'étant pas du genre cancanière et à vouloir organiser la vie des gens, je peux vous assurer que je peinais à avancer. Heureusement qu'il y avait Monsieur Knightley pour remettre un peu d'ordre sinon je crois bien que j'aurais abandonné.

Quant à Henriette qui se laisse mener par Emma, je ne pense pas grand'chose d'elle non plus. Je l'aurais voulu avec plus de caractère, tenant tête davantage à Emma ce qui aurait éviter bien des déconvenues.

Je sais bien que l'on nous dépeint la vie à l'époque victorienne mais là où c'était intéressant avec Orgueil et Préjugés, j'ai trouvé ici que ça tournait autour du pot et je n'y ai pas trouvé grand intérêt.

Malgré tout, la plume de l'auteur est toujours aussi succulente et même si "Emma" ne m'a pas convaincue et est une déception, je compte bien poursuivre avec cet auteur avec notamment "Mansfield Park".

Mais allons voir ce que Ellcrys en a pensé puisque nous en avions fait une lecture commune. C'est ICI que ça se passe.


mardi 8 février 2011

Le journal d'un fou

Auteur : Nicolas Gogol
Editions : Feedbooks
Téléchargement sur Feedbooks
Nombre de mots : 9263 (soit 26 pages)

Présentation de l'éditeur :
Le journal d'un fou est un conte absurde dans lequel les personnages étranges laissent peu à peu place à leurs caractères réels, le rire cédant le pas à l'angoisse tout au long de ce journal. Poprichtchine est préposé au taillage des plumes dans un ministère de Saint-Petersbourg. Celui-ci sombre peu à peu dans une douce folie s'imaginant être en Espagne.

Mon avis :
Je me suis lancée dans cette petite lecture pour entrer tout doucement dans la littérature russe que je connais plutôt mal, voire même pas du tout, dans le cadre du défi "Une année en Russie" organisé par Pimpi.

J'ai cru qu'il était difficile de s'approprier cette littérature. Allez savoir pourquoi ?! Peut-être parce que les patronymes étant compliqués à prononcer, je me suis dit qu'il en serait de même avec les livres.

Et puis, vlan, ce matin j'ai lu Gogol d'une traite. En a peine 1/2 heure parce que "Le journal d'un fou" est court à lire. 26 pages. C'était parfait pour une petite mise en bouche. Et voilà ce qui en ressort :

- L'histoire est hallucinante. On s'imagine lire tout d'abord le journal d'un homme totalement serein. Rien ne laisse présager ce qui va arriver par la suite et au fur et à mesure que l'on progresse, la folie s'installe. Tout doucement : en page 5, le narrateur "avoue que depuis quelque temps, il [lui] arrive parfois d'entendre et de voir des choses que personne n'a jamais vues, ni entendues", puis page 20, les jours n'ont plus du tout de date et sont totalement incompréhensives sur la fin. Ca fait froid dans le dos et en même temps les passages où le narrateur lit des lettres écrites par un chien (oui oui vous lisez bien : par un chien !) m'ont bien fait sourire. Malgré tout, je ne pensais pas que cette folie allait dégénérer; mais ce que je lisais n'était qu'un début. De loufoque, on tombe dans le tragique car malgré cette folie qui s'installe progressivement , le narrateur perçoit parfaitement ce qui l'entoure, cette Société dans laquelle il vit et ce qu'il en est : difficulté à monter les échelons lorsque l'on ne fait pas partie de la bonne classe sociale et encore plus pour faire un beau mariage comme le narrateur le souhaiterait.

- De plus, l'écriture de Gogol est loin d'être aussi lourde et difficile à assimiler que ce que j'aurais pu le croire de prime abord. J'ai été très étonnée par la facilité avec laquelle je suis entrée dans l'histoire et j'ai lu cette nouvelle. Il y a une fluidité incontestable durant tout le récit. On ne peut que lire, suivre l'histoire jusqu'à son dénouement sans en lâcher une seule miette. Le style est digne des grands classiques français mais ce qui rend cet ouvrage percutant et captivant c'est sans aucun conteste cette folie "lucide" qui prend le narrateur.

En bref, c'est une très bonne découverte que je compte poursuivre rapidement.

samedi 5 février 2011

Les trois mousquetaires

Auteur : Alexandre Dumas
Editions : Feedbooks
Téléchargement sur Feedbooks
Nombre de mots : 234 096

Résumé de l'éditeur :
Le roman raconte les aventures d'un Gascon désargenté de 18 ans, d'Artagnan, monté à Paris faire carrière. Il se lie d'amitié avec Athos, Porthos et Aramis, mousquetaires du roi Louis XIII. Ces quatre hommes vont s'opposer au premier ministre, le Cardinal de Richelieu et à ses agents, dont la belle et mystérieuse Milady de Winter, pour sauver l'honneur de la reine de France Anne d'Autriche. Avec ses nombreux combats et ses rebondissements romanesques, Les Trois mousquetaires est l'exemple type du roman de cape et d'épée.

Mon avis :

Ca y est ! Je l'ai fait ! Les 3 mousquetaires fait maintenant partie des classiques que j'aurai lus ! Pourtant ce n'était pas du tout gagné.

J'avais commencé ma lecture pour une lecture commune sur Livraddict pour laquelle je me suis finalement désistée : manque de temps, impossibilité d'entrer dans l'histoire... Lire devenait vraiment une corvée. Je n'avais pas du tout l'envie ni le goût de m'y plonger dedans.

Du coup, quand j'ai appris que Ellcrys et George faisait une lecture commune de leur côté, je me suis dit que c'était le moment ou jamais de me lancer une bonne foi pour toute dans ce roman. Et je me suis inscrite.

J'ai donc repris l'ouvrage et s'il m'a fallu m'auto-encourager sur quelques chapitres qui me faisaient piquer du nez, je dois bien dire, au final, que globalement j'ai apprécié ma lecture.

Par contre, vous risquez d'être surpris parce que ce ne sont pas du tout les mousquetaires qui m'ont accrochée mais bien la succulente et tyrannique Milady.

J'ai adoré ce personnage. A côté des mousquetaires que j'ai trouvé plutôt fades et peu intéressants, Milady, elle, a tout pour plaire : elle est d'une beauté parfaite; elle sait ce qu'elle veut ou pas; elle use de tous les subterfuges pour l'obtenir; elle est ambitieuse; elle agit...
J'ai trouvé que c'était le personnage le plus charismatique de l'ouvrage.

Du coup, vous comprendrez que la première partie m'a paru plutôt longue et moins intéressante que la seconde. L'histoire des ferrets et de Buckingham, c'est du connu tant par les petits livres d'enfant que l'on peut lire que par les films que l'on a visionnés depuis tant d'années.

Mais Milady, elle, met du piment dans l'histoire : elle ment comme elle respire avec un aplomb sans borne. Elle bluffe tout son monde et le mène par le bout du nez. C'est excellent ! Je l'ai même trouvée supérieure au fameux Cardinal de Richelieu.

En bref, il faut le lire pour faire la connaissance de cette femme à l'orgueil exceptionnel et à l'intelligence à couper le souffle. Et je peux dire aujourd'hui : "heureusement qu'elle était là, sinon je ne crois pas que je serais allée au bout de ce livre".

Malheureusement pour nous, Ellcrys a déclaré forfait pour cette lecture (mais ce n'est que partie remise précise-t-elle). Mais voyons ce qu'en ont pensé George et A-girl-from Earth.


dimanche 30 janvier 2011

Le pont des soupirs

Auteur : Michel Zévaco
Editions : Feedbooks
Téléchargement sur Feedbooks
Nombre de mots : 102 439

Présentation amazon.fr :
En ce 5 juin 1509, Venise célèbre par une fête inoubliable, les fiançailles des amants de Venise : Roland Candiano, fils du Doge Candiano et Léonore Dandolo, héritière de la fameuse maison Dandolo. Pourtant trois hommes, Foscari, Bembo et Altieri, ambitieux, veules et haineux, ourdissent un complot destiné à anéantir Roland Candiano. En une nuit, ce dernier perd tout : promise, parents, fortune et liberté. Mais sa vengeance sera terrible...

Mon avis :
J'ai découvert cet auteur avec Les amants de Venise qui constitue en fait la suite du présent titre. Une fois n'est pas coutume, je me suis trompée en lisant les ouvrages. Je les ai lus dans le désordre. Du coup, j'ai eu les réponses à mes questions et le puzzle s'est mis parfaitement en place.

J'ai pu, avec plaisir, me replonger dans l'histoire de Léonore et Roland, les amants de Venise, et ce dès le début de l'ouvrage.

Je comprends mieux maintenant le comportement de Roland face à certains personnages et j'avoue m'être délectée des différentes ruses qu'il met en place pour mener à bien sa vengeance.

On se trouve ici dans l'Italie du 16ème siècle; les complots sont machiavéliques; on tombe réellement dans le roman de cape et d'épée à la sauce Dumas que j'affectionne particulièrement (j'avais d'ailleurs déjà fait ce rapprochement lors de ma lecture des amants de Venise et cela se confirme ici).

L'écriture est toujours aussi fini et légère. Les descriptions vont à l'essentiel; il n'y a aucune fioriture.

J'ai suivi avec intérêt le destin de Roland et je ne me suis pas ennuyée un seul instant. A chaque fois que je posais mon Reader, il me tardait de le reprendre pour poursuivre ma lecture.

J'aime définitivement la plume de Michel Zévaco qui m'a fait rêver, voyager au coeur de cette Venise pernicieuse où le crime prime sur la justice. L'histoire est simple et banale mais la façon dont Michel Zévaco la raconte est succulente. Je vous la conseille vraiment.

 Un petit extrait relatif au Pont des Soupirs (photo : routard.com) :
 "Quelques fois on exécutait le condamné sur la chaise de pierre du Pont des Soupirs. D'autres fois enfin, et quand on voulait frapper l'esprit populaire, on dressait un échafaud sur la place Saint-Marc.
Pour se rendre à l'échafaud, le condamné devait traverser le Pont des Soupirs. Ce pont avait la forme d'un sarcophage, nous l'avons dit. Il unissait les prisons au palais ducal. Il était recouvert d'une voûte en maçonnerie légère. En sorte que le Pont semblait n'être que la continuation d'un des couloirs de la prison. Sur le côté qui était tourné vers la mer, on avait aménagé une sorte de fenêtre garnie de barreaux. Devant cette fenêtre, on permettait au condamné de mourir, il pût emplir ses yeux d'une dernière vision de Venise." (p. 70 du Reader).