vendredi 18 octobre 2013

Le démon aux mille visages

Auteurs : Emmanuelle & Benoît de Saint Chamas
Editions : Nathan (2013)
Nbre de pages : 174

Présentation de l'éditeur :
La face cachée de Strom !

« Je m’appelle Calixte Beauchamp. Si vous me lisez, c’est que je suis… passé de l’autre côté.
J’ignore qui vous êtes. Peu importe, d’ailleurs. Ce qui est important, c’est que vous lisiez mon manuscrit. Après, seulement, vous comprendrez. Vous comprendrez où vous êtes. Et vous comprendrez la responsabilité énorme, terrible, qui pèse désormais sur vos épaules... À présent, vous faites partie de l’histoire. »


Mon avis :

J'ai débuté ma lecture avec une petite appréhension parce que je n'ai pas lu la série Strom des mêmes auteurs. Je redoutais qu'il y ait des références à cette série et j'ai été agréablement surprise de constater que ce petit livre se suffisait à lui-même (même si en fin d'ouvrage on nous précise ceci, que j'ai lu, bien sûr, après l'avoir terminé : "Les faits relatés dans Le démon aux mille visages se déroulent dans les tomes 2 et 3 de la trilogie et mettent en lumière la face cachée du Strom.") Ben zut alors ! J'aurais peut-être dû commencer par la lecture de la trilogie finalement. Mais après cette mini-déception, j'ai pu quand même apprécier cette lecture facile, simple et rapide.

J'ai commencé ce livre avec le nouveau propriétaire d'un hôtel particulier en plein coeur de Paris, Jerry Loft. Alors que ce dernier engage des travaux dans la cave pour y faire une salle de projection, le maçon et l'architecte se rendent compte que les mesures de la cave ne sont pas conformes à celles du rez-de-chaussée. Il y a une partie cachée et très rapidement le fait est avéré. C'est dans cette salle que Jerry va découvrir les mémoires d'outre-tombe de Calixte Beauchamp. A partir de là, les aventures vont commencer... pour ne plus s'arrêter.

Je me suis laissée totalement emporter par ce petit livre de 170 pages sans que j'y trouve un défaut : longueur, texte trop simple car trop jeunesse. Non non non, rien de tout ça.

J'ai beaucoup aimé suivre les histoires que Calixte me racontait et qui étaient, bien sûr, entourées de fantastique.

J'aime me sentir emporter par une plume et une histoire qui ne me font pas triturer le cerveau. Qu'est-ce que ça fait du bien !

Bien sûr on est dans une littérature jeunesse mais la curiosité a toujours été là pour savoir qui était cette femme ou cet homme que les uns et les autres rencontraient à un moment de leur vie où ils avaient besoin d'un miracle.

Bien sur, rien n'est gratuit et il y a un juste retour et j'étais impatiente de savoir ce qu'il en était vraiment et comment cela allait se terminer même si je me doutais de l'épilogue.

En bref, c'est une lecture qui est tombée au bon moment pour moi et qui m'a donné envie de découvrir la série Strom, surtout que l'intégrale sort le 24 octobre prochain. C'est très bien écrit, c'est fluide et c'est plaisant à lire. Que demander de mieux !
 
 
 


jeudi 17 octobre 2013

L'heure du thé

Auteur : Chantal Forêt
Editions : L'Archipel (2013)
Nbre de pages : 295

Présentation de l'éditeur :
Après avoir été séparée de sa sœur cadette depuis l'enfance, Nelly s'apprête à retrouver Anne dans un restaurant. Mais Anne n'est pas au rendez-vous. Inquiète de son silence, Nelly se rend au domaine de la Boissière, en Auvergne, pour y rencontrer la belle-famille d'Anne.
Dans la pénombre d'une maison de maître, au fond d'un parc à l'abandon, Paul Maréchal, le mari d'Anne, et Alice, sa mère, accueillent en parente celle dont ils ignoraient l'existence. La vieille dame en noir apprend alors à Nelly que sa sœur s'est tuée trois jours plus tôt dans un accident de voiture...
Malgré sa réticence à partager l'intimité de ces inconnus, les soupçons qu'elle nourrit déjà incitent Nelly à rester pour en savoir plus : comment Anne, jeune artiste bohème, a-t-elle pu épouser cet homme soumis et échouer dans ce domaine isolé ? Alice Maréchal, possessive et hautaine, la considérait-elle vraiment comme sa propre fille ? Pourquoi Mado, la gouvernante, paraît-elle gênée par les questions de Nelly ? Dans le silence ouaté de la demeure bourgeoise, entre l'heure du thé et celle de la promenade, Nelly, en quête de vérité, marche dans les pas de sa sœur et prend d'instinct la place qui était la sienne au sein de cette famille... Un mimétisme qui pourrait lui coûter cher.


Mon avis :

Lorsque j'ai reçu ce livre et que j'ai lu sa présentation, j'ai été emballée à un point que vous ne pouvez pas vous imaginer. Je me disais qu'il allait m'embarquer dans une histoire très sombre et je n'étais pas loin de la réalité car L'heure du thé m'a laissée épuisée nerveusement lorsque je l'ai eu terminé.

Point besoin de vous refaire un résumé puisque la présentation de l'éditeur est très bien faite. J'ai donc suivi Nelly à La Boissière et tout comme elle, je n'étais pas sûre d'en revenir indemne.

Qu'il s'agisse de l'atmosphère ou des personnages, l'ensemble est d'une lourdeur étouffante. On ne sait jamais à quel saint se vouer et si l'on ne risque pas sa peau à rester dans cette grande demeure.

A partir du moment où Nelly va apprendre que sa sœur est morte dans un accident, elle va tout mettre en œuvre pour savoir exactement ce qui s'est passé et là vous ne pourrez plus sortir de ce bouquin sans un frisson.

Même si je suis restée très extérieure à l'histoire et que je n'ai jamais pu ressentir d'empathie pour n'importe lequel des personnages, j'ai été prise par cette narration qui tissait ces fils autour de moi. Impossible de m'en sortir. Il fallait que je sache.

Et pourtant, j'angoissais et le fait de ne pas aimer les personnages rendait ma lecture presque indifférente.

C'est assez paradoxal parce qu'en même temps il m'était impossible de lâcher ce bouquin. Je me doutais de ce qui était arrivé à Anne et en même temps, jusqu'à la dernière pages, le lecteur n'a aucune certitude réelle.

On a des bribes d'explications, on craint aussi pour la vie de Nelly qui cherche par dessus tout à savoir qui a fait quoi et pourquoi.

Bref, on vit ces quelques jours à La Boissière avec un poids énorme sur l'estomac. Heureusement, pour ma part, qu'il ne s'agissait que de quelques heures de lecture sinon je ne suis pas sûre que j'en serais revenue vivante. D'ailleurs, la fin est du style à se dire : "oh ben zut. Qu'est-ce qu'il va lui arriver si elle fait ça ? Non non arrête. Pas ça. Pas ça !!"

Oui je l'avoue ce livre est étrange parce qu'il ne m'a pas plu à en faire un coup de cœur à cause de ses personnages qui sonnent faux et de l'atmosphère pesante qui s'en dégage mais il m'a happée au point que je l'ai lu presque d'une traite.

C'est bien la première fois qu'un livre me fait cet effet là et j'avoue qu'il est assez difficile d'en parler sans vous spolier. Alors le mieux que vous ayez à faire pour comprendre ce que je vous raconte là c'est de le découvrir à votre tour et de vous rendre compte à quel point Chantal Forêt sait manipuler son lecteur. C'est bluffant et même effrayant.

 

mercredi 16 octobre 2013

Sérum (saison 1 - épisode 2)

Auteurs : Henri Loevenbruk & Fabrice Mazza
Editions : J'ai Lu (2012)
Nbre de pages : 174

Présentation de l'éditeur :
1773 : Mesmer invente l'hypnose 1886 : Freud invente la psychanalyse 2012 : Draken invente le sérum Une injection. Sept minutes pour accéder au subconscient profond d'Emily Scott. Un carnet pour décrypter ses visions fantasmagoriques. Quelques jours pour empêcher le pire. Mais quand les morts suspectent se multiplient, le NYPD se pose une question : Arthur Draken est-il un psychiatre de génie ou un dangereux criminel ?
 
 
 
 
Mon avis :
 
Je n'étais pas sûre de poursuivre cette série et puis j'ai eu un élan d'envie hier matin et je me suis lancée dedans... pour ne pas le lâcher avant la fin.
 
On commence cet épisode au même moment ou nous nous étions arrêtés dans le livre précédent : un cri retentit.
 
On va donc poursuivre les recherches sur la fameuse Emily, amnésique, afin de savoir ce qui l'oppresse tant.
 
On va retrouver ainsi Lola, l'enquêtrice, le Dr Draken (qui fait les injections de sérum pour qu'Emily puisse recouvrer la mémoire plus rapidement) mais on va aussi faire de nouvelles connaissances à partir de la moitié du livre.
 
J'avoue que jusqu'à ce moment là, je trouvais que l'ensemble est un peu long et je me suis demandée si j'allais vraiment lire toute la saison 1 et puis cela se débloque et là tout se bouscule et le lecteur n'a pas d'autre choix que de suivre le rythme, de ne plus lâcher son livre, de savoir si le pire va arriver et comment une amnésique a pu savoir certaines choses...
 
En bref, on se pose tout un tas de questions. Les interrogations restent en suspens parce que, bien sûr, pour l'instant, il n'y a pas de réponse et cela pousse à prendre le tome 3.
 
Même si je reste assez extérieure à l'ensemble, je reconnais quand même que Loevenbruck et Mazza savent maltraiter le lecteur au point que ce dernier devient dépendant de cette série.
 
Alors, certes cela reste du policier basique que l'on voit à la télé et qui pourrait d'ailleurs faire l'objet d'une adaptation télévisée mais, parce que je suis bon public, je vais continuer avec l'épisode 3 parce que je suis très curieuse de savoir certaines choses... en espérant avoir des réponses même si je sais que je ne saurais pas tout, même à la fin de la saison.
 
En bref, des tomes qui se lisent vite puisqu'il ne m'a fallu qu'une journée pour en venir à bout, qui font passer un bon moment de détente mais qui n'ont rien de révolutionnaire non plus.
 
J'adhère, je continue mais je ne suis pas non plus hyper pressée de poursuivre, même si je n'attendrai pas des mois avant de finir cette saison.
 

 

mardi 15 octobre 2013

Le cercle des jeunes élues

Auteurs : Sara B. Elfrgen & Mats Strandberg
Editions : JC Lattès (2013)
Nbre de pages : 473

Présentation de l'éditeur :
Engelsfors, une petite ville de Suède entourée de forêts immenses. À peine la rentrée des classes passée, un élève est retrouvé mort dans les toilettes du lycée. Tout le monde croit au suicide. Tout le monde, sauf elles.
Une nuit où la pleine lune luit d’une étrange couleur rouge, six jeunes filles sont mystérieusement attirées, malgré elles, vers l’ancien parc d’attraction. Dans cet endroit depuis longtemps désaffecté, une prophétie leur est révélée : elles sont les Élues, un groupe de sorcières, liées les unes aux autres par un pouvoir capable de repousser le Mal. Ensemble, elles vont devoir maîtriser cette étrange force et lutter contre une vieille malédiction. Désormais, rester unies est leur seule chance de survie.


Mon avis :

Peu d'avis sur ce livre sur la blogosphère et pourtant il vaut vraiment la peine de le découvrir et de le faire découvrir tant j'ai été pris dans l'engrenage de l'intrigue.

Dès le début, dès le premier chapitre, les auteurs nous en mettent plein la vue. Impossible de ne pas déjà angoisser parce que l'on ne sait pas vraiment dans quel genre on va être balancé : thriller pur ? fantastique ?

En fait, ce livre est surtout fantastique et j'avoue que j'ai passé un excellent moment de découverte.

Non seulement j'ai fait la connaissance de deux auteurs excellents mais j'ai aussi vécu aux côtés de ces adolescents que la vie n'a pas ménagé pour certains d'entre eux.

Mon but, aujourd'hui, n'est pas de vous faire un résumé du début ou de vous parler de chaque personnage mais de faire en sorte qu'arrivant à la fin de ma chronique vous ayez envie de vous l'offrir et de vous plonger dans un univers certes pas nouveau mais qui, grâce à des chapitres courts et dynamiques, oblige le lecteur à tourner chaque page plus avidement que la précédente.

J'ai été bluffée par la façon si facile qu'avaient les auteurs de me mettre dans une oppression qui grandissait selon les chapitres et puis de me permettre de souffler un peu avant de reprendre.

Les personnages n'y sont pas pour rien parce qu'ils sont quasiment tous touchés par des vies assez sombres ou compliquées.

Les adolescentes que nous suivons sont très différentes les unes des autres et pourtant elles vont devoir s'unir pour combattre le Mal. Autant dire que rien n'est gagné et on peut facilement se faire un avis plus ou moins positif sur les unes et les autres. Malgré tout, je les ai appréciées malgré leurs défauts et il me tarde de les retrouver dans le second tome de cette série, car oui en lisant la fin de ce livre on se rend compte qu'il ne s'agit pas d'un one-shot mais bien d'une saga.

Cela m'a un peu déconcertée et j'avoue que j'aurais préféré un tome unique mais d'un autre côté je vais attendre cette suite parce que la fin, ici, ne m'a pas vraiment convaincue. Autant j'ai été happée par l'histoire et les personnages au point que je ne voulais pas finir ce livre, autant la fin m'a laissée perplexe par sa rapidité.

Alors que j'attendais quelque chose de plus difficile à résoudre, tout s'est terminé trop vite et trop facilement à mon goût. J'aurais aimé avoir un peu plus d'angoisse comme durant l'ensemble de ma lecture. Mais non...

C'est un peu dommage mais cela n'enlève pas la qualité de l'écriture et de l'intrigue que nous offrent les auteurs.

On entre dans un monde de magie même si dans ce premier volet il est forcément question d'apprentissage de soi et des autres.

En bref, un livre qui se lit extrêmement bien et très/trop vite. Une intrigue qui vaut se pesant d'or par l'angoisse qui se dégage de certaines scènes. On se pose pas mal de questions sur chaque personnage mais la fin est un peu trop facile. J'espère que le tome suivant m'offrira un ensemble un peu plus trash, si je puis dire, car là je reste un peu sur ma faim.
 

lundi 14 octobre 2013

C'est lundi... que lisez-vous ? (47)



Ce rendez-vous hebdomadaire a été créé par Mallou et repris par Galleane.
Le principe est simple, répondre à trois questions : Qu'ai-je lu la semaine précédente ? Que suis-je en train de lire ? Que vais-je lire ensuite ?
 
Ce que j'ai lu la semaine dernière
 


J'ai eu une très bonne semaine puisque j'ai fait de superbes découvertes avec Mensonges sur le plateau Mont-Royal de Michel David, auteur québécois que je ne connaissais pas mais qui m'a fait passer un moment de lecture plaisant même si j'ai eu du mal, je l'avoue, avec les expressions québécoises. Il faut juste s'y faire mais ensuite c'est très intéressant à suivre. J'ai poursuivi avec Arthus Bayard et les Maîtres du temps qui est un véritable coup de cœur tant par l'histoire que les personnages qui la composent. Vivement la suite qui ne sortira qu'en 2014. Et j'ai fini ce matin Le cercle des jeunes élues qui m'a beaucoup plu aussi même si la fin n'est pas tout à fait comme je l'aurais voulu. Mon avis pour ce livre là sera prêt dans la semaine.
 
 
Ce que je suis en train de lire
 
 
Je poursuis cette série avec l'épisode 2 que j'ai entamée ce matin. Pour l'instant, il ne se passe pas grand'chose mais c'est facile et plaisant à lire alors...
 
 
Ce que je lirai ensuite
 
J'ai quelques envies de fantasy et en même temps j'ai encore quelques SP qui traînent dans ma PAL. Je vous mets ce qui me tente sans savoir vraiment dans quel ordre ils seront lus.
 

 
 
 
Et vous ? Que lisez-vous ?
Je vous souhaite une bonne semaine livresque.
 

vendredi 11 octobre 2013

Mensonges sur le plateau Mont-Royal : Mariage de raison (T1)

Auteur : Michel David
Editions : Hurtubise (2013)
Nbre de pages : 401
En vente sur Immatériel ou La librairie du Québec

Présentation de l'éditeur :
Montréal, 1946. Jean Bélanger, qui termine son cours classique, et Reine Talbot, fille du propriétaire d’une biscuiterie, se fréquentent depuis quelque temps. Leur passion mutuelle et la fougue de leur jeunesse mènent à des rapprochements charnels, pourtant proscrits par l’Église avant le mariage!
Alors que leur amour vacille, Jean rencontre une nouvelle flamme. Mais quelques jours plus tard, Reine lui annonce qu’elle est enceinte, une révélation qui va bouleverser leur vie. Les deux familles, que tout semble opposer, vont se démener pour éviter le scandale et sauvegarder leur réputation.
Avec des personnages toujours aussi charismatiques et attachants, des dialogues colorés et vivants qui ont fait son succès, Michel David nous fait revivre une époque où Montréal, au lendemain de la guerre, était en pleine ébullition économique et intellectuelle.



Mon avis :

Je ne connaissais pas Michel David même si au détour de quelques visites sur le net j'avais pu m'intéresser à une ou deux séries de cet auteur (Chez Laurette, notamment) sans vraiment prendre le temps de le découvrir. J'ai eu l'opportunité de lire le premier tome de sa dernière série que je vous présente aujourd'hui et qui a été une lecture facile et appréciée.

Je me suis donc plongée dans Mariage de raison en me disant que j'allais enfin me laisser emporter par une plume québécoise et que j'allais découvrir le monde de nos chers cousins d'Outre-Atlantique.

Le début a été facile et je suis rapidement entrée dans l'histoire. Même si quelques expressions me gênaient, lorsque l'auteur revenait en mode narration, tout devenait plus simple. Le plus dur était de suivre les dialogues.

Le français et le français québécois n'est pas tout à fait pareil par des expressions qui m'ont fait tiquer et j'avoue que c'est vraiment à partir de la moitié du livre que je me suis demandée si je n'allais pas arrêter tant cela me perturbait de lire surtout des négations inversées. Entendez par là que dans le livre vous ne lirez pas, par exemple, "ne t'arrête pas là" mais "arrête toi pas là". C'est vraiment un parler à s'approprier et je ne donne là qu'un petit exemple. Cela se cumule avec des mots qui sonnent très différemment : on parlera de "char" au lieu de "voiture" ou encore "être en famille" pour dire qu'une femme est enceinte.

Bref, la difficulté a été principalement de bien saisir ce que l'auteur racontait vu que je ne suis pas habituée à ce genre de texte. Malgré tout, l'histoire est suffisamment prenante et intéressante pour que ces petits tracas passent sur le second plan vu que les personnages sont très différents les uns des autres, que l'on a deux familles que tout oppose et que leurs enfants vont devoir faire face à une difficulté dont ils se seraient bien passés.

Si les familles Bélanger et Talbot sont intéressantes à suivre dans leurs habitudes, ce sont Jean et Reine qui m'ont vraiment accrochée.

Alors que Jean est un jeune homme calme et plein d'ambition professionnelle, aimant la lecture et étant très réfléchi, Reine, elle, est la jeune fille à qui l'on a tout donné depuis sa plus tendre enfance. Elle est très caractérielle et ne souffre aucune discussion, ni aucune contestation sur ce qu'elle pense et ce qu'elle fait ou dit.

Au fur et à mesure que l'on progresse dans le livre, on va se rendre compte que les personnages vont évoluer mais pas forcément dans le sens auquel on s'attend. Cela va rendre la lecture encore plus prenante et petit à petit, j'avoue m'être totalement détachée de Reine. C'est bien simple, à la fin de ce tome j'ai ressenti une antipathie voire même une haine envers cette gamine.

Je ne la sens pas du tout pour le tome à venir et je me demande vraiment comment tout cela va se terminer avec Jean. La fin du livre laisse le lecteur sur une situation qui peut faire envenimer les relations entre Jean et Reine mais que va-t-il en être exactement ? Est-ce que la mère de cette dernière va changer son fusil d'épaule s'agissant de son beau-fils ou pas ?

J'avoue que même si j'ai eu du mal avec le parler québécois, je suis largement conquise par le talent de romancier de Michel David et il m'a rendue très curieuse de connaître le fin mot de cette histoire.


Un grand merci aux Editions Hurtubise pour cette découverte


mardi 8 octobre 2013

Arthus Bayard et les maîtres du temps

Auteur : Laurent Bettoni
Editions : Don Quichotte (2013)
Nbre de pages : 365

Présentation de l'éditeur :
Arthus, 14 ans, a perdu ses parents très tôt. Adopté par la famille Saint-Ange, des amis de longue date des Bayard, Arthus grandit aux côtés de la ravissante Lalie, 14 ans également. Les deux adolescents sont placés sous la surveillance de la fougueuse gouvernante Loreena, et du trouillard homme à tout faire Tomaso.
Le jeune garçon découvre un jour qu’il a le don de partir dans le passé, et d’y emmener tous ceux qui se trouvent à ses côtés au moment du départ. Problème : il ne décide ni du moment de départ, ni du lieu et de l’époque d’arrivée ! Voilà donc les quatre protagonistes embarqués dans un incroyable voyage dans le temps, aux côtés de Proust, Cocteau ou encore Conan Doyle.
Mais Arthus se rendra vite compte que s’il possède ce don, c’est pour accomplir une mission périlleuse et changer le cours des choses…


Mon avis :

J'ai commencé à lire cet ouvrage le week-end dernier et, dès le début, j'ai très bien accroché aux personnages et à l'écriture de l'auteur. Le thème des voyages dans le temps n'est pas une nouveauté en soi mais la façon dont est racontée l'histoire et les personnages qui la composent sont juste à croquer.

Avant même de commencer ce livre, j'espérais qu'il ne serait pas trop jeunesse et j'ai été agréablement surprise de me rendre compte que même si je lisais une histoire pour jeunes adolescents, je me plaisais dans cet univers.

En effet, nous suivons un jeune adolescent, Arthus, âgé de 14 ans. Nous apprenons dès le départ qu'il a été recueilli dès l'âge de 5 ans par les meilleurs amis de ses parents, ces derniers étant décédés sans que leurs corps aient été retrouvés. Arthus Bayard va donc vivre aux côtés des époux Saint-Ange et de leur fille, Lalie, qui a le même âge qu'Arthus. C'est d'une façon tout à fait inopinée qu'Arthus va être le témoin d'une querelle entre Thierry Saint-Ange, le père, et un journaliste venu l'interviewer sans autorisation. De cela, va s'ensuivre des aventures extraordinaires que vivront Arthus, Lalie, Loreena (la gouvernante) et Tomaso (intendant se surnommant lui-même Il Maestro grâce à ses dons culinaires).

Alors autant le dire rapidement, j'ai tellement adoré ce livre que j'en fais un coup de cœur. Cela faisait un petit moment que je n'en avais pas eu mais là, il faut bien se rendre à l'évidence : tout m'a plu et je ne me suis pas ennuyée une seule seconde. Les personnages sont tellement intéressants et bourrés d'humour qu'il est impossible de ne pas rire dans certaines scènes.

Non de non ce que cela fait du bien de se distraire, en passant un super moment avec un livre intéressant à découvrir par le thème et par ses personnages qui, dès qu'on les imagine, vous font rire à gorge déployée. Mon mari, hier soir, n'en revenait pas. Rire avec un livre !!!!

Mais oui c'est possible et ça se fait avec Arthus Bayard et les maîtres du temps !

Pour l'histoire, je ne vais pas plus développer vu qu'il s'agit de voyage dans le temps et qu'il y a une raison à cela. Arthus et ses acolytes vont devoir trouver pourquoi ces voyages se font et là je vous laisse le découvrir en lisant cet opus.

Mais ce que vous ne savez pas, pour l'instant, c'est que lorsque vous commencerez ce livre, vous ne pourrez plus arrêter parce qu'une fois que vous aurez découvert Arthus et Lalie mais surtout Loreena et Tomaso, vous ne pourrez plus les quitter.

Chaque "couple" offre une vraie bouffée d'oxygène et cela apporte énormément à l'histoire. Bien sûr, il y a les recherches qu'ils doivent effectuer et les dangers qui s'y rapportent mais à côté de cela il y a leurs personnalités si différentes et si complémentaires qui offrent des dialogues à mourir de rire parce que Loreena est une femme de volonté alors que Tomaso est si peureux, courageux mais pas téméraire. Quant à Arthus et Lalie, élevés ensemble ils sont à la fois frère/sœur, amis et peut-être même plus. Ils se cherchent, se charrient mais ils sont tellement attachés l'un à l'autre que le tout est très attachant.

Loreena ne manque pas de caractère et devant ce Tomaso peu enclin à risquer sa vie (même s'il aimerait bien quand même, ne vous y tromper pas - enfin c'est ce qu'il dit...), les échanges verbaux sont juste une tuerie que j'ai adorée. Quelle verve ! Mama mia... j'en veux encore !!

Bien sûr, ce premier tome permet de tout mettre en place mais il est parfaitement dosé dans les détails nécessaires au lecteur pour savoir où l'auteur l'emmène.

Je n'ai ressenti aucune longueur, aucun ennui. Je me suis laissée emporter à travers le temps pour voir ce qui allait se passer et pourquoi. J'ai rencontré des personnages hauts en couleurs que j'ai adorés et que j'espère retrouver très vite. Ils m'ont totalement accrochée que je trouve même dommage de les avoir quittés aussi rapidement. Quelle plaie ! Il va falloir que j'attende la parution du prochain tome pour retrouver Arthus et Lalie mais aussi et surtout Loreena et Tomaso avec son fameux : "par tous les cannellonis, et tous les calamari fritti et tutti quanti, Santa Cucina, priez pour nouuuuuus." (p.63)


En bref, un excellent premier tome d'une série qui promet de merveilleux moments en compagnie de personnages aussi attachants que délirants. Un ouvrage à découvrir et faire découvrir aux plus jeunes comme aux adultes sans aucune modération à partir du 17 octobre.