lundi 9 décembre 2013

Un dimanche au bord de la piscine

Auteur : Madeleine Wickham
Editions : Belfond (2013)
Nbre de pages : 385

Présentation de l'éditeur :
Amelia et Katy, neuf et sept ans, ne se tiennent plus d'excitation : dimanche, c'est la fête chez les Delaney, ils ouvrent la piscine à tout le village ! Et on annonce du beau temps, que demander de plus ?
Sauf que la fête va tourner à la catastrophe : Katy fait une mauvaise chute. Alors que la fillette est évacuée à l'hôpital, la consternation laisse place à la colère.
Qui surveillait les filles ? Pour sûr, les parents étaient encore en pleine dispute ! Le père a dû flirter avec la jolie pianiste qui vient de s'installer au village. Et les Delaney, ne sont-ils pas aussi responsables ? Depuis le temps qu'on leur dit que leur piscine n'est plus aux normes. D'ailleurs, la mère ferait bien de suivre les conseils de son jeune et bel avocat et leur faire un procès !

Bientôt, c'est tout le village qui va se déchirer, réveillant au passage les vieilles rancoeurs et les ragots les plus croustillants...


Mon avis :

Ne vous y trompez pas. Malgré sa couverture girly et ses couleurs attirantes, ce livre est loin d'être un roman chick-lit comme l'auteur nous en donne l'habitude avec les livres qu'elle signe sous son nom. Ici, son pseudonyme lui permet de faire des romans contemporains qui mettent le lecteur dans une difficulté donnée.

Pour avoir déjà lu du Madeleine Wickham, je me doutais que ce titre ne serait pas aussi marrant que le précédent de l'auteur, Poppy Wyatt est un sacré numéro. Point question de jeune trentenaire cherchant l'homme idéal, la position sociale et tout le toutim et nous faisant rigoler à chaque chapitre.

Tout au long de l'ouvrage, nous allons découvrir un certain nombre de voisins. Alors que tout allait pour mieux pour les uns et les autres, si ce n'est quelques problèmes de couple ou de perte d'un mari, les relations restaient amicales. Mais lors d'une journée organisée pour se rafraîchir auprès d'une piscine, l'accident survient et une enfant de 7 ans chute dans l'eau en se cognant préalablement la tête. En survient un trauma crânien avec perte de connaissance.

A partir de ce moment là, tout se bouscule et on entre dans le fameux jeu de la responsabilité. Qui est coupable ? Quelle négligence est le fruit de cet accident ?

J'ai démarré cette lecture sans aucune appréhension et avec envie d'entrer une nouvelle fois dans l'univers de Madeleine Wickham. Un style qui ne change pas par rapport à ses romans chick-lit puisqu'il est simple et facile à suivre mais qui dans le fond de l'histoire est beaucoup plus important.

Nous ne sommes pas là pour rire mais bel et bien pour vivre une portion de vie de ces personnages qui, malgré les difficultés qu'ils rencontrent dans leur vie intime, vont devoir aussi faire face à un gros imprévu.

D'emblée, j'ai été scotchée par l'univers, les personnages qui composent cet ouvrage et je me suis très vite attachée aux enfants dont il sera question ici.

Madeleine Wickham a su parfaitement entretenir son petit suspense jusqu'au bout, même si on sait par avance comment ce genre de lecture se termine.

Malgré tout, j'ai dévoré ce bouquin en à peine deux jours parce que le problème que rencontraient Louise et Barnaby, les parents de l'enfant ayant fait la chute, était aussi un peu le mien. J'ai vécu leur détresse, leur angoisse. Comment imaginer cette petite fille de 7 ans dans le coma pendant des jours et des jours ? Comment rester impassible face à cette situation ?

Il y a tout un contexte qui peut aussi expliquer le pourquoi et même si je connaissais l'accident à venir en ayant lu le résumé, je me suis dit aussi, en arrivant sur cette fameuse scène, que cela aurait pu être évité.

J'en ai voulu à Louise. J'en ai voulu à Barnaby. Des parents en plein tourments dans leur vie intime. Des parents un peu paumés, se cherchant des noises pour des broutilles.

Cela démontre à quel point notre concentration peut être altérée et qu'à cause de cela un malheureux accident peut avoir des conséquences extrêmement graves.

Cela démontre aussi que certaines personnes vont tenter de se servir de la douleur que nous subissons, de notre manque de jugement dans ces moments là. Notre perception change du tout et tout peut entraîner d'autres conséquences...

A partir d'une simple chute, Madeleine Wickham va monter une intrigue pertinente et possible dans notre vie quotidienne. A cela, elle va ajouter deux personnages que j'ai véritablement détestés (mais je ne vous en dirai pas plus).

Un dimanche au bord de la piscine est certes une histoire simple mais ô combien efficace.

Très vite lu et addictif, il est parfait pour passer un moment de lecture agréable malgré le thème abordé et les conséquences qu'il suggère ici.

Un livre à recommander à toutes celles qui aiment Sophie Kinsella. On garde l'écriture mais on devient plus sérieux dans le thème.

 

C'est lundi... que lisez-vous ? (55)


Ce rendez-vous hebdomadaire a été créé par Mallou et repris par Galleane.

Le principe est simple, répondre à trois questions : Qu'ai-je lu la semaine précédente ? Que suis-je en train de lire ? Que vais-je lire ensuite ?

Ce que j'ai lu la semaine dernière

MON AVIS


MON AVIS


AVIS A VENIR

Encore une bonne semaine qui m'a permis de finir un dyptique de Fabrice Colin que je recommande et de découvrir une nouvelle auteur avec "douze mois pour toi". Une belle histoire d'amitié pour les jeunes à partir de 10 ans. Quant au Wickham, mon avis sera prêt dans la journée. Nous sommes loin du roman chick-lit puisqu'il aborde un sujet important. Il m'a plu mais certains personnages m'ont agacés. Malgré tout, il a été très vite lu.

Ce que je suis en train de lire


Un livre que j'ai commencé vendredi dernier et j'avoue avoir un peu mal à bien m'accaparer l'histoire et les personnages. Cela me plaît mais des zones d'ombre me perturbent. J'en suis déjà à la moitié et j'espère vraiment vous le présenter avant la fin de la semaine mais mon rythme est assez lent, je suis très fatiguée et les week-end chargés pour organiser les fêtes à venir n'arrangent rien...

Ce que je compte lire ensuite

Ce sera un SP qui sortira le 2 janvier prochain. Je compte faire mon avis entre le 15 et le 20. Je n'en dis pas plus pour l'instant mais j'ai hâte de le découvrir.
 
 
Et vous ? Que lisez-vous ?
Je vous souhaite une excellente semaine livresque.

jeudi 5 décembre 2013

Douze mois pour toi

Auteur : Béatrice Rouer
Editions : Oskar (2013)
Nbre de pages : 138

Présentation de l'éditeur :
Prudence, 13 ans, est toujours prête à aider ses amis. Aussi, quand elle apprend que Ludo, atteint de leucémie, doit subir une greffe de moelle osseuse et passer plusieurs semaines en chambre stérile, son esprit créatif prend le dessus pour permettre à Ludo de communiquer malgré son isolement...



Mon avis :

Lorsque je me suis lancée dans ce petit livre jeunesse, je pensais qu'il allait parler davantage de la maladie de Ludo et que j'allais avoir le cœur serré tout au long de ces 138 pages.

Et bien détrompez-vous. L'auteur n'a pas du tout souhaité partir dans ce genre de lecture et elle a bien fait parce que Douze mois pour toi offre un bon moment de lecture malgré le sous-thème abordé.

Le but ici est donc d'arriver à faire un cadeau à Ludo qui doit, pour vaincre sa leucémie, subir une greffe de la moelle osseuse. Du coup, isolement forcé pendant cinq semaines mais ne voir personne pendant ce laps de temps si long, si ce n'est au travers d'une vitre, ce n'est pas extraordinaire et cela mine le moral.

Du coup, Prudence et ses amis vont décider de faire un calendrier qu'ils vendront aux fins d'acheter un ordinateur afin que Ludo puisse communiquer avec l'extérieur.

Ecrit avec un style simple et léger, ce livre, prévu pour des lecteurs à partir de 10 ans, va leur permettre de se rendre compte que malgré la maladie et les obstacles qui sèment le parcours de la guérison, il y a aussi l'espoir et l'entraide.

On va suivre Prudence, Clara (la sœur de Ludo), Antoine, Julius et Iris dans une course contre la montre pour parvenir à monter ce fameux calendrier mais surtout le vendre. Il faut que tout soit fait avant Noël et cela ne va pas être si facile que ce que Prudence pourrait l'imaginer.

On vit cette histoire à travers celle jeune adolescente de 13 ans, jeune créatrice à l'imagination débordante. Mais l'auteur ne va pas se focaliser uniquement sur ce problème de calendrier car à 13 ans il y a aussi le problème de l'acceptation de soi et du regard des autres, que l'on soit malade ou pas.

L'ouvrage est vraiment bien écrit et il se lit très facilement. L'enfant qui se lancera dans cette lecture ne devrait donc pas avoir de difficulté. Il s'agit tout simplement de suivre ces jeunes dans une période de leur vie qui n'est pas si facile à assumer.

Les amitiés se font, se relâcher puis se resserre. C'est indéniablement prévu pour un jeune public.

Même si j'ai bien aimé cette lecture, j'en attendais quand même quelque chose de plus poignant. Or, la maladie est juste survolée et c'est peut-être là son seul défaut. La leucémie n'est perçue que comme une maladie facilement soignable ce qui n'est pas forcément le cas.

Si je peux comprendre que l'auteur ait voulu donner un ton de légèreté à son livre, je pense aussi qu'il est bon que les jeunes lecteurs puissent comprendre l'étendu de certaines choses. La vie s'apprend aussi à travers les livres et cela pourrait les pousser à se poser des questions.


Un grand merci aux Editions Oskar pour cette découverte.

 

mercredi 4 décembre 2013

La dernière guerre : 2nde vie

Auteur : Fabrice Colin
Editions : Michel Lafon (2013)
Nbre de pages : 427

Présentation de l'éditeur :
Je m’appelle Rain, j’ai quinze ans. Je vis dans un monde ravagé par la guerre, où plus aucune femme ne peut avoir d’enfant. Un monde à feu et à sang que je dois traverser, car j’ai juré de retrouver Floryan. Pour s’échapper de l’Intermonde, il a fait le choix de la réincarnation en plongeant dans le Nihil. Mais au lieu d’un seul garçon, j’en découvre deux, Anthony et Eliott. Lequel est Floryan ? Je l’ignore. Nous devons cependant faire vite, car l’horreur qui ronge la Terre porte un nom : les « Élohim ». Or désormais, nous le savons, ces êtres sans émotions sont parmi nous… et notre désespoir est leur nourriture.


Mon avis :

Il y a un an, je découvrais le premier tome de ce dyptique, 49 jours, avec lequel j'avais passé un très bon moment de lecture même si je n'avais accroché qu'à partir de la moitié du bouquin. J'avais fait la connaissance de Floryan, adolescent de 17 ans, trop tôt disparu dans un attentat à Paris. Suite à sa mort, il s'est retrouvé dans un monde parallèle : l'Intermonde. On y rencontrait alors des personnages intéressants à suivre et la fin m'avait donné très envie de connaître la suite. Ce qui est aujourd'hui chose faite.

Si 49 jours était prenant et intéressant, je dois avouer d'emblée que 2nde vie est encore plus accrocheur. Lu en tout juste 2 jours, il m'a été impossible de le lâcher et de penser à autre chose que de le dévorer, tout simplement.

J'ai été un peu perdue au début vu que je n'avais pas relu le résumé de l'éditeur. Je pensais retrouver, dès le début, Floryan. Ce qui n'est pas le cas.

Dans cet opus, nous allons suivre Rain, personnage dont nous faisons connaissance dans le premier tome et qu'il me tardait d'ailleurs de retrouver. Cette adolescente est seule puisque ses parents sont tous les deux décédés. Dans ce tome là, elle ne va avoir qu'une obsession : retrouver Floryan et par la suite sauver l'humanité.

En effet, dans l'opus précédent et à travers les voyages de Floryan dans le futur, nous apprenons que la France va être envahie par les Rouges, les russes, que les femmes ne peuvent plus avoir d'enfant et qu'un virus affecte la mémoire des Hommes.

Si dans 49 jours, on voyait globalement ce qu'il allait se passer en 2030, ici on le vit pleinement et je peux vous assurer que c'est juste difficile à croire.

C'est à travers la narration de Rain que nous progressons dans ce futur sans avenir pour l'Homme et sa force de caractère permet au lecteur de garder une lueur d'espoir.

Durant ces 400 pages, Rain va faire deux rencontres primordiales : celle d'Anthony et d'Eliott. Ces deux jeunes gens sont de nature très différentes et, au début en tout cas, je me disais qu'il fallait peut-être se méfier de l'un et puis par la suite de l'autre. Je n'étais pas vraiment sûre que Rain puisse leur faire confiance tenant le contexte dans lequel elle évolue.

L'atmosphère est lourde et toujours très tendue. Cela donne un stress permanent. Je pensais qu'il partirait vers les dernières pages mais ce ne fût pas du tout le cas parce que Fabrice Colin a su, à la perfection, mener une intrigue qui vous fait angoisser jusqu'au bout.

L'action est omniprésente; cela bouge tout le temps. Vous comprendrez alors pourquoi il m'a été impossible, hier, de poser ce livre. C'était tout bonnement impensable que je fasse autre chose alors que ces personnages, cette atmosphère, cette attente de savoir les choses, tout me tracassait.

2nde vie est un tome différent du premier qui m'a littéralement scotchée. Alors même que j'avais envisagé de retrouver Floryan, l'auteur a décidé de partir sur un chemin différent qui m'a accablée au début puis totalement emballée par la suite.

Quand je dis que Fabrice Colin est un auteur que j'aime suivre parce qu'il me fait passer par tout un tas d'émotions, c'est encore une fois le cas avec ce tome là. Je reste sidérée par ce que j'ai lu; j'ai été prise dans les mailles de ses filets qu'il a tendus avec finesse et j'ai adoré.

Je n'en fais cependant pas un coup de cœur tout simplement parce que la fin m'a un peu déçue. Elle est prévisible alors même que j'aurais aimé que cela se termine autrement. Mais, je peux aussi comprendre le pourquoi.

En tout cas, me concernant, je conseille fortement la lecture de ce dyptique qui vous emporte par son côté fantastique dans un premier temps avec 49 jours et qui vous embarque dans un monde sombre où l'humanité risque cruellement de s'éteindre avec 2nde vie.


Un grand merci aux Editions Michel Lafon pour cette lecture addictive.
 

mardi 3 décembre 2013

Les Fragmentés : Les Déconnectés (T2)

Auteur : Neal Shusterman
Editions : MSK (2013)
Nbre de pages : 499

Présentation de l'éditeur :
Dans une société traumatisée par la Seconde Guerre civile, une loi autorisant la fragmentation a été votée. Celle-ci stipule que tout parent peut décider de "résilier" son enfant rétroactivement.
Réfugiés dans un cimetière d'avions de l'Arizona, Connor et Risa ont réussi à échapper à ce sort funeste. Au beau milieu du désert, ils accueillent des centaines d'adolescents qui, comme eux, ont décidé de résister. Peuvent-ils encore changer une société qui considère leur vie comme un bien de consommation ?
 
Neal Shusterman signe une suite éblouissante aux Fragmentés, poussant encore plus loin sa réflexion sur le libre arbitre et le prix de l'existence dans un thriller à couper le souffle. Très attendu par les lecteurs, Les Déconnectés s'est classé dès sa sortie en tête de liste des best-sellers du New-York Times.
 
 
Mon avis :
 
J'ai lu Les Fragmentés fin octobre et je n'ai pas trop traîné pour enchaîner avec la suite, tout simplement parce que le sujet abordé par l'auteur est incontestablement une première dans le genre dystopique. Jusque là, je n'avais jamais lu d'ouvrage portant sur "la fragmentation" et j'avoue que j'étais très curieuse, tenant la fin du tome 1, de retrouver les personnages pour voir ce qui allait se passer.
 
Avant même de commencer ce livre, j'ai été amenée par l'auteur à jouer à un certain jeu : le Jeopardy. Pour ceux qui, comme moi, ont un certain âge, vous vous rappellerez qu'il était animé par Philippe Risoli au tout début des années 1990. A travers ce jeu, l'auteur vous donne des réponses auxquelles il faut poser la bonne question. Bien entendu, ce jeu porte sur le premier tome de cette série. J'ai eu deux réactions face à ces quelques pages : cela m'a fait sourire dans un premier temps et en y réfléchissant je me suis dit que c'était bien sombre de jouer sur un tel thème. Selon le lecteur, on peut le prendre vraiment comme un jeu ou bien, au contraire, une façon morbide de tout remettre à plat sur cet univers créé par l'auteur. Finalement, j'en ai eu la chair de poule.
 
J'ai ensuite enchaîné avec l'histoire et là j'ai découvert de nouveaux personnages : un refusé en la personne de Rufus, puis Miracolina, une décimée. Nous allons les suivre sur quelques chapitres avant de retrouver ceux que l'on avait connus dans le tome précédent : Lev, Connor et Risa.
 
L'évolution se fait peu à peu et on voit se dessiner des destins encore bien noirs pour les uns et les autres. Les rencontres se font, le pire est à venir.
 
Alors même que j'avais commencé à me rapprocher du personnage de Lev à la fin du premier tome, ici je n'ai rien ressenti du tout pour les personnages.
 
Je suis restée assez extérieure à ce qui arrivait même si, dans l'ensemble, j'ai été horrifiée par ce que je lisais.
 
Ce ne sont pas les personnages eux-mêmes qui m'ont fait m'interroger sur ce que l'auteur développe ici mais plutôt les publicités et autres messages qui figurent dans certains chapitres.
 
Je me suis rendue vraiment compte que l'auteur partait dans une réflexion éthique très poussée et là je me suis dit qu'il y allait vraiment fort.
 
Pouvez-vous vous imaginer dans un monde où le corps est plus important qu'une vie ?
 
L'auteur ne nous épargne à aucun moment durant cette lecture. Il va vraiment au fond du pire qu'il puisse exister chez l'Homme. Il fait entrer dans ce tome là, en plus des Frags - une sorte de police qui recherchent les déserteurs - des êtres encore plus abominables, les Bracs qui ne sont autres que des braconniers qui chassent les êtres humains pour en retirer un maximum d'argent.
 
Les Déconnectés est un livre qu'il m'a fallu digérer au fur et à mesure que je progressais dedans et malgré tout ce qui cache, de bon ou de mauvais, j'ai toujours gardé un petit espoir que tout cela ne peut pas se terminer tragiquement pour le genre humain.
 
Et pourtant, quand on voit se développer un nouvel homme tel que Cam dont je ne dirai pas ce qu'il est, je me suis dit aussi que nous étions vraiment horribles de jouer avec la vie mais aussi avec les âmes.
 
Je reste taisante sur certains points et cela peut paraître très flou voire même mystérieux pour ceux qui n'ont pas encore lu cette série mais lorsque vous vous plongerez dedans, vous comprendrez ce que je veux dire ici.
 
Les Déconnectés est un tome encore plus puissant dans l'horreur qu'il décrit. L'âme humaine est dépeinte dans son côté le plus sombre qu'il puisse être et c'est surtout ça qui m'a plu. Les personnages ne sont là que pour porter un message. En tout cas, c'est de cette façon que je l'ai perçu puisque je ne me suis attachée à aucun d'entre eux.
 
Cam est celui qui risque d'évoluer le plus dans la suite à venir et je suis impatiente d'être au printemps 2014 pour pouvoir la découvrir et savoir comment tout ça va se terminer.
 
En bref, Les Fragmentés est une série sombre mais terriblement efficace qui met le lecteur dans un état de réflexion très fort. Je recommande fortement la série à qui aime ce genre de livre.
 
Un grand merci aux Editions MSK de m'avoir permis de découvrir cette suite encore plus prenante que le tome précédent.
 
 
 
 

lundi 2 décembre 2013

C'est lundi... que lisez-vous ? (54)


Ce rendez-vous hebdomadaire a été créé par Mallou et repris par Galleane.

Le principe est simple, répondre à trois questions : Qu'ai-je lu la semaine précédente ? Que suis-je en train de lire ? Que vais-je lire ensuite ?

Ce que j'ai lu la semaine dernière

MON AVIS

MON AVIS


Une bonne semaine pour moi, même si j'avoue avoir terminé le tome 2 des Fragmentés seulement ce matin. J'ai mis quasiment toute la semaine pour lire l'ouvrage de Sire Cédric vu que sur les 150 premières pages j'ai eu du mal à accepter certaines scènes. Mon avis étant en place, vous pourrez lire ce qui m'a gênée et donc freinée dans mon avancée. Sinon, Zéphyr a été une très très bonne découverte et la fin me donne très envie de lire la suite. Quant aux Déconnectés, il m'a plu davantage que le tome précédent parce qu'il impose au lecteur de s'interroger sur un tas de questions d'éthique. Mon avis arrive très vite.

Ce que je suis en train de lire


J'ai un peu de retard vu que j'aurais dû le lire à la place des Déconnectés. Je corrige ça de suite et m'y plonge dans la journée, en espérant que je l'aimerai autant que le tome 1.

Ce que je lirai ensuite



Les deux premiers seront lus, c'est sûr et certain. Par contre, le Kinsella reste une option si j'ai fini mes lectures avant vendredi. Je ne suis pas vraiment dans une période où j'ai envie de chick-lit mais sait-on jamais. Cela peut changer d'ici là et puis ce genre de bouquin se lit assez rapidement.
 
Et vous ? Que lisez-vous ?
Je vous souhaite une très bonne semaine livresque.

dimanche 1 décembre 2013

La mort en tête

Auteur : Sire Cédric
Editions : Le Pré aux Clercs (2013)
Nbre de pages : 555

Présentation de l'éditeur :
Le duo d’enquêteurs Eva Svärta / Alexandre Vauvert est en bien mauvaise posture…
Ils traquent sans relâche les tueurs psychopathes, mais cette fois ce sont eux les proies d’un criminel sadique. Le suspense est à couper le souffle, le lecteur n’aura pas une seconde de répit.
 Tout commence en banlieue parisienne, la séance d’exorcisme d’un enfant de huit ans a tourné au drame. Eva Svärta, policière à la Brigade criminelle, enceinte de quatre mois, se rend sur les lieux. Est-ce un accident ? Comment est vraiment mort cet enfant ?
Sur place, la policière rencontre Dorian Barbarossa. Un journaliste à sensation qui vit depuis des années avec une balle de calibre 22 dans le crâne.
 Eva Svärta ne se doute pas encore de la descente aux enfers qui l’attend…
Tel un marionnettiste diabolique, Sire Cédric joue avec ses héros de papier comme avec nos émotions.
 Frissons et suspense garantis !


Mon avis :

Voilà enfin le troisième tome des aventures de Eva et Alexandre et j'avoue que je l'attendais avec impatience vu la tournure que prenaient les évènements dans les ouvrages précédents. Eva et Alexandre sont des personnages atypiques et ils forment vraiment un duo que j'adore. La lecture de La mort en tête était donc obligatoire pour moi.

J'ai commencé cette lecture en me rappelant avec précision ce que j'avais ressenti lors de mes précédentes découvertes et j'étais prête à partir dans un univers, encore une fois, sombre et fantastique, comme sait si bien le faire Sire Cédric.

J'ai été sidérée par les premiers chapitres où l'on fait connaissance de Dorian Barbarossa, où l'on suit une séance d'exorcisme sur un enfant et ce qui s'y produit.

L'auteur a su me mettre, dès le départ, dans l'ambiance de son ouvrage et il me tardait que la rencontre entre le tueur psychopathe et Eva ou Alexandre se fasse.

Une fois fait, j'ai été très surprise et déçue de constater que l'on savait rapidement qui allait faire quoi et que la proie de ce psychopathe allait être Eva. J'aurais plutôt préférer rester dans une enquête classique plutôt que savoir d'emblée qui était le responsable des crimes.

Malgré tout, Sire Cédric tienne son lecteur en haleine tant les rebondissements sont nombreux et les scènes de crime sont toutes sidérantes. On se dit qu'il va y avoir une petite accalmie, qu'il ne peut pas agir aussi froidement et pourtant...

Le tueur que l'auteur a créé est l'un des plus perturbant que j'ai eu à rencontrer jusque là. Il va toujours là où il veut, il n'y a aucun obstacle qui lui résiste. A certains moments, je me disais que ce n'était pas possible qu'il puisse savoir comment tout gérer. C'était vraiment un truc de dingue à suivre et à lire. Impensable de s'imaginer ce genre de comportement aussi psychopathe et asocial. S'il ne commettait aucune faute, cela risquait d'ailleurs périlleux pour notre duo de choc.

Parallèlement à ça, malheureusement, j'ai trouvé que certaines scènes n'étaient pas vraiment crédibles au vu de l'état d'Eva.

En effet, on apprend dès le début qu'elle est enceinte de 4 mois et lorsque l'on "voit" les embûches qui lui sont tendues, comment elle s'en sort et qu'elle ne fait pas de fausse-couche... j'avoue avoir eu du mal à avaler tout ça.

J'ai dû vraiment m'accrocher pour passer à côté de ce gros problème de réalisme dans les conséquences de ces faits pour pouvoir poursuivre. J'avais vraiment peur que Sire Cédric parte dans un roman totalement dénué de sens. Heureusement, la suite est bien mieux et même si la fin fait surtout penser à un film américain dont on connaît par avance l'aboutissement, il n'en demeure pas moins que tout est très bien mené.

Pour le côté fantastique dont j'avais l'habitude, je dois bien dire que La mort en tête m'a encore une fois perturbée parce qu'il y en a beaucoup moins que dans les autres titres de l'auteur.

Lorsque vous le lirez, vous le constaterez de vous-même mais vous vous rendrez compte aussi du pourquoi et après réflexion (vu que cela fait 3 jours que j'ai fini ce livre), je me dis que cette petite parcelle de fantastique peut largement grandir avec la suite à venir.

Malgré mes petits bémols sur ce titre, je reste toujours aussi impatiente de découvrir le prochain titre de cet auteur que j'aime vraiment lire chaque année. La mort en tête a ses défauts mais le livre a aussi de très grosses qualités notamment dans la relation Eva/Alexandre. Ils sont tellement unis tant dans leur intimité que dans leur vie professionnelle que c'est juste succulent à suivre.

Tenant les raisons qui poussent le tueur à s'en prendre à Eva, il n'en fallait pas plus pour que leur couple évolue encore et j'étais scotchée pour savoir comment ça allait finir, même si, comme je l'ai déjà dit, on le sait par avance.

Par contre, l'épilogue m'a juste sciée et je dois hurler de rage contre l'auteur parce que les dernières lignes sont justes terribles pour le lecteur. Cela laisse présager du très bon à venir et je n'ai qu'une envie : être déjà fin 2014 ou au pire début 2015 pour avoir le prochain livre de cet auteur.


Un grand merci aux Editions Le Pré aux Clercs pour cette nouvelle découverte