vendredi 13 décembre 2013

La dague et la fortune : La voie du dragon (T1)

Auteur : Daniel Hanover
Editions : Fleuve Noir (2013)
Nbre de pages : 448

Présentation de l'éditeur :
Autrefois, les dragons régnaient sans partage sur le monde. Mais ils ont disparu de la surface de la Terre… et la magie avec eux. Les royaume des hommes ont survécu, de même que les sanglantes intrigues de cour qui les animent. Et les seigneurs continuent à se servir aussi bien de la guerre que du commerce pour asseoir leur domination. Cithrin, orpheline, surdouée de la finance, Marcus, ancien soldat brisé par la mort de sa femme et de sa fille et Geder, noble philosophe en quête des origines du monde n’ont rien en commun. Pourtant, ces trois personnages vont se croiser sur l’échiquier d’un terrible conflit annoncé. Un conflit qui, une fois déjà, a détruit le monde. Et ouvert la Voie du Dragon.


Mon avis :

Mon histoire avec ce livre a débuté il y a quelques semaines lorsque Dup le lisait et elle était tellement enthousiaste que, forcément, je n'ai pas pu résister à la tentation de postuler lors de l'opération Masse Critique de Babelio pour le découvrir à mon tour. Elle en a d'ailleurs fait un coup de cœur et vous pouvez aller lire sa chronique ici.

En général, quand Dup aime une lecture, je ne suis pas loin de succomber à mon tour. Mais, cette fois-ci, j'avoue que j'ai eu énormément de mal à avancer dans ma lecture et je me suis fait violence pour l'achever.

En effet, si dans la globalité j'ai aimé ce que j'ai découvert ici et si, contre toute attente, je souhaite lire la suite, j'ai tout de même été malmenée par l'une des intrigues de ce roman.

Nous allons suivre en fait parallèlement deux histoires qui viendront se rejoindre par la suite. D'un côté, nous trouvons un certain nombre de personnages que j'ai eu bien du mal à assimiler. Certains sont pour le roi Siméon, d'autres lui sont opposés. On entre là dans la fameuse difficulté politique de la série. On veut que le roi disparaisse et son successeur en même temps, tant qu'à faire.

Sauf que je n'ai pas tout compris et alors même que j'ai terminé ce livre hier, j'avoue que certaines zones d'ombre persistent. Malgré ma volonté de tout saisir, de tout lire tranquillement, à tête reposée pour bien me concentrer sur ce qui se disait entre les différents protagonistes, je reste dans le flou.

Je pensais qu'après avoir lu Le Trône de Fer, qui est loin d'être une mince affaire, j'aurais pu facilement entrer dans cet opus là. Et bien non ! Indubitablement, il me manque des éléments éclaireurs pour que la lumière soit.

Donc, du côté de l'intrigue politique, je reste dubitative et très interrogative. J'ai avancé, j'ai suivi Dawson, Siméon, Geder et les autres méchants mais, au final, ce ne sont pas ces personnages qui m'ont charmée, bien au contraire.

Certains peuvent sembler aimables et vouloir le bien commun, il n'en demeure pas moins que je ne les sens pas. Je ne les aime pas et je n'accroche pas avec eux (à l'exception de Geder, qui paraît un peu paumé et prévenant mais qui malgré tout garde une rancœur et une violence incroyable quand on avance dans le livre).

Vu ce que je viens d'écrire là, vous devez vous demander ce qui a pu bien me plaire pour que je souhaite lire la suite.

Il s'agit tout simplement d'autres personnages qui ont été obligés de fuir la cité de Vanaï : Marcus et Cithrin, principalement. Lui est un ancien commandant de l'armée et elle, une jeune orpheline de 16 ans, pupille de la banque médéanne.

J'ai été totalement séduite par l'aventure qu'ils vivent et les questionnements qu'ils se posent tout au long de leur parcours.

On les voit évoluer, une relation s'installe et Cithrin prend de plus en plus d'assurance.

C'est cette partie là de l'ouvrage qui m'a le plus accrochée et j'avançais uniquement pour pouvoir les retrouver.

Dans l'ensemble donc, j'ai trouvé que le livre avait du potentiel mais qu'il manquait des détails pour que tout soit plus clair pour moi. Ceci est bien entendu un avis personnel et même si j'ai trouvé quelques défauts, La voie du dragon entre parfaitement dans la dark fantasy que j'ai l'habitude de lire.

Je suis très tatillonne sur ce genre de lecture et même si le style est très accessible et fluide, je m'y suis parfois ennuyée parce que je n'arrivais pas à me situer dans certaines déclarations, certaines scènes.

De plus, en tout début d'ouvrage, l'auteur précise qu'il y a 13 races dans le royaume. Ils les citent mais, là encore, il aurait été plaisant d'avoir des dessins en fin de livre, par exemple, pour mieux se les approprier. Difficile de s'imaginer un Tralgu ou un Timzinae ou encore un Cinnae. Certains ont des écailles, d'autres des poils mais les détails s'arrêtent au strict minimum. Du coup, difficile de s'en faire une image précise.

C'est donc un avis en demi-teinte que je fais sur ce tome 1 d'une nouvelle série qui devrait plaire si le lecteur ne s'arrête pas sur certains détails manquants, comme je l'ai fait. Les derniers chapitres donnent fortement envie de découvrir la suite et j'espère que ce sera une bonne découverte pour moi lorsque je m'y pencherai dessus sinon ce sera purement et simplement du classe vertical.

 

jeudi 12 décembre 2013

Les réfugiés du froid

Auteur : Sylvie Kaufhold
Editions : Numériklire
Nbre de pages : 111

En vente ici pour 3,49€

Présentation de l'éditeur :
De dangereux changements climatiques bouleversent la vie des habitants de l’Intérieur. Le comté dépérit sous le joug d’un hiver permanent et sans pitié. Seule la cité bulle de Torj a trouvé le secret de l’éternel printemps, mais elle le réserve à une population d’élus. Autour de la cité, les réfugiés du froid se tuent à la tâche dans les mines de pierre noire. C’est le cas de la famille paysanne du jeune Inok, douze ans, et de celle, bannie de la cité, de son ami Alan. Mais alors que ce dernier décide de quitter l’Intérieur pour rechercher avec d’autres des terres épargnées par l’hiver, au-delà du grand océan, Inok choisit de rester et de lutter parmi les révoltés des faubourgs.
 
 
Mon avis :
 
C'est avec un réel plaisir que je me suis plongée dans ce petit livre jeunesse de Sylvie Kaufhold, auteur dont j'ai fait connaissance cette année avec sa série du Monde d'Allia que j'ai adoré et dont il me tarde de découvrir le dernier tome.
 
Avec Les réfugiés du froid, Sylvie Kaufhold transbahute le lecteur dans un monde plus qu'austère. Le froid et la neige ont envahi l'ensemble des terres et seule une cité garde un printemps éternel. Les populations quittent tout ce qu'ils possèdent pour parvenir à Torj et entrer dans cette cité mais les règles sont strictes et malheureusement il y a peu d'élus.
 
Autant le dire d'emblée, j'ai encore une fois succombé au charme de l'écriture de l'auteur. Je l'admire réellement tant son style est fluide, simple et pourtant accrocheur.
 
Elle a su parfaitement me faire entrer dans cet univers hivernal où règnent le froid, la difficulté de survivre et malheureusement où la mort est le seul échappatoire pour ne plus souffrir de cet hiver éternel et des mines de pierre noire.
 
J'ai beaucoup aimé suivre Inok,  ce jeune garçon de 12 ans très courageux mais aussi très réfléchi. A ses côtés, nous allons découvrir d'autres personnages qui auront une importance capitale pour les évènements qui surviendront.
 
Malgré tout, même si j'ai totalement adhéré à ce livre et même s'il est parfaitement adapté à des enfants d'environ 11-12 ans, j'aurais aimé aussi avoir plus de précisions sur le pourquoi de cet hiver éternel, les capacités de Inok à entendre des voix (vous comprendrez lesquelles en lisant le livre).
 
Même si certaines de mes questions ont trouvé des réponses sur les derniers chapitres, j'avoue que j'en aurais voulu un peu plus pour avoir un réel coup de cœur pour ce livre.
 
Il est magnifiquement mené, parfaitement écrit et il vaut vraiment le coup d'être découvert mais pour un lectorat adulte, il risque d'être un peu juste. Il manque un peu de profondeur et de plus de difficultés que Inok auraient pu rencontrer dans son parcours.
 
L'ouvrage se lit vite puisque je l'ai lu hier après-midi pour couper une lecture que je traîne depuis presque une semaine et cela m'a fait un bien fou de revenir dans un style plus facile et une histoire qui coule toute seule.
 
En bref, Les réfugiés du froid est un excellent ouvrage pour les enfants qui vont entrer ici dans un univers assez sombre mais l'espoir qui se dégage d'Inok est communicative, au point que le lecteur se laisse entraîner dans cette histoire avec plaisir.
 
Mon regret de ne pas avoir eu quelques pages en plus est très certainement dû au fait que j'étais tellement bien avec l'intrigue et les personnages que je ne voulais, tout simplement, pas en sortir.
 
Un grand merci à Sylvie Kaufhold de m'avoir permis cette nouvelle découverte qui, je l'espère, plaira au plus grand nombre.
 

mardi 10 décembre 2013

L'encyclopédie du Hobbit

En cette fin d'année, les Editions Le Pré aux Clercs vous proposent de revenir dans l'univers complet et fascinant de Tolkien à travers cette encyclopédie magnifique, L'encyclopédie du Hobbit.




 Auteurs : Damien Vador, Vivien Stocker, Coralie Potot & Dominique Vigot
Nbre de pages : 335
Prix : 29,00 €

 
Je me suis délectée de cet ouvrage avec parcimonie parce qu'il ne se lit pas d'une traite comme un bon roman mais petit à petit afin de déguster ce que nous découvrons. Nous entrons véritablement dans le monde du Hobbit avec une description détaillée des divers mondes et personnages qui m'avaient emportée notamment lors de ma lecture du Seigneur des Anneaux.
 
Avant tout chose, les auteurs de ce magnifique livre reviennent sur ce grand auteur qu'était John Ronald Reuel Tolkien. Je n'avais jamais lu de biographie sur lui et j'avoue que j'ai été surprise par le nombre d'ouvrages qu'il a écrits mais aussi par la difficulté et le temps qu'il lui a fallu pour que tout ce magnifique travail aboutisse à des œuvres magistrales.
 
Si vous vous décidez à offrir ou vous offrir cette encyclopédie, vous allez obligatoirement vous y plonger pendant des heures tant les explications sont claires et simples, les personnages et paysages sont parfaitement décrits.
 
Lorsque je m'y remettais dedans, c'était avec un grand plaisir tant les illustrations et les textes sont plaisants. Ils offrent un véritablement prolongement au lecteur dans l'univers de la Terre du Milieu que j'avais découvert il y a quelques années et que je retrouve toujours avec plaisir lorsque je regarde les films du Seigneur des Anneaux ou le livre.
 
Je me rappelle avoir lu Bilbo le Hobbit au collège mais à l'époque (j'avais à peine 12 ans)  il ne m'avait pas du tout intéressée. J'avais eu du mal à entrer dans l'histoire et je n'ai jamais retenté cette lecture.
 
Aujourd'hui, j'ai fortement envie de le relire et très sûrement prolonger le plaisir en enchaînant avec la trilogie de l'anneau. Mais l'encyclopédie m'a aussi donné envie de découvrir les autres titres de l'auteur.
 
Ici donc, non seulement vous retrouverez les personnages, les peuples et les lieux du Hobbit mais vous pourrez également comprendre l'alphabet employé par les nains et le langage elfique.
 
 
En bref, l'encyclopédie du Hobbit est un ouvrage extrêmement complet pour retourner dans le monde de Tolkien mais aussi le comprendre pour encore mieux s'en imprégner. Un sublime cadeau à faire en cette période de fêtes que je conseille fortement.
 
Et pour vous prouver la magnificence de cet ouvrage, voilà quelques photos :
 


 
 
Un grand merci aux Editions Le Pré aux Clercs pour ce sublime retour dans le monde "tolkiennien".
 
 

lundi 9 décembre 2013

Un dimanche au bord de la piscine

Auteur : Madeleine Wickham
Editions : Belfond (2013)
Nbre de pages : 385

Présentation de l'éditeur :
Amelia et Katy, neuf et sept ans, ne se tiennent plus d'excitation : dimanche, c'est la fête chez les Delaney, ils ouvrent la piscine à tout le village ! Et on annonce du beau temps, que demander de plus ?
Sauf que la fête va tourner à la catastrophe : Katy fait une mauvaise chute. Alors que la fillette est évacuée à l'hôpital, la consternation laisse place à la colère.
Qui surveillait les filles ? Pour sûr, les parents étaient encore en pleine dispute ! Le père a dû flirter avec la jolie pianiste qui vient de s'installer au village. Et les Delaney, ne sont-ils pas aussi responsables ? Depuis le temps qu'on leur dit que leur piscine n'est plus aux normes. D'ailleurs, la mère ferait bien de suivre les conseils de son jeune et bel avocat et leur faire un procès !

Bientôt, c'est tout le village qui va se déchirer, réveillant au passage les vieilles rancoeurs et les ragots les plus croustillants...


Mon avis :

Ne vous y trompez pas. Malgré sa couverture girly et ses couleurs attirantes, ce livre est loin d'être un roman chick-lit comme l'auteur nous en donne l'habitude avec les livres qu'elle signe sous son nom. Ici, son pseudonyme lui permet de faire des romans contemporains qui mettent le lecteur dans une difficulté donnée.

Pour avoir déjà lu du Madeleine Wickham, je me doutais que ce titre ne serait pas aussi marrant que le précédent de l'auteur, Poppy Wyatt est un sacré numéro. Point question de jeune trentenaire cherchant l'homme idéal, la position sociale et tout le toutim et nous faisant rigoler à chaque chapitre.

Tout au long de l'ouvrage, nous allons découvrir un certain nombre de voisins. Alors que tout allait pour mieux pour les uns et les autres, si ce n'est quelques problèmes de couple ou de perte d'un mari, les relations restaient amicales. Mais lors d'une journée organisée pour se rafraîchir auprès d'une piscine, l'accident survient et une enfant de 7 ans chute dans l'eau en se cognant préalablement la tête. En survient un trauma crânien avec perte de connaissance.

A partir de ce moment là, tout se bouscule et on entre dans le fameux jeu de la responsabilité. Qui est coupable ? Quelle négligence est le fruit de cet accident ?

J'ai démarré cette lecture sans aucune appréhension et avec envie d'entrer une nouvelle fois dans l'univers de Madeleine Wickham. Un style qui ne change pas par rapport à ses romans chick-lit puisqu'il est simple et facile à suivre mais qui dans le fond de l'histoire est beaucoup plus important.

Nous ne sommes pas là pour rire mais bel et bien pour vivre une portion de vie de ces personnages qui, malgré les difficultés qu'ils rencontrent dans leur vie intime, vont devoir aussi faire face à un gros imprévu.

D'emblée, j'ai été scotchée par l'univers, les personnages qui composent cet ouvrage et je me suis très vite attachée aux enfants dont il sera question ici.

Madeleine Wickham a su parfaitement entretenir son petit suspense jusqu'au bout, même si on sait par avance comment ce genre de lecture se termine.

Malgré tout, j'ai dévoré ce bouquin en à peine deux jours parce que le problème que rencontraient Louise et Barnaby, les parents de l'enfant ayant fait la chute, était aussi un peu le mien. J'ai vécu leur détresse, leur angoisse. Comment imaginer cette petite fille de 7 ans dans le coma pendant des jours et des jours ? Comment rester impassible face à cette situation ?

Il y a tout un contexte qui peut aussi expliquer le pourquoi et même si je connaissais l'accident à venir en ayant lu le résumé, je me suis dit aussi, en arrivant sur cette fameuse scène, que cela aurait pu être évité.

J'en ai voulu à Louise. J'en ai voulu à Barnaby. Des parents en plein tourments dans leur vie intime. Des parents un peu paumés, se cherchant des noises pour des broutilles.

Cela démontre à quel point notre concentration peut être altérée et qu'à cause de cela un malheureux accident peut avoir des conséquences extrêmement graves.

Cela démontre aussi que certaines personnes vont tenter de se servir de la douleur que nous subissons, de notre manque de jugement dans ces moments là. Notre perception change du tout et tout peut entraîner d'autres conséquences...

A partir d'une simple chute, Madeleine Wickham va monter une intrigue pertinente et possible dans notre vie quotidienne. A cela, elle va ajouter deux personnages que j'ai véritablement détestés (mais je ne vous en dirai pas plus).

Un dimanche au bord de la piscine est certes une histoire simple mais ô combien efficace.

Très vite lu et addictif, il est parfait pour passer un moment de lecture agréable malgré le thème abordé et les conséquences qu'il suggère ici.

Un livre à recommander à toutes celles qui aiment Sophie Kinsella. On garde l'écriture mais on devient plus sérieux dans le thème.

 

C'est lundi... que lisez-vous ? (55)


Ce rendez-vous hebdomadaire a été créé par Mallou et repris par Galleane.

Le principe est simple, répondre à trois questions : Qu'ai-je lu la semaine précédente ? Que suis-je en train de lire ? Que vais-je lire ensuite ?

Ce que j'ai lu la semaine dernière

MON AVIS


MON AVIS


AVIS A VENIR

Encore une bonne semaine qui m'a permis de finir un dyptique de Fabrice Colin que je recommande et de découvrir une nouvelle auteur avec "douze mois pour toi". Une belle histoire d'amitié pour les jeunes à partir de 10 ans. Quant au Wickham, mon avis sera prêt dans la journée. Nous sommes loin du roman chick-lit puisqu'il aborde un sujet important. Il m'a plu mais certains personnages m'ont agacés. Malgré tout, il a été très vite lu.

Ce que je suis en train de lire


Un livre que j'ai commencé vendredi dernier et j'avoue avoir un peu mal à bien m'accaparer l'histoire et les personnages. Cela me plaît mais des zones d'ombre me perturbent. J'en suis déjà à la moitié et j'espère vraiment vous le présenter avant la fin de la semaine mais mon rythme est assez lent, je suis très fatiguée et les week-end chargés pour organiser les fêtes à venir n'arrangent rien...

Ce que je compte lire ensuite

Ce sera un SP qui sortira le 2 janvier prochain. Je compte faire mon avis entre le 15 et le 20. Je n'en dis pas plus pour l'instant mais j'ai hâte de le découvrir.
 
 
Et vous ? Que lisez-vous ?
Je vous souhaite une excellente semaine livresque.

jeudi 5 décembre 2013

Douze mois pour toi

Auteur : Béatrice Rouer
Editions : Oskar (2013)
Nbre de pages : 138

Présentation de l'éditeur :
Prudence, 13 ans, est toujours prête à aider ses amis. Aussi, quand elle apprend que Ludo, atteint de leucémie, doit subir une greffe de moelle osseuse et passer plusieurs semaines en chambre stérile, son esprit créatif prend le dessus pour permettre à Ludo de communiquer malgré son isolement...



Mon avis :

Lorsque je me suis lancée dans ce petit livre jeunesse, je pensais qu'il allait parler davantage de la maladie de Ludo et que j'allais avoir le cœur serré tout au long de ces 138 pages.

Et bien détrompez-vous. L'auteur n'a pas du tout souhaité partir dans ce genre de lecture et elle a bien fait parce que Douze mois pour toi offre un bon moment de lecture malgré le sous-thème abordé.

Le but ici est donc d'arriver à faire un cadeau à Ludo qui doit, pour vaincre sa leucémie, subir une greffe de la moelle osseuse. Du coup, isolement forcé pendant cinq semaines mais ne voir personne pendant ce laps de temps si long, si ce n'est au travers d'une vitre, ce n'est pas extraordinaire et cela mine le moral.

Du coup, Prudence et ses amis vont décider de faire un calendrier qu'ils vendront aux fins d'acheter un ordinateur afin que Ludo puisse communiquer avec l'extérieur.

Ecrit avec un style simple et léger, ce livre, prévu pour des lecteurs à partir de 10 ans, va leur permettre de se rendre compte que malgré la maladie et les obstacles qui sèment le parcours de la guérison, il y a aussi l'espoir et l'entraide.

On va suivre Prudence, Clara (la sœur de Ludo), Antoine, Julius et Iris dans une course contre la montre pour parvenir à monter ce fameux calendrier mais surtout le vendre. Il faut que tout soit fait avant Noël et cela ne va pas être si facile que ce que Prudence pourrait l'imaginer.

On vit cette histoire à travers celle jeune adolescente de 13 ans, jeune créatrice à l'imagination débordante. Mais l'auteur ne va pas se focaliser uniquement sur ce problème de calendrier car à 13 ans il y a aussi le problème de l'acceptation de soi et du regard des autres, que l'on soit malade ou pas.

L'ouvrage est vraiment bien écrit et il se lit très facilement. L'enfant qui se lancera dans cette lecture ne devrait donc pas avoir de difficulté. Il s'agit tout simplement de suivre ces jeunes dans une période de leur vie qui n'est pas si facile à assumer.

Les amitiés se font, se relâcher puis se resserre. C'est indéniablement prévu pour un jeune public.

Même si j'ai bien aimé cette lecture, j'en attendais quand même quelque chose de plus poignant. Or, la maladie est juste survolée et c'est peut-être là son seul défaut. La leucémie n'est perçue que comme une maladie facilement soignable ce qui n'est pas forcément le cas.

Si je peux comprendre que l'auteur ait voulu donner un ton de légèreté à son livre, je pense aussi qu'il est bon que les jeunes lecteurs puissent comprendre l'étendu de certaines choses. La vie s'apprend aussi à travers les livres et cela pourrait les pousser à se poser des questions.


Un grand merci aux Editions Oskar pour cette découverte.

 

mercredi 4 décembre 2013

La dernière guerre : 2nde vie

Auteur : Fabrice Colin
Editions : Michel Lafon (2013)
Nbre de pages : 427

Présentation de l'éditeur :
Je m’appelle Rain, j’ai quinze ans. Je vis dans un monde ravagé par la guerre, où plus aucune femme ne peut avoir d’enfant. Un monde à feu et à sang que je dois traverser, car j’ai juré de retrouver Floryan. Pour s’échapper de l’Intermonde, il a fait le choix de la réincarnation en plongeant dans le Nihil. Mais au lieu d’un seul garçon, j’en découvre deux, Anthony et Eliott. Lequel est Floryan ? Je l’ignore. Nous devons cependant faire vite, car l’horreur qui ronge la Terre porte un nom : les « Élohim ». Or désormais, nous le savons, ces êtres sans émotions sont parmi nous… et notre désespoir est leur nourriture.


Mon avis :

Il y a un an, je découvrais le premier tome de ce dyptique, 49 jours, avec lequel j'avais passé un très bon moment de lecture même si je n'avais accroché qu'à partir de la moitié du bouquin. J'avais fait la connaissance de Floryan, adolescent de 17 ans, trop tôt disparu dans un attentat à Paris. Suite à sa mort, il s'est retrouvé dans un monde parallèle : l'Intermonde. On y rencontrait alors des personnages intéressants à suivre et la fin m'avait donné très envie de connaître la suite. Ce qui est aujourd'hui chose faite.

Si 49 jours était prenant et intéressant, je dois avouer d'emblée que 2nde vie est encore plus accrocheur. Lu en tout juste 2 jours, il m'a été impossible de le lâcher et de penser à autre chose que de le dévorer, tout simplement.

J'ai été un peu perdue au début vu que je n'avais pas relu le résumé de l'éditeur. Je pensais retrouver, dès le début, Floryan. Ce qui n'est pas le cas.

Dans cet opus, nous allons suivre Rain, personnage dont nous faisons connaissance dans le premier tome et qu'il me tardait d'ailleurs de retrouver. Cette adolescente est seule puisque ses parents sont tous les deux décédés. Dans ce tome là, elle ne va avoir qu'une obsession : retrouver Floryan et par la suite sauver l'humanité.

En effet, dans l'opus précédent et à travers les voyages de Floryan dans le futur, nous apprenons que la France va être envahie par les Rouges, les russes, que les femmes ne peuvent plus avoir d'enfant et qu'un virus affecte la mémoire des Hommes.

Si dans 49 jours, on voyait globalement ce qu'il allait se passer en 2030, ici on le vit pleinement et je peux vous assurer que c'est juste difficile à croire.

C'est à travers la narration de Rain que nous progressons dans ce futur sans avenir pour l'Homme et sa force de caractère permet au lecteur de garder une lueur d'espoir.

Durant ces 400 pages, Rain va faire deux rencontres primordiales : celle d'Anthony et d'Eliott. Ces deux jeunes gens sont de nature très différentes et, au début en tout cas, je me disais qu'il fallait peut-être se méfier de l'un et puis par la suite de l'autre. Je n'étais pas vraiment sûre que Rain puisse leur faire confiance tenant le contexte dans lequel elle évolue.

L'atmosphère est lourde et toujours très tendue. Cela donne un stress permanent. Je pensais qu'il partirait vers les dernières pages mais ce ne fût pas du tout le cas parce que Fabrice Colin a su, à la perfection, mener une intrigue qui vous fait angoisser jusqu'au bout.

L'action est omniprésente; cela bouge tout le temps. Vous comprendrez alors pourquoi il m'a été impossible, hier, de poser ce livre. C'était tout bonnement impensable que je fasse autre chose alors que ces personnages, cette atmosphère, cette attente de savoir les choses, tout me tracassait.

2nde vie est un tome différent du premier qui m'a littéralement scotchée. Alors même que j'avais envisagé de retrouver Floryan, l'auteur a décidé de partir sur un chemin différent qui m'a accablée au début puis totalement emballée par la suite.

Quand je dis que Fabrice Colin est un auteur que j'aime suivre parce qu'il me fait passer par tout un tas d'émotions, c'est encore une fois le cas avec ce tome là. Je reste sidérée par ce que j'ai lu; j'ai été prise dans les mailles de ses filets qu'il a tendus avec finesse et j'ai adoré.

Je n'en fais cependant pas un coup de cœur tout simplement parce que la fin m'a un peu déçue. Elle est prévisible alors même que j'aurais aimé que cela se termine autrement. Mais, je peux aussi comprendre le pourquoi.

En tout cas, me concernant, je conseille fortement la lecture de ce dyptique qui vous emporte par son côté fantastique dans un premier temps avec 49 jours et qui vous embarque dans un monde sombre où l'humanité risque cruellement de s'éteindre avec 2nde vie.


Un grand merci aux Editions Michel Lafon pour cette lecture addictive.