vendredi 11 mars 2016

Drapeau noir pour l'empereur

Auteur : Nathalie Le Cleï
Editions : Oskar (2015)
Nbre de pages : 239
Collection : Histoire
 
Présentation de l'éditeur :
Paris, 1er octobre 1806. Gabriel, 15 ans, garçon réfléchi et timide, fait sa première rentrée au lycée Napoleon, un lycée aux allures de caserne militaire. Il fait la connaissance de Gaspard, qui devient vite son meilleur ami. Tous deux partagent la même admiration pour l'empereur Napoléon 1er. Un jour, pour rendre service à son cousin Armand, Gabriel se rend dans une boutique lugubre de l'île de la Cité afin de récupérer un colis. Le boutiquier, odieux et agressif, lui remet un étrange paquet. Sans le savoir, Gabriel se retrouve alors mêlé à un complot royaliste contre l'empereur...


Mon avis :

Quelle magnifique couverture pour un roman qui, malheureusement, ne m'a pas vraiment accrochée. Je pensais y trouver un genre d'historique policier avec en toile de fond ce cher empereur qu'est Napoléon Bonaparte.

Bon, je n'ai pas eu tout faux parce que Napoléon apparaît bien et il se fomente des tentatives d'attentat contre ce haut personnage.

Mais malheureusement pour moi, j'ai trouvé l'ensemble trop lent, au départ et pas vraiment prenant. Avant que l'on en arrive à la tentative d'assassinat de l'Empereur, il s'en passe du temps et j'avoue que, même si l'écriture est agréable, j'ai trouvé tout ça très long.

Puis, arrivé à la seconde moitié du roman, j'ai trouvé que tout s'accélérait un peu trop et l'auteur passe très rapidement sur certaines scènes.

Du coup, j'ai eu du mal à me lancer dans cet avis qui sera, pour cette fois-ci, assez court.

Je n'ai pas accroché à l'histoire, ni même aux personnages.

L'histoire de ce drapeau noir est trop succinct puisqu'il s'agit seulement d'un moment bref dans le roman.

Je ne sais que vous dire de plus à part que pour moi c'est une déception, notamment parce que j'en attendais vraiment autre chose.

mercredi 9 mars 2016

Amour et papillons : Seconde B (T1)

Auteur : Sylvie Kaufhold
Editions : E38
Nbre de pages : 147
 
 
Présentation de l'éditeur :
Camille, quinze ans, est en seconde à Toulouse. Son quotidien s’organise autour de sa bande de copines, du lycée et de sa famille. Ce n’est pas toujours simple avec un père souvent absent et une grand-mère trop curieuse mais Camille maîtrise son petit monde. Enfin, jusqu’au jour où elle tombe amoureuse du beau Julien, s’empêtre dans ses mensonges et découvre l’existence de drôles de papillons. La vie n’était déjà pas simple au collège, mais cette année c’est pire !
Amour et Papillons est une histoire adolescente entre rires, larmes et frissons, bien ancrée dans son époque.
 
 
 
Mon avis :
 
Sylvie Kaufhold est une auteure que je suis maintenant depuis un peu plus de 3 ans. Et chaque découverte, chaque roman que je lis est un pur délice.
 
Ce premier tome d'Amour et papillons m'a emportée dans le monde lycéen que j'ai quitté il y a bien longtemps, certes, mais j'ai retrouvé en Camille tous les aléas et difficultés de ces adolescents de quinze ans.
 
Ma fille étant en dernière année de lycée, les mêmes soucis ont été gérés il y a bien peu et franchement que dire à part que Sylvie Kaufhold mène avec brio des problèmes qui, pour un rien, pourraient devenir énormes pour ces gamins.
 
Tous les personnages, quels qu'ils soient, deviennent attachants et même si Camille part avec un gros handicap vis-à-vis de ses amies parce qu'elle leur a menti et que petit à petit elle a bien du mal à se dépétrer de cet imbriglio, on espère pour elle que tout se termine bien.
 
La plume de l'auteure est toujours aussi fluide et prenante.
 
Je ne sais pas comment elle se débrouille pour faire en sorte que son lecteur ne s'ennuie jamais en lisant ses romans.
 
Ce titre est un roman jeunesse qui, pourtant, a l'attrait d'un roman adulte tant l'ensemble est orchestré avec excellence. Franchement, je n'ai pas vu les pages passer. Je n'arrivais pas à arrêter ma lecture. Je l'ai même terminé un samedi matin avant de prendre mon train pour le boulot. Mon but était vraiment de savoir comment cela allait se terminer avant d'aller bosser ! Mais quelle addiction et vivement la suite !
 
On vit au quotidien la vie de ces lycéens qui se posent tout un tas de questions sur l'amour, l'amitié, l'homosexualité, la relation parent/enfant mais le tout est si bien dosé et écrit que beaucoup d'ados adoreront le découvrir.
 
En bref, ce premier tome d'Amour et papillon est une très bonne mise en bouche qui place des personnages attrayants et attachants. L'histoire est prenante, addictive et il ne manque qu'une seule chose pour que le lecteur soit pleinement satisfait : la suite ! On croise les doigts pour que cela ne tarde pas trop parce que quand on aime, forcément, l'attente est rude.
 
 


Vengeances

Auteur : Bernhard Aichner
Editions : L'Archipel (2016)
Nbre de pages : 305
 
Présentation de l'éditeur :
Brünhilde déteste son prénom. Elle déteste plus encore ses parents adoptifs, propriétaires d’une entreprise de pompes funèbres. Lors d’une croisière, Blum – comme elle se fait appeler – décide qu’il est temps pour eux de mourir.
Huit ans plus tard, elle vit avec l’homme qui le premier a répondu à son appel de détresse. Mark est policier. Blum a repris et modernisé l’entreprise familiale. Ils sont les parents de deux fillettes de 3 et 5 ans. Ils sont heureux.
Mais la moto de Mark est percutée par une voiture. Tout sauf un accident. Blum découvre que Mark enquêtait sur l’enlèvement de Dunja, une jeune Moldave séquestrée et torturée par cinq hommes masqués. Pour venger Mark, Blum décide de les retrouver...
 
 
Mon avis :
 
Quoi de plus terrible qu'une femme qui souhaite venger la mort de son mari ?!
 
Blum, jeune trentenaire, m'a bluffée dans ce roman que j'ai dévoré en à peine 2 jours.
 
Déjà, la petite mise en bouche, "huit ans plus tôt", qui fait office de "prologue", si je puis dire, puisqu'il va nous dévoiler l'une des caractéristiques de Blum, à savoir organiser une vengeance terrible sur ses parents adoptifs, est plus qu'explosif. J'ai vraiment halluciné devant ces quelques pages et je me suis dit que si le reste était dans la même lignée, j'allais me régaler.
 
Et forcément, ce fût le cas.
 
Tout au long du livre, on ne voit pas les pages passer.
 
Blum est un personnage terriblement affecté par la perte de son époux qui était tout pour elle. Je n'entrerai pas dans les détails pour ne pas vous spolier...
 
Du coup, quand, petit à petit, elle découvre sur quoi il enquêtait, elle n'a pas trop de mal à savoir que sa mort n'était pas un simple accident. Et là, toute une machine se met en place et l'on voit Blum devenir une autre femme qu'une simple mère très protectrice et épouse endeuillée.
 
Et là, les amis, je peux vous assurer que Blum cartonne fort. Le lecteur n'est pas épargné par les détails morbides et franchement... ça fait un bien fou de lire un thriller de ce genre. Ca faisait très longtemps que j'en cherchais un de cette trempe. Qu'il me fasse ressentir quelque chose de fort et d'angoissant. Qu'il me fasse me poser des questions...
 
Mais, oui parce que, malheureusement, il y en a un, si l'ensemble est magnifiquement organisé et orchestré, j'ai trouvé quand même dommage que la fin soit aussi... facile.
 
Je ne m'étendrai pas, là non plus, parce que si je développe, vous allez comprendre ce qui se passe et ce serait dommage pour ce roman qui vaut le coup de la découverte malgré les quelques facilités que l'auteur met dedans.
 
Il n'empêche que Vengeances est un roman que j'ai dévoré avec envie et toujours plus de curiosité sur la prochaine victime de Blum, sur la façon dont elle organise tout ça et je me suis dit que pour une petite bonne femme, elle avait le cœur bien accroché. Bon, il faut aussi connaître la façon dont s'est déroulée son enfance... mais chuuuut !
 
En bref, Vengeances est un thriller que je recommande chaudement pour tout ceux et celles qui ont envie de voir, pour une fois, une femme mener un combat seule contre tous. D'ailleurs, une adaptation cinématographique est en cours de production aux Etats-Unis. Ca a le mérite de démontrer à quel point, ce livre est excellent et, non seulement j'ai hâte de voir ce que cela donnera à l'écran, mais surtout je suis très curieuse de lire le prochain titre de cet auteur.


lundi 7 mars 2016

Scarlet and Ivy : The whispers in the walls (T2)

Auteur : Sophie Cleverly
Editions : Harper Collins (2015)
Nbre de pages : 297


Présentation de l'éditeur :
After a spate of thefts, the finger of suspicion is pointed firmly at troublemaker Scarlet. Can she, Ivy and Ariadne uncover the truth to clear her name ? As they investigate, a mystery deep within the school's walls comes to light. And it looks like Headmaster Bartholomew has a long-buried secret he'll stop at nothing to keek hidden. The twins are back together - but definitely not out of danger...
 
Traduction personnelle :
Après une série de vols, Scarlet, semeuse de troubles, est fortement soupçonnée. Accompagnée d'Ivy et Ariane, pourra-t-elle révéler la vérité et être nettoyée de tout soupçon ? Lors de leurs recherches, elles découvre un mystère encore plus impénétrable entre les murs de l'école. De plus, il semble que le directeur Bartholomew cache lui aussi un secret enterré depuis longtemps et il compte bien ne rien révéler. Les jumelles sont de retour mais certainement pas hors de danger...
 
 
Mon avis :
 
Que je l'attendais ce second tome de cette série jeunesse que j'ai découvert l'année dernière. Et je me suis régalée.
 
Bon malheureusement, le résumé spolie le premier tome même si on peut se douter que les jumelles se retrouvent forcément. Sinon, il n'y aurait pas de suite... et je suis désolée pour les personnes qui ne connaissent pas cette série et qui aurait voulu se lancer dedans. Mais que cela ne vous empêche pas de lire le tome 1 parce que, franchement, vous passeriez à côté d'une super lecture.
 
Ici, je me suis encore délectée des mystères et autres secrets cachés entre les murs de l'école de Rookwood.
 
Si on pense qu'avec la fin du premier tome, les choses vont s'apaiser, on est vraiment loin du compte. Bien au contraire.
 
Ivy, Scarlet et Ariane ne sont pas au bout de leurs surprises et de leurs peines.
 
Il se passe beaucoup de choses dans ce second tome. Il m'a fallu un peu de temps pour vraiment entrer dedans parce que j'ai trouvé le début un peu long et j'avais du mal à me faire au personnage de Scarlet qui est vraiment très différente de sa soeur jumelle. Pour le coup, on voit vraiment deux caractères très opposés mais Scarlet va vraiment progresser dans ce tome et j'avoue que j'ai beaucoup aimé voir ces changements opérer en elle.
 
Ivy reste telle qu'on l'a connue dans le tome 1 et son amitié avec Ariane m'a beaucoup touchée. D'ailleurs, un fait intervenant ici m'a fait mal au cœur et j'ai hâte de les retrouver rapidement dans le tome 3.
 
Quant aux intrigues, que dire à part "waouh !". Il y a beaucoup de choses auxquelles je ne m'attendais pas. Bon ok, j'ai mis près d'un mois pour le lire parce que je ne le lisais pas tous les jours mais arrivée à la moitié du livre et après une révélation, je me suis dit que là il ne fallait pas que je le lâche. Et j'en ai découvert des choses et la fin n'arrange rien puisqu'elle me laisse pantelante et très curieuse de lire la suite, The dance in the dark, qui doit paraître en juin prochain.
 
Non seulement, il se passe beaucoup de choses au sein de l'école mais on découvre aussi qu'au sein de la famille des jumelles tout n'est pas clair et rien que ça, c'est exaltant et frustrant parce qu'il faut attendre quelques mois pour avoir la suite...
 
Pour l'instant, la série n'est pas traduite en français et je trouve vraiment cela dommage parce qu'elle est vraiment très bonne et je suis sûre qu'un tas de nos jeunes français apprécieraient de la découvrir. Il y a vraiment tout pour passer un super moment avec ces jumelles. Scarlet et Ivy sont hyper attachantes et leurs aventures sont loin d'être minimes. C'est super sympa à lire et je suis ravie de savoir qu'un autre titre va paraître.
 
Du coup, pour ceux qui veulent tenter cette lecture en anglais, vous pouvez y aller sans problème. Le niveau n'est pas difficile, les dialogues sont hyper simples à suivre et les chapitres relativement courts pour ne pas vous prendre des heures avant d'en achever un. J'avais un peu d'appréhension en me lançant dans le tome 1 mais je me suis rendue compte que tout coulait vraiment facilement et le tome 2 a fini de me convaincre que non seulement je suis capable de comprendre l'ensemble mais qu'en plus j'apprécie de plus en plus de lire en version originale.
 
En bref, The whispers in the walls est une suite géniale que je me suis régalée de découvrir et que je conseille fortement si vous souhaitez passer un moment de détente avec des jumelles qui ont d'excellentes histoires à raconter. Croisons les doigts pour qu'un éditeur français se penche sur cette série et se décide à la publier !
 
 


vendredi 4 mars 2016

Les garçons ne tricotent pas (en public)

Auteur : T.S. Easton
Editions : Nathan (2016)
Nbre de pages : 355

Lu en épreuves non corrigées

A paraître le 10 mars 2016


Présentation de l'éditeur :
Après avoir volé de l'alcool dans un supermarché, Ben,16 ans, doit suivre un " parcours de probation " pour jeunes délinquants et, dans ce cadre, s'inscrire... à un cours de tricot. La tuile ! Mais Ben accepte de jouer le jeu, tant que Megan (la fille dont il est amoureux), son père, ses copains... bref tant que PERSONNE n'est au courant. Ce qu'il n'avait pas prévu : se découvrir une passion dévorante pour le tricot, au point de participer à des concours et de transformer sa vie... en mensonge haut en couleur, impossible à démêler !


Mon avis :

Bon, de prime abord, la couverture ne me tentait pas du tout pour lire ce roman mais mais mais... le résumé me faisait cruellement envie. Comme quoi, l'adage disant qu'il ne faut pas juger un livre à sa couverture est vrai.

Ben est un ado de 16 ans qui travaille bien à l'école et respecte la loi en temps normal. Le seul défaut de Ben c'est d'être entouré d'amis qui lui font faire un peu n'importe quoi. Ce sont les petits malfrats du lycée qui se moquent pas ma du qu'en dira-t-ton. Par un coup du sort, Ben se retrouve arrêter après avoir tenté de voler des bouteilles d'alcool dans un magasin, et le voilà obligé de suivre un parcours de probation afin de prouver qu'il peut changer et se remettre sur le droit chemin. Ce parcours va lui faire découvrir le tricot, bien malgré lui. Sauf que Ben ne s'attendait pas à trouver cette activité prenante et fort agréable.

Quand on parle de tricot, même aujourd'hui et même pour une femme, on trouve ça plutôt vieux jeu. Le tricot c'est pour les grands-mères ! Combien de fois l'ai-je entendu lorsque je tricotais...

Autant vous dire qu'avec le titre de ce roman, j'ai été tout de suite attirée pour le découvrir (sauf avec cette couverture que je trouve très moche et pas vraiment en adéquation avec l'histoire. Enfin bon !).

Je me suis régalée à suivre Ben dans son histoire qu'il nous raconte à travers un journal qu'il doit faire pour sa probation. Son agent de probation, Sonia Gunter, lui explique en quoi ce journal doit consister, comment il doit l'organiser, ce qu'il doit y mettre dedans. Et ce pour une durée d'un an.

Au départ, Ben est un peu agacé parce qu'il tient déjà un journal et on voit aussi qu'il hésite à mettre vraiment tout ce qu'il a fait durant une journée parce que ce journal doit être lu à la fin de sa probation et il ne voudrait pas que cela nuise à son futur.

Mais de fil en aiguilles (sans vouloir faire de jeu de mot), il se prend au jeu et écrit vraiment tout ce qu'il ressent, tout ce qui se passe dans sa vie.

On peut dire une chose c'est que Ben est un gamin fort attachant et très sympathique.

Non seulement, il fait de se mieux pour gérer sa probation et faire en sorte que tout le monde soit content mais il doit surtout ne rien laisser paraître de son attirance pour le tricot.

Alors que l'auteur n'a jamais touché un seul fil de laine ni des aiguilles, il arrive à donner envie au lecteur de se mettre ou remettre à cette activité. Bon, on est loin des détails bien compliqués que l'on peut trouver avec certains patrons mais la base est là.

Ce qui est le plus touchant c'est la façon dont Ben réagit vis-à-vis de son entourage (excepté sa mère qui est très vite mise au courant de la situation). Il s'empêtre dans des mensonges qui deviennent de plus en plus gros. Du coup, je me suis dit qu'à un moment donné il n'allait plus avoir d'autre choix que de dire réellement ce qu'il fait et pourquoi.

En dehors du tricot et de la réaction des gens devant cette activité, l'auteur a voulu aussi toucher le problème des adolescents et de leurs premiers amours, de la relation entre eux et leurs parents.

Cet ouvrage qui traite de plusieurs thèmes importants et qui est vraiment agréable à lire est à découvrir. Sans prise de tête, le lecteur le dévore et passe un très bon moment.

En bref, Les garçons ne tricotent pas (en public) est un ouvrage à lire pour se détendre mais réaliser aussi que le tricot n'est pas une activité uniquement féminine et que certains garçons/hommes pourraient très bien s'y lancer dedans sans a priori, sans avoir peur du qu'en dira-t-on. Il faut savoir assumer ses choix et ce que Ben nous démontre ici.

jeudi 3 mars 2016

Nature morte aux miettes de pain

Auteur : Anna Quindlen
Editions : Belfond (2016)
Nbre de pages : 286


Présentation de l'éditeur :
En trente ans, Rebecca Winter est passée d'icône féministe des seventies à artiste has been et ruinée. Unique solution pour soulager ses finances : quitter Manhattan. Qui sait, peut-être trouvera-t-elle en province le matériau qui lui permettra de renouer avec le succès de Nature morte aux miettes de pain, cette photo qui avait lancé sa carrière et bouleversé son existence...
Sauf que la vie champêtre n'a rien d'idyllique : sa maison tient plus de l'abri de jardin que du cottage cosy, elle partage le grenier avec un raton laveur et, les soirs de pluie, c'est l'inondation assurée. Et l'inspiration ne vient toujours pas...
Mais sa rencontre avec Jim, jeune charpentier passionné d'ornithologie, pourrait bien tout changer. Alors qu'elle l'accompagne dans son observation des rapaces, la photographe se laisse peu à peu gagner par le mystère des lieux; par l'envie de découvrir cet homme secret, solitaire. Et si, pour rompre avec le passé et cette Nature morte qui la retient prisonnière, Rebecca devait apprendre à voir au-delà de l'objectif ? A s'ouvrir au possible ?


Mon avis :

J'ai reçu cet ouvrage la semaine dernière. Spontanément. Je n'étais pas forcément emballée par l'ouvrage en voyant sa couverture mais la présentation de l'éditeur était quand même attirante. Du coup, j'ai voulu le lire pour le jour de sa parution, ce 3 mars.

Pour être honnête, j'ai eu du mal à entrer dans ce livre. Il m'a fallu une bonne cinquantaine de pages pour trouver un quelconque intérêt à l'histoire de Rebecca.

Par la suite, et vu le rapprochement qui se fait avec Jim, le couvreur ornithologue, j'y ai trouvé un petit intérêt qui m'a permis d'aller au bout de ce roman.

Ce qui m'a le plus perturbée, c'est la forme qu'utilise Anna Quindlen pour raconter son histoire. Elle utilise un narrateur omniscient pour raconter ce qui se passe autour de Rebecca. L'histoire n'est pas racontée par l'héroïne elle-même. Ce n'est pas une narration en "je". Du coup, j'ai eu beaucoup de mal à ressentir ses émotions ou les messages qui étaient véhiculés.

Ce choix pour faire un roman ne me convient pas vraiment et cela n'a pas changé avec Nature morte.

Même si les personnages sont intéressants à suivre et même si l'intrigue est aussi prenante, cette forme de narration m'a vraiment laissée extérieure à l'ensemble.

Je sors de cette lecture un peu déçue parce que j'en attendais quelque chose de très différent.

Que cette femme de 60 ans fasse le point sur sa vie et qu'elle retrouve un certain goût dans son existence est une bonne chose mais je me suis dit aussi que tout ça aurait pu intervenir plus tôt. Pourquoi avoir attendu aussi longtemps avant de se prendre vraiment en main, d'ouvrir les yeux sur tout ce qui se passait autour d'elle ?

Bref, Nature morte aux miettes de pain est un ouvrage qui se lit bien parce que l'écriture de l'auteur est agréable et très fluide mais la forme narrative choisie m'a totalement laissée à côté d'une histoire que j'aurais pu apprécier davantage si cela avait été un peu différent.


mardi 1 mars 2016

Servais des Collines : un aventurier de la Renaissance

Auteur : Anne Percin
Editions : Oksar (2015)
Nbre de pages : 365
 
A partir de 11 ans


Présentation de l'éditeur :
Le jeune Servais, fils d'imprimeurs lyonnais, est un adolescent réservé qui rêve de voyages lointains. Il s'imagine naviguant vers l'horizon, explorant de vastes terres inconnues... Et Servais a de la chance, puisqu'à la Renaissance, de nombreux ouvrages d'explorateurs sont publiés, et son père Nicolas Des Collines est chargé de les imprimer. Mais son père, sur les conseils de ses amis imprimeurs et de Francois Rabelais, a pour lui d'autres ambitions : voulant l'éduquer suivant les principes humanistes, il l'envoie à Paris pour étudier. Ainsi, son premier grand voyage ne sera-t-il pas celui qu'il espérait, et pourtant, c'est celui qui changera sa vie.
 
 
Mon avis :
 
Un texte magnifiquement écrit. Une histoire prenante, intéressante et permettant au lecteur de s'approprier une époque historique perturbée.
 
Car ce roman ne va pas seulement traiter du "voyage" de Servais à Paris et de ses rêves mis de côté par l'obligation que lui donne son père d'étudier.
 
Servais va se faire des amis mais il va aussi surtout se rendre compte que Paris est une ville pleine de surprises, bonnes ou mauvaises.
 
François Ier est un roi qui aime l'artistique, la culture mais c'est une époque où l'Eglise est très présente et surtout très influençable sur le monarque.
 
Divisé en quatre parties, le roman nous apporte beaucoup d'éléments pour la vie de Servais dans sa formation, bien sûr, mais aussi sur celles du peuple français de l'époque et de l'émergence d'un nouveau culte : le protestantisme.
 
J'ai vraiment beaucoup aimé la façon dont Anne Percin amène l'Histoire dans son roman. C'est diablement bien mené et vraiment très bien écrit avec un style simple et facile à comprendre pour les enfants qui se lanceront dans cette lecture.
 
J'ai pris mon temps pour découvrir cette petite pépite mais je me suis régalée du début à la fin.
 
Une fin qui n'en est pas vraiment une et je me demande s'il y aura une suite tant Servais m'a plu.
 
A une époque où il est difficile de faire sa place et de choisir son avenir, allant à l'encontre des convictions paternelles, Servais des Collines a assumé ses envies, ses rêves. Sans brusquer qui que ce soit, en faisant la part du vrai et du faux, les enjeux religieux et politiques, il a su donner un sens à son existence.
 
Honnêtement, j'espère vraiment le retrouver dans une suite parce que je reste très interrogative sur ce qui lui arrive ensuite mais également à ses parents, ses amis, son amie...