lundi 13 juin 2016

C'est lundi, que lisez-vous ? (128)



Ce rendez-vous hebdomadaire a été créé par Mallou et repris par Galleane.
Le principe est simple, répondre à trois questions : Qu'ai-je lu la semaine précédente ? Que suis-je en train de lire ? Que vais-je lire ensuite ?

Ce que j'ai lu la semaine dernière


Une très bonne semaine puisque j'ai réussi à lire 4 titres dont 3 ont été de très bonnes découvertes.
J'ai tout d'abord terminé L'or des Malatesta que j'avais commencé la semaine précédente et je me suis régalée. C'est un titre exigeant mais j'aime beaucoup la plume et l'univers de Laurent Ladouari. Bref, il me tarde d'avoir le dernier tome et voir comment la trilogie Volution se termine.
J'ai ensuite enchaîné avec le dernier Tamara McKinley, Les orages de l'été, qui me faisait de l'œil depuis qu'il avait rejoint ma PAL. J'ai adoré retrouver la plume de cette auteure qui emporte son lecteur dans des histoires toujours très prenantes et belles à souhait. Mon avis arrive dans la journée.
Je me suis ensuite plongée dans Je suis de celles qui restent mais j'avoue que si le résumé m'avait laissé croire à une belle lecture et un récit poignant, je n'ai pas du tout réussi à l'apprécier à sa juste valeur. Trop de digressions pour moi et du coup je ne me suis jamais attachée à la narratrice. Mon avis plus complet est à venir.
Quant à Il était une fois... Cinder, je l'ai dévoré en très peu de temps puisque ce préquel ne fait que 20 pages. C'est vraiment une mise en bouche avant de me lancer dans cette saga dont j'entends parler depuis longtemps. J'ai hâte de m'y mettre maintenant...
 
Ce que je suis en train de lire
 
Pour se remettre de l'attentat qui a failli lui coûter la vie, le détective privé Charlie Parker s'est retiré à Boreas, un coin isolé sur la côte, dans le Maine. Diminué, meurtri, il tente de reprendre des forces et occupe ses journées à arpenter la plage. Mais la découverte d'un noyé trouble sa convalescence.
Suicide ? Accident ? Ou crime ? Alors que le mort porte sur l'avant-bras des chiffres tatoués évoquant un horrible passé et que la voisine juive de Parker reçoit elle-même des menaces, la question se pose. Et est-ce une coïncidence si, quelques jours plus tard, une famille entière se fait massacrer non loin de là ? L'heure de la retraite n'a pas encore sonné : Charlie Parker doit agir.
 
Commencé vendredi soir, il me reste un peu plus d'une centaine de pages pour le terminer. C'est mon premier Connolly et j'avoue que je suis totalement accro. Difficile de lâcher ce roman qui mêle à la perfection thriller, historique et fantastique. Bref, j'adore !

Emily's best friend Sloane disappears, almost without a trace - the only thing left behind is a to-do list. On it, thirteen Sloane-inspired tasks that wallflower Emily wouldn't normally do, and definitely not without her best friend.
But what if completing the list could bring Sloane back?
Dance Until Dawn?
Sure. Why not?
Kiss a stranger?
Um . . .
Go skinny dipping?
Wait . . . what?
Emily only has the summer to check everything off Sloane's list.
The question is, what will she find at the end of it?
C'est la lecture commune que je fais avec Laetitia du blog Sous le feuillage. On prend l'habitude de se faire des LC en VO anglais et on adore ça. En plus, on essaie de garder un rythme en lisant un VO par mois. En ce mois de juin, ce sera donc Since you've been gone. Je n'ai encore jamais lu de contemporain en anglais. J'espère que ça se passera bien et que j'accrocherai.
 

Ce que je lirai ensuite

C'est toujours LA question à laquelle j'ai encore du mal à répondre. Je vais au gré de mes envies du moment. Mais voilà les titres que j'aimerais enchaîner après Le chant des dunes :


 

Beaucoup de policier/thriller mais en ce moment, j'ai l'impression que c'est ce qui me convient le mieux.
Et vous ? Que lisez-vous ?
Je vous souhaite une excellente semaine livresque.
 

vendredi 10 juin 2016

L'or des Malatesta

Auteur : Laurent Ladouari
Editions : HC (2016)
Nbre de pages : 834


Présentation de l'éditeur :
Tancrède et Julien ont grandi dans un orphelinat financé par la fortune de l’énigmatique Adamas. Le jour de leur vingtième anniversaire, ils apprennent qu’ils sont les enfants d’Alexandre Malatesta, un mafieux et trafiquant d’armes dont on les a tenus éloignés. À l’article de la mort, ce dernier demande à ses fils de porter son nom et d’honorer sa tombe en échange de quoi, ils hériteront d’un trésor fabuleux, fruit d’une vie de crimes. Tancrède accepte. Julien refuse.


Mon avis :

Il y a 2 ans, je découvrais le premier tome de cette trilogie, Cosplay, publié en format poche aux Editions Pocket sous le titre "Adamas, maître du jeu", qui avait été une super découverte et je me rappelle parfaitement l'enthousiasme ressenti pendant ma lecture et mon envie pressante pour lire la suite...

Bon, il m'aura fallu attendre 2 ans pour que cette fameuse "suite" arrive et lorsque l'on m'a proposé de la lire, forcément et indubitablement, je n'ai pas pu refuser. J'étais euphorique et excitée de me dire que j'allais enfin retrouver la plume de Laurent Ladouari qui m'avait tant plu, sans compter les personnages auxquels je m'étais plus ou moins attachée.

Ici, on retrouve les personnages du premier tome mais on découvre surtout Tancrède et Julien, deux frères jumeaux que la vie n'a pas épargnés.

La présentation de l'éditeur vous explique le minimum de ce que vous devez savoir avant d'entrer dans ce roman et je ne développerai pas davantage pour ne pas vous spolier.

Sachez seulement que si vous vous décidez à lire cette suite, vous allez entrer dans un univers exigeant qui demande au lecteur une bonne dose de concentration pour ne pas se perdre.

C'est le monde de Volution qui veut ça, un univers atypique que je n'ai rencontré que dans les romans de Laurent Ladouari mais qui m'a encore conquise.

Ici, nous ne jonglons plus dans le virtuel mais bien dans le réel avec des parties d'échec entre les différents personnages pour savoir qui va réussir à mettre la main sur le fameux trésor de Malatesta.

Si l'auteur est exigeant avec l'univers, il l'est aussi avec la construction du roman qui part un peu dans tous les sens afin que le lecteur ait tous les tenants et les aboutissants pour comprendre pourquoi Tancrède accepte l'héritage "maudit" que Julien refuse. On voit ses deux frères si différents et pourtant si proches mais éloignés par ce magot.

A de nombreuses reprises, je me suis demandée si ce trésor existait bien ou si c'était encore une ruse de ce Malatesta et si ce n'était pas le cas comment Tancrède allait le gérer, comment comptait-il s'en servir ?

Même si Tancrède donne des réponses tout au long du roman, c'est un personnage qui reste malgré tout très discret et mystérieux. Ces réponses ne me satisfaisaient pas vraiment et elles restaient en suspens tant que je n'étais pas arrivée à la fin de l'ouvrage...

Et quelle fin ! Une fin à laquelle je ne m'attendais pas vraiment même si l'auteur sème par-ci par-là des petits cailloux pour nous mettre la puce à l'oreille. Mais le lecteur ne veut rien entendre; il se prend tellement au jeu et c'est tellement impossible que voilà... on se fait bluffer en beauté.

Et puis, à force de suivre les personnages que l'on avait perdus de vue, on s'y attache doublement et on espère que le meilleur... Mais qu'est-ce que le meilleur dans ce monde de Volution ?

En bref, L'or des Malatesta est une lecture exigeante qui m'a demandé de la concentration et plus d'une semaine de lecture mais qui m'a apporté tellement de choses et notamment cette certitude que Laurent Ladouari est un auteur fait pour moi parce que tout est complexe et part un peu dans les tous les sens mais tout est tellement bien maîtrisé pour arriver à un final bluffant !

Il m'aura fallu attendre deux ans avant de pouvoir lire L'or des Malatesta et je peux dire que pendant ce laps de temps l'auteur n'a pas chômé. Il a pris son temps pour organiser à merveille un tome où manipulations et espoirs s'entremêlent constamment. Un tome que j'ai beaucoup aimé découvrir dont la fin m'a donné cruellement envie d'avoir la suite et fin. Croisons les doigts pour que ce dernier tome arrive un peu plus vite que le tome 2 :-)

 

Chroniques Lunaires : Il était une fois... Cinder (préquel)

Auteur : Marissa Meyer
Editions : PKJ (2013)
Nbre de pages : 41

Présentation de l'éditeur :
À tout juste 11 ans, Cinder découvre New Bejing et sa nouvelle famille. De l'Europe et de ses vrais parents, elle n'a aucun souvenir. Elle ne sait d'eux que ce que son beau-père lui a appris : ils sont morts dans un accident qui a aussi failli lui coûter la vie. Pour la sauver, les médecins ont dû lui greffer une main et une jambe de robot. Cinder a des difficultés à s'habituer à son nouveau corps de cyborg. Sans parler des informations encyclopédiques qui sont projetées dans son champ de vision sitôt qu'elle est confrontée à une situation inconnue. Si elle se lie facilement d'amitié avec ses nouvelles sœurs, Pearl et Peony, Cinder comprend très vite que sa belle-mère ne l'accueille pas de gaité de cœur. Et le drame qui menace sa famille d'accueil ne va rien arranger.
 
 
 
Mon avis :
 
Oui, je sais, j'ai 3 ans de retard pour lire cette saga dont tout le monde parle mais l'avantage que j'ai, aujourd'hui, c'est que la série est complète et que je n'attendrai pas des plombes avant de lire les tomes. Hihihihi !!!
 
J'ai commencé avec ce petit préquel de tout juste ... 20 pages... oui juste 20 pages, histoire de vous mettre l'eau à la bouche, de vous pousser à la consommation et de vouloir enchaîner direct avec le tome de Cinder.
 
J'ai parfaitement accroché au style et aux personnages. Direct, j'ai adoré Cinder et Peony qui se rapprochent très vite l'une de l'autre. J'ai commencé à détester la fameuse belle-mère et je me pose tout plein de questions sur la suiiiiiite...
 
Du coup, cette petite mise en bouche m'a mise dans un tel état que je ne peux pas faire autrement que vouloir lire rapidement cette saga. J'ai l'ensemble des tomes et je compte bien me faire tout ça trèèèès rapidement.
 
Le thème des cyborgs me plaît beaucoup et les capacités de Cinder m'ont époustouflées. Je suis vraiment vraiment mais vraiment très curieuse et pressée de la retrouver dans son tome.


jeudi 9 juin 2016

Sorceraid : Le fantôme de Waterlow (Saison 1 - Episode 1)

Auteur : Léna Lucily
Nbre de pages : 106

Lu en version PDF
A paraître le 12 juin 2016

Présentation de l'éditeur :
Nora est une jeune diplômée, blogueuse mode à ses heures, qui vit à Londres et cherche du travail ! Lorsqu’elle découvre cette alléchante offre d’emploi sur Internet, elle ne se pose pas de question : elle fonce… Droit dans un bus ! Accident dont elle ressort sans une égratignure. Cet exploit lui vaut d’être embauchée chez Sorceraid, société de conseil en solutions magiques. Nora passe donc ses journées à fournir à des sorciers décadents (ayant utilisé l’intégralité de leurs ressources en magie) les solutions aux problèmes existentiels de leur quotidien, tels que la résurrection d’Elvis Presley pour un anniversaire ou la traque d’un fantôme inopportun. 
 
 


Mon avis :

Si vous me suivez depuis quelque temps, vous devez savoir (ou alors je le répète et ce n'est pas grave) que moi et les romans épisodes on ne fait pas très bon ménage. Pourtant, j'ai voulu voir ce qu'allait donner cette nouvelle série fantastique proposée par Léna Lucily.

Il s'agit d'une web-série littéraire fantastique dont la première saison sera composée de cinq épisodes.

J'avoue que même si j'étais curieuse de voir ce qu'allait donner ce titre, j'étais aussi sur mes réserves parce que je ne garde pas de bons souvenirs des Foulards Rouges que j'avais commencé et toujours pas terminé d'ailleurs.

Pour moi, les romans épisodes sont trop courts pour me permettre de bien entrer dedans et m'imprégner de tout ce que l'auteur veut nous faire découvrir. En prime, lorsque l'on commence à se sentir bien, c'est déjà la fin...

Mais bon, Sorceraid a ce côté épisode sans vraiment l'avoir puisque ici (et je ne referai pas de résumé puisque celui proposé et suffisamment explicite pour vous mettre dans le bain) la fin clôt assez bien le premier problème rencontré par Nora, même si l'on se doute qu'il y aura des conséquences...

L'histoire est intéressante et plutôt rigolote même si cela ne m'a pas fait rigoler franchement.

Nora est une jeune femme qui apprend les choses au fur et à mesure et son statut de sorcière qu'elle découvre en même temps que son nouveau boulot donne quand même de jolies scènes cocasses qui font sourire.

Par contre, je n'ai pas forcément adhéré à la façon satirique que donne l'auteur au travail. On se voit bien dans certains cas mais bon je n'ai pas plus accroché que ça non plus.

Par contre, le point le plus positif est le caractère de Nora que j'ai adoré et même si je ne suis pas vraiment friande des romans feuilletons, ici la fin me donne envie de poursuivre et voir un peu ce que cela va donner avec le fameux fantôme de Waterlow...

En bref, ce premier épisode de Sorceraid est une découverte plutôt sympathique même si j'aurais aimé avoir un peu plus de franches rigolades en le lisant. Pour autant, il n'est pas mauvais et fait passer un très bon moment en compagnie d'une Nora un peu dépassée par tout ce qu'elle découvre dans le monde des sorcières qui l'entourent. La fin est ouverte mais elle clôture quand même le premier problème rencontré par Nora. 
 
Même si je ne suis pas friande de ce genre, je ne dis pas non à la suite mais dans un format tout autre que le PDF pour lequel j'ai une horreur incommensurable. J'ai même failli arrêter ma lecture tant c'était une catastrophe de suivre cette histoire. La suite sera en epub ou ne sera pas.

mercredi 8 juin 2016

Les grandes jambes

Auteur : Sophie Adriansen
Editions : Slalom (2016)
Nbre de pages : 124

A paraître le 9 juin 2016

Présentation de l'éditeur :
Marion, collégienne en pleine croissance, est obsédée par la longueur de ses jambes qui n'en finissent pas de s'allonger, rendant la recherche d'un jean qui lui aille bien extrêmement délicate. A l'âge des complexes, des premiers émois amoureux et de la construction de l'image de soi, être hors cadre se révèle parfois difficile, voire douloureux. Comment attirer les regards de Grégory, dont elle est amoureuse, avec un pantalon qui lui découvre les chevilles ?
Mais alors que le collège part en voyage scolaire à Amsterdam, Marion profite de cette occasion pour élargir son horizon. Elle approfondit sa passion pour l'art, notamment en découvrant in situ le célèbre tableau La Ronde de nuit, et met en perspective ces contrariétés d'adolescente née après l'an 2000 en visitant la maison d'Anne Frank.


Mon avis :

Ce roman est le troisième titre proposé par les Editions Slalom qui est un éditeur spécialisé pour les 8-13 ans.

Dans ce roman, on va découvrir Marion, une jeune collégienne, qui va devoir faire face à une croissante impressionnante qui la met bien mal à l'aise face aux autres. Pourquoi grandit-elle aussi vite au point qu'elle doit changer de pantalon tous les trois mois ? Son problème est de taille et elle n'arrive plus à le gérer...

Si à cet âge, faire les boutiques est un régal, pour Marion cela devient une véritable corvée. Difficile de trouver le pantalon à sa taille ou plutôt à la bonne longueur...

D'autant qu'il y a Grégory, ce garçon dont elle raffole en secret. Mais peut-il trouver attirante une fille aussi grande et mal fagotée qu'elle ?

Marion est un personnage auquel on s'attache très vite. Ses problèmes d'adolescence ne sont pas anodins surtout à un âge où l'on se cherche, où l'on forge son identité.

Sophie Adriansen mène habilement ce sujet délicat qui s'ajoute à d'autres thèmes de l'adolescence comme l'amitié, l'attirance, la première histoire d'amour...

Sans que cela tombe dans un roman jeunesse qui tourne au tragique ou au pathos, l'auteur nous emporte dans une réflexion très positive du changement du corps et des solutions que l'on peut y trouver.

De plus, face à certains évènements majeurs qui ont marqué l'Histoire, les soucis de Marion peuvent paraître bien dérisoires... C'est ce qu'elle va découvrir lors d'un voyage scolaire.

Grâce à une plume fluide et très agréable, Sophie Adriansen m'a enchantée avec son roman que je recommande chaudement. Il se lit vite et ouvre des perspectives à ces jeunes en manque de confiance en soi.

lundi 6 juin 2016

Austerlitz 10.5

Auteurs : Anne-Laure Béatrix & François-Xavier Dillard
Editions : Belfond (2016)
Nbre de pages : 269


Présentation de l'éditeur :
En 1810 la Seine avait atteint lors de la grande crue de Paris son niveau maximal : 8.62 mètres sur l'échelle hydrométrique du pont d'Austerlitz.
Aujourd'hui, la pluie tombe depuis trois jours dans la capitale. Les trois premiers jours les habitants de la grande ville ont râlé. Et puis, le soir du quatrième jour, l'alimentation électrique a été coupée. La plupart des arrondissements ont alors connu un black-out total faisant souffler un vent de panique sans précédent dans la population. Le métro a été fermé. L'ensemble du vaste réseau sous-terrain des transports publics s'étant retrouvé noyé par des hectolitres d'eau sombre et glacée. Lorsque les premiers immeubles se sont effondrés et que la grande vague de boue a déferlé sur la ville, une véritable hystérie collective s'est emparée des parisiens et les pires exactions ont été commises. Au nom de la survie... La peur, puis la violence ont déferlé sur la ville.
Paris est dévastée et la plupart des habitants, du moins ceux qui ont la chance d'avoir encore un toit, se terrent chez eux en attendant que cette pluie démentielle cesse enfin...
Sous le pont d'Austerlitz l'eau a atteint son record : 10.50.

Un an plus tard, on sait que Paris ne sera plus jamais la même. Pour François Mallarmé qui a tout perdu dans cette catastrophe, sa femme et son enfant, la vie n'est qu'un long cauchemar. Il continue tant bien que mal à faire son boulot de flic dans une ville où plus rien n'a de sens. Jusqu'au jour où une affaire de meurtres sordides le ramène à son cauchemar, au cœur même du Louvre, dans ce musée qui pour le monde entier était le symbole de ce qui fut la plus belle ville du monde, et où même la Joconde a disparu....
 
 
Mon avis :
 
Voilà près de dix jours que j'ai fini ce livre et depuis une bonne semaine j'essaie d'en faire la chronique. Et pourtant, je n'ai jamais réussi à me poser pour écrire ne serait-ce que quelques lignes, histoire de me lancer...
 
Il faut dire que lorsque la réalité rejoint la fiction (enfin presque !), cela ne donne pas trop envie de parler d'un bouquin qui est avant tout un roman très sombre après une catastrophe cataclysmique.
 
En effet, point besoin de pour refaire un résumé vu que la présentation de l'éditeur est parfaitement explicite pour vous mettre un peu l'eau à la bouche... Quoi que...
 
Il faut avant tout savoir que Austerlitz 10.5 ne sera pas un roman sur les inondations elles-mêmes. C'est à dire comment les gens se préparent à ce phénomène, ce que le gouvernement met en pratique pour tenter de sauver les habitants et les trésors qui se trouvent dans les différents musées...
 
Et c'est déjà là où le roman m'a un peu perturbée parce que l'histoire des inondations proprement dite ne tient que sur une vingtaine de pages ! Et c'est tout...
 
Enfin, c'est tout et heureusement parce que les auteurs n'y vont pas par le dos de la cuillère et je peux vous assurer que ce petit nombre de pages est suffisamment oppressant de telle sorte que je me demandais si j'allais survivre à cette mise en apnée que cela me demandait pour pouvoir supporter ce que je lisais...
 
Pour la suite, nous allons vivre des moments ô combien difficiles et sombres à un point tel que je ne l'avais pas du tout imaginer, même en ayant lu le résumé.
 
Suite à ces inondations, bien sûr, les plus grands trésors se sont "perdus", le gouvernement a été obligé d'être décentralisé dans la région parisienne et les habitants, eux, survivent comme ils peuvent.
 
On suit divers protagonistes que l'on apprend à connaître au fur et à mesure que l'on progresse et si la lecture est quand même prenante et donne envie d'en savoir toujours plus, de voir comment ces gens font pour vivre dans cette société "post-apocalyptique", il n'en demeure pas moins que cette pression est nerveusement usante. Du coup, ma lecture ne s'est pas faite d'une traite.
 
Jamais ô grand jamais je n'aurais imaginé vivre une telle lecture avec un si "petit" roman !
 
Au départ, je me disais "ouais ben moins de 300 pages, c'est dans la poche. D'ici demain il sera lu !" Je me suis plantée en beauté puisqu'il m'a fallu la semaine pour en venir à bout tant la tension monte crescendo.
 
Et puis, il y a ce jeu des politiques, bien sûr, dont on comprend que les uns et les autres cherchent le bénéfice dans l'illégal...
 
L'ensemble fait un roman qui peut déranger voire même ne pas accrocher tant on s'attend à quelque chose de très différent quand on se lance dedans mais malgré ce je n'ai pas du tout regretté mon choix de lecture et si c'était à refaire, je le referai bien volontiers.
 
Quoi qu'il en soit, Austerlitz 10.5 sera une lecture que je n'oublierai pas. D'abord parce qu'elle n'était pas celle que j'attendais au départ mais aussi et surtout parce que les circonstances ont fait que réalité et fiction se sont rejointes au moment de ma lecture. Et ça, ce sera impossible de l'effacer.
 


jeudi 2 juin 2016

Le temps est assassin

Auteur : Michel Bussi
Editions : Presses de la Cité (2016)
Nbre de pages : 531


Présentation de l'éditeur :
Eté 1989
La Corse, presqu'île de la Revellata, entre mer et montagne.
Une route en corniche, un ravin de vingt mètres, une voiture qui roule trop vite... et bascule dans le vide.
Une seule survivante : Clotilde, quinze ans. Ses parents et son frère sont morts sous ses yeux.
Eté 2016
Clotilde revient pour la première fois sur les lieux de l'accident, avec son mari et sa fille ado, en vacances, pour exorciser le passé.
A l'endroit même où elle a passé son dernier été avec ses parents, elle reçoit une lettre.
Une lettre signée de sa mère.
Vivante ?
 
Mon avis :
 
Une lecture prenante et agréable. Je ne connaissais pas encore Michel Bussi et le moins que l'on puisse dire c'est qu'il m'a donné envie de lire ses autres romans...
 
Dans "Le temps est assassin", on vit une narration sur deux périodes : 1989, date à laquelle Clotilde a eu ce terrible accident dans lequel elle est la seule survivante, et 2016, date à laquelle elle décide de retourner, pendant ses vacances avec son mari et sa fille, sur ce lieu de vacances où elle a tout perdu.
 
On apprend très vite que Clotilde tenait aussi un journal intime lorsqu'elle était adolescente et après l'accident, lorsqu'elle a récupéré ses affaires, ce journal ne lui avait pas été rendu. Pourtant, quelqu'un a bien mis la main dessus puisque, en alternance, ce narrateur mystérieux nous lit les lignes qui composent les journées vécues par Clotilde en 1989 avec ses pensées et ses émotions d'adolescente...
 
On vit ainsi par procuration tout ce qui a pu se passer, tout en tentant de faire le lien avec l'histoire de Clotilde adulte.
 
C'est une façon vraiment parfaite de permettre au lecteur de s'approprier l'histoire de cette femme au fur et à mesure que les jours aoûtiens se passent.
 
C'est à la fois exaltant et terriblement frustrant surtout en lisant au compte-goutte ce fameux journal. On en veut toujours plus; on fait des suppositions qui s'avèrent foireuses et on reste bouche bée devant le coupable et sa vérité...
 
Par contre, si j'ai trouvé que l'histoire était intéressante et prenante, du côté des personnages, je ne peux pas dire que je m'y suis attachée et notamment Clotilde. Si elle a ses raisons pour vouloir trouver la vérité sur cet accident, je me suis aussi demandée pourquoi elle avait attendu aussi longtemps pour le faire... D'ailleurs, son mari lui en fait la remarque à plusieurs reprises sans que Clotilde donne vraiment une réponse claire et précise. Même si je peux admettre qu'elle n'était peut-être pas prête avant parce que sa fille était jeune et qu'elle voulait se reconstruire... cela m'a un peu gênée, tout comme les écarts qu'elle se permet. En fait, elle donne cette impression de vouloir vivre la jeunesse qui lui a été arrachée d'un coup, sauf qu'elle n'a plus 15 ans...
 
Quant à l'écriture de l'auteur, que vous dire à part qu'elle m'a transportée du début à la fin. Le style est fluide, simple, au point que les pages se tournent aisément et avec une rapidité à laquelle je ne m'attendais pas. Je suis arrivée à la fin sans vraiment m'en rendre compte et en me disant "c'est déjà fini ?". Je ne pensais pas ingurgiter ce pavé de plus de 500 pages en aussi peu de temps (2 jours).
 
Par ailleurs, placé son intrigue en Corse du côté de Calvi m'a permis de repartir sur l'île de beauté sans décoller de mon canapé. C'est juste magique et quand on connaît un peu les lieux cela rend la lecture encore plus addictive avec, bien sûr, des souvenirs qui remontent de loin.
 
En bref, "Le temps est assassin" est une très bonne découverte et une lecture que je ne peux que vous recommander chaudement.