mercredi 22 mars 2017

La loge noire

Auteur : Jean-Pierre Croquet
Editions : L'Archipel (2017)
Nbre de pages : 306


Présentation de l'éditeur :
Angleterre, mai 1914. Alors que des menaces de guerre planent sur l’Europe, l’inspecteur Adey enquête sur une série de meurtres étranges, qui ne sont pas sans rappeler ceux de « l’automne de la terreur », où un certain Jack l’Éventreur sévissait dans les quartiers pauvres de Whitechapel. Au même moment, un courtier du nom de Mark Bowen se rend à Londres pour acquérir la Kabbala denudata, un incunable essentiel de la tradition occulte. Il est mandaté par Aleister Crowley, membre de la société secrète Golden Dawn, qui traîne une réputation de mage noir… et milite dans les mouvements séparatistes celtisants. Mais lorsque Bowen arrive à la librairie de Geoffrey Bloom, dans le quartier mal famé de Soho, il découvre celui-ci égorgé. Et l’ouvrage convoité a disparu ! Coupable idéal, Bowen devient un homme traqué. Pour prouver son innocence, il devra retrouver l’assassin et découvrir quel secret cache la Kabbala denudata que convoite la mystérieuse Loge noire… 
Dans un suspense où plane l’ombre de Conan Doyle, commence alors une course contre la montre qui fera se côtoyer révolutionnaires irlandais, espions allemands, anarchistes et francs-maçons.


Mon avis :

Ce roman à suspense faisait partie de ceux pour lesquels je pensais vraiment accrocher parce qu'il aborde des thèmes comme la magie noire, la franc-maçonnerie et la Première Guerre Mondiale qui me plaisaient beaucoup.

J'avoue que mon avis va être assez court parce que, finalement, La loge noire est un roman plutôt classique dans le genre et même si je me suis un peu perdue au départ avec tous les protagonistes qui entrent dans cette histoire, la lecture, sans être désagréable, n'a pas été non plus exceptionnelle.

A de nombreuses reprises, j'ai vu  où allait l'auteur.

Même si j'ai pu m'attacher notamment à l'inspecteur général Adey et sa petite fille, voire même le responsable des meurtres (et il faudra lire le roman pour comprendre pourquoi ce personnage m'a tant plu), je suis toujours restée un peu extérieure à ce qu'il se passait.

Bien sûr, j'ai quand même suivi avec intérêt ce qui se déroule mais j'ai eu aussi du mal à me faire à cette narration beaucoup trop conventionnelle (?!).

L'auteur met certaines difficultés sur la route de l'inspecteur principal mais très vite on ressent que certains personnages ne sont pas clairs et cela se confirme assez vite par la suite.

Je suis sortie un peu déçue de cette lecture parce que, je ne sais pas vraiment pourquoi, mais j'attendais quelque chose de... différent.

Alors oui, on aura droit à des explications sur le côté sombre de la franc-maçonnerie et on découvrira aussi un mage noir peu sympathique.

Beaucoup de complots et de trahisons se magouillent dans les rues sombres de Londres et on a même droit à un petit tête à tête entre l'inspecteur Adley et Conan Doyle mais cela ne m'a pas suffi pour être totalement emportée dans cette lecture que j'ai mis, d'ailleurs, près de 4 jours à lire alors qu'en règle générale je ne fais qu'une bouchée de ce genre de livre.

Globalement, le roman n'est pas mauvais en soi mais il m'a manqué quelque chose pour vraiment l'apprécier et me dire que tout n'était pas cousu de fil blanc.

Malheureusement pour moi, j'ai vu trop à l'avance ce qui allait se produire, excepté à la toute fin qui m'a laissée bien bête devant ces quelques lignes que j'ai dû relire 2-3 fois pour être sûre que l'auteur ne s'était pas trompé. Il m'a bluffée et j'aurais tellement aimé que cela soit le cas pour le reste du roman...

En bref, La loge noire, malgré ces thèmes attractifs, n'est pas un roman dont je garderai longtemps un souvenir. Il a une ligne directrice qui est trop classique pour moi. Je ne dirai pas qu'il est mauvais parce que ce n'est pas du tout le cas mais il ne sort pas non plus de sentiers battus et c'est dommage.

lundi 20 mars 2017

C'est lundi... que lisez-vous ? (149)


Ce rendez-vous hebdomadaire a été créé par Mallou et repris par Galleane.
Le principe est simple, répondre à trois questions : Qu'ai-je lu la semaine précédente ? Que suis-je en train de lire ? Que vais-je lire ensuite ?

Ce que j'ai lu la semaine dernière



Quatre lectures lues la semaine dernière. Un assez bon rythme mais j'avoue que cette semaine là n'a pas été idéale parce que je n'ai été accrochée que par un seul titre.
Le pays du soleil rouge ne m'a pas apporté ce que j'en attendais et je suis sortie très déçue de cette romance historique qui se déroule en 1941 en Australie. Je vous raconte tout ça dans mon avis qui est en ligne sur le blog.
J'ai ensuite enchaîné avec Stabat murder que j'ai dévoré en une soirée. Cela faisait longtemps que cela ne m'étais pas arrivé et j'avoue que cela fait un bien fou. Mon avis est disponible là encore sur mon blog.
Quant au premier tome du Projet starpoint, nouvelle déception. Je ne m'attendais pas à entrer dans un monde plus SF que fantastique avec de la physique quantique à la clé. Je vous explique pourquoi je n'ai pas accroché dans ma chronique.
Quant à La loge noire, je n'en garderai pas un grand souvenir. C'est un policier sympa mais pas exceptionnel. J'ai été un peu perdue au départ avec le nombre de personnages qu'il y a dedans mais par la suite tout allait mieux. Par contre, la fin est un peu expéditive. C'est un policier qui se lit sans qu'on en attende trop. Mon avis arrive aujourd'hui ou demain...

Ce que je suis en train de lire

Une mère alcoolique, un père violent. La vie de Nico est devenue intolérable. Une seule issue, fuir. Fuir avec Gemma, révoltée, désespérée, qui le suit par défi. Comment s'en sortir, sans ressources, sans abri, dans les rues d'une grande ville ? Squatter, fumer. La première dose d'héroïne signe le début d'une longue descente aux enfers. Nico et Gemma sont devenus junkies. Ils n'en sont pas encore conscients. Un livre à plusieurs voix. Un ton juste. Une lecture bouleversante, nécessaire.
J'ai lu à peu près un tiers du livre. La narration se fait en alternance et j'avoue que je suis plus attirée par celle de Nico que celle de Gemma. Mais attendons de voir ce que donnera mon ressenti final.


Et je continue ma lecture de ACOTAR que j'ai laissée un peu de côté la semaine dernière pour avancer mes VF. J'avoue aussi que la deuxième partie me tente un peu moins. Je ne dirai pas pourquoi au risque de vous spoiler. J'espère que j'arriverai à le finir cette semaine. En tout cas, je vais tout faire pour...

Ce que je lirai ensuite


Je suis dans une semaine de marathon policier/thriller. Donc, je me fixe ces deux titres. J'espère pouvoir lire les deux. On verra bien.

Je vous souhaite une excellente semaine qu'elle soit livresque... ou pas.

dimanche 19 mars 2017

Le projet Starpoint : La fille aux cheveux rouges (T1)

Auteur : Marie-Lorna Vaconsin
Editions : La belle colère (2017)
Nbre de pages : 384


Présentation de l'éditeur :
Pythagore Luchon a 15 ans. Il habite dans la ville de Loiret-en-Retz et s'apprête à entrer en seconde pour une année scolaire sans surprise : travailler – un peu –, écouter de la musique – souvent –, draguer les filles autant que cela lui sera possible, et notamment à l'occasion de la prochaine fête de rentrée pendant laquelle il officiera comme DJ. Il ne se fait aucune illusion sur les railleries qu'il devra endurer au sujet de sa mère – prof de maths au lycée –, ni sur la peine que lui causeront ses passages à l'hôpital pour rendre visite à son père – brillant chercheur en physique quantique, plongé dans le coma à la suite d'une agression. Toutefois, une chose le réjouit : il va bientôt retrouver Louise, sa meilleure amie, la fille du gardien du lycée. 
Le jour de la rentrée, Pythagore découvre que Louise a apparemment décidé de se passer de leur amitié. Elle s'est liée à une nouvelle élève du nom de Foresta Erivan, dont la présence à ses côtés est d'autant plus intrigante que les deux filles n'ont rien en commun. Louise est une geek passionnée de sciences et d'ingénierie, tandis que la nouvelle élève affiche un look d'un autre genre : elle a les cheveux rouges, s'habille toujours en noir, souvent en cuir, et distribue des gifles à ceux dont elle n'apprécie pas le comportement. À son contact, Louise s'isole de ses anciens amis, se désintéresse de son travail et commence à sécher les cours. Pythagore déplore silencieusement la présence de cette nouvelle élève qui l'irrite autant qu'elle l'attire, jusqu'à ce qu'elle débarque chez lui en pleine nuit pour lui annoncer la disparition de Louise. Elle lui explique que, pour la retrouver, ils doivent passer par ce qu'elle appelle "l'angle mort " des miroirs. Pyth la suit sans se douter qu'il est sur le point de basculer dans un monde parallèle – le monde dans lequel Foresta a grandi, et où Louise est sur le point de se perdre.


Mon avis :

Voilà un fantastique jeunesse qui me tentait beaucoup lorsque j'ai lu le résumé. Je m'attendais à une lecture prenante et facile à suivre dans un univers parallèle au nôtre. Si ce dernier point est effectivement mis en avant dans cet ouvrage, la facilité de lecture quant à elle n'a pas été au rendez-vous.

Ce premier tome du Projet Starpoint met en place tout l'univers de la trilogie, comme n'importe quel premier tome. Cependant, ici, j'avoue qu'assez rapidement, j'étais un peu paumée, d'abord, par les attitudes des personnages les uns envers les autres, puis par les explications fournies par l'auteur au fur et à mesure que l'on avance dans l'histoire.

Pour que les personnages puissent voyager d'un univers à un autre, il faut trouver l'angle mort entre deux miroirs ou un miroir et une fenêtre... De plus, ce voyage interfère dans la fréquence de notre cerveau ce qui crée quelques désagréments comme les vertiges, par exemple.

J'avoue que raconté comme ça, ça paraît simple mais il m'a fallu un sacré bout de temps pour tenter de comprendre les choses. Surtout que j'ai abrégé pour donner une explication toute simple, donc sûrement pas aussi précise que l'auteur car dès que j'avais des explications durant ma lecture, je perdais littéralement pied.

Avec les fréquences hautes ou basses, les tempêtes d'ions à un moment donné qui entraînent des trucs de fou... j'avoue qu'arrivée à la moitié du livre j'ai bien failli l'abandonner.

Et puis je me suis dit que si j'en étais arrivé là ça ne pouvait pas être pire et j'ai continué...

Mal m'en a pris et j'aurais dû suivre mon premier instinct d'abandonner cette lecture parce que je n'ai pas réussi du tout à entrer dans ce bouquin, dans l'univers que l'on me proposait et je n'ai pas du tout accroché aux personnages que j'ai trouvés assez nombrilistes la plupart du temps.

De plus, très rapidement, j'ai compris qui était derrière un complot organisé dans l'univers parallèle et j'ai poussé un soupir de frustration.

Après, je ne dis pas que l'ouvrage ne recèle pas de bonnes idées parce qu'il y en a et c'est un peu ça qui m'a poussée quand même à lui donner sa chance jusqu'au bout.

Mais, pour moi, cela n'a pas suffi à me donner envie de lire la suite, ni à m'attacher aux personnages qu'il s'agisse de Pythagore, Louise ou Foresta...

En bref, peu de choses m'ont plu dans ce premier tome du Projet starpoint et j'avoue que j'en ressors dépitée et très peinée parce que j'en attendais vraiment autre chose. La physique quantique ce n'est vraiment pas pour moi et je le savais déjà depuis mes études, il y a des années de cela... et franchement, je ne m'attendais pas à me retrouver avec un tel thème dans ce genre de livre.

Du coup, tentez-le si vous le souhaitez car, après tout, il vaut toujours mieux faire son propre avis dessus car c'est le genre de livre que l'on aime ou on déteste. Il n'y a pas de demi-mesure.

Par contre, là où je ne suis pas du tout d'accord avec l'éditeur c'est de comparer ce livre avec A la croisée des mondes de Philip Pullman que j'avais adoré et qui n'a rien à voir avec la trilogie à venir de Marie-Lorna Vaconsin. N'allez pas croire que vous allez trouver un monde fantastique peuplé de gamins avec leur compagnon fae parce que vous allez vous planter. D'ailleurs, la plume de Marie-Lorna Vaconsin n'a rien à voir non plus avec celle de Pullman beaucoup plus souple, facile et accrocheuse que celle de Marie-Lorna Vaconsin que j'ai trouvé très mature pour un roman jeunesse.

jeudi 16 mars 2017

Stabat murder

Auteur : Sylvie Allouche
Editions : Syros (2017)
Nbre de pages : 300



Présentation de l'éditeur :
Comment Mia, Matthis, Sacha et Valentin, quatre jeunes pianistes, étudiants au Conservatoire national de musique de Paris, ont-ils pu disparaître sans laisser de trace, à un mois d'un concours international ? Ont-ils, sous la pression, décidé ensemble de tout plaquer ? Impossible, d'après les familles interrogées sans relâche par Clara Di Lazio. S'agit-il d'un enlèvement ? La commissaire, réputée coriace, a l'intuition terrible que dans cette enquête, chaque minute compte...


Mon avis :

Voilà un policier jeunesse bien sympa à découvrir que j'ai dévoré en une petite soirée avant-hier. Lorsque je me suis plongée dedans, j'étais loin de m'imaginer que je ne pourrai plus le lâcher...

On est d'entrée de jeu dans la problèmatique du roman : quatre jeunes pianistes du Conservatoire de Paris ont été enlevés et séquestrés dans une pièce où aucune fenêtre n'existe. Ils sont dans le noir complet et vont vivre un véritable calvaire. Pendant ce temps là, la police va tout faire pour savoir qui est derrière cet horrible enlèvement et pourquoi afin d'y mettre la main dessus et retrouver ces jeunes.

Comment vous dire que dès les premières pages, j'ai été tellement happée par l'ambiance et l'histoire de ces jeunes pianistes que je n'arrivais pas à faire autre chose ?!

Sylvie Allouche a un style simple mais hyper accrocheur et les chapitres très courts mettent beaucoup de rythme dans cette histoire.

A cela s'ajoute des chapitres en alternance afin que l'on puisse voir ce qu'il arrive à ces jeunes séquestrés, tout en suivant l'enquête menée par une commissaire, Clara Di Lazio, qui n'a pas froid aux yeux.

C'est d'ailleurs le personnage que j'ai le plus apprécié, avec la jeune Elise, amie des quatre enlevés qui met, elle aussi, une sacrée ambiance.

Celle-ci est d'ailleurs très lourde qu'il s'agisse de l'enlèvement ou de la période dans laquelle on découvre Mia, Matthis, Sacha et Valentin revoir leurs partitions pour un grand concours international qu'il doive passer dans un mois.

Entre la pression qu'ils ont pour être au top du top, les doutes qui les assaillent, les parents qui ne les comprennent pas toujours, tout est là pour que le lecteur se pose suffisamment de questions sur les uns et les autres.

J'avoue que jusqu'à la moitié du roman je n'arrivais pas à me décider sur ce qui avait pu arriver à ces jeunes et qui était derrière ces enlèvements mais mes suspicions étaient quand même bien précises sur ladite personne et la fin m'a juste confirmée que mon flair n'était pas si mauvais.

C'est peut-être là où j'ai ressenti un peu de déception parce que, finalement, on retombe dans une trame trop classique qui se sent de loin. Mais cela ne m'a pas enlevé cet effet d'excitation que j'avais eu pendant plus de 200 pages où je voyais défiler les pages et les chapitres tellement vite qu'en une soirée ce livre était mangé.

Ca fait un bien fou quand on ne passe pas trop de temps sur un livre mais surtout quand on est pris dans l'engrenage de l'enquête et que le feeling passe bien avec les personnages. Forcément, on n'a pas envie que cela s'arrête.

Les personnages sont agréables à suivre et on s'y attache très vite qu'il s'agisse d'ailleurs de ces ados enlevés ou de la commissaire et d'Elise avec leurs caractères bien particuliers mais qui m'ont fait sourire et même rire par moment.

Un peu de détente dans des moments de stress ça fait un bien fou !

Si la fin de Stabat murder m'a donc un peu déçue, cela n'entache en rien la qualité de l'enquête et donc du roman que Sylvie Allouche vous propose ici. Pour ma part, je ne garde que le positif et ce super moment que j'ai eu en le lisant mardi soir.

mercredi 15 mars 2017

Le pays du soleil rouge

Auteur : Elizabeth Haran
Editions : L'Archipel (2017)
Nbre de pages : 451


Présentation de l'éditeur :
Angleterre, 1941. Accusée d’avoir agressé le père d’un de ses élèves, Lara Penrose, une jeune enseignante, choisit pour éviter la prison de partir enseigner en Australie. Quand elle arrive à Shady Camp, bourgade reculée au nord de l’île continent, c’est le choc. D’abord, il n’y a pas d’école. Et puis la région est infestée de crocodiles. Mais Rick va régler le problème. Dès leur première rencontre, Lara est séduite par cet homme, éconduisant le Dr Jerry qui lui faisait jusque-là une cour assidue… 
Des paysages exotiques et envoûtants, une héroïne qui doit lutter contre l’adversité pour trouver le bonheur et sa place dans la société… Sont ici réunis tous les ingrédients qui ont contribué au succès des sagas de Tamara McKinley, Sarah Lark ou Colleen McCullough.


Mon avis :

Ce roman avait tout pour me plaire parce qu'il est dans la même veine que la trilogie de Sarah Lark, Le pays du nuage blanc, ou d'Oceana de Tamara McKinley.

L'histoire nous présente une jeune femme, Lara, qui va être obligée de partir en Australie, suite à l'agression qu'elle a portée à Lord Hornsby, père d'un de ses élèves. Lara va donc arriver dans un pays qu'elle ne connaît pas et auquel elle va devoir s'adapter.

C'est ce thème qui m'a poussée à lire ce roman et s'il peut y avoir une comparaison avec les Tamara McKinley ou bien les Sarah Lark parce qu'il s'agit de s'adapter à un environnement plutôt hostile pour une jeune femme de la bonne Société, la comparaison s'arrête là, en ce qui me concerne.

En effet, j'ai eu un souci avec ce roman et ce très rapidement.

J'ai eu beaucoup de mal à réaliser que l'histoire se situait en 1941 ! Pour moi, et je ne sais pas pourquoi, j'étais plongée dans un roman qui se situait au XIXème siècle...

Je ne sais pas si c'est parce que j'avais lu d'autres trilogies dans le même genre et que mon cerveau s'est focalisé sur cette période ou si c'est parce que l'auteur, finalement, met très peu de détails permettant au lecteur de se situer durant la Seconde Guerre Mondiale (mis à part dans la deuxième moitié du roman où l'on assiste au bombardement du port de Darwin...) mais durant toute ma lecture ma vision de l'ensemble était faussée.

A cela s'ajoute, une héroïne certes intéressante à découvrir et à voir évoluer mais sans que je ressente non plus les palpitations que j'avais pu avoir avec les précédentes sagas du même genre.

Il va y avoir aussi un triangle amoureux... et je déteste les triangles amoureux surtout si l'un des personnages est... lourd... trop lourd... tellement lourd que je lui aurais bien mis une claque dans la tronche !!!!

Pourtant, il y a de très jolies scènes et je ne parle pas des paysages exotiques auxquels on nous fait croire. Certes, il y a bien quelques descriptions des lieux mais j'ai trouvé que c'était trop peu pour permettre vraiment au lecteur de s'immerger dans ce beau pays qu'est l'Australie et encore plus la région du Nord, infestée de crocodiles...

L'histoire entre Lara et un chasseur de crocodile a failli faire fondre mon coeur mais là encore il y avait trop de déjà vu et de prévisibilité pour que je me laisse vraiment aller dans mes émotions.

Même si Le pays du soleil rouge n'est pas mauvais en soi, je ne peux pas dire qu'il m'ait apporté beaucoup si ce n'est de l'exaspération au fur et à mesure que j'avançais.

Entre ces australiens que l'ont fait passer pour des alcooliques invétérés, ces crocodiles qui rendent la vie impossible mais qui pourtant n'arrivent pas à manger les petits bonshommes qui eux s'en sortent miraculeusement, je dois bien dire qu'il me tardait de terminer ce livre.

Alors même que j'espérais vraiment que l'auteur ne fasse pas un twist que je redoutais pour me dire que finalement ce roman n'était pas cousu de fil blanc... bingo... elle me l'a fait !!

Alors certes cela se finit bien et on peut s'en douter avant même de démarrer cette lecture mais j'aurais vraiment voulu autre chose.

Les aborigènes, quant à eux, apparaissent finalement très peu et même si Elizabeth Haran explique les difficultés de ce peuple par rapport au gouvernement australien, cela ne m'a pas suffi.

En bref, Le pays du soleil rouge est un roman qui vous fera un peu voyager en Australie et vous mettra peut-être les papillons dans le ventre si vous n'êtes pas trop exigeant. Par contre, n'allez pas penser qu'il égale Oceana de Tamara McKinley ou Le pays du nuage blanc de Sarah Lark parce que vous serez largement déçu. D'ailleurs, ce titre est un one-shot et non un début de trilogie. Ceci explique peut-être cela. Si vous voulez vraiment vous plonger dans un roman qui vous apporte un joli récit sur la Nouvelle-Zélande ou l'Australie, je vous conseille davantage ces deux autres titres que ce roman là. Pour moi, c'est une déception amère parce que j'en attendais beaucoup et je n'ai rien eu de conséquent en retour. Tant pis pour moi !

mardi 14 mars 2017

Tu n'auras pas peur

Auteur : Michel Moatti
Editions : HC Editions (2017)
Nbre de pages : 462


Présentation de l'éditeur :
Tout commence par la remontée d'un cadavre à demi-congelé, attaché à un fauteuil d'avion immergé dans un étang de Crystal Palace, au sud de Londres. Puis on découvre le corps d'une jeune femme défigurée dans un hôtel de Bournemouth. Son visage a été découpé au cutter et emporté. 
Sur les réseaux sociaux et les blogs, les indices et les rumeurs circulent, bien plus vite que les informations officielles délivrées par la police et les journaux. Un mortel jeu de piste s'organise, dirigé par un assassin sans scrupules qui reconstitue avec autant de rigueur que de férocité les scènes de crime les plus choquantes. Quelle énigme se cache derrière ces sinistres " natures mortes " ? Lynn Dunsday, une jeune web-reporter fragile, aux lisières du burn-out, et Trevor Sugden, un journaliste qui travaille " à l'ancienne ", se lancent sur les traces du meurtrier, anticipant les avancées de Scotland Yard.


Mon avis :

Et voilà le petit dernier de Michel Moatti que je me suis régalée de découvrir la semaine dernière. Cette fois-ci point de thriller historique. Nous plongeons au coeur même des médias, de la problématique de l'information qu'ils véhiculent à tout de champs et des répercussions que cela occasionne.

La première chose qui m'a marquée en démarrant ce roman c'est la forme bien singulière de l'écriture de Michel Moatti. Ayant lu, deux policiers historiques avant "Tu n'auras pas peur", je n'avais pas du tout pensé que l'auteur allait mettre son style au diapason. Alors que nous avons un style plus posé dans Retour à Whitechapel et Blackout baby, se mêlant parfaitement à l'époque dans laquelle on évolue, ici l'auteur use d'un langage plus commun. Avec cette facilité de passer d'un style à l'autre, l'auteur nous prouve à quel point son talent est grand.

Je ne développerai pas le début du roman. La présentation de l'éditeur est suffisamment explicite pour donner envie de se plonger dans ce titre.

Ce que je peux vous dire, par contre, c'est que le rôle des médias va être étudié ici avec minutie et nous démontrer, si cela est encore besoin de le faire, à quel point les journalistes d'investigation peuvent ouvrir la porte à des personnes en recherche de célébrité...

Faire le scoop, être le premier à donner des infos de premières importances même si cela doit engendrer un frein dans l'enquête... peu importe pourvu que cela fasse La Une des journaux papier ou internet d'ailleurs.

Michel Moatti, grâce au personnage de Lynn Dunsday, va nous faire entrer dans ce monde journalistique du web. Et c'est ce que j'ai beaucoup aimé, même si mon avis très tranché sur le rôle que jouent les médias dans notre Société actuelle m'a d'emblée rendu Lynn un peu désagréable, pour ne pas dire méprisable parce que, comme n'importe quel journaliste, elle veut être la première sur les lieux, savoir ce qu'il en est des corps retrouvés, quand quelles conditions...

Mais (parce qu'il y en a un et heureusement), au fur et à mesure qu'on avance dans le roman mais aussi grâce au personnage de Trévor Sugden, un autre journaliste plus posé même s'il a quand même ses sources pour obtenir ce qu'il veut, Lynn va évoluer dans sa façon de voir les choses et de les communiquer dans son réseau et au public. Et ça, j'ai adoré !

Comme à son habitude, Michel Moatti va nous créer des scènes de meurtre absolument impensables et chaque découverte va engendrer des révélations à vous couper le souffle.

Je me suis demandée comment il pouvait arriver à un tel degré de recherches et de précisions.

Car Tu n'auras pas peur n'est pas qu'une simple fiction. L'auteur nous bluffe encore en développant une fiction qui se nourrit de faits authentiques. Mais je n'en dirai pas plus pour vous laisser la surprise de ces découvertes qui m'ont littéralement clouée à mon canapé.

Et c'est encore là, la force de Michel Moatti : me surprendre à chaque lecture.

Non seulement son style me convient toujours autant mais ce qui marque avec Tu n'auras pas peur c'est à quel point les médias sont prêts à tout faire le buzz.

L'auteur n'hésitera pas non plus à mettre en avant des sites comme Bestgore ou Documentingreality qui sont des sites totalement légaux qui font passer des informations censurées ailleurs.

Encore une fois, Michel Moatti m'a fait passer un moment de stupeur et d'effarement lorsque l'on découvre l'envers du décor journalistique. Je savais déjà que de l'autre côté se trouvait le Dark net mais j'étais loin de me douter à quel point...

Grâce aux personnages de Lynn et de Trevor, on avance dans les enquêtes mais on se rend compte aussi de leur complicité malgré leur rivalité.

Tu n'auras pas peur a été une lecture un peu pesante mais ô combien nécessaire et prenante. Je ne peux que vous le conseiller car malgré le côté néfaste qui s'en dégage sur la façon dont l'information est donnée mais surtout utilisée, cela reste un excellent thriller que je ne regrette absolument pas d'avoir enfin lu.

lundi 13 mars 2017

C'est lundi... que lisez-vous ? (148)


Ce rendez-vous hebdomadaire a été créé par Mallou et repris par Galleane.
Le principe est simple, répondre à trois questions : Qu'ai-je lu la semaine précédente ? Que suis-je en train de lire ? Que vais-je lire ensuite ?

Ce que j'ai lu la semaine dernière


Eh oui, seulement deux romans terminés la semaine dernière... mais peu importe la quantité vu que la qualité était là. Ecorchures de Tess Gerritsen a été une très bonne découverte qui m'a donné très envie de retrouver la plume de l'auteur et les personnages de Jane et Maura. Donc, j'ai une tonne de lectures à prévoir vu le nombre de bouquins que l'auteur a écrit.
Quant à Tu n'auras pas peur, j'ai mis près de la semaine pour le lire mais je me suis régalée encore une fois. L'écriture de l'auteur s'est adaptée à l'univers qu'il propose pour mon plus grand plaisir. Mon avis arrive dans la journée.

Ce que je suis en train de lire

Angleterre, 1941. Accusée d’avoir agressé le père d’un de ses élèves, Lara Penrose, une jeune enseignante, choisit pour éviter la prison de partir enseigner en Australie. Quand elle arrive à Shady Camp, bourgade reculée au nord de l’île continent, c’est le choc. D’abord, il n’y a pas d’école. Et puis la région est infestée de crocodiles. Mais Rick va régler le problème. Dès leur première rencontre, Lara est séduite par cet homme, éconduisant le Dr Jerry qui lui faisait jusque-là une cour assidue…
Des paysages exotiques et envoûtants, une héroïne qui doit lutter contre l’adversité pour trouver le bonheur et sa place dans la société… Sont ici réunis tous les ingrédients qui ont contribué au succès des sagas de Tamara McKinley, Sarah Lark ou Colleen McCullough.
Vu que ma lecture VO m'accapare et m'obsède depuis que je l'ai commencée il y a une bonne semaine maintenant, je me suis dit que partir sur un roman contemporain me ferait du bien. J'avoue que si l'histoire est plaisante, j'ai quand même du mal à l'apprécier vraiment. Les personnages sont sympas mais il me manque un je-ne-sais-quoi. Ca me paraît un peu trop simple et j'ai vraiment du mal à ressentir les années 1940. Bizarrement, à chaque fois que je le prends, j'ai l'impression d'être au XIXème siècle et ça me bloque, ça me saoule. J'espère le finir aujourd'hui...


Et voilà le responsable de mon petit désintérêt pour les livres VF en ce moment. ACOTAR est juste un bouquin exceptionnel que j'engloutis dès que j'ai un peu de temps à lui consacrer. En un peu plus d'une semaine, j'ai lu plus de la moitié et autant dire qu'à ce rythme, je pense même le finir cette semaine. Je suis ravie de voir à quel point ce roman me plaît voire même m'obsède au point que j'ai du mal à le lâcher et je sais déjà que cela va être trèèèès dur de revenir à des lectures VF après lui. Tout me paraît tellement fade à côté. C'est déjà un coup de coeur et il me reste 170 pages à lire. Mon coeur va-t-il résister à la fin de ce tome ? En tout cas, je suis ravie d'avoir déjà dans ma PAL le tome 2 qui ne va pas traîner une fois ACOTAR terminé.

Ce que je lirai ensuite


Je ne m'en fixe que deux là encore vu que mon obsession pour ACOTAR risque de me pousser à lire ACOMAF plus vite que prévu. Il va falloir que je me freine sur la VO pour lire au moins ces deux là la semaine prochaine et vider ma PAL de SP. Ce sont deux romans qui me tentent beaucoup et que j'ai très envie de vous faire connaître.

Et vous ? Que lisez-vous ?
Profitez bien de votre semaine qu'elle soit livresque ou pas.