jeudi 27 septembre 2012

Hunger Games : L'embrasement (T2)

Auteur : Suzanne Collins
Editions : Pocket Jeunesse (2009)
Nbre de pages : 399

Présentation de l'éditeur :
Après le succès des derniers Hunger Games, le peuple de Panem est impatient de retrouver Katniss et Peeta pour la Tournée de la victoire. Mais pour Katniss, il s'agit surtout d'une tournée de la dernière chance. Celle qui a osé défier le Capitole est devenue le symbole d'une rébellion qui pourrait bien embraser Panem. Si elle échoue à ramener le calme dans les districts, le président Snow n'hésitera pas à noyer dans le sang le feu de la révolte. A l'aube des Jeux de l'Expiation, le piège du Capitole se referme sur Katniss...

Mon avis :

J'ai lu le premier tome de cette trilogie il y a plus d'un an et je n'avais pas vraiment accroché à l'histoire alors que je m'étais très attachée à Katniss, Peeta et la petite Rue. Comme j'étais sortie mal à l'aise de ma lecture, il m'a fallu pas mal de temps avant de me décider à lire le tome 2 et je ne regrette pas de m'être lancée puisque, cette fois-ci, la narration m'a plu.

1) L'histoire :

On commence ce tome là où on s'était arrêté à la fin du tome 1. Alors que Katniss et Peeta sortent vainqueurs des Jeux; cela nécessite pour eux de se montrer et de faire le tour des Districts. Mais une épée de Damoclès pèse au-dessus de Katniss suite à ses agissements dans le tome 1 et le Président Snow l'a donc à l'oeil. La petite broche qu'elle portait lors des Jeux devient un véritable symbole aux yeux des habitants des Districts et Katniss devient un être à part qu'il faut absolument préserver...

Dans ce tome, j'ai beaucoup aimé suivre Katniss dans ses interrogations vis-à-vis de ce qu'elle a fait dans le tome 1 et des conséquences que cela risque d'entraîner pour elle et ses proches.

On ressent moins les différences entres les divers Districts. Par contre, à travers notre jeune héroïne, nous sentons que tout est en train de basculer, d'évoluer dans les mentalités des gens. Le changement est en route.

J'ai aimé cette atmosphère pesante, ces scènes de doute mais où l'envie de progresser était là. J'ai suivi avec beaucoup d'intérêt chaque personnage faire comprendre au lecteur, toujours à travers Katniss, ce qu'il risquait d'advenir si rien ne changeait ou si, justement, tout changeait.

A aucun moment, le lecteur ne lit paisiblement cet ouvrage. L'angoisse est omniprésente parce que les personnages principaux risquent gros.On ne sait jamais ce qui va être inventé par le Capitol pour mener une vie infernale à Katniss. J'ai vraiment cru qu'elle n'en verrait jamais le bout.

L'histoire m'a davantage plu aussi parce qu'ici il s'agit d'un début de révolte contre l'ordre établi, contre le Capitol contrairement au tome 1 où les Districts se combattaient dans l'arène lors des Jeux et où l'on sentait qui était supérieur à qui.

Du coup, il me tarde de lire le dernier tome pour savoir comment tout cela va se terminer.


2) Les personnages :

J'ai retrouvé avec plaisir Katniss et Peeta. Leur relation est toujours un peu ambigüe du fait de Katniss et cela m'a un peu énervée. Le triangle amoureux, ce n'est vraiment pas ma tasse de thé et le fait que Katniss joue sur deux tableaux m'horripile énormément.

D'un autre côté, les deux garçons ont chacun de quoi plaire et attirer cette jeune fille. Alors que Gale, son ami d'enfance, est rebelle et fonceur, Peeta offre davantage de douceur et de réflexion avant d'agir. Il est plus posé et me convient beaucoup mieux.

Je peux comprendre que Katniss puisse hésiter, qu'elle soit attachée aux deux. Mais il me tarde aussi qu'elle fasse un choix et j'ai hâte de le découvrir dans le tome suivant.

J'ai tout de même une petite déception qui vient du fait que l'on voit encore assez peu Gale et je pensais qu'il aurait une part beaucoup plus importante dans ce tome là. Ce qui n'est pas du tout le cas. Du coup, les échanges entre Gale et Katniss sont plutôt brefs et tournent assez vite à la même chose.

En dehors de ces trois personnages, nous retrouvons ceux que Katniss a connu pendant les Jeux : Haymitch, Effie, Flavia, Octavia, Venia, Cinna...

Ils font partie intégrante de la vie de Katniss et si j'ai été secouée par Haymitch, j'ai totalement fondu pour Cinna. Une scène superbe se déroule grâce à lui et on en prend plein les yeux rien qu'en imaginant ce qui se passe. C'est bluffant !

Les personnages sont à la hauteur de mes attentes et j'ai eu des coups au coeur par moment.


3) Le style :

Toujours aussi facile et fluide, l'écriture de Suzanne Collins prend le lecteur aux tripes.

Elle a une façon directe de faire avancer son histoire mais il y a des scènes touchantes, d'autres sublimes et d'autres encore qui vous font bondir par ce qu'elles sous-entendent.

Une plume largement à la hauteur de l'histoire mise en place.


Hunger Games est une trilogie qui devient intéressante pour moi. J'étais convaincue que lorsque l'on est déçu par un auteur ou un premier tome d'une série, il ne fallait pas s'arrêter à cette seule lecture. Avec un peu de chance, on peut accrocher et être surpris par l'auteur. Pour moi, ce fût le cas avec Hunger Games car après un début difficile avec le tome 1, je sais aujourd'hui que je n'attendrai pas un an avant de lire le tome 3, La révolte. Rien que par le titre, je sais que je vais passer des moments forts en émotion.

mercredi 26 septembre 2012

Littérature jeunesse Nathan (dès 6 ans)

Un nouvel article pour vous proposer cette fois-ci deux ouvrages qui devraient intéresser les curieux en herbe et les petits sportifs.

Tout d'abord, La vérité vraie sur les dinosaures d'Alan Snow.

Editeur : Nathan
Date de parution : 4 octobre 2012
Nbre de pages : 28
Prix conseillé : 13,90  €

Tout ce qu'on a toujours voulu savoir sur les fameux dinosaures se retrouve dans cet ouvrage adapté aux enfants à partir de 6 ans.

Après lecture, j'ai trouvé qu'il était plutôt complet, intéressant à ouvrir et à découvrir et j'ai beaucoup aimé les illustrations qui ornent ces pages. Entre l'image centrale qui décrypte un peu comment fonctionne un dino et celles qui se trouvent dans les marges, il y a de quoi passer un très bon moment de lecture et à sourire.

On va ainsi faire découvrir à nos enfants (parce qu'il n'est quand même imaginable à leur âge de leur laisser le livre sans aucun soutien), ce qu'est un tricératops, un stégosaure, un brontosaure, comment fonctionnait leur cerveau...

Un ouvrage ludique, plein de couleurs, qui attire l'oeil et aiguise l'intérêt du jeune lecteur. Mais attention, les pages nécessitent quand même que l'adulte redonne des explications claires afin que l'enfant ne s'imaginent pas n'importe quoi non plus.

En bref, un ouvrage qui pour les enfants à partir de 6 ans est un peu complexe, l'adulte est donc nécessaire à ses côtés, et qui ne conviendra pas forcément aux enfants plus âgés que 8-9 ans à cause des dessins trop jeunesse. Les parents vont devoir faire la part des choses.

Aperçu du livre :



Le second titre que je vous propose est Mon premier quiz sports en 300 questions-réponses.

Editions : Nathan
Date de parution : 21 juin 2012
Nbre de pages : 110
Prix conseillé : 10€

Mon fils n'est pas du tout sportif et j'avoue qu'il n'est pas du tout attiré par ce bouquin.

Pourtant, il est très intéressant puisque en une double page, un sport nous est présenté (foot, judo, GRS, tennis, athlétisme...). Sur la page de gauche se trouvent 8 questions auxquelles il faut répondre grâce aux différents textes se situant dans la double page. Cela permet à l'enfant de rechercher l'information et d'apprendre en s'amusant. Je me suis laissée prendre au jeu et j'ai totalement adhéré.

Pour les parents hésitant sur ladite réponse, les solutions sont quand même données en fin d'ouvrage.

Aperçu du livre :



Les deux ouvrages sont de qualité excellente puisque les couvertures sont rigide pour les dinos et semi-rigide pour les sports. De plus, les pages sont épaisses ce qui permet une meilleure prise en main de la page par l'enfant.

lundi 24 septembre 2012

Lame de fond

Auteur : Minette Walters
Editions : Pocket (2009)
Nbre de pages : 443

Présentation de l'éditeur :
Le meurtrier a commencé par droguer la jeune femme, puis l'a violée. Il lui a ensuite brisé les doigts et l'a jetée par dessus bord. Elle n'a pu nager jusqu'à la côte. Les inspecteurs Ingram, Galbraith et Carpenter n'ont rien d'autre que ce corps anonyme échoué sur la plage de la baie de Chapman. Pas de mobile. Pas d'empreinte. Pas de témoin. Enfin, presque. Il y a cette fillette de trois ans traumatisée par ce qu'elle a vu. Mais l'enfant sans nom s'est enfermée dans le mutisme. Les inspecteurs de la police de Lymington en sont réduits aux conjectures nébuleuses. Et à retourner cette question dans tous les sens : quelle sorte d'homme peut s'acharner ainsi sur sa victime ?

Mon avis :

Ce livre traînait dans ma PAL depuis près d'un an et l'envie de lire un policier étant là, je me suis dit que ce serait une bonne idée de le découvrir. J'ai terminé cette lecture en fin de semaine dernière et j'avoue que je vais bien avoir du mal à faire un avis très précis dessus. Du coup, ma chronique ne sera pas aussi longue comme d'autres peuvent l'être.

Sur le fond, l'histoire est plutôt banale : un meurtre est commis, le corps est retrouvé échoué sur une plage, la police va enquêter. Et comme dans bon nombre d'histoire de ce genre, le mari sera fortement soupçonné...

On va donc suivre cette enquête et découvrir que la victime n'était peut-être pas si "blanche" qu'elle aurait voulu le laisser croire de prime abord.

Entre-temps, les enquêteurs vont éplucher tout ce qui peut les aiguiller sur le meurtrier. Pas facile quand l'eau efface les petits indices.

Je n'ai pas été vraiment surprise en découvrant le coupable; cela me semblait même logique.

Le petit plus de ce livre qui m'a fait le lire jusqu'au bout c'est plutôt la façon dont il est forgé.

En effet, tout en suivant l'enquête menée par les inspecteurs Ingram, Galbraith et Carpenter, on nous fait aussi découvrir les témoignages et expertises dressés au cours de l'enquête.

C'est assez rare que les auteurs de policier dressent ce genre de documents et j'ai trouvé très attractif et intéressant de me sentir ainsi plonger dans ces recherches en même temps que les policiers. C'était comme si on me permettait de faire partie intégrante de l'équipe d'enquêteurs.

Du côté des personnages, il n'y a rien de bien particulier. Chacun à ses failles, ses secrets et personne ne veut trop en dévoiler.

L'ouvrage est assez spécial, surtout au tout début, et il faut s'accrocher un peu pour ne pas le laisser tomber mais par la suite, une fois l'enquête lancée, tout va mieux et on se dit que le monde n'est pas si net que ça.

C'est un roman qui nous en met plein la tête quand on y repense, qui fait aussi réfléchir mais malgré tout je n'en garderai pas un souvenir impérissable. Il est à lire pour passer un bon moment.

vendredi 21 septembre 2012

Fils-des-Brumes : L'empire ultime (T1)

Auteur : Brandon Sanderson
Editions : Orbit (2010)
Nbre de pages : 616

Présentation de l'éditeur :
Depuis mille ans, depuis la catastrophe qui a détruit le monde, des cendres tombent du ciel et les fleurs ne poussent plus. La population skaa a été réduite en esclavage et vit dans la terreur que lui inspire le Seigneur Maître, dont le pouvoir est absolu. Et puis un jour, alors que tout espoir semblait à jamais perdu, un skaa bâtard et voleur au coeur brisé est trahi, enfermé et torturé dans la prison la plus sordide de l'Empire. Là, il découvre qu'il est un Fils-des-Brumes... et qu'il détient des pouvoirs magiques, habituellement réservés aux nobles. Il s'enfuit et décide alors de recruter l'élite du monde d'en bas, brigands et criminels, mais aussi les plus intelligents et les plus fidèles des allomanciers, sans oublier la farouche et intrépide Vin. Son rêve ? Non pas simplement le plus gros cambriolage de toute l'histoire connue, mais la chute du despote lui-même ; non pas l'accomplissement d une prophétie, mais une révolution...

Mon avis :

Voilà plusieurs mois que j'avais entendu parler de cette série qui était géniale et tous les lecteurs sortaient très enchantés de leur découverte. J'ai mis un peu de temps à me lancer dedans mais je ne le regrette pas. Ni d'avoir attendu le bon moment, d'ailleurs. Et même si ce tome n'est pas un coup de coeur, il est tout de même de très très bonne qualité pour les férus de fantasy.

1) L'histoire :

L'univers que nous dépeint Brandon Sanderson dans sa série est très sombre. Il n'y a plus de soleil (du moins pas celui que nous avons), plus de verdure. Les chutes de cendres sont quasi-quotidienne et l'esclavage est de rigueur. Depuis que le Seigneur Maître a pris le pouvoir, le peuple skaa vit dans l'oppression et la servitude. Ils sont au service des nobles, eux-mêmes à la solde du Seigneur Maître.
Dans ce monde de noirceur dans lequel des obligateurs et inquisiteurs d'acier font régner la peur, quelques groupes de rebelles tentent d'inverser la tendance, de retrouver un monde d'avant l'Ascension. Mais comment parvenir à détrôner celui que tout le monde considère être Dieu ? L'Inaccessible. L'Immortel.

J'ai été totalement emportée par cette histoire même si j'avoue qu'il n'est pas évident, au début, de tout suivre et de tout comprendre sur la magie allomancienne que met en place l'auteur. C'est une magie qui se sert des métaux et qui permet aux Fils-des-Brumes d'attaquer ou de se défendre en fonction du métal qu'il brûle après l'avoir ingurgité.

Pas facile, donc, d'assimiler tous les métaux et les tractions, poussées ou apaisement qu'ils entraînent lors de leur utilisation. Mais une fois que tout se met en place et que l'on prend l'habitude de voir les personnages en parler, expliquer comment il faut s'en servir, c'est tout simplement génialissime.

On suit les meneurs dans leur quête, leurs recherches, duperies et autres. On vit une aventure prenante avec les skaa, les voleurs, les rebelles... On fait partie intégrante de cette narration est c'est excellent.

C'est avec Kelsier et Vin que nous allons tout découvrir de cet Empire Ultime, la terreur omniprésente de ce régime oppressif et la ténacité de Kelsier à vouloir changer ce monde, à tout faire basculer.

2) Les personnages :

Kelsier est celui par lequel tout va changer. Fils-des-Brumes, il a la capacité d'user d'une dizaine de métaux pour se défendre ou attaquer. Il ne se considère pas comme un rebelle mais plutôt comme un fauteur de troubles. Il estime que la population skaa a suffisamment souffert du régime du Seigneur Maître et qu'il est grand temps que les habitants s'affirment.
C'est un personnage comme je les aime : volontaire, têtu (peut-être un peu trop par moment), réfléchi. C'est un meneur exceptionnel mais qui a aussi ses failles. Sa rencontre avec Vin va à la fois le motiver dans ses actions mais aussi l'obliger à s'interroger sur ses propres motivations.

Vin est une adolescente de 16 ans. Elle a intégré un groupe de voleurs par son frère Rees, après que leur mère ait tenté de tueur la jeune fille. Elle vit dans la clandestinité et fait tout pour se rendre invisible. Elle sait posséder des talents particuliers que le groupe utilise mais c'est vraiment grâce à Kelsier qu'elle va comprendre qui elle est vraiment et la nature de ce qu'elle possède.
C'est un personnage très attachant par sa jeunesse et son passé, plaisant par son caractère et ses réparties. Dès le début, j'ai su qu'elle me plairait, qu'elle allait jouer un rôle important et je n'ai pas été déçue. C'est le personnage qui évolue le plus dans l'histoire : d'une jeune fille discrète et qui doute beaucoup, elle va s'épanouir et devenir une personne essentielle pour le groupe qui va la récupérer.

Viennent ensuite des personnages qui aideront Kelsier et Vin : Hammond (Ham), Dockson (Dox), Marsh, Sazed (que j'ai adoré), Lestibournes. Ils jouent tous, sans exception, un rôle relativement important pour nos deux héros. C'est un groupe homogène, très soudé que j'ai beaucoup aimé suivre dans la "folie" de Kelsier. Ils forment en quelque sorte une famille, les uns pour les autres.

On trouve aussi des nobles dont chaque famille constitue une Maison. Chacune d'entre elles est alliée ou ennemie politiquement avec d'autres. Les alliances se font et se défont. J'ai adoré retrouver certains personnages et certaines situations qui font découvrir des êtres prêts à faire l'impensable.

Enfin, il y a les obligateurs et les inquisiteur d'acier. Ils sont sous le contrôle du Seigneur Maître et leur objectif est de détruire les Fils-des-Brumes qu'ils ne peuvent pas contrôler. Il sont détestables, horribles à imaginer et entraînent une crainte plus que certaine au lecteur à chaque fois qu'il est question d'eux. La population les redoutent, le lecteur aussi !

Tous les personnages sont très charismatiques. Qu'on les aime ou non, grâce à eux, l'histoire est vivante. Le lecteur ne s'ennuie pas. On se pose tout un tas de questions et on suit cette narration sans aucun ennui.

3) Le style :

Un seul mot : magnifique.

La plume de Brandon Sanderson vous accroche dès le début et une fois lancé vous ne pourrez plus vous arrêter. Sa façon de décrire les paysages, les personnages, les émotions vous prend aux tripes.

Mis à part les descriptions liées aux entraînements d'Allomancie sur lesquelles j'ai eu vraiment du mal à me représenter les scènes (et encore ce n'est qu'au début), tout le reste est parfaitement rendu au point qu'on se l'imagine très facilement.

Cela faisait bien longtemps que je n'avais pas lu une écriture aussi plaisante, accrocheuse et fluide et ça fait un bien fou !


En bref, un tome excellent qui m'a fait passer un super moment de lecture. Si ce n'est pas un coup de coeur c'est uniquement parce que j'ai été un peu perdue au départ dans les descriptions d'Allomancie et parce qu'une scène m'a totalement ébranlée. Je ne m'y attendais vraiment pas et je ne voulais pas ça.

Mais il me tarde de lire le tome 2, Le puits de l'Ascension, pour savoir comment cela va se poursuivre.

Mon conseil : si vous n'avez pas encore commencé cette saga, c'est vraiment le moment de s'y mettre !

Un petit extrait pour vous mettre l'eau à la bouche :

Kelsier avait entendu des récits.
Des murmures évoquant une époque lointaine où le soleil n'était pas rouge. Où le ciel n'était pas obstrué par les cendres et la fumée, où les plantes ne luttaient pas pour pousser, où les skaa n'étaient pas esclaves. Une époque datant d'avant le Seigneur Maître. Mais elle était désormais quasiment tombée dans l'oubli. Même les légendes devenaient de plus en plus vagues.

 

mercredi 19 septembre 2012

Littérature jeunesse Nathan (à partir de 6 ans)

Nouvel article pour nos jeunes lecteurs.
Je vais vous présenter aujourd'hui trois ouvrages qui sont pour le moins intéressants à découvrir et à faire découvrir.

Dès 6 ans :

Kikekoa et Ornicar : on a fait une bêtise (niveau facile)

Auteur : Arnaud Alméras
Illustrateur : Zelda Zonk
Editions : Nathan (2012)
Collection : Premières lectures
Nbre de pages : 29

Présentation de l'éditeur :
Kikekoa le koala et Ornicar l’ornithorynque brisent des cerises en verre. Pour ne pas avouer leur bêtise, ils inventent un énorme mensonge : le frère de Kikekoa a eu un gros accident et sa mère est très malade. La maman d’Ornicar les croit et tente de consoler le petit koala…
 
 
Un amour sur mesure
 
Auteur : Roland Fuentès
Illustratrice : Alexandra Huard
Editions : Nathan (2012)
Collection : Premiers romans
Nbre de pages : 29
 
Présentation de l'éditeur :
Garganton et Mimolette, à cause de leur différence, sont méprisés et exclus. Pour combler cette solitude qui leur pèse trop, ils décident, chacun de leur côté, de chercher un compagnon. Mais, face à l'intolérance, ils sont une fois de plus mis à l'écart. Mais un jour, ils se rencontrent… la grande naine et le petit géant décident de devenir amis…
 
 
Dès 7 ans :
 
 Le jongleur le plus maladroit

Auteur : Evelyne risou-Pellen
Illustratrice : Nancy Pena
Editions : Nathan (2012)
Collection : Premiers romans
Nbre de pages : 38

Présentation de l'éditeur :
L'intendant collecte l'impôt avec âpreté et cruauté. Cela ne plaît guère au jongleur Aymeri, qui va se servir de son adresse de saltimbanque et de son espièglerie pour, de sa maladresse calculée, toujours contrecarrer les actes injustes du fonctionnaire. On tremble pour Aymeri. On le croit emprisonné, pendu, noyé. Mais il réapparaît là où on ne l'attendait pas...
 
 
Notre avis :
 
Trois ouvrages pour lesquels la découverte a été fort intéressante. Même si Kikekoa est le plus simple des trois et celui sur lequel Kylian a eu le moins d'intérêt, il me tarde qu'il sache suffisamment lire pour le faire participer plus activement. L'histoire est simple mais démontre bien qu'avec un énorme mensonge, il est difficile de s'en sortir...
 
Les deux autres livres s'adressent à des enfants ayant déjà l'acquisition de la lecture (même si Un amour sur mesure est à partir de 6 ans). Ils m'ont beaucoup plu notamment parce qu'ils démontrent que la différence n'est pas un obstacle au bonheur ou que l'on peut combattre l'oppression d'une façon très amusante.
 
Deux ouvrages qui poussent à la réflexion, qui sont agréables à lire, à regarder et simples à comprendre pour les jeunes lecteurs.
 
Je deviens véritablement très attachée à ces collections, mais surtout celle des "Premiers romans", qui offrent une panoplie d'ouvrages à couper le souffle. Aux parents qui ont envie de s'investir dans la lecture avec leurs enfants, je les leur recommande fortement car on ne sort jamais déçu de ces découvertes livresques.

mardi 18 septembre 2012

Hex Hall (T1)

Auteur : Rachel Hawkins
Editions : Albin Michel Wiz (2010)
Nbre de pages : 300

Présentation de l'éditeur :
Quand on est expédiée à Hex Hall pour usage inapproprié de la magie, qu'on doit empêcher une vampire aux cheveux roses de prendre feu, lutter contre trois ravissantes sorcières aussi dangereuses que des top models en manque de magazines et résister à un séduisant sorcier très très agaçant, on n'a aucun besoin qu'une élève soit retrouvée vidée de son sang. C'est pourtant ce qui arrive à Sophie Mercer, une sorcière qu'il ne faut surtout pas énerver...

Mon avis :

Voilà un excellent bouquin lorsque vous avez besoin de lire sans que votre cerveau ne surchauffe. Cela ne signifie pas non plus qu'il ne vaut pas grand'chose. N'allez pas penser ce que je ne dis pas. Hex Hall est un ouvrage qui m'a fait passer un très bon moment de lecture-détente et j'ai hâte de découvrir la suite.

1) L'histoire :

Sophier Mercer est une adolescente qui, dès le départ, nous apprend qu'elle est sorcière. Nous entrons donc directement dans le sujet, sans fioritures ni rien. Alors qu'elle doit passer une soirée à son lycée, elle s'aperçoit qu'une camarade s'est enfermée dans les toilettes des filles et pleure de tout son saoûl.
La raison : personne ne l'a invité au bal. Sophie décide donc de l'aider de la meilleure façon qu'il soit sauf que cela ne se passera pas tout à fait comme elle l'aurait voulu. A partir de là, elle se voit confier à un établissement très particulier, Hex Hall.

En entrant dans Hex Hall, vous allez découvrir des personnages très communs à n'importe quel ouvrage de magie, sorcellerie, fantastique... Entre les sorcières, les fées ou autres métamorphes (oups j'ai oublié les vampires), la lecture de ce livre se passe avec avidité tant l'action est présente du début à la fin.

C'est bien clair, je n'ai pas vu le temps passé et les pages ont filé à une vitesse folle. Même si l'histoire ne casse pas véritablement de brique, je n'avais pas décidé de chercher ce qui allait se passer. Je me suis laissée embarquer par cette histoire qui, je l'avoue, m'a beaucoup plu.

Sophie sait dès le départ qu'elle est une sorcière mais ayant été élevée par sa mère qui est 100% humaine, elle n'a pas évolué dans un contexte où elle aurait pu utiliser ses pouvoirs et les améliorer. Du coup, ses débuts à Hex Hall sont quelque peu décalés vu qu'elle n'y connait strictement rien ou qu'elle frôle la catastrophe à chaque fois qu'elle tente de lancer un sort.

En bref, l'histoire est intéressante parce que prenante vu que le personnage évolue mais aussi par l'humour qui s'en dégage. Honnêtement, si vous voulez passer un super moment de lecture, n'hésitez pas à vous lancer dedans.

2) Les personnages :

La principale bien sûr est Sophie. Adolescente de 16 ans, et apprentie sorcière, elle a un caractère qui m'a fait beaucoup rire et elle n'a pas sa langue dans sa poche. C'est une jeune fille à laquelle on s'attache très vite parce qu'elle a vraiment le don de se mettre dans les problèmes très/trop rapidement. Elle met vraiment du piment dans ce bouquin, c'est juste excellent.

Il y a aussi Jenna, une vampire qui va devenir la seule amie que Sophie aura à Hex Hall. Elle est plutôt spéciale mais elles forment vraiment un duo extra.

Il y aura aussi d'autres sorcières que l'on n'aura envie de gifler (au départ) comme Elodie, Chaston et Anna. Un groupe de filles qui ne quittera pas Sophie d'une semelle parce qu'elles ont un but et qu'elles comptent parvenir à leur fin.

Et bien sûr, il n'y aurait pas d'histoire intéressante sans le fameux "mec à tomber par terre" : Archer. Ouais bon j'avoue que le prénom ici m'interpelle un peu mais quand on apprend à le connaître à travers les pages on ne peut que se dire qu'il est normal que Sophie tombe raide dingue de lui ! Brun, beau, charismatique, capable de lancer des sorts qui surprennent Sophie, il est LE tombeur dans cet ouvrage. Je me suis même demandé ce qu'il cachait derrière cette superbe façade...

En bref, des personnages qui accrochent le lecteur parce qu'ils paraissent très réels. Qu'il y a de l'émotion, de la jalousie, de la réflexion aussi quand aux agissements des uns et des autres. Bref, un ensemble convainquant qu'il me tarde, là encore, de retrouver.

3) Le style :

Il est simple, fluide et très efficace.

Rachel Hawkins m'a scotchée à son livre du début à la fin. Je n'avais aucune envie de le lâcher tellement tout semblait couler comme de l'eau de roche. C'était comme si je regardais un téléfilm et qu'il me fallait absolument tout savoir.

Il n'y a pas forcément de grands détails car on reste dans le jeunesse malgré tout mais honnêtement cela ne m'a pas du tout manqué. Il y a ce qu'il faut pour faire une histoire intéressante et prenante.


En conclusion, Rachel Hawkins m'a convaincue par son écriture, ses personnages et son histoire. Le tome 2 est déjà dans mes prévisions de lecture avant la fin de l'année.

vendredi 14 septembre 2012

Arsène

Auteur : Juliette Arnaud
Editions : Casterman
Nbre de pages : 187

Présentation de l'éditeur :
Lorsque depuis sa fenêtre, Georges découvre sa nouvelle voisine, il est instantanément fasciné. Il faut dire qu’elle est fantastique, cette fille aux long cheveux dorés, surtout lorsqu’elle essaye désespérément d’accrocher un rideau, tombe de son tabouret et jure comme un charretier tout en écoutant du rock à plein volume ! Bon, maintenant, reste à attirer l’attention de la jeune femme pour avoir une chance de faire sa connaissance. Quand on est tout petit, même pour un élève de 6e et myope comme une taupe, ce n’est pas si simple de se faire remarquer… mais Georges a de la suite dans les idées: il parvient à la convaincre de lui confier la garde de son énorme chien, et met ainsi un pied dans sa vie. Se noue alors une insolite relation entre ces deux êtres que tout sépare...

Mon avis :

C'est grâce à Galleane que j'ai pu découvrir ce livre jeunesse et je tiens à la remercier très sincèrement. Lorsque j'ai découvert la présentation de l'éditeur, j'étais très curieuse de faire la connaissance de Georges et d'Arsène et voir un peu ce que tout ça allait donner...

1) L'histoire :

Elle est très simple. Le temps d'une année scolaire, nous suivons Georges dans son lieu de vie, son existence trop banale jusqu'à la découverte de sa voisine qui va le subjuguer dès la première seconde où il va poser les yeux sur elle. Il va alors tout faire pour entrer dans sa vie, qu'elle le remarque.

Si l'histoire est jolie et plaisante à suivre, je me suis tout de même interroger sur le but de cet ouvrage. Mis à part le fait qu'il y a un rapprochement (sans qu'il soit conséquent non plus) entre une garçon de 11 ans et une jeune femme d'une vingtaine d'années, je n'ai pas trouvé que c'était si bien exploité que ça.

Le narrateur n'étant autre que Georges, le lecteur est somme toute limité dans la compréhension de ce qui se passe autour de cette fameuse voisine.

A 11 ans, on ne perçoit pas les choses de la même façon qu'un adulte. Du coup, j'étais un peu frustrée lorsque les réponses n'étaient pas clairement données. Je n'aime pas rester dans le flou et la relation qui s'installe entre Georges et Arsène, ladite voisine, n'en manque pas. Il faut dire que l'auteur reste vague sur ce dernier personnage.

2) Les personnages :

Il y a Georges, bien sûr. Jeune adolescent de 11 ans, entré en 6ème au début du livre, fils unique ayant des parents qui travaillent beaucoup, on nous le présente aussi comme étant physiquement petit, le plus petit du collège même, mais aussi le plus intelligent.

Forcément, on comprend vite que Georges n'est pas bien aimé dans sa classe. Ses camarades l'évitent parce qu'il n'y a rien de croustillant dans sa vie. C'est un garçon que l'on apprend à connaître avec plaisir et émotions, d'autant que tout ce qu'il vit pour Arsène se fait toujours avec beaucoup de coeur et à 100%. Au fil des pages, le lecteur s'attache à lui. C'est indéniable et ce d'autant plus lorsqu'il commence à "fréquenter" Arsène.

De cette dernière, on ne sait pas grand'chose. Les seuls détails nous sont donnés par Georges au fur et à mesure qu'il apprend, lui, à la connaître. Du début à la fin, elle garde une part de mystère même si globalement le lecteur adulte finit par brosser un portrait peu positif sur elle. Je n'en dirai pas plus mais j'avoue que j'aurais aimé que ce personnage soit plus ouvert vis-à-vis de Georges en lui montrant leurs différences, le fossé qui se dresse entre elle et lui. Qu'elle exprime davantage son ressenti aussi sur l'existence d'aujourd'hui. Qu'elle dialogue plus. Cela m'a cruellement manquée.

A ces deux personnages s'ajoutent des profs, un libraire, un homme très particulier et une jeune amie de Georges. Ils apportent tous un petit plus à notre jeune collégien et vice-versa. On voit l'évolution dans les deux sens et c'est fort intéressant.

Ce sont des personnages très différents les uns des autres qui couvrent une population hétéroclite qui représente parfaitement celle d'aujourd'hui, entourant un collégien en quête de réponses et de nouveauté.

Malheureusement, le style m'a complètement irrité et hérissé les cheveux.

3) Le style :

Il est loin d'être aussi facile à lire que ce qu'il peut le laisser paraître. L'auteur a décidé d'utiliser le parler contemporain.

De plus, les négations ne sont pas complètes et il y a énormément le double emploi du sujet + pronom personnel qui le suit ce qui rend les phrases très/trop lourdes.

Alors que mon fils est en train d'apprendre avec son orthophoniste que l'on ne dit pas "la mouche, elle est sur la table" mais plutôt "la mouche est sur la table" (ceci n'est qu'un exemple bien sûr), voilà que je me trouvais dans un ouvrage où l'auteur fait fi de ces règles là.

A l'heure où l'on nous raconte que les jeunes ne savent pas lire à leur entrer en 6ème et écrire correctement, je me suis tout bonnement demandée pourquoi Juliette Arnaud avait usé de ce style. Surtout qu'il est réellement destiné au très jeunes et je ne pense pas qu'il permette à des enfants d'évoluer correctement en français dans ce cas précis.

D'ailleurs, sans exagérer, j'ai été perdu par moment où je n'y comprenais strictement rien au point qu'il me fallait relire la phrase ou le paragraphe concerné.

A cela s'ajoute le fait que la narration ne colle pas du tout avec le personnage de Georges. Il ne faut pas oublier qu'il est sensé être un enfant très fort en tout. On l'imagine plutôt parlant un très bon français, voir un peu plus soutenu que ces camarades alors qu'ici j'avais tout simplement l'impression d'entendre un enfant de 8-9 ans me raconter ce qui se passait dans sa vie.

Il y a donc un trop grand décalage entre l'écriture employée et la perception que l'on a de ce jeune narrateur. C'est franchement dommage.

Je me suis alors dit que, vu que l'histoire se passe dans une banlieue (en tout cas c'est la conclusion que j'en tire après quelques détails semés ici ou là), c'était peut-être la raison du style employé. Je trouve ma solution un peu légère mais je n'ai rien trouvé de mieux.


En bref, Arsène est une jolie petite histoire avec des personnages plus ou moins attachants et qui se lit vite. Si vous n'êtes pas rebuté à un certain style linguistique vous devriez l'apprécier. Pour ma part, même si je ne regrette pas cette découverte, je n'en garderai pas non plus un souvenir impérissable.