mercredi 9 février 2011

Laure Crandelain

Auteur : Claude Mouflard
Editions : A contresens (2009)
Nbre de pages : 174

Présentation de l'éditeur :
Quels événements, dans la Thiérache d’après-guerre, peuvent conduire du bistrot « Le Dernier Sou » à l’hôtel du Palais et de La Primatiale de Lyon, puis aux vitrines d’Amsterdam ? Le refus d’une vie tracée à l’avance, la passion de l’écriture ou tout simplement l’Amour ?

En dévoilant le quotidien de Laure et Lou, Claude Mouflard livre ici un bouleversant témoignage humain. Par sa sincérité, ce roman nous laisse un inoubliable parfum de candeur et de jeunesse…

Mon avis :

L'auteur invite ici le lecteur a partager la vie de deux femmes : la première, Laure, est une adolescente de 17 ans qui va découvrir l'amour; la seconde, Lou, est une femme qui se perd lorsque son premier amour s'effondre.

Ce livre parle donc d'amour. Le vrai, le beau mais aussi celui qui fait souffrir et qui mène ces personnages à leur perte.

Mais il y a aussi une lueur d'espoir, à la fin, qui soulage le lecteur et on en a bien besoin.

On se balade dans la Thiérache que l'auteur nous fait découvrir à travers une écriture fluide et agréable. Ici, point de fioritures. Ce sont deux tranches de vie que l'on découvre avec envie et en se laissant porter par des mots simples et justes.

On s'embarque dans l'histoire; on suit Laure avec attention, délectation et une envie certaine de la voir s'épanouir et comme un boulet de canon, le drame survient. Comme ça. Sans prévenir. On est sous le choc.

Alors on continue notre avancée en découvrant Lou et en la suivant au fil des pages. Le ventre se tord, la gorge se noue. On attend une catastrophe. Petit à petit, on se détend, on la découvre : sa vie d'avant, sa vie après l'amour et on est là encore touchée par cette femme.

Voilà un premier roman qui mérite fort d'être lu par la plupart. Les émotions sont intenses; il est difficile de lâcher sa lecture avant son terme (je n'ai mis qu'une journée pour le lire c'est dire comme il se lit vite) et surtout ce sont deux portraits qui, quelque part, se rejoignent même si elles sont de générations différentes.

Je ne connaissais pas du tout l'auteur ni cette maison d'édition mais c'est avec un grand plaisir et une émotion grandissante que j'ai lu cet ouvrage.

Je ne remercierai donc jamais assez Anne Sophie et les Editions A Contresens pour ce partenariat qui m'a profondément touchée.

mardi 8 février 2011

Le journal d'un fou

Auteur : Nicolas Gogol
Editions : Feedbooks
Téléchargement sur Feedbooks
Nombre de mots : 9263 (soit 26 pages)

Présentation de l'éditeur :
Le journal d'un fou est un conte absurde dans lequel les personnages étranges laissent peu à peu place à leurs caractères réels, le rire cédant le pas à l'angoisse tout au long de ce journal. Poprichtchine est préposé au taillage des plumes dans un ministère de Saint-Petersbourg. Celui-ci sombre peu à peu dans une douce folie s'imaginant être en Espagne.

Mon avis :
Je me suis lancée dans cette petite lecture pour entrer tout doucement dans la littérature russe que je connais plutôt mal, voire même pas du tout, dans le cadre du défi "Une année en Russie" organisé par Pimpi.

J'ai cru qu'il était difficile de s'approprier cette littérature. Allez savoir pourquoi ?! Peut-être parce que les patronymes étant compliqués à prononcer, je me suis dit qu'il en serait de même avec les livres.

Et puis, vlan, ce matin j'ai lu Gogol d'une traite. En a peine 1/2 heure parce que "Le journal d'un fou" est court à lire. 26 pages. C'était parfait pour une petite mise en bouche. Et voilà ce qui en ressort :

- L'histoire est hallucinante. On s'imagine lire tout d'abord le journal d'un homme totalement serein. Rien ne laisse présager ce qui va arriver par la suite et au fur et à mesure que l'on progresse, la folie s'installe. Tout doucement : en page 5, le narrateur "avoue que depuis quelque temps, il [lui] arrive parfois d'entendre et de voir des choses que personne n'a jamais vues, ni entendues", puis page 20, les jours n'ont plus du tout de date et sont totalement incompréhensives sur la fin. Ca fait froid dans le dos et en même temps les passages où le narrateur lit des lettres écrites par un chien (oui oui vous lisez bien : par un chien !) m'ont bien fait sourire. Malgré tout, je ne pensais pas que cette folie allait dégénérer; mais ce que je lisais n'était qu'un début. De loufoque, on tombe dans le tragique car malgré cette folie qui s'installe progressivement , le narrateur perçoit parfaitement ce qui l'entoure, cette Société dans laquelle il vit et ce qu'il en est : difficulté à monter les échelons lorsque l'on ne fait pas partie de la bonne classe sociale et encore plus pour faire un beau mariage comme le narrateur le souhaiterait.

- De plus, l'écriture de Gogol est loin d'être aussi lourde et difficile à assimiler que ce que j'aurais pu le croire de prime abord. J'ai été très étonnée par la facilité avec laquelle je suis entrée dans l'histoire et j'ai lu cette nouvelle. Il y a une fluidité incontestable durant tout le récit. On ne peut que lire, suivre l'histoire jusqu'à son dénouement sans en lâcher une seule miette. Le style est digne des grands classiques français mais ce qui rend cet ouvrage percutant et captivant c'est sans aucun conteste cette folie "lucide" qui prend le narrateur.

En bref, c'est une très bonne découverte que je compte poursuivre rapidement.

dimanche 6 février 2011

L'accompagnatrice

Auteur : Nina Berberova
Editions : Flammarion (2008)
Nbre de pages : 123

Présentation de l'éditeur :
Saint-Pétersbourg, 1919. Sonetchka, une jeune fille, est engagée par Maria, une cantatrice de la haute société, pour être son accompagnatrice. Maria est belle et talentueuse; Sonetchka est insignifiante et miséreuse. Parce que la soprano rayonne et qu'elle a tout, alors qu'elle-même n'a rien, Sonetchka, d'abord fascinée, entreprend bientôt de détruire le bonheur trop parfait de la chanteuse... Le dossier de l'édition permet d'analyser les procédés narratifs de l'écriture de soi. Il réunit également des articles de presse pour étudier la réception critique de l'œuvre.



Mon avis :

Je ressors de cette lecture plutôt déçue.

En fait, ce très court roman m'a plus fait penser à une nouvelle puisqu'il aborde une tranche de vie de Sonetchka : sa vie avant et pendant son emploi d'accompagnatrice auprès d'une soprano de la bourgeoisie pétersbourgeoise.

Si, au départ, j'étais contente de découvrir l'auteur que je ne connaissais pas du tout, au final, j'ai trouvé que l'écriture allait trop à l'essentiel (comme à chaque fois que je lis une nouvelle). Ici, il n'y a aucune fioriture. L'histoire, qui nous est racontée par Sonetchka, ne souffre d'aucun détail superflu : ni dans les émotions des différents personnages (mis à part Sonetchka qui expliquera sa vision des choses et la façon dont elle aimerait y répondre) ni dans la situation géographique et historique où cela se situe.

Or, justement, j'aurais aimé que l'ensemble soit plus développé, plus fouillé, pour entrer davantage dans l'ouvrage. J'ai vraiment ressenti un manque pendant ma lecture.

De plus, la volonté de vengeance qui suit Sonetchka tout au long du livre est déconcertant. Non seulement je l'ai trouvée exagérée mais surtout totalement contraire à l'attachement dont elle faisait preuve envers Maria et que le lecteur ressent d'ailleurs parfaitement.

Elle mène un réel combat avec elle-même : d'un côté elle n'accepte pas sa condition sociale et en veut à Maria d'être du bon côté de la barrière, et de l'autre toutes les résolutions qu'elle prend pour mener sa revanche à son terme n'aboutissent pas.

J'ai eu du mal à la comprendre.

De plus, la fin m'a laissée dubitative et j'en attendais autre chose (concernant Sonetchka en tout cas car pour le reste je l'avais vu venir).

Du coup, faites comme bon vous semble concernant cet ouvrage. Je l'ai lu jusqu'au bout mais je ne serai pas bonne conseillère en vous disant qu'il faut absolument le lire.

Les avis de Ellcrys et Clairdelune (à venir) qui ont partagé cette lecture.

D'autres avis chez : Lounima; Kalistina.

Sans y avoir fait attention, je me rends compte que cet ouvrage entre dans le cadre du Challenge "Une année en Russie" dans lequel je me suis inscrite. J'espère que le prochain titre pour ce challenge me rendra plus enthousiaste.

samedi 5 février 2011

Les trois mousquetaires

Auteur : Alexandre Dumas
Editions : Feedbooks
Téléchargement sur Feedbooks
Nombre de mots : 234 096

Résumé de l'éditeur :
Le roman raconte les aventures d'un Gascon désargenté de 18 ans, d'Artagnan, monté à Paris faire carrière. Il se lie d'amitié avec Athos, Porthos et Aramis, mousquetaires du roi Louis XIII. Ces quatre hommes vont s'opposer au premier ministre, le Cardinal de Richelieu et à ses agents, dont la belle et mystérieuse Milady de Winter, pour sauver l'honneur de la reine de France Anne d'Autriche. Avec ses nombreux combats et ses rebondissements romanesques, Les Trois mousquetaires est l'exemple type du roman de cape et d'épée.

Mon avis :

Ca y est ! Je l'ai fait ! Les 3 mousquetaires fait maintenant partie des classiques que j'aurai lus ! Pourtant ce n'était pas du tout gagné.

J'avais commencé ma lecture pour une lecture commune sur Livraddict pour laquelle je me suis finalement désistée : manque de temps, impossibilité d'entrer dans l'histoire... Lire devenait vraiment une corvée. Je n'avais pas du tout l'envie ni le goût de m'y plonger dedans.

Du coup, quand j'ai appris que Ellcrys et George faisait une lecture commune de leur côté, je me suis dit que c'était le moment ou jamais de me lancer une bonne foi pour toute dans ce roman. Et je me suis inscrite.

J'ai donc repris l'ouvrage et s'il m'a fallu m'auto-encourager sur quelques chapitres qui me faisaient piquer du nez, je dois bien dire, au final, que globalement j'ai apprécié ma lecture.

Par contre, vous risquez d'être surpris parce que ce ne sont pas du tout les mousquetaires qui m'ont accrochée mais bien la succulente et tyrannique Milady.

J'ai adoré ce personnage. A côté des mousquetaires que j'ai trouvé plutôt fades et peu intéressants, Milady, elle, a tout pour plaire : elle est d'une beauté parfaite; elle sait ce qu'elle veut ou pas; elle use de tous les subterfuges pour l'obtenir; elle est ambitieuse; elle agit...
J'ai trouvé que c'était le personnage le plus charismatique de l'ouvrage.

Du coup, vous comprendrez que la première partie m'a paru plutôt longue et moins intéressante que la seconde. L'histoire des ferrets et de Buckingham, c'est du connu tant par les petits livres d'enfant que l'on peut lire que par les films que l'on a visionnés depuis tant d'années.

Mais Milady, elle, met du piment dans l'histoire : elle ment comme elle respire avec un aplomb sans borne. Elle bluffe tout son monde et le mène par le bout du nez. C'est excellent ! Je l'ai même trouvée supérieure au fameux Cardinal de Richelieu.

En bref, il faut le lire pour faire la connaissance de cette femme à l'orgueil exceptionnel et à l'intelligence à couper le souffle. Et je peux dire aujourd'hui : "heureusement qu'elle était là, sinon je ne crois pas que je serais allée au bout de ce livre".

Malheureusement pour nous, Ellcrys a déclaré forfait pour cette lecture (mais ce n'est que partie remise précise-t-elle). Mais voyons ce qu'en ont pensé George et A-girl-from Earth.


mercredi 2 février 2011

Young Samourail : la Voie du Dragon (T3)

Auteur : Chris Bradford
Editions : Baam ! (2010)
Nbre de pages : 300

Présentation de l'éditeur :
Le Japon pourrait entrer en guerre, et les samouraïs choisissent leur camp. Alors que le sang commence à couler, Jack est soumis à une ultime épreuve pour parfaire son entraînement. Sa survie - et celle de ses amis - dépend de son aptitude à maîtriser la technique des Deux Ciels, mise au point par Masamoto, le samouraï légendaire. Mais Jack doit tout d'abord reprendre possession du routier de son père, sur lequel le terrifiant ninja Oeil-de-Dragon a mis la main. Jack arrivera-t-il à vaincre son ennemi juré ? Ou le ninja parviendra-t-il à ses fins en assassinant le jeune samouraï ?...

Mon avis :

Ce tome 3 prend une tournure différente par rapport aux deux premiers dans le sens où Jack et ses amis vont devoir mettre en pratique tout ce qu'ils ont appris dans les tomes précédents.

En effet, leur apprentissage étant quasiment terminé, l'auteur leur fait subir les rouages d'une guerre menée par le Daimyo Kamatura. Le prétexte : refuser l'instauration du christianisme sur les terres japonaises. Mais ce dessein en cache un autre plus terrible.

Jack n'aura aucun répit et devra assurer ses arrières du début à la fin.

Ses amis, Yamato, Akiko et Yori, feront eux aussi preuve d'un extrême courage, de bravoure, de loyauté et de sacrifice pour protéger coûte que coûte leur ami occidental mais aussi les valeurs de samouraï qu'on leur a inculquées à la Niten Ichu Ryu.

Autant le dire, je crois que ce tome est le meilleur des trois. Nos samouraïs préférés mettent enfin en pratique leurs acquis dans un contexte réel de guerre et l'on voit vraiment à ce moment là leurs compétences tant dans le combat que dans l'honneur.

Les scènes guerrières sont très bien écrites et décrites. On se voit projeter dans ce moments aux côtés de Jack, Yori ou les autres et on a peur avec eux. On s'est attaché à eux pour différentes raisons et au final on n'a pas envie que cela se termine mal pour les uns ou les autres.

J'ai vraiment apprécié ma lecture parce que j'ai retrouvé tout cet univers fascinant et cette atmosphère si particulière liés aux samouraïs et aux ninjas.

Quand j'aurai malheureusement terminé cette série, je garderai une certaine amertume par Jack, ses amis et le Japon me manqueront.

Chris Bradford permet au lecteur d'entrer totalement en Orient grâce aux termes qu'il utilise mais aussi à toutes ces explications qu'il donne sur les valeurs chères aux japonais. Il est donc difficile d'en sortir. Les ouvrages qui permettent de découvrir des cultures différentes sont de véritables trésors. La série "Young Samuraï" en fait partie. Je suis totalement conquise et ce depuis le premier tome.

Je ne suis pas spécialement pressée qu'elle se termine parce que ce sera forcément avec un pincement au coeur.

mardi 1 février 2011

Récapitulatif de mes lectures de janvier 2011

Voici l'heure venue de vous présenter le récapitulatif de mes lectures du mois de janvier 2011. Ce tout début d'année m'a apporté de nouvelles découvertes livresques que je ne suis pas prête d'arrêter (notamment avec l'auteur Roald Dahl). Mais voyons plutôt ce qu'il en est :

- Percy Jackon : le sort du titan (T3) de Rick Riordan
- Carmilla de Sheridan Le Fanu
- Les soeurs de la lune : Witchling (T1) de Yasmine Galenorn
- Matilda de Roald Dahl
- Damnés de Lauren Kate
- Le Pont des Soupirs de Michel Zévaco

Encore une fois, il y a beaucoup de littérature jeunesse qui m'a apporté l'évasion, l'interrogation, la détente que j'avais besoin. Malgré de très belles découvertes, mon dévolu se porte sur le tome 3 de Percy Jackson. C'est une série que j'adore véritablement et qui mérite vraiment d'être lue tant par les jeunes que les adultes.  J'espère lire les prochains ouvrages très prochainement pour savoir comment tout cela va se terminer. Alors un conseil : n'hésitez pas à la lire si ce n'est pas encore fait.

dimanche 30 janvier 2011

Le pont des soupirs

Auteur : Michel Zévaco
Editions : Feedbooks
Téléchargement sur Feedbooks
Nombre de mots : 102 439

Présentation amazon.fr :
En ce 5 juin 1509, Venise célèbre par une fête inoubliable, les fiançailles des amants de Venise : Roland Candiano, fils du Doge Candiano et Léonore Dandolo, héritière de la fameuse maison Dandolo. Pourtant trois hommes, Foscari, Bembo et Altieri, ambitieux, veules et haineux, ourdissent un complot destiné à anéantir Roland Candiano. En une nuit, ce dernier perd tout : promise, parents, fortune et liberté. Mais sa vengeance sera terrible...

Mon avis :
J'ai découvert cet auteur avec Les amants de Venise qui constitue en fait la suite du présent titre. Une fois n'est pas coutume, je me suis trompée en lisant les ouvrages. Je les ai lus dans le désordre. Du coup, j'ai eu les réponses à mes questions et le puzzle s'est mis parfaitement en place.

J'ai pu, avec plaisir, me replonger dans l'histoire de Léonore et Roland, les amants de Venise, et ce dès le début de l'ouvrage.

Je comprends mieux maintenant le comportement de Roland face à certains personnages et j'avoue m'être délectée des différentes ruses qu'il met en place pour mener à bien sa vengeance.

On se trouve ici dans l'Italie du 16ème siècle; les complots sont machiavéliques; on tombe réellement dans le roman de cape et d'épée à la sauce Dumas que j'affectionne particulièrement (j'avais d'ailleurs déjà fait ce rapprochement lors de ma lecture des amants de Venise et cela se confirme ici).

L'écriture est toujours aussi fini et légère. Les descriptions vont à l'essentiel; il n'y a aucune fioriture.

J'ai suivi avec intérêt le destin de Roland et je ne me suis pas ennuyée un seul instant. A chaque fois que je posais mon Reader, il me tardait de le reprendre pour poursuivre ma lecture.

J'aime définitivement la plume de Michel Zévaco qui m'a fait rêver, voyager au coeur de cette Venise pernicieuse où le crime prime sur la justice. L'histoire est simple et banale mais la façon dont Michel Zévaco la raconte est succulente. Je vous la conseille vraiment.

 Un petit extrait relatif au Pont des Soupirs (photo : routard.com) :
 "Quelques fois on exécutait le condamné sur la chaise de pierre du Pont des Soupirs. D'autres fois enfin, et quand on voulait frapper l'esprit populaire, on dressait un échafaud sur la place Saint-Marc.
Pour se rendre à l'échafaud, le condamné devait traverser le Pont des Soupirs. Ce pont avait la forme d'un sarcophage, nous l'avons dit. Il unissait les prisons au palais ducal. Il était recouvert d'une voûte en maçonnerie légère. En sorte que le Pont semblait n'être que la continuation d'un des couloirs de la prison. Sur le côté qui était tourné vers la mer, on avait aménagé une sorte de fenêtre garnie de barreaux. Devant cette fenêtre, on permettait au condamné de mourir, il pût emplir ses yeux d'une dernière vision de Venise." (p. 70 du Reader).