jeudi 28 avril 2016

Marked men : Jet (T2)

Auteur : Jay Crownover
Editions : Hugo & Cie (2016)
Collection : New Romance
Nbre de pages : 407


Présentation de l'éditeur :
Avec ses pantalons serrés et son air provocant, Jet Keller est tout ce qu'il y a de plus sexy. Lorsqu'il monte sur scène avec son groupe de métal, il réussit même à envoûter Ayden Cross, pourtant fan de country. Mais celle-ci a déjà eu sa dose de bad boys, elle recherche maintenant la tranquillité d'une vie "normale". Et si les jambes interminables de la belle du Sud troublent le chanteur de métal, il la trouve bien trop sage pour lui, qui cumule les conquêtes.
Pourtant lorsqu'il s'installe dans la colocation de Cora et Ayden, résister au désir qui les consume sera pour eux une véritable torture. Très différents dans leur façon d'envisager les relations et la vie, ils pensent leur histoire impossible. Mais ils ne se doutent pas que, tous deux marqués par des passés difficiles, ils sont en réalité bien plus proches qu'ils ne le croient. Au-delà des apparences, céderont-ils enfin à l'évidence ?
Le feu qui les anime nourrira-t-il leur amour ou les consumera-t-il, pour ne laisser que des cendres ?
 
Mon avis :
 
Dire que ma lecture a été désagréable et mauvaise ne serait pas juste parce que cela n'a pas été vraiment le cas.
 
Mais je peux d'ores et déjà affirmer que je commence sincèrement à me lasser de ce genre de romance qui tourne toujours autour du même schéma et j'avoue que je n'ai pas trouvé d'attraits à cette nouvelle romance.
 
Dès les premiers chapitres, j'ai ressenti comme une lassitude à lire toujours la même chose et même si le monde des tatoueurs n'est pas inintéressant, que les personnages ont de quoi faire avec leur passé ou même leur présent, j'ai vraiment envie d'autre chose.
 
Du coup, je pourrais dire que les histoires de Ayden et Jet ne m'ont pas touchée mais ce serait erroné parce que, malgré tout ce que je peux reprocher aujourd'hui à ce genre de roman, on ne peut pas dire non plus que les personnages sont épargnés et ça touche forcément le lecteur.
 
Mais vraiment, il faudrait que les auteurs se renouvellent. J'ai eu l'impression de relire le premier tome tout en changeant certaines données. Des personnages bousillés par leur passé ou leur environnement; des physiques à tomber; je suis le plus beau, je te fais fantasmer à mort, il n'y a que moi qui peux t'amener au 7ème ciel...
 
Au secours !!! Je pète un câble !
 
Doooooonc, j'ai décidé de mettre un terme à ce genre de roman pour une période indéterminée.
 
Il me reste quelques titres dans ma PAL que je lirai et chroniquerai d'ici les prochaines semaines, en espérant que je ne ressentirai pas la même lassitude qu'avec le tome 2 de Marked men.
 
Quant à vous, chers lecteurs et visiteurs de ce blog, si vous souhaitez vous lancer dans la série Marked men, je peux vous préciser qu'elle sort du lot tenant les tatoués que l'on trouve dedans mais que si vous avez déjà lu des tas de romances dans le même genre vous risquez peut-être de trouver que cela se répète, que l'on tourne un peu en rond.
 
En bref, il ne faut pas trop juger ce roman sur mon seul avis parce que, aujourd'hui, la tasse est trop pleine et déborde pour moi. Si je devais conseiller des titres de new romance qui sortent vraiment du lot, je citerai "Respire" et "Maybe someday" qui sont vraiment en dehors de toute autre romance que j'ai pu découvrir jusque là.

mercredi 27 avril 2016

Le Général est de retour

Auteur : Alexandre Chevalier
Editions : City (2016)
Nbre de pages : 253
 
Présentation de l'éditeur :
2016. C’est la chienlit en France : attentats, chômage record, grèves à répétition… Et, pire encore, la cote de popularité de François Hollande est au plus bas. N’écoutant que son courage, le président décide de reconquérir l’opinion. En toute discrétion, il fait cloner le général De Gaulle, espérant que le grand Charles, revenu à la vie, l’aidera à rentrer en grâce et à être réélu. Le Général est donc de retour dans un pays qu’il ne reconnaît pas. Un pays aux 6 millions de fonctionnaires, où des idiots peuvent devenir ministres, où l’on se marie entre hommes, et où il y a même un tunnel sous la Manche ! Évidemment, les choses ne vont pas se passer comme prévu et tout part en vrille. L’homme du 18 juin pourra-t-il (re)sauver la France ?


Mon avis :

Voilà un ouvrage que j'ai été surprise de recevoir. Après une première impression qui m'a fait froncer les sourcils (je ne lis pas de livre politique mais c'était sans avoir fait attention que le personnage sur la couverture était une caricature, n'est-ce pas ?!), j'ai été curieuse de lire son synopsis et là je me suis rendue compte de mon étourderie. Ce n'était pas un roman comme je me l'imaginais mais bien une fiction (bon ok j'aurais dû lire aussi le bandeau correctement !!! mais je revenais du boulot et il était près de 20 heures alors...).

Du coup, j'ai été attirée par cet ouvrage et je me suis dit que j'allais voir ce que ça allait donner.

Hilarant ? Ouais, qu'est-ce qu'on ne donnerait pas pour vendre un livre...

Mais c'était sans compter sur ce "cher" Président et ses pérégrinations depuis le début de son mandat, n'est-ce pas ?!

Quoi ? Vous avez oublié ce qui a pu lui arriver et ces images qui ont fait le tour de la Terre ??? Que nenni, ce livre va vous les remettre en mémoire...

Et du coup dès les premières pages, j'étais prise de franches rigolades tant Alexandre Chevalier use d'un style qui caricature parfaitement notre "cher" Hollande.

Ce serait franchement dommage de vous donner des exemples ou de vous mettre des extraits de ce livre alors que sincèrement cela me démange les doigts. Mais ce serait un réel gâchis ! Il faut que vous les découvriez par vous-même.

Alors, certes, c'est caricaturé, c'est satirique et cela n'apporte pas de réponse aux problèmes de notre pauvre France mais on passe un bon moment malgré les personnages présentés.

Je me suis même demandée si je n'allais pas envoyer ce bouquin à Canteloup histoire qu'il nous fasse un petit sketch dessus. Ca vaudrait le détour, je pense.

Le Général est de retour est un roman fiction sur la politique qui, aujourd'hui, plonge la France dans un chaos pas possible mais c'est avec beaucoup d'humour et des personnages hauts en couleurs (mais je ne parle pas de Hollande ni de Sarkozy que l'on retrouve ici également) que le lecteur se frotte à tout ce qui se passe à l'Elysée et les éventuelles pensées des hommes politiques qui gouvernent notre pays.

C'est un peu poussé par moment et je n'ai pas toujours rigolé sur la deuxième moitié du livre mais c'était intéressant de découvrir un tel roman qui n'est pas dans mes habitudes.


lundi 25 avril 2016

Let the storm break

Auteur : Shannon Messenger
Editions : Lumen (2016)
Nbre de pages : 436

Présentation de l'éditeur :
Vane Weston, le dernier sylphe de l’Ouest, a survécu à son premier affrontement avec l’ennemi. Il reste cependant une cible de choix, car lui seul détient le pouvoir des quatre vents… du moins c’est ce que tous s’imaginent. Car Audra, depuis qu’elle s’est unie à lui en se laissant voler un baiser – trahissant par là son serment de gardienne et tous les sylphes – maîtrise, elle aussi, la même force secrète.
 Partie loin au nord pour fuir de terribles révélations sur son passé, la jeune fille se retrouve malgré elle attirée dans la Vallée de la Mort, repaire de Raiden et de ses guerriers. Et ce qu’elle y découvre la terrifie. Vane et Audra se trouvent face à un dilemme : révéler leur secret aux Veilleurs afin de leur permettre de combattre Raiden, et réduire ainsi à néant le sacrifice de tout un peuple, ou s’entêter à refuser au risque de perdre la guerre ?
S’ils parviennent à survivre aux forces venues les détruire, leur restera-t-il quoi que ce soit après le passage de l’ouragan ?


Mon avis :

J'avais beaucoup aimé le premier tome, Let the sky fall, et j'étais très curieuse de lire la suite. Les personnages et l'histoire m'avaient bien accrochée. Du coup, c'est avec beaucoup d'intérêt et d'envie que je me suis lancée dans ma lecture.

J'ai eu un peu de mal à revenir dans l'histoire. J'avais lu le premier tome en juin 2015 donc quasiment un an auparavant. C'est une raison qui ne me donne pas vraiment envie de lire des trilogies si elles ne sont pas complètes. Le temps d'attente entre chaque tome est un peu trop long et j'avoue qu'avec le nombre de livres que je lis mensuellement, certains détails se perdent...

Du coup, il m'a fallu à peu près une bonne cinquantaine de pages pour me rappeler de certaines choses et arriver à m'intéresser à cette suite.

Par contre, une fois que j'ai bien été dans le bouquin il a été difficile d'en sortir.

J'ai encore une fois adoré Vane parce que même s'il est un Maître du vent, il n'en demeure pas moins qu'il garde ce côté très humain qu'il a toujours eu puisqu'il a été adopté par des humains. Sa façon d'agir et de répondre aux Sylphes ou au Veilleurs rendent l'ouvrage tellement vivant et agréable que c'est bien un de mes personnages préférés.

Audra, elle, reste fidèle à elle-même, même si avec le Lien qui s'est créé entre elle et Vane, les difficultés sont de plus en plus nombreuses mais surtout délicates à régler.

On découvre ici un autre personnage qui, je suis quasiment certaine, aura un jeu à jouer dans le dernier tome de la saga. Il m'a laissé un peu perplexe mais je suis quasiment sûr qu'il fera le bon choix le moment venu.

Quant à Raiden et la mère d'Audra, j'ai pu me faire une opinion pour précise pour chacun d'entre eux.

J'ai adoré tout ce que j'ai découvert ici que ce soit sur les personnages que l'on retrouve ou que l'on trouve pour la première fois, autant que les combats menés contre Raiden.

Shannon Messenger écrit avec simplicité mais tout est tellement bien ficelé que même le lectorat adulte se laisse emporter dans l'aventure. C'est une vraie bouffée d'oxygène que l'on prend et j'en redemande encore. Il me tarde de pouvoir terminer cette saga, voir comment tout cela se termine mais du coup je me demande si je ne vais pas m'acheter la saga en anglais puisque le tome 3, Let the Wind rise, est prévu pour fin avril 2016. Cela signifie que la parution en français n'est pas prête de sortir et je n'ai pas vraiment envie d'attendre encore près d'un an pour savoir la fin.

En bref, Let the storm break est très prenant et agréable à lire, tout comme le précédent opus. Cette saga est vraiment addictive et je la recommande fortement pour passer un moment agréable avec des personnages qui changent la donne et auxquels on s'attache très rapidement.


vendredi 22 avril 2016

Driven : Raced (T3.5)

Auteur : K. Bromberg
Editions : Hugo Roman
Collection : New romance
Nbre de pages : 229


Présentation de l'éditeur :
RACED n'est pas une réécriture complète de la trilogie. Ce récit complémentaire explore les scènes clef de l'histoire ainsi que de nouvelles scènes entièrement inédites,toutes écrites du point de vue de Colton. Voyez ce qu'il pense, partagez ses tourments, riez avec lui dans son aventure alors qu'il l'emporte sur ses démons et accepte ce qu'aimer implique. Ce roman court a été créé pour les lectrices les plus ferventes de la série, mieux vaut le dévorer après avoir lu Driven, Fueled et Crashed.


Mon avis :

Reçu il y a quelques jours, je me suis déjà plongée dans ce tome intermédiaire qu'il convient de lire après avoir lu la trilogie complète.

En effet, comme le précise la présentation, Raced est un tome qui reprend chaque tome pour donner le point de vue de Colton dans certaines scènes.

Si j'aimais le concept, avant ma lecture, j'avoue qu'après l'avoir lu, je ne peux pas dire que cela m'ait apporté beaucoup plus de choses.

Je garde de Driven un excellent souvenir et de Colton encore plus...

Mais si j'étais ravie de retrouver nos tourtereaux avec cet opus, j'ai été aussi ébahie de constater que Colton était très grossier !

Bizarrement, je ne gardais pas du tout en mémoire ce côté là du personnage. Certes, il n'est pas un homme à mâcher ses mots, surtout en matière de sexe, mais dans ce petit tome j'ai trouvé que c'était un peu en excès... et cela m'a gâché un peu ma découverte.

Du coup, j'ai beaucoup d'appréhension à lire le tome 4 qui est sorti hier. J'ai cette envie de retrouver Colton et Rylee mais j'ai tellement peur aussi de ne pas aimer ce que je vais découvrir...

Bon, la curiosité est quand même là mais, du coup, je me dis que je n'aurais pas dû lire ce tome 3.5 avant le tome 4.

Bref, je suis indécise sur ce que je vais faire mais une chose est certaine : si Raced ne m'a pas apporté quoi que ce soit, les trois premiers tomes sont eux à découvrir d'urgence. J'ai vraiment adoré tout ce que j'ai découvert à travers Colton et Rylee et même si pour l'instant je suis très interrogative sur ce que je vais faire avec avec Aced, le tome 4, il n'en demeure pas moins que je le lirai un jour ou l'autre... peut-être même plus vite que prévu... sait-on jamais...

Pour moi, Raced n'est pas primordial du tout mais cela me l'avait déjà fait avec d'autres tomes intermédiaires d'autres séries. Je ne suis tout simplement pas le bon public pour ce genre d'opus. C'est trop court et en prime ici il faut avoir tous les tomes en mémoire. C'est là que ça se complique quand on lit une dizaine de bouquins par mois et que le tome 1 de cette saga là a été lu en octobre 2015, même si la première scène de rencontre entre Colton et Rylee est inoubliable...

jeudi 21 avril 2016

Un amour de soie

Auteur : Lindsay Chase
Editions : Archipoche (2016)
Nbre de pages : 378


Présentation de l'éditeur :
Rien ne prédisposait Hannah, orpheline de dix-huit ans, à devenir la femme de Reiver Shaw, l’ambitieux propriétaire d’une filature de soie. Rien, sinon les terres constituant sa dot. Dans le Connecticut des années 1840, une femme a-t-elle seulement le droit de protester ?
Hannah pourrait se borner à être l’épouse silencieuse dont rêve Reiver. Mais celui-ci n’a pas su cacher la liaison qu’il entretient, depuis des années, avec une jeune veuve.
Lentement, la vengeance fait son chemin dans l’esprit de Hannah. Reiver l’a-t-il vulgairement trompée ? Hannah ne mettra pas plus de précautions à afficher son attirance pour le frère de son mari.
Lorsque Reiver souhaitera reprendre les rênes, il sera trop tard : de la petite affaire de son mari, Hannah aura fait, en quelques années, la première soierie de la Nouvelle-Angleterre…

Mon avis :

Très attirée par cette magnifique couverture, je n'ai pas pu m'empêcher de vouloir découvrir cet ouvrage après en avoir lu la présentation. Un roman historique avec une manufacture de soie, voilà qui avait de quoi me plaire. Et j'ai bien fait parce que Un amour de soie est un roman qui se dévore de la première à la dernière page.

On découvre Hannah, une jeune femme de 18 ans, orpheline suite à un accident de voiture. Confiée à son oncle, elle va devenir une sorte de "Cendrillon". La seule différence réside dans le fait que la famille ne compte pas dans ses rangs de méchantes belles-soeurs mais plutôt de deux cousins aussi infâmes que dégoûtants. C'est pour la "sauver" des griffes d'un de ses fils, que son oncle décide de la marier d'office avec Reiver Shaw, un voisin qui convoite l'une de ses terres. Si Reiver veut obtenir cette terre pour sa soierie, il doit épouser Hannah. Ce sera sa dot. La jeune femme n'est pas d'accord mais elle n'a malheureusement pas le choix.

Nous voilà alors embarquer dans une romance comme je les aime : des personnages attachants, des rebondissements qui nous font fondre et surtout surtout un personnage féminin qui en bave, qui subit mais qui arrive malgré tout à prendre le dessus.

J'ai beaucoup aimé suivre Hannah dans sa vie. On la découvre en 1840 en jeune fille un peu perdue car sans réelle famille mais avec un caractère qui en dit déjà long sur ce que l'on va découvrir par la suite.

L'ouvrage est mené jusqu'en 1900 et j'avoue que, par la beauté de l'histoire et toutes les émotions que j'ai ressenties, j'aurais aimé que cela aille un peu plus doucement, que certaines scènes soient un peu plus développées. Bref, rester auprès d'Hannah, Reiver et tous ceux qui les entourent, davantage que sur seulement 380 pages.

C'est le premier roman que je lis de Lindsay Chase et je sais que ce ne sera pas le dernier. Si j'ai été autant envoûtée par l'ensemble c'est aussi parce que l'écriture est tellement fluide que l'on ne voit pas les pages se tourner. C'est un vrai page-turner d'abord parce que Hannah est une personne vraiment touchante et avec un tel personnage, forcément, on ne veut pas que du mal lui soit fait. On lui espère une vie sereine, pleine d'amour partagé...

Bien sûr, ce ne sera pas le cas et bon nombre de fois j'avais autant de peine qu'elle sur ce qu'elle découvre et je l'ai trouvée très forte en certains moments.

C'est une jeune femme qui vit sa douleur, sa peine jusqu'à un certain point et parfois je me disais qu'elle allait craquer...

Comment arriver à vous expliquer et vous exprimer tout ce que j'ai vécu durant ces près de 400 pages que je regrette d'avoir terminées aussi vite ? Comment vous faire comprendre qu'Un amour de soie est un roman comme je n'en avais plus lu depuis longtemps ?

C'est tellement beau, touchant et révoltant à la fois.

Mais Hannah a de la ressource, de la volonté et une force qui force le respect. Et puis c'est sans compter sur Reiver, le fameux mari, et ses frères Samuel et David mais également la gouvernante, Mme Hardy, et de tous les autres que nous découvrons au fur et à mesure.

Pour le coup, j'ai vraiment fait un excellent choix de lecture et je le recommande chaudement. Pour moi, c'est un très joli coup de cœur. Ce livre est tellement prenant et bien écrit que l'on ne voit pas le temps passé lorsqu'on le déguste. Il n'y a vraiment aucun reproche à lui faire si ce n'est d'être trop court et de quitter trop rapidement ce personnage magnifique qu'est Hannah.

 

mardi 19 avril 2016

Le fard et le poison

Auteur : Béatrice Egémar
Editions : Presses de la Cité (2006)
Nbre de pages : 364


Présentation de l'éditeur :
Une jeune novice est trouvée morte au bas d'un escalier, dans le très réputé couvent de l'Assomption qui héberge Alexandrine, la fille de madame de Pompadour. Aussitôt, le doute s'installe : une religieuse prétend avoir trouvé du sang sur le socle d'un chandelier. S'agirait-il d'un assassinat ? Manon Vérité, jeune parfumeuse de la rue Saint-Honoré, décide d'en savoir plus. Alors qu'elle tente d'enquêter sur cette affaire, éclate un scandale qui la touche de près : certains des fards de sa boutique ont été empoisonnés. La marquise de Pompadour, sa cliente la plus prestigieuse, serait-elle visée ? De la rue Saint-Honoré au sublime château de Bellevue, en passant par le sinistre hospice de la Salpêtrière, Manon, tous sens affûtés, part en quête de la vérité.
 
Mon avis :
 
Voilà un bon petit roman que j'ai lu plus rapidement que prévu tant l'écriture et l'histoire se prêtaient parfaitement à mes envies du moment.
 
Je ne referai pas de résumé de ce roman qui est assez court et la présentation de l'éditeur est suffisamment concise pour savoir ce qu'il en est.
 
On va suivre, donc, deux enquêtes qui vont se mêler et j'avoue que j'ai beaucoup aimé entrer dans cet ouvrage et redécouvrir l'arrière-salle de l'Histoire de France, même si bien sûr tout est romancé.
 
Retrouver Madame de Pompadour, Louis XV, les rues de Paris, les complots, les poisons... fût un véritable enchantement pour moi et j'ai eu un peu de mal à vouloir en sortir.

J'étais tellement à l'aise avec le style et tout ce qui avait été mis en place que je n'avais pas envie que cela se termine.

On démarre d'abord par la mort de cette jeune novice et l'on poursuit par l'empoisonnement de certains fards fabriqués par Manon. Cette dernière va tout mettre en œuvre pour savoir qui est derrière tout ça et surtout pourquoi.

Les personnages sont vite attachants et même si j'ai trouvé vers la moitié du roman qui était derrière tout ça, cela n'a pas rendu ma lecture moins agréable pour autant.

Manon est une jeune femme tellement moderne par ses actes et ses paroles qu'elle donne une bouffée de fraîcheur à l'ensemble. Sans compter sur ses capacités de création que j'ai adorées suivre.

Le seul regret que j'ai eu en lisant ce texte fût la référence, à de nombreuses reprises, à l'opus précédent, "Le printemps des enfants perdus", que je n'ai malheureusement pas lu. Les affaires sont bien distinctes l'une de l'autre mais les personnages sont récurrents et ont vécu une aventure qui les a beaucoup touchés les uns et les autres. Aimant lire les livres dans l'ordre de parution, j'avoue que cela m'a fait un petit manque mais il n'est pas primordial non plus de l'avoir lu avant ce titre là.

En bref, Le fard et le poison a été une lecture bien agréable que j'ai beaucoup aimé découvrir du début à la fin. Certes, on trouve assez facilement qui est derrière cette manigance mais cela ne m'a pas gênée, bien au contraire. C'était la finalité que je souhaitais et j'espère bien retrouver Manon dans un prochain tome.




vendredi 15 avril 2016

Pretty girls

Auteur : Karin Slaughter
Editions : Mosaïc (2016)
Nbre de pages : 517


Présentation de l'éditeur :
Deux sœurs. Deux étrangères.
Plus de vingt ans auparavant, Julia a disparu à seize ans sans laisser de trace. Depuis, Claire et Lydia, ses sœurs, ne se sont plus parlé. Seule la haine farouche qu’elles nourrissent l’une pour l’autre les rapproche encore. La haine, et le désespoir : jamais elles ne se sont remises de la tragédie qui a fracassé leur famille. Deux événements violents vont venir cruellement raviver leurs blessures mais aussi les obliger à se confronter : l’assassinat du mari de Claire, et la disparition d’une adolescente.
A tant d’années de distance, ces événements ont-ils un lien quelconque avec Julia ? Lasses de se faire la guerre, Claire et Lydia plongent dans la noirceur du passé familial. Une spirale sanglante...


Mon avis :
 
Je ne connaissais pas du tout l'auteur, Karin Slaughter, et j'avais envie de me plonger dans un thriller vu que cela faisait un bon moment que je n'en avais pas lu. Entre l'envie de découvrir un nouvel auteur et l'engouement de Dup pour ce roman, il ne m'en a pas fallu beaucoup plus pour jeter mon dévolu sur lui.
 
J'avoue que, même si j'ai passé un bon moment de lecture avec ce roman, je suis cependant moins euphorique que Dup quant à ce que j'ai découvert dans Pretty girls.
 
Le roman est formé de telle sorte que dans les premiers temps on suit trois narrateurs : le père de Julia, la sœur disparu (d'ailleurs contrairement à ce qu'indique le résumé de l'éditeur, Julia n'a pas 16 ans au moment de sa disparition mais 19 ans) qui écrit des lettres, Lydia et Claire les deux sœurs de Julia qui ont des vies bien différentes.
 
On voit donc ce petit monde véhiculer dans un univers qui n'est pas si rose que ça. La disparition de leur sœur a entraîné bon nombre de bouleversements dans la famille et chacun a essayé de survivre à ce malheur.
 
L'élément déclencheur qui remet ce passé douloureux à la surface est la disparition inquiétante d'une nouvelle jeune fille qui ressemble étrangement à Julia.
 
Si Lydia et Claire étaient jusque là en froid, le rapprochement va se faire petit à petit et les liens se renouer grâce à tout ce qui va se passer autour de Claire.
 
Je ne compte pas en dire davantage parce que tout ce qui fait ce roman est bel et bien le mystère qui entoure les personnages. On ne sait que petit à petit les tenants et les aboutissants.
 
La lecture est intéressante et prenante mais j'avoue quand même que j'ai trouvé aussi certains passages longs. L'auteur prend tellement son temps pour bien intégrer chaque nouvelle phase des personnages par rapport à leur passé que parfois je soupirais que cela n'aille pas plus vite, qu'il y ait plus d'action.
 
Pourtant, mon intérêt n'a jamais été émoussé. J'ai toujours pris avec envie ce livre et encore plus lorsqu'une révélation m'a mise à plat ! Heureusement que j'étais assise parce que, croyez-moi, j'en serais tombée. Celle là je ne m'y attendais absolument pas.
 
Du coup, je n'avais pas envie de lâcher ce bouquin et je me disais que maintenant qu'on savait ce qu'il en était (en partie en tout cas), l'action allait vraiment intervenir et que ça allait bouger dans tous les sens.
 
....
 
Ben non. Pas vraiment en fait.
 
On continue à suivre Claire et Lydia dans leur enquête et s'il y a bien des scènes un peu difficiles, je l'avoue, je n'ai pas non plus trouvé que cela sortait du lot.
 
La fin non plus ne m'a pas plus ébranlée que ça puisque je m'en doutais.
 
Globalement, l'histoire est vraiment bien ficelée et l'auteur arrive à surprendre son lecteur par une révélation que l'on ne voit pas du tout venir.
 
Mais d'un autre côté, et peut-être est-ce dû à une écriture que j'ai trouvé très froide au point que je n'ai jamais réussi à ressentir d'empathie pour les personnages, je suis restée très extérieure à ce qui se passait.
 
Pour moi, même si Pretty girls est un bon thriller, il ne sort pas non plus de la norme.
 
Vu que je ne connais pas l'auteur, je ne peux pas faire de comparaison mais n'hésitez pas à me donner votre avis si vous avez lu ce titre et m'expliquer pourquoi, au final, je n'ai pas trouvé ce livre là si exceptionnel. Bien sûr c'est bien mené et les personnages en bavent mais je n'ai pas vraiment été saisie et angoissée au point de ne pas dormir ou me poser des tas de questions. Je me doutais de certaines choses que l'on voit à des kilomètres. C'est aussi le problème des romans trop américains. C'est un peu cousu de fil blanc. Mais bon, malgré mon ressenti un peu plus réservé que celui de Dup sur Pretty girls,  ce titre mérite quand même que l'on prenne le temps de le découvrir si vous aimez ce genre de thriller psychologique.