lundi 30 octobre 2017

Itinéraire d'une mort annoncée

Auteur : Fabrice Barbeau
Editions : Hugo Thriller (Octobre 2017)
Nbre de pages : 284


Présentation de l'éditeur :
Alors qu'il avait tout pour réussir, anthony a été rattrapé par les fantômes de son passé : divorcé, ruiné et ne supportant plus le poids de ses erreurs, il cherche son salut dans l'alcool et les psychotropes. 
Lorsque Mélanie, son ange gardien, lui organise un anniversaire avec ses amis d'enfance en pleine campagne lilloise, il est loin de se douter qu'un piège millimétré se referme peu à peu sur lui.Les heures défilent et les cadavres s'accumulent. Anthony devra trouver la force d'affronter son passé s'il veut survivre. 
Mais alors que les minutes s'égrènent, tout devient flou : Anthony est-il coupable ou victime ? 
Jamais Le tic-tac d'Une horloge n'aura été si angoissant.

Mon avis :

Après Cyanure et Mentor, voilà le 3ème roman aux Editions Hugo Thriller que j'ai découvert et disons le de suite, il est pour moi le meilleur des trois.

Le prologue nous met face à un homme totalement démuni de tout. Il a perdu son boulot, sa femme, sa fille, son appart'. C'est un homme qui plonge dans l'alcool pour tenter d'oublier...

Oublier sa descente aux enfers due à ce qu'il s'est passé des années en arrière...

Et le roman va nous faire vivre par chapitres alternés, l'instant présent et ce qu'il s'est passé de 1995 jusqu'à la révélation. Mais ces chapitres là ne seront pas dans l'ordre. En tout cas, au début.

J'ai eu un peu de mal à entrer dans le roman parce que je me perdais un peu par rapport aux dates. Je ne comprenais pas vraiment où l'auteur voulait en venir et puis j'ai su...

Et là, impossible de lâcher ce texte, cette intrigue si bien menée, avec une angoisse qui monte et des interrogations qui ne cessent de s'enchaîner.

On découvre tout un tas de personnages que l'on a envie de baffer et même si j'ai su avant la fin qui était derrière toute cette manigance sordide, je n'ai pas regretté ma découverte car l'épilogue souffle le lecteur. Celle là, je ne l'avais pas vu venir...

Fabrice Barbeau a une plume très accrocheuse, fluide et simple mais terriblement efficace et concise. Elle m'a beaucoup plu.

Le personnage d'Anthony est assez énigmatique au départ et si on se dit que d'une certaine façon il a cherché les emmerdes avec tout ce qu'il a pu cacher et faire derrière le dos de sa femme, on finit par le prendre en pitié parce que, mine de rien, personne ne devrait subir ce qu'il va vivre...

Si je n'ai pas accroché à Cyanure et si Mentor était un très bon roman, Itinéraire d'une mort annoncée a été une excellente révélation pour moi. Un auteur que je ne connaissais pas et qui m'a soufflée par son intrigue, ses personnages fourbes qui ne pensent qu'à leur peau et ce style bien à lui qui m'a emportée durant près de 300 pages. Une lecture qui a été faite trop vite parce que dévorée en un peu plus d'une journée mais que je n'oublierai pas. En bref, un roman à découvrir sans faute.

jeudi 26 octobre 2017

Today we live

Auteur : Emmanuelle Pirotte
Editions : Le livre de poche (Octobre 2017)
Nbre de pages : 219


Présentation de l'éditeur :
Décembre 1944. C'est la contre-offensive allemande dans les Ardennes belges. Pris de panique, un curé confie Renée, une petite fille juive de sept ans, à deux soldats américains. Ce sont en réalité des SS infiltrés, chargés de désorganiser les troupes alliées. Ils décident d'exécuter la fillette. Mais au moment de tirer, Mathias, troublé par le regard de l’enfant, tue l’autre soldat. Commence dès lors une cavale, où ils verront le pire, et parfois le meilleur, d'une humanité soumise à l'instinct de survie.
Un roman captivant et troublant, porté par une écriture limpide, et dans lequel aucun personnage n'est blanc ou noir.


Mon avis :

Ce roman m'interpellait parce qu'il se déroule durant la Seconde Guerre Mondiale, thématique que j'aime beaucoup dans les romans et que je me fais un devoir de lire régulièrement.

Ici, je m'attendais à vivre une histoire pleine d'émotion entre Mathias, un nazi infiltré et déguisé en GI, et Renée, une petite juive qu'il doit fusiller.

Le résumé vous présente le premier chapitre du roman et c'est tout ce que je vous en saurai.

Globalement, j'ai trouvé le roman très bien mais je n'ai jamais vraiment ressenti ce coup au coeur qui me prend lorsque je lis des romans de ce genre.

La faute, sans doute, à une écriture qui n'est pas comme je l'aurais pensé. Plus légère et teintée de cynisme que ce que j'aurais cru au départ.

L'auteur va bien sûr faire le portrait de Mathias parce que c'est le personnage le plus important compte tenu de son comportement vis-à-vis de Renée.

Pourquoi un homme comme lui n'a-t-il pas eu le cran de fusiller de sang froid une gamine issue d'une race inférieure ?

Si les réflexions que ce roman entraîne pour le lecteur sont intéressantes, j'aurais vraiment apprécié d'entrer davantage dans ce lien qui unit Mathias et Renée. Mis à part quelques regards de l'un vers l'autre, il n'y a pas vraiment d'explications sur cet attachement.

Cela m'a manqué. Certes, on peut le comprendre parce que Mathias est un homme qui est très à l'écart de la Société en général mais cela ne m'a pas suffit.

Je n'oserai pas dire que le roman ne vaut pas le coup d'être lu parce que ce n'est pas le cas. Grâce à lui, j'ai découvert aussi un pan de l'armée nazie que je ne connaissais absolument pas et que je vous propose de découvrir à votre tour par l'histoire de Mathias.

Mais je ne peux pas dire non plus j'ai été transcendée par cette lecture. J'en suis sortie plus déçue que lorsque j'y suis entrée. Je n'avais pas eu les émotions que j'avais voulues.

Je n'ai pas non plus vraiment adhéré au style que l'auteur a mis dans ce texte parce qu'il ne collait pas, selon moi, à l'exigence qu'une telle relation suscitait.

En bref, Today we live a été une lecture intéressante mais pas aussi accrocheuse et bouleversante que ce à quoi je m'attendais.

mercredi 25 octobre 2017

Mentor

Auteur : Lee Matthew Goldberg
Editions : Hugo Thriller (octobre 2017)
Nbre de pages : 429


Présentation de l'éditeur :
Tout semble sourire à Kyle Broder, jeune éditeur dans une grande maison d'édition new-yorkaise. Lorsque Kyle est contacté par William Lansing, son professeur à l'université, il est ravi et décide de présenter son mentor à sa petite amie, Jamie. À cette occasion, William propose à Kyle le manuscrit d'un texte sur lequel il travaille depuis de nombreuses années. 
D'abord enchanté à l'idée de le publier, Kyle est rapidement choqué par la perversité du récit, qu'il abandonne après en avoir lu quelques pages. Mais lorsqu'il en refuse la publication, William entreprend de ruiner la vie de son éditeur, s'en prenant successivement à son chat, sa copine et son auteur vedette.
Kyle est alors obligé de se replonger dans le roman de William, Devil's Hopyard, et découvre que le livre fait sinistrement écho à l'histoire de la disparition non élucidée de sa petite amie à l'université. Et qu'il ressemble cruellement à la confession d'un criminel.


Mon avis :

En voilà un bon thriller qui m'a permis de passer un bon moment aux côtés de Kyle et son mentor, William qui n'aura de cesse de persécuter son ancien élève.

Pourtant, toute cette histoire aurait pu se dérouler différemment si Kyle avait accepté de publier le roman de William...

La vie de Kyle va basculer du jour au lendemain dans une horreur sans nom et, nous, lecteur, participons à cette descente aux enfers avec un sourire aux lèvres parce que William est vraiment... machiavélique.

L'ouvrage se lit terriblement bien et il est efficace dans le suspense qui prend de plus en plus de poids au fur et à mesure que l'on progresse.

Qui peut croire que William est fou et cherche à nuire à Kyle ? Pourquoi ce jeune éditeur cherche-t-il à mettre les bâtons dans les roues de son mentor ? Que cache ce manuscrit que Kyle refuse de faire publier ?

On en apprend petit à petit, des vertes et des pas mûres, sur cet homme de cinquante ans qui a mis toute sa vie au service de son livre. 10 ans à l'écrire. 10 ans à trouver l'inspiration et à enchaîner des scènes aussi morbides qu'angoissantes.

Pourtant, à un moment donné, je dois vous avouer que j'ai un peu décroché. 100 pages avant la fin, j'ai trouvé que l'auteur en faisait peut-être un peu trop mais la toute fin m'a beaucoup plu.

Kyle qui essaie, durant tout le roman, de garder son sang-froid, la tête haute et de mener sa propre enquête pour se disculper de tout ce que son "mentor" veut lui faire mettre sur le dos. Ce même Kyle qui finit par péter un câble...

J'ai adoré la finalité de cette histoire qui hantera Kyle pendant longtemps...

La plume est efficace, simple et addictive. Tout ce qu'il faut pour faire un très bon thriller psychologique avec des personnages que l'on suit dans n'importe quelle circonstance parce que l'on veut savoir. On veut connaître l'histoire et cela nous hante.

Lee Matthew Goldberg a mené une très bonne intrigue avec en prime des citations sur des ouvrages littéraires qui ont marqué l'existence de William et de Kyle. Pour les amoureux de la lecture, c'est un excellent bonus.

Les personnages sont plutôt bien construits, même si du côté de la famille de William je les trouvais très étranges et c'est cette particularité qui met la pression au lecteur parce qu'au final on ne sait pas si William est seul à agir ou pas.

Kyle est une proie facile mais de victime il va tout faire pour devenir chasseur...

En bref, Mentor a été une très bonne découverte après ma déconvenue avec Cyanure et j'en ai été soulagée. Même s'il y a un passage un peu trop poussé à mon goût, l'ensemble est excellent et offre un très bon page-turner pour ceux qui veulent vivre une intrigue au sein de l'édition.

lundi 23 octobre 2017

Le couple d'à côté

Auteur : Shari Lapena
Editions : Presses de la Cité (2017)
Nbre de pages : 330


Présentation de l'éditeur :
Anne et Marco sont invités à dîner chez leurs voisins. Au dernier moment, la baby-sitter leur fait faux bond. Qu'à cela ne tienne : ils emportent avec eux le babyphone et passeront toutes les demi-heures surveiller le bébé. La soirée s'étire. La dernière fois qu'ils sont allés la voir, Cora dormait à poings fermés. Mais de retour tard dans la nuit, l'impensable s'est produit : le berceau est vide. 
Pour la première fois, ce couple apparemment sans histoire voit débarquer la police chez lui. Or, la police ne s'arrête pas aux apparences... Qu'est-ce que l'enquête va bien pouvoir mettre au jour ?



Mon avis :

Ah que ce roman me faisait envie avec cette thématique du bébé que l'on enlève pendant que les parents passent du bon temps avec les voisins d'à côté...

Que j'attendais d'avoir une lecture prenante et bien stressante pendant les 300 pages qui le constituait...

Que j'ai adoré la première moitié de ce bouquin parce qu'il y avait tout pour que je ne le lâche pas : un bébé disparu sans que l'on sache comment; des parents qui se culpabilisent pour l'avoir laissé seul pendant qu'ils dînaient à côté; des voisins que l'on voit assez peu sur cette première partie mais qui semblent cacher certaines choses...

Je vous le dis, avec Stéphanie avec qui j'ai lu ce roman en lecture commune, nous étions bien prises dans les filets de ce roman à suspense.

Les chapitres sont courts et laissent une certaine tension monter au fur et à mesure que l'on progresse, avec un enquêteur qui ne croit pas forcément à l'innocence des parents...

Et puis... patatras, arrivé à la moitié du bouquin !

L'auteur nous indique clairement ce qu'il en est !

Non mais... What the fuck ! j'ai envie de dire...

Comment peut-on faire une telle révélation alors que l'on arrive à juste la moitié d'un roman à suspense ?!

Du coup, forcément, on sait une partie de l'histoire même si elle n'est pas complète parce qu'il nous manque quand même pas mal d'éléments mais à partir de là, ma lecture s'est étiolée pour finalement être difficile à terminer.

On voit clairement avant la fin toutes les manigances orchestrées parce que, mine de rien, il ne faut pas être Sherlock pour récupérer les infos distillées ici ou là dans le roman.

Et là toute fin, vous voulez que je vous en parle ?

Je ne sais pas si ce serait judicieux parce que franchement elle m'a mise hors de moi, me disant que l'auteur n'en avait pas assez fait donc il fallait qu'il en rajoute une couche pour bien enfoncer son lecteur dans un roman qui, globalement, aurait pu être largement mieux organisé pour que  nous ne nous sentions pas floué par lui.

Même si c'est écrit avec un style très simple et des chapitres courts et accrocheurs au départ, cela se termine avec un côté très brouillon parce que l'auteur veut nous faire prendre diverses directions pour tenter de nous embrouiller.

Mais on a l'impression que c'est elle qui s'embrouille et qui hésite à faire prendre telle direction à son roman ou pas !

Eh bien non ! Je n'adhère pas avec ce genre de suspense qui finalement m'a plus énervée, passé la moitié du roman.

Je ferai donc partie de ces lecteurs qui ne fera pas d'avis dithyrambique sur Le couple d'à côté, couple que l'on voit assez peu et lorsque c'est le cas l'auteur essaie de nous faire douter d'eux. Cela aurait pu marcher si elle n'avait pas clairement dévoilé son intrigue à la moitié du bouquin !!!

En bref, je sors très déçue de cette lecture qui avait plutôt très bien démarrée et c'était le deuxième flop de la semaine. Du coup, ce sera à vous de vous faire votre propre opinion dessus. Ceci n'est que mon avis personnel et pas mal de monde l'a apprécié. Je crois que pour ma part, lisant beaucoup de romans policier/thriller, celui ci n'était pas à la hauteur. L'attente était trop grande. Dommage !

vendredi 20 octobre 2017

Cyanure

Auteur : Laurent Loison
Editions : Hugo thriller (Septembre 2017)
Nbre de pages : 437


Présentation de l'éditeur :
Branle-bas de combat au 36, quai des Orfèvres. Toujours assisté de sa complice Emmanuelle de Quezac et du fidèle capitaine Loïc Gerbaud, le célèbre et impétueux commissaire Florent Bargamont se trouve plongé dans une enquête explosive bien différente des habituelles scènes macabres qui sont sa spécialité. 
Un ministre vient en effet d'être abattu par un sniper à plus de 1200 m. Sachant que seules une vingtaine de personnes au monde sont capables d'un tel exploit, et que le projectile était trempé dans du cyanure, commence alors la traque d'un criminel particulièrement doué et retors. 
Les victimes se multiplient, sans aucun lien apparent et n'ayant pas toutes été traitées au cyanure. Balle ou carreau d'arbalète, la précision est inégalée. Ont-ils affaire à un ou plusieurs tueurs ? Un Guillaume Tell diaboliquement effi cace se promène-il dans la nature ? 
Tandis que Barga doit faire face à de perturbantes révélations et se retrouve dans une tourmente personnelle qui le met K.O., les pistes s'entremêlent jusqu'au sommet de l'État, où le président de la République n'est peut-être pas seulement une cible.


Mon avis :

Je viens aujourd'hui faire une chronique qui ne va pas être facile à écrire. Pas facile parce que, malheureusement, je n'ai pas du tout accroché à ce livre et j'en suis énormément déçue. Déçue parce que je pensais vraiment accrocher à ce thriller dont le résumé m'avait particulièrement accrochée. Déçue aussi et surtout parce que c'est la première fois que je lisais du Laurent Loison et que j'avais tellement hâte d'aimer ce qu'il écrivait.

Me voilà fort dépourvue dépitée de devoir vous dire que ce roman a été un flop total alors que j'en attendais tellement...

Je n'ai pas lu le premier roman de l'auteur, Charade, dont j'avais entendu énormément de bien. Cyanure était vraiment l'occasion pour moi de rencontrer cet auteur mais également une intrigue basée sur un tireur d'élite exceptionnel, capable de toucher sa cible à plus de 1200 m de distance.

Je m'étais imaginée beaucoup de choses et notamment un thriller prenant, plein de rebondissements, de courses poursuites, de stress à gogo et tout le tralala.

Mais c'était sans compter sur un style que je n'avais jamais lu et qui, dès le départ, ne m'a pas convaincue.

Je ne sais pas ce qui a cloché avec moi mais je n'ai jamais, ô grand jamais, réussi à accrocher à cette écriture que j'ai trouvée trop brouillonne parce que l'auteur va à la fois diriger son intrigue là où il le veut et en même temps donner les pensées des uns et des autres à des moments clés. Ces passages là seront d'ailleurs en italiques pour que le lecteur ne se perde pas...

Sauf qu'à défaut de se perdre, j'ai trouvé que c'était aussi très lourd à digérer et j'aurais largement préféré une intrigue qui coule d'elle-même et me passer de ces idées qui germaient chez les uns et les autres plutôt que me couper dans mon élan de lectrice.

A cela s'ajoute des personnages auxquels je n'ai pas du tout accroché et notamment au Commissaire Florent Bargamont que l'on oblige à mener l'enquête sur le meurtre de ce ministre dégommé par un tireur d'élite.

Ce type est franchement inbuvable. Sa colère, son irascibilité m'ont rapidement énervée au point que cela me saoulait de "l'entendre" gueuler à tout bout de champ pour un rien.

Lorsque déjà le style ne convient pas et le personnage principal vous irrite, c'est plutôt mal parti pour avoir un coup de coeur ou même une excellente lecture.

Pourtant, je n'ai pas voulu me focaliser sur ce qui ne me convenait pas. Je voulais vraiment lire ce roman jusqu'au bout pour ne rien rater et je me disais que cela allait sûrement s'arranger, le temps que tout se mette en place et que l'action arrive pour m'emporter dans un truc de fou.

Or, cela n'a pas été le cas et si j'ai trouvé le début très long puisque j'ai à peu près réussi à entrer dans le roman au bout de 150 pages, il n'en demeure pas moins que les scènes sur lesquelles j'aurais pu/dû être bouleversée, choquée ne m'ont rien fait du tout !

A cela s'ajoute, d'autres scènes auxquelles je n'ai pas adhéré et notamment celle d'un interrogatoire chez une personne d'un certain âge... Voir Florent lui parler comme il le faisait alors que dans tellement de romans du même genre, les gradés expliquent bien aux débutants qu'il faut prendre des gants et ne pas agresser celui qui n'est même pas considéré comme suspect, cela n'a fait que m'énerver davantage.

Et à partir de là, je me suis désintéressée petit à petit de tout ce qui pouvait être écrit.

Je n'ai pas non plus trouvé la fin exceptionnelle alors même qu'elle aurait dû m'émouvoir par l'horreur dont elle découle. J'avais envie de me gifler et je me suis dit "Merde Laure ! Mais pourquoi tu restes là sans surprise, sans aucune réaction ?"

Par ailleurs, les dernières explications de l'auteur sur le pourquoi de sa fin ne m'ont pas rendue curieuse et j'aurais largement aimé qu'il termine son roman de façon définitive. Le fait de faire une fin ouverte peut convenir à certains mais pas à moi. Je fais partie de ces lecteurs qui aiment savoir le pourquoi, le comment sans avoir à devoir aller le chercher ailleurs que dans les pages du livre que je lis.

Alors voilà.

Cyanure n'a pas été la lecture à laquelle je m'attendais. Cyanure a été un fiasco sur lequel je n'arrive pas à me remettre depuis que je l'ai fermé. Cyanure aura été une totale déconvenue et j'en suis bouleversée, énervée et tout ce que vous voulez parce qu'il a eu tellement mais tellement d'avis excellents que je m'attendais voire même je voulais faire partie de ces lecteurs qui l'auraient hautement aimé. Mais ce ne fut pas le cas du tout.

Comme à chaque fois que cela m'arrive, je ne peux pas vous dire "Ne le lisez pas !" parce que chaque lecteur est différent. Chaque lecteur a sa façon de vivre un roman. Chaque lecteur apprécie les personnages en fonction du moment où il les découvre. Je n'ai peut-être pas choisi la bonne période pour le découvrir mais il me faisait quand même envie.

Alors voilà. Pour moi ce n'est pas une découverte qui m'a rendue euphorique mais pourquoi ne pas le lire à votre tour et me dire ce que vous en aurez pensé après ?

jeudi 19 octobre 2017

Le secret des orphelins

Auteur : Elly Griffiths
Editions : Presses de la Cité (2017)
Nbre de pages : 317


Présentation de l'éditeur :
Un squelette d'enfant décapité est retrouvé sous la porte d'une vieille bâtisse victorienne à Norwich. S'agit-il d'un sacrifice datant de la période romaine ou de la dépouille d'un petit pensionnaire échappé de l'orphelinat qui occupait les lieux dans les années 1970 ? Experte en datation, l'archéologue Ruth Galloway rejoint l'équipe de l'inspecteur Harry Nelson, partenaire d'investigation – et parfois plus dans l'intimité. Tandis que Ruth remonte la piste du drame et croise le chemin de prêtres retraités, magnats de l'immobilier et druides chevelus, quelqu'un semble décidé à littéralement la faire mourir de peur... 
Retour de l'universitaire la plus attachante du venteux Norfolk, intello nourrie aux chips, célibataire attendant un heureux événement, dans un thriller atmosphérique et mystique 
à déguster impérativement avec une cup of tea !


Mon avis :

Ce roman m'a tenu tout le week-end dernier et fut une lecture commune avec Stéphanie du blog Une souris et des livres.

Je ne sais pas vraiment à quoi je m'attendais avec ce suspense mais sans dire qu'il soit exceptionnel, j'ai quand même passé un bon moment avec même si, malheureusement, je n'ai pas spécialement accroché aux personnages.

Il s'agit en fait d'une deuxième enquête dans laquelle Harry Neslon et Ruth Galloway vont encore se retrouver. Pour comprendre un peu les relations entre ces deux personnages, il vous faudra lire "Les disparues du marais" même si ce n'est pas une obligation. Personnellement, je n'ai pas lu le premier ouvrage de l'auteur et je n'en ai pas été gênée outre mesure. Par contre, je me dis que si j'avais lu ce premier roman, peut-être aurais-je mieux appréhendé les personnages que sont Ruth et Harry ?

On démarre assez fort avec un corps d'enfant retrouvé lorsque des fondations pour un immeuble d'appartements de luxe le met au grand jour.

Ni une ni deux, Ruth est appelée à la rescousse pour savoir de quelle époque date ce squelette. Ruth est une archéologue et plus précisément "une spécialiste reconnue dans le domaine des os, de la décomposition et de la mort.  Elle dirige le service d'archéologie médico-légale à l'université du North Norfolk" (p.12)

A ses côtés, on retrouvera l'enquêteur Harry Nelson dont elle a fait connaissance dans l'ouvrage précédent. C'est un homme qui mène ses enquêtes avec poigne et efficacité mais qui dans sa vie personnelle ne m'a pas vraiment intéressée...

Lors de la découverte de ce corps, on fait aussi la connaissance de pas mal de personnages qui vont nous révéler beaucoup de choses sur la mythologie celtique.

Cette thématique est vraiment très intéressante et honnêtement c'est surtout pour cela que j'ai poursuivi ma lecture parce que je voulais savoir ce qui pouvait associer le corps d'une petite fille de 5 ans décapité avec cette mythologie.

Et autant vous dire que c'est macabre, barbare et stressant.

Si du point de vue de l'enquête, le lecteur n'a rien à regretter parce que le suspense est bien présent et que forcément on se pose pas mal de questions, du point de vue des histoires personnelles des personnages auxquelles on aura droit, par contre, je n'ai pas adhéré.

Bien sûr cela permet de mieux cerner les uns et les autres en dehors des enquêtes mais ici, allez savoir pourquoi, le lien qui unit Harry à Ruth ne m'a fait ni chaud ni froid. Que dalle ! Nada ! Niet ! Rien du tout !

Je me suis juste dit que ces deux là se foutaient pas mal de tout le reste et je les ai trouvés très égoïstes chacun à leur manière. Cela ne m'a pas permis de ressentir pour eux une quelconque empathie.

Pour le coup, j'avoue que j'attendais davantage de la partie "enquête" que "vie personnelle".

Pourtant, vu la fin et même si je n'en ferai pas une priorité, je reste quand même curieuse de lire la suite de l'histoire de ces deux protagonistes parce qu'il y a une chose qui se déroule à toute fin et que je trouve totalement dérangeante parce que macabre.

La finalité de l'enquête ne m'a pas plus convaincue que ça et j'avoue que certains évènements sont un peu faciles et arrivent comme un cheveu dans la soupe au point que cela n'est pas totalement crédible. Mais bon, j'ai préféré passer sur ces menues déconvenues.

L'essentiel pour moi a été d'avoir passé un bon moment avec une intrigue qui tient quand même la route parce que je n'ai jamais réussi à trouver le véritable coupable avant qu'on me le dévoile mais surtout avec une mythologie celtique très sombre que je ne connaissais pas.

Si vous êtes assez curieux pour voir ce dont il s'agit, je vous conseille ce roman, même si du point de vue des personnages il n'y a rien d'extraordinaire à découvrir. La fin est très ouverte et il y aura donc une suite qui donne envie de la lire même si je n'en ferai pas une première priorité. Il m'a manqué un je-ne-sais-quoi pour vraiment accrocher aux personnages de Ruth et Harry alors que j'ai adoré le personnage de Michelle qui est la femme de l'enquêteur et amie de Ruth... 

mercredi 18 octobre 2017

Hope ou le secret des Harvey

Auteur : Lesley Pearse
Editions : Charleston (2017)
Nbre de pages : 660


Présentation de l'éditeur :
Somerset, XIXe siècle.
Dans le château de Briargate, Lady Anne Harvey accouche en secret d'une fille, fruit de ses amours adultères avec le trop séduisant Capitaine Pettigrew. Ne pouvant se résoudre à ce que l'enfant soit condamnée à la misère et désireuse de sauver l'honneur de sa maîtresse, la servante, Nell Renton, la confie à sa mère. Celle qu'ils ont baptisée Hope grandit ainsi dans une famille aimante, au milieu de dix frères et soeurs, dans l'ignorance du secret de ses origines. 
Mais à la mort des parents Renton, Nell choisit de la faire entrer au service de la famille Harvey. C'en est fini de l'enfance, et Hope va être rapidement confrontée à la violence d'Albert, le jardinier, nouveau mari de Nell. Malheureusement, la vie lui réserve encore bien des surprises… 
Dans l'Angleterre victorienne du XIXe siècle, un roman bouleversant sur le destin chaotique d'une jeune femme qui, toute sa vie, puisera au fond de son coeur l'espoir de trouver un jour le bonheur qu'elle mérite tant.


Mon avis :

Voilà la lecture commune de la semaine dernière avec Amandine de la chaîne Amandine love reading que nous avons dévorée toutes les deux en à peine 3 jours. Oui oui à peine 3 jours pour venir à bout de ce joli pavé de plus de 650 pages !!

Il faut dire aussi que la vie de Hope ne va pas être facile et cela va commencer dès sa naissance.

Je ne referai pas de topo vu que le résumé de l'éditeur en dit largement pour vous mettre un peu dans le contexte de ce que sera la vie de Hope.

On va la suivre de 1832 à 1854, soit pendant 22 ans et croyez moi qu'elle va vivre des situations bien compliquées...

Cela sera difficile de vous parler de ce roman sans trop en dévoiler parce que parler de Hope c'est parler de sa vie et donc expliquer ce qui va lui arriver pendant plus de vingt ans.

Or, mon but est vraiment de vous pousser à découvrir ce magnifique roman historique sur la vie de cette petite fille que l'on déclare morte à sa mère adultère pour éviter le scandale.

Pourtant, elle sera élevée dans une famille aimante mais loin des conditions de vie auxquelles elle aurait droit.

Pour autant, Hope va rester une personne fraîche, sensible mais aussi au caractère très affirmé. Cela lui causera bien des désagréments mais c'est aussi ce qui la sortira de l'embarras bon nombre de fois.

Certains passages sont un peu convenus et malgré les problèmes que Hope va rencontrer, je me suis aussi souvent fait la remarque qu'elle avait une bonne dose de chance dans son malheur.

Elle fera des rencontres plus ou moins joyeuses; elle vivra aussi les terribles maladies qui ont traversé le temps dans l'Angleterre de l'époque et notamment le choléra et le typhus.

On suivra aussi la vie de sa soeur, Nell, que j'ai beaucoup aimée ainsi que son mari Albert que j'ai détesté au possible.

Ce roman est très bien écrit avec une fluidité dans l'écriture et des chapitres qui donnent tellement envie de les enchaîner que l'on ne peut que dévorer ce roman.

Même s'il y a quelques moments attendus, d'autres sont tout à fait étonnants.

Lesley Pearse a su faire de ce roman une magnifique lecture à laquelle on s'accroche jusqu'au bout et même si la fin ne m'a pas apporté tout à fait ce que j'attendais (notamment du côté de Nell), le reste est tel que l'on peut se l'imaginer.

Pourtant, Hope va devoir passer par des moments d'angoisse qui se transmettent au lecteur et d'autres passages tellement magnifiques que l'on peut qu'avoir le sourire aux lèvres.

En bref, si vous voulez un roman historique avec des personnages auxquels on s'attache très rapidement, une histoire magnifiquement contée dans un contexte historique bien chargé, n'hésitez pas à vous plonger dans Hope ou le secret des Harvey. Il saura vous charmer voire même vous envoûter au point de ne plus le lâcher.