mercredi 3 avril 2019

Le goût du bonheur

Auteure : Angeline Michel
Editions : J'ai Lu (Mars 2019)
Nbre de pages : 282


Présentation de l'éditeur :

Valentina coule des jours paisibles sur sa petite île au large de l'Italie avec son fidèle acolyte à quatre pattes, Ferdinand, et travaille dans un bar. A Londres, Laure fait ses premiers pas en tant que journaliste, et tous les moyens sont bons pour épater le rédacteur taciturne qui la chaperonne. Tout oppose les deux jeunes femmes jusqu'à l'apparition inopinée d'une seule et unique photographie qui va bouleverser leurs existences à jamais...


Mon avis :

J'avais envie d'un roman feel-good et ce titre m'attirait pas mal vu tout ce que l'on pouvait voir en pub dessus. Si je lis peu de roman de ce genre, généralement la lecture est agréable et je passe donc un bon moment avec. Hélas, avec ce titre là, ce n'est pas moi qui vais en faire son éloge vu que je l'ai trouvé plat, fade, peu intéressant et bourré de clichés.

La 4ème vous dira que l'on va suivre deux jeunes femmes : Valentina qui vit sur un petite île italienne et qui est serveuse dans un bar. Elle a une vie qui lui plaît et a beaucoup d'amis. Puis, on a Laure, à Londres, qui est jeune journaliste et plutôt solitaire. Elle va devoir faire ses preuve dans un grand journal londonien et elle est très proche de ses parents.

Nous avons donc deux femmes à l'opposé l'une de l'autre en caractère et une trame qui finira par les réunir.

Si j'ai apprécié Valentina, Laure m'a exaspérée par sa façon d'être. Si l'auteur voulait dépeindre une nana plus godiche que ça, cela aurait été difficile. Qu'elle soit poisseuse, tête en l'air et j'en passe, ça peut être marrant mais il ne faut pas non plus que cela soit dans l'excès car si le lecteur aura le sourire au début, il finira rapidement par se lasser des têtes que l'on se cogne sans arrêt, les téléphones dans le frigo... J'ai maintes fois levé les yeux au ciel et souffler sur les gaffes que ce personnage pouvait faire, passé les 50 premières pages (sur 280).

A cela s'ajoute l'impression de déjà vu sur le personnage de Laure puisque, dès le départ, elle m'a fait cruellement penser à Sixtine (personnage créé par Roxane Dambre). Bizarrement, Laure, tout comme Sixtine, est jeune journaliste dans un grand journal, doit faire ses preuves avec des articles à rédiger et si j'ai très vite accrochée à Sixtine, ce ne fut absolument pas le cas de Laure que j'ai trouvée lourde au possible. Par ailleurs, là où on partage les difficultés de Sixtine au sein du journal, avec Laure ce n'est que survolé. A un moment donné, la chef de Laure lui indique qu'elle a bien remarqué son investissement dans le journal et tout le travail qu'elle fournissait alors même que le lecteur lui ne voit rien ! Quel dommage pour rendre cet ouvrage plus crédible !

De plus, si j'occulte ce personnage et que je me concentre sur l'histoire... bah il n'y aura pas grand'chose à en dire. Au bout de 80 pages environ, j'avais vu où j'allais et je n'ai eu aucune surprise. Tout est terriblement prévisible et je sors terriblement déçue de cette lecture que je vous conseille absolument pas, surtout si vous avez connu Sixtine auparavant.

Ce qui me rassure c'est que ma copine de lecture, Amandine Lecture & Compagnie, qui lit beaucoup plus de romans de ce genre que moi, en pense la même chose. Cela me soulage parce que passer pour le vilain petit canard ça va bien un moment mais à la longue c'est pénible.

Ici, c'est bien le roman qui aurait mérité plus de profondeur pour être davantage intéressant. Autant vous dire que je suis vraiment déçue parce que j'avais besoin d'une lecture légère et que ce titre ne m'a rien apporté si ce n'est de l'ennui et de l'exaspération.

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