mardi 29 mai 2018

Innocente

Auteur : Amy Lloyd
Editions : Hugo Thriller (mai 2018)
Nbre de pages : 390


Présentation de l'éditeur :
Il y a vingt ans, Dennis Danson était arrêté et emprisonné pour le meurtre d'une jeune fille à Red River, une petite ville de Floride. Alors qu'il est dans le couloir de la mort, Netflix prépare un documentaire sur son histoire pour obtenir la révision de son procès. Les nombreuses erreurs judiciaires commises en attestent : l'arrestation de Danson ressemble à un coup monté. 
À des milliers de kilomètres de là, en Angleterre, Samantha, une jeune enseignante, suit le dossier de Dennis avec obsession. Ils commencent une relation épistolaire puis, très vite, Samantha laisse sa vie et ses démons derrière elle pour rejoindre Dennis, l'épouser et œuvrer à sa libération. Lorsque Dennis est finalement libéré, leur retour à Red River va plonger Samantha dans les eaux troubles d'une communauté recluse, pétrifiée par la haine et hantée par les fantômes de son passé. Mais qui croire et vers qui se tourner, lorsque chacun semble mentir pour protéger ses propres secrets ?


Mon avis :

La présentation de l'éditeur m'a donné très envie de découvrir ce roman qui a reçu, cette année, le Prix Douglas Kennedy.

J'ai fait la connaissance de Dennis, arrêté à l'âge de 18 ans pour le meurtre de Holly Michaels, que nous retrouvons 20 ans plus tard.

C'est avec Samantha (Sam) que nous allons vivre cette histoire. Elle est anglaise et prof. Son métier ne lui convient pas. Elle est oppressée et son obsession pour Dennis, qu'elle croit innocent,  va la pousser à correspondre avec lui. Au fil du temps, la relation épistolaire devient plus intime, jusqu'au jour où Sam quitte boulot et maison pour aller retrouver Dennis et l'épouser. De fil en aiguille, et avec des nouveaux témoignages, Dennis est libéré et le couple qu'il forme avec Samantha va pouvoir vivre cette histoire d'amour au grand jour. Sauf que Dennis n'est pas entouré que de gens qui le soutiennent. Il y aussi la majorité qui continue de penser que Dennis est coupable et que sa libération est une grosse erreur...

Ce que j'ai aimé dans ce roman, c'est la façon dont l'auteur va mettre en place cette relation si improbable et étrange entre Sam et Dennis. J'ai beaucoup aimé suivre cette évolution, même si j'émettais des réserves. Quelque chose me gênait tant sur Dennis que sur Sam.

En effet, si on garde un énorme doute sur l'innocence ou non de Dennis face aux meurtres et aux corps non retrouvés (hormis celui de Holly), Sam n'est pas en reste non plus.

Le personnage est assez énigmatique parce que son passé n'est pas dévoilé et qu'on en apprend plus sur elle au fur et à mesure que l'on avance.

Du coup, jusqu'à la moitié du roman, je me suis demandée si ce n'était pas par elle que le twist que j'attendais aller se produire.

Je me suis vraiment posé beaucoup de questions et Sam est un personnage trop crédule. Donc, à un moment donné, je me suis ravisée et focalisée sur Dennis.

On apprend donc du passé de l'un et de l'autre et un autre personnage, proche de Dennis, ne va pas être en reste.

Même si j'ai lu rapidement cet opus et s'il m'a trituré les méninges sur la majorité de l'ouvrage parce que je ne savais pas quoi penser des personnages et que c'est tout bonnement stressant, j'ai trouvé la fin un peu surprenante mais surtout très/trop rapide. De plus, je n'ai pas eu le twist tant attendu.

Les personnages ont été très bizarres, du début à la fin, et cela perd le lecteur mais pas dans le mauvais sens du terme puisque l'on reste concentré, du coup, sur ce qu'il se passe. Et en même temps, je l'ai trouvés plutôt communs à n'importe quels autres dans ce genre d'intrigue. Rien ne m'a vraiment frappé sur l'un ou l'autre.

Lorsque j'ai fermé ce roman, je me suis demandée si j'avais aimé ou pas cette histoire. Si j'ai été déçue parce que tout se précipite dans les cinquante dernières pages et qu'au final il n'y a pas de grande surprise, je ne peux non plus que je n'ai pas aimé ce que j'ai découvert et notamment à cause de ce lien, très fort, qui unit Sam à Dennis.

Je ne regrette pas ma découverte, même si la fin ne m'a pas apportée ce que j'aurais pu en attendre. Malgré tout, je trouve qu'il vaut la peine d'être découvert.

lundi 28 mai 2018

Le petit Lebanski

Auteur : Stéphane Chamak
AUTO-EDITION
Nbre de pages : 328


Présentation de l'ouvrage :
Je me trouvais devant la porte. Au centre, une vieille poignée argentée avait l’allure d’un gros poing américain. Comme me l’avait indiqué le chauffeur black, le battant était légèrement entrebâillé. Je suis resté quelques secondes figé, les mains dans les poches, nerveux comme une pucelle à sa première sauterie. Dans ma poitrine, mon cœur distribuait des battements en rab. D’un côté, j’étais impatient de savoir de quoi il en retournait. De l’autre, j’étais quasi certain qu’une fois passé cette foutue porte, mon existence - déjà de magnitude 8 sur l’Échelle des Emmerdes - allait franchir un palier supplémentaire. 
J’avais pas tort.


Mon avis :

Voilà un roman auto-édité auquel je ne pensais pas totalement accrocher parce que mon expérience avec l'auto-édition n'a jamais été vraiment convaincante jusque là.

Avec Victor Lebanski, petit homme d'1m47 qui refuse d'être traité de nain et qui à 40 ans se fout dans les emmerdes inopinément, l'accroche a été immédiate.

C'est un homme qui n'a pas sa langue dans sa poche et qui a un humour bien corsé. Son cynisme est au-delà de sa taille et cela colle parfaitement avec ce qu'il est.

Il est entouré d'une équipe qui bosse pour lui dans son bar, le Fender, et dont chaque membre est aussi atypique qu'étonnant.

Entre Farid (et son perroquet) qui dégote des boulots improbables la journée, Imani, une jeune kenyane qui fait tourner la tête de notre cher Victor et qui tente de parler argot sans y parvenir et Milos, le yougoslave surnommé "La Trique", nous voilà bien armé pour vivre une histoire hors norme.

Pourtant, l'intrigue est assez simple : Victor, recruté par un "fleuron de l'aéronautique", Paul Brochet, va avoir quatre jours pour retrouver le fils de cet homme. Victor sera accompagné de Zola qui lui servira à la fois de chauffeur et de garde du corps...

J'avais à peine commencé ce roman que j'étais pliée de rire par le naturel et le sarcasme de Victor mais aussi sa façon de vivre sa situation et sa perception des choses. C'est un personnage auquel on s'attache très vite et les comparaisons qu'il fait donnent une légèreté dans une histoire qui ne l'est pas.

Tout est mis en oeuvre pour que le lecteur ne lâche pas le roman, au point que j'ai lu ce livre très rapidement.

Cet engouement est dû aussi au style de l'auteur, certes corrosif dans l'humour presenté, mais qui sert parfaitement l'intrigue mise en place par Stéphane Chamak.

C'est aussi très fluide et les scènes d'action sont suffisamment décrites pour que l'on vive virtuellement ce qui se passe.

Il y a du dynamisme, du début à la fin, et voyant tout ce qui se arrive à Victor, on vit la situation sous tension permanente, espérant qu'il ne lui arrive rien de très fâcheux...

Dès les premières lignes, j'ai été conquise tant par le personnage de Victor que par la narration.

J'ai juste été ébranlée, au début, par les négations incomplètes mais je m'y suis faite rapidement notamment parce que je ne voyais pas Victor parler autrement.

En bref, je suis conquise par cet opus que je vous recommande chaudement et avec lequel j'ai passé un super moment de lecture.

J'espère retrouver Victor dans une prochaine histoire mais je croise surtout les doigts pour que Stéphane Chamak trouve un éditeur pour ses écrits car "Le petit Lebanski" a un énorme potentiel et l'auteur un très grand talent.

En fait, et pour être complète et honnête, j'ai eu les mêmes ressentis lorsque j'avais lu mon premier roman de Jacques Saussey : une écriture maîtrisée, une intrigue qui tient la route et un personnage que j'ai envie de retrouver rapidement. Quand je vois où Jacques Saussey en est aujourd'hui, je ne peux qu'espèrer la même chose à Stéphane Chamak.

dimanche 27 mai 2018

Un karma (presque) parfait

Auteur : Roxane Dambre
Editions : Calmann Levy (avril 2018)
Nbre de pages : 342

Présentation de l'éditeur :
C’est décidé. Demain, Siloé, jolie brune parisienne
un peu toquée et accro aux granules d’homéopathie, change de job !
Elle convoque ses meilleurs amis pour un conseil de guerre
dans leur bar préféré. La jeune femme est déterminée.
Mais aussi très maladroite, voire carrément gaffeuse.
Et certaines choses n’arrivent qu’à elle… Comme le fait de passer
un entretien d’embauche avec le psychopathe beaucoup
trop charmant qui l’a menacée deux jours plus tôt
(tout ça parce qu’elle l’a vaguement insulté au volant…).
Valérien, le psychopathe en question, un grand brun aux yeux bleus,
affublé d’une petite soeur tout aussi gaffeuse que Siloé,
expert en recrutement, lui propose un étrange marché.
Que va trouver Siloé au bout de son chemin ?
Un job ou un amoureux, ou les deux, ou rien du tout ?


Mon avis :

Voilà un roman chick-lit qui m'a fait beaucoup de bien au moment où je l'ai lu. Et pour parfaire le bien-être ressenti, c'est avec Amandine que j'ai fait cette lecture commune.

Comme dans n'importe quel roman de ce genre, nous allons suivre une quasi-trentenaire, Siloé, qui va du jour au lendemain perdre son boulot.

Ses recherches d'emploi trouvent réponse un peu trop vite à mon goût, surtout du côté des entretiens, et procurent donc peu de crédibilité par rapport à la vie réelle mais Siloé est tellement agréable qu'on s'attache très vite à elle et qu'on passe facilement sur les "défauts" du roman.

Sa rencontre avec Valérien fait rire et, là encore, on voit très vite ce qui va se profiler entre eux mais le jeu de la séduction est plaisant à suivre et je n'ai pas ressenti de longueurs ou d'ennui durant ma lecture.

L'écriture est agréable à lire. C'est fluide, facile de se voir à la place de Siloé.

Par contre, je n'ai pas accroché à la soeur de Valérien qui s'attire les ennuis comme les abeilles courent après le pot de miel. Sans compter qu'elle ne réfléchit pas aux conséquences de ses actes et même si elle a 16 ans, j'ai regretté qu'elle n'ait pas plus jugeote que ça.

Sinon, pour tout le reste, on est vraiment dans le roman détente, parfait pour la période estivale, avec une histoire, certes cousue de fil blanc, qui permet au lecteur de passer un bon moment sans surchauffe de son cerveau ni prise de tête.

En bref, une jolie découverte bien sympathique que je vous conseille.

vendredi 25 mai 2018

Mon désir le plus ardent

Auteur : Pete Fromm
Editions : Gallmeister
Nbre de pages : 283


Présentation de l'éditeur :
Maddy s’était juré de ne jamais sortir avec un garçon du même âge qu’elle, encore moins avec un guide de rivière. Mais voilà Dalt, et il est parfait. À vingt ans, Maddy et Dalt s’embarquent dans une histoire d’amour qui durera toute leur vie. Mariés sur les berges de la Buffalo Fork, dans le Wyoming, devenus tous deux guides de pêche, ils vivent leur passion à cent à l’heure et fondent leur entreprise de rafting dans l’Oregon. Mais lorsque Maddy, frappée de vertiges, apprend qu’elle est enceinte et se voit en même temps diagnostiquer une sclérose en plaques, le couple se rend compte que l’aventure ne fait que commencer. Mon désir le plus ardent est le portrait d’un couple ancré dans le temps présent qui affronte avec courage et humour les épreuves de la vie. Avec sa voix pleine d’énergie, tout à la fois drôle et romantique, Pete Fromm nous offre une histoire d’amour inoubliable.


Mon avis :

Ma découverte de Pete Fromm s'est avérée excellente et j'ai passé un très beau moment de lecture aux côtés des personnages.

Ce roman est écrit avec beaucoup de pudeur et de délicatesse.

Je pensais suivre Maddy sur seulement quelques années, compte tenu de sa maladie, mais au final on va vire aux côtés de ce couple durant 40 ans.

Quarante ans où on va apprendre réellement ce qu'est la sclérose en plaques et comment les malades vivent au quotidien. On va voir ce couple s'aimer, se battre, fonder une famille malgré les doutes et les angoisses et se déchirer également.

Certains passages sont poignants mais l'histoire n'est pas larmoyante comme je le redoutais.

L'auteur a su magnifiquement mettre en scène un couple attachant qui fait face à l'adversité avec une maîtrise parfaite de la situation, même si on sent les non-dits entre eux, les émotions cachées pour ne pas sombrer.

Il n'y a aucun pathos alors que la thématique s'y prêtait.

L'auteur a fait de cette histoire une ode à l'amour et au combat contre la maladie avec un style épuré et des personnages soudés que je n'oublierai pas.

lundi 21 mai 2018

Première lumière

Auteur : Paul François Husson
Auto-édition
Nbre de pages : 215


Présentation de l'ouvrage :
Tout le monde a peur du noir. Pas moi. J'ai peur de la lumière. Aveugle depuis la mort de maman, je ne voulais pas de leur greffe de cornée. Revir ne ressuscitera pas son visage. Ils attendent un miracle, mais qui est le monstre lumière ? Personne ne me croit. Pourtant, les vacances basculent dans un cauchemar, une traque dont je suis la proie...


Mon avis :

L'auteur m'a fait parvenir son tout dernier titre, m'indiquant que je devrais l'apprécier davantage que son précédent, La mort est dans l'pré.

J'avoue que j'ai été réticente à le commencer et que j'ai eu beaucoup de réserves sur l'intrigue que j'allais découvrir et les personnages.

Et malheureusement, cette fois-ci encore, la sauce n'a pas pris avec moi.

Pourtant, la présentation me laissait présager un suspense qui allait me tenir en haleine et j'étais curieuse de voir ce qu'allait donner ce roman.

J'ai découvert un prologue poignant dans lequel un enfant de 18 mois subi un grave accident de voiture avec sa maman au volant. Le papa n'avait pas voulu les accompagner... A la suite de cet accident, l'enfant, Mattieu, perd sa maman et se retrouve aveugle. Et on le retrouve, onze ans plus tard, alors qu'il vient d'avoir une greffe de la cornée. Cette greffe est l'espoir de la famille pour qu'il retrouve la vue. Cette greffe, pour Mattieu, est davantage subie que voulue. Pour lui, la nuit fait partie de sa vie. La lumière lui fait peur et on comprend pourquoi dès le prologue...

Je me suis assez vite attachée à ce gamin qui n'a jamais cherché à vouloir retrouver la vue. Sa condition d'aveugle le satisfait et j'ai été très sensible au fait que les adultes ne l'écoutent pas.

Le problème de Mattieu c'est qu'il est un peu "bizarre" dans ses mots, son comportement et que les adultes ne le prennent pas toujours au sérieux. Il se passe des choses étonnantes autour de lui et lors du voyage familial devant les conduire au bord d'un lac, toutes les bizarreries vont se faire interroger le lecteur.

J'ai été curieuse de savoir ce qu'il en était et sur la première moitié du roman j'ai été assez prise par l'intrigue, même si j'étais gênée par une narration à double perspective.

En effet, l'auteur a choisi de mélanger la narration en "je" racontée par Mattieu et celle à la 3ème personne du singulier. C'est assez déconcertant et plus d'une fois j'ai eu du mal à suivre l'enchaînement des événements parce que j'étais focalisée sur ce que racontait Mattieu, par exemple, et que le paragraphe d'après on passait totalement à autre chose et vice versa.

Ce n'est pas du tout le genre de narration qui me convient et qui me convainc. Je suis une lectrice qui peut parfaitement s'adapter à un changement de narrateur mais certainement pas dans un même chapitre. Un paragraphe pour l'un puis pour l'autre. Au bout d'un moment, j'ai saturé.

A cela s'ajoute le côté un peu fantastique ? étrange ? de l'intrigue que tisse l'auteur autour de Mattieu.

Si cela est intéressant au départ, je dois bien vous révéler que petit à petit la façon dont il parlait du monstre lumière me perdait totalement. Je n'y comprenais que tchi. Là encore, j'étais perdue...

Cela a fini par me déstabiliser et ne plus vraiment me donner envie de le continuer, surtout que tout ce qui se passe durant ce voyage est quand même un peu gros.

Il y a bien de la tension, des disputes, des incompréhensions, du doute... donc tout ce qu'il aurait fallu pour me mettre de la pression mais au final je suis restée très extérieure à tout ça et je me doutais bien que les choses allaient se terminer... comme elles se sont finies.

De plus, la dernière scène m'a totalement énervée et malheureusement je ne peux pas vous en parler mais la finalité de cette scène m'a vraiment fait soupirer de "ben voyons. Ce serait dommage sinon..." 

Bref, je n'ai pas du tout été convaincue par l'intrigue, les personnages, la forme narrative et la fin. Ce fut encore une déconvenue et je ne compte pas renouveler l'expérience avec les récits de cet auteur qui ne me conviennent pas et c'est bien dommage.

mercredi 16 mai 2018

Nuit sans fin

Auteurs : Preston & Child
Editions : L'Archipel (avril 2018)
Nbre de pages : 362


Présentation de l'éditeur :

À FORCE DE TROUVER DES CADAVRES SANS TÊTE...

Quel point commun entre la fille d’un milliardaire, un ancien avocat véreux, un oligarque russe... ?
Tous ont été assassinés à New York, la cité des ténèbres, la ville de la nuit sans fin.
Tous ont été décapités et leur tête a disparu, comme si l’assassin était une sorte de collectionneur morbide...

... PENDERGAST POURRAIT BIEN Y PERDRE LA SIENNE !

Selon quels critères le criminel choisit-il ses victimes ? Vincent d’Agosta, du NYPD, et l’agent spécial Pendergast, du FBI, sont sur les dents. D’autant que ce dernier pourrait bien être la prochaine cible du tueur.
Une enquête constellée de fausses pistes où intelligence et sens de la déduction seront des atouts capitaux !


Mon avis :

J'ai enfin lu le dernier opus consacré aux enquêtes de Pendergast, personnage que j'ai découvert il y a quelques années en arrière avec La chambre des curiosités et je n'ai plus jamais arrêter de lire ces auteurs.

Je gardais un souvenir génial du précédent opus, Noir sanctuaire, et j'avais hâte de retrouver Aloysius mais également Constance...

Or, dans cet opus, Constance n'apparaîtra pas, si ce n'est un peu à la fin. Autant vous dire qu'elle m'a cruellement manqué.

Pendergast va être rudement mené avec une enquête sur des personnages hauts placés que l'on décapite. Aucune pitié pour ces gens. Le tueur serait-il un vengeur de la Société ? Celui qui remet les choses à leur place ? Qu'on pu faire ces personnalités pour terminer leur vie de telle manière ?

Autant j'ai été emportée d'emblée par ce qui se passait et j'ai dévoré la première moitié du bouquin, autant lorsque j'ai commencé à me douter du coupable, j'ai commencé à trouver un peu le temps long.

Si Pendergast et D'Agosta sont toujours aussi plaisants à suivre, le mobile des meurtres et le personnage qui les perpétue ne m'ont pas convaincue. Et c'est bien la première fois que je sors un brin déçu par une enquête de Pendergast.

Pourtant, les auteurs ont mis ce qu'il fallait dans ce tome pour que le lecteur reste en haleine du début à la fin, avec pas de mal difficultés du côté de Pendergast pour trouver le coupable et ses motivations, sans compter sur son arrestation, mais cela n'a pas suffit pour me convaincre que ce tome là était à l'égal des précédents.

L'écriture est toujours aussi fluide et Preston & Child forment un duo que j'aime toujours autant mais cette fois-ci la sauce n'a prise qu'à moitié et c'est dommage.

Cela dit, la fin me donne quand même envie de continuer à les suivre et à retrouver Pendergast mais également Constance. Il y a encore beaucoup de choses à découvrir la concernant et je suis déjà très curieuse de voir ce que les auteurs vont faire dans le prochain ouvrage.

mardi 15 mai 2018

La symphonie du hasard (livre 1)

Auteur : Douglas Kennedy
Editions : Belfond (novembre 2017)
Nbre de pages : 362


Présentation de l'éditeur :
Toutes les familles sont des sociétés secrètes. Des royaumes d’intrigues et de guerres intestines, gouvernés par leurs propres lois, leurs propres normes, leurs limites et leurs frontières, à l’extérieur desquelles toutes ces règles paraissent souvent insensées.

Comme chaque semaine, Alice Burns, éditrice new-yorkaise, s'apprête à rendre visite à son jeune frère Adam. Jadis jeune loup de Wall Street en pleine ascension, ce dernier croupit désormais en prison.
Mais cette rencontre hebdomadaire va prendre un tour inattendu. Décide à soulager sa conscience, Adam révèle un secret qui pourrait bien venir rompre les derniers liens qui unissent encore leur famille.
Et Alice de replonger dans l'histoire ses siens, celle d'un clan à l'image de l'Amérique : volontaire, ambitieux, assoiffé de réussite, souvent attaqué, blessé parfois en butte à ses propres démons, mais inlassablement en quête de rachat...


Mon avis :

Voilà un bon moment que je voulais lire cette trilogie de Douglas Kennedy. J'ai attendu d'avoir tous les tomes dans ma monstrueuses PAL pour enfin la commencer parce que je me doutais bien qu'en la démarrant, je serais obligée d'enchaîner les tomes.

Alors, non je n'ai pas encore commencé le tome 2 mais cela ne va pas tarder parce que je me suis régalée à suivre l'histoire de la famille Burns avec ses secrets et ses personnages qui la composent, tous autant mystérieux que particuliers.

Alice est une jeune trentaine qui va apprendre le secret porté par son frère pendant de nombreuses années et dans lequel son père fait partie. A partir de là, elle va nous raconter comment elle vivait et percevait sa famille depuis son adolescence. On va donc les suivre dans les années 70, dans une Amérique en pleine évolution sociale mais aussi politiquement douloureuse.

Je ne sais pas vraiment comment vous parler de ce premier tome sans vous spoiler sur Alice (la benjamine), Adam, Brenda (la mère), Brendan (le père) et Peter (le frère aîné).

Les membres de cette famille s'aiment et en même temps il y a tellement de tension avec un père raciste mais qui le nie, s'étant marié avec une femme juive, une mère qui ne montre pas ses sentiments à l'égard de sa fille et qui malgré tout n'hésitera pas à la soutenir dans certaines circonstances face à un père très/trop rigide.

Les parents sont systématiquement en conflit. Les frères tentent de mener la vie qu'ils souhaitent sans vraiment réaliser qu'ils font peut-être ce que le père attend d'eux.

Alice est celle qui va aller au bout de ce qu'elle pense être bon pour elle, quitte à contrer ses parents.

Je n'ai pas pu lâcher ce roman tant j'étais prise dans l'engrenage de cette famille si commune. Et parce que le contexte politique et social sont difficiles, on se demande comment cela va se finir pour chacun de ces membres.

J'ai aussi beaucoup aimer voir évoluer Alice dans le contexte étudiant lorsqu'elle arrive en fac. Les années 70 sont riches sur beaucoup de points que l'on voit dans ce premier volet et c'est une lecture exaltante qui en résulte.

La plume de Douglas Kennedy est toujours aussi exquise. Il a forgé là une trilogie qui excelle tout ses autres romans, même si pour l'instant je n'ai lu que le tome 1.

Ce livre c'est le livre de chaque famille, américaine ou non. Parce que chaque famille a ses secrets. Parce que chacun de ses membres essaie de faire pour le mieux mais les personnalités sont là, certaines plus fortes que d'autres, prenant alors l'ascendant. Comment arriver à vivre dans une atmosphère pesante, étouffante où l'on risque de se perdre ?

J'ai hâte de retrouver Alice dans le tome 2 que je compte bien lire très rapidement.