jeudi 13 juillet 2017

Animale : La prophétie de la Reine des Neiges (T2)

Auteur : Victor Dixen
Editions : Gallimard (2017)
Collection : Pôle Fiction
Nbre de pages : 544



Présentation de l'éditeur :

1833, sur une île perdue du Danemark. Elle s'appelle Blonde, il se nomme Gaspard. Elle est animale, il est fou d'elle. Le destin s'apprête à les séparer : ils sont victimes d'une prophétie qui bouleversera le monde à jamais. Blonde parviendra-t-elle à déjouer les plans de la maléfique Reine des neiges ?


Mon avis :

J'ai lu le tome 1 d'Animale, La malédiction de Boucle d'Or, il y a... 3 ans !! On ne se rend pas compte à quel point le temps passe vite... 😲 

J'avais beaucoup aimé ce précédent tome et, à l'époque, je ne savais s'il y aurait une suite même si les copines m'ont confirmé mes doutes parce que la fin du tome 1 était un peu rapide et déconcertant.

Maintenant que j'ai lu cette suite, je dois bien vous avouer que je me suis laissée balader encore une fois par cet auteur de talent qu'est Victor Dixen et même si j'ai mis près d'une semaine pour en venir à bout c'était surtout à cause de soucis personnels et parce que je voulais le déguster.

Je ne vous dirai absolument rien sur ce qui se passe dans ce tome parce que je ne veux pas vous gâcher la surprise mais j'ai été ravie de retrouver Blonde et Gaspard. Il vous faudra lire le tome 1 pour savoir les liens qui les unissent...

Il sera question ici de malédiction concoctée par la Reine des neiges puisque le titre indique ce personnage mais ce que l'on ne sait pas et qui m'a agréablement surprise c'est que Hans Christian Andersen, lui-même, est dans ces pages.

Quand j'ai lu ce nom - et quel nom ! - je n'en revenais pas. Le plus grand conteur de tous les temps ressuscité par Victor Dixen pour notre plus grand plaisir.

Avec Animale 2, l'auteur va nous plonger dans une aventure ô combien passionnante et prenante parce que non seulement nous aller retrouver Blonde dans de bien fâcheuses postures mais Victor Dixen a également intégré des personnalités historiques (et je ne parle pas que de Hans Andersen) dont la vie a été remaniée ici pour notre plus grand bonheur...

Le livre est composé de plusieurs parties faisant office de lettres transmises par Blonde à Hans Andersen lui narrant tout ce qui se passe dans sa vie et comment elle fait pour remédier aux problèmes qu'elle rencontre. Hans Andersen n'est pas en reste vu qu'il est en partie responsable de certaines choses...

Si vous avez aimé la série précédente de Victor Dixen que j'ai moi-même dévorée (je parle du Cas Jack Spark qui est aujourd'hui disponible en format poche chez Pôle Fiction pour le plus grand plaisir des lecteurs), je ne peux que vous recommandez fortement de lire ce dyptique que je me suis régalée de découvrir.

La plume de l'auteur est toujours aussi exquise, simple et fluide et avec tout ce que Victor Dixen intègre dans cette duologie nous ne sommes pas en reste de questionnements, de stress et de doute.

En bref, Animale 2 a été une excellente lecture qui m'a permis de me changer les idées dans une période un peu délicate. Je l'ai réellement dégusté de bout en bout et je vous conseille de le découvrir à votre tour.

mardi 11 juillet 2017

Hôtel des muses

Auteur : Ann Kidd Taylor
Editions : Calmann Levy (2017)
Nbre de pages : 394


Présentation de l'éditeur :
Maeve, une biologiste marine, arpente les océans du monde. À l’approche de son anniversaire, elle retourne dans le golfe du Mexique, à l’Hôtel des Muses, fondé par son exubérante grand-mère sur un îlot paradisiaque. Dans ce lieu splendide où elle a grandi, elle veut faire le point sur sa vie.
Ce séjour va prendre une tournure inattendue. Dès son arrivée, Maeve ap­prend qu’un nouveau chef a été embauché : Daniel, son amour de jeunesse, avec qui elle a failli se marier sept ans plus tôt. Puis son frère lui annonce qu’il va publier un premier roman inspiré de sa vie amoureuse. Maeve se sent tra­hie, et bientôt, quelqu’un s’en prend aux requins citrons, son espèce favorite…
Avec un cadre somptueux, une fine analyse des sentiments et des personnages profonds, Hôtel des Muses est une évocation tendre et touchante du pouvoir du pardon et de la promesse du véritable amour.


Mon avis :

Pfiou, j'ai fini ce roman mercredi dernier, allongé sur un lit d'hôpital, pendant que mon fils récupérait de son opération. Comment dire que si j'ai adoré dès le début ma lecture, le lire pendant les heures d'attente où un chirurgien s'occupait de mon petit prince fut un véritable bienfait. Et voilà pourquoi...

Nous allons faire la connaissance de Maeve, jeune biologiste marine qui a vécu pendant six mois sur l'île de Bimini, au large de la Floride, un véritable repère pour les requins qu'elle étudie depuis quelques années maintenant. Maeve a 30 ans et une vie de célibataire bien remplie. Pourtant, son coeur continue de ressentir quelque chose pour Daniel, celui qui a failli devenir son époux quelques années auparavant. Alors que son étude se termine à Bimini et qu'elle doit rentrer à l'Hôtel des Muses que tient sa grand-mère à Palermo, Maeve finit par succomber au charme et à la gentillesse de Nicholas, un britannique qui étudie les raies. Maeve ne sait pas trop comment va tourner cette relation surtout qu'en rentrant chez elle, sa grand-mère, Perri, amatrice de grande littérature, va lui expliquer que Daniel est de retour...

Requin citron qui a la particularité
d'être plus jaune que les autres. D'où son nom.
Autant dire que lorsque j'ai lu le résumé, ce n'est pas tant le côté romance qui m'avait donné envie de le lire mais plutôt la curiosité sur la découverte du monde marin à travers les yeux d'un personnage passionné comme Maeve.

Avec elle, j'ai appris beaucoup de choses sur les requins et notamment les requins citron pour qui elle ressent une adoration.

Tout au long de l'ouvrage, Maeve va nous faire découvrir le monde marin avec une fascination qui déborde tellement que le lecteur est pris dans l'engrenage et ne peut que devenir curieux lui aussi sur ces animaux que l'on déteste un peu trop facilement, finalement.

Mais cette passion n'est pas arrivée du jour au lendemain. Enfin si mais elle est née d'une circonstance bien particulière que je vous laisserai découvrir en tout début de roman.

Autant Maeve est une passionnée qui entraîne son lecteur avec elle dans ses recherches et son envie de sauver ces animaux, autant son frère jumeau lui les exècre. Il ne comprend absolument pas pourquoi sa soeur aime autant ce qui reste à ses yeux un danger pour les baigneurs.

Le roman de Ann Kidd Taylor n'est pas seulement une romance qui va nous faire découvrir l'histoire de Maeve et Daniel, pourquoi ils ne se sont pas mariés et comment vont-ils arriver à se supporter lors de leurs retrouvailles sept ans plus tard.

Pour moi, il a été beaucoup plus que cela et c'est pour cette raison que j'ai pris mon temps pour le découvrir et que j'arrivais à y rester ancrer alors même que d'autres soucis me tenailler le cerveau.

Entre l'histoire de Danielle et Maeve, celle qui va toucher également les requins et qui va pousser Maeve à faire une petite enquête et enfin un personnage que va rencontrer Maeve et pour qui elle va ressentir des émotions nouvelles, je me suis régalée.

Lorsque l'on me parle de "roman de l'été", j'avoue que je passe mon chemin et j'évite de lire ce genre de roman qui ne me convainc qu'à moitié mais avec Hôtel des muses j'ai eu du flair en me laissant tenter.

Comme je vous l'ai dit précédemment ce qui a fait la différence c'est vraiment cette passion débordante de Maeve pour le monde marin qui fait que le roman prend vraiment une tournure autre qu'une simple romance à l'eau de rose qui devient gnan-gnan au fil des pages, des chapitres.

Ici, vous n'aurez jamais l'impression de lire un tel livre parce que Maeve est vraiment un personnage auquel on s'attache très vite et que l'on n'a pas envie de quitter tellement elle est intéressante par tout son savoir sur les requins notamment.

Requin bouledogue qui mesure en moyenne 2,50m
mais peut aller jusqu'à 3,50m
D'ailleurs, je n'avais pas entendu parler d'un certain requin bouledogue que j'ai été ravie de découvrir...

En plus, l'écriture de l'auteur est vraiment fluide, simple et parfait pour cette période estivale tout en gardant en plus un côté poétique et magique par la découverte des îles Bimini puis de Palermo.

Cela donne vraiment l'impression d'être nous-même en vacances tout en ne quittant pas notre canapé ou notre transat et c'est effectivement le livre à lire cet été.

Si je devais vous conseiller un roman à découvrir pour vos vacances, ce serait celui-là parce qu'il nous balade dans un monde fabuleux aux côtés de personnages qui sont très intéressants à découvrir.

En bref, Hôtel des muses a été une excellente lecture que j'ai pris le temps de lire, de m'en imprégner pour le conserver en mémoire le plus longtemps possible. En tout cas, une chose est sûre, je ne l'oublierai pas de si tôt et je vous le conseille fortement.

vendredi 7 juillet 2017

Les orphelins du bout du monde

Auteur : Harmony Verna
Editions : Belfond (2017)
Nbre de pages : 567


Présentation de l'éditeur :
Abandonnée par sa famille dans le désert australien, Leonora est une miraculée. Confiée à un orphelinat, la fillette tisse une amitié aussi forte qu'éphémère avec un petit irlandais rebelle, James O'Reilly. Mais leurs chemins se séparent lorsque Leonora est adoptée par les Fairfield, un couple d'industriels américains. 
Des années plus tard, c'est une belle héritière qui débarque sur les terres australes, au bras de son époux, le séduisant et ambitieux Alex Harrington, chargé de gérer la mine des Fairfield. Mais alors que le couple s'installe dans sa nouvelle demeure de Wanjarri Downs, Leonora croise le chemin de James, embauché pour diriger le ranch. Les retrouvailles sont délicates : leur amitié, toujours aussi forte, doit rester secrète car Alex ignore tout du passé de Leonora. Mais comment résister à cette force qui semble pousser Leonora irrémédiablement dans les pas de James ? 
Leonora veut divorcer, cesser cette mascarade ; ses sentiments pour Alex sont morts. Mais ce dernier mis au défi par sa femme, harcelé par les mineurs qui se mutinent contre lui, va bientôt laisser éclater une violence folle, terrible, dont personne, pas même James, ne sortira indemne...


Mon avis :

Nous débutons ce roman à la toute fin du XIX siècle et au fur et à mesure que nous progresserons, nous ferons la connaissance de deux personnages que j'ai beaucoup aimé : Leonora et James. L'un et l'autre sont orphelins et se sont retrouvés dans un orphelinat géré par le Père McIntyre.

Leonora, elle, s'est retrouvée abandonnée au coeur du bush australien par son père qui ne peut plus subvenir à ses besoins. Munie d'une gourde, il espère qu'elle sera rapidement trouvée pour qu'elle puisse vivre une vie plus décente que celle qu'elle mène avec lui. Depuis cet abandon, Leonora (dont le prénom lui a été donné par les habitants de la ville dans laquelle elle est amenée) ne parle plus...

James, lui, a été recueilli bébé par le Père McIntyre suite à un incendie qui a tué ses parents. Le père McIntyre le considère comme son fils...

Lorsque ces deux personnages se rencontrent, on sent que quelque chose se passe. Ils se reconnaissent dans leur malheur.

Dès le début, j'ai été happée par ce roman, l'écriture de l'auteur et les personnages auxquels je me suis très vite attachée.

On va voir ces deux êtres prendre des chemins différents ce qui blessera autant James et Leonora que le lecteur.

Et puis on les suit, l'un et l'autre, chacun de leur côté, avec leurs espoirs, leurs doutes, les buts qu'ils se fixent et leur soumission au sort qui leur est joué.

J'ai adoré découvrir chaque partie de ce livre qui m'emportait au coeur de l'Australie, puis de l'Amérique pour suivre surtout Leonora.

James n'est pas en reste, bien sûr, mais que de difficultés pour cette jeune fille que j'ai vraiment beaucoup aimée.

Le style d'Harmony Verna m'a beaucoup fait penser à celui de Sarah Lark ou Tamara McKinley ce qui expliquait pourquoi j'ai lu ce beau pavé en 2 jours.

Impossible de le lâcher. Impossible de faire autre chose que le lire pour rester avec Leonora et James. Aimer d'autres personnages et en exécrer certains autres...

Lorsque j'ai vu que la fin arrivait inéluctablement, j'ai commencé à freiner ces moments où je me posais pour déguster chaque chapitre, chaque page. J'étais déjà triste de quitter ce qui pour moi a été une très belle découverte estivale que je vous recommande.

Alors certes, il m'a manqué un petit chouia sur les aborigènes que l'on voit assez peu dans le roman alors que j'aurais aimé que Leonora tisse de vrais liens avec eux... J'aurais aussi aimé que l'auteur soit un peu plus précise sur la fin parce que certaines questions restent en suspens pour moi et malheureusement je ne peux pas vous en parler ici.

Mais globalement, Les orphelins du bout du monde est un excellent roman pour l'été mais aussi pour le reste de l'année si jamais vous voulez vous le garder pour plus tard. Une chose est certaine, une fois que vous aurez décidé de le lire, vous ne pourrez plus le lâcher. Alors un conseil : essayer de le lire lorsque vous avez du temps. Leonora et James sont deux personnages que je n'oublierai pas et que je vous conseille de découvrir à votre tour.


mardi 4 juillet 2017

Book Haul - Juin 2017

Une nouvelle vidéo sur laquelle je présente les dernières réceptions.

J'ai été très raisonnable jusqu'à mi-juin et puis les propositions se sont cumulées...

Je vous laisse regarder ça tranquillement.

Bonne semaine à tous 😃



The girl of ink and stars

Auteur : Kiran Millwood Hargrave
Editions : Chickenhousebooks (2016)
Nbre de pages : 228


Présentation de l'éditeur :

Forbidden to leave her island, Isabella dreams of the faraway lands her cartographer father once mapped. When her friend disappears, she volunteers to guide the search. The world beyond the walls is a monster-filled wasteland - and beneath the dry rivers and smoking mountains, a fire demon is stirring from its sleep. Soon, following her map, her heart and an ancient myth, Isabella discovers the true end of her journey: to save the island itself.


Mon avis :

Isabella est la fille d'un cartographe qui rêve de nouvelles contrées éloignées à cartographier. Quand sa meilleure amie disparaît, elle est déterminée à prendre part aux recherches pour la retrouver. Et la voilà embarquée (et le lecteur avec) dans une aventure exceptionnelle au cœur des territoires oubliés...

Ce roman, malheureusement, n'a pas encore été traduit en français. Pourtant, et malgré le fait qu'il soit destiné à la jeunesse, il est vraiment bien écrit et l'histoire est très prenante et intéressante.

Isabella est une jeune fille à laquelle je me suis très vite attachée. Son père lui a appris à «lire» dans les étoiles et la cartographie n'a pas vraiment de secret pour elle. C'est un monde qu'elle aime et elle fait tout pour pouvoir améliorer l'ancienne carte qui va la guider au cœur des territoires oubliés pour retrouver son amie, Lupe.

C'est un roman dans lequel j'étais bien tant avec l'ambiance assez sombre et mystérieuse, qu'avec les personnages et l'histoire que cette jeune auteure nous racontait.

Elle a su éveiller en moi cette envie de voyager dans un monde inconnu, peuplé de créatures qui le sont tout autant et qui font monter l'adrénaline. J'étais aux côtés d'Isabella mais aussi de son ami de toujours, Pablo, pour avancer dans leur quête.

Celle-ci ne se fera pas sans difficultés, loin de là, et j'ai adoré la façon dont Kiran Millwood Hargrave a façonné son roman pour en faire un merveilleux conte.

Et là, mon âme d'enfant s'est réveillé, souhaitant me voir à la place d'Isabella et les moments magiques qu'elle vit au milieu de cet univers fascinant et angoissant.

Les chapitres sont courts ce qui donnent une dynamique au récit mais il y a tout ce qu'il faut pour passer un superbe moment de lecture.

On découvre l'île de Joya sur laquelle vit Isabella et tous ceux qui l'entourent, ce qui plane autour du Gouverneur de l'île et père de Lupe, des êtres fantastiques effrayants et une histoire d'amitié que j'ai adoré et qui m'a faite pleurer.

La fin m'a beaucoup surprise parce que je ne m'y attendais pas et j'avais du mal à lâcher ce livre même en ayant lu les dernières pages.

Je n'avais qu'une envie : le relire encore et encore. M'imprégner de ces pages, des personnages qui m'ont enchantée ou énervée ; des mots de cette auteure que j'ai adorés et que j'ai trouvé si faciles et si fluides pour une lecture middle-grade.

J'aurais pu le lire en une petite semaine mais j'ai préféré le déguster et rester le plus longtemps possible dans l'univers avec les personnages.

En bref, The girl of ink and stars a été une excellente découverte VO que je recommande pour tous ceux qui aimeraient découvrir un conte merveilleux. J'en suis ressortie enchantée, bouleversée et prête à le relire un jour ou l'autre.


lundi 3 juillet 2017

Entre chiens et loups

Auteur : Malorie Blackman
Editions : Milan (2005)
Nbre de pages : 245


Présentation de l'éditeur :
Imaginez un monde. Un monde où tout est noir ou blanc. Où ce qui est noir est riche, puissant et dominant. Où ce qui est blanc est pauvre, opprimé et méprisé. Un monde où les communautés s'affrontent à coup de lois racistes et de bombes. C'est un monde où Callum et Sephy n'ont pas le droit de s'aimer. Car elle est noire et fille de ministre. Et lui blanc et fils d'un rebelle clandestin... Et s'ils changeaient ce monde ?




Mon avis :

Ce roman est sorti il y a 12 ans !!! Je n'y croyais pas quand j'ai préparé sa fiche pour mon article. J'ai attendu 12 ans pour le lire !!!! Bon, comme on dit : « mieux vaut tard que jamais » mais quand même...

On va donc suivre deux adolescents Callum et Perséphone (Sephy) qui ont grandi ensemble. Callum est blanc. Sephy est noire. Callum est un Nihil. Sephy est une Primat. Il est comme un esclave. Elle fait partie des privilégiés.

Dans un monde inversé où les Blancs sont soumis aux Noirs, Malorie Blackman a fait de ce roman une très belle histoire d'amour qui m'a bien plu mais pour laquelle je n'ai pas eu de coup de cœur ou de grosses surprises en le lisant.

Ayant déjà lu des romans sur la ségrégation, cela ne me choquait que moyennement de voir comment on traitait les Blancs. Après tout, dans la vraie vie, les Noirs avaient vécu la même chose... et ça continue d'une certaine façon aujourd'hui.

Je pense que Malorie Blackman a voulu un peu choquer le monde et surtout les jeunes en inversant les rôles et c'est ce qui fait que ces derniers vivent sûrement ce roman de manière différente. Parce qu'ils peuvent davantage se mettre à la place de Callum. Dans la peau d'un Blanc persécuté.

J'ai mieux compris pourquoi ma fille pleurait à chaque fois qu'elle le lisait...

Callum est un gamin qui veut sortir de ce système qui l'empêche de vivre comme un Primat : aller à l'école normalement, avoir un boulot qui lui rapporte de l'argent, pouvoir aimer qui il veut quelque soit sa couleur de peau sans avoir peur des représailles...

Sephy, elle, comprend petit à petit que son amour pour Callum est déjà condamné avant même d'avoir commencé. Ils ne sont pas du même bord. Son père est ministre et n'acceptera jamais ce garçon.

Leur relation est très tendue et on se demande très souvent comment ils vont pouvoir s'en sortir, s'aimer comme ils le voudraient.

La lecture est très fluide et j'aime toujours autant la plume de l'auteur. Les émotions sont bien présentes et on espère, on souffre pour ces deux adolescents qui aimeraient changer et voir changer les choses.

La fin ne m'a pas étonnée non plus mais elle m'a quand même donné envie de lire le tome 2, La couleur de la haine, qui est déjà dans ma liseuse. J'espère juste ne pas mettre 12 ans avant de le lire... 😆

dimanche 2 juillet 2017

Quelques jours de nos vies

Auteur : Clare Swatman
Editions : Presses de la Cité (2017)
Nbre de pages : 349


Présentation de l'éditeur :
Zoe et Ed étaient prédestinés à s'aimer. Aujourd'hui, en couple depuis vingt ans, ils traversent côte à côte les plaines et les sommets de la vie conjugale. Comme un couple de vingt ans, ils s'embrassent tous les matins. Sauf que ce matin-là, Zoe est excédée et envoie balader Ed... qui meurt, fauché par un bus. Comment Zoe pouvait-elle savoir que c'était la dernière fois qu'elle le voyait ? Mais était-ce vraiment la dernière... ? 
Quelque temps plus tard, Zoe se réveille dans sa chambre de jeune fille. La vie semble lui avoir offert une seconde chance : revivre les moments les plus importants de son histoire avec Ed. Et les revivre en mieux, afin d'en changer le destin...

Mon avis : 

Quel magnifique roman que j'ai lu en moins de deux jours tellement j'étais prise par l'histoire de Zoé.

Cette femme de 38 ans, mariée à Edward (Ed), va se retrouver confronter à la mort de son mari alors même que le matin elle n'était pas d'humeur pour lui dire à quel point elle l'aimait, à quel point il était important pour elle et que toutes les querelles qu'ils vivaient depuis un certain temps n'étaient rien en comparaison de l'amour qu'elle lui portait.

De gros regrets, un amour perdu et une jeune femme qui n'arrive pas à faire son deuil...

Et puis un matin, elle se retrouve dans la peau de la jeune fille qu'elle était 20 ans auparavant et nous la suivons, au fil des chapitres, avancer dans sa vie, dans leur vie avec Ed, en tentant de réparer les erreurs commises...

Comment dire que j'ai dévoré ce bouquin ; que j'ai vécu de très beaux moments et que j'ai fini en larmes ?

Comment expliquer que je comprenais cette femme qui s'en voulait de ne pas avoir su dire à son mari combien elle l'aimait avant qu'il ne soit trop tard ?

Comment vous faire comprendre que si cette histoire peut paraître mièvre pour certains, elle m'est apparue comme une évidence et une réalité : celle de ne jamais attendre qu'il soit trop tard pour dire à ceux que l'on aime l'importance qu'ils ont dans nos vies ?

L'histoire de Zoé n'est pas unique. Il y a eu d'autres ouvrages sur ce thème et pourtant ce roman là m'a beaucoup marquée et je ne suis pas prête de l'oublier.

J'ai vécu toutes les réflexions de Zoé comme si elles étaient les miennes si jamais... Je me suis mise littéralement à sa place et plus elle tentait les choses, plus elles les expliquais et plus je la comprenais et j'espérais que l'issue serait celle tant attendue...

Je ne dirai rien de la fin si ce n'est qu'elle m'a tellement émue et touchée que j'en ai pleuré... mais je ne dirai pas pourquoi.

L'écriture est accrocheuse et fluide et les chapitres sont assez courts ce qui donne une dynamique au récit. Mais c'est vraiment le personnage de Zoé qui est surtout touchant et qui donne au lecteur l'envie de poursuivre sa lecture. Elle réalise tellement de choses depuis cette perte qu'elle fait tout, vraiment tout, pour réparer les dégâts.

Ed est un personnage aussi que j'ai adoré découvrir et voir évoluer, l'entendre dire tout haut les non-dits qu'à l'époque ils n'osaient pas s'avouer. Grâce à Zoé, l'un et l'autre avancent et c'est tellement poignant.

Au moment où j'ai commencé cette lecture, j'avais besoin d'un roman feel-good parce que mon moral n'était pas exceptionnel. J'avais besoin d'une lecture qui me remonterait le moral et je me suis dit que j'allais tenter Quelques jours de nos vies.

A la réflexion, ce n'était pas vraiment le roman à prendre mais je me suis tellement laissée emporter par la narration de l'auteur, les personnages et tout ce qu'ils vivent que ce petit mal-être que je ressentais s'était comme évaporé. J'ai mis mes soucis de côté et j'ai vécu à part entière l'histoire de ce couple auquel je me suis très vite attachée.

Alors certes, il y a beaucoup de larmes versées par Zoé, de conviction pour mener une vie meilleure et plus adéquate par l'intervention de Zoé et cela peut ne pas plaire à certains qui traiteront ce roman de trop « mièvre » mais en ce qui me concerne, je l'ai trouvé parfait et je l'ai fermé avec un gros regret : qu'il soit déjà terminé.

En repensant à cette lecture, j'en ai les larmes aux yeux, la gorge qui se noue et je repense à tout ce que Zoé a fait, à tout ce que ce couple a vécu...

En bref, Quelques jours de nos vies est une très belle histoire d'amour qui m'aura marquée et que je ne suis pas prête d'oublier.