jeudi 29 mars 2018

Une autre histoire

Auteur : Sarah J. Naughton
Editions : Sonatine (mars 2018)
Nbre de pages : 408


Présentation de de l'éditeur :

La vérité n'est jamais là où on l'attend.

Élevée par un père violent et une mère soumise, Mags a fui l'Angleterre dès qu'elle a pu pour devenir une brillante avocate à Las Vegas. Lorsqu'elle apprend que son jeune frère, Abe, a été victime d'un accident et se trouve dans le coma, elle revient pour la première fois depuis longtemps à Londres. Là, elle a la surprise de rencontrer sa petite amie, Jody, dont il ne lui avait jamais parlé. Elle est plus surprise encore quand Jody, inconsolable, lui révèle qu'il ne s'agit pas d'un accident mais d'un suicide. Dépressif, Abe s'est jeté par la fenêtre. Peu à peu, la version officielle semble néanmoins présenter d'étranges incohérences. Jody dit-elle toute la vérité ? Était-elle vraiment la petite amie d'Abe ou une experte en manipulation ? 
À ce stade du résumé, votre opinion est sans doute déjà faite. Jody est coupable, elle a d'une façon ou d'une autre participé à la chute d'Abe, Mags va découvrir la vérité. C'est du tout cuit : un thriller de plus parmi tant d'autres. Eh bien, détrompez-vous. Si les apparences sont en effet trompeuses, vous n'imaginez pas à quel point. Vous êtes surtout loin de vous douter avec quelle maestria Sarah Naughton vous manipule. 

Vous croyez lire une histoire et c'en est une autre, bien plus captivante, qui va se dévoiler.


Mon avis :

Ce thriller psychologique va se révéler être une lecture de fou. Je l'ai dévoré en à peine deux jours tant j'étais prise par l'histoire, les personnages mais surtout ces pièces d'un puzzle magnifique qu'organise l'auteur autour d'un "accident".

Lorsqu'on lit le résumé, on se fait une idée plutôt tranchée de ce qui va se dérouler dans ce roman. Par contre, on se demande comment l'auteure va organiser son histoire pour nous mettre les nerfs à vif et nous tenir en haleine du début à la fin.

Je ne dirai rien de plus que ce que l'éditeur a voulu nous donner dans sa présentation parce que ce serait vous gâcher votre plaisir.

Je ne dépeindrai aucun personnage parce que ce serait grandement dommage...

Je ne dirai pas non plus ce qui m'a bluffée, stressée voire même m'a fait m'arracher les cheveux par des tentatives de résolution de l'affaire avant la fin...

En bref, je n'expliquerai pas pourquoi il faut lire ce roman d'urgence si ce n'est que lorsque vous allez le commencer, vous allez être bousculé purement et simplement par ses quatorze premières pages.

Oui, juste quatorze pages qui sont énigmatiques, cruelles et fort stressantes.

Quatorze pages que vous ne pourrez jamais oublier tout au long de votre lecture.

Quatorze pages avec lesquelles vous allez tenter de trouver ce qu'il en est.

Mais l'auteure est sadique ou plutôt exceptionnellement excellente dans la manipulation de son lecteur tant elle nous mène par le bout du nez.

J'ai été sidérée par les retournements de situation qui m'ont fait me rendre compte que mes a priori étaient infondés et que j'étais aussi mauvaise que Mags dans mes pensées. Parce que c'est tellement... logique... Et pourtant...

Tout est terriblement bien organisé, au mot et à la virgule près.

Tout est minutieusement pensé et cela en fait un roman captivant, criant d'injustice et ô combien rageant mais excitant de voir que l'on se plante sur toute la ligne.

Que je m'en suis voulue...

Que j'aime ce genre de roman que je ne vois pas venir et qui me rend coite au fur et à mesure que je découvre les choses.

C'est juste excellent et j'en veux encore.

L'écriture est parfaite et addictive. Les chapitres se lisent à une vitesse folle parce que la tension est omniprésente avec des personnages sous haute tension.

J'ai adoré me faire berner par Sarah J. Naughton et j'ai adoré la fin. Et quelle fin !!! 

J'avais choisi ce titre via Netgalley mais l'histoire des DRM m'empêchait de pouvoir le lire. Les éditions Sonatine me l'ont très gentiment transmis en format papier et je ne pourrai jamais assez les remercier pour leur geste tant je me suis régalée et le mot est faible.

Il y a de véritables pépites chez cet éditeur et l'opportunité que j'ai eue de pouvoir mettre en avant "Une autre histoire" me comble de bonheur. J'ai réellement envie que toutes les personnes qui me suivent ici, sur ma page Facebook, mon Instagram ou ma chaîne découvrent à leur tour l'histoire de Mags, Jody et Abe. Cet accident, ce suicide... Qu'en est-il réellement ? Et si tout n'était qu'apparence trompeuse ? Et si la vérité était ailleurs ?

Je n'ai qu'un seul mot à vous dire, si ce titre vous tentait avant même de lire mon avis : "Foncez !" Il est excellent. Il est bluffant et on en ressort encore plus bouleversé qu'avant de l'avoir commencé. Une vraie pépite. Un gros coup de coeur que je n'attendais pas !


mercredi 28 mars 2018

Une bonne intention

Auteure : Solène Bakowski
Editions : Bragelonne (mars 2018)
Collection : Thriller
Nbre de pages : 368



Présentation de l'éditeur :
Mati a neuf ans. Elle a perdu sa maman. Son père s'enlise dans le deuil et sa grand-mère s'efforce, à sa manière, de recoller les morceaux. Un soir, la petite ne rentre pas de l'école. On imagine le pire, évidemment. Et le pire se produit. Comment croire que tout, pourtant, partait d'une bonne intention ?


Mon avis :

J'avais très envie de découvrir Solène Bakowski, après avoir eu de très bons échos sur son précédent titre, Un sac. Du coup, lorsque j'ai eu l'opportunité de lire son dernier roman paru, je n'ai pas hésité une seconde.

J'ai lu ce roman la semaine dernière et j'ai voulu prendre un peu de recul avec cette lecture qui, malheureusement, n'a pas été aussi concluante que ce que j'en attendais.

Alors que je pensais lire un roman à gros suspense avec des personnages qui allaient me mettre la pression et faire cogiter mes neurones à outrance, je me suis finalement retrouvée avec une histoire très bizarre et des personnages qui l'étaient tout autant. A aucun moment, je n'ai réussi à les comprendre et aucun ne m'a touchée.

Pourtant, le début est plutôt prometteur avec le décès d'une maman, la difficulté d'un père de faire face à ce deuil et de s'occuper de sa petite fille comme il le devrait, une grand-mère très/trop présente et une enfant qui aurait pu être plus touchante si elle n'avait pas été rendue trop adulte par l'auteure.

En effet, dès le premier chapitre, nous avons une lettre écrite par une enfant de 8 ans et qui pourtant dans son style et les mots qu'elle emploie ne font absolument pas l'âge requis. Le décalage est tellement énorme que cela m'a choquée. C'était totalement impossible qu'une gosse de cet âge écrive aussi bien.

Et cela se poursuit avec ses réactions, par la suite. Du coup, cela ne m'a pas semblé crédible et je me suis fait la remarque que si Mati avait été une adolescente plutôt qu'une jeune enfant, l'écart ne se serait pas vu ou un peu moins.

La deuxième chose qui m'a gênée a été le côté très étrange de la construction narrative avec trois parties bien distinctes. Ou en tout cas, les deux premières puisque la partie 1 se déroule entre le 20 et le 22 mai 2004 après le décès de la mère survenu en juin 2003 et le temps de la disparition de l'enfant. Puis la partie 2 démarre antérieurement au décès et nous allons découvrir un nouveau personnage avec Rémi. Ce personnage est encore très étrange mais petit à petit on comprend le pourquoi du comment même si, là encore, sa façon de réagir avec un autre personnage ne m'a pas semblé crédible.

J'ai parfaitement compris ce que voulait faire l'auteure mais plus j'avançais dans cette partie et plus je me perdais dans un style qui de prime abord semble poétique et touchant mais qui finalement était lourd par ces phrases synonymes courtes dont je me serais bien passée.

Pourquoi faire autant de répétitions alors qu'en allant à l'essentiel la finalité aurait été la même pour moi ? Là, j'avoue que je ne comprends pas... Sur quelques menus passages, cela pouvait aller mais sur l'intégralité du roman, je dis non.

Quant à la dernière partie et la fin, j'avoue que je ne l'ai pas trouvé crédible non plus et je n'ai pas du tout adhéré à cette lecture.

Du côté de l'écriture, et même si je n'ai pas adhéré à tout ce que Solène Bakowski a fait dans son roman, je l'ai trouvée fluide et facile à lire. J'ai d'ailleurs terminé ce roman assez vite, même si j'ai traîné parce que l'histoire ne m'envoûtait pas, tout simplement.

Je sors donc déçue de cette lecture mais je suis contente d'avoir découvert une auteure française dont je vais surveiller les prochains titres. Je ne m'avoue pas battue à l'avance et je pense lire son précédent roman pour me faire une idée plus précise de ce qu'elle écrit.

Si vous étiez tenté par cette lecture, je persiste à dire qu'il faut vous faire votre propre avis, surtout que les retours sur Une bonne intention sont plutôt bons. Je fais, malheureusement, encore office de vilain petit canard mais j'assume.

Je remercie l'auteure et les éditions Bragelonne de m'avoir fait parvenir ce roman, même si je n'en ressors pas convaincue.

lundi 26 mars 2018

Une lueur d'espoir

Auteur : K.A.Tucker
Editions : Hugo Roman (Février 2018)
Collection : New Romance
Nbre de pages : 595


Présentation de l'éditeur :

Catherine Wright habite dans une petite ville. Elle est serveuse et s'occupe seule de sa fille de cinq ans. Une nuit, alors qu'elle rentre dans le brouillard, elle tombe sur une voiture encastrée dans un arbre. Elle intervient et parvient à sauver la vie d'un des occupants avant que le véhicule s'embrase. Elle ne saura que bien plus tard qui elle a sauvé : Brett Madden. La star de hockey, héros national.
Mais Catherine ne souhaite pas que son nom soit révélé. Jusqu'au jour où elle trouve l'homme qu'elle a sauvé devant sa porte. Il veut juste la remercier, mais il va bouleverser sa vie. 
L'amitié qu'ils ressentent l'un pour l'autre, dès les premiers mots échangés, se transforme peu à peu en quelque chose de plus profond que ni l'un ni l'autre ne s'attendait à ressentir. Comment une superstar comme Brett Madden pourrait-il s'intéresser à une femme aussi normale que Catherine ? Combien de temps avant que cette étincelle qu'elle voit briller dans ses yeux ne s'éteigne ?


Mon avis :

Je peux dire que le dernier K.A. Tucker a été une lecture au-delà de mes attentes. Je restais avec mon coup de coeur concernant Respire et je ne m'attendais pas à ce que ce titre là m'apporte une histoire aussi belle et touchante sans réelles scènes de sexe. Si si, je vous assure. K.A. Tucker l'a fait pour mon plus grand plaisir.

Certes, j'ai mis un peu plus de 2 jours pour venir à bout de ce joli pavé mais la lecture a été réellement magnifique. C'était aussi sûrement pour cette raison que je ne voulais pas le terminer trop vite.

Catherine est un personnage qui a besoin de se reconstruire après bien des problèmes durant son adolescence et un rapport avec sa mère qui est loin d'être idyllique. Entre elles, c'est très compliqué. Elle ne se comprennent pas et ne se supportent pas.

L'arrivée de Brett Madden va changer un peu la donne même si Catherine va mettre du temps avant de se donner cette chance de pouvoir vivre une autre vie que celle qu'elle a avec sa fille.

Rien n'est vraiment gagné mais forcément on sait que dans ce genre de roman la fin est déjà toute tracée.

Peu importe. J'ai passé un excellent moment parce que tout est fait en finesse pour mon plus grand plaisir de lectrice.

On vit bien sûr les difficultés de cette histoire entre Brett et Catherine par rapport à son passé à elle mais également parce que Brett est une grande figure sportive que les journalistes suivent à chaque sortie. Une vie que Catherine ne souhaite absolument pas ni pour elle, ni pour sa fille.

Si globalement j'ai adoré ce que j'ai découvert, j'ai trouvé aussi que par moment c'était un peu long pour que Catherine se lâche un peu mais une fois que cela commence, c'est tellement beau...

Et la cerise sur le gâteau que je n'attendais pas du tout c'est que pour une fois, une auteure ne fait absolument pas de scènes de sexe à outrance pour son lectorat.

Il y a quelques menus passages mais c'est tellement ténu que c'est finalement tout mignon.

Du coup, cette découverte a été excellente et j'ai même regretté que le roman se termine. J'aurais aimé rester un peu plus avec Brett et Catherine, tant dans leur vie personnelle que dans le monde du hockey sur glace qui est un sport que j'aime beaucoup.

Si vous ne connaissez pas encore K.A.Tucker, je ne peux que vous le recommander et si vous n'aimez pas les scènes hot comme on en trouve systématiquement dans ce genre de titre, ici vous n'aurez pas de souci à vous faire. Et c'est fortement appréciable. Comme quoi, il n'y a pas besoin de mettre du sexe pour avoir une belle histoire. C'est encore une excellente romance que l'auteure nous a fait là, même si dans mon coeur il ne détrône pas Respire. Malgré tout, c'est un des titres de la collection à ne pas rater.

dimanche 25 mars 2018

Un singulier garçon

Auteur : Kate Summerscale
Editions : 10/18 (février 2018)
Nbre de pages : 472


Présentation de l'éditeur :
Juillet 1895. Nathaniel et Robert Coombes, deux frères âgés de douze et treize ans, se retrouvent seuls pendant dix jours. Leur père est en mer et, selon leurs dires, leur mère est à Liverpool. Les voisins commencent à s'interroger sur cette absence prolongée, tandis qu'une odeur pestilentielle envahit la rue. La police se rend sur les lieux et découvre, à l'étage de la maison, le corps en décomposition de Madame Coombes. Interpellé, Robert admet l'avoir tuée à coups de couteau. Des années plus tard, libéré pour bonne conduite, il fait partie des contingents d'anciens prisonniers envoyés en Australie. Loin du matricide et de la prison, Robert change de vie : il intègre l'armée et revient en héros. Auprès des siens, en Australie, il mène désormais la vie d'un homme bien.


Mon avis :

J'attendais de ce roman qu'il me fasse découvrir les frères Coombes de bout en bout. Comprendre leurs agissements, leurs mensonges et pourquoi Robert était passé à l'acte.

Si on a bien les explications de l'époque sur le pourquoi de ce meurtre atroce sur la mère, j'avoue que je suis restée très extérieure à l'histoire.

A aucun moment, je n'ai réussi à m'attacher à ces jeunes garçons ou même les détester. J'étais totalement indifférente à ce que l'on me racontait et, dès le départ, j'ai eu du mal avec la façon dont l'auteure amenait cette histoire.

Ce qui m'a dérangée, c'est que Kate Summerscale ne se contente pas de rester sur les vies de Nathaniel et Robert mais généralise sur la Société anglaise de l'époque avec d'autres cas de parricide qu'il s'agisse d'un père, d'une mère, d'un frère ou d'une soeur.

Cette étude est certes intéressante et les explications fournies, au vu de l'époque, apportent beaucoup mais ce n'est pas du tout ce que j'attendais de ce livre.

Du coup, au lieu de se focaliser sur les frères Coombes, l'auteure va trop développer certains personnages au détriment d'autres et j'ai trouvé ça terriblement dommage.

On aura droit à des études de cas faits par des médecins anglais mais également et surtout des psychiatres/psychologues français vu le "handicap" de Robert.

L'étude psychiatrique est intéressante à suivre et j'aurais vraiment aimé que Kate Summerscale se cantonne à ces frères là plutôt que de développer sur d'autres cas, pour tenter de démontrer que ce qui s'est passé est peut-être une cause de la Société, et notamment des lectures facilement disponibles pour des enfants peut-être trop jeunes pour les découvrir et faire la part des choses...

Le résumé nous indique aussi que Robert va changer de vie lorsqu'il va intégrer l'armée et devenir un héros.

Là encore, j'ai trouvé désolant que l'auteure n'ait pris le temps que d'un seul chapitre, le dernier, pour nous montrer le pourquoi du comment.

En fait, si Kate Summerscale était restée uniquement sur le cas des frères Coombes, de leur procès et de l'après, le livre n'aurait pas fait 470 pages. Il aurait été beaucoup plus court. D'ailleurs, je tiens à préciser que le roman à proprement dit n'en fait ici que 370 puisque les 100 dernières pages ne sont que des notes avec notamment des titres d'ouvrages ou d'articles de l'époque pour appuyer ses dires.

Très honnêtement, je n'ai lu ni l'épilogue, dans lequel l'auteure nous expliquait comment elle en était venue à écrire ce roman, ni les notes, trop longues et fastidieuses.

En bref, alors que je pensais avoir affaire à un roman basé sur une histoire unique d'un enfant matricide devenu un héros, j'ai fini avec un livre étudiant la société de l'époque victorienne et tentant d'expliquer pourquoi certains enfants/jeunes passaient à l'acte meurtrier d'un des membres de leur famille.

Certains passages étaient certes intéressants mais ce n'est pas ce que j'attendais et j'en suis sortie très déçue, sans compter que la plupart du temps, les digressions étaient longues, trop longues pour me permettre de me fixer consciencieusement sur ce que l'on me racontait. J'ai très vite décroché.

Du coup, à vous de voir ce que vous comptez faire si ce titre là vous tentez !

jeudi 22 mars 2018

Une minute d'attraction

Auteur : Carrie Elks
Editions : Presses de la Cité (février 2018)
Nbre de pages : 363


Présentation de l'éditeur :
Londres, 31 décembre 1999, une soirée de réveillon ultra chic. Gothique jusqu'au bout des ongles et armée d'un sens de la répartie hors norme, Hanna donne un coup de main à sa mère, traiteur. Aux antipodes, Richard, impeccable dans son costume cravate, est un New-Yorkais aisé que son père destine à Wall Street. Hanna le désarçonne autant qu'elle le séduit. Il n'a jamais rencontré une fille comme elle. 
12 mai 2012. Hanna et Richard ne se sont plus adressé la parole depuis des années. Elle est pourtant là, à New York, pour lui révéler un secret explosif.


Mon avis :

Après ma lecture de Sa majesté des ombres, j'avais besoin d'un roman tout doux, facile à lire, décontractant, pas prise de tête. Bref, un livre qui allait me faire passer un bon moment de détente. Je me suis donc décidée à lire ce titre qui me tentait pas mal et que j'avais laissé un peu trop longtemps dans ma PAL.

Je pense que je l'ai lu au bon moment parce que j'ai passé un super moment avec Hanna et Richard, même si le fameux "secret explosif" n'est pas si explosif que ça pour la lectrice que je suis parce que je me doutais déjà de ce dont il était question.

On démarre donc ce livre en mai 2012 alors qu'Hanna va déclarer son fameux secret à Richard. Puis, nous partons en 1999 pour découvrir les personnages d'Hanna et Richard alors qu'ils sont âgés respectivement de 17 et 21 ans. Ils sont l'un et l'autre enfants de divorcés et j'ai beaucoup aimé découvrir le rapprochement qui va se faire entre eux petit à petit.

L'histoire est bien menée et bien écrite. De bout en bout, j'ai beaucoup aimé ce que j'ai lu même si j'avoue que j'ai tiqué sur les réactions de Ruby, la soeur de Richard, qui ne collait pas avec l'âge qu'on lui donnait : 10 ans. Je trouvais qu'elle réagissait comme une enfant plus jeune mais au fur et à mesure que l'on avance, forcément, cela s'arrange puisqu'elle grandit... et puis il me fallait me focaliser sur le couple Hanna-Richard plutôt que sur elle.

Il me tardait aussi d'arriver après la révélation et voir ce qui allait se passer, même si franchement on le sait dès le début. Pas besoin d'être sorti de St-Cyr pour savoir comment tout cela va se terminer.

Mais j'avoue que je me suis laissée prendre au jeu et que par moments, alors que je fomentais des supputations sur les agissements de l'un et de l'autre, j'ai été surprise de constater que je m'étais plantée.

Voui, ces personnages n'ont pas réagi exactement comme je le pensais et c'est aussi ce qui a fait que j'ai beaucoup apprécié ma lecture.

Bon, il va s'en dire que je ne parlerai pas de la fin et que cela se termine comme cela se doit.

No surprise et c'est tant mieux. J'avais besoin de feel-good et je l'ai eu.

Attention cependant avec ce roman qui n'est pas juste un roman contemporain mais aussi une new romance avec des scènes de sexe détaillées que je n'attendais pas. Cela ne m'a pas gênée et cela tombe sous le sens, bien sûr, mais je tenais à le préciser pour les lecteurs que cela dérangerait.

En bref, Une minute d'attraction a été une très bonne découverte avec laquelle j'ai passé un très agréable moment de lecture et que j'ai dévoré en une journée. Je vous le recommande si vous avez besoin d'un moment de détente avec des personnages intéressants à suivre et une belle histoire d'amour comme on en rêve parfois.

mercredi 21 mars 2018

La trilogie des ombres : Sa majesté des ombres (T1)

Auteur : Ghislain Gilberti
Editions : Ring (mars 2018)
Nbre de pages : 738


Présentation de l'éditeur :
Un cartel d'un nouveau genre, invisible et sans pitié. 
Une drogue d'une pureté inédite. 
Un réseau de dealers sous pression, déployé à travers l'Europe et coupé de la tête de l'organisation. 
Un signe commun aux membres du cartel : Ecce Lex, tatoué sur le poignet. Quand des dealers sont capturés, ils se révèlent incapables de livrer le moindre indice sur leur commanditaire... Quand leurs cadavres ne servent pas déjà de bornes kilométriques. 
Une légende de la police judiciaire aux dons de mentaliste, Cécile Sanchez, fait face à des tueries aux modes opératoires sans précédent. 
Est-il possible de mettre des ombres en cage ? Dans quel enfer devra-t-elle descendre pour faire face au mal absolu ? 
Bienvenue dans le Réseau Fantôme. 
Entre Braquo et Breaking Bad, Sa Majesté des Ombres ouvre magistralement la nouvelle épopée du thriller hexagonal.


Mon avis :

J'ai découvert le nouveau roman de Ghislain Gilberti qui me tentait beaucoup parce que l'auteur ne mâche pas ses mots dans ses romans et ne ménage donc pas son lecteur. Si vous voulez du trash, vous allez en avoir. De plus, son précédent roman, La dynamique du chaos, a eu de très bons retours. Il ne m'en fallait pas moins pour vouloir me lancer, à mon tour, dans la découverte de ses livres.

Sa majesté des ombres est un véritable parpaing vu son épaisseur mais je peux dire qu'il se lit extrêmement bien et vite puisque je l'ai dégommé en 3 jours à peine. On est dans le milieu de la drogue pure et ça déménage dur.

Il est scindé en cinq parties dont la première se déroule en 2003. Nous allons découvrir des personnages du côté des flics et du côté du cartel.

Autant vous dire de suite que cette première partie est très trash, bourrée de scènes un brin difficiles par moment par les horreurs qui sont faites par les dealers. Du côté des flics, nous allons avoir deux genres bien distincts : ceux qui veulent mettre fin à ce gang une bonne fois pour toute quoi qu'il puisse en coûter et ceux qui veulent démanteler le réseau mais ne souhaitent pas non plus faire n'importe quoi et risquer la vie de leurs collègues. Entre nous, j'ai adoré un personnage de ce groupe et j'en ai détesté plusieurs que j'aurais même baffés !

Bref, j'ai vécu cette première partie à fond et lorsque la fin est arrivée, j'ai été sidérée...

Puis vient la suite du roman dans laquelle nous basculons en 2010 avec des personnages que l'on retrouve et des nouveaux, avec notamment Cécile Sanchez, commissaire au OCRVP (Office Central pour la Répression des Violences aux personnes) qui a été chargée par son patron de mettre en exergue le lien entre "deux carnages récents aux modes opératoires plus que similaires". Elle sera donc là pour aider la police dans des affaires qui traînent depuis trop longtemps.

On sera donc dans une très grosse affaire qui va nous garder en haleine pendant plus de 500 pages et que j'ai adorée suivre.

Le début est un peu lent à se mettre en place puisqu'il faut que Cécile et sa collègue de l'OCRVP arrivent sur place, se présentent, expliquent ce qui va changer ou pas dans la suite des affaires. En bref, qu'elles prennent leurs marques.

Mais lorsque le tout est bien placé, je peux vous assurer que nous ne pouvez plus lâcher ce bouquin avant son aboutissement final. Un aboutissement qui m'a fait hurler de frustration, de rage, de peine...

J'ai détesté l'auteur de me laisser en plan, comme ça, avec des personnages que j'ai appris à apprécier, aimer. J'ai stressé pour certains, j'ai hurlé de colère pour d'autres qui font n'importe quoi. J'ai angoissé avec ses hommes et ses femmes qui font tout pour la sécurité de ceux qui entre dans les filets de l'organisation tellement bien orchestrée qu'il est difficile de remonter jusqu'aux chefs.

Ce pavé de plus de 700 pages se mange comme du chocolat avec la douceur en moins. Je le conseille avidement tant j'ai été prise par tout ce qui s'y passe.

L'écriture est hyper addictive, fluide et très visuelle. Lorsque je lisais, j'avais plutôt l'impression de regarder un film. C'est hyper prenant et plein d'action.

Si j'ai beaucoup aimé ma lecture de ce premier tome, dont j'attends maintenant avec impatience la suite, je tiens quand même à mettre en garde les âmes sensibles et les plus jeunes. Ce roman n'est pas fait pour tout le monde, même si le côté trash se trouve davantage dans la première partie que dans tout le reste. J'ai trouvé que Ghislain Gilberti avait su parfaitement doser les scènes difficiles pour que le lecteur ne soit pas écoeuré par des descriptions trop morbides et ce n'est pas négligeable.

Pour autant, nous sommes dans un milieu bien particulier, celui de la drogue, et vu que l'auteur nous explique parfaitement tout ce qui s'y passe, cela pourrait peut-être heurter certaines personnes.

Pour ma part, j'ai passé un excellent moment et je ne peux que vous le recommander si vous n'êtes pas hostile à ce genre de roman.

lundi 19 mars 2018

De la terre dans la bouche

Auteur : Estelle Tharreau
Editions : Taurnada
Collection : Le tourbillon des mots
Nbre de pages : 246


Présentation de l'éditeur :
Les vieux de Mont-Éloi savent pourquoi ils s'aiment ou se détestent, même si les autres l'ignorent. La seule histoire à laquelle il faut croire est celle qu'ils ont écrite au musée de la Chênaie.
Elsa refusera cette vérité lorsque sa grand-mère lui léguera une maison perdue dans la forêt, à deux pas d'un village martyr.
Guerre. Occupation. Épuration.
Quarante années ne seront jamais suffisantes pour oublier et chasser les fantômes du passé !


Mon avis :

Ce roman est le premier titre de l'auteure que je lis et j'ai passé un très bon moment avec.

Nous sommes dans un roman contemporain à suspense avec des secrets autour d'agissements qui se sont produits durant la Seconde Guerre Mondiale.

Elsa, héritière de La Braconne, va décider d'emménager là-bas pour quelque temps. Son emploi le lui permet et elle a besoin de récupérer du décès de sa grand-mère. Quoi de mieux que d'aller dans ce village où sa grand-mère a vécu ? Sauf qu'Elsa va poser des questions aux habitants sur son aïeule et elle va se rendre compte que peu d'entre eux ont envie de parler d'un passé bien trouble.

Ce roman m'a plu pour deux raisons : il est question de secrets et de la période de 1939-1945.

Il ne m'en fallait pas plus pour avoir envie de le découvrir et vous en parler parce que si De la terre dans la bouche est court, il n'en demeure pas moins très intéressant dans ce que les habitants de Mont-Eloi ont à cacher.

Je me suis donc lancée dans cette lecture avec avidité et toujours avec autant de curiosité dès que je le reprenais.

L'auteur a une écriture très fluide et accrocheuse avec des chapitres courts et dynamiques qui permettent au lecteur de s'intégrer totalement dans l'histoire de cette bourgade.

On réalise aussi à quel point il est délicat voire impossible de démêler le vrai du faux dans cet endroit où les habitants connaissent tout sur tout le monde et mettent une pression énorme dès que quelqu'un révèle un petit quelque chose.

Tout est très bien orchestré et j'avoue que j'étais bien aux côtés d'Elsa pour savoir ce qui s'était passé durant cette guerre, surtout lorsque l'on apprend qu'un massacre par des allemands a été perpétré.

A partir de ce moment là, on se pose beaucoup de questions sur les uns et les autres et on commence à supputer ce qui a pu se passer, qui a pu dénoncer...

Je suis restée scotchée à ce roman jusqu'à la fin qui vous cloue sur place, même si elle m'a surprise parce que je ne m'attendais pas du tout à ça ! J'étais partie dans autre chose et si la fin est bluffante, d'une certaine manière j'ai été un peu déçue pour Elsa... (ceux qui l'ont lu, comprendrons sûrement pourquoi).

Du coup, je ne peux que vous pousser à découvrir la plume d'Estelle Tharreau qui vous emporte dans une histoire très bien ficelée, avec des personnages auxquels on finit par s'attacher et avec une petite romance en prime que j'avais vu venir dès le début mais qui ne m'a pas dérangée. Bien au contraire, cela met un peu d'apaisement dans un climat très tendu.