mercredi 21 mars 2018

La trilogie des ombres : Sa majesté des ombres (T1)

Auteur : Ghislain Gilberti
Editions : Ring (mars 2018)
Nbre de pages : 738


Présentation de l'éditeur :
Un cartel d'un nouveau genre, invisible et sans pitié. 
Une drogue d'une pureté inédite. 
Un réseau de dealers sous pression, déployé à travers l'Europe et coupé de la tête de l'organisation. 
Un signe commun aux membres du cartel : Ecce Lex, tatoué sur le poignet. Quand des dealers sont capturés, ils se révèlent incapables de livrer le moindre indice sur leur commanditaire... Quand leurs cadavres ne servent pas déjà de bornes kilométriques. 
Une légende de la police judiciaire aux dons de mentaliste, Cécile Sanchez, fait face à des tueries aux modes opératoires sans précédent. 
Est-il possible de mettre des ombres en cage ? Dans quel enfer devra-t-elle descendre pour faire face au mal absolu ? 
Bienvenue dans le Réseau Fantôme. 
Entre Braquo et Breaking Bad, Sa Majesté des Ombres ouvre magistralement la nouvelle épopée du thriller hexagonal.


Mon avis :

J'ai découvert le nouveau roman de Ghislain Gilberti qui me tentait beaucoup parce que l'auteur ne mâche pas ses mots dans ses romans et ne ménage donc pas son lecteur. Si vous voulez du trash, vous allez en avoir. De plus, son précédent roman, La dynamique du chaos, a eu de très bons retours. Il ne m'en fallait pas moins pour vouloir me lancer, à mon tour, dans la découverte de ses livres.

Sa majesté des ombres est un véritable parpaing vu son épaisseur mais je peux dire qu'il se lit extrêmement bien et vite puisque je l'ai dégommé en 3 jours à peine. On est dans le milieu de la drogue pure et ça déménage dur.

Il est scindé en cinq parties dont la première se déroule en 2003. Nous allons découvrir des personnages du côté des flics et du côté du cartel.

Autant vous dire de suite que cette première partie est très trash, bourrée de scènes un brin difficiles par moment par les horreurs qui sont faites par les dealers. Du côté des flics, nous allons avoir deux genres bien distincts : ceux qui veulent mettre fin à ce gang une bonne fois pour toute quoi qu'il puisse en coûter et ceux qui veulent démanteler le réseau mais ne souhaitent pas non plus faire n'importe quoi et risquer la vie de leurs collègues. Entre nous, j'ai adoré un personnage de ce groupe et j'en ai détesté plusieurs que j'aurais même baffés !

Bref, j'ai vécu cette première partie à fond et lorsque la fin est arrivée, j'ai été sidérée...

Puis vient la suite du roman dans laquelle nous basculons en 2010 avec des personnages que l'on retrouve et des nouveaux, avec notamment Cécile Sanchez, commissaire au OCRVP (Office Central pour la Répression des Violences aux personnes) qui a été chargée par son patron de mettre en exergue le lien entre "deux carnages récents aux modes opératoires plus que similaires". Elle sera donc là pour aider la police dans des affaires qui traînent depuis trop longtemps.

On sera donc dans une très grosse affaire qui va nous garder en haleine pendant plus de 500 pages et que j'ai adorée suivre.

Le début est un peu lent à se mettre en place puisqu'il faut que Cécile et sa collègue de l'OCRVP arrivent sur place, se présentent, expliquent ce qui va changer ou pas dans la suite des affaires. En bref, qu'elles prennent leurs marques.

Mais lorsque le tout est bien placé, je peux vous assurer que nous ne pouvez plus lâcher ce bouquin avant son aboutissement final. Un aboutissement qui m'a fait hurler de frustration, de rage, de peine...

J'ai détesté l'auteur de me laisser en plan, comme ça, avec des personnages que j'ai appris à apprécier, aimer. J'ai stressé pour certains, j'ai hurlé de colère pour d'autres qui font n'importe quoi. J'ai angoissé avec ses hommes et ses femmes qui font tout pour la sécurité de ceux qui entre dans les filets de l'organisation tellement bien orchestrée qu'il est difficile de remonter jusqu'aux chefs.

Ce pavé de plus de 700 pages se mange comme du chocolat avec la douceur en moins. Je le conseille avidement tant j'ai été prise par tout ce qui s'y passe.

L'écriture est hyper addictive, fluide et très visuelle. Lorsque je lisais, j'avais plutôt l'impression de regarder un film. C'est hyper prenant et plein d'action.

Si j'ai beaucoup aimé ma lecture de ce premier tome, dont j'attends maintenant avec impatience la suite, je tiens quand même à mettre en garde les âmes sensibles et les plus jeunes. Ce roman n'est pas fait pour tout le monde, même si le côté trash se trouve davantage dans la première partie que dans tout le reste. J'ai trouvé que Ghislain Gilberti avait su parfaitement doser les scènes difficiles pour que le lecteur ne soit pas écoeuré par des descriptions trop morbides et ce n'est pas négligeable.

Pour autant, nous sommes dans un milieu bien particulier, celui de la drogue, et vu que l'auteur nous explique parfaitement tout ce qui s'y passe, cela pourrait peut-être heurter certaines personnes.

Pour ma part, j'ai passé un excellent moment et je ne peux que vous le recommander si vous n'êtes pas hostile à ce genre de roman.

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