vendredi 19 juillet 2019

Car si l'on nous sépare

Auteure : Lisa Stromme
Editions : Harper Collins Poche (Mars 2018)
Nbre de pages : 336


Présentation de l'éditeur :
Norvège, 1893. Johanne Lien, la fille d'un modeste fabricant de voiles, devient le temps d'une saison la servante de l'impétueuse Tullik Ihlen. La jeune femme l'entraîne dans sa passion pour Edvard Munch, dont les toiles scandalisent les estivants. Johanne est captivée par l'émotion brute qui se dégage de l'oeuvre du peintre et accaparée par la liaison secrète qu'il entretient avec Tullik. Mais très vite, elle comprend qu'elle devra dissimuler bien plus que des rendez-vous amoureux...


Mon avis :

Voilà un roman emprunté à mon boulot et sur lequel je n'attendais rien de particulier, si ce n'est de ne pas m'ennuyer. Le résumé était succinct mais il me tentait et me laisser présager une belle lecture et... ce fut le cas !

Norvège, fin XIXème. Johanne a 16 ans et aime se balader en forêt, cueillir des fraises mais aussi aller fouiner du côté de la maison d'un peintre qui n'a pas bonne réputation. On le dit fou et imbibé d'alcool. Il s'agit d'Edvard Munch. Johanne, elle, est fascinée par cet homme et ne le voit pas comme les autres. Pour éviter que Johanne ne traîne trop aux côtés de Munch, sa mère lui trouve un travail pour l'été chez les Ihlen, grande famille bourgeoise. Elle sera la servante de Tullik. mais cette jeune femme de 20 ans est loin d'être une fille modèle et elle entraînera Johanne dans sa passion pour Edvard Munch...

Quelle magnifique découverte j'ai faite avec cet ouvrage.

La plume de l'auteure est fluide, agréable, pleine de douceur, d'amertume, d'émotions qui nous transpercent en même temps que les personnages.

J'ai pris le temps pour le déguster, pour apprendre des uns et des autres, voir l'amitié entre Johanne et Tullik se construire et se consolider malgré les difficultés, tout comme cette passion destructrice d'Edvard Munch sur Tullik.

C'est beau, tragique, poignant, irrémédiable.

Le cri - Edvard Munch (1893)
J'ai aussi découvert un peintre que je ne connaissais pas, alors même que sa toile la plus connue, "Le cri", ne m'était pas inconnue.

L'auteur a su, avec brio, faire un portrait précis de cet artiste sombre et mélancolique.

A travers ce roman, elle crée une ode à la peinture et elle met en avant un homme dont le talent mettra du temps à être découvert et apprécié. Il sera le pionnier d'un art accessible à tous. Pour lui, il ne suffit pas de peindre ce que l'on voit. Il faut peindre aussi ses émotions et ses peintures parlent d'elles-mêmes et de cet homme, fragile, un peu hors de la réalité.

Lisa Stromme a fait un roman qui touche le lecteur par toutes les émotions que dégagent les personnages. C'est très bien écrit et émouvant. C'est une très belle découverte que je vous conseille de faire à votre tour.

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