dimanche 19 avril 2020

Am Stram Gram

Auteur : M.J. Arlidge
Editions : 10/18 (2016)
Nbre de pages : 408


Présentation de l'éditeur :
Deux jeunes gens sont enlevés et séquestrés au fond d'une piscine vide dont il est impossible de s'échapper. À côté d'eux, un pistolet chargé d'une unique balle et un téléphone portable avec suffisamment de batterie pour délivrer un terrible message : « Vous devez tuer pour vivre. » Les jours passent, la faim et la soif s'intensifient, l'angoisse monte. Jusqu'à l'issue fatale.
Les enlèvements se répètent. Ce sont les crimes les plus pervers auxquels le commandant Helen Grace ait été confrontée. Si elle n'avait pas parlé avec les survivants traumatisés, elle ne pourrait pas y croire.
Helen connaît les côtés sombres de la nature humaine, y compris la sienne ; pourtant, cette affaire et ces victimes apparemment sans lien entre elles la laissent perplexe.
Rien ne sera plus terrifiant que la vérité.


Mon avis :

Lu en LC avec @lecturenadine, on a toutes les 2 dévorer ce roman en 2 jours.

On entre dans l'action dès le 1er chapitre qui nous met donc directement dans l'ambiance, stressante et noire. J'ai accroché de suite, même si j'ai tiqué sur le personnage de Mark, flic du groupe d'Helen Grace, alcoolique depuis que sa femme a divorcé...

Je me suis demandée pourquoi les auteurs se sentaient tous obligés de mettre dans leur livre un personnage toujours torturé pour la même chose. Cette redondance est pénible et du coup Mark ne m'a pas touchée.

Je l'ai totalement ignoré contrairement à sa chef, Helen qui est un peu spéciale dans le genre mais qui est un personnage féminin comme j'aime : volontaire et prête à être hors des clous pour résoudre son enquête. Surtout qu'elle va avoir de quoi faire avec des doubles disparitions suivies de la mort d'un des deux captifs. Pourquoi le kidnappeur agit-il de la sorte ? Comment fait-il pour enlever ses victimes sans être vu ? Qui est-il ?

J'ai beaucoup aimé suivre cette enquête qui est hyper bien rythmée avec des chapitres courts et entraînants.

On ne voit pas les pages passer, même si l'enquête finalement reste assez classique avec une fin que j'aurais aimé différente.

Il n'y a pas vraiment d'interaction entre le lecteur et le kidnappeur que l'on voit assez peu, hormis quelques chapitres qui lui sont consacrés en dévoilant petit à petit son passé, mais rien qui puisse permettre au lecteur de trouver avant l'heure le responsable de ces horreurs.

En bref, c'est un excellent thriller et une très bonne découverte qui donne très envie de poursuivre la série pour, notamment, voir l'évolution du personnage d'Helen Grace et en apprendre plus sur elle.

jeudi 16 avril 2020

L'archipel des larmes

Auteure : Camilla Grebe
Editions : Calmann Levy Noir (2020)
Nbre de pages : 461


Présentation de l'éditeur :
Une nuit de février 1944, à Stockholm, une mère de famille est retrouvée morte chez elle, clouée au sol. Trente ans plus tard, plusieurs femmes subissent exactement le même sort.
Dans les années 80, le meurtrier récidive mais ce n’est qu’aujourd’hui que des indices refont surface.
Britt-Marie, Hanne, Malin…
À chaque époque, une femme flic se démène pour enquêter, mais les conséquences de cette traque pourraient s’avérer dévastatrices.



Mon avis :

4ème roman de l'auteure que je lis et j'ai été emportée dès le début par cette histoire.

J'ai retrouvé une intrigue aussi prenante et passionnante que celles des 2 premiers titres de Camilla Grebe et je suis soulagée.

Comme je n'avais pas totalement adhéré à L'ombre de la baleine, j'avais peur de passer à côté de celui-ci. Mais pas du tout. Camilla Grebe nous plonge dans une histoire macabre qui va durer de 1944 à 2019, sur des meurtres de mères célibataires.

Pourquoi ces femmes ? Comment l'assassin les choisit-il? Est-il seul à agir ? Comment entre-t-il chez elles, sans bruit, et leur faire subir des horreurs impensables ?

Je me suis laissée prendre au jeu de l'auteure qui mettra en avant des femmes flics déterminées à se faire une place dans ce monde masculin.

J'ai adoré suivre autant l'enquête sur le/les serial killer(s) que la condition féminine dans la police.

Si les femmes sont au cœur de ce roman, la famille l'est aussi avec cette question toujours d'actualité : comment concilier vie familiale et professionnelle lorsque l'on est une femme et encore plus une femme flic, vite jugée par ses supérieurs ?

Camilla Grebe a su m'emporter de la 1ère à la dernière ligne. J'ai beaucoup aimé découvrir chaque partie du livre, consacrée à une femme flic, apportant une pierre de plus à l'édifice pour trouver ce/ces coupables(s) difficile(s) à identifier. Je me suis régalée et j'attends déjà son prochain avec impatience.

lundi 13 avril 2020

La kermesse du diable

Auteure : Annie Degroote
Editions : Presses de la Cité (2019)
Nbre de pages : 443


Présentation de l'éditeur :
La Kermesse du Diable, qui retrace vingt ans de la vie passionnée d'une Flamande du XVIIème siècle, sa quête vers la liberté, nous entraîne de l'agitation lilloise au cœur du Plat Pays Flamand. Obstinée et courageuse, la jeune et jolie Renelde Van Eyck, fille d'un brasseur réputé de Lille, a pris sa destinée en main, envers et contre tous. Après le couvent et une descente aux enfers auprès d'un mari qui lui répugne, elle a assisté au siège de Lille par les troupes de Louis XIV, a connu la honte des pestiférés, a vu la mort l'effleurer. Elle croit enfin trouver la paix auprès de ses apprenties-dentellières, pour qui elle crée une Chambre de dentelle. Mais elle va croiser le regard de l'étrange Monsieur Grégoire, soupçonné d'hérésie. Chasse aux sorcières, peur de Satan, idylles interdites, les évènements vont se précipiter en une infernale semaine Pascale. A Lille, la kermesse se prépare...


Mon avis :

Il s'agit d'une réédition de "Renelde, fille des Flandres", publié en 2009.

J'ai passé un moment agréable aux côtés de Renelde qui n'aura pas une vie simple.

On sent en elle cette volonté de vivre sa vie comme elle l'entend mais nous sommes au 17ème siècle et malgré l'amour que lui porte son père, ce dernier la mariera à son meilleur ami, pensant offrir sa fille à un homme honnête et riche...

On reste dans un contexte de condition féminine assez classique mais Renelde saura nous surprendre sur la 2ème moitié du roman. Certaines de ses réactions seront un peu dépassées par les événements mais j'ai apprécié de la suivre au fil du temps et voir comment elle allait s'en sortir.

On découvre aussi Corneille Van Noort qui est un personnage honnête, droit et travailleur mais que l'épouse ne respecte pas. J'ai beaucoup aimé son histoire et je m'y suis plus attachée qu'à Renelde.

On découvre également l'Histoire de Lille, d'abord sous le joug espagnol puis sous la domination française après que Louis XIV n'arrive alors que le reste des Flandres resteront espagnoles. C'est intéressant à découvrir et simple à suivre.

L'auteure a écrit une belle histoire sur deux personnages bousculés par la vie et l'Histoire.

J'ai passé un bon moment et vous le conseille si vous cherchez un roman facile à lire, sans trop de détails qui pourraient nous perdre...

jeudi 9 avril 2020

Sous un ciel écarlate

Auteur : Mark Sullivan
Editions : Amazon crossing (octobre 2019)
Nbre de pages : 533


Présentation de l'éditeur :
En 1943, Pino Lella est un jeune Italien comme les autres : il aime la musique, les filles, et ne veut pas entendre parler de la guerre ni des nazis. Mais le temps de l'innocence prend fin lorsque l'appartement familial est détruit par un raid des Alliés sur Milan. Pino entre alors dans la clandestinité en rejoignant un réseau qui aide les Juifs à passer en Suisse. Il y rencontre Anna, jolie veuve de six ans son aînée, dont il tombe follement amoureux.
Mais les parents de Pino l’obligent bientôt à s'enrôler dans l'armée allemande, pensant le mettre ainsi à l’abri. Blessé, il devient à dix-huit ans le chauffeur du bras droit d'Hitler en Italie puis, rapidement, espion pour les Alliés. Dès lors, Pino ne cesse de se révolter face aux horreurs de la guerre et de courir tous les dangers pour l’amour d’Anna.
Basé sur l'histoire véridique d'un héros oublié, ce roman est une ode au courage et à la résilience.


Mon avis :

Lu via Netgalley j'avais envie de découvrir cette histoire de Pino Lella, héros italien de la 2nde Guerre Mondiale que l'auteur a pu rencontrer dans les années 2000 et relater ici l'histoire.

Je m'attendais à ressentir plus d'émotions tenant le contexte. Je pensais lire un roman où l'angoisse et la peut seraient davantage retranscrites au fil des lignes et des passes organisées pour faire passer des juifs en Suisse.

Pino risquerait sa vie, bien sûr, mais tout paraissait tellement facile que je n'y ai pas cru.

Où était l'angoisse de retrouver des nazis planqués dans les forêts risquant de mettre à mal certaines missions ? Où était le doute de retrouver les personnages vivants dans le chapitre d'après ?

Je n'ai jamais eu peur; je n'ai jamais douté de la réussite de Pino dans tout ce qu'il entreprenait.

Même lorsque sa vie va changer en devenant chauffeur d'un officier nazi, rien ne me semblait crédible, réaliste. Certaines scènes qui pouvaient offrir un peu d'angoisse étaient occultées. Et j'ai trouvé ça tellement dommage.

J'ai été déçue jusqu'à 75% de ma lecture où j'ai enfin vécu une scène dramatique, difficile et poignante. A partir de ce moment là, il m'a été impossible de lâcher ce bouquin. Ce sont des moments durant lesquels on s'interroge notamment en se mettant à la place des personnages et des choix à faire...

Du coup, je ne sais pas vraiment ce que je dois en penser. Sur les 3/4 du livre, je l'ai pris quasiment comme une romance sur fond de 2nde guerre mondiale alors qu'il s'agissait de bien plus que ça.

Une adaptation est en cours, il le semble, et si j'ai l'occasion de la voir ce sera avec plaisir.

D'habitude les romans de ce genre me chamboulent. Celui-là ne fera pas exception mais uniquement parce que je n'ai accroché qu'au dernier quart. Si vous avez l'occasion de le lire, n'hésitez pas me donner votre avis dessus.


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Sang famille

Auteur : Michel Bussi
Editions : Presses de la Cité (2018)
Nbre de pages : 420


Présentation de l'éditeur :

"Tel un soleil brutal, la lumière du phare des Enchaînés inonde la pièce. Une seconde à peine. Puis l'obscurité reprend le dessus, simplement percée du halo des lampes torches. Je vais mourir ici. C'est une certitude. Une seule question me hante, la dernière : jusqu'où sont-ils prêts à aller pour me faire avouer ? A fouiller ma mémoire, comme s'ils pouvaient en arracher les souvenirs qu'ils convoitent ? Tout est allé si vite, à peine quatre jours.
Je n'étais alors qu'un adolescent parmi d'autres. Un orphelin. C'est du moins ce qu'on avait toujours voulu me faire croire..."


Mon avis :

J'ai lu ce roman dans le cadre de la LC organisée par @mes_carnets_litteraires. Il fallait lire en mars un roman de Michel Bussi et j'ai jeté mon dévolu sur son tout premier roman.

Si l'écriture de l'auteur reste toujours aussi agréable et fluide, je n'ai pas totalement accroché à l'histoire de Colin. On est sur une enquête familiale qu'il va mener sur l'île de Mornesey, là où son père, 10 ans plus tôt, a trouvé la mort.

On va être plongé dans le passé trouble de cette famille et j'ai trouvé l'ensemble assez long.

Je ne peux pas dire non plus que j'ai eu de véritables surprises avec. Même s'il se lit facilement, je n'arrivais pas à retrouver les émotions que Michel Bussi arrive à me faire ressentir avec ses autres romans.

J'ai été, par contre, plus intriguée par l'histoire voire le mythe de cette île que par tout le reste.

La couverture donne un air de vacances à ce bouquin et c'est ce que j'ai ressenti la plupart du temps. Une petite enquête par un ado de 16 ans, hors ces heures de cours de voile dans la colo où il s'est inscrite. C'est gentillet mais pas exceptionnel et j'en sors un peu déçue.

vendredi 3 avril 2020

Survivre

Auteur : Vincent Hauuy
Editions : Hugo Thriller (2020)
Nbre de pages : 397


Présentation de l'éditeur :
2035. La Terre est en sursis : les catastrophes climatiques se multiplient, les sociétés sont en ébullition et les réserves d'eau potable se raréfient. Le survivalisme prend de l'ampleur. Survivre devient à la fois un défi et une obsession. C'est aussi le thème et le nom du grand jeu télévisé que lance le milliardaire Alejandro Perez, magnat des intelligences artificielles.
Dans l'énorme complexe construit ad hoc dans l'Idaho, le lancement de Survivre s'annonce spectaculaire. Mais lorsqu'un agent de la DGSE infiltré dans l'organisation de Perez disparaît, son frère, l'ex-journaliste Florian Starck, se décide à intégrer l'émission. Et découvre un envers du décor aussi mystérieux que terrifiant. Car la promesse d'un grand divertissement dissimule un objectif beaucoup plus sombre. Dès la première épreuve, le compte à rebours commence. Pour les candidats. Pour Florian Starck. Et pour nous tous.


Mon avis :

Cette année, Vincent Hauuy a décidé de nous emmener au cœur d'un jeu de télé-réalité où les participants auront des épreuves de survie à surmonter. Le nom de ce jeu : Survivre.

Associé à la thématique des intelligences artificielles et à une enquête suite à une disparition mystérieuse, le sujet du survivalisme ne sera pas le plus intéressant. L'auteur, de ce coté là, ne nous apprend pas grand-chose car il reste sur des bases de survie que l'on connaît déjà.

Par contre, l'enquête est intéressante à suivre et les IA encore plus encore. Il est juste dommage que l'auteur n'ait pas plus creusé certaines choses pour que le lecteur soit totalement immergé dans l'univers de ces IA.

Survivre est un roman d'aventure qui prend une dimension plus prenante avec les IA. Lu en LC avec Marylin de @le_boudoir_litteraire, nous sommes d'accord sur le fait que le côté survie est un prétexte pour enchaîner sur autre chose de plus profond.

Même si j'ai beaucoup aimé cette lecture, je pense que l'auteur aurait pu uniquement écrire un roman sur les IA et développer certains côtés du roman au lieu de cumuler les thématiques et finalement rester en surface.

Cela dit, le roman est encore une fois bien écrit, bien orchestré et permet de se changer les idées en cette période de confinement qui ne facilite pas vraiment la lecture. Si vous avez l'occasion de le lire, n'hésitez pas. Vincent Hauuy est un de mes auteurs français préférés.


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jeudi 2 avril 2020

Les murmures du lac

Auteure : Karine Lebert
Editions : Presses de la Cité (2020)
Collection : Terres de France
Nbre de pages : 344


Présentation de l'éditeur :
20 ans après son départ soudain, Isaure est de retour en Vendée. Mais au moment de retrouver sa sœur jumelle Lucille, elle assiste impuissante à l’accident de moto qui propulse celle-ci dans le lac du Jaunay. Incapable de la sauver, Isaure prend une folle décision : prendre la place de sa sœur, le temps de récupérer sa fortune. Mais une surprise attend Isaure dans la demeure familiale de l’île d’Yeu : Lucille laisse derrière elle Noé, un nourrisson…
Malgré la crainte d’être à tout moment démasquée, Isaure se fond dans la vie de sa jumelle. Le destin n’a pas toujours été tendre avec elle, lui offrirait-il une seconde chance ?


Mon avis :

Après avoir eu un coup de cœur pour le dyptique "Les amants de l'été 44", j'étais ravie de pouvoir découvrir le nouvel opus de l'auteure dans lequel on va suivre Isaure qui va prendre la place de sa sœur jumelle, Lucille, décédée dans un accident.

Lu en LC avec @labelettestephanoise, nous avons été emportées, dès les premières pages, par une histoire intéressante, des personnages énigmatiques et une écriture fluide et toujours aussi agréable.

Ces jumelles sont très différentes l'une de l'autre. On est loin des jumeaux fusionnels et il y a beaucoup de secrets gardés tant par Isaure que par sa soeur défunte...

Si la 1ère moitié du roman rend la lecture interrogative et prenante, j'ai trouvé que dans la 2nde on tombait dans la facilité. Et cela ne s'arrange pas vraiment à la fin...

Je m'attendais à plus de difficultés pour Isaure. Que les proches de Lucille lui mettraient un peu plus de bâtons dans les roues. Hors c'est trop peu le cas au point que cela n'en devient pas forcément crédible et je n'ai pas adhéré à la 2ème moitié du livre.

Cela n'enlève pas le style agréable qui m'a fait du bien en cette période de confinement mais si vous vous lancez dedans, ne vous attendez pas à un énorme suspense. Et c'est dommage.

Le titre n'égale pas le dyptique que j'ai lu précédemment et que, par contre, je vous recommande fortement 😁