jeudi 27 juin 2019

La Dame de la Ténarèze

Auteure : Madeleine Mansiet-Berthaud
Editions : Presses de la Cité (Mai 2019)
Collection : Terres de France
Nbre de pages : 352


Présentation de l'éditeur :
Son passé, Claudia croyait l'avoir enfoui à l'abri des grilles du parc de la Ténarèze. Le lierre et le chèvrefeuille tapissent aujourd'hui les murs de cette demeure autrefois la plus belle d'Eauze. 
Dans ce village gersois d'origine gallo-romaine, chaque pierre raconte une histoire. Celle de Claudia, née avec le siècle, est marquée par la disparition inexpliquée de son mari Paulin, quarante-cinq ans plus tôt. Pour une autre, un ailleurs ? Nul ne sait. Depuis, Claudia a perdu son sourire, se terre dans une solitude dont elle a fait un rempart, et vit parmi ses souvenirs : son amour pour Paulin, pourtant si jaloux, leur gîte ouvert aux pèlerins de Compostelle... 
Quand, ce jour de septembre 1983, le maire vient lui exposer son projet pour la Ténarèze, Claudia devine qu'il s'agit d'une expropriation. Que l'on investisse son parc, jamais ! Ce sera son dernier combat : préserver ses murs, son passé, ses secrets...


Mon avis :

Dans ce roman, nous allons découvrir le passé de Claudia, octogénaire, qui va voir sa vie perturbée par l'envie du maire du village de faire de la Ténarèze une maison de retraite dans laquelle, bien sûr, Claudia aura sa place.

L'histoire est agréable à lire et à suivre et j'ai été curieuse de savoir ce qui était arrivé à Paulin, le mari dont Claudia n'a plus eu de nouvelles du jour au lendemain...

On entre dans un passé rempli de secrets avec des personnages sympathiques et on vit un présent difficile à vivre pour cette femme de 83 ans qui voit l'expropriation arriver trop vite.

Son refus de partir de chez elle est dû au secret de son passé autant qu'à son attachement à ce lieu dans lequel elle a toujours vécu.

L'auteure le rend très bien et le lecteur a toujours cette envie de savoir ce qu'il s'est passé, même si on finit par s'en douter avant la fin.

D'ailleurs, s'agissant de cette fin, j'ai trouvé l'explication trop expéditive et trop facile. Par rapport au reste du roman, c'est bien dommage parce qu'on a une impression de vouloir finir ce roman trop vite.

J'aurais aimé un peu plus de suspense sur cette révélation, que l'auteure prenne un peu plus son temps mais non. De ce côté là, je vous l'avoue, j'ai été déçue alors même que je m'en doutais.

Cela dit, l'ensemble est bien construit, les personnages sont agréables à suivre et le style parfaitement adapté à cette période de canicule car très simple et très fluide.

C'est un roman parfait pour se détendre cet été.

mercredi 26 juin 2019

Les Dieux de Howl Mountain

Auteur : Taylor Brown
Editions : Albin Michel (Mai 2019)
Collection : Terre d'Amérique
Nbre de pages : 384


Présentation de l'éditeur :
Hanté par la guerre de Corée, où il a perdu une jambe, Rory Docherty est de retour chez lui dans les montagnes de Caroline du Nord. C'est auprès de sa grand-mère, un personnage hors du commun, que le jeune homme tente de se reconstruire et de résoudre le mystère de ses origines, que sa mère, muette et internée en hôpital psychiatrique, n'a jamais pu lui révéler. Embauché par un baron de l'alcool clandestin dont le monopole se trouve menacé, il va devoir déjouer la surveillance des agents fédéraux tout en affrontant les fantômes du passé...
Entre les courses automobiles illégales, les pasteurs qui prêchent avec des serpents venimeux dans les mains, les coutumes et croyances d'un endroit reculé au début des années cinquante, c'est tout un univers que fait revivre Taylor Brown dans ce roman haletant qui rappelle Donald Ray Pollock et Tom Franklin.



Mon avis :

Ce roman est le deuxième de l'auteur. Le résumé me laissait présager une lecture dynamique et palpitante. Or, nous sommes ici dans un roman noir, un roman d'ambiance plus que d'action que j'ai été, malgré tout, ravie de découvrir.

Tout ne m'a pas convaincue mais j'ai très vite adhéré aux personnages de Rory et de sa grand-mère, Ma. On apprend leur histoire au fil du récit dans une atmosphère plutôt pesante vu que Rory fait du trafic d'alcool et que Ma est une guérisseuse aussi convoitée et respectée que crainte par la population.

On va alterner avec les difficultés de ce trafic, l'histoire familiale de Rory et Ma puisqu'un drame est survenu avant la naissance de Rory. Nous allons aussi découvrir les souvenirs d'ancien combattant de ce jeune homme qui n'est pas sorti indemne tant physiquement que psychologiquement, de la guerre de Corée.

Ce fut une lecture intéressante avec des passages magnifiques et prenants et d'autres que j'ai trouvés plus longs et qui m'ont moins accrochée.

Bon, il faut dire aussi, pour la défense de ce titre, qu'il passait tout juste après le dernier R.J. Ellory alors...

Il n'empêche que Taylor Brown a un style qui m'a plu et même si je n'ai pas adhéré à tout ce qu'il proposait dans son roman, j'ai réellement trouvé que le point fort résidait dans les personnages de Rory et Ma par tout ce qu'ils dégagent de volonté, de caractère avec un lien qui les unit autour de l'histoire de Bonni, la fille de Ma et la mère de Rory.

Même si l'histoire de cette femme ne prend que quelques chapitres par-ci par-là, elle m'a totalement envoûtée, emportée parce qu'elle entraîne chez Rory une volonté absolue de découvrir la vérité et de se venger...

En bref, ce roman n'est pas un coup de coeur et l'histoire m'a plus ou moins passionnée. Par contre, les personnages sont extrêmement bien travaillés, construits et deviennent tellement attachants qu'au final ils permettent de ne pas lâcher ce roman avant la fin. Et honnêtement, l'abandonner aurait été un réel gâchis.

mardi 25 juin 2019

La tresse

Auteur : Laetitia Colombani
Editions : Le livre de poche (Mai 2018)
Nbre de pages : 240


Présentation de l'éditeur :
Inde. Smita est une Intouchable. Elle rêve de voir sa fille échapper à sa condition misérable et entrer à l’école.
Sicile. Giulia travaille dans l’atelier de son père. Lorsqu’il est victime d’un accident, elle découvre que l’entreprise familiale est ruinée.
Canada. Sarah, avocate réputée, va être promue à la tête de son cabinet quand elle apprend qu’elle est gravement malade.
Liées sans le savoir par ce qu’elles ont de plus intime et de plus singulier, Smita, Giulia et Sarah refusent le sort qui leur est réservé et décident de se battre. Vibrantes d’humanité, leurs histoires tissent une tresse d’espoir et de solidarité.
Trois femmes, trois vies, trois continents. Une même soif de liberté.


Mon avis :

Trois femmes. Trois histoires. Trois combats mais une même volonté de sortir des conventions, obligations pour être totalement libre.

J'avais beaucoup entendu parler de ce roman et il y a eu tout un tas de chroniques dithyrambiques et de coups de coeur dessus. En ce qui me concerne, je l'ai trouvé bien écrit, bien structuré avec un lien entre ces trois histoires que je n'avais pas forcément vu venir et qui clôt joliment ces combats.

Pour autant, les histoires de Giulia (en Sicile), Sarah (au Canada) m'ont moins touché que celle de Smita (en Inde). Je ne minimise pas ce qui leur arrive mais, ayant déjà lu des ouvrages sur ce qui se passe dans leur vie, j'étais moins emballée que par celle de Smita qui va lutter pour améliorer sa condition de femme mais qui va surtout combattre pour l'avenir de sa fille.

J'ai trouvé ces chapitres tellement emprunts de réalité que je sentais la chaleur, les excréments, la transpiration... ce mélange d'odeurs qui vont prend à la gorge et vous barbouille jusqu'à la nausée.

J'étais tellement emportée là-bas par le combat de Smita que celui de Giulia m'a paru insignifiant à côté.

S'agissant de Sarah, j'ai été touchée par ce qui lui arrive (quelle maman/femme ne le serait pas ?) mais c'était du déjà vu et honnêtement j'ai levé les yeux au ciel lorsque j'ai "vu" où l'auteure m'emmenait. Par contre, la prise de conscience qui se dégage sur le temps qu'elle perd en passant trop de temps à son boulot, raisonnera forcément en chacune de nous.

La tresse est un roman qui va bousculer nos émotions. Les thématiques abordées ne nous ferons pas rire, ni nous détendre.

C'est poignant mais le cumul de ces tranches de vie à vous faire pleurer m'a plus dérangée que donné un coup de coeur, tout simplement parce que j'en attendais autre chose et notamment une lecture plus légère.

Même si la fin est pleine d'espoir et de positivité, je me dis aussi que l'auteure aurait pu faire une autre histoire sur ces trois femmes sans que cela soit trop facilement larmoyant.

En bref, je ne regrette pas ma lecture. C'est beau, c'est triste, c'est poignant et du coup ce n'est pas une lecture que je qualifie de détente pour l'été. En tout cas pour moi.

jeudi 20 juin 2019

Le chant de l'assassin

Auteur : R.J. Ellory
Editions : Sonatine (Mai 2019)
Nbre de pages : 496


Présentation de l'éditeur :
1972. Condamné pour meurtre, derrière les barreaux depuis plus de vingt ans, Evan Riggs n'a jamais connu sa fille, Sarah, confiée dès sa naissance à une famille adoptive. Le jour où son compagnon de cellule, Henry Quinn, un jeune musicien, sort de prison, il lui demande de la retrouver pour lui donner une lettre. Lorsqu'Henry arrive à Calvary, au Texas, le frère de Riggs, shérif de la ville, lui affirme que la jeune femme a quitté la région depuis longtemps, et que personne ne sait ce qu'elle est devenue. Mais Henry s'entête. Il a fait une promesse, il ira jusqu'au bout. Il ignore qu'en réveillant ainsi les fantômes du passé, il va découvrir un secret que les habitants de Calvary sont décidés à ne pas laisser divulguer. 

Avec ce retour aux sources qui évoque par bien des aspects Seul le silence, R. J. Ellory nous livre un roman magistral, d'une puissance émotionnelle rare. Un de ses plus humains, un de ses plus sombres aussi.


Mon avis :

J'avais adoré Seul le silence dont je garde un excellent et merveilleux souvenir. J'attendais qu'il en soit de même avec Le chant de l'assassin et, là encore, je sors émue, époustouflée... de ma découverte de ce dernier R.J. Ellory que j'ai pu faire grâce à Netgalley et aux Editions Sonatine que je remercie vivement.

L'auteur nous plonge au coeur du West Texas, à Calvary, avec une intrigue somme toute simple au départ mais qui va prendre une tournure à laquelle on ne s'attend absolument pas.

On va suivre Henri dans sa quête de retrouver Sarah, fille de son ancien codétenu, Evan Riggs, afin de lui remettre une lettre. Mais on va découvrir aussi, en alternance, l'histoire de la famille Riggs et surtout les rapports entre Evan et son frère aîné, Carson... Tout un programme...

R.J. Ellory a cette faculté voire même facilité à nous embarquer dans une intrigue qui monte crescendo en stress. On se pose beaucoup de questions. On se dit que cela va mal se finir pour Henri, vu les problèmes qu'on lui crée dans ses recherches.

On se dit aussi que les habitants de Calvary doivent avoir quand même beaucoup de choses à cacher, peut-être même se reprocher, pour qu'une simple demande d'aide atteigne de telles propositions d'agressivité.

Lorsque l'on débute ce roman, on est loin de s'imaginer à quel point les secrets enfouis ont un poids sur ces habitants.

La fin arrive beaucoup trop vite, même si elle est irrémédiable. Lire du Ellory c'est vouloir rester dans son univers jusqu'à la fin des temps.

Les personnages qu'il dépeint ne sont ni blancs ni noirs. Chacun a beau avoir ses objectifs, ses raisons de cacher certaines choses ou de vouloir la vérité, il est difficile de les juger, de dire que lui a raison et l'autre tort.

L'auteur nous pousse dans des retranchements qu'il est finalement difficile d'en vouloir aux différents protagonistes.

La seule chose que l'on peut faire c'est "regarder" les choses se dérouler, sans pouvoir y faire grand'chose.

Ce roman est aussi bon que Seul le silence avec des personnages forts et déterminés, une ambiance électrique et oppressante, le tout servi par une écriture succulente qui pousse le lecteur à lire encore et toujours.

En bref, il est excellent et je vous le conseille fortement comme chaque titre de cet auteur.

mercredi 19 juin 2019

Le pont d'argile

Auteur : Markus Zusak
Editions : Calmann Levy (Mars 2019)
Nbre de pages : 570


Présentation de l'éditeur :
Il était une fois la merveilleusement loufoque
famille Dunbar...
Chez les Dunbar, on vit un joyeux bordel :
sans parents, sans règles et entouré d'animaux.
Cinq frères dont le quotidien n'est que fourberies,
défis en tout genre, et coups de coeur.
Mais aujourd'hui, le père qui les a abandonné
revient avec une demande étrange :
Lequel de ses garçons acceptera de construire un pont avec lui ?
Tous s'indignent, sauf Clay, le fils du milieu, le plus fragile.
Mais pourquoi accepter cette main tendue d'un père qui est parti ?


Mon avis :

Après ma découverte de La voleuse de livres, j'avais très envie de lire le dernier Zusak. Je gardais en tête une écriture fluide et des personnages attachants, avec son titre précédent. Je pensais qu'il en serait de même avec son dernier opus...

Si l'histoire est très belle et que l'on apprécie de plus en plus les uns et les autres au fil des pages, il faut savoir que le style utilisé cette fois-ci ne fait pas honneur à tout le reste. Je l'ai trouvé lourd, parfois peu compréhensible, au point que cela m'a énervée de ne pas avoir de fluidité dans ma lecture.

Il m'a fallu attendre la 2ème partie pour être vraiment intéressée à ce que je lisais, au moment, en fait, où l'on commence à découvrir l'histoire des parents Dunbar (avant leur rencontre puis pendant et ce que fut leur union).

L'auteur joue aussi sur deux temporalités : le passé et le présent pour que le lecteur ait toutes les cartes en main.

Si j'aime cette procédure dans les romans, j'ai trouvé aussi qu'ici Markus Zusak en faisait trop. Et là, il sera plus simple de vous expliquer ce qui m'a gênée en vidéo, dans mon prochain point lecture, sinon ce serait beaucoup trop long à écrire.

En fait, l'ensemble crée une histoire très belle, touchante et fraternelle. Le lien qui unit les frères Dunbar, après le départ du père suite au décès de la mère, est indéfectible malgré les différences de caractère de ces garçons.

S'il y a une chose de positive dans ce titre, c'est l'amour que se porte cette fratrie et tout ce qu'ils peuvent faire pour se soutenir les uns et les autres.

Le retour du père va ébranler les frères Dunbar et tout ce qu'ils avaient réussi à mettre en place durant son absence.

On va tous les découvrir, apprendre à les connaître, au fur et à mesure que l'on va avancer, mais c'est avec Clay, celui du milieu, que l'on apprendra ce qui s'est réellement passé dans cette famille, pourquoi le père est parti, créant une explosion de cette famille et une rancoeur difficile à apaiser pour certains des frères.

Je sors déçue de ma lecture parce qu'avec les belles choses que Markus Zusak nous avait concoctées et qui auraient pu faire de ce roman un joli coup de coeur, je ne garde en tête que la lourdeur de l'écriture et des allers-retours non chronologiques par moment dans le passé que j'ai trouvé aussi peu judicieux et perdant un peu le lecteur. Cela donne du fil à retordre et c'est bien dommage !

mardi 18 juin 2019

Ceux que nous avons abandonnés

Auteur : Stuart Neville
Editions : Rivages Noir (Avril 2019)
Nbre de pages : 361


Présentation de l'éditeur :
A la mort de leur mère, Ciaran Devine, douze ans, et son frère aîné Thomas avaient été placés dans la famille Rolston. Mais un jour, Mr Rolston est retrouvé chez lui, le crâne enfoncé ; les deux frères sont auprès du corps, ils sont couverts de sang. Ciaran avoue être l'auteur du crime. Sept ans plus tard, Ciaran retrouve la liberté mais Paula Cunningham, son agente de probation, soupçonne qu'il n'a pas dit la vérité. Elle s'en ouvre à l'inspectrice Serena Flanagan qui avait recueilli la confession du jeune garçon. Les deux femmes vont faire remonter à la surface des drames et des blessures qui continuent de ruiner les vies présentes, y compris les leurs.



Mon avis :

C'est un roman dont je n'avais pas entendu parler. Je ne m'attendais à rien de particulier avant de le lire mais ma découverte a été étonnante et je l'ai dévoré en 3 jours.

Lorsque j'ai lu le résumé et qu'il était question du doute sur la culpabilité du jeune des frères (Ciaran) sur le meurtre du père d'accueil, je me suis dit qu'aussi bien c'était le frère aîné (Thomas) qui avait fait le coup et que Ciaran s'était accusé pour le protéger.

Le roman m'a démontré à quel point c'était plus compliqué que ça.

On va découvrir le passé de ces deux frères, la relations qu'ils ont mais l'auteur va aussi mettre en avant les conséquences d'une incarcération sur des mineurs très jeunes et les conséquences psychologiques que cela peut engendrer.

En effet, si Ciaran sort de "prison" à l'âge de 19 ans, dans sa tête et ses réactions, il reste un enfant de 12 ans qui a besoin de son grand frère pour avancer et vivre. Il ne sait pas prendre de décision seul. Il faut que Thomas soit à proximité pour le rassurer, le guider.

Sauf que Thomas n'a pas le caractère effacé de Ciaran. C'est plutôt un rebelle, même s'il est resté tranquille pendant 2 ans, en attendant que son frère sorte de la maison de correction à son tour.

C'est une relation que j'ai trouvée très toxique pour Ciaran et qui rend le roman très prenant parce qu'on hésite sur la culpabilité de ces deux frères. Qu'est-il vraiment arrivé dans cette chambre ? Lequel des deux a vraiment tué ce père d'accueil ?

C'est un roman noir extrêmement bien maîtrisé qui m'a fait m'attacher à Ciaran. Il est difficile de ne pas ressentir de l'empathie pour lui alors que l'on aura du ressentiment pour son frère.

Une chose est sûre, ma lecture a été pleine d'émotions et je ne suis pas prête d'oublier ces frères, ni leur histoire qui m'a bouleversée.

lundi 17 juin 2019

Je ne t'oublie pas

Auteur : Sébastien Didier
Editeur : Hugo Poche Suspense (Juin 2019)
Nbre de pages : 599


Présentation de l'éditeur :
Bellevue Park. Ses villas d'architecte, ses espaces verts, ses prestations luxueuses... Pour Marc Vasseur, c'était un rêve. Mais lorsque sa femme disparaît en ne laissant qu'un simple SMS pour toute explication, le rêve tourne au cauchemar.
Les autorités ne tardent pas à classer l'affaire. Un abandon de domicile conjugal comme il s'en produit des milliers chaque année. Mais Marc en est sûr, Sandra ne les aurait jamais quitté ainsi, lui et leur fille Lisa.
Trois mois plus tard, alors que tout espoir semble s'être évanoui, il reçoit une photo qui va bouleverser toutes ses certitudes.
Celle d'une jeune fille, une inconnue, qui arbore un médaillon.
Ce bijou, Marc en est persuadé, c'est celui de Sandra. Celui qu'elle ne quittait jamais.


Mon avis :

Pour le lancement de leur nouvelle collection, les Editions Hugo ont misé sur ce premier roman de Sébastien Didier. Je vous dirai d'emblée qu'ils ont bien fait de suivre leur instinct car ce roman m'a tenue en haleine du début à la fin.

Il y a du rythme et de l'action dès le départ. J'ai adoré les personnages et notamment Marc, le mari, qui ne lâche rien pour savoir ce qu'est devenue sa femme Sandra. Il est le seul à être persuadé qu'elle n'est pas partie par sa seule volonté de faire un "break", comme a pu l'annoncer le dernier SMS qu'elle lui a envoyé.

Le privé engagé par Marc,  Paul Lombardier, pense la même chose... même s'il met du temps à vraiment s'en convaincre et à trouver des éléments qui pourraient le mettre sur un début de piste...

On est pris dans l'engrenage de cette disparition qui sera associée à un passé caché.

L'auteur a savamment dosé l'intrigue, plaçant les pièces de son puzzle avec parcimonie. Le lecteur est, du coup, pris dans l'engrenage et doute de certains personnages.

Si j'avais vu certaines choses venir, d'autres m'ont bluffée, pour mon plus grand plaisir. La fin offre une possible suite que je ne refuserai pas tant je me suis attachée aux personnages par leur implication à découvrir, quoi qu'il leur en coûte, la vérité.

Dans tous les cas, pour un premier roman, Je ne t'oublie pas est excellent. Il est plein de rythme et de rebondissements au point qu'il est difficile à lâcher.

En bref, je vous le recommande !