dimanche 7 avril 2019

La galerie des jalousies (T3)

Auteure : Marie-Bernadette Dupuy
Editions : Calmann-Levy (Novembre 2017)
Nbre de pages : 595


Présentation de l'éditeur :
Dans le village minier de Feymorau, en Vendée, dans les années vingt, Isaure, fille de paysans de la région, et Thomas, un mineur dont la femme, d’origine polonaise, est repartie vivre dans sa patrie, décident de faire fi de la morale et de leur culpabilité : ils s’aiment et se retrouvent en cachette sous le vieux chêne qui abritait leurs rendez-vous adolescents.
Un dimanche, alors qu’elle vient de passer la nuit avec Thomas, Isaure est appelée d’urgence au chevet de sa mère, Lucienne. Celle-ci est au plus mal. Avant de mourir, elle tient à avouer à sa fille le secret de sa naissance : le véritable père d’Isaure n’est autre que le châtelain local, le comte de Régnier, l’amour de jeunesse de Lucienne.
Cette terrible révélation bouleverse Isaure, qui voit ses tourments familiaux s’éclairer d’un jour nouveau. Mais elle ignore encore à quel point cet aveu va faire basculer son destin…


Mon avis :

Et voilà le dernier volet de cette trilogie dans lequel tous les problèmes d'Isaure, Thomas, Jolenta et les autres vont être résolus et des secrets enfouis seront dévoilés.

Je n'ai eu aucune difficulté à entrer dans ce dernier opus. Il faut dire qu'Isaure est un personnage que l'on n'oublie pas et qui ne peut pas laisser indifférent.

Si vous vous décidez à lire cette saga, dont le tome 1 est sorti tout récemment au Livre de poche, vous verrez que cette jeune femme, très déterminée, vous fera passer par des tas d'émotions : exaspération, colère, tristesse... Et Thomas ne sera pas en reste...

J'ai enfin le coeur en paix avec cette fin et même si certaines choses m'énervaient dans cette série, j'étais incapable de la lâcher.

Isaure est tellement attachante, même si elle est très chiante, qu'on veut la pousser à réaliser ses rêves et l'aider à avancer. Mais, d'un autre côté, son caractère pousse aussi le lecteur à lui dire de lâcher la bride pour que les choses soient plus apaisées.

En tout cas, la trilogie vaut le coup d'être découverte, même si, soyons honnête, je n'avais pas adhéré à Isaure dès le début. Je n'ai commencé à vraiment l'apprécier qu'avec le tome 2 dans lequel il se passe des choses tellement bouleversantes que l'on ne peut que, finalement, s'attacher à elle. Pour moi, d'ailleurs, c'est le meilleur tome de la série.

Avec la lecture du tome 3, je clôture une trilogie qui est globalement très bien menée et écrite avec beaucoup d'émotion. Cela se lit très bien lorsque l'on a besoin d'un roman facile et agréable entre deux lectures plus coriaces.

mercredi 3 avril 2019

Le goût du bonheur

Auteure : Angeline Michel
Editions : J'ai Lu (Mars 2019)
Nbre de pages : 282


Présentation de l'éditeur :

Valentina coule des jours paisibles sur sa petite île au large de l'Italie avec son fidèle acolyte à quatre pattes, Ferdinand, et travaille dans un bar. A Londres, Laure fait ses premiers pas en tant que journaliste, et tous les moyens sont bons pour épater le rédacteur taciturne qui la chaperonne. Tout oppose les deux jeunes femmes jusqu'à l'apparition inopinée d'une seule et unique photographie qui va bouleverser leurs existences à jamais...


Mon avis :

J'avais envie d'un roman feel-good et ce titre m'attirait pas mal vu tout ce que l'on pouvait voir en pub dessus. Si je lis peu de roman de ce genre, généralement la lecture est agréable et je passe donc un bon moment avec. Hélas, avec ce titre là, ce n'est pas moi qui vais en faire son éloge vu que je l'ai trouvé plat, fade, peu intéressant et bourré de clichés.

La 4ème vous dira que l'on va suivre deux jeunes femmes : Valentina qui vit sur un petite île italienne et qui est serveuse dans un bar. Elle a une vie qui lui plaît et a beaucoup d'amis. Puis, on a Laure, à Londres, qui est jeune journaliste et plutôt solitaire. Elle va devoir faire ses preuve dans un grand journal londonien et elle est très proche de ses parents.

Nous avons donc deux femmes à l'opposé l'une de l'autre en caractère et une trame qui finira par les réunir.

Si j'ai apprécié Valentina, Laure m'a exaspérée par sa façon d'être. Si l'auteur voulait dépeindre une nana plus godiche que ça, cela aurait été difficile. Qu'elle soit poisseuse, tête en l'air et j'en passe, ça peut être marrant mais il ne faut pas non plus que cela soit dans l'excès car si le lecteur aura le sourire au début, il finira rapidement par se lasser des têtes que l'on se cogne sans arrêt, les téléphones dans le frigo... J'ai maintes fois levé les yeux au ciel et souffler sur les gaffes que ce personnage pouvait faire, passé les 50 premières pages (sur 280).

A cela s'ajoute l'impression de déjà vu sur le personnage de Laure puisque, dès le départ, elle m'a fait cruellement penser à Sixtine (personnage créé par Roxane Dambre). Bizarrement, Laure, tout comme Sixtine, est jeune journaliste dans un grand journal, doit faire ses preuves avec des articles à rédiger et si j'ai très vite accrochée à Sixtine, ce ne fut absolument pas le cas de Laure que j'ai trouvée lourde au possible. Par ailleurs, là où on partage les difficultés de Sixtine au sein du journal, avec Laure ce n'est que survolé. A un moment donné, la chef de Laure lui indique qu'elle a bien remarqué son investissement dans le journal et tout le travail qu'elle fournissait alors même que le lecteur lui ne voit rien ! Quel dommage pour rendre cet ouvrage plus crédible !

De plus, si j'occulte ce personnage et que je me concentre sur l'histoire... bah il n'y aura pas grand'chose à en dire. Au bout de 80 pages environ, j'avais vu où j'allais et je n'ai eu aucune surprise. Tout est terriblement prévisible et je sors terriblement déçue de cette lecture que je vous conseille absolument pas, surtout si vous avez connu Sixtine auparavant.

Ce qui me rassure c'est que ma copine de lecture, Amandine Lecture & Compagnie, qui lit beaucoup plus de romans de ce genre que moi, en pense la même chose. Cela me soulage parce que passer pour le vilain petit canard ça va bien un moment mais à la longue c'est pénible.

Ici, c'est bien le roman qui aurait mérité plus de profondeur pour être davantage intéressant. Autant vous dire que je suis vraiment déçue parce que j'avais besoin d'une lecture légère et que ce titre ne m'a rien apporté si ce n'est de l'ennui et de l'exaspération.

lundi 1 avril 2019

Le prieuré de Crest

Auteure : Sandrine Destombes
Editions : Hugo Thriller (Mars 2019)
Nbre de pages : 347


Présentation de l'éditeur :

" Madame, je vais vous demander de sortir du véhicule, s'il vous plaît. " 
Le sous-lieutenant Benoit se remémorera longtemps cette scène avec une seule question en tête : aurait-il agi différemment s'il avait su ce que déclencherait ce simple contrôle routier ? 
Une enfant de huit ans tourmentée. 
Une mère disparue à cause du 6-6-B. 
Une conductrice qui finit sa course dans le fossé. 
Un cadavre aux yeux énuclés. 

Telle une comptine macabre, voilà les quelques mots qui se trouveraient dans le rapport du gendarme avant que les Experts du Pôle judiciaire de la Gendarmerie nationale ne débarquent à Crest. 
Toute cette agitation vient troubler cette commune tranquille de la Drôme. La tranquilité, c'est aussi ce que sont venues chercher la hiératique Joséphine et ses protégées ; ces femmes du prieuré, sorte de gynécée où les hommes n'ont pas droit de cité.


Mon avis :

Ce roman se déroule sur six jours. Six jours durant lesquels le sous-lieutenant Benoît ne sera pas au bout de ses surprises. Un simple contrôle, suite à une conduite dangereuse, va le propulser dans une enquête qu'il était loin d'imaginer...

Après avoir adoré "Les jumeaux de Piolenc", j'étais curieuse de voir ce qu'allait donner ce nouveau roman de Sandrine Destombes et je n'ai pas été déçue.

J'ai été embarquée dès le 1er chapitre et je n'ai pas pu le lâcher tant et si bien qu'il a été lu en un peu plus d'une journée.

L'auteure a fomenté une intrigue prenante et très intéressant avec des personnages féminins qui ne lâchent rien et tiennent tête aux enquêteurs.

Je me posais des questions, me demandais ce qu'elles pouvaient bien cacher. Je voulais toujours en savoir plus et les révélations étaient, pour certaines, très surprenantes.

La fin m'interpelle beaucoup parce qu'elle est très ouverte et qu'en général je n'aime pas ça.

Ici, j me dis qu'on peut s'imaginer la suite mais j'espère sincèrement que l'auteure nous l'écrira parce qu'il y a quand même du potentiel derrière tout ce qu'elle propose.

En bref, ce titre a été une très bonne découverte que j'ai dévorée et Sandrine Destombes est, pour moi, une valeur sûre en matière de suspense lorsque je veux un roman qui soit agréable et qui m'emporte rapidement. J'attends d'ailleurs son prochain avec impatience.

vendredi 29 mars 2019

L'amant de Patagonie

Auteur : Isabelle Autissier
Editions : Grasset (2012)
Nbre de pages : 302


Présentation de l'éditeur :

1880, Ouchouaya, Patagonie. Orpheline, Emily l'Ecossaise a seize ans. En période d'évangélisation du Nouveau Monde, elle est envoyée en Patagonie comme gouvernante des enfants du révérend et découvre la beauté sauvage de la nature, toute l'âpre splendeur des peuples de l'eau et des peuples de la forêt, et surtout, l'amour avec Aneki, un autochtone yamana. Alors, sa vie bascule. Réprouvée, en marge des codes et des lois de la civilisation blanche, Emily fugue, rejoint Aneki et croit vivre une passion de femme libre...



Mon avis :

Quelle belle et poignante histoire que celle d'Emily qui orpheline à 16 ans, va être recueillie par le pasteur Bentley et son épouse, cette dernière ayant besoin d'aide pour gérer son foyer et ses 5 enfants, foyer qui se situe au bout du monde. Emily va nous faire partager son voyage, sa perception des choses à son arrivée en Patagonie ainsi que les changements qui vont s'opérer en elle...

J'ai adoré ce roman bouleversant m'ayant mis les larmes aux yeux.

Emily est une personne jeune et influençable mais au fur et à mesure le temps passe, elle apprend à avoir ses propres opinions sur les autochtones qui lui semblent très étranges voire même effrayants à son arrivée.

J'ai adoré constater l'évolution d'Emily et ce que cela entraîne. Le lien qu'elle va nouer avec Aneki, seul Yamana parlant anglais, est tellement beau que c'est aussi oppressant compte tenu de l'époque et des moeurs.

Les Blancs et les Yamanas ne se mélangent pas. Ces indigènes sont des sauvages qui resteront sauvages quoi qu'il advienne, aux yeux de ces soit-disant être supérieurs.

Pourtant, entre Emily et Aneki, une belle histoire est en devenir...

Avec la plume d'Isabelle Autissier que je ne connaissais pas, l'histoire de ce peuple est sublime mais aussi déchirant.

Elle n'hésite pas à utiliser des termes durs pour parler de cette population à travers des hommes et des femmes qui se croient supérieurs.

A bien des moments, j'ai eu le ventre noué et la gorge serrée. Les larmes me sont montées à deux reprises sur des passages tellement poignants.

Je suis sortie de cette lecture avec la certitude de relire du Isabelle Autissier très prochainement tant elle emporte son lecteur avec des mots forts et justes. Elle m'a subjuguée au travers d'Emily qui ira au-delà des conventions pour vivre une histoire inoubliable dans un pays aussi dépaysant qui mystérieux et effrayant pour les étrangers.

Ma découverte a été au-delà de mon attente et j'en suis sortie envoûtée mais également le coeur brisé.

jeudi 28 mars 2019

Waringham : Les gardiens de la rose (T2)

Auteur : Rebecca Gablé
Traducteur : Joël Falcoz
Editions : Hervé Chopin (2019)
Nbre de page : 504


Présentation de l'éditeur :
Angleterre, 1413. Lorsque Jean de Waringham, jeune noble de treize ans, apprend que son père souhaite le voir embrasser une carrière ecclésiastique, il s'enfuit du château familial et se met en route pour Londres. 
À Westminster, il rencontre le roi Henri V. Embarquant pour la France aux côtés du charismatique souverain, il ne tarde pas à être armé chevalier et se distingue sur le champ de bataille par ses actes de bravoure. 
Les troupes anglaises sont en passe de remporter la guerre, mais la mort subite du vaillant monarque plonge le royaume dans une crise profonde, car son fils est à peine âgé de huit ans. Le jeune héritier devient la cible d'attaques de tous bords, et Jean est alors chargé de le protéger...


Mon avis :

Après avoir beaucoup aimé le tome 1, j'étais enchantée de découvrir cette suite, surtout que le Moyen-Age est une période historique que j'aime beaucoup.

Il m'a fallu du temps avant de me resituer les personnages et le contexte dans lequel je les avais laissés. Et c'est là que j'apprécie d'avoir d'un petit résumé en début d'ouvrage, surtout lorsque une année sépare les publications. Mais bon...

J'ai aimé retrouver Robin de Waringham et toute sa famille, ainsi que les complots et intrigues de la Cour qui se trament dans cette Cour d'Angleterre.

On va aussi participer à des batailles entre anglais et français et notamment celle d'Azincourt. Nous verrons aussi notre chère Jeanne d'Arc avec un point de vue anglais (même si l'auteure est allemande).

Globalement, j'ai passé un excellent moment avec ce tome mais j'ai ressenti davantage les scissions faites, comme dans le tome précédent. Ici, j'étais colère de ne pas avoir certains détails sur des scènes qui m'interpellaient et je râlais de passer du coq à l'âne alors que j'aurais aimé en savoir plus.

La VO fait plus de 1000 pages alors que la VF n'en contient que 500. C'est énorme et la férue d'Histoire que je suis n'a pas eu comptant.

Je suis consciente du travail et du coût qu'une telle brique peut entraîner mais lorsque l'on est pris par l'histoire et les personnages, on attend des détails, de la profondeur qui nous emporterons encore plus.

Ici, j'ai été vraiment déçue de ressentir autant ces coupures qui, finalement, me démotivaient. Je me sentais spolier dans ma lecture et triste de ne pas avoir d'alternative pour obtenir ce qu'il me manquait.

Du coup, et même si l'histoire est passionnante et que la traduction est excellente, je ne pense pas continuer la saga parce que je sais déjà qu'il en sera de même avec les tomes à venir.

C'est vraiment dommage parce que Rebecca Gablé signe là une série passionnante que j'aurais aimé découvrir dans son texte intégral et non dans une lecture abrégée qui me laisse sur ma faim.

mercredi 27 mars 2019

Mon ombre assassine

Auteur : Estelle Tharreau
Editions : Taurnada (Janvier 2019)
Nbre de pages : 257


Présentation de l'éditeur :

En attendant son jugement, du fond de sa cellule, Nadège Solignac, une institutrice aimée et estimée, livre sa confession. Celle d'une enfant ignorée, seule avec ses peurs. Celle d'une femme manipulatrice et cynique. Celle d'une tueuse en série froide et méthodique. Un être polymorphe. Un visage que vous croisez chaque jour sans le voir. Une ombre. Une ombre assassine.


Mon avis :

2ème roman de l'auteure que je lis. Si la thématique de la femme tueuse en série m'a plu, la construction du personnage par le côté familiale trop poussé ne m'a pas totalement convaincue.

Nadège Solignac est une institutrice qui va être arrêtée suite à la noyade d'un flic chez qui elle était allée. Nadège jouera le jeu de la légitime défense mais en attendant que l'enquête se fasse, elle sera incarcérée. Ce sera l'occasion pour elle de revenir sur son passé et d'expliquer comment elle en est venue à être cette femme froide et sans émotion, sachant parfaitement jouer un rôle que la Société attend d'elle...

On aura aussi des articles de journaux et des extraits d'auditions pour montrer à quel point la Société n'est pas prête à réaliser qu'une femme peut, aussi bien qu'un homme, tuer froidement alors même qu'elle montre un autre visage dans sa vie de tous les jours.

Estelle Tharreau aborde un sujet très intéressant que je compte bien creuser.

Le personnage de Nadège est bien construit et on "comprend" aisément comment cette enfant qui n'attendait qu'amour et attention va devenir aussi cruelle dans l'ombre.

Le seul hic que j'ai ressenti s'est déroulé lorsque la mère attend son 3ème enfant... Je n'ai pas compris pourquoi l'auteure rajoutait au malheur de Nadège avec cet enfant là (je ne peux pas vous dire en quoi j'ai trouvé que c'était exagéré sinon je vous spoilerai) qui, par la suite, entraînera des situations difficiles...

Quand on sait que la personnalité se forge durant l'enfance et que cette enfant vit dans une famille comme celle des Solignac, je me dis qu'on joue alors la surenchère et qu'il n'y en a pas besoin.

Mis à part cela, la plume est complice du personnage : froide, imparable.

Personnellement, je n'ai pas du tout ressenti d'empathie pour Nadège et je ne pense pas que ce soit le but de l'auteure.

Son objectif est de démontrer à quel point un être pervers peut se jouer de la Société et elle y parvient à la perfection avec "Mon ombre assassine".

Même si je n'ai pas adhéré à un pan de l'histoire de Nadège, ce personnage est dépeint à la perfection. L'ouvrage est aussi redoutable dans ce qu'il dénonce.

mardi 26 mars 2019

Livre audio : Féroce de Danielle Thiéry

Auteur : Danielle Thiéry
Editions : Flammarion
Editions Audio : Sixtrid (Janvier 2019)
Durée de l'audio : 11h48
Interprète : Hélène Lausseur


Quatrième de couverture :

Un inconnu suit une petite fille. Il l'observe comme un animal. Il la veut. il l'aura.

Des ossements sans têtes sont découverts au zoo de Vincennes dans l'enclos des lions. Des enfants. Alix de Clavery, la criminologue de l'OCRVP, fait immédiatement le lien avec la jeune Swan, dont la disparition au zoo de Thoiry six ans auparavant continue à l'obséder. S'agit-il du même prédateur?
Alors que les forces de l'Office sont mobilisées pour démanteler une filière pédophile, les voilà atteintes en plein cœur : l'adjoint de la commissaire Marion est retrouvé inconscient, les mains en sang, et une brigadière a disparu. Mais le pire est encore à venir. Une alerte enlèvement est déclenchée : il s'agit d'une petite fille...

De l'homme ou de l'animal, on ne sait qui est le plus féroce.


Mon avis :

Nouveau livre audio avec des enquêtes que le groupe d'Edwige Marion, Directrice de l'OCRVP, va devoir résoudre : des ossements d'enfants retrouvés dans un zoo, un inconnu qui traque une petite fille, une filière pédophile en qu'ils tentent de démanteler.
Trois affaires en cours mais sont-elles liées ?
Alix de Clavery, la psychocriminologue du groupe, se demandera même si les os retrouvés n'appartiennent pas à la petite Swan, disparue six ans plus tôt...
Le livre s'écoute avec plaisir. J'ai eu un peu de mal au début vu le nombre de personnages mais petit à petit je suis bien entrée dans l'histoire.
Je suivais l'enquête avec intérêt. Je me suis posée beaucoup de questions sur les uns et les autres et même Edwige et Alix me rendent curieuse de mieux les connaître par leur personnalité. J'ai senti qu'Alix cachait certaines choses et cela m'a donné envie de creuser.
Par contre, je m'attendais à un ouvrage plus difficile à lire vu que l'on aborde la pédophilie mais finalement non parce qu'il n'y a pas trop de détails glauques et tant mieux. La grosse énigme concerne les os et la certitude d'Alix qu'ils appartiennent à la petite Swan.
J'ai beaucoup aimé ce côté de l'enquête, surtout qu'Alix ira au-delà de sa fonction pour avoir des réponses.
Quant à la fin, elle m'a sidérée tellement je ne m'y attendais pas et elle m'a glacée sur place. La toute dernière phrase me fait me poser beaucoup de questions.


Mais parlons du livre audio en lui-même.
J'ai adoré cette écoute. Hélène Lausseur a été excellente. Non seulement elle fait des changements de voix selon le personnage qu'elle incarne mais elle met aussi le ton qu'il faut pour marquer les différentes émotions : peur, doute, colère...
Ce fut une écoute à la hauteur de mes attentes avec des passages inoubliables qui montrent la maîtrise du jeu de l'interprète pour que le lecteur ne lâche rien avant la fin.
Même si l'histoire a quelques petites longueurs (sûrement dues au fait que j'ai écouté le livre audio pendant 3 semaines au lieu de le lire en quelques jours), la construction de l'intrigue est excellente avec une fin marquante et une interprétation brillante par Hélène Lausseur.
Je pense que le livre audio apporte beaucoup en terme d'émotion lorsque l'interprétation est excellente et ce fut le cas ici. Du coup, forcément, je ne peux que vous le recommandez.

Site de l'éditeur : Féroce


Extrait du livre :