jeudi 7 juin 2018

Les brumes de Key West

Auteur : Vanessa Lafaye
Editions : Belfond (2018)
Collection : Le cercle
Nbre de pages : 406


Présentation de l'éditeur :

Puisant dans l'histoire mouvementée du sud des États-Unis, Vanessa Lafaye livre, avec finesse et élégance, le récit d'une passion interdite, sur fond de ségrégation, de fanatisme et de violence.

1993. En plein jour, dans une rue bondée de Floride, une femme de quatre-vingt-seize ans abat froidement un membre du Ku Klux Klan. 
1919. Bannie par les siens, Alicia Cortez, vingt-deux ans, quitte La Havane pour rejoindre l'Amérique et sa cousine Beatriz, tenancière du Pearl's, l'une des maisons closes les plus fréquentées de Key West. 
Avec son charme exotique, la belle Cubaine trouve rapidement sa place dans cet univers sensuel et secret. Aidée de John, vétéran tourmenté et propriétaire d'un bar voisin, Alicia va jusqu'à organiser la contrebande d'alcool, pour contrer les lois de la prohibition. Et leur amitié laisse bientôt place à une profonde attirance. 
Mais la menace du Klan gronde dans l'archipel... Et le rapprochement entre une métisse à la réputation sulfureuse et un héros de guerre blanc ne passe pas inaperçu. Et ne saurait être toléré. 
Dans les brumes de Key West, un drame se prépare...


Mon avis :

Ce roman a été un véritable calvaire à finir. Si le résumé m'a beaucoup tenté, j'ai eu aussi énormément de mal à accrocher au rythme imposé par l'intrigue. Ce n'est pas qu'il ne se passe rien, ni que les personnages ne sont pas intéressants mais j'attendais plus de profondeur sur l'ensemble surtout lorsque l'on traite du Ku Klux Klan !

Vanessa Lafaye va pendre le tableau de deux personnages qui vont se rencontrer et s'aimer dans une époque où la ségrégation faisait loi à Key West.

Elle est partie d'une histoire vraie pour poser la trame de son récit.

Mais pour moi, l'histoire de John et Alicia n'est traitée que dans les grandes lignes, tout comme les personnages faisant partie du Klan. Ce sont les gentils contre les méchants.

J'aurais aimé que l'auteure creuse davantage et entre plus en détails les évènements de Key West.

Son point de départ est bon mais la fin ne m'a pas ébranlée, étant donné que je m'y attendais depuis un bout.

Les personnages ne sont pas extraordinaires et je les dirai plutôt classiques dans le genre, sans réelle attirance ni profondeur : elle, la métisse. Lui, le Blanc revenu glorieux de la guerre.

Ils portent biens sûr chacun leur fardeau du passé et ont un avenir difficile mais cela n'a pas suffi à me convaincre.

J'ai traîné cette lecture pendant une semaine et je me demande encore pourquoi je ne l'ai pas abandonné avant la fin.

Je pense, tout simplement, parce que j'attends et j'espère toujours dans un roman qui ne m'accroche pas, un twist qui me fera changer d'avis.

Avec ce roman, ce n'est malheureusement pas arrivé...

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